(19)
(11)EP 2 916 220 A1

(12)DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43)Date de publication:
09.09.2015  Bulletin  2015/37

(21)Numéro de dépôt: 15155970.5

(22)Date de dépôt:  20.02.2015
(51)Int. Cl.: 
G06F 9/445  (2006.01)
(84)Etats contractants désignés:
AL AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO RS SE SI SK SM TR
Etats d'extension désignés:
BA ME

(30)Priorité: 07.03.2014 FR 1451908

(71)Demandeur: Schneider Electric Industries SAS
92500 Rueil-Malmaison (FR)

(72)Inventeur:
  • Michel, Julien
    38050 Grenoble Cedex 09 (FR)

(74)Mandataire: Blot, Philippe Robert Emile 
Cabinet Lavoix 2, place d'Estienne d'Orves
75441 Paris Cedex 09
75441 Paris Cedex 09 (FR)

 
Remarques:
Revendications modifiées conformément à la règle 137(2) CBE.
 


(54)Système électronique comprenant des dispositifs électroniques, disjoncteur comportant un tel système, procédé de génération d'un indicateur d'écart en cas d'incompatibilité entre dispositifs et produit programme d'ordinateur associé


(57) Ce système électronique (10) comprend un ensemble de dispositifs électroniques (12A, 12B, 12C, 12D), chaque dispositif électronique comportant une mémoire (18A, 18B, 18C, 18D) et un module (14A, 14B, 14C, 14D) de communication avec un ou plusieurs autres dispositifs de l'ensemble.
Ce système comprend un module (24A, 24B, 24D) de vérification de la compatibilité de chaque dispositif avec les autres dispositifs complémentaires avec lesquels ledit dispositif est apte à communiquer, et un module (26A, 26B, 26D) de génération d'un indicateur d'écart lorsqu'une incompatibilité entre deux dispositifs est détectée.
La mémoire comprend une table (22A, 22B, 22C, 22D) de compatibilité avec les autres dispositifs complémentaires, chaque table de compatibilité comportant un numéro de version minimale requise pour chacun des autres dispositifs complémentaires, et chaque module de vérification est adapté pour comparer un numéro de version de chaque autre dispositif complémentaire avec le numéro de version minimale requise.




Description


[0001] La présente invention concerne un système électronique comprenant un ensemble de dispositifs électroniques. Chaque dispositif électronique comporte une mémoire et un module de communication avec un ou plusieurs autres dispositifs de l'ensemble. Le système comprend au moins un module de vérification de la compatibilité de chaque dispositif avec le ou les autres dispositifs complémentaires avec lesquels ledit dispositif est apte à communiquer, et au moins un module de génération d'au moins un indicateur d'écart lorsqu'une incompatibilité entre deux dispositifs est détectée.

[0002] La présente invention concerne également un disjoncteur électrique comprenant une unité de déclenchement et un tel système électronique.

[0003] La présente invention concerne également un procédé de génération d'au moins un indicateur d'écart pour un dispositif électronique lorsqu'une incompatibilité avec au moins un autre dispositif d'un système électronique est détectée.

[0004] La présente invention concerne également un produit programme d'ordinateur comportant des instructions logicielles, qui, lorsqu'elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en oeuvre un tel procédé de génération.

[0005] L'invention concerne notamment le domaine des systèmes de produits communicants qui deviennent de plus en plus modulaires afin de répondre aux besoins de flexibilité des utilisateurs, dans lesquels les produits communicants sont mis à jour régulièrement, notamment en fonction des exigences des utilisateurs. Il est alors nécessaire de vérifier la compatibilité des produits communicants d'un même système, afin de pouvoir gérer d'éventuels problèmes d'incompatibilité entre deux produits communicants respectifs.

[0006] On connaît du document US 2006/0130073 A1 un système du type précité. Le système comprend un premier dispositif équipé d'un premier processeur et d'une première mémoire et un deuxième dispositif équipé d'un deuxième processeur et d'une deuxième mémoire. Le deuxième dispositif est un dispositif de contrôle du premier dispositif, la deuxième mémoire comportant un logiciel de base (de l'anglais driver) pour contrôler le premier dispositif, et une base de données comportant un numéro d'identification du logiciel de base, ainsi qu'un numéro d'identification d'un logiciel applicatif stocké dans la première mémoire.

[0007] Le deuxième processeur est adapté pour comparer lesdits numéros d'identification, afin de détecter une éventuelle incompatibilité, et de lancer, le cas échéant, une mise à jour du logiciel la nécessitant. Les informations relatives à l'identification des différents logiciels, afin de connaître leurs versions respectives, sont centralisées dans la base de données stockée dans la deuxième mémoire. Elles sont susceptibles d'être transmises au premier processeur, afin qu'il effectue le cas échéant lui-même la comparaison des numéros d'identification.

[0008] Toutefois, la vérification de compatibilité au sein d'un tel système est relativement complexe, notamment lors de l'ajout d'un nouveau dispositif avec la mise à jour nécessaire de la base de données centralisée.

[0009] Le but de l'invention est donc proposer un système plus évolutif dans lequel la vérification de compatibilité entre dispositifs reste simple de mise en oeuvre, même lors de l'ajout d'un nouveau dispositif dans le système.

[0010] A cet effet, l'invention a pour objet un système électronique du type précité, dans lequel la mémoire de chaque dispositif comprend au moins une table de compatibilité avec ledit ou lesdits autres dispositifs complémentaires, chaque table de compatibilité comportant au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires, et chaque module de vérification est adapté pour comparer, pour un ou plusieurs dispositifs donnés, un numéro de version de chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires avec le numéro de version minimale requise correspondant.

[0011] Avec le système électronique selon l'invention, chaque dispositif comprend une table de compatibilité avec un ou des autres dispositifs complémentaires, les dispositifs complémentaires étant les dispositifs avec lesquels ledit dispositif est apte à communiquer, chaque table de compatibilité comportant au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires. Autrement dit, les données permettant d'effectuer la vérification de compatibilité entre dispositifs complémentaires sont réparties entre les dispositifs, et ne sont pas, contrairement au système de l'état de la technique, centralisées dans un dispositif maître.

