(19)
(11)EP 2 660 661 B1

(12)FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45)Mention de la délivrance du brevet:
26.06.2019  Bulletin  2019/26

(21)Numéro de dépôt: 13002120.7

(22)Date de dépôt:  23.04.2013
(51)Int. Cl.: 
G04B 15/06(2006.01)
G04B 15/14(2006.01)

(54)

Mécanisme d'échappement libre pour mouvement d'horloger, mouvement et/ou pièce d'horlogerie comportant ce mécanisme d'échappement

Freier Hemmungsmechanismus für Uhrwerk, Uhrwerk und/oder Uhr, das/die diesen Hemmungsmechanismus umfasst

Free escapement mechanism for timepiece movement, movement and/or timepiece comprising said escapement mechanism


(84)Etats contractants désignés:
AL AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO RS SE SI SK SM TR

(30)Priorité: 01.05.2012 CH 6012012

(43)Date de publication de la demande:
06.11.2013  Bulletin  2013/45

(73)Titulaire: Patek Philippe SA Genève
1204 Genève (CH)

(72)Inventeur:
  • Münch, Jan
    2400 Le Locle (CH)

(74)Mandataire: Micheli & Cie SA 
Rue de Genève 122 Case Postale 61
1226 Genève-Thônex
1226 Genève-Thônex (CH)


(56)Documents cités: : 
EP-A1- 1 538 490
CH-A2- 703 814
EP-A1- 1 770 452
US-A- 197 430
  
      
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] La présente invention se rapporte aux mécanismes d'échappement libre pour mouvement d'horlogerie.

    [0002] Les échappements libres sont aujourd'hui reconnus comme le meilleur moyen pour l'entretien des oscillations d'un système balancier-spiral.

    [0003] Les échappements libres pour mouvements d'horlogerie existants peuvent être répertoriés en deux catégories principales selon leurs moyens de pilotage :
    • les échappements à détente ; et
    • les échappements à ancre.


    [0004] Les échappements à détente sont des échappements à impulsion directe. La détente est une pièce d'arrêt n'ayant qu'une seule position de repos.

    [0005] La roue d'échappement donne une impulsion par période à l'oscillateur sans avoir besoin d'un élément intermédiaire. Par conséquent, le rouage n'avance qu'une fois par période. Une période d'un oscillateur consiste de deux alternances. Du au manque d'impulsion lors de la phase muette, les échappements à détente ne sont pas auto-démarrant.

    [0006] Par exemple, les documents EP 1 770 452 A1 et EP 1 538 490 A1 divulguent chacun un mouvement de pièce d'horlogerie comportant un bâti, un barillet, un oscillateur mécanique et un mécanisme d'échappement relié au barillet par un rouage moteur pour son entraînement.

    [0007] Les échappements à ancre existent soit avec impulsion directe de la roue d'échappement au balancier, soit à impulsion indirecte par l'intermédiaire de l'ancre.

    [0008] L'ancre est une pièce d'arrêt qui a deux positions de repos. Les échappements à ancre font avancer le rouage une fois par alternance. Seule exception fait l'échappement à ancre à coup perdu, ou la roue d'échappement tombe lors de la phase dite "muette" sur une deuxième surface de repos. Lors de cette phase muette, les échappements à coup perdu connus ne peuvent pas transmettre d'énergie à l'oscillateur. La phase muette, même qu'elle fait avancer le rouage très peu, à pour but de faire sauter l'aiguille des secondes une fois par période de l'oscillateur.

    [0009] La plupart des échappements à ancre transmettent l'énergie indirectement par l'intermédiaire de l'ancre.

    [0010] Tous les échappements libres connus ont en commun, que la roue d'échappement, une fois dégagée, accélère et transmet de l'énergie à l'oscillateur avant d'amortir son mouvement sur la palette de repos. Cet amortissement d'énergie constitue une perte d'énergie considérable et est bien audible étant une des origines du tic-tac d'une montre.

    [0011] La plupart des échappements à ancre ou à détente ont besoin d'une chute entre le dégagement et l'impulsion et/ou entre l'impulsion et le repos. Cette chute est indispensable comme sécurité pour remédier aux tolérances de fabrication. Elle a pour but d'éviter l'accrochement de surfaces fonctionnelles dues aux variations dimensionnelles des composants. Au moins la chute après l'impulsion est une pure perte d'énergie. Elle ne sert qu'à produire le tic-tac bien fort mentionné ci-dessus.

    [0012] Le but de la présente invention est de réaliser un mécanisme d'échappement libre pour mouvement d'horlogerie dont le pilotage puisse se faire soit par des détentes soit par une ancre qui soit applicable aux pièces d'horlogerie portables et qui transmette de l'énergie à l'oscillateur à chaque alternance de celui-ci tout en permettant de réduire les pertes d'énergie, de réduire les influences inertielles et de rendre l'échappement insensible aux chocs. Un autre but est de réduire ou supprimer les chutes consommatrices d'énergie.

    [0013] La présente invention a pour objet un mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendication 1.

    [0014] Dans une forme d'exécution privilégiée, le mouvement selon l'invention comporte un bâti sur lequel sont montés un barillet, un rouage reliant cinématiquement ce barillet à un mobile d'échappement et un oscillateur muni d'un balancier; ce mécanisme d'échappement comportant une roue d'échappement faisant partie du mobile d'échappement et un plateau, solidaire d'un axe sur lequel est monté le balancier comportant une cheville d'impulsion. Le mécanisme d'échappement comporte encore:

    un mobile d'impulsion pivoté sur le bâti du mouvement d'horlogerie comportant une fourchette d'impulsion agencée pour coopérer avec la cheville d'impulsion du plateau; un ressort d'impulsion; et un bras terminé par un crochet adapté à coopérer avec la denture de la roue d'échappement; et

    des moyens de pilotage agencés pour libérer la roue d'échappement d'un pas pendant des premières alternances du balancier s'effectuant dans un premier sens de rotation, et dégageant le crochet du mobile d'impulsion de la denture de la roue d'échappement pendant des secondes alternances du balancier s'effectuant dans un second sens de rotation opposé au premier sens de rotation.



    [0015] Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple une forme d'exécution particulière d'un mécanisme d'échappement libre pour mouvement d'horlogerie selon l'invention.

    La figure 1 illustre schématiquement en plan de dessus les éléments principaux du mécanisme d'échappement libre nécessaire pour illustrer son fonctionnement.

    Les figures 2 à 8 illustrent le mécanisme d'échappement libre de la figure 1, le balancier ayant été enlevé pour plus de clarté, dans différentes positions du cycle de fonctionnement.

    La figure 9 illustre un dispositif de sécurité prévu pour éviter les dégagements intempestifs d'une première détente en cas de chocs.

    La figure 10 illustre un dispositif de sécurité prévu pour éviter des dégagements intempestifs d'une seconde détente en cas de chocs.

    Les figures 11 et 12 illustrent un dispositif de sécurité évitant le galop du mécanisme d'échappement lorsque le balancier effectue son arc supplémentaire de la phase muette respectivement de la phase d'armage du mécanisme.

    Les figures 13 et 14 illustrent la transmission d'énergie pour deux comportements chronométriques différents du mécanisme d'échappement.

    La figure 15 est une vue isométrique de dessus du mécanisme d'échappement illustré à la figure 1, le balancier étant retiré pour une meilleure illustration.

    La figure 16 est une vue isométrique de la première détente des moyens de pilotage.

    La figure 17 est une vue isométrique de la seconde détente des moyens de pilotage.

    La figure 18 est une vue isométrique d'un plateau solidaire de l'axe du balancier.



    [0016] Le mécanisme d'échappement libre équipant le mouvement de pièce d'horlogerie selon l'invention est un échappement dans lequel la roue d'échappement n'effectue qu'un pas par oscillation du balancier comme dans les mécanismes d'échappement à coup perdu à la différence que dans le présent mécanisme le balancier reçoit deux impulsions par oscillation, une par alternance, ce qui n'est pas le cas dans un échappement à coup perdu classique.

