DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION
[0001] L'invention relève du domaine des mécanismes de commande pour des dispositifs de
coupure comprenant, en plus du mécanisme d'actionnement manuel et du mécanisme de
déclenchement, un mécanisme de télécommande. Le mécanisme de commande objet de l'invention
concerne plus particulièrement les moyens de télécommande disposés dans le dispositif
de coupure et agissants sur au moins un contact mobile dudit dispositif.
[0002] L'invention relève également du domaine des dispositifs de coupure et des disjoncteurs
télécommandés équipés d'un tel mécanisme de commande.
[0003] L'invention concerne en particulier un mécanisme de commande d'un dispositif de coupure
électrique télécommandable à boitier isolant présentant deux faces principales sensiblement
parallèles et renfermant un contact fixe, un contact mobile porté par un bras de contact
et des moyens de déclenchement, ledit mécanisme de commande comportant :
- une manette de manoeuvre montée pivotante sur ledit boitier accouplée à des moyens
de transmission formant une genouillère,
- un levier support dudit bras de contact articulé sur un pivot,
- un ressort de pression de contact pour maintenir ledit levier support dans une position
de fermeture desdits contacts,
- une liaison mécanique brisable agencée entre ledit levier support et lesdits moyens
de transmission,
- un levier de déclenchement piloté par lesdits moyens de déclenchement pour provoquer
en cas de défaut électrique la rupture de ladite liaison mécanique brisable et entrainer
un déclenchement automatique dudit mécanisme de commande indépendamment de la manette,
et
- un mécanisme de télécommande agissant sur ledit levier support équipé d'un levier
de télécommande monté rotatif autour d'un axe de télécommande sensiblement perpendiculaire
aux faces principales destiné à être couplé à un dispositif de télécommande.
ÉTAT DE LA TECHNIQUE
[0004] Les disjoncteurs télécommandés associant au moins un dispositif de coupure électrique
à un dispositif de télécommande pour commander à distance la fermeture et l'ouverture
de contacts électriques dudit dispositif de coupure sont connus. Ces disjoncteurs
télécommandés sont souvent utilisés pour centraliser des commandes, tel que la commande
d'un circuit d'éclairage ou la commande d'automates programmables d'une machine électrique.
Le mécanisme de commande du au moins un dispositif de coupure de ces disjoncteurs
télécommandés comprennent généralement un mécanisme de télécommande dédié à la commande
à distance de l'ouverture et de la fermeture des contacts.
[0005] La demande de brevet français
FR 2 535 520 décrit un tel disjoncteur télécommandé dont le dispositif de coupure comporte un
mécanisme de commande associant un mécanisme de télécommande à un mécanisme de déclenchement,
ces derniers agissant sur le même contact mobile de manière indépendante. Le mécanisme
de télécommande décrit dans cette demande de brevet comporte un balancier pivotant
coopérant avec un ressort, qui lui même coopère avec un levier support portant un
contact mobile. Le mécanisme de télécommande est agencé de sorte que, lors de son
actionnement, la ligne d'action du ressort se déplace pour franchir un point mort
entre deux positions stables d'ouverture et de fermeture du contact mobile.