[0012] Suivant d'autres aspects avantageux de l'invention, le système électronique comprend une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles :
  • au moins un dispositif électronique comporte au moins une fonction matérielle, et la ou chaque table de compatibilité correspondante comporte, pour la ou chaque fonction matérielle, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires ;
  • au moins un dispositif électronique comporte au moins une fonction logicielle, et la ou chaque table de compatibilité correspondante comporte, pour la ou chaque fonction logicielle, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires ;
  • chaque module de génération est adapté pour générer un indicateur unitaire d'écart pour chaque dispositif ayant une incompatibilité avec au moins un autre dispositif complémentaire ;
  • au moins un module de génération est adapté pour générer un indicateur global d'écart dès que deux dispositifs complémentaires sont incompatibles ;
  • plusieurs niveaux de compatibilité sont associés à au moins un dispositif, et la ou chaque table de compatibilité correspondante comporte, pour chaque niveau de compatibilité, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires ;
  • chaque module de vérification est intégré dans un dispositif électronique respectif ; et
  • au moins un dispositif comporte un module de délégation de la vérification de compatibilité à un autre dispositif comportant un module de vérification, et le module de délégation est adapté pour transmettre, audit module de vérification, les numéros de version contenus dans la table de compatibilité du dispositif qui comporte ledit module de délégation.


[0013] L'invention a également pour objet un disjoncteur électrique comprenant une unité de déclenchement et un système électronique, dans lequel le système électronique est tel que défini ci-dessus.

[0014] L'invention a également pour objet un procédé de génération d'au moins un indicateur d'écart pour un dispositif électronique lorsqu'une incompatibilité avec au moins un autre dispositif d'un système électronique est détectée, le système électronique comprenant un ensemble de dispositifs électroniques, chaque dispositif électronique comportant une mémoire et un module de communication avec un ou plusieurs autres dispositifs de l'ensemble,
le procédé comprenant les étapes suivantes :
  • la vérification de la compatibilité du dispositif avec le ou les autres dispositifs complémentaires avec lesquels ledit dispositif est apte à communiquer,
  • la génération d'au moins un indicateur d'écart pour le dispositif électronique lorsqu'une incompatibilité avec au moins un autre dispositif complémentaire est détectée,
dans lequel la mémoire de chaque dispositif comprend au moins une table de compatibilité avec ledit ou lesdits autres dispositifs complémentaires, chaque table de compatibilité comportant au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires, et
lors de l'étape de vérification, un numéro de version de chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires est comparé avec le numéro de version minimale requise correspondant.

[0015] L'invention a également pour objet un produit programme d'ordinateur comportant des instructions logicielles qui, lorsqu'elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en oeuvre un procédé, tel que défini ci-dessus, de génération d'au moins un indicateur d'écart.

[0016] Ces caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif, et faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels :
  • la figure 1 est une représentation très schématique d'un disjoncteur comprenant un système électronique selon l'invention, le système électronique comportant quatre dispositifs électroniques,
  • la figure 2 est un organigramme d'un procédé de génération d'au moins un indicateur d'écart selon l'invention, le procédé comprenant la vérification de la compatibilité d'un dispositif donné avec un ou des autres dispositifs complémentaires,
  • les figures 3 et 4 sont des organigrammes d'étapes mises en oeuvre lors de la vérification précitée de la compatibilité, et
  • les figures 5 à 7 sont des représentations schématiques d'échanges de données entre dispositifs électroniques du système de la figure 1, selon différents exemples de réalisation.


[0017] Par convention, dans la suite de la description, un module s'entend au sens large, et est synonyme de moyen.

[0018] Sur la figure 1, un disjoncteur électrique 8 comprend une unité de déclenchement, non représentée, et un système électronique 10. L'unité de déclenchement est connue en soi, et n'est pas décrite plus en détail.

[0019] Le système électronique 10 comprend quatre dispositifs électroniques 12A, 12B, 12C, 12D, à savoir un premier dispositif 12A, un deuxième dispositif 12B, un troisième dispositif 12C et un quatrième dispositif 12D, et un bus de communication 13 reliant entre eux les dispositifs électroniques 12A, 12B, 12C, 12D.

[0020] Les dispositifs électroniques 12A, 12B, 12C, 12D sont par exemple un dispositif d'interface homme-machine, également noté FDM (de l'anglais Front Display Module), un dispositif d'interface réseau, par exemple un dispositif d'interface avec un réseau Modbus, également noté IFM (de l'anglais InterFace Modbus), un dispositif d'interface avec l'unité de déclenchement du disjoncteur 8, tel qu'un dispositif noté BCM (de l'anglais Breaker Control Module) ou encore un dispositif noté BSCM (de l'anglais Breaker Status Control Module). Les dispositifs électroniques 12A, 12B, 12C, 12D sont également par exemple un dispositif de maintenance, également noté UTA (de l'anglais USB Tool Adaptor) et un dispositif d'entrées/sorties, également noté I/O Module (de l'anglais Input/Output Module) et destiné à délivrer en sortie des informations relatives au système et à acquérir en entrée des informations concernant le système.

[0021] Les dispositifs électroniques 12A, 12B, 12C, 12D sont de préférence choisis parmi le groupe consistant en : un dispositif d'interface homme-machine FDM, un dispositif d'interface réseau IFM, un dispositif d'interface BCM ou BSCM avec l'unité de déclenchement du disjoncteur, un dispositif de maintenance UTA, un dispositif d'entrées/sorties et une unité de déclenchement comportant des moyens de communication.

[0022] Le premier dispositif électronique 12A comporte un premier module 14A de communication avec un ou plusieurs autres dispositifs 12B, 12C, 12D de l'ensemble. Le premier dispositif électronique 12A comporte également une première unité de traitement d'informations 16A formée par exemple d'une première mémoire 18A et d'un premier processeur 20A associé à la première mémoire.

[0023] Par convention, dans la suite de la description, les dispositifs avec lesquels un dispositif donné est apte à communiquer sont appelés dispositifs complémentaires. Autrement dit, un dispositif donné n'est pas supposé être compatible avec tous les autres dispositifs du système, et les dispositifs avec lesquels un dispositif donné est censé être compatible sont les dispositifs complémentaires.

[0024] Le deuxième dispositif électronique 12B, respectivement le troisième dispositif électronique 12C et respectivement le quatrième dispositif électronique 12D comportent les mêmes éléments que le premier dispositif électronique 12A décrit précédemment, en remplaçant à chaque fois premier par deuxième, respectivement par troisième et respectivement par quatrième, éléments pour lesquels les références sont obtenues en remplaçant la lettre A par la lettre B, respectivement par la lettre C et respectivement par la lettre D. Sur la figure 1, les éléments contenus dans le quatrième dispositif électronique 12D n'ont pas été représentés par souci de simplification des dessins.

[0025] Chaque dispositif électronique 12A, 12B, 12C, 12D comporte une ou plusieurs fonctions matérielle et/ou logicielle, non représentées.

[0026] Le bus de communication 13 est par exemple un bus filaire, interne au disjoncteur 8 et reliant les différents dispositifs électroniques 12A, 12B, 12C, 12D. Le bus 13 est adapté pour permettre un échange de données entre ces dispositifs 12A, 12B, 12C, 12D. Les modules de communication 14A, 14B, 14C, 14D sont alors des modules d'interfaçage avec le bus interne de communication 13.