    [0017] Dans ce qui suit la forme d'exécution illustrée au dessin va être décrite, cette forme d'exécution du mécanisme d'échappement libre du mouvement selon l'invention est pilotée par deux détentes. Il s'agit là d'une forme d'exécution préférée car elle donne les meilleurs résultats du point de vue énergétique et du rendement du mécanisme mais il est évident que dans d'autres formes d'exécution ce mécanisme d'échappement pourrait être piloté par d'autres moyens de pilotage par exemple par une ancre. Il est à noter toutefois que dans ce cas l'ancre ne sert qu'au pilotage de l'échappement, c'est-à-dire que l'ancre ne participe pas à la transmission d'énergie de la roue d'échappement à l'axe du balancier.

    [0018] La figure 1 illustre en plan de dessus une vue générale du mécanisme d'échappement libre sans que soient représentés les autres éléments du mouvement d'horlogerie tels que platine et ponts, rouage etc. pour éviter une surcharge des dessins et faciliter la compréhension du mécanisme d'échappement qui équipe le mouvement constituant la présente invention.

    [0019] Ce mécanisme d'échappement libre se compose :
    • d'un mobile d'échappement 1 formé du pignon d'échappement 1.1 de neuf dents et de la roue d'échappement 1.2 comportant trente dents dans l'exemple illustré. Ce mobile d'échappement 1 est pivoté sur des parties fixes d'un mouvement d'horlogerie.
    • d'un mobile d'impulsion 2 composé d'un axe d'impulsion 2.1 et d'un corps d'impulsion 2.2 chassé sur l'axe d'impulsion 2.1. Ce mobile d'impulsion 2 est également pivoté sur les parties fixes d'un mouvement d'horlogerie. Ce mobile d'impulsion 2 comporte à son extrémité une fourchette 2.3. Le mobile d'impulsion 2 comporte encore un ressort d'impulsion 2.4 dont l'extrémité libre prend appui sur une première butée 4 solidaire d'une partie fixe du mouvement d'horlogerie. Ce mobile d'impulsion est enfin muni d'un bras élastique 2.5 se terminant par un crochet 2.6 présentant une face de repos. L'élasticité du bras élastique 2.5 tend à appliquer le crochet 2.6 contre la denture de la roue d'échappement 1.2 et cette face de repos du crochet 2.6 positionne le mobile d'impulsion 2 par rapport à ladite roue d'échappement 1.2 qui est entraînée par son pignon d'échappement 1.1 relié par le rouage du mouvement (non illustré) au barillet du mouvement (non illustré).
    • de moyens de pilotage du mécanisme d'échappement comportant une première détente 5 et une seconde détente 6 fixées sur une partie fixe du mouvement d'horlogerie et coopérant avec un plateau 7 solidaire de l'axe 3.1 d'un balancier 3 d'un oscillateur formé d'un balancier-spiral. La serge 3.2 du balancier 3 est rivée sur l'axe de balancier 3.1 et le plateau 7 est chassé sur ledit axe de balancier 3.1. Le spiral de cet oscillateur n'est pas représenté. L'oscillateur, soit le balancier-spiral, est bien connu dans l'état de l'art et pivote également entre des parties fixes du mouvement d'horlogerie. Dans l'exemple illustré, l'oscillateur possède une fréquence de 5 hertz (Hz).


    [0020] Le plateau 7 est constitué dans l'exemple illustré d'un grand plateau 7.1 et d'un petit plateau 7.2 (voir figure 18).

    [0021] Le grand plateau 7.1 comporte une planche 7.3 comprenant des moyens de fixation par exemple un trou pour être chassé sur l'axe de balancier 3.1 et une jupe périphérique 7.4. Cette jupe 7.4 présente une ouverture 7.5 et un nez de dégagement 7.6 faisant saillie radialement sur la face périphérique externe de cette jupe 7.4. Ce nez de dégagement 7.6 est destiné à coopérer avec la première détente 5. La planche 7.3 du grand plateau 7.1 comporte sur sa périphérie une cheville d'impulsion 7.7 destinée à coopérer avec la fourchette 2.3 du mobile d'impulsion 2.

    [0022] La face inférieure du petit plateau 7.2 porte une cheville de dégagement 7.10 destinée à coopérer avec la seconde détente 6. Ce petit plateau comporte encore sur sa périphérie un dégagement 7.11 destiné à coopérer avec la seconde détente 6.

    [0023] La première détente 5 (figure 16) comporte un plot de fixation 5.1 permettant de la fixer sur une partie fixe du mouvement d'horlogerie, une portion élastique 5.2 reliant le plot de fixation 5.1 à une portion rigide 5.3 comportant une surface de repos 5.4 destinée à coopérer avec les dents de la roue d'échappement 1.2. Cette portion rigide 5.3 s'étend favorablement en direction du plateau 7 et comporte à son extrémité un doigt 5.5 disposé au repos, la détente 5 bloquant la roue d'échappement, entre la jupe 7.4 du grand plateau et la périphérie du petit plateau 7.2. Une lame ressort 5.6 est fixée par une extrémité sur la partie rigide 5.3 de la première détente 5 et s'étend en direction du plateau 7 pour se terminer en une extrémité libre comportant une palette 5.7 de plus grande largeur que la première détente 5 et destinée à coopérer avec le nez de dégagement 7.6 du plateau 7.

    [0024] La seconde détente 6 comporte un plot de fixation 6.1 et une portion flexible 6.2 reliant ce plot de fixation 6.1 à une portion rigide 6.3 s'étendant partiellement sous la denture de la roue d'échappement 1.2 et dont la face latérale 6.4 opposée à l'axe du mobile d'échappement 1, coopère avec le crochet 2.6 du mobile d'impulsion 2. La position de repos de cette seconde détente 6 est déterminée par une seconde butée 9 contre laquelle cette seconde détente s'appuie de par son élasticité propre. L'extrémité libre de cette seconde détente 6 comporte deux branches 6.5, 6.6 allant en s'écartant l'une de l'autre. L'extrémité de la première branche 6.5 comporte un ergot 6.7 s'étendant à l'intérieur de la jupe 7.4 du plateau 7 et coopérant avec la face périphérique externe du petit plateau 7.2 et son dégagement 7.11.

    [0025] L'extrémité de la seconde branche 6.6 de la seconde détente 6 porte un ressort de dégagement 6.8 s'étendant sensiblement tangentiellement au trajet de la cheville de dégagement 7.10 du plateau 7. L'extrémité de ce ressort de dégagement 6.8 forme favorablement un crochet pour limiter le fléchissement maximal du ressort de dégagement 6.8, ceci évitant une déformation plastique ou la casse dudit ressort 6.8. En position de repos cette seconde détente 6 est en appui contre une seconde butée 9 solidaire d'une partie fixe du mouvement d'horlogerie. Dans cette position de repos la face latérale 6.4 de cette seconde détente 6 n'est pas en contact avec le crochet 2.6 du mobile d'impulsion et le crochet 2.6 repose sur une des dents de la roue d'échappement 1.2.

    [0026] Les détentes 5 et 6 ainsi que le mobile d'impulsion 2 sont assemblés sous précontrainte, armés, ce qui permet de disposer de chaînes de cotes très simples pour les calculs de tolérance car la plupart des fluctuations sont compensées par l'élasticité de ces éléments. La roue d'échappement 1.2 est indexée par la première détente 5 et cette roue d'échappement indexe elle-même le mobile d'impulsion 2.

    [0027] En cas de besoin une seule correction peut être envisagée lors de l'achevage, c'est le centrage du mobile d'impulsion 2 par rapport à la droite reliant les points de pivotement du mobile d'impulsion 2 et du balancier 3 pour que la fourchette 2.3 du mobile d'impulsion 2 soit positionnée symétriquement par rapport à ladite droite. Ce réglage du positionnement du mobile d'impulsion peut se faire par une vis à tête excentrique. Pour ce faire, la première détente 5 peut coulisser linéairement le long de son axe longitudinal. Le guidage linéaire est effectué favorablement par un guidage flexible avec des ressorts parallèles précontraints contre la vis excentrique.

