(19)
(11)EP 3 896 398 A1

(12)DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43)Date de publication:
20.10.2021  Bulletin  2021/42

(21)Numéro de dépôt: 21167785.1

(22)Date de dépôt:  12.04.2021
(51)Int. Cl.: 
G01C 25/00(2006.01)
G01C 21/16(2006.01)
(52)Classification Coopérative des Brevets (CPC) :
G01C 21/165; G01C 21/1654; G01C 25/00
(84)Etats contractants désignés:
AL AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO RS SE SI SK SM TR
Etats d'extension désignés:
BA ME
Etats de validation désignés:
KH MA MD TN

(30)Priorité: 14.04.2020 FR 2003734

(71)Demandeur: Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
75015 Paris (FR)

(72)Inventeur:
  • VILLIEN, Christophe
    38054 GRENOBLE Cedex 09 (FR)

(74)Mandataire: INNOV-GROUP 
310, avenue Berthelot
69372 Lyon Cedex 08
69372 Lyon Cedex 08 (FR)


(56)Documents cités: : 
  
      


    (54)PROCÉDÉ D'IDENTIFICATION D'UNE PHASE STATIQUE D'UN VÉHICULE


    (57) Ce procédé d'identification d'une phase statique d'un véhicule comporte :
    - une première étape (62) de détection de la phase statique sans utiliser de mesures d'une unité de géolocalisation par satellites, cette première étape de détection comportant la vérification qu'un premier jeu (39) d'une ou plusieurs conditions est satisfait,
    - la vérification (60), de façon répétée, qu'un deuxième jeu d'une ou plusieurs conditions est satisfait, puis
    - tant que le deuxième jeu de conditions est satisfait, l'exécution d'une seconde étape (80) de détection de la phase statique à partir des mesures de l'unité de géolocalisation par satellites,
    - tant que le deuxième jeu (38) de conditions n'est pas satisfait, l'exécution de la première étape (62) de détection et l'inhibition de l'exécution de la seconde étape (80) de détection.


    Description


    [0001] L'invention concerne un procédé d'identification d'une phase statique d'un véhicule lors de laquelle le véhicule est immobile dans un repère solidaire de la terre. L'invention concerne également un support d'enregistrement d'informations, un module d'identification d'une phase statique et un système de localisation pour la mise en œuvre de ce procédé.

    [0002] Une phase statique d'un véhicule est une phase pendant laquelle le véhicule est immobile par rapport à la surface de la terre.

    [0003] La détermination d'une phase statique d'un véhicule est importante car, lors d'une phase statique, les mesures de certains capteurs du véhicule permettent d'initialiser un certain nombre de paramètres du véhicule qui ne peuvent être correctement initialisés que lorsque le véhicule est immobile.

    [0004] Par exemple, la demande US5991692A ou EP0870175 décrit un procédé connu d'identification d'une phase statique d'un véhicule. Dans cette demande, une phase statique du véhicule est identifiée en comparant les mesures d'un accéléromètre et d'un gyromètre embarqués dans le véhicule à des seuils prédéterminés. La vitesse et la position du véhicule, obtenues à partir des mesures d'une unité de géolocalisation par satellite, ne sont pas utilisées. En effet, ces mesures ne sont pas toujours disponibles. C'est par exemple le cas si le véhicule se trouve dans un environnement qui empêche l'unité de géolocalisation par satellite de recevoir des signaux satellitaires. De façon similaire la demande US2008234933 divulgue de systématiquement commencer par détecter une phase statique à partir des mesures d'un accéléromètre et d'un gyromètre puis, dans certains cas, de confirmer cette détection à partir des mesures de l'unité de géolocalisation.

    [0005] L'invention vise à améliorer la fiabilité des procédés connus d'identification d'une phase statique d'un véhicule. A cet effet, elle a pour objet un procédé d'identification d'une phase statique d'un véhicule conforme à la revendication 1.

    [0006] L'invention a également pour objet un support d'enregistrement d'informations, lisible par un microprocesseur, comportant des instructions pour la réalisation du procédé d'identification ci-dessus, lorsque ces instructions sont exécutées par un microprocesseur.

    [0007] L'invention a également pour objet un module d'identification d'une phase statique d'un véhicule pour la mise en œuvre du procédé ci-dessus.

    [0008] Enfin, l'invention a également pour objet un système de localisation comportant le module de détection ci-dessus.

    [0009] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif et faite en se référant aux dessins sur lesquels :
    • la figure 1 est une illustration schématique d'un système de localisation d'un véhicule ;
    • les figures 2 et 3 sont des organigrammes, respectivement, d'un premier et d'un second procédés d'identification d'une phase statique d'un véhicule à l'aide du système de la figure 1.


    [0010] Dans ces figures, les mêmes références sont utilisées pour désigner les mêmes éléments.

    [0011] Dans la suite de cette description, les caractéristiques et fonctions bien connues de l'homme du métier ne sont pas décrites en détail. Par exemple, une présentation de l'état de l'art en la matière peut être trouvée dans la thèse suivante : S. Godha, "Performance Evaluation of Low Cost MEMS-Based IMU Integrated With GPS for Land Vehicle Navigation Application", PhD report, 2006. Par la suite, cette thèse est désignée par l'expression "Godha2006".

    [0012] Dans cette description, des exemples détaillés de modes de réalisation sont d'abord décrits dans le chapitre I en référence aux figures. Ensuite, dans le chapitre Il suivant, des variantes de ces modes de réalisation sont présentées. Enfin, les avantages des différents modes de réalisation sont présentés dans un chapitre III.

    Chapitre I : Exemples de modes de réalisation



    [0013] La figure 1 représente un véhicule automobile 2 capable de se déplacer sur la terre. Le véhicule 2 est équipé de moyens 4 de propulsion. Dans le cas d'un véhicule automobile, les moyens 4 sont généralement un moteur thermique ou un moteur hybride ou un moteur électrique. Lorsque le véhicule 2 est à l'arrêt, celui-ci est soumis à des vibrations et notamment aux vibrations des moyens 4 de propulsion lorsque ceux-ci ne sont pas éteints.

    [0014] Le véhicule 2 est équipé d'un système 6 de localisation de ce véhicule. Ce système 6 est apte à déterminer de la position et de l'orientation du véhicule 2 dans un repère terrestre RT. Le repère terrestre RT est fixé sans aucun degré de liberté à la terre. Le repère RT comporte trois axes typiquement orthogonaux entre eux. Un repère mobile Rb est également fixé sans aucun degré de liberté au véhicule 2. Ce repère Rb comporte trois axes orthogonaux entre eux notés respectivement xb, yb et zb. Classiquement, lorsque le véhicule 2 se déplace horizontalement, les axes xb et yb sont dans un plan horizontal et l'axe zb est vertical.

    [0015] Ici, la position du véhicule 2 dans le repère RT est exprimée par la latitude L, la longitude λ et l'altitude h de l'origine du repère Rb.

    [0016] L'orientation du véhicule 2 est exprimée par l'angle ψ de lacet (« yaw angle » en anglais), l'angle θ de tangage (« pitch angle » en anglais) et l'angle Φ de roulis (« roll angle » en anglais) du repère Rb par rapport au repère RT.

    [0017] La position et l'orientation déterminées par le système 6 sont généralement transmises à un poste 8 de pilotage pour guider ou assister au guidage du véhicule 2 vers une destination prédéfinie. Le poste 8 peut être un poste de pilotage manuel et/ou automatique. Dans le cas d'un poste de pilotage manuel, la position et l'orientation déterminées sont transmises à une interface homme-machine pour assister un être humain dans le pilotage des moyens 4 de propulsion. Dans le cas d'un poste de pilotage automatique, la position et l'orientation déterminées sont automatiquement converties en commandes de pilotage des moyens 4 de propulsion, puis transmises automatiquement à ces moyens 4 de propulsion.