[0027] En variante, non représentée, le bus de communication 13 est en forme d'une liaison radioélectrique de données, et les modules de communication 14A, 14B, 14C, 14D sont alors des modules radioélectriques de communication.

[0028] On entend par fonction matérielle, toute fonction mise en oeuvre par un composant matériel (de l'anglais hardware), c'est-à-dire par un composant électronique ou par un ensemble de composants électroniques. Chaque composant électronique est, par exemple, une mémoire électronique adaptée pour stocker des données, un composant d'entrée/sortie, un composant d'interface avec une liaison de communication, telle qu'une liaison série, une liaison USB, une liaison Ethernet, une liaison Wifi etc. A titre d'exemple supplémentaire, un composant électronique peut être un composant logique programmable, également appelé FPGA (de l'anglais Field Programmable Gate Array), ou encore un circuit intégré dédié, également appelé ASIC (de l'anglais Application Specific Integrated Circuit) ou tout autre composant électronique, programmable ou non.

[0029] On entend par fonction logicielle, toute fonction mise en oeuvre par un composant logiciel, qu'il s'agisse d'un logiciel de base (de l'anglais firmware) ou encore d'un logiciel applicatif (de l'anglais software). Une fonction logicielle s'entend ainsi au sens large comme un ensemble d'instructions logicielles aptes à mettre en oeuvre ladite fonction lorsqu'elles sont exécutées par un processeur.

[0030] Selon l'invention, chaque mémoire 18A, 18B, 18C, 18D comporte une table 22A, 22B, 22C, 22D de compatibilité avec ledit ou lesdits autres dispositifs complémentaires, chaque table de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D comportant au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires.

[0031] Chaque mémoire 18A, 18B, 18C, 18D comporte en outre un numéro de version, non représenté, de chaque fonction matérielle ou logicielle intégrée dans le dispositif électronique 12A, 12B, 12C, 12D qui comprend ladite mémoire 18A, 18B, 18C, 18D.

[0032] La première mémoire 18A est apte à stocker un logiciel 24A de vérification de la compatibilité du premier dispositif 12A avec le ou les autres dispositifs complémentaires avec lesquels ledit dispositif est apte à communiquer, et un logiciel 26A de génération d'au moins un indicateur d'écart lorsqu'une incompatibilité entre deux dispositifs est détectée. Le premier processeur 20A est adapté pour exécuter les logiciels 24A, 26A stockés dans la première mémoire 18A.

[0033] La deuxième mémoire 18B est apte à stocker les mêmes logiciels que la première mémoire 18A, logiciels pour lesquels les références sont obtenues en remplaçant la lettre A par la lettre B. Le deuxième processeur 20B est, de manière analogue, adapté pour exécuter les logiciels 24B, 26B stockés dans la deuxième mémoire 18B.

[0034] La troisième mémoire 18C n'est pas destinée à stocker un logiciel de vérification et un logiciel de génération, mais est apte à stocker un logiciel 28 de délégation de la vérification de compatibilité à un autre dispositif, tel que le premier dispositif 12A comme cela sera décrit plus en détail en regard de la figure 6. Cet autre dispositif, auquel est déléguée la vérification comporte un module de vérification 24A correspondant, et le logiciel de délégation 28 est adapté pour transmettre, audit module de vérification 24A, les valeurs contenues dans la table de compatibilité 22C du dispositif qui comporte ledit module de délégation 28.

[0035] Le troisième processeur 20C est adapté pour exécuter le logiciel 28 stocké dans la troisième mémoire 18C. Le logiciel de délégation 28 forme alors respectivement un module de délégation. En variante, le module de délégation 28 est réalisé sous forme de composant logique programmable ou encore sous forme de circuit intégré dédié.

[0036] La quatrième mémoire 18D est apte à stocker les mêmes logiciels que la première mémoire 18A, logiciels pour lesquels les références sont obtenues en remplaçant la lettre A par la lettre D. Le quatrième processeur 20D est, de manière analogue, adapté pour exécuter les logiciels 24D, 26D stockés dans la quatrième mémoire 18D.

[0037] Chaque table de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D comporte, pour le dispositif associé 12A, 12B, 12C, 12D dans la mémoire duquel elle est stockée, au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires de ce dispositif associé.

[0038] Chaque table de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D est prédéterminée, c'est-à-dire prédéfinie. Chaque table de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D est stockée dans la mémoire 18A, 18B, 18C, 18D du dispositif correspondant, de préférence avant que le dispositif correspondant 12A, 12B, 12C, 12D soit inséré dans le système électronique.

[0039] En complément, chaque table de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D est mise à jour lorsqu'au moins une fonction parmi la ou les fonctions matérielle(s) et logicielle(s) du dispositif associé 12A, 12B, 12C, 12D est mise à jour. Cela permet alors d'ajouter ou de retirer un ou plusieurs numéros de version minimale requise lors de cette mise à jour, c'est-à-dire de manière dynamique.

[0040] Lorsqu'un dispositif électronique 12A, 12B, 12C, 12D comporte au moins une fonction matérielle, la table de compatibilité correspondante 22A, 22B, 22C, 22D comporte, pour la ou chaque fonction matérielle, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires de ce dispositif électronique et pour la fonction matérielle concernée.

[0041] Lorsqu'un dispositif électronique 12A, 12B, 12C, 12D comporte au moins une fonction logicielle, la table de compatibilité correspondante 22A, 22B, 22C, 22D comporte, pour la ou chaque fonction logicielle, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires de ce dispositif électronique et pour la fonction logicielle concernée.

[0042] En variante, le numéro de version minimale requise correspond directement à une version du dispositif, et chaque table de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D comporte un seul numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires du dispositif comportant ladite table 22A, 22B, 22C, 22D. Autrement dit, selon cette variante, la compatibilité est gérée globalement au niveau du dispositif, et non individuellement au niveau de chacune des fonctions intégrées dans le dispositif.

[0043] En complément facultatif, plusieurs niveaux de compatibilité sont associés à chaque dispositif 12A, 12B, 12C, 12D du système, et chaque table de compatibilité correspondante 22A, 22B, 22C, 22D comporte, pour chaque niveau de compatibilité, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires. Lorsque plusieurs niveaux de compatibilité sont associés à un dispositif comportant plusieurs fonctions matérielles et/ou logicielles, la table de compatibilité correspondante 22A, 22B, 22C, 22D comporte un numéro de version minimale requise pour chaque niveau de compatibilité et pour chaque fonction matérielle ou logicielle.