    [0028] Le fonctionnement de ce mécanisme d'échappement comporte deux phases principales :
    • premièrement la phase d'armage pendant la première alternance du balancier pendant laquelle la roue d'échappement et tout le rouage du mouvement d'horlogerie avance d'un pas,
    • deuxièmement la phase muette pendant la seconde alternance du balancier pendant laquelle la roue d'échappement et tout le rouage du mouvement d'horlogerie ne bouge pas.


    [0029] Néanmoins pendant chacune de ces deux phases, phase d'armage et phase muette, une quantité déterminée d'énergie est transmise au balancier par l'intermédiaire du mobile d'impulsion qui lui reçoit l'énergie à transmettre soit directement par la roue d'échappement pendant la phase d'armage soit par son ressort d'impulsion pendant la phase muette.

    [0030] En référence aux figures 2 à 4 la première alternance ou phase d'armage va maintenant être décrite :
    Supposons que le balancier 3 revient en sens horaire de son point de retour. La roue d'échappement 1.2 est immobile et repose par une de ses dents sur la surface de repos 5.4 de la première détente 5 (figures 2 et 16). Le balancier 3 traverse son arc supplémentaire descendant jusqu'au point d'élongation de 25°. La cheville d'impulsion 7.7 du plateau 7 entre dans la fourchette 2.3 du mobile d'impulsion 2 sans la toucher. Le nez de dégagement 7.6 du plateau 7 entre en contact avec la lame ressort 5.6 de la première détente 5 et pousse cette lame ressort 5.6 et toute la première détente dont la portion flexible 5.2 fléchit pour éloigner la surface de repos 5.4 de la dent de la roue d'échappement 1.2 avec laquelle elle est en contact. La surface de repos 5.4 glisse sensiblement radialement sur la dent de la roue d'échappement 1.2. Pendant ce glissement la roue d'échappement 1.2 ne bouge pas encore. La première détente 5 parcourt la distance de repos, sécurité nécessaire pour garantir le blocage de la roue d'échappement malgré les imperfections des composants dues aux tolérances de fabrication.

    [0031] Une fois dégagée de la surface de repos 5.4 de la première détente 5 (figure 3), la roue d'échappement accélère entraînée qu'elle est par le barillet et le rouage du mouvement d'horlogerie. La rotation de la roue d'échappement 1.2 entraîne le mobile d'impulsion 2 par son crochet 2.6 qui est toujours en prise avec une dent de la roue d'échappement 1.2. La fourchette 2.3 du mobile d'impulsion 2 rattrape la cheville d'impulsion 7.7 du plateau 7 et transmet une impulsion au balancier jusqu'à ce que la dent suivante de la roue d'échappement 1.2 vienne reposer sur la surface de repos 5.4 de la première détente qui une fois qu'elle a échappé au nez de dégagement 7.6 du plateau 7 est revenue en positon de repos sous l'effet de son élasticité propre en contact avec la roue d'échappement. La roue d'échappement 1.2 est à nouveau bloquée (figure 4).

    [0032] La figure 13 illustre le couple C transmis au balancier 3 par le mobile d'impulsion 2 lors de la phase d'armage en fonction de l'angle α du déplacement angulaire du mobile d'impulsion 2. C2 représente le couple au mobile d'impulsion 2 mis à disposition par la roue d'échappement lorsque le barillet du mouvement d'horlogerie est complètement armé. C1 représente le couple disponible à la fin de la réserve de marche du barillet. Quelle que soit l'armage du barillet on a donc toujours au moins le couple C 1 à disposition pour transmettre de l'énergie au balancier 3.

    [0033] Pendant cette phase d'armage le mobile d'impulsion 2 reçoit de la roue d'échappement 1.2 par son crochet 2.6 un couple au moins égal à C1. Ce couple fait basculer le mobile d'impulsion 2 dans le sens antihoraire de sa position α0 (fourchette 2.3 à droite) en position α1 (fourchette 2.3 à gauche). Une partie (Evar + E1) de l'énergie transmise au mobile d'impulsion est transmise par la fourchette 2.3 de celui-ci à la cheville d'impulsion 7.7 et donc au balancier 3 tandis qu'une autre partie E2 de l'énergie disponible est utilisée pour armer le ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion. La répartition entre l'énergie E1 transmise au balancier et celle E2 servant à armer le ressort 2.4 du mobile d'impulsion 2 dépend de la caractéristique ou constante K de ce ressort 2.4 comme on le voit en comparant les figures 13 et 14. En effet la pente de la courbe caractéristique du ressort 2.4, représentée par l'équation C' = k·α modifie la distribution de l'énergie dans le temps entre l'impulsion donnée au balancier 3 et l'armage du ressort 2.4 du mobile d'impulsion 2 pendant la phase d'armage.

    [0034] La répartition d'énergie entre l'impulsion donnée au balancier et l'énergie stockée dans le ressort 2.4 est équivalente (rapport 1 :1) pour le barillet armé à fond (couple maximal = C2, fig. 13 ou fig. 14). Les surfaces (Evar+E1) et E2 quantifiant les énergies sont identiques.

    [0035] Entre les figures 13 et 14, seules les répartitions temporelles varient, la valeur d'énergie (taille de surfaces) étant identique, car entre fig. 13 et fig. 14 la raideur k du ressort 2.4 ainsi que son préarmage varient en même temps.

    [0036] Pour une meilleure compréhension de ce fait, les figures 13 et 14 montrent la ligne « 0 » liant le centre de rotation du balancier 3 au centre de rotation du mobile d'impulsion 2. Cette ligne, parfaitement centrée entre les positions extrêmes α0 et α1 du mobile d'impulsion, correspond également à la position du point mort théorique de l'oscillateur.

    [0037] On voit clairement que le ressort 2.4 plus raide (fig. 13) transmet plus d'énergie avant le point mort que la configuration en fig. 14. Malgré que l'énergie totale transmise lors d'une impulsion soit sensiblement identique, les deux cas fig. 13 et fig. 14 se distinguent par l'influence chronométrique de l'échappement sur l'oscillateur, car la transmission d'une partie plus grande d'énergie en fig. 13 avant le point mort fera plus avancer l'oscillateur que la configuration en fig. 14.

    [0038] Lors de l'impulsion, la cheville de dégagement 7.10 du plateau 7 glisse sur le ressort de dégagement 6.8 de la seconde détente 6 et force cette seconde détente contre la seconde butée 9. Ce faisant le ressort de dégagement 6.8 se déforme pour laisser passer la cheville de dégagement 7.10 puis revient en position de repos.

    [0039] La cheville d'impulsion 7.7 du plateau 7 quitte la fourchette 2.3 du mobile d'impulsion 2 et le balancier effectue son arc supplémentaire ascendant avec un mouvement en sens horaire jusqu'au point de retour du balancier 3. En référence aux figures 5 à 8 la seconde alternance ou phase muette va être décrite ci-dessous.

    [0040] La roue d'échappement 1.2 reste au repos pendant toute cette phase en appui par une de ses dents sur la surface de repos 5.4 de la première détente 5. En conséquence le rouage ne bouge pas non plus. Le balancier revient en sens antihoraire de son arc supplémentaire (figure 5). La cheville de dégagement 7.10 du plateau 7 entre en contact avec la butée d'entraînement 6.9 de la seconde détente 6 et déplace cette seconde détente 6 par flexion de sa portion élastique 6.2 en direction du mobile d'impulsion 2 entraînant par sa face latérale 6.4 le crochet 2.6 du mobile d'impulsion 2. Ce faisant le crochet 2.6 du mobile d'impulsion glisse sur la dent de la roue d'échappement 1.2 et après avoir parcouru la distance de repos ce crochet 2.6 échappe à la roue d'échappement 1.2 et libère le mobile d'impulsion 2 (figure 6). Le mobile d'impulsion 2 pivote en sens horaire sous l'action de son ressort d'impulsion 2.4 qui a été armé lors de la phase d'armage. La fourchette 2.3 du mobile d'impulsion 2 rattrape la cheville d'impulsion 7.7 du plateau 7 et transmet une impulsion au balancier 3.

    [0041] La cheville de dégagement 7.10 du plateau 7 échappe à la butée d'entraînement 6.9 de la seconde détente 6 et celle-ci revient en position de repos contre la seconde butée 9 par son élasticité propre (figure 7).