[0006] Un inconvénient du mécanisme de commande du dispositif de coupure de l'art antérieur
est qu'il présente un mécanisme de télécommande complexe et encombrant.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0007] L'invention vise à remédier aux problèmes techniques des mécanismes de commandes
pour dispositif de coupure télécommandable de l'art antérieur en proposant un mécanisme
de commande d'un dispositif de coupure électrique télécommandable à boitier isolant
présentant deux faces principales sensiblement parallèles et renfermant un contact
fixe, un contact mobile porté par un bras de contact et des moyens de déclenchement,
ledit mécanisme de commande comportant :
- une manette de manoeuvre montée pivotante sur ledit boitier accouplée à des moyens
de transmission formant une genouillère,
- un levier support dudit bras de contact articulé sur un pivot,
- un ressort de pression de contact pour maintenir ledit levier support dans une position
de fermeture desdits contacts,
- une liaison mécanique brisable agencée entre ledit levier support et lesdits moyens
de transmission,
- un levier de déclenchement piloté par lesdits moyens de déclenchement pour provoquer
en cas de défaut électrique la rupture de ladite liaison mécanique brisable et entrainer
un déclenchement automatique dudit mécanisme de commande indépendamment de la manette,
et
- un mécanisme de télécommande agissant sur ledit levier support équipé d'un levier
de télécommande monté rotatif autour d'un axe de télécommande sensiblement perpendiculaire
aux faces principales destiné à être couplé à un dispositif de télécommande,
[0008] Le mécanisme de commande selon l'invention est caractérisé en ce que le mécanisme
de télécommande comprend des moyens d'entrainement solidaires dudit levier de télécommande
et dudit levier support, lesdits moyens d'entrainement étant agencés pour que toute
rotation du levier de télécommande s'oppose directement à la résistance exercée par
le ressort de pression de contact.
[0009] De préférence, les moyens d'entrainement comportent un doigt solidaire du levier
de télécommande coopérant avec une rampe du levier support.
[0010] De préférence, le levier de télécommande comprend une ouverture destinée à insérer
un arbre de télécommande du dispositif de télécommande selon l'axe de télécommande,
pour coupler en rotation ledit levier de télécommande au dit arbre de télécommande.
Avantageusement, l'ouverture présente une section cruciforme.
[0011] De préférence, au moins une face latérale du boitier comporte un palier destiné à
recevoir un arbre de télécommande du dispositif de télécommande.
[0012] Selon un mode de réalisation, le mécanisme de commande comporte une platine articulée
sur le pivot du levier support, le ressort de pression de contact étant disposé pour
exercer une pression entre ladite platine et ledit levier support, et autoriser un
mouvement relatif de pivotement de faible amplitude entre ladite platine et ledit
levier support. Avantageusement, la liaison mécanique brisable est formée par un cran
de retenue du levier de déclenchement coopérant avec un crochet monté à pivotement
sur un axe de la platine, et en ce que les moyens de transmission sont accouplés au
dit crochet en un point intermédiaire d'articulation situé entre ledit axe et un bec
dudit crochet.
[0013] L'invention concerne également un dispositif de coupure à boitier isolant présentant
deux faces principales sensiblement parallèle, ledit boîtier renfermant un contact
mobile porté par un bras de contact et un mécanisme de commande agissant sur ledit
contact mobile, ledit mécanisme de commande comprenant un mécanisme de télécommande
destiné à être couplé à un dispositif de télécommande, ledit dispositif de coupure
étant caractérisé en ce que ledit mécanisme de commande est un mécanisme tel que décrit
précédemment, le mécanisme de télécommande du mécanisme de commande comprenant un
levier de télécommande monté rotatif autour d'un axe de télécommande sensiblement
perpendiculaire aux dites faces principales.
[0014] L'invention concerne également, un disjoncteur télécommandé comprenant un dispositif
de télécommande et au moins un dispositif de coupure, ledit dispositif de coupure
comportant un mécanisme de commande équipé d'un mécanisme de télécommande, ledit disjoncteur
télécommandé étant caractérisé en ce que ledit mécanisme de commande est un mécanisme
tel que décrit précédemment, ledit mécanisme de télécommande étant couplé au dit dispositif
de télécommande. Avantageusement, ledit mécanisme de télécommande est couplé au dit
dispositif de télécommande par l'entremise d'un arbre de télécommande. Avantageusement,
l'arbre de télécommande présente une section transversale cruciforme.
BRÈVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0015] D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description
qui suit de modes particuliers de réalisation de l'invention, donnés à titre d'exemples
non limitatifs, et représentés dans les figures annexées.
Les figures 1 et 2 sont des vues en perspective d'un disjoncteur télécommandé selon
l'invention.
La figure 3 est une vue partiellement éclatée dudit disjoncteur télécommandé permettant
de distinguer un bloc de télécommande et un bloc de protection électrique.
La figure 4 est une vue partiellement éclatée dudit disjoncteur télécommandé permettant
de visualiser l'intérieur de chaque bloc.