[0044] En variante de ce complément facultatif, lorsque le numéro de version minimale requise correspond directement à un numéro de version du dispositif et que plusieurs niveaux de compatibilité sont prévus, chaque table de compatibilité correspondante 22A, 22B, 22C, 22D comporte, pour chaque niveau de compatibilité, un seul numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires.

[0045] A titre d'exemple correspondant à la figure 5, la table de compatibilité correspondante 22A pour le premier dispositif 12A est sous forme du tableau 1 suivant :
Tableau 1
 Version FW requiseVersion HW requise
Dispositif 12BDispositif 12CDispositif 12BDispositif 12C
Niveau d'écart Fort 0.1.5 2.2.0 001 -
Moyen 1.0.0 - 003 -
Faible 1.2.0 4.0.0 010 002
où version FW requise représente le numéro de version minimale requise pour la fonction logicielle de base pour chacun des deux autres dispositifs complémentaires, à savoir le deuxième dispositif 12B et le troisième dispositif 12C, et suivant trois niveaux de d'écart, tel qu'un niveau fort d'écart, un niveau moyen d'écart et un niveau faible d'écart, et

[0046] où version HW requise représente le numéro de version minimale requise pour la fonction matérielle pour chacun des deux autres dispositifs complémentaires 12B, 12C et suivant les trois niveaux de d'écart.

[0047] L'homme du métier observera que le niveau d'écart et le niveau de compatibilité sont des notions liées, en particulier inversement proportionnelles. Plus le niveau d'écart est élevé, plus le niveau de compatibilité est faible. Autrement dit, le tableau 1 est équivalent au tableau 2 suivant :
Tableau 2
 Version FW requiseVersion HW requise
Dispositif 12BDispositif 12CDispositif 12BDispositif 12C
Niveau de compatibilité Faible 0.1.5 2.2.0 001 -
Moyen 1.0.0 - 003 -
Fort 1.2.0 4.0.0 010 002


[0048] Dans l'exemple de réalisation décrit, les versions sont numérotées de façon incrémentale, et une version donnée, telle qu'une version d'une fonction matérielle ou logicielle, est alors compatible avec la version minimale requise pour un niveau de compatibilité choisi à partir du moment où le numéro associé à cette version donnée est supérieur ou égal au numéro de la version minimale requise.

[0049] Lorsque la numérotation de version comporte plusieurs chiffres séparés les uns des autres par des points '.', comme par exemple trois chiffres séparés par deux points pour la version logicielle de base dans les tableaux précédents, un numéro de version est supérieur à un autre numéro de version si le premier chiffre en partant de la gauche, également appelé chiffre de poids fort, est supérieur au chiffre de poids fort correspondant de l'autre version, ou bien tant que les chiffres de même poids des deux versions sont égaux, si le chiffre de poids inférieur suivant est supérieur au chiffre de poids inférieur correspondant de l'autre version.

[0050] En variante non représentée, les versions sont numérotées de façon décrémentale, et une version donnée est alors compatible avec la version minimale requise pour un niveau de compatibilité choisi à partir du moment où le numéro associé à cette version donnée est inférieur ou égal au numéro de la version minimale requise.

[0051] En variante encore, les versions sont numérotées suivant une autre loi mathématique d'ordre, et une version donnée est alors compatible avec la version minimale requise pour un niveau de compatibilité choisi à partir du moment où le numéro associé à cette version donnée est supérieur ou égal, selon cette loi d'ordre, au numéro de la version minimale requise.

[0052] Les logiciels de vérification 24A, 24B, 24D et le logiciel de génération 26A, 26B, 26D forment chacune respectivement un module de vérification et un module de génération. En variante, les modules de vérification 24A, 24B, 24D et les modules de génération 26A, 26B, 26D sont réalisés sous forme de composants logiques programmables ou encore sous forme de circuits intégrés dédiés.

[0053] Chaque module de vérification 24A, 24B, 24D est intégré dans un dispositif électronique 12A, 12B, 12D respectif. Chaque module de vérification 24A, 24B, 24D est adapté pour comparer, pour le dispositif 12A, 12B, 12D associé, le numéro de version de chacun du ou des autres dispositifs complémentaires dudit dispositif avec le numéro de version minimale requise correspondant, ce numéro de version minimale requise étant contenu dans la table de compatibilité 22A 22B, 22D, comme décrit précédemment. Ce numéro de version minimale requise dépend de la fonction considérée parmi les fonctions matérielle(s) et logicielle(s) lorsque plusieurs fonctions sont prises en compte dans la table de compatibilité 22A 22B, 22D, ainsi que d'un éventuel niveau de compatibilité, lorsque plusieurs niveaux de compatibilité sont associés audit dispositif.

[0054] Chaque module de vérification 24A, 24B, 24D est alors adapté pour vérifier que le numéro de version de chacun du ou des autres dispositifs complémentaires est supérieur ou égal au numéro de version minimale requise correspondant selon la loi d'ordre choisie pour la numérotation. Autrement dit, chaque module de vérification 24A, 24B, 24D est adapté pour vérifier que la version de chacun du ou des autres dispositifs complémentaires est au moins aussi récente que la version minimale requise correspondante lorsque la numérotation de version évolue avec le temps.

[0055] Cette vérification est effectuée par chaque module de vérification 24A, 24B, 24D pour chaque fonction considérée parmi la ou les fonctions matérielle(s) et logicielle(s) et pour chaque niveau de compatibilité choisi indépendamment pour chaque fonction considérée.

[0056] Dans l'exemple de réalisation décrit, le troisième dispositif 12C ne comporte pas de module de vérification et comporte alors le module de délégation 28.

[0057] En variante, chaque dispositif électronique comporte son propre module de vérification. Autrement dit, chaque vérification de compatibilité est effectuée de manière autonome par chaque dispositif respectif, sans passer par un module de délégation.

[0058] Chaque module de génération 26A, 26B, 26D est adapté pour générer un indicateur unitaire d'écart pour chaque dispositif 12A, 12B, 12D associé ayant une incompatibilité avec au moins un autre dispositif complémentaire, comme cela sera décrit plus en détail par la suite en regard des figures 5 et 6.

[0059] En outre, au moins un module de génération 26A, 26B, 26D est adapté pour générer un indicateur global d'écart dès que deux dispositifs complémentaires sont incompatibles, comme cela sera décrit plus en détail par la suite en regard de la figure 7.

[0060] Le module de délégation 28 est adapté pour transmettre, à un autre dispositif comportant un module de vérification, les valeurs contenues dans la table de compatibilité 22C du dispositif qui comporte ledit module de délégation 28, l'autre dispositif étant par exemple le premier dispositif 12A comportant le module de vérification 26A dans l'exemple de la figure 6.