    [0042] Le crochet 2.6 du mobile d'impulsion 2, libéré de la seconde détente 6, tombe sur la dent suivante de la roue d'échappement 1.2 et bloque le mobile d'impulsion 2.

    [0043] L'énergie E2 transmise au balancier 3 par le mobile d'impulsion 2 lors de cette phase muette est celle que le ressort 2.4 du mobile d'impulsion 2 avait emmagasinée lors de la phase d'armage.

    [0044] Pendant la phase muette le nez de dégagement 7.6 du plateau 7 passe outre la première détente 5 par déformation de sa lame ressort 5.6 (figure 8).

    [0045] La cheville d'impulsion 7.7 du plateau 7 quitte la fourchette 2.3 du mobile d'impulsion 2 et le balancier effectue son arc supplémentaire ascendant avec un mouvement en sens antihoraire jusqu'au point de retour. Le mécanisme se retrouve dans la position illustrée à la figure 2 et un nouveau cycle peut commencer.

    [0046] Comme on l'a vu de la description de l'exemple du mécanisme d'échappement, ce mécanisme d'échappement comporte une roue d'échappement, un mobile d'impulsion et des moyens de pilotage. La roue d'échappement transmet, pendant une alternance du balancier, l'énergie du barillet au mobile d'impulsion qui arme son ressort et transmet une partie de l'énergie reçue au balancier. Pendant l'autre alternance du balancier le mobile d'impulsion transmet audit balancier de l'énergie fournie par son ressort d'impulsion préalablement armé lors de l'alternance précédente.

    [0047] Ce mécanisme d'échappement réalise donc un échappement à coup perdu dans lequel on a nécessairement une transmission d'énergie au balancier pendant chaque alternance de celui-ci.

    [0048] La particularité de ce mécanisme d'échappement est qu'il donne une impulsion même pendant la phase muette sans que la roue d'échappement ne tourne. Ceci est obtenu par l'armage du ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion 2 une alternance sur deux, cette énergie emmagasinée dans ledit ressort étant restituée au balancier lors de l'alternance muette.

    [0049] Le ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion 2 peut être réalisé de différentes manières, par exemple par un ressort spiral ou comme dans l'exemple décrit par un ressort à lame ce qui permet d'obtenir un assemblage le plus plat possible ainsi qu'une caractéristique ou pente élevée de la courbe d'élasticité de ce ressort. Contrairement aux échappements connus qui transmettent la plupart d'énergie à la fin de l'impulsion, la raideur élevée du ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion 2 provoque une forte impulsion avant le point mort qu'il délivre immédiatement à l'oscillateur ici le balancier-spiral. Les pertes d'énergie dues au dégagement sont ainsi immédiatement compensées.

    [0050] Ceci est également valable pour les pertes dues au dégagement de la deuxième détente, car les énergies transmises ainsi que leur répartition dynamique sont identiques ou semblables pendant la phase d'armage et la phase muette.

    [0051] Le couple du ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion 2 armé n'est que faiblement inférieur au couple transmis par le rouage, on retrouve presque un équilibre de force. La force motrice doit forcement être supérieure au couple maximal du ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion 2 pour assurer l'armage complet de ce ressort d'impulsion et du mobile d'impulsion et le bon positionnement des pièces mobiles du mécanisme. En pratique il est préférable que le couple maximum sur le mobile d'impulsion 2 ne dépasse pas 95% du couple minimal, à la fin de la réserve de marche, fourni par la roue d'échappement 1.2.

    [0052] Ainsi, l'échappement utilise une partie de l'énergie disponible pour armer le ressort 2.4 ce qui diminue progressivement l'énergie cinétique de la roue d'échappement par la résistance croissante du ressort 2.4 au lieu d'amortir ladite énergie cinétique entièrement par le choc de la roue d'échappement rentrant en pleine vitesse en butée avec la palette de l'élément de pilotage (ancre ou détente) et provoquant le tic-tac du mouvement.

    [0053] Ce quasi-équilibre provoque un ralentissement de la roue d'échappement 1.2 à la fin de la phase d'armage. Il en résulte un rendement maximal car seule une très faible énergie sera disponible à la fin des impulsions pour être amortie par la collision des composants mobiles avec leurs butées. On réduit ainsi les pertes d'énergie dues à l'arrêt de la roue d'échappement sur la face de repos 5.4 de la première détente 5 en phase d'armage ainsi que les pertes dues à l'arrêt du mobile d'impulsion 2 par le contact de son crochet 2.6 avec une dent de la roue d'échappement 1.2 à la fin de l'impulsion lors de la phase muette.

    [0054] Ce mécanisme d'échappement n'ayant pas de chute, le pas entier entre deux dents de la roue d'échappement 1.2 est exploitable pour la transmission d'énergie. La taille de la dent n'a plus d'effet négatif sur le rendement, ce qui garantit des dents rigides. Une augmentation du nombre de dents de la roue d'échappement 1.2 n'affaiblit plus la rigidité des dents ni ne provoque une baisse de rendement due aux chutes comme ceci est inévitable pour les constructions courantes.

    [0055] La roue d'échappement 1.2 n'effectue pas de recul. Les éléments de pilotage que sont les deux détentes 5 et 6 sont précontraints et retrouvent leur position de repos après un choc grâce à leur élasticité propre.

    [0056] Il n'y a pas de glissement entre la roue d'échappement 1.2 et le mobile d'impulsion, ce qui réduit les pertes et l'usure et permet de supprimer la lubrification. La sécurité en cas de choc est assurée car les première 5 et seconde 6 détentes ne peuvent fléchir et donc se déplacer que lorsque le doigt 5.5 de la première détente 5 se trouve en regard de l'ouverture 7.5 de la jupe 7.4 du plateau 7, respectivement que l'ergot 6.7 de la seconde détente 6 se trouve en regard du dégagement 7.11 du plateau 7. Ce mécanisme d'échappement est donc insensible aux chocs.

    [0057] Ce mécanisme d'échappement évite un des grands inconvénients des échappements à détente connus soit le galop de l'échappement qui consiste en un deuxième dégagement lors de la même alternance aux très grandes amplitudes de l'oscillateur. En effet un tel second dégagement est ici exclu car la cheville d'impulsion 7.7 du plateau 7 entre en contact avec les flancs extérieurs des cornes de la fourchette 2.3 du mobile d'impulsion 2 (figures 11 et 12). Contrairement aux échappements à ancre, ces butées, ici lesdites cornes de la fourchette 2.3, ne sont pas rigides mais élastiques car le mobile d'impulsion 2 peut se déplacer. Lors de la phase muette ce déplacement provoque un recul de la roue d'échappement et absorbe ainsi l'énergie superflue de l'oscillateur (figure 11). Si ce rebattement se produit en phase d'armage (figure 12) alors le ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion 2 absorbera cette énergie superflue.

    [0058] Un tel rebattement élastique perturbe moins la marche de la montre que les rebattements violents des échappements à ancre existants.

    [0059] Ce mécanisme d'échappement permet d'augmenter de façon importante le nombre de dents de la roue d'échappement sans en augmenter son diamètre. Il est possible de doubler ou plus le nombre de dents de la roue d'échappement par rapport à un échappement à ancre classique sans en augmenter le diamètre. Il est alors possible d'utiliser ce mécanisme d'échappement avec un oscillateur de fréquence élevée, 5 hertz ou plus, sans avoir besoin de prévoir un mobile supplémentaire entre la roue de seconde et le pignon d'échappement et sans avoir besoin de rapports d'engrenages élevés pour conserver la vitesse angulaire imposée par la roue de seconde. On réalise en fait déjà une grande démultiplication par le fait que la roue d'échappement n'avance que d'un pas pour deux alternances de l'oscillateur et du fait de pouvoir augmenter le nombre de dents dans un diamètre donné de la roue d'échappement grâce à l'utilisation du mobile d'impulsion 2.

    [0060] Le mécanisme d'échappement est auto démarrant car l'oscillateur reçoit de l'énergie pendant chacune de ses alternances.

    [0061] Dans ce mécanisme d'échappement une grande partie de l'énergie est transmise avant le point mort de l'oscillateur, il en résulte une avance aux petites amplitudes du balancier. Cette caractéristique est originale et inédite, les mécanismes d'échappement connus provoquent généralement du retard.