    [0018] Le système 6 comporte une unité 10 de géolocalisation par satellite et une unité 12 de navigation inertielle. L'unité 10 est connue sous l'acronyme GNSS (« Global Navigation Satellite System ». L'unité 10 est, par exemple, une unité de géolocalisation mono-antenne et non pas une unité de géolocalisation multi-antenne. L'unité 10 est donc incapable de mesurer l'orientation absolue du véhicule 2 dans le repère RT à partir des signaux satellitaires émis par les satellites.

    [0019] L'unité 12 est connue sous l'acronyme IMU (« Inertial Measurement Unit »). L'unité 12 comporte notamment un accéléromètre triaxe 14 et un gyromètre triaxe 16. Grâce à ces capteurs, l'unité 12 est capable de mesurer la variation de l'orientation du véhicule 2. Par contre, l'unité 12 est incapable elle aussi de mesurer directement l'orientation du véhicule 2 dans le repère RT.

    [0020] Pour déterminer la position et l'orientation du véhicule 2 à partir des mesures des unités 10 et 12, le système 6 comporte un calculateur électronique programmable 20. Ce calculateur 20 est apte à acquérir les mesures des unités 10 et 12 et, à partir de ces mesures, à déterminer la position et l'orientation du véhicule 2 dans le repère RT. Le calculateur 20 comporte un microprocesseur 22 et une mémoire 24 comportant les instructions et les données nécessaires à la mise en œuvre du procédé décrit en référence à la figure 2 ou 3.

    [0021] Plus précisément, la mémoire 24 comporte les instructions d'un module 26. Le module 26 exécute notamment un algorithme de fusion apte à établir, à partir d'une précédente estimation de la position et de l'orientation du véhicule 2 et de nouvelles mesures des unités 10 et 12 acquises depuis cette précédente estimation, une nouvelle estimation de la position et de l'orientation du véhicule 2. L'algorithme de fusion établit également pour chaque nouvelle estimation de la position et de l'orientation du véhicule 2, une marge d'erreur sur cette estimation.

    [0022] Les algorithmes de fusion sont bien connus de l'homme du métier. Par exemple, le lecteur intéressé peut encore une fois se référer à la thèse Godha2006 précédemment citée. L'algorithme de fusion réalise la fusion des mesures des unités 10 et 12 pour obtenir des estimations de la position et de l'orientation du véhicule 2 plus précises que si, par exemple, seules les mesures de l'unité 10 étaient utilisées pour déterminer la position et seules les mesures de l'unité 12 étaient utilisées pour déterminer l'orientation du véhicule 2. Autrement dit, pour établir chacune des estimations de la position et de l'orientation du véhicule 2, le module 26 utilise les mesures à la fois de l'unité 10 et de l'unité 12. Par exemple, cet algorithme de fusion implémente un ou plusieurs filtres de Kalman.

    [0023] Il est nécessaire d'initialiser l'algorithme de fusion avec des estimations initiales de la position et de l'orientation du véhicule 2. Ces estimations initiales sont réalisées, par exemple, comme décrit dans le livre : Paul D. Groves : "Principles of GNSS, Inertial, and Multisensor Integrated Navigation Systems", Second Edition (GNSS Technology and Applications), Artech House, 2008. Ici, l'estimation initiale de l'angle de lacet est obtenue à partir des mesures d'un magnétomètre. A cet effet, le système 6 comporte donc en plus un magnétomètre 30 raccordé au calculateur 20.

    [0024] Le magnétomètre 30 est un magnétomètre triaxe, c'est-à-dire qu'il comporte trois axes de mesure non colinéaires, fixes dans le repère Rb. Ici, ces trois axes de mesure sont parallèles, respectivement, aux trois axes xb, yb et zb du repère Rb.

    [0025] Au cours de ces déplacements, le véhicule 2 peut être amené à s'arrêter. Il est alors immobile dans le repère RT. La phase statique est l'intervalle de temps pendant lequel le véhicule 2 reste immobile. Les phases statiques sont, par exemple, mises à profit pour calibrer et initialiser des paramètres du véhicule 2. Par exemple, le calculateur 6 met ici en œuvre le processus de calibration connu sous l'acronyme ZVU (Zero Velocity Uptdates) et/ou le processus de calibration connu sous l'acronyme ZARU (Zero Angular Rate Updates).

    [0026] Pour identifier les phases statiques, la mémoire 24 comporte les instructions d'un module 36 apte à identifier ces phases statiques lorsque ces instructions sont exécutées par le microprocesseur 22. A cet effet, la mémoire 24 comporte, en particulier, quatre jeux 38 à 41 de conditions. Chaque jeu de conditions peut comporter une ou plusieurs conditions à vérifier. Dans ce mode de réalisation, un jeu de conditions est considéré comme étant satisfait si chacune des conditions de ce jeu est vérifiée, c'est-à-dire que chacune de ces conditions est vraie. A l'inverse, si l'une des conditions d'un jeu de conditions est fausse, alors le jeu de conditions n'est pas satisfait. Des exemples de ces jeux 38 à 41 sont décrits plus en détail en référence aux figures 2 et 3.

    [0027] Le fonctionnement du système 6 va maintenant être décrit en référence au procédé de la figure 2.

    [0028] Lors d'une étape 50, le calculateur 20 acquiert les mesures de l'unité 10, de l'accéléromètre 14, du gyromètre 16 et du magnétomètre 30. Plus précisément, lors de cette étape 50, le calculateur 20 acquiert à un instant k les mesures suivantes :
    • la vitesse instantanée vi(k) du véhicule obtenue seulement à partir des mesures de l'unité 10,
    • la position instantanée Pi(k) du véhicule 2 obtenue seulement à partir des mesures de l'unité 10,
    • l'accélération instantanée ai(k) du véhicule 2 obtenue seulement à partir des mesures de l'accéléromètre 14,
    • la vitesse angulaire wi(k) du véhicule 2 obtenue seulement à partir des mesures du gyromètre 16,
    • le champ magnétique terrestre instantané Bi(k) dans lequel se trouve le véhicule 2 obtenue seulement à partir des mesures du magnétomètre 30, et
    • le nombre nSV(k) de satellites visibles par l'unité 10, c'est-à-dire le nombre de satellites qui transmettent à l'unité 10 des signaux satellitaires exploités pour obtenir les mesures Pi(k) et vi(k).


    [0029] Typiquement, la vitesse Vi(k) et la position Pi(k) se présente chacun sous la forme d'un vecteur comportant trois coordonnées le long, respectivement, des axes xT, yT et zT du repère RT. Ici, les indices x, y et z sont utilisés pour désigner les coordonnées le long, respectivement, des axes xT, yT et zT d'une mesure acquise. Ainsi par exemple, le symbole vix(k) désigne la coordonnée le long de l'axe xT de la mesure vi(k).

    [0030] L'accélération ai(k), la vitesse angulaire wi(k) et le champ magnétique Bi(k) se présentent aussi chacun sous la forme d'un vecteur comportant trois coordonnées le long des axes de mesures du capteur qui a réalisé ces mesures. Ici, ces axes de mesure sont parallèles aux axes xb, yb et zb du repère Rb.

    [0031] Par la suite, on désigne par le symbole « G » l'une quelconque des grandeurs physiques mesurées lors de l'étape 50. Ainsi, la grandeur physique G appartient au groupe constitué :
    • de la vitesse du véhicule 2 obtenue à partir des mesures de l'unité 10,
    • de la position du véhicule 2 obtenue à partir des mesures de l'unité 10,
    • de l'accélération du véhicule 2 mesurée par l'accéléromètre 14,
    • de la vitesse angulaire du véhicule 2 mesurée par le gyromètre 16, et
    • du champ magnétique mesuré par le magnétomètre 30.