[0061] Le module de délégation 28 permet alors de vérifier la ou les compatibilités correspondantes pour le dispositif associé 12C, puis de générer l'éventuel indicateur unitaire d'écart pour le dispositif associé 12C, lorsque ce dispositif associé 12C ne comprend pas de module de vérification, ni de module de génération.

[0062] Le fonctionnement du système électronique 10 selon l'invention va désormais être expliqué en regard des organigrammes des figures 2 à 4 illustrant le procédé de génération selon l'invention.

[0063] Le procédé de génération comporte une étape 100 au cours de laquelle la vérification de compatibilité d'un dispositif 12A, 12B, 12C, 12D donné avec le ou les autres dispositifs complémentaires est effectuée. Cette vérification est effectuée à l'aide de la table de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D contenue dans ce dispositif, le numéro de version de chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires étant comparé avec le numéro de version minimale requise correspondant, comme cela sera décrit plus en détail par la suite en regard des figures 3 et 4.

[0064] Le procédé de génération comporte ensuite l'étape suivante 110, lors de laquelle au moins un indicateur d'écart, tel qu'un indicateur unitaire correspondant ou l'indicateur global, est généré pour le dispositif électronique si une incompatibilité avec au moins un autre dispositif complémentaire est détectée.

[0065] L'étape de vérification comporte une étape initiale 200 de récupération du ou des numéros de versions d'un dispositif complémentaire, ce dispositif complémentaire étant numéroté N dans l'exemple de l'organigramme de la figure 3.

[0066] Après avoir récupéré un ou plusieurs numéros de versions du dispositif complémentaire N, le module de vérification 24A, 24B, 24D du dispositif mettant en oeuvre le procédé selon l'invention détermine, lors de l'étape 205, si tous les numéros attendus des versions associées au dispositif complémentaire N ont bien été récupérés.

[0067] Si tous ces numéros attendus de versions n'ont pas été récupérés, alors le module de vérification 24A, 24B, 24D ignore le dispositif complémentaire N lors de l'étape 210, ou en variante, ignore seulement la fonction matérielle ou logicielle concernée, tout en n'interdisant pas le fonctionnement de la ou des autres fonctions matérielles et/ou logicielles.

[0068] Si tous ces numéros attendus de versions ont bien été récupérés, alors ils sont comparés, lors de l'étape 215 et par le module de vérification 24A, 24B, 24D, avec les numéros de versions minimales requises contenus dans la table de compatibilité correspondante 22A, 22B, 22D, comme cela sera décrit plus en détail par la suite à l'aide de l'organigramme de la figure 4.

[0069] En variante, représentée en traits pointillés sur la figure 3, si certains numéros attendus de version ont été récupérés, et même si tous les numéros attendus de version n'ont pas été récupérés, ce qui engendre une réponse négative au test de l'étape 205, alors le procédé passe malgré tout à l'étape 215 afin que les numéros de version récupérés soient comparés, par le module de vérification 24A, 24B, 24D, avec les numéros correspondants de versions minimales requises contenus dans la table de compatibilité correspondante 22A, 22B, 22D.

[0070] Lors de l'étape suivante 220, le module de vérification 24A, 24B, 24D détermine si une ou plusieurs incompatibilités ont été détectées, c'est-à-dire si un ou plusieurs numéros de versions récupérés sont strictement inférieurs, au sens de la loi d'ordre de la numérotation de version, aux numéros de versions minimales requises contenus dans la table de compatibilité correspondante 22A, 22B, 22D.

[0071] Si aucune incompatibilité n'est détectée lors de l'étape 220, alors le procédé est terminé.

[0072] Si au contraire au moins une incompatibilité est détectée, alors la ou les causes ayant entraîné cet écart de version conduisant à une incompatibilité sont gérées lors de l'étape 225 et un niveau d'écart, c'est-à-dire un indicateur d'écart est généré. La gestion des causes de l'écart de version conduit par exemple à planifier ou à effectuer de manière automatique une mise à jour de la version en écart par rapport à la version minimale requise. La gestion des causes de l'écart de version conduit par exemple également, tant que la mise à jour n'a pas été effectuée, à désactiver partiellement ou complètement chaque fonction concernée par la ou les incompatibilités détectées, ainsi qu'à signaler chaque incompatibilité à l'utilisateur. L'étape de gestion des causes et de positionnement du ou des indicateurs d'écart correspond alors à l'étape 110 de la figure 2. Le procédé s'achève à l'issue de cette étape 225.

[0073] L'organigramme de la figure 4 représente de manière plus détaillée l'étape de comparaison 215 dans le cas où le dispositif correspondant 12A, 12B, 12C, 12D comporte à la fois au moins une fonction matérielle et au moins une fonction logicielle.

[0074] Lors de l'étape 300, le module de vérification 24A, 24B, 24D du dispositif mettant en oeuvre le procédé commence par vérifier le numéro de version matérielle du dispositif complémentaire N, c'est-à-dire le numéro de version de la fonction matérielle du dispositif N, avec le numéro de version minimale requise pour un niveau d'écart M. Cette vérification consiste à déterminer si le numéro de version matérielle du dispositif complémentaire N est supérieur ou égal au numéro de version minimale requise pour le niveau d'écart M , au sens de la loi d'ordre associée à la numérotation de version.

[0075] Après cette étape 300, le module de vérification 24A, 24B, 24D détermine, lors de l'étape 305, si d'autres tables de compatibilité sont à prendre en compte pour une nouvelle vérification. Ceci se produit par exemple dans le cas où le dispositif correspondant 12A, 12B, 12C, 12D comporte plusieurs tables distinctes de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D pour différentes fonctions matérielles et/ou logicielles, ces fonctions étant susceptibles d'être mises à jour indépendamment les unes des autres, ou encore dans le cas où le module de délégation 28 a transmis la table de compatibilité 22C au premier dispositif 12A, comme cela sera décrit par la suite en regard de la figure 6.

[0076] Si une autre table de compatibilité est présente, alors le module de vérification 24A, 24B, 24D retourne à l'étape 300 pour effectuer cette nouvelle vérification de version matérielle avec l'autre table.

[0077] Sinon, le module de vérification 24A, 24B, 24D passe à l'étape 310 au cours de laquelle il détermine si d'autres niveaux d'écart sont prévus, ou autrement dit si d'autres niveaux de compatibilité sont prévus.

[0078] S'il existe au moins un autre niveau d'écart, alors le module de vérification 24A, 24B, 24D retourne à l'étape 300 pour effectuer cette nouvelle vérification de version matérielle avec l'autre niveau d'écart.