    [0062] Le présent mécanisme d'échappement permet d'influencer à volonté le comportement chronométrique de l'échappement et d'éliminer les défauts de marche dus à l'échappement ou d'équilibrer d'autres défauts d'isochronisme, par exemple provenant du spiral, par un réglage du mécanisme d'échappement. En effet dans ce mécanisme d'échappement il est possible de régler et d'ajuster la distribution temporelle d'énergie fournie au balancier dans la phase d'armage et dans la phase muette par rapport au point mort de l'oscillateur en jouant sur la raideur ou caractéristique élastique du ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion. On peut ainsi en choisissant la caractéristique de ce ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion obtenir un échappement ne présentant ni avance ni retard chronométrique.

    [0063] Avec le présent mécanisme d'échappement le rouage du mouvement d'horlogerie qui en est équipé n'avance qu'une fois par période, soit pendant une alternance sur deux de l'oscillateur. Lors de l'alternance muette le rouage ne tourne pas, bien que l'oscillateur reçoive une impulsion. On réduit ainsi la perte d'énergie due à l'inertie du rouage lors de sa mise en marche.

    [0064] A la fin de la première alternance, soit de la phase d'armage, le mobile d'impulsion et la roue d'échappement se trouvent quasiment en équilibre de force. Cette particularité permet de récupérer l'énergie cinétique emmagasinée dans le rouage. Les pertes dues à l'inertie du rouage, y compris une éventuelle cage de tourbillon, participent à l'armage du ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion 2. En phase muette, le ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion 2 est quasiment déchargé avant que le crochet 2.6 dudit mobile d'impulsion 2 ne tombe sur une dent de la roue d'échappement, il y aura également moins d'énergie dissipée.

    [0065] Pratiquement, lors de la marche d'un mouvement d'horlogerie selon l'invention comportant un mécanisme d'échappement tel que décrit, le tic-tac produit est bien moins fort que dans les échappements connus indiquant clairement une réduction de l'énergie dissipée par des chocs.

    [0066] Le présent mécanisme d'échappement est particulièrement bien adapté à être intégré dans les cages d'un tourbillon à fréquence d'oscillateur élevée d'un mouvement d'horlogerie, car il permet malgré l'utilisation d'un oscillateur à fréquence élevée la conservation d'un rapport d'engrenage ordinaire du fait du grand nombre de dents de la roue d'échappement et de plus, il permet de récupérer l'énergie cinétique du rouage y compris des cages de tourbillon.

    [0067] D'une façon générale le mouvement d'horlogerie selon l'invention comprend un bâti sur lequel sont montés un barillet, un rouage reliant cinématiquement ce barillet à un mobile d'échappement faisant partie d'un mécanisme d'échappement et un oscillateur muni d'un balancier. Le mécanisme d'échappement comporte une roue d'échappement faisant partie du mobile d'échappement et un plateau solidaire de l'axe du balancier comportant une cheville d'impulsion.

    [0068] Ce mécanisme d'échappement comporte encore :
    • un mobile d'impulsion, pivoté sur le bâti du mouvement, comportant une fourchette d'impulsion agencée pour coopérer avec la cheville d'impulsion du plateau; un ressort d'impulsion; et un bras comportant un crochet adapté à coopérer avec une denture de la roue d'échappement; et
    • des moyens de pilotage agencés pour libérer la roue d'échappement d'un pas pendant des premières alternances du balancier s'effectuant dans un premier sens de rotation, et dégageant le crochet du mobile d'impulsion de la denture de la roue d'échappement pendant des secondes alternances du balancier s'effectuant dans un second sens de rotation opposé au premier sens de rotation.


    [0069] Les moyens de pilotage comportent des organes de commande portés par le plateau 7 formé dans l'exemple illustré par le nez de dégagement 7.6 et la cheville de dégagement 7.10.

    [0070] Ces moyens de pilotage comportent encore soit une ancre soit, comme dans l'exemple illustré, deux détentes commandées par lesdits organes de commande.

    [0071] Enfin, le mécanisme d'échappement comporte encore des sécurités portées par le plateau 7, dans l'exemple illustré la jupe 7.4 du grand plateau et la périphérie du petit plateau 7.2, interdisant tout déplacement intempestif, par exemple sous l'effet de chocs, des moyens de pilotage du mécanisme.

    [0072] Il va de soi que le ressort d'impulsion du mobile d'impulsion peut être réalisé de différentes façons, une lame ressort comme dans l'exemple décrit mais aussi un ressort spiral ou un ressort à boudin.

    [0073] Le bras, terminé par un crochet, du mobile d'impulsion peut être un bras élastique comme dans l'exemple décrit ou réalisé par une bielle articulée sur le corps du mobile d'impulsion et contrainte contre la roue d'échappement par un ressort ou encore être réalisé par un guidage linéaire.

    [0074] Le ressort d'impulsion 2.4 du mobile d'impulsion pourrait être fixé de manière amovible sur le corps 2.2 du mobile d'impulsion pour pouvoir adapter à ce mobile d'impulsion un ressort d'impulsion correspondant à l'énergie que l'on veut transmettre au balancier lors des secondes alternances de celui-ci comme cela à été expliqué en relation avec les figures 13 et 14.

    [0075] Il va de soi que la réalisation des moyens de pilotage et des organes de sécurité peut être différente de celle décrite dans l'exemple illustré pour autant que les fonctions nécessaires au fonctionnement du mécanisme d'échappement s soient réalisées.

    [0076] On remarque que dans l'exemple décrit et illustré les axes de la roue d'échappement 1.2, du mobile d'impulsion 2 et du balancier 3 forment, vus de dessus, un triangle équilatéral. Dans une variante ce triangle pourrait être isocèle ou scalène.

    [0077] Il va de soi que la fréquence de l'oscillateur peut être différente de 5 Hertz, par exemple 3 Hz ou 4 Hz. Dans d'autres variantes la fréquence peut être plus élevée que 5 Hertz.

    [0078] On constate en fait que ce mécanisme d'échappement pour mouvement de pièce d'horlogerie est destiné à transmettre à un oscillateur mécanique des impulsions une fois par alternance pour entretenir son mouvement. Un mobile d'échappement fournit pendant qu'il avance d'un pas lors d'une première alternance de l'oscillateur l'énergie totale nécessaire pour entretenir le mouvement de l'oscillateur pendant deux alternances successives de l'oscillateur et que cet oscillateur ne reçoit lors d'une première alternance qu'une partie de l'énergie et que l'autre partie de cette énergie totale est emmagasinée par un mobile d'impulsion en vue d'être transmise à l'oscillateur lors d'une deuxième alternance de celui-ci.

    [0079] De plus, le mobile d'impulsion reste en contact avec la roue d'échappement lors de la première alternance du balancier tout en basculant d'une première position (α0) à une seconde position (a1) ; des moyens de pilotage provoquent la perte de contact entre la roue d'échappement et le mobile d'impulsion lors de la deuxième alternance de l'oscillateur pendant laquelle le mobile d'impulsion revient dans une première position (α0) sous l'effet de l'énergie emmagasinée pendant la première alternance de l'oscillateur tout en transmettant une partie de cette énergie audit oscillateur pendant sa seconde alternance.

    [0080] Enfin, ce mobile d'impulsion est relié au bâti du mouvement de la pièce d'horlogerie par un élément élastique précontraint, dans l'exemple illustré le ressort d'impulsion 2.4.

    [0081] On constate enfin que les détentes monobloc telles que décrites et illustrées aux figures 16 et 17 peuvent bien entendu être utilisées dans d'autres types d'échappement que celui décrit dans ce qui précède.

    [0082] En fait généralement les détentes existantes pour des échappements de mouvements horlogers sont complexes et formées de plusieurs pièces assemblées. Les détentes monobloc décrites en référence au présent échappement sont simples, faciles à usiner avec les méthodes d'usinage modernes (DRIE) et peuvent bien entendu être utilisées sur tous types d'échappements horlogers à détentes. Une de leurs originalités est d'être réalisées en une seule pièce. Une autre de leurs originalités est qu'elles présentent chacune deux portions 5.2, 5.6 ou 6.2, 6.8 élastiques. Enfin, ces détentes peuvent être fabriquées dans des matériaux cassant, non déformables plastiquement, tel que le silicium par exemple.