    [0032] Lors d'une étape 52, le calculateur 20 calcule, les valeurs IG(k) à l'instant k de plusieurs indicateurs IG. Dans ce mode de réalisation, chaque indicateur IG est représentatif d'un moment statistique respectif des mesures de la grandeur physique G à l'instant k. Chaque valeur IG(k) est calculée à partir des mesures de la grandeur physique G réalisée pendant une fenêtre glissante W. La fenêtre W est une fenêtre glissante qui s'étend depuis l'instant courant k jusqu'à un instant précédent k - NWG, où NWG est un nombre entier de périodes Te d'échantillonnage qui sépare l'instant k de l'instant k - NWG. Dans ce premier mode de réalisation, le nombre NWG est le même pour toutes les grandeurs physiques G. De plus, ici, le nombre NWG est choisi pour que la durée DG de la fenêtre W soit inférieure ou égale à cinq secondes ou trois secondes et supérieure ou égale à une seconde. Par exemple, le nombre NWG est choisi pour que la durée DG de cette fenêtre W soit égale à deux secondes.

    [0033] A titre d'illustration, par la suite, pour chacune des grandeurs physiques G, seuls les deux indicateurs IG suivants sont utilisés et calculés par le calculateur 20 :
    • un indicateur, noté µG, qui est égal au moment ordinaire d'ordre un, c'est-à-dire à l'espérance ou à la moyenne des mesures de la grandeur physique G réalisées pendant la fenêtre W,
    • un indicateur, noté σG, qui est égal au moment centré d'ordre deux, c'est-à-dire l'écart-type des mesures de la grandeur physique G réalisées pendant la fenêtre W.


    [0034] Les étapes 50 et 52 sont exécutées à chaque instant k. Deux instants k immédiatement consécutifs sont séparés l'un de l'autre par la période d'échantillonnage Te. Par exemple, ici, la fréquence d'échantillonnage est de 200 Hz. Dans ce cas, le nombre NWG est égal à 400. Par la suite, on note 1, 2, 3, ... k-2, k-1, k la suite des instants jusqu'à l'instant courant k. Ainsi, l'instant k-1 est un instant qui précède immédiatement l'instant k.

    [0035] En parallèle et après que les valeurs IG(k) aient été calculées pour chacune des grandeurs physiques G, lors d'une étape 60, le module 36 vérifie si la qualité des signaux satellitaires reçus par l'unité 10 est considérée comme bonne. La qualité des signaux satellitaires est considérée comme bonne si le jeu 38 de conditions est satisfait. Dans ce mode de réalisation, le jeu 38 comporte seulement les deux conditions suivantes :

    et

    où :
    • σv(k) est l'indicateur représentatif de l'écart-type des mesures vi(k) de la vitesse réalisée par l'unité 10, et
    • S38.1 et S38.2 sont des seuils prédéterminés constants.


    [0036] L'écart-type σv(k) sur la mesure vi(k) est par exemple fourni par l'unité 10 en même temps que chaque vitesse vi(k). Ainsi, l'écart-type σv(k) est acquis par le calculateur 20 et non pas calculé pendant l'étape 52.

    [0037] Par exemple, le seuil S38.1 est inférieur à 0,5 m/s ou 0,1 m/s.

    [0038] Typiquement, le seuil S38.2 est une constante supérieure ou égale à trois ou quatre. Toutefois, d'autres valeurs sont possibles. Par exemple, le seuil S38.2 peut aussi être choisi égal à un ou deux car la vitesse vi(k) peut rester bonne pendant un certain temps même si le nombre nSV(k) est inférieur à trois car cette vitesse vi(k) est généralement obtenue à partir des mesures de l'unité 10 en utilisant un filtre de Kalman. Ceci permet de compenser, au moins temporairement, l'absence de réception de signaux satellitaires de la part d'un ou plusieurs satellites.

    [0039] Si lors de l'étape 60, le jeu 38 de conditions n'est pas satisfait, alors le procédé se poursuit par une étape 62 de détection d'une phase statique du véhicule 2 sans utiliser les mesures de l'unité 10.

    [0040] Lors de l'étape 62, le module 36 vérifie si le jeu 39 de conditions est satisfait. Dans l'affirmatif, il procède alors à une étape 64 lors de laquelle le module 36 signale une phase statique du véhicule. Par exemple, pour cela, le module 36 affecte la valeur "1" à une variable StaticFlag.

    [0041] Si le jeu 39 de conditions n'est pas satisfait, le module 36 procède alors à une étape 66 lors de laquelle il signale l'absence d'une phase statique, c'est-à-dire le déplacement du véhicule 2. Pour cela, le module 36 affecte la valeur "0" à la variable StaticFlag.

    [0042] Le jeu 39 est dépourvu de conditions qui dépendent des mesures de l'unité 10. Ici, le jeu 39 comporte seulement des conditions qui dépendent des mesures de l'accéléromètre 14, du gyromètre 16 et du magnétomètre 30. De plus, pour simplifier les procédés des figures 2 et 3, les mesures du magnétomètre 30 ne sont pas utilisées pour identifier une phase statique du véhicule.

    [0043] Le jeu 39 de conditions comporte seulement les trois conditions suivantes :



    et

    où :
    • σa(k) est la valeur, à l'instant k, de l'indicateur σa représentatif de l'écart-type des mesures de l'accélération du véhicule 2 réalisées par l'accéléromètre 14,
    • σw(k) est la valeur, à l'instant k, de l'indicateur σw représentatif de l'écart-type des mesures de la vitesse angulaire réalisées par le gyromètre 16,
    • µw(k) est la valeur, à l'instant k, de l'indicateur µw représentatif de la moyenne des mesures de la vitesse angulaire réalisées par le gyromètre 16, et
    • S39.1, S39.2 et S39.3 sont des seuils prédéterminés comme décrit plus loin.


    [0044] Les indicateurs σa(k), σw(k) et µw(k) sont ceux calculés lors de l'étape 52.

    [0045] Ici, le jeu 39 ne comporte aucune condition qui est fonction de l'indicateur µa, c'est-à-dire d'un indicateur représentatif de la moyenne des mesures de l'accélération réalisées par l'accéléromètre 14.

    [0046] Dans les modes de réalisation des figures 2 et 3, la valeur IG(k) d'un indicateur IG est considérée comme étant inférieure à un seuil SG si la valeur absolue de chacune de ses trois coordonnées IGx, IGy et IGz est inférieure à ce seuil SG.

    [0047] Si lors de l'étape 60, le jeu 38 de conditions est satisfait, alors le procédé se poursuit par une étape 70 d'incrémentation de seuils S49.1 et S40.2. Les seuils S40.1 et S40.2 sont des seuils utilisés dans le jeu 40 de conditions.

    [0048] Les seuils S40.1 et S40.2 sont incrémentés en fonction d'une durée DI qui sépare l'instant courant k du dernier instant où une étape de calibration des seuils du jeu 39 a été exécutée. Ici, les seuils S40.1 et S40.2 sont incrémentés de façon proportionnelle à cette durée DI. Par exemple, pour cela, les seuils S40.1 et S40.2 sont incrémentés en utilisant les relations suivantes :
    • S40.1 = Min[(1 + F40.1 x Dl) x S40.1-last ; S41.1],
    • S40.2 = Min[(1 + F40.2 x Dl) x S40.2-last ; S41.2]
    où :
    • F40.1 et F40.2 sont des constantes positives,
    • S40.1-last et S40.2-last sont les valeurs, respectivement, des seuils S40.1 et S40.2 obtenues à l'issue de la précédente exécution d'une étape 74 décrite plus loin
    • Min[... ; ...] est la fonction qui retourne le plus petit des termes compris entre crochets,
    • le symbole "x" désigne l'opération de multiplication, et
    • S41.1 et S41.2 sont des seuils utilisés dans le jeu 41 de conditions.