La figure 5 est une vue schématique de la chaine cinématique entre un électroaimant
du dispositif de télécommande et les contacts électriques d'un dispositif de coupure
associé.
Les figures 6A et 6B sont des vues en coupe du bloc de télécommande dans lesquelles
un élément mobile de transmission des moyens d'entraînement est respectivement dans
une première position axiale stable et dans une seconde position axiale stable.
Les figures 7A à 7D sont des vues en coupe du dispositif de télécommande illustrant
le fonctionnement de l'électroaimant et des moyens d'entraînement lors du passage
d'une première position axiale stable à une seconde position axiale stable de l'élément
mobile de transmission.
Les figures 8 et 9 sont des vues schématiques d'un actionneur électromagnétique comportant
des moyens amortisseurs disposés sur une face d'appui d'une culasse de l'électroaimant
traversée par un noyau plongeur.
Les figures 10 et 11 sont des vues schématiques d'un actionneur électromagnétique
du même type que celui des figures 8 et 9, sauf qu'il comporte des moyens amortisseurs
disposés sur une seconde face d'appui opposée à la première.
Les figures 12A et 12B sont des vues schématiques d'un actionneur électromagnétique
du même type que celui des figures 10 et 11, sauf qu'il comporte une zone d'impact
du noyau plongeur sur la culasse ayant un profil en forme de « V ».
Les figures 13 à 15 sont des vues schématiques dans trois positions différentes d'un
actionneur électromagnétique dans lesquelles une partie mobile de l'actionneur comporte
une partie de la culasse.
La figure 16 est une vue en perspective éclatée d'un corps de came, d'une came et
d'un suiveur de came d'un mécanisme d'entraînement bistable faisant partie des moyens
d'entraînement du dispositif de télécommande.
La figure 17 est une vue en perspective d'une came ou d'un suiveur de came d'un mécanisme
d'entraînement bistable selon un mode de réalisation dans lequel ces deux pièces sont
sensiblement identiques.
La figure 18 est une vue des surfaces de came de la came ou du suiveur de came.
Les figures 19A à 25A et les figures 19B à 25B sont des vues respectivement en coupe
et en perspective du mécanisme d'entraînement bistable à différentes étapes de fonctionnement.
Les figures 19C à 25C correspondent à des coupes développées selon une circonférence
C8 (cf. figure 16) dans chacune de ces étapes.
La figure 26 est une vue en perspective d'une partie des internes du bloc de télécommande
montrant un dispositif de condamnation de télécommande.
La figure 27 est une vue en perspective représentant une pièce de liaison et une pièce
rétractable du dispositif de condamnation de télécommande, ainsi que des moyens d'entrainement
de la télécommande et le mécanisme de télécommande d'un dispositif de coupure associé
à ladite télécommande.
La figure 28 est une vue reprenant les éléments de la figure 27, dans laquelle la
manoeuvre de la pièce rétractable vers sa position déployée est bloquée.
La figure 29 est une vue reprenant les éléments de la figure 27, dans laquelle la
pièce rétractable a été manoeuvrée dans sa position déployée.
La figure 30 est une vue en perspective d'une partie des internes du disjoncteur télécommandé
montrant des éléments du dispositif de condamnation de télécommande et d'un dispositif
de signalisation d'états et de défauts.
La figure 31 est une vue en perspective des internes du bloc de télécommande montrant
principalement le dispositif de signalisation d'états et de défauts.
La figure 32 représente schématiquement une partie des traitements mis en oeuvre par
les moyens de signalisation.
La figure 33 est une vue schématique représentant les chaines cinématiques du disjoncteur
télécommandé.
La figure 34 est vue en perspective des composantes d'une chaine cinématique entre
l'électroaimant du dispositif de télécommande et les contacts mobiles des dispositifs
de coupure associés au dit dispositif de télécommande.
La figure 35 est une vue éclatée des blocs de télécommande et de protection électrique
du disjoncteur télécommandé.