[0079] Sinon, le module de vérification 24A, 24B, 24D passe à l'étape 320 au cours de laquelle il vérifie le numéro de version logicielle du dispositif complémentaire N, c'est-à-dire le numéro de version de la fonction logicielle du dispositif N, avec le numéro de version minimale requise pour un niveau d'écart M. Cette vérification consiste à déterminer si le numéro de version logicielle du dispositif complémentaire N est supérieur ou égal au numéro de version minimale requise pour le niveau d'écart M , au sens de la loi d'ordre associée à la numérotation de version.

[0080] Après cette étape 320, le module de vérification 24A, 24B, 24D détermine, lors de l'étape 325, si d'autres tables de compatibilité sont à prendre en compte pour une nouvelle vérification. Comme décrit précédemment, ceci se produit par exemple dans le cas où le module de délégation 28 a transmis la table de compatibilité 22C au premier dispositif 12A.

[0081] Si une autre table de compatibilité est présente, alors le module de vérification 24A, 24B, 24D retourne à l'étape 320 pour effectuer cette nouvelle vérification de version logicielle avec l'autre table.

[0082] Sinon, le module de vérification 24A, 24B, 24D passe à l'étape 330 au cours de laquelle il détermine si d'autres niveaux d'écart sont prévus, ou autrement dit si d'autres niveaux de compatibilité sont prévus.

[0083] S'il existe au moins un autre niveau d'écart, alors le module de vérification 24A, 24B, 24D retourne à l'étape 320 pour effectuer cette nouvelle vérification de version logicielle avec l'autre niveau d'écart. Sinon, l'étape de comparaison 215 correspondant à l'organigramme de la figure 4 est terminée.

[0084] Dans l'exemple de réalisation de la figure 5, chaque dispositif, à savoir le premier dispositif 12A, le deuxième dispositif 12B et le quatrième dispositif 12D, comporte son propre module de vérification 24A, 24B, 24D et est propre à effectuer lui-même sa propre vérification de compatibilité avec les autres dispositifs complémentaires du système 10. Le premier dispositif 12A vérifie alors, à l'aide de sa table de compatibilité 22A, d'une part, sa comptabilité avec le deuxième dispositif 12B (flèche FAB), et d'autre part, avec le quatrième dispositif 12D (flèche FAD). De manière analogue, le deuxième dispositif 12B vérifie, à l'aide de sa table de compatibilité 22B, d'une part, sa comptabilité avec le premier dispositif 12A (flèche FBA), et d'autre part, avec le quatrième dispositif 12D (flèche FBD). Enfin, le quatrième dispositif 12D vérifie, à l'aide de sa table de compatibilité 22D, d'une part, sa comptabilité avec le premier dispositif 12A (flèche FDA), et d'autre part, avec le deuxième dispositif 12B (flèche FDB).

[0085] Dans l'exemple de réalisation de la figure 6, au moins un dispositif, à savoir le troisième dispositif 12C, ne comporte pas son propre module de vérification et est propre à déléguer au premier dispositif 12A, à l'aide de son module de délégation 28, la vérification de sa compatibilité avec les autres dispositifs complémentaires du système 10. A cet effet, le troisième dispositif 12C commence par transmettre le ou les numéros de version minimale requise contenus dans sa table de compatibilité 22C au premier dispositif 12A (flèche F'CA). Le premier dispositif 12A vérifie alors, à l'aide de la table de compatibilité 22C reçue et pour le compte du troisième dispositif 12C, d'une part, la comptabilité dudit troisième dispositif 12C avec lui-même, i.e. le premier dispositif 12A (flèche F'AA), et d'autre part, avec le deuxième dispositif 12B (flèche F'AB). Le premier dispositif 12A renvoie ensuite au troisième dispositif 12C le ou les résultats des vérifications effectuées à l'aide de la table de compatibilité 22C reçue (flèche F'AC).

[0086] Chaque dispositif 12A, 12B, 12C, 12D est en effet, de préférence, adapté pour stocker dans sa mémoire 18A, 18B, 18C, 18D les résultats des vérifications de compatibilité effectuées, que ces vérifications aient été effectuées directement par ledit dispositif ou bien indirectement par un autre dispositif via le mécanisme précité de délégation. Autrement dit, chaque dispositif 12A, 12B, 12C, 12D est de préférence adapté pour stocker dans sa mémoire 18A, 18B, 18C, 18D son éventuel indicateur unitaire d'écart.

[0087] À titre d'exemple, l'indicateur unitaire d'écart est positionné dans un état « alarmant » dès qu'au moins une incompatibilité entre le dispositif 12A, 12B, 12C, 12D correspondant et un dispositif complémentaire respectif est détectée, cette incompatibilité entraînant un fonctionnement seulement partiel d'au moins une fonction matérielle ou logicielle dudit dispositif 12A, 12B, 12C, 12D correspondant. L'indicateur unitaire d'écart est par exemple positionné dans un état « critique » dès qu'au moins une incompatibilité détectée entraîne le dysfonctionnement d'au moins une fonction matérielle ou logicielle dudit dispositif 12A, 12B, 12C, 12D correspondant. L'homme du métier comprendra bien entendu que d'autres valeurs d'état sont possibles pour l'indicateur unitaire d'écart, et également que les états « alarmant » et « critique » sont susceptibles d'être positionnés selon d'autres conditions.

[0088] Lorsqu'un dispositif correspondant 12A, 12B, 12C, 12D est incompatible avec un dispositif complémentaire respectif, l'indicateur global d'écart est calculé par le dispositif correspondant, tel que le premier dispositif 12A dans l'exemple de la figure 7. A cet effet, le premier dispositif 12A commence par récupérer l'éventuel indicateur unitaire d'écart du deuxième dispositif 12B (flèche GBA), puis l'éventuel indicateur unitaire d'écart du troisième dispositif 12C (flèche GCA), sachant que son propre éventuel indicateur unitaire d'écart est déjà stocké dans sa propre mémoire 18A. Le premier dispositif 12A calcule alors l'indicateur global d'écart (flèche GAA) à l'aide des éventuels indicateurs unitaires d'écart récupérés et de son éventuel indicateur unitaire d'écart stocké dans sa mémoire 18A.

[0089] À titre d'exemple, l'indicateur global d'écart présente une priorité la plus élevée, également appelée priorité de rang 1, lorsqu'au moins un indicateur unitaire d'écart est dans l'état « critique » pour au moins une fonction matérielle. La priorité inférieure suivante, également appelée priorité de rang 2, de l'indicateur global d'écart correspond au cas où au moins un indicateur unitaire d'écart est dans l'état « critique » pour au moins une fonction logicielle, en l'absence d'indicateur unitaire d'écart dans l'état « critique » pour une fonction matérielle. La priorité inférieure suivante, également appelée priorité de rang 3, de l'indicateur global d'écart correspond au cas où au moins un indicateur unitaire d'écart est dans l'état « alarmant » pour au moins une fonction matérielle, en l'absence d'indicateur unitaire d'écart dans l'état « critique ». Enfin, la priorité la plus faible, également appelée priorité de rang 4, correspond au cas où au moins un indicateur unitaire d'écart est dans l'état « alarmant » pour au moins une fonction logicielle, en l'absence d'indicateur unitaire d'écart dans l'état « critique », ainsi qu'en l'absence d'indicateur unitaire d'écart dans l'état « alarmant » pour une fonction matérielle.