    [0083] Dans le cas d'une détente du type de celle illustrée à la figure 16, on remarque qu'elle permet le passage libre du nez de dégagement 7.6 lors de la phase muette même si la détente est réalisée en une seule pièce, monobloc, dans un matériau non déformable plastiquement tel que le silicium. Cette détente monobloc 5 comporte ainsi un espace entre la lame ressort 5.6 et la partie rigide 5.3 obtenu par le procédé d'usinage DRIE. Lors du dégagement, le nez de dégagement 7.6 entre d'abord en contact avec le deuxième niveau 5.7 de la lame ressort 5.6 et la déplace jusqu'à ce qu'elle entre en butée avec la partie rigide 5.3 de la détente. On a ici un système de ressorts en série composé de la lame ressort flexible 5.6 et de la portion flexible 5.2 de la détente 5.

    [0084] Dans le cas de la seconde détente 6, également monobloc, la lame flexible formant le ressort de dégagement 6.8 étant tangentielle à la trajectoire de la cheville de dégagement 7.10, il n'y a pas d'effet de rattrapage de jeu comme pour la première détente 5. Le dégagement est immédiat. Cette seconde détente 6 peut être également réalisée par le procédé DRIE et être monobloc.

    [0085] Il va de soi que cette seconde détente peut également être sécurisée par une jupe qui remplacerait la came 7.2 ou petit plateau du plateau 7 décrit ci-devant.

    [0086] Ces détentes monobloc sont avantageuses et sont de fabrication facile, présentent une haute précision, ne nécessitent plus d'assemblage ou de manipulation ultérieure à leur usinage. Elles présentent moins d'inertie, sont moins influencées par la gravité. Dans le cas de la première détente 5 le contact entre la lame flexible 5.6 et le nez de dégagement 7.6 est flexible et il n'y a donc pas d'effet de rebondissement.

    [0087] Ces deux formes d'exécution de détentes monobloc s'appliquent à l'échappement décrit dans ce qui précède, mais peuvent également être utilisées dans des échappements à détente classique (impulsion directe).


    Revendications

    1. Mouvement de pièce d'horlogerie comportant un bâti, un barillet, un oscillateur mécanique (3), et un mécanisme d'échappement comportant un mobile d'échappement (1) relié au barillet par un rouage moteur pour son entraînement caractérisé par le fait que le mouvement comporte encore un mobile d'impulsion (2) agencé pour coopérer avec l'oscillateur mécanique (3) ; par le fait que le mobile d'échappement (1) est agencé pour coopérer avec le mobile d'impulsion (2) de sorte qu'à chaque pas du mobile d'échappement (1) lors d'une première alternance de l'oscillateur mécanique (3), une énergie est transmise au mobile d'impulsion (2) par le mobile d'échappement ; et par le fait que le mobile d'impulsion (2) est agencé pour :

    • transmettre une partie de cette énergie à l'oscillateur mécanique (3) pour l'entretien de ses mouvements et emmagasiner l'autre partie de cette énergie, lors de ladite première alternance de l'oscillateur mécanique (3) ; et

    • transmettre une partie de l'énergie emmagasinée à l'oscillateur mécanique (3), lors d'une deuxième alternance de celui-ci.


     
    2. Mouvement d'échappement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le mobile d'impulsion (2) est agencé pour rester en contact avec le mobile d'échappement (1) lors de la première alternance de l'oscillateur mécanique (3) tout en basculant d'une première position (α0) à une seconde position (a1) ; et par le fait que le mécanisme d'échappement comprend des moyens de pilotage (6, 7.10) commandés par l'oscillateur mécanique (3) et agencés pour provoquer la perte de contact entre le mobile d'échappement (1) et le mobile d'impulsion (2) lors de la deuxième alternance de l'oscillateur mécanique (3), le mobile d'impulsion (2) étant agencé pour revenir dans sa première position (α0) pendant la deuxième alternance successive de l'oscillateur mécanique (3) sous l'effet de l'énergie emmagasinée par ledit mobile d'impulsion (2) pendant la première alternance de l'oscillateur (3), tout en transmettant une partie de cette énergie audit oscillateur mécanique (3) pendant cette seconde alternance.
     
    3. Mouvement selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'oscillateur mécanique est un balancier-spiral (3) comprenant un plateau (7) solidaire de l'axe du balancier-spiral (3), comportant une cheville d'impulsion (7.7) ; par le fait que le mécanisme d'échappement comporte encore une roue d'échappement (1.2) faisant partie du mobile d'échappement (1); par le fait que le mobile d'impulsion (2) est pivoté sur le bâti du mouvement d'horlogerie et comporte une fourchette d'impulsion (2.3) agencée pour coopérer avec la cheville d'impulsion (7.7) du plateau (7), un ressort d'impulsion (2.4), et un bras (2.5) terminé par un crochet (2.6) adapté à coopérer avec la denture de la roue d'échappement (1.2); et par le fait que les moyens de pilotage (5, 6, 7.6, 7.10) sont agencés pour coopérer avec des organes du plateau (7), la roue d'échappement (1.2) et le bras (2.5) du mobile d'impulsion (2) et sont agencés pour libérer la roue d'échappement (1.2) d'un pas pendant des premières alternances du balancier-spiral (3) s'effectuant dans un premier sens de rotation, et dégager le crochet (2.6) du mobile d'impulsion (2) de la denture de la roue d'échappement (1.2) pendant des secondes alternances du balancier (3) s'effectuant dans un second sens de rotation opposé au premier sens de rotation.
     
    4. Mouvement selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le ressort d'impulsion (2.4) est un ressort à lame.
     
    5. Mouvement selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé par le fait que le ressort d'impulsion (2.4) est venu d'une pièce de fabrication avec le mobile d'impulsion (2).
     
    6. Mouvement selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé par le fait que le ressort d'impulsion est monté de façon amovible sur le corps (2.2) du mobile d'impulsion ou venu d'une pièce de fabrication avec ce corps (2.2).
     
    7. Mouvement selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé par le fait que l'extrémité libre du ressort d'impulsion (2.4) prend appui sur une première butée (4).
     
    8. Mouvement selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait que les moyens de pilotage comportent une première détente (5) agencée pour être appliquée contre la denture de la roue d'échappement (1.2) par une action élastique et pour coopérer avec un nez de dégagement (7.6) solidaire du plateau (7).
     
    9. Mouvement selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la première détente (5) comporte une portion élastique (5.2) et une portion rigide (5.3), cette dernière comportant une face de repos (5.4) servant de butée à une dent de la roue d'échappement (1.2) pour empêcher celle-ci de tourner.
     
    10. Mouvement selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la première détente (5) comporte une lame ressort (5.6) fixée par une de ses extrémités sur la portion rigide (5.3) de cette première détente et par le fait que l'extrémité libre de cette lame ressort (5.6) comporte une palette (5.7) située sur le chemin du nez de dégagement (7.6) du plateau (7).
     
    11. Mouvement selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'extrémité libre de la première détente (5) comporte un doigt (5.5) coopérant avec une jupe (7.4) du plateau (7), jupe (7.4) présentant une ouverture latérale (7.5).
     
    12. Mouvement selon l'une des revendications 5 à 11, caractérisé par le fait que les moyens de pilotage comportent une seconde détente (6) fixée sur le bâti du mouvement d'horlogerie et agencée pour coopérer avec une cheville de dégagement (7.10) portée par le plateau (7).
     
    13. Mouvement selon la revendication 12, caractérisé par le fait que la seconde détente (6) comporte une portion élastique (6.2) et une portion rigide (6.3) se terminant par deux branches (6.5 ; 6.6) dont l'une (6.5) comporte un ergot (6.7) coopérant avec la surface périphérique d'un petit plateau (7.2) muni d'un dégagement (7.11).
     