Les figures 36A et 36B représentent respectivement une vue en coupe du bloc de protection
électrique et une partie du mécanisme de commande d'un dispositif de coupure dans
une position d'ouverture des contacts électriques par l'entremise de la manette dudit
dispositif
Les figures 37A et 37B correspondent aux figures 36A et 36B dans lesquelles la manette
du dispositif de coupure est dans une position de fermeture et les contacts électriques
dudit dispositif sont fermés par l'entremise du dispositif de télécommande.
Les figures 38A et 38B correspondent aux figures 36A et 36B dans lesquelles la manette
du dispositif de coupure est dans une position de fermeture et les contacts électriques
dudit dispositif sont ouverts par l'entremise du dispositif de télécommande.
DESCRIPTION DETAILLEE D'UN MODE DE RÉALISATION
[0016] En référence aux figures 1 à 3, le disjoncteur télécommandé comprend un bloc de télécommande
1 équipé d'un dispositif de télécommande associé à quatre dispositifs de coupure 2
unipolaires. Ces quatre dispositifs de coupure ont des boîtiers isolants séparés et
forment un bloc de protection électrique. Le dispositif de télécommande est renfermé
dans un boîtier séparé par rapport aux boîtiers des dispositifs de coupure. Les dispositifs
de coupure comportent des manettes 3 montées pivotantes sur leurs boîtiers respectifs.
Ces manettes sont couplées entre elles par l'entremise d'une barrette 4 qui est elle-même
couplée au dispositif de télécommande 1. Le dispositif de télécommande et les dispositifs
de coupure sont accolés entre eux de manière solidaire par les faces principales 5
de leurs boîtiers respectifs. Une lumière 6 ayant la forme d'un secteur circulaire
est aménagée sur chaque face principale 5 des dispositifs de coupure 2 pour permettre
un accès à des moyens de déclenchement desdits dispositifs. Le disjoncteur télécommandé
comporte également un dispositif de condamnation de télécommande, ou dispositif de
cadenassage, manoeuvrable à partir d'une pièce rétractable 7. Le dispositif de télécommande
1 comporte en outre des moyens de visualisation lumineux 8 connectés à des moyens
de signalisation d'états et de défauts électriques. Le dispositif de télécommande
comporte, en outre, des bornes ou connecteurs 9 de signalisation à distance en 220
Volts, ainsi que des bornes ou connecteurs de signalisation à distance en 24 Volts
non représentés logés dans une ouverture 10. Ces connecteurs de signalisation permettent
la signalisation déportée des états et/ou des défauts électriques. Le disjoncteur
télécommandé peut être actionné localement à partir d'un bouton de commande 11 ou
à distance à partir des bornes ou connecteurs de commande 12 en 220 Volts. Le disjoncteur
télécommandé comporte également des bornes ou connecteurs d'alimentation 13 en 220
Volts.
[0017] En référence aux figures 3 à 5, le dispositif de télécommande comporte un actionneur
électromagnétique, en particulier un électroaimant 21, ainsi que des moyens d'entraînement
22 couplés à une partie mobile de l'actionneur. Le dispositif de télécommande 1 comporte
également un arbre de télécommande 23 rotatif couplé aux moyens d'entraînement 22
et permettant d'actionner les moyens de coupure du dispositif de coupure. Ce dernier
comporte un mécanisme de commande 25, un contact fixe 26, des moyens de déclenchement,
et un contact mobile 27 porté par un bras de contact. Plus précisément, le mécanisme
de commande du dispositif de coupure comporte un mécanisme de télécommande agissant
sur le bras de contact, ledit mécanisme de télécommande étant équipé d'un levier de
télécommande 28 monté rotatif autour d'un axe de télécommande sensiblement perpendiculaire
aux faces principales. Le levier de télécommande est couplé à l'arbre de télécommande
23 du dispositif de télécommande. Ainsi, le mécanisme de commande 25 du dispositif
de coupure peut être actionné à l'aide du dispositif de télécommande 1 par l'entremise
de l'arbre de télécommande 23. Alternativement, le mécanisme de commande 25 peut être
actionné à l'aide de la manette de manoeuvre 3 montée pivotante sur le boîtier.