    [0049] Les constantes F40.1 et F40.2 sont choisies petites pour que les seuils S40.1 et S40.2 n'augmentent pas trop rapidement. Par exemple, pour cela, les constantes F40.1 et F40.2 sont choisies entre 1/10 et 1/36000 Ici, les constantes F40.1 et F40.2 sont égales à 1/3600.

    [0050] Ensuite, lors d'une étape 72, le module 36 vérifie si le jeu 40 de conditions est satisfait. Si le jeu 40 de conditions est satisfait, le module 36 procède alors à l'exécution d'une étape 74 de calibration des seuils du jeu 39. Dans le cas contraire, l'étape 74 n'est pas exécutée.

    [0051] Dans ce mode de réalisation, le jeu 40 comporte seulement les conditions suivantes :
    • condition (40.1) : µv(k) < S40.1, et
    • condition (40.2) : σv(k) < S40.2,
    où :
    • µv(k) est la valeur, à l'instant k, de l'indicateur µv représentatif de la moyenne des mesures vi(k) de la vitesse du véhicule 2,
    • σv(k) est la valeur, à l'instant k, de l'indicateur σv représentatif de l'écart-type des mesures vi(k) de la vitesse du véhicule 2,
    • S40.1 et S40.2 sont les seuils incrémentés lors de l'étape 70.


    [0052] Les seuils S40.1 et S40.2 sont suffisamment petits pour que le jeu 40 de conditions soit satisfait uniquement lorsqu'une phase statique du véhicule 2 est détectée. A cet effet, ici, les seuils S40.1 et S40.2 sont inférieurs, respectivement, aux seuils S41.2 et S41.1 du jeu 41 de conditions.

    [0053] Lors de l'étape 74, les seuils S39.1 à S39.3 du jeu 39 sont calibrés en fonction des caractéristiques du bruit sur les mesures de l'accéléromètre 14 et du gyromètre 16 réalisées pendant la phase statique du véhicule 2. A cet effet, les seuils S39.1 à S39.3 sont mis à jour à l'aide des relations suivantes lors de l'étape 74 :
    • S39.1 = σa(k) x F39.1,
    • S39.2 = σw(k) x F39.2, et
    • S39.3 = |µw(k)| x F39.3,
    où F39.1 à F39.3 sont des constantes supérieures à un et le symbole |... | désigne la fonction valeur absolue.

    [0054] Les constantes F39.1 à F39.3 sont utilisées pour conserver une marge d'erreur suffisante par rapport aux valeurs minimales des indicateurs σa, σw et µw observées lors d'une phase statique du véhicule 2. Typiquement, les constantes F39.1 à F39.3 sont supérieures à 1,3 ou 1,5 et, généralement, inférieures à dix, cinq ou trois. Ici, les constantes F39.1 à F39.3 sont toutes prises égales à deux.

    [0055] En absence de bruit externe aux capteurs, pendant la phase statique du véhicule 2, les valeurs des indicateurs σa, σw et µw devraient toutes être égales aux bruits naturels des capteurs. Par "bruit naturel du capteur", on désigne le bruit observé sur la mesure d'un capteur en absence de toute perturbation externe. Le bruit naturel est causé par les composants du capteur. Par "bruit externe", on désigne au contraire le bruit causé par des perturbations externes au capteur. Typiquement, ici, le bruit externe est causés par les vibrations du moteur du véhicule 2. Ainsi, pendant une phase statique du véhicule 2, les valeurs σa(k), σw(k) et µw(k) sont représentatives des caractéristiques du bruit naturel et, éventuellement, d'un reliquat de bruit externe qui existe même pendant la phase statique, qui affectent les mesures de l'accéléromètre 14 et du gyromètre 16. Ainsi, les relations ci-dessus permettent d'ajuster les seuils S39.1 à S39.3 en fonction du bruit naturel et de l'éventuel reliquat de bruit externe mesurés et observés sur les mesures de l'accéléromètre 14 et du gyromètre 16.

    [0056] Dès lors, la mise à jour des seuils S39.1 à S39.3 pendant une phase statique du véhicule 2 détectée à partir des mesures de l'unité 10 permet :
    1. 1) de limiter le risque que ces seuils soient calibrés alors que le véhicule 2 se déplace, et
    2. 2) de régler automatiquement les valeurs de ces seuils en fonction des caractéristiques du bruit naturel et de l'éventuel reliquat du bruit externe mesurés et donc d'obtenir un réglage précis de ces seuils qui accroît la fiabilité de la détection d'une phase statique lors de la prochaine exécution de l'étape 62.


    [0057] Augmenter la fiabilité de la détection d'une phase statique consiste :
    • à limiter le nombre de fois où une phase statique est signalée alors que le véhicule 2 se déplace encore, et
    • à limiter le nombre de fois où l'absence d'une phase statique est signalée alors que le véhicule 2 est immobile.


    [0058] Ensuite, lors d'une étape 76, les seuils du jeu 40 sont décrémentés. Pour cela, ici, les seuils S40.1 et S40.2 sont décrémentés à l'aide des relations suivantes : S40.1 = µV(k) et S40.2 = σV(k), où les valeurs µV(k) et σV(k) sont les mêmes que celles utilisées lors de l'étape 72.

    [0059] Si l'étape 76 est exécutée, c'est que le jeu 40 est satisfait et donc que les valeurs µV(k) et σV(k) sont inférieures, lors de l'exécution de l'étape 72, aux seuils, respectivement, S40.1 et S40.2. Ainsi, les deux relations ci-dessus conduisent systématiquement à diminuer les valeurs des seuils S40.1 et S40.2 lorsqu'elles sont exécutées. Dans ces conditions, les seuils S40.1 et S40.2 convergent vers des valeurs minimales qui sont atteintes lorsque les indicateurs µV et σV prennent leurs valeurs minimales pendant la phase statique. Cela permet de limiter le nombre de fois où l'étape 74 est exécutée pendant une phase statique. Cela permet aussi d'exécuter l'étape 74 uniquement lorsque l'immobilité du véhicule 2 est encore meilleure que lors des précédentes exécutions de l'étape 74. Par conséquent, l'étape 74 est exécutée uniquement lorsque la situation actuelle du véhicule permet d'obtenir un réglage des seuils du jeu 39 meilleur que le précédent réglage.

    [0060] Après l'étape 76, ou directement après l'étape 72 si le jeu 40 de conditions n'est pas satisfait, une étape 80 de détection d'une phase statique du véhicule 2 à partir des mesures de l'unité 10 est exécutée par le module 36. Lors de cette étape, le module 36 vérifie si le jeu 41 de conditions est satisfait. Dans l'affirmative, le procédé se poursuit par l'étape 64. A l'inverse, si le jeu 41 de conditions n'est pas satisfait, le procédé se poursuit par l'étape 66.

    [0061] Dans ce mode de réalisation, le jeu 41 de conditions comporte seulement les conditions suivantes :

    et

    où S41.1 et S41.2 sont des seuils, par exemple, constants.

    [0062] Par exemple, les seuils S41.1 et S41.2 sont supérieurs à 0,03 m/s ou à 0,05m/s et généralement inférieurs à 0,5 m/s ou 0,3 m/s. Ici, les seuils S41.1 et S41.2 sont tous les deux égaux à 0,1 m/s.