    14. Mouvement selon la revendication 13, caractérisé par le fait que l'autre branche (6.6) de la portion rigide (6.3) de la seconde détente (6) porte un ressort de dégagement (6.8) se terminant par une butée d'entraînement (6.9), ce ressort de dégagement (6.8) et cette butée d'entraînement (6.9) coopérant à tour de rôle avec la cheville de dégagement (7.10) du plateau (7).
     
    15. Mouvement selon l'une des revendications 12 à 14, caractérisé par le fait que la seconde détente (6) présente une face latérale (6.4) coopérant avec le crochet (2.6) du bras (2.5) du mobile d'impulsion (2).
     
    16. Mouvement selon la revendication 15, caractérisé par le fait que la seconde détente (6) s'appuie en position de repos sur une seconde butée (9) par son élasticité propre.
     
    17. Mouvement selon l'une des revendications 3 à 16, caractérisé par le fait que la roue d'échappement (1.2) comporte trente dents ou plus.
     
    18. Mouvement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'oscillateur mécanique à une fréquence de 3 hertz, 4 hertz, 5 hertz ou plus.
     
    19. Mouvement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les axes de pivotement de l'oscillateur mécanique(3), du mobile d'échappement (1) et du mobile d'impulsion (2) forment, vu en plan, un triangle isocèle, équilatéral ou scalène.
     
    20. Pièce d'horlogerie comprenant un mouvement selon l'une des revendications précédentes.
     


    Ansprüche

    1. Uhrwerk für Uhr, das ein Gestell, ein Federhaus, einen mechanischen Oszillator (3) und einen Hemmungsmechanismus umfasst, der ein Hemmungsdrehteil (1) umfasst, das über ein Antriebsräderwerk für seinen Antrieb mit dem Federhaus verbunden ist, dadurch gekennzeichnet, dass das Uhrwerk auch ein Impulsdrehteil (2) umfasst, das gestaltet ist, um mit dem mechanischen Oszillator (3) zusammenzuwirken; dadurch, dass das Hemmungsdrehteil (1) gestaltet ist, um derart mit dem Impulsdrehteil (2) zusammenzuwirken, dass bei jedem Schritt des Hemmungsdrehteils (1) bei einer ersten Halbschwingung des mechanischen Oszillators (3) eine Energie durch das Hemmungsdrehteil auf das Impulsdrehteil (2) übertragen wird; und dadurch, dass das Impulsdrehteil (2) für Folgendes gestaltet ist:

    • Übertragen eines Teils dieser Energie auf den mechanischen Oszillator (3) zum Aufrechterhalten seiner Bewegungen und Speichern des anderen Teils dieser Energie bei der ersten Halbschwingung des mechanischen Oszillators (3); und

    • Übertragen eines Teils der gespeicherten Energie auf den mechanischen Oszillator (3) bei einer zweiten Halbschwingung davon.


     
    2. Hemmungsmechanismus nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Impulsdrehteil (2) gestaltet ist, um mit dem Hemmungsdrehteil (1) bei der ersten Halbschwingung des mechanischen Oszillators (3) in Kontakt zu bleiben und gleichzeitig von einer ersten Position (α0) in eine zweite Position (α1) zu kippen; und dadurch, dass der Hemmungsmechanismus Steuerungsmittel (6, 7.10) umfasst, die durch den mechanischen Oszillator (3) betätigt werden und gestaltet sind, um bei der zweiten Halbschwingung des mechanischen Oszillators (3) den Kontaktverlust zwischen dem Hemmungsdrehteil (1) und dem Impulsdrehteil (2) zu bewirken, wobei das Impulsdrehteil (2) gestaltet ist, um während der zweiten anschließenden Halbschwingung des mechanischen Oszillators (3) unter der Wirkung der durch das Impulsdrehteil (2) während der ersten Halbschwingung des Oszillators (3) gespeicherten Energie in seine erste Position (α0) zurückzukehren und gleichzeitig einen Teil dieser Energie während dieser zweiten Halbschwingung auf den mechanischen Oszillator (3) zu übertragen.
     
    3. Uhrwerk nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der mechanische Oszillator eine Unruh-Spiralfeder (3) ist, die eine Schale (7) umfasst, die fest mit der Achse der Unruh-Spiralfeder (3) verbunden ist, einen Impulsstift (7.7) umfasst; dadurch, dass der Hemmungsmechanismus auch ein Hemmungsrad (1.2) umfasst, das Teil des Unruhdrehteils (1) ist; dadurch, dass das Impulsdrehteil (2) sich auf dem Gestell des Uhrwerks dreht und eine Impulsgabel (2.3) umfasst, die gestaltet ist, um mit dem Impulsstift (7.7) der Schale (7), einer Impulsfeder (2.4) und einem Arm (2.5) zusammenwirken, der mit einem Haken (2.6) endet, der angepasst ist, um mit der Zahnung des Hemmungsrades (1.2) zusammenzuwirken; und dadurch, dass die Steuerungsmittel (5, 6, 7.6, 7.10) gestaltet sind, um mit Organen der Schale (7), dem Hemmungsrad (1.2) und dem Arm (2.5) des Impulsdrehteils (2) zusammenzuwirken, und gestaltet sind, um das Hemmungsrad (1.2) während erster Halbschwingungen der Unruh-Spiralfeder (3), die in eine erste Drehrichtung erfolgen, um einen Schritt zu befreien und den Haken (2.6) des Impulsdrehteils (2) während zweiter Halbschwingungen des Drehteils (3), die in eine zweite, der ersten Drehrichtung entgegengesetzte Drehrichtung erfolgen, von der Zahnung des Hemmungsrades (1.2) auszulösen.
     
    4. Uhrwerk nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Impulsfeder (2.4) eine Blattfeder ist.
     
    5. Uhrwerk nach einem der Ansprüche 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Impulsfeder (2.4) einstückig mit dem Impulsdrehteil (2) hergestellt ist.
     
    6. Uhrwerk nach einem der Ansprüche 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Impulsfeder abnehmbar an dem Körper (2.2) des Impulsdrehteils montiert oder einstückig mit diesem Körper (2.2) hergestellt ist.
     
    7. Uhrwerk nach einem der Ansprüche 3 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass das freie Ende der Impulsfeder (2.4) sich auf einen ersten Anschlag (4) stützt.
     
    8. Uhrwerk nach einem der Ansprüche 3 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Steuerungsmittel ein erstes Gesperr (5) umfassen, das gestaltet ist, um durch eine elastische Wirkung gegen die Zahnung des Hemmungsrades (1.2) angelegt zu werden und um mit einer Auslösungsnase (7.6) zusammenzuwirken, die fest mit der Schale (7) verbunden ist.
     
    9. Uhrwerk nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass das erste Gesperr (5) einen elastischen Abschnitt (5.2) und einen starren Abschnitt (5.3) umfasst, wobei dieser letztere eine Ruhefläche (5.4) umfasst, die einem Zahn des Hemmungsrades (1.2) als Anschlag dient, um zu verhindern, dass dieses sich dreht.
     
    10. Uhrwerk nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass das erste Gesperr (5) ein Federblatt (5.6) umfasst, das durch eines seiner Enden auf dem starren Abschnitt (5.3) dieses ersten Gesperrs befestigt ist, und dadurch, dass das freie Ende dieses Federblatts (5.6) eine Palette (5.7) umfasst, die sich auf dem Weg der Auslösungsnase (7.6) der Schale (7) befindet.
     
    11. Uhrwerk nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass das freie Ende des ersten Gesperrs (5) einen Finger (5.5) umfasst, der mit einem Mantel (7.4) der Schale (7) zusammenwirkt, wobei der Mantel (7.4) eine seitliche Öffnung (7.5) aufweist.
     
    12. Uhrwerk nach einem der Ansprüche 5 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass die Steuerungsmittel ein zweites Gesperr (6) umfassen, das an dem Gestell des Uhrwerks befestigt ist und gestaltet ist, um mit einem Auslösungsstift (7.10) zusammenzuwirken, der durch die Schale (7) getragen wird.
     