[0018] En référence aux figures 3 et 4, le disjoncteur télécommandé est représenté dans
des vues partiellement éclatées permettant de distinguer le bloc de télécommande 1
équipé du dispositif de télécommande et le bloc de protection électrique équipé du
au moins un dispositif de coupure 2. Le dispositif de télécommande est logé dans un
boîtier 41 du bloc de télécommande. La forme et les dimensions de ce boîtier sont
standardisées ce qui permet de l'installer dans une installation modulaire. En particulier,
le bloc de télécommande ainsi que le au moins un dispositif de coupure comportent
un profil de fixation 42 sur une face arrière 43 permettant une installation sur un
rail d'un tableau électrique. Le dispositif de télécommande 1 permet la télécommande
des dispositifs de coupure 2 dont les boîtiers sont accolés par leurs faces principales.
Comme dans le mode de réalisation représenté, le dispositif de télécommande est intégré
dans un bloc de télécommande solidaire du bloc de protection électrique. Alternativement,
le dispositif de télécommande 1 peut être dissociable du dispositif de coupure 2 et
se présenter dans un bloc de télécommande dissociable du bloc de protection électrique
auquel il est associé.
Actionneur électromagnétique du dispositif de télécommande (bloc de télécommande):
[0019] En référence aux figures 6A et 6B, le dispositif de télécommande 1 est représenté
selon un plan de coupe parallèle aux faces principales du boîtier 41. L'actionneur
électromagnétique ou l'électroaimant 21 du dispositif de télécommande 1 est équipé
d'une partie mobile, en l'occurrence un noyau plongeur 45 déplaçable en translation
selon un axe d'actionnement 46. L'électroaimant est actionné par un courant d'excitation
ou signal de commande circulant dans une bobine d'excitation non représentée et permettant
de déployer le noyau plongeur et de le maintenir dans cette position déployée tant
que ledit courant d'excitation circule dans la bobine. Dans le mode de réalisation
représenté sur les figures 6A et 6B, le noyau plongeur 45 est dans la position rétractée.
[0020] Comme cela est représenté sur les figures 6A et 6B, le dispositif de télécommande
1 est pourvu de l'arbre de télécommande 23 rotatif pour actionner le au moins un dispositif
de coupure disposé en dehors du bloc de télécommande contre une face principale du
boîtier 41. Cet arbre de télécommande 23 est orienté selon une direction sensiblement
perpendiculaire aux faces principales du boîtier 41. Le couplage entre l'électroaimant
21 et l'arbre de télécommande 23 se fait par l'entremise de moyens d'entraînement.
L'électroaimant et les moyens d'entraînement du dispositif de télécommande sont logés
dans le boîtier isolant 41.
[0021] L'électroaimant 21 du dispositif de télécommande comporte, en outre, une partie fixe
ou à déplacement réduit en matériau ferromagnétique, en l'occurrence une culasse 51,
et une bobine d'excitation non représentée. Par déplacement réduit, on entend un déplacement
de faible amplitude obtenu par écrasement de moyens amortisseurs. En d'autres termes,
le déplacement de la culasse 51 est réduit comparativement au déplacement du noyau
plongeur 45. Ce dernier est déplaçable en translation en réponse à un courant d'excitation
ou signal de commande dans la bobine d'excitation. Le noyau plongeur 45 est disposé
pour être déplacé en translation et pour être déployé à travers un trou traversant
53 d'une face d'appui 55 de la culasse 51, le long de l'axe d'actionnement 46 qui
est sensiblement perpendiculaire à ladite face d'appui 55. La face d'appui permet
de maintenir la culasse 51 sur des premiers moyens supports 58 formés dans le boîtier.