    [0063] En parallèle des étapes précédentes, lors d'une étape 82, le calculateur 20 vérifie si une phase statique est signalée par le module 36. Par exemple, pour cela, le calculateur 20 vérifie que la valeur de la variable StaticFlag est égale à un. Si la variable StaticFlag est égale à un, lors d'une étape 84, le calculateur initialise un ou plusieurs paramètres du véhicule 2 qui, de préférence, doivent être initialisés lors d'une phase statique du véhicule 2. Pour cela, lors de l'étape 84, le calculateur exécute un ou plusieurs processus d'initialisation comme, par exemple, les processus ZVU et/ou ZARU.

    [0064] Le procédé de la figure 2 est plus fiable que les procédés connus. Toutefois, il a pu être observé que dans certaines conditions très particulières, une phase statique est signalée par le module 36 alors que le véhicule 2 n'est pas immobile. Il a été découvert que ce problème se produit lorsque la phase statique du véhicule 2 est très courte, c'est-à-dire par exemple inférieure à cinq secondes. Dans ce cas, la valeur de l'indicateur µV descend en dessous du seuil S40.1 juste avant la fin de la phase statique et ne repasse au-dessus de ce seuil qu'une ou deux secondes plus tard. Dans ce cas, le module 36 détecte une phase statique alors que celle-ci est déjà terminée. Cela provoque une mise à jour des seuils du jeu 39 alors que le véhicule 2 redémarre et n'est pas immobile. Les seuils du jeu 39 ainsi mis à jour sont alors substantiellement augmentés. Plus tard, lorsque la qualité des signaux satellitaires est mauvaise, ces seuils du jeu 39 substantiellement augmentés provoquent de fausses détections d'une phase statique du véhicule lors de l'exécution de l'étape 62.

    [0065] Le procédé de la figure 3 remédie à cet inconvénient.

    [0066] La figure 3 représente un autre procédé d'identification d'une phase statique du véhicule 2 susceptible d'être mis en œuvre par le module 36 du système 6 à la place du procédé de la figure 2. Le procédé de la figure 3 est identique au procédé de la figure 2, sauf que :
    • l'étape 70 est omise, et
    • les étapes 74 à 76 sont remplacées par des étapes 90, 92, 94, 96, 100, 102, 104 et 106.


    [0067] De plus, lors de l'étape 52, les indicateurs σV et µV sont calculés à partir des mesures acquises pendant une fenêtre glissante très courte. Une fenêtre glissante très courte est une fenêtre dont la durée DG est inférieure à 0,5 seconde ou à 0,3 seconde. La durée DG reste cependant généralement supérieure à 0,05 seconde ou à 0,1 seconde. Ici, la durée DG de la fenêtre glissante utilisée pour calculer les indicateurs µV et σV est égale à 0,2 seconde. La durée des fenêtres glissantes utilisée pour calculer les autres indicateurs reste, par exemple, inchangée.

    [0068] Dans le cadre du procédé de la figure 3, le jeu 40 de conditions est remplacé par deux jeux différents 40a et 40w de conditions. Plus précisément, le jeu 40a comporte, en plus des conditions (40.1) et (40.2) précédemment décrites, une condition supplémentaire appelée par la suite « condition (40.3) ». Le jeu 40w comporte, en plus des conditions (40.1) et (40.2), une condition supplémentaire appelée par la suite « condition (40.4) ». Par contre, les jeux 38, 39 et 41 de conditions sont, par exemple, identiques à ceux décrits en référence à la figure 2.

    [0069] De plus, dans ce mode de réalisation, les seuils S40.1 et S40.2 ne sont pas mis à jour et sont constants.

    [0070] Les étapes 90 et 100 sont des étapes d'incrémentation, respectivement, des seuils S40.3 et S40.4 utilisés, respectivement, dans les conditions (40.3) et (40.4). Par exemple, ici, lors de l'étape 90, le seuil S40.3 est incrémenté en mettant en œuvre la relation suivante : S40.3 = (1 + F40.3 x DI) x S40.3-last, où :
    • F40.3 est une constante positive prédéterminée, et
    • S40.3-last est la valeur du seuil S40.3 obtenue à l'issue de la précédente exécution d'une étape 96 décrite plus loin.


    [0071] De façon similaire, lors de l'étape 100, le seuil S40.4 est incrémenté en mettant en œuvre la relation suivante : S40.4 = (1 + F40.4 x DI) X S40.4-last, où :
    • F40.4 est une constante positive prédéterminée, et
    • S40.4-last est la valeur du seuil S40.4 obtenue à l'issue de la précédente exécution d'une étape 106 décrite plus loin.


    [0072] Les constantes F40.3 et F40.4 sont très petites. Par exemple, elles sont égales aux constantes F40.1 et F40.2 précédemment décrites.

    [0073] Les étapes 92 et 102 sont des étapes de vérification si les conditions, respectivement, (40.3) et (40.4) sont satisfaites. Dans ce mode de réalisation, la condition (40.3) est la suivante : µa(k) < S40.3. La condition (40.4) est la condition suivante : µW(k) < S40.4.

    [0074] Si la condition (40.3) est satisfaite, l'étape 94 de calibration du seuil S39.1 et l'étape 96 de décrémentation du seuil S40.3 sont exécutées. Dans le cas contraire, ces étapes 94 et 96 ne sont pas exécutées.

    [0075] Si la condition (40.4) est satisfaite, l'étape 104 de calibration des seuils S39.2 et S39.3 et l'étape 106 de décrémentation du seuil S40.4 sont exécutées. Dans le cas contraire, ces étapes 104 et 106 ne sont pas exécutées.

    [0076] Lors des étapes 94 et 104, les seuils S39.1, S39.2 et S39.3 sont calibrés en fonction, respectivement, des valeurs σa(k), σw(k) et µw(k). Par exemple, ici, lors de l'étape 94, le seuil S39.1 est mis à jour comme décrit dans le cas de l'étape 74. Par contre, lors de l'étape 94, les seuils S39.2 et S394 ne sont pas modifiés.

    [0077] De façon similaire, lors de l'étape 104, les seuils S39.2 et S39.3 sont mis à jour comme décrit dans le cas de l'étape 74. Par contre, lors de l'étape 104, le seuil S39.1 n'est pas modifié.

    [0078] Lors de l'étape 96, le seuil S40.3 est décrémenté. Ici, il est décrémenté en utilisant la même stratégie que celle utilisée pour décrémenter les seuils S40.1 et S40.2 lors de l'exécution de l'étape 76. Ainsi, lors de l'exécution de l'étape 96, le seuil S40.3 est décrémenté en mettant en œuvre la relation suivante : S40.3 = µa(k).

    [0079] L'étape 106 est identique à l'étape 96 sauf que c'est le seuil S40.4 qui est décrémenté. Pour cela, la relation suivante est mise en œuvre : S40.4 = µW(k).

    [0080] Dans ce mode de réalisation, la calibration du seuil S39.1 est exécutée uniquement si le jeu 40a est satisfait et cela indépendamment du fait que le jeu 40w soit satisfait ou non. De façon similaire, la calibration des seuils S39.2 et S39.3 est exécutée uniquement si le jeu 40w est satisfait et cela indépendamment du fait que le jeu 40a soit satisfait ou non. Ainsi, dans ce mode de réalisation, la calibration du seuil S39.1 et la calibration des seuils S39.2, S39.3 sont déclenchés indépendamment l'une de l'autre.

    [0081] Il a été observé que l'utilisation des conditions (40.3) et (40.4) permet d'éviter le déclenchement d'une mise à jour des seuils du jeu 39 même après une très courte phase statique du véhicule. Ainsi, ce procédé limite l'inconvénient susceptible d'être rencontré avec le procédé de la figure 2.