[0090] Le système 10 comprend alors une interface homme-machine, non représentée, pour alerter l'utilisateur en cas d'écart détecté, ou encore d'incompatibilité détectée. L'interface homme-machine comprend une diode électroluminescente, non représentée, agencée sur chaque dispositif 12A, 12B, 12C, 12D, et une loi par exemple basée sur un nombre d'éclairs lumineux de la diode électroluminescente permet alors d'indiquer à l'utilisateur le niveau d'écart détecté et le type associé de fonction parmi les fonctions matérielles et/ou logicielles.

[0091] A titre d'exemple, trois éclairs lumineux de la diode électroluminescente correspondent à un écart alarmant pour la fonction logicielle de base, trois éclairs lumineux de la diode correspondent à un écart alarmant pour la fonction matérielle, six éclairs lumineux correspondent à un écart critique pour la fonction logicielle de base et sept éclairs lumineux correspondent à un écart critique pour la fonction matérielle.

[0092] Le système électronique 10 et le procédé selon l'invention sont alors particulièrement autonomes de par la répartition des tables de compatibilité 22A, 22B, 22C, 22D dans les mémoires de chacun des dispositifs 12A, 12B, 12C, 12D. Aucun dispositif n'est alors obligatoire pour effectuer la vérification de compatibilité, contrairement au système de l'état de la technique où la vérification ne peut pas être effectuée en l'absence du dispositif maître. La vérification de compatibilité n'est également pas sensible à la déconnexion, c'est-à-dire au retrait, d'un dispositif du système, une conséquence étant que le dispositif retiré est neutralisé ou ignoré (étape 210 décrite précédemment) et que la vérification de compatibilité des autres dispositifs avec le dispositif retiré n'est plus effectuée. Si le dispositif retiré était incompatible avec un dispositif complémentaire, alors son éventuel indicateur unitaire d'écart est ignoré dans le calcul de l'indicateur global d'écart. En outre, tous les autres indicateurs unitaires d'écart sont recalculés puisque les éventuelles incompatibilités associées au dispositif retiré n'ont plus cours.

[0093] De manière analogue, la vérification de compatibilité est particulièrement évolutive lorsqu'un dispositif est ajouté dans le système 10, puisqu'il suffit que le dispositif ajouté effectue sa propre vérification de comptabilité avec les dispositifs complémentaires déjà présents dans le système 10, ceci à l'aide de sa table de compatibilité stockée dans sa mémoire.

[0094] Ainsi, l'architecture répartie de vérification de compatibilité selon l'invention permet d'offrir une bonne fiabilité sans coût supplémentaire et d'être peu sensible aux contraintes extérieures. Elle permet aussi d'être moins impactée par les choix de conception, étant donné que l'ajout d'un dispositif dans le système ou le retrait d'un dispositif du système est facilement géré de par la présence d'une table de compatibilité dans chaque dispositif 12A, 12B, 12C, 12D du système.

[0095] On conçoit alors que le système électronique 10 selon l'invention est un système plus évolutif dans lequel la vérification de compatibilité entre dispositifs 12A, 12B, 12C, 12D reste simple de mise en oeuvre, même lors de l'ajout d'un nouveau dispositif dans le système 10.


Revendications

1. Système électronique (10) comprenant un ensemble de dispositifs électroniques (12A, 12B, 12C, 12D), chaque dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) comportant une mémoire (18A, 18B, 18C, 18D) et un module (14A, 14B, 14C, 14D) de communication avec un ou plusieurs autres dispositifs de l'ensemble,
le système (10) comprenant :

- au moins un module (24A, 24B, 24D) de vérification de la compatibilité de chaque dispositif (12A, 12B, 12C, 12D) avec le ou les autres dispositifs complémentaires avec lesquels ledit dispositif (12A, 12B, 12C, 12D) est apte à communiquer,

- au moins un module (26A, 26B, 26D) de génération d'au moins un indicateur d'écart lorsqu'une incompatibilité entre deux dispositifs est détectée,

caractérisé en ce que la mémoire (18A, 18B, 18C, 18D) de chaque dispositif comprend au moins une table (22A, 22B, 22C, 22D) de compatibilité avec ledit ou lesdits autres dispositifs complémentaires, chaque table de compatibilité (22A, 22B, 22C, 22D) comportant au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires, et
chaque module de vérification (24A, 24B, 24D) est adapté pour comparer, pour un ou plusieurs dispositifs donnés, un numéro de version de chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires avec le numéro de version minimale requise correspondant.
 
2. Système (10) selon la revendication 1, dans lequel au moins un dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) comporte au moins une fonction matérielle, et la ou chaque table de compatibilité correspondante (22A, 22B, 22C, 22D) comporte, pour la ou chaque fonction matérielle, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires.
 
3. Système (10) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel au moins un dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) comporte au moins une fonction logicielle, et la ou chaque table de compatibilité correspondante (22A, 22B, 22C, 22D) comporte, pour la ou chaque fonction logicielle, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires.
 
4. Système (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel chaque module de génération (26A, 26B, 26D) est adapté pour générer un indicateur unitaire d'écart pour chaque dispositif ayant une incompatibilité avec au moins un autre dispositif complémentaire.
 
5. Système (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel au moins un module de génération (26A, 26B, 26D) est adapté pour générer un indicateur global d'écart dès que deux dispositifs complémentaires sont incompatibles.
 
6. Système (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel plusieurs niveaux de compatibilité sont associés à au moins un dispositif, et la ou chaque table de compatibilité correspondante (22A, 22B, 22C, 22D) comporte, pour chaque niveau de compatibilité, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires.
 
7. Système (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel chaque module de vérification (24A, 24B, 24D) est intégré dans un dispositif électronique (12A, 12B, 12D) respectif.
 
8. Système (10) selon la revendication 7, dans lequel au moins un dispositif (12C) comporte un module (28) de délégation de la vérification de compatibilité à un autre dispositif (12A) comportant un module de vérification (24A), et le module de délégation (28) est adapté pour transmettre, audit module de vérification (24A), les numéros de version contenus dans la table de compatibilité (22C) du dispositif (12C) qui comporte ledit module de délégation (28).
 