[0022] Les moyens d'entraînement du dispositif de télécommande, assurant le couplage entre
l'électroaimant 21 et l'arbre de télécommande 23, coopèrent avec le noyau plongeur
45 de l'actionneur pour entraîner en translation un élément mobile de transmission
référencé 151 et destiné à être couplé au contact mobile 27 du au moins un dispositif
de coupure 2. Comme cela est expliqué de manière plus détaillée dans la suite de la
description, les moyens d'entraînement du dispositif de télécommande sont conçus pour
déplacer en translation l'élément mobile de transmission 151 le long d'un axe d'entraînement
47 entre une première position axiale stable et une seconde position axiale stable
correspondant respectivement à la fermeture et à l'ouverture du contact mobile 27
du au moins un dispositif de coupure 2. La première et la seconde position axiale
stable de l'élément mobile de transmission 151 sont illustrées respectivement sur
les figures 6A et 6B. Comme cela peut être compréhensible à partir de la figure 5,
à chacune de ces positions axiales stables correspond une position angulaire de l'arbre
de télécommande 23, une position angulaire du levier de commande 28, et une position
de fermeture ou d'ouverture du contact mobile 27.
[0023] Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 6A et 6B, le boîtier 41 renferme
des moyens amortisseurs 57 disposés entre les premiers moyens supports 58 dudit boîtier
et la face d'appui 55 de la culasse 51 pour autoriser un déplacement réduit de ladite
culasse le long de l'axe d'actionnement 46 par écrasement desdits moyens amortisseurs.
Ces moyens amortisseurs permettent en outre d'éviter tout déclenchement intempestif
du au moins un dispositif de coupure 2 associé au dispositif de télécommande.
[0024] Les moyens amortisseurs 57 sont disposés entre les premiers moyens supports 58 et
la face d'appui 55 de sorte que le déplacement de la culasse 51 contribue à l'entraînement
de l'élément mobile de transmission d'une position axiale stable à l'autre. De cette
façon, la partie de l'énergie dissipée dans le choc dudit noyau plongeur sur une zone
d'impact de la culasse 51, lorsque ledit noyau plongeur atteint sa position déployée,
est utilisée pour déplacer la culasse 51 selon l'axe d'actionnement 46 et pour entraîner
l'élément mobile de transmission 151 d'une position axiale stable à l'autre. Ainsi,
le rendement énergétique du dispositif de télécommande s'en trouve optimisé. Par ailleurs,
l'encombrement du bloc de télécommande s'en trouve également optimisé.
[0025] Les moyens amortisseurs 57 permettent d'amortir les chocs du noyau plongeur sur la
face d'appui 55 de la culasse lorsqu'il se déploie en bout de course. Le boîtier 41
comporte également des seconds moyens supports 59 coopérant avec une seconde face
d'appui 60 de la culasse 51, ladite seconde face d'appui étant sensiblement opposée
par rapport à la première face d'appui 55. Les premiers et les seconds moyens support
permettent ainsi de maintenir l'électroaimant dans le boîtier 41. Ils permettent également
de limiter le déplacement réduit ou amorti de la culasse 51 de l'électroaimant le
long de l'axe d'actionnement 46.
[0026] Dans le mode de réalisation présenté, les moyens d'entraînement sont conçus pour
que l'élément mobile de transmission 151 se déplace entre les deux positions axiales
stables par un passage au-delà d'une position axiale limite dépassant lesdites deux
positions axiales stables. Les moyens assurant le positionnement axial stable de l'élément
mobile de transmission peuvent être tous les moyens connus de l'homme du métier grâce
auxquels ce passage entre les positions axiales stables se fait par un passage obligé
dans une position transitoire au-delà de la position axiale limite dudit élément mobile
de transmission, ladite position axiale limite dépassant les positions axiales stables.
Par exemple, comme cela est décrit de manière plus détaillée dans la suite de la description,
les moyens d'entraînement peuvent comporter un mécanisme d'entraînement bistable 137
dans lequel l'élément mobile de transmission 151 est un suiveur de came agissant par
l'entremise d'une came à transmission axiale 161 dans un corps de came 162.
[0027] Parallèlement à cette configuration de moyens d'entraînement, les moyens amortisseurs
577 sont disposés pour que le déplacement de la culasse 51 concomitant avec le déplacement
du noyau plongeur 41 dans sa position déployée permettent un entraînement de l'élément
mobile de transmission 151 au-delà de la position axiale limite.