    Chapitre II : variantes


    Variantes des jeux de conditions :



    [0082] Le jeu 38 de conditions peut comporter d'autres conditions en plus ou à la place des conditions précédemment décrites. Des exemples d'autres conditions sont les suivants :
    • condition (38.3) : le rapport signal sur bruit des signaux satellitaires reçus est supérieur à un seuil S38.3,
    • condition (38.4) : la position du véhicule 2 est située à l'intérieur d'une zone prédéterminée d'une carte où les signaux satellitaires reçus sont de bonne qualité.


    [0083] Pour mettre en œuvre la condition (38.4), le module 36 comporte une carte de la surface terrestre répertoriant des zones où la réception des signaux satellitaires est de bonne qualité. Par exemple, cette carte comporte des zones qui excluent les tunnels. En effet, lorsque le véhicule 2 se trouve à l'intérieur d'un tunnel, la réception des signaux satellitaires est mauvaise. Pour savoir si le véhicule 2 se trouve à l'intérieur de l'une de ces zones, le module 36 utilise la position du véhicule 2 déterminée par le module 26.

    [0084] Le jeu 39 de conditions peut comporter d'autres conditions, en plus ou à la place des conditions précédemment décrites. Par exemple, une autre condition possible est la condition suivante:


    où µa(k) est la valeur, à l'instant k, de l'indicateur µa représentatif de la moyenne de l'accélération du véhicule 2 mesurée par l'accéléromètre 14 et compensée pour éliminer de cette mesure l'accélération due à la gravité terrestre. Pour cela, la gravité terrestre à l'emplacement où se trouve le véhicule 2 est par exemple obtenue à partir de la position du véhicule 2 et d'une cartographie ou d'un modèle de la gravité terrestre qui permet d'associer à chaque position possible du véhicule 2 la gravité terrestre qui s'exerce à cet emplacement.

    [0085] Un autre exemple d'une condition possible pour le jeu 39 est le suivant :
    • condition (39.5) : σB(k) < S39.5, où σB(k) est la valeur, à l'instant k, de l'indicateur σB représentatif de l'écart-type des mesures du magnétomètre 30.


    [0086] Le jeu 40 de conditions peut lui aussi être modifié. Par exemple, en variante, la condition (40.1) ou la condition (40.2) est omise.

    [0087] Les conditions (40.1) et (40.2) des jeux 40a et 40w peuvent être omises dans le mode de réalisation de la figure 3. Dans ce cas, l'étape 72 est aussi omise.

    [0088] Le jeu 41 de conditions peut comporter des conditions supplémentaires en plus de la condition (41.1) ou (41.2). Par exemple, le jeu 41 peut comporter en plus une ou plusieurs des conditions suivantes :







    où S41.3 à S41.6 sont des seuils prédéterminés, par exemple, constants.

    [0089] La condition (41.1) du jeu 41 peut être omise.

    [0090] Dans une autre variante, un jeu de conditions est considéré comme étant satisfait dès qu'au moins une des conditions de ce jeu de conditions est satisfaite.

    Variantes du procédé :



    [0091] En variante, l'étape 70 ou les étapes 90 et 100 sont exécutées uniquement pendant les phases statiques pour augmenter les seuils qui déclenchent l'étape de calibration. Par exemple, ces étapes 70, 90 ou 100 sont exécutées uniquement si la variable StaticFlag est égale à un.

    [0092] En variante, l'incrémentation des seuils lors de l'exécution des étapes 70, 90 ou 100 est réalisée différemment. Par exemple, dès qu'une absence d'une phase statique est signalée, ces seuils sont incrémentés une fois d'un pas prédéterminé indépendant de la durée DI écoulée depuis la dernière exécution de l'étape de calibration. Ensuite, ces seuils restent constants jusqu'à la fin de l'exécution d'une prochaine étape de calibration.

    [0093] Dans un autre mode de réalisation, les étapes 70, 90 et 100 d'incrémentation des seuils du jeu 40 sont omises. Dans ce cas, les seuils du jeu 40 ne sont pas incrémentés.

    [0094] Lors des étapes 74, 94 et 104, d'autres relations peuvent être utilisées pour mettre à jour les seuils du jeu 39 en fonction des caractéristiques mesurées du bruit sur les mesures de l'accéléromètre, du gyromètre et du magnétomètre. Par exemple, la relation S39.1 = σa(k) x F39.1 peut être remplacée par la relation suivante S39.1 = σa(k) + F39.1. Cet exemple peut être transposé sans difficulté aux autres relations utilisées pour mettre à jour les seuils du jeu 39.

    [0095] Dans un mode de réalisation simplifié, les étapes 74, 94 et/ou 104 de calibration des seuils du jeu 39 sont omises. Dans ce cas, par exemple, ces seuils sont des constantes. Dans ce cas, les étapes 70, 72, 76, 90, 92, 96, 100, 102 et 106 sont omises. Dans une autre variante possible, seule une partie des seuils du jeu 39 sont calibrés. Dans ce dernier cas, l'autre partie de ces seuils est, par exemple, constante. Par exemple, seule l'une des étapes 94 et 104 est omise.

    [0096] Les étapes 76, 96 et 106 de décrémentation des seuils des jeux 40, 40a et 40w peuvent être réalisées différemment. Par exemple, en variante, à chaque fois que l'étape de calibration est exécutée, ces seuils sont décrémentés d'un pas constant indépendant des valeurs IG(k). Comme illustré dans le cas du procédé de la figure 3, seule une partie des seuils des jeux 40a et 40w peut être décrémentée tandis que les seuils de l'autre partie sont constants.

    [0097] Dans une variante simplifiée, les étapes 76, 96 ou 106 sont omises. Ainsi, dans cette variante, les seuils des jeux 40, 40a et 40w ne sont pas décrémentés après l'exécution de l'étape de calibration.

    [0098] Lors de l'étape 84, d'autres processus d'initialisation peuvent être exécutés, en plus ou à la place des processus ZVU et ZARU. En particulier, le processus d'initialisation exécuté lors de l'étape 84 peut être un processus d'initialisation d'autres paramètres du véhicule 2 que ceux utilisés par le système 6. Par exemple, l'information selon laquelle le véhicule 2 est statique peut être utilisée par un autre calculateur du véhicule 2 que le calculateur 20 pour déclencher l'initialisation de paramètres d'autres capteurs que les paramètres des capteurs du système 6.

    Autres variantes :



    [0099] Quelle que soit la grandeur physique G, d'autres indicateurs IG, différents d'une moyenne ou d'un écart-type, sont possibles. Par exemple, un indicateur IG représentatif de la mesure de la grandeur physique G est la valeur instantanée maximale observée pendant la fenêtre glissante W. Ainsi, en variante, l'indicateur µv est remplacé par un indicateur Maxv qui est égal à la vitesse instantanée maximale observée pendant la fenêtre glissante W.

    [0100] L'indicateur IG peut aussi être une valeur instantanée de la mesure de la grandeur physique G.

    [0101] Dans un autre mode de réalisation, au lieu d'utiliser directement l'écart-type en tant qu'information représentative de l'écart-type, c'est la variance des mesures de la grandeur physique G qui est utilisée. La valeur d'un indicateur σG représentatif de l'écart-type des mesures de la grandeur physique G peut aussi être calculée à l'aide de la relation suivante :

    où :
    • N est un nombre entier supérieur ou égal à deux et, de préférence, supérieur ou égal à cinq ou dix ou vingt, et
    • G(i) est la valeur mesurée de la grandeur physique G à l'instant i.