    13. Uhrwerk nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, dass das zweite Gesperr (6) einen elastischen Abschnitt (6.2) und einen starren Abschnitt (6.3) umfasst, der mit zwei Schenkeln (6.5; 6.6) endet, von denen der eine (6.5) einen Dorn (6.7) umfasst, der mit der Umfangsfläche einer kleinen Schale (7.2) zusammenwirkt, die mit einer Auslösung (7.11) versehen ist.
     
    14. Uhrwerk nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, dass der andere Arm (6.6) des starren Abschnitts (6.3) des zweiten Gesperrs (6) eine Auslösungsfeder (6.8) trägt, die mit einem Antriebsanschlag (6.9) endet, wobei diese Auslösungsfeder (6.8) und dieser Antriebsanschlag (6.9) abwechselnd mit dem Auslösungsstift (7.10) der Schale (7) zusammenwirken.
     
    15. Uhrwerk nach einem der Ansprüche 12 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass das zweite Gesperr (6) eine seitliche Fläche (6.4) aufweist, die mit dem Haken (2.6) des Armes (2.5) des Impulsdrehteils (2) zusammenwirkt.
     
    16. Uhrwerk nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, dass das zweite Gesperr (6) sich in der Ruhestellung durch seine Eigenelastizität auf einen zweiten Anschlag (9) stützt.
     
    17. Uhrwerk nach einem der Ansprüche 3 bis 16, dadurch gekennzeichnet, dass das Hemmungsrad (1.2) dreißig Zähne oder mehr umfasst.
     
    18. Uhrwerk nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der mechanische Oszillator eine Frequenz von 3 Hertz, 4 Hertz, 5 Hertz oder höher aufweist.
     
    19. Uhrwerk nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Drehachsen des mechanischen Oszillators (3), des Hemmungsdrehteils (1) und des Impulsdrehteils (2) in der Draufsicht ein gleichschenkliges, gleichseitiges oder ungleichschenkliges Dreieck bilden.
     
    20. Uhr, die ein Uhrwerk nach einem der vorhergehenden Ansprüche umfasst.
     


    Claims

    1. Timepiece movement comprising a frame, a barrel, a mechanical oscillator (3), and an escapement mechanism comprising an escapement mobile (1) connected to the barrel by a drive going train for driving thereof, characterised in that the movement also comprises an impulse mobile (2) arranged to cooperate with the mechanical oscillator (3); in that the escapement mobile (1) is arranged to cooperate with the impulse mobile (2) so that, upon each step of the escapement mobile (1) during a first alternation of the mechanical oscillator (3), energy is transmitted to the impulse mobile (2) by the escapement mobile; and in that the impulse mobile (2) is arranged:

    • to transmit some of this energy to the mechanical oscillator (3) for maintenance of its movements and to store the rest of this energy upon said first alternation of the mechanical oscillator (3); and

    • to transmit some of the stored energy to the mechanical oscillator (3) upon a second alternation thereof.


     
    2. Escapement movement as claimed in claim 1, characterised in that the impulse mobile (2) is arranged to remain in contact with the escapement mobile (1) upon the first alternation of the mechanical oscillator (3) while tipping from a first position (α0) to a second position (α1); and in that the escapement mechanism comprises control means (6, 7.10) controlled by the mechanical oscillator (3) and arranged to cause the loss of contact between the escapement mobile (1) and the impulse mobile (2) upon the second alternation of the mechanical oscillator (3), the impulse mobile (2) being arranged to return to its first position (α0) during the second successive alternation of the mechanical oscillator (3) under the effect of the energy stored by said impulse mobile (2) during the first alternation of the oscillator (3) while transmitting some of this energy to said mechanical oscillator (3) during this second alternation.
     
    3. Movement as claimed in claim 2, characterised in that the mechanical oscillator is a balance-hairspring (3) comprising a plate (7) integral with the staff of the balance-hairspring (3), comprising an impulse pin (7.7); in that the escapement mechanism also comprises an escapement wheel (1.2) forming part of the escapement mobile (1); in that the impulse mobile (2) is pivoted on the frame of the timepiece movement and comprises an impulse fork (2.3) arranged to cooperate with the impulse pin (7.7) of the plate (7), an impulse spring (2.4), and an arm (2.5) terminated by a hook (2.6) adapted to cooperate with the teeth of the escapement wheel (1.2); and in that the control means (5, 6, 7.6, 7.10) are arranged to cooperate with the members of the plate (7), the escapement wheel (1.2) and the arm (2.5) of the impulse mobile (2) and are arranged to release the escapement wheel (1.2) by one step during first alternations of the balance-hairspring (3) taking place in a first rotational direction, and to disengage the hook (2.6) of the impulse mobile (2) from the teeth of the escapement wheel (1.2) during second alternations of the balance (3) taking place in a second rotational direction opposite to the first rotational direction.
     
    4. Movement as claimed in claim 3, characterised in that the impulse spring (2.4) is a strip-spring.
     
    5. Movement as claimed in any one of claims 3 or 4, characterised in that the impulse spring (2.4) is formed as one manufactured piece with the impulse mobile (2).
     
    6. Movement as claimed in any one of claims 3 or 4, characterised in that the impulse spring is detachably mounted on the body (2.2) of the impulse mobile or is formed as one manufactured piece with this body (2.2).
     
    7. Movement as claimed in any one of claims 3 to 6, characterised in that the free end of the impulse spring (2.4) bears against a first stop (4).
     
    8. Movement as claimed in any one of claims 3 to 7, characterised in that the control means comprise a first detent (5) arranged to be applied against the teeth of the escapement wheel (1.2) by an elastic action and to cooperate with a disengaging lug (7.6) integral with the plate (7).
     
    9. Movement as claimed in claim 8, characterised in that the first detent (5) has an elastic portion (5.2) and a rigid portion (5.3), this latter comprising a rest face (5.4) serving as a stop to a tooth of the escapement wheel (1.2) to prevent this wheel from turning.
     
    10. Movement as claimed in claim 9, characterised in that the first detent (5) comprises a leaf-spring (5.6) fixed by one of its ends to the rigid portion (5.3) of this first detent and in that the free end of this leaf-spring (5.6) comprises a pallet (5.7) located on the path from the disengaging lug (7.6) to the plate (7).
     
    11. Movement as claimed in claim 10, characterised in that the free end of the first detent (5) comprises a finger (5.5) cooperating with a skirt (7.4) of the plate (7), skirt (7.4) having a lateral opening (7.5).
     
    12. Movement as claimed in any one of claims 5 to 11, characterised in that the control means comprise a second detent (6) fixed to the frame of the timepiece movement and arranged to cooperate with a disengaging pin (7.10) on the plate (7).
     
    13. Movement as claimed in claim 12, characterised in that the second detent (6) comprises an elastic portion (6.2) and a rigid portion (6.3) terminating in two branches (6.5, 6.6), of which one (6.5) comprises a stub (6.7) cooperating with the peripheral surface of a small plate (7.2) provided with a clearance (7.11).
     
    14. Movement as claimed in claim 13, characterised in that the other branch (6.6) of the rigid portion (6.3) of the second detent (6) has a disengaging spring (6.8) terminating in a drive banking (6.9), this disengaging spring (6.8) and this drive banking (6.9) cooperating in turn with the disengaging pin (7.10) of the plate (7).
     
    15. Movement as claimed in any one of claims 12 to 14, characterised in that the second detent (6) has a lateral face (6.4) cooperating with the hook (2.6) of the arm (2.5) of the impulse mobile (2).
     
    16. Movement as claimed in claim 15, characterised in that the second detent (6) bears, in the rest position, on a second stop (9) by reason of its own elasticity.
     
    17. Movement as claimed in any one of claims 3 to 16, characterised in that the escapement wheel (1.2) has thirty teeth or more.
     
    18. Movement as claimed in any one of the preceding claims, characterised in that the mechanical oscillator has a frequency of 3 hertz, 4 hertz, 5 hertz or more.
     
    19. Movement as claimed in any one of the preceding claims, characterised in that the pivot axes of the mechanical oscillator (3), of the escapement mobile (1) and of the impulse mobile (2) form, when seen in plan view, an isosceles, equilateral or scalene triangle.
     
    20. Timepiece comprising a movement as claimed in any one of the preceding claims.
     




    Dessins





















































    Références citées

    RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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