9. Disjoncteur électrique (8) comprenant une unité de déclenchement et un système électronique (10), caractérisé en ce que le système électronique (10) est conforme à l'une quelconque des revendications précédentes.
 
10. Procédé de génération d'au moins un indicateur d'écart pour un dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) lorsqu'une incompatibilité avec au moins un autre dispositif d'un système électronique est détectée, le système électronique (10) comprenant un ensemble de dispositifs électroniques (12A, 12B, 12C, 12D), chaque dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) comportant une mémoire (18A, 18B, 18C, 18D) et un module (14A, 14B, 14C, 14D) de communication avec un ou plusieurs autres dispositifs de l'ensemble,
le procédé comprenant les étapes suivantes :

- la vérification (100) de la compatibilité du dispositif avec le ou les autres dispositifs complémentaires avec lesquels ledit dispositif est apte à communiquer,

- la génération (110) d'au moins un indicateur d'écart pour le dispositif électronique lorsqu'une incompatibilité avec au moins un autre dispositif complémentaire est détectée,
caractérisé en ce que la mémoire de chaque dispositif comprend au moins une table (22A, 22B, 22C, 22D) de compatibilité avec ledit ou lesdits autres dispositifs complémentaires, chaque table de compatibilité (22A, 22B, 22C, 22D) comportant au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires, et

lors de l'étape de vérification (100), un numéro de version de chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires est comparé avec le numéro de version minimale requise correspondant.
 
11. Produit programme d'ordinateur comportant des instructions logicielles qui, lorsqu'elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en oeuvre un procédé de génération d'au moins un indicateur d'écart selon la revendication 10.
 


Revendications modifiées conformément à la règle 137(2) CBE.


1. Système électronique (10) comprenant un ensemble de dispositifs électroniques (12A, 12B, 12C, 12D), chaque dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) comportant une mémoire (18A, 18B, 18C) et un module (14A, 14B, 14C, 14D) de communication avec un ou plusieurs autres dispositifs de l'ensemble,
le système (10) comprenant :

- au moins un module (24A, 24B) de vérification de la compatibilité de chaque dispositif (12A, 12B, 12C, 12D) avec le ou les autres dispositifs complémentaires avec lesquels ledit dispositif (12A, 12B, 12C, 12D) est apte à communiquer,

- au moins un module (26A, 26B) de génération d'au moins un indicateur d'écart lorsqu'une incompatibilité entre deux dispositifs est détectée,

caractérisé en ce que la mémoire (18A, 18B, 18C) de chaque dispositif comprend au moins une table (22A, 22B, 22C) de compatibilité avec ledit ou lesdits autres dispositifs complémentaires, chaque table de compatibilité (22A, 22B, 22C) comportant au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires,
chaque module de vérification (24A, 24B) est adapté pour comparer, pour un ou plusieurs dispositifs donnés, un numéro de version de chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires avec le numéro de version minimale requise correspondant,
chaque module de vérification (24A, 24B) est intégré dans un dispositif électronique (12A, 12B, 12D) respectif, et
au moins un dispositif (12C) comporte un module (28) de délégation de la vérification de compatibilité à un autre dispositif (12A) comportant un module de vérification (24A), et le module de délégation (28) est adapté pour transmettre, audit module de vérification (24A), les numéros de version contenus dans la table de compatibilité (22C) du dispositif (12C) qui comporte ledit module de délégation (28).
 
2. Système (10) selon la revendication 1, dans lequel au moins un dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) comporte au moins une fonction matérielle, et la ou chaque table de compatibilité correspondante (22A, 22B, 22C) comporte, pour la ou chaque fonction matérielle, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires.
 
3. Système (10) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel au moins un dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) comporte au moins une fonction logicielle, et la ou chaque table de compatibilité correspondante (22A, 22B, 22C) comporte, pour la ou chaque fonction logicielle, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires.
 
4. Système (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel chaque module de génération (26A, 26B) est adapté pour générer un indicateur unitaire d'écart pour chaque dispositif ayant une incompatibilité avec au moins un autre dispositif complémentaire.
 
5. Système (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel au moins un module de génération (26A, 26B) est adapté pour générer un indicateur global d'écart dès que deux dispositifs complémentaires sont incompatibles.
 
6. Système (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel plusieurs niveaux de compatibilité sont associés à au moins un dispositif, et la ou chaque table de compatibilité correspondante (22A, 22B, 22C) comporte, pour chaque niveau de compatibilité, un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires.
 
7. Disjoncteur électrique (8) comprenant une unité de déclenchement et un système électronique (10), caractérisé en ce que le système électronique (10) est conforme à l'une quelconque des revendications précédentes.
 
8. Procédé de génération d'au moins un indicateur d'écart pour un dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) lorsqu'une incompatibilité avec au moins un autre dispositif d'un système électronique est détectée, le système électronique (10) comprenant un ensemble de dispositifs électroniques (12A, 12B, 12C, 12D), chaque dispositif électronique (12A, 12B, 12C, 12D) comportant une mémoire (18A, 18B, 18C) et un module (14A, 14B, 14C, 14D) de communication avec un ou plusieurs autres dispositifs de l'ensemble,
le procédé comprenant les étapes suivantes :

- la vérification (100) de la compatibilité du dispositif avec le ou les autres dispositifs complémentaires avec lesquels ledit dispositif est apte à communiquer,

- la génération (110) d'au moins un indicateur d'écart pour le dispositif électronique lorsqu'une incompatibilité avec au moins un autre dispositif complémentaire est détectée,

caractérisé en ce que la mémoire de chaque dispositif comprend au moins une table (22A, 22B, 22C) de compatibilité avec ledit ou lesdits autres dispositifs complémentaires, chaque table de compatibilité (22A, 22B, 22C) comportant au moins un numéro de version minimale requise pour chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires, et
lors de l'étape de vérification (100), un numéro de version de chacun dudit ou desdits autres dispositifs complémentaires est comparé avec le numéro de version minimale requise correspondant,
chaque module de vérification (24A, 24B) est intégré dans un dispositif électronique (12A, 12B, 12D) respectif, et au moins un dispositif (12C) comporte un module (28) de délégation de la vérification de compatibilité à un autre dispositif (12A) comportant un module de vérification (24A), et
lors de l'étape de vérification (100), le module de délégation (28) transmet, audit module de vérification (24A), les numéros de version contenus dans la table de compatibilité (22C) du dispositif (12C) qui comporte ledit module de délégation (28).
 
9. Produit programme d'ordinateur comportant des instructions logicielles qui, lorsqu'elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en oeuvre un procédé de génération d'au moins un indicateur d'écart selon la revendication 8.
 




Dessins























RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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