    [0102] D'autres méthodes sont possibles pour comparer un indicateur IG, se présentant sous la forme d'un vecteur, à un seuil prédéterminé SG. Ainsi, selon une autre méthode, c'est une norme de ce vecteur, par exemple la norme euclidienne, qui est comparée au seuil SG.

    [0103] Le système 6 décrit ici peut être utilisé dans d'autres véhicules comme des véhicules capables de se déplacer sur la mer ou dans les airs. Ainsi, le véhicule peut aussi être un train, un bateau, un sous-marin ou un avion. De façon générale, on désigne ici par "véhicule" tout objet susceptible de se déplacer et équipé d'un système 6 fixé sur cet objet pour déterminer sa position et son orientation. Par exemple, le véhicule peut être un missile, une fusée, un smartphone, un ordinateur portable ou similaire.

    [0104] Le système 6 peut comporter des capteurs supplémentaires pour améliorer encore plus la précision avec laquelle la position et l'orientation du véhicule sont déterminées. Par exemple, le système 6 peut comporter :
    • un capteur de pression afin d'améliorer la détermination de l'altitude du véhicule, et/ou
    • un odomètre, tel qu'un podomètre, qui mesure la distance parcourue par le véhicule 2 entre deux instants successifs.
    Des indicateurs supplémentaires IG calculés à partir des mesures de ces capteurs supplémentaires peuvent alors être utilisés dans des conditions d'un ou plusieurs des jeux de conditions 38 à 41.

    [0105] De nombreux modes de réalisation du module 26 sont possibles. Par exemple, d'autres exemples d'architecture possibles pour le module 26 sont décrits dans le chapitre 4 de Godha2006.

    Chapitre III : Avantages des modes de réalisation décrits



    [0106] Lorsque la qualité des signaux satellitaires reçus est bonne, le fait d'utiliser les mesures de l'unité 10 pour détecter une phase statique du véhicule permet de détecter de façon plus fiable cette phase statique que si seules les mesures de l'unité 12 étaient utilisées. En effet, contrairement à tous les autres capteurs, l'unité 10 mesure directement la vitesse du véhicule de sorte qu'une valeur nulle ou très faible de la vitesse mesurée par l'unité 10 identifie sans ambiguïté une phase statique. A l'inverse, une valeur nulle ou très faible de la grandeur G mesurée par les autres capteurs ne signifie pas nécessairement que le véhicule est immobile. Par exemple, des valeurs nulles de l'accélération et de la vitesse angulaire peuvent se produire alors que le véhicule se déplace en ligne droite à vitesse constante. De même, un champ magnétique constant peut être observé alors que le véhicule se déplace. De plus, généralement, l'écart-type sur les mesures de l'unité 10, lorsque la qualité des signaux satellitaires est bonne, est inférieur à l'écart-type sur les mesures d'autres capteurs comme un accéléromètre, un gyromètre ou un magnétomètre. Ainsi, pendant les intervalles de temps où la qualité des signaux satellitaires est bonne, l'utilisation des mesures de l'unité 10 permet de détecter de façon plus fiable les phases statiques que dans le cas des procédés connus comme celui divulgué dans la demande US5991692A.

    [0107] Le fait de calibrer les seuils du jeu 39 pendant une phase statique détectée à partir des mesures de l'unité 10 permet de régler plus précisément ces seuils. En effet, cette phase statique a été détectée à partir des mesures de l'unité 10 qui permettent de détecter l'immobilité du véhicule 2 de façon très fiable. Le risque de calibrer les seuils du jeu 39 alors que le véhicule 2 se déplace est donc réduit. De plus, une telle calibration de ces seuils du jeu 39 alors que le véhicule 2 est immobile permet de les régler en prenant en compte notamment les vibrations du véhicule à l'arrêt et donc d'obtenir un réglage plus précis de ces seuils. Un réglage plus précis de ces seuils se traduit ensuite par une détection plus fiable des phases statiques lorsque la qualité des signaux satellitaires reçus est mauvaise.

    [0108] Le fait de décrémenter les seuils du jeu 40 au cours de la phase statique détectée permet de limiter le nombre de fois où l'étape de calibration est exécutée. Cela permet aussi de faire converger les seuils du jeu 40 vers des valeurs minimales et donc de déclencher l'étape de calibration au moment où la situation est la plus favorable pour réaliser la calibration des seuils du jeu 39. Ensuite, les seuils du jeu 39 ainsi calibrés ne sont plus modifiés tant qu'une situation encore plus favorable ne se présente pas. Cela permet d'améliorer la calibration des seuils du jeu 39 et donc d'augmenter la fiabilité du procédé d'identification de phases statiques.

    [0109] Le fait de déclencher la calibration des seuils du jeu 39 uniquement lorsque la vitesse du véhicule 2 est inférieure à un seuil prédéterminé, permet de minimiser encore plus le risque que l'étape de calibration soit exécutée alors que le véhicule 2 se déplace. Cela accroît donc la fiabilité du procédé d'identification de phases statiques.

    [0110] Le fait d'utiliser, pour déclencher l'étape de calibration, une condition sur la mesure ou l'écart-type des mesures de l'accéléromètre ou du gyromètre ou du magnétomètre permet de limiter le risque qu'une étape de calibration soit exécutée en dehors d'une phase statique du véhicule.

    [0111] Le fait d'incrémenter les seuils du jeu 40 en absence de phase statique du véhicule 2 permet de déclencher plus fréquemment l'étape de calibration des seuils du jeu 39. Cela permet donc d'adapter automatiquement ces seuils à la situation actuelle dans laquelle le véhicule évolue.

    [0112] Le fait d'utiliser l'indicateur σV obtenu à partir des mesures de l'unité 10 permet de détecter simplement et efficacement la qualité des signaux satellitaires reçus par l'unité 10.

    [0113] Le fait d'utiliser un indicateur représentatif de l'écart-type de l'accélération du véhicule 2, de la vitesse angulaire du véhicule 2 ou du champ magnétique mesuré par le magnétomètre permet de détecter de façon efficace une phase statique même lorsque les signaux satellitaires reçus sont de mauvaise qualité.


    Revendications

    1. Procédé d'identification d'une phase statique d'un véhicule lors de laquelle le véhicule est immobile dans un repère solidaire de la terre, ce procédé comportant :

    - l'exécution d'une première étape (62) de détection de la phase statique sans utiliser de mesures d'une unité de géolocalisation par satellites, cette première étape de détection comportant :

    - la vérification qu'un premier jeu (39) d'une ou plusieurs conditions est satisfait, ce premier jeu (39) de conditions comportant au moins une condition sur des mesures réalisées par une unité de mesure inertielle embarquée dans le véhicule ou par un magnétomètre embarqué dans le véhicule et,

    - lorsque le premier jeu (39) de conditions est satisfait, le déclenchement du signalement (64) d'une phase statique et,

    - à l'inverse, lorsque le premier jeu de conditions n'est pas satisfait, le déclenchement du signalement (66) de l'absence d'une phase statique,

    - la vérification (60), de façon répétée, qu'un deuxième jeu (38) d'une ou plusieurs conditions est satisfait, la qualité des signaux satellitaires reçus par l'unité de géolocalisation étant considérée comme bonne uniquement lorsque ce deuxième jeu de conditions est satisfait, puis

    - l'exécution d'une seconde étape (80) de détection de la phase statique à partir des mesures de l'unité de géolocalisation par satellites, cette seconde étape de détection comportant la vérification qu'un troisième jeu (41) d'une ou plusieurs conditions est satisfait, et lorsque le troisième jeu de conditions est satisfait, le déclenchement du signalement (64) d'une phase statique et, à l'inverse, lorsque le troisième jeu de conditions n'est pas satisfait, le déclenchement du signalement (66) de l'absence d'une phase statique, ce troisième jeu de conditions comportant la condition suivante : IV(k) < Svs, où :

    - IV(k) est la valeur, à un instant k, d'un indicateur représentatif de la vitesse du véhicule mesurée par l'unité de géolocalisation par satellites, et

    - Svs est un seuil prédéterminé, et

    caractérisé en ce que :

    - tant que le deuxième jeu (38) de conditions est satisfait, le procédé comporte seulement l'exécution de la seconde étape (80) de détection de la phase statique sans exécuter la première étape (62) de détection de la phase statique, et

    - tant que le deuxième jeu (38) de conditions n'est pas satisfait, le procédé comporte seulement l'exécution de la première étape (62) de détection sans exécuter la seconde étape (80) de détection.


     
    2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel,

    - le premier jeu (39) de conditions comporte la condition suivante : IG1(k) < SIG1, où

    - IG1(k) est la valeur, à un instant k, d'un indicateur IG1 représentatif d'une mesure d'une première grandeur physique G1 ou d'un écart-type sur la mesure de cette première grandeur physique G1, la première grandeur physique G1 étant choisie dans le groupe constitué de l'accélération du véhicule mesurée par un accéléromètre de l'unité de mesure inertielle, de la vitesse angulaire du véhicule mesurée par un gyromètre de l'unité de mesure inertielle, et du champ magnétique terrestre mesuré par le magnétomètre, et

    - SIG1 est un seuil prédéterminé,

    - pendant une phase statique détectée par l'exécution de la seconde étape (80) de détection, le procédé comporte l'exécution d'une étape (74; 94, 104) de calibration du seuil SIG1, cette étape de calibration comportant la mise à jour du seuil SIG1 en fonction de la valeur IG1(k) de l'indicateur IG1 à un instant k situé à l'intérieur de cette phase statique détectée.


     
    3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel, pendant une phase statique détectée par l'exécution de la seconde étape (80) de détection, le procédé comporte :

    - la vérification (72; 92, 102) qu'un quatrième jeu (40) d'une ou plusieurs conditions est satisfait, et lorsque le quatrième jeu de conditions est satisfait, le déclenchement de l'exécution de l'étape (74; 94, 104) de calibration et, à l'inverse, lorsque le quatrième jeu de conditions n'est pas satisfait, le déclenchement de l'étape de calibration est inhibé, ce quatrième jeu de conditions comportant au moins la condition suivante : IG4(k) < SIG4, où :

    - IG4(k) est la valeur, à l'instant k, d'un indicateur IG4 représentatif d'une mesure d'une deuxième grandeur physique G4 ou de l'écart-type sur la mesure de cette deuxième grandeur physique G4, la deuxième grandeur physique G4 étant choisie dans le groupe constitué de l'accélération du véhicule mesurée par l'accéléromètre de l'unité de mesure inertielle, de la vitesse angulaire du véhicule mesurée par le gyromètre de l'unité de mesure inertielle, et de la vitesse du véhicule obtenue à partir des mesures de l'unité de géolocalisation, et

    - SIG4 est un seuil prédéterminé.


     
    4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel après le déclenchement de l'exécution de l'étape de calibration, le seuil SIG4 est décrémenté (76; 96, 106).
     
    5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel le seuil SIG4 est décrémenté (76; 96, 106) en mettant en œuvre la relation suivante SIG4 = IG4-last, où IG4-last est la valeur de l'indicateur IG4 qui a été comparée au seuil SIG4 pour déclencher cette étape de calibration.
     
    6. Procédé selon l'une quelconque des revendication 3 à 5, dans lequel, l'indicateur IG4 est un indicateur représentatif de la mesure de la vitesse du véhicule par l'unité de géolocalisation par satellites et le seuil SIG4 est inférieur ou égal au seuil Svs.
     
    7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, dans lequel les indicateurs IG1 et IG4 sont tous les deux représentatifs de la mesure ou de l'écart-type sur la mesure de la même grandeur physique.
     
    8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, dans lequel, après le signalement de l'absence d'une phase statique et avant l'exécution de la prochaine étape de calibration, le seuil SIG4 est incrémenté (70; 90, 100).
     
    9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le deuxième jeu (38) de conditions comporte la condition suivante : σv(k) < S381, où

    - σv(k) est la valeur, à l'instant k, d'un indicateur σV représentatif de l'écart-type sur la vitesse du véhicule mesurée par l'unité de géolocalisation par satellites, et

    - S38.1 est un seuil prédéterminé.


     
    10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, dans lequel l'indicateur IG1 est un indicateur représentatif de l'écart-type sur la mesure de la première grandeur physique G1.
     
    11. Support (24) d'enregistrement d'informations, lisible par un microprocesseur, caractérisé en ce que ce support comporte des instructions pour la réalisation d'un procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, lorsque ces instructions sont exécutées par le microprocesseur.
     
    12. Module (36) d'identification d'une phase statique d'un véhicule lors de laquelle le véhicule est immobile dans un repère lié à la terre, ce module étant configuré pour

    - exécuter une première étape de détection de la phase statique sans utiliser de mesures d'une unité de géolocalisation par satellites, cette première étape de détection comportant :

    - la vérification qu'un premier jeu (39) d'une ou plusieurs conditions est satisfait, ce premier jeu (39) de conditions comportant au moins une condition sur des mesures réalisées par une unité de mesure inertielle embarquée dans le véhicule ou par un magnétomètre embarqué dans le véhicule et,

    - lorsque le premier jeu (39) de conditions est satisfait, déclencher le signalement d'une phase statique et,

    - à l'inverse, lorsque le premier jeu de conditions n'est pas satisfait, déclencher le signalement de l'absence d'une phase statique,

    - vérifier, de façon répétée, qu'un deuxième jeu (38) d'une ou plusieurs conditions est satisfait, la qualité des signaux satellitaires reçus par l'unité de géolocalisation étant considérée comme bonne uniquement lorsque ce deuxième jeu de conditions est satisfait, puis

    - exécuter une seconde étape de détection de la phase statique à partir des mesures de l'unité de géolocalisation par satellites, cette seconde étape de détection comportant la vérification qu'un troisième jeu (41) d'une ou plusieurs conditions est satisfait, et lorsque le troisième jeu de conditions est satisfait, déclencher le signalement (64) d'une phase statique et, à l'inverse, lorsque le troisième jeu de conditions n'est pas satisfait, déclencher le signalement (66) de l'absence d'une phase statique, ce troisième jeu de conditions comportant la condition suivante : IV(k) < Svs, où :

    - IV(k) est la valeur, à un instant k, d'un indicateur représentatif de la vitesse du véhicule mesurée par l'unité de géolocalisation par satellites, et

    - Svs est un seuil prédéterminé, et

    caractérisé en ce que le module (36) de détection est configuré pour :

    - tant que le deuxième jeu (38) de conditions est satisfait, exécuter la seconde étape (80) de détection de la phase statique sans exécuter la première étape (62) de détection de la phase statique, et

    - tant que le deuxième jeu (38) de conditions n'est pas satisfait, exécuter la première étape de détection sans exécuter la seconde étape de détection.


     
    13. Système (6) de localisation, apte à être fixé sur un véhicule, pour déterminer la position et l'orientation de ce véhicule, ce système de localisation comportant :

    - une unité (10) de géolocalisation par satellite,

    - une unité (12) de mesure inertielle contenant un accéléromètre (14) et un gyromètre (16),
    caractérisé en ce qu'il comporte un module (36) de détection conforme à la revendication 12.


     




    Dessins










    Rapport de recherche









    Rapport de recherche




    Références citées

    RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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