[0028] Grâce à cette configuration, le passage de l'élément mobile de transmission 151 entre
la première position axiale stable et la seconde position axiale stable comporte les
étapes suivantes. Initialement, l'élément mobile de transmission 151 est dans la première
position axiale stable P1 telle que représentée sur la figure 7A, ladite position
correspondant à la fermeture du contact mobile 27. Le noyau plongeur 45 est, quant
à lui, dans sa position rétractée. En faisant circuler un courant d'excitation dans
la bobine, le noyau plongeur 45 va commencer à se déployer et atteindre une position
représentée à la figure 7B. A cet instant, les moyens d'entraînement vont commencer
à entraîner l'élément mobile de transmission 151 le long de l'axe d'entraînement.
Dans cette position représentée à la figure 7B, la came 161 vient donc en contact
avec l'élément mobile de transmission ou suiveur de came 151. Ensuite, le noyau plongeur
45 continue à se déployer et à entraîner l'élément mobile de transmission ou suiveur
de came 151. En bout de course, le noyau plongeur 45 percute la zone d'impact portée
par la première face d'appui 55 de la culasse 51, ce qui va entraîner le déplacement
de ladite culasse par écrasement des moyens amortisseurs 57. Comme cela est représenté
sur la figure 7C, l'élément mobile de transmission ou suiveur de came 151 atteint,
de cette façon, une position L correspondant à la position axiale limite. Ensuite,
le courant d'excitation est coupé et le noyau plongeur 45 se rétracte pour atteindre
sa position rétractée initiale. En même temps, l'élément mobile de transmission ou
suiveur de came 151 se déplace en sens inverse pour atteindre la seconde position
axiale stable P2 telle que représentée sur la figure 7D. Cette seconde position axiale
stable P2 correspond à l'ouverture du contact mobile 27.
[0029] Les moyens amortisseurs 57 peuvent présenter une épaisseur d'écrasement supérieure
ou égale à la distance entre la position axiale stable limite L et la seconde position
axiale stable P2. L'épaisseur d'écrasement est définie par rapport à la force de l'impact
ou du choc dudit noyau plongeur 45 lorsqu'il percute la culasse 51. Les premiers moyens
supports 58 comportent un renfoncement 62 dans lequel sont disposés les moyens amortisseurs
57 afin de maintenir ces derniers en place. Les moyens amortisseurs 57 sont généralement
essentiellement formés dans une matière flexible choisie parmi les composés nitrils
ou silicones. Dans le mode de réalisation présenté, les moyens amortisseurs 57 comportent
deux joints cylindriques disposés de part et d'autre du trou traversant 53 de la face
d'appui 55 de la culasse 51.
[0030] Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 8 et 9, l'actionneur 21 comporte
une culasse 51 en matériau ferromagnétique. Des moyens amortisseurs 70 de l'actionneur
électromagnétique comprennent une portion détachable 71 de la première face d'appui
55. Les moyens amortisseurs comprennent également des moyens élastiques, en l'occurrence
des joints 72 en matériau élastique disposés entre, d'un côté la culasse 51 ou les
moyens supports d'un boitier non représenté, et de l'autre côté la portion détachable
71. Cette dernière est montée mobile par rapport à la culasse 51, de sorte que le
choc du noyau plongeur 45 sur la zone d'impact aménagée sur la première face d'appui
55 entraîne temporairement un déplacement relatif de ladite portion détachable 71
par rapport à la culasse 51 entre une position de contact et une position détachée.
Par déplacement relatif, on entend dans le cas présent où la zone d'impact est disposée
sur la portion détachable 71, que c'est cette portion détachable 71 qui se déplace
par rapport à la culasse 51. Dans un autre cas présenté dans la suite de la description,
où la zone d'impact est disposée en dehors de la portion détachable, c'est la culasse
qui se déplace par rapport à ladite portion détachable.
[0031] Comme cela est visible sur les figures 8 et 9, la portion détachable 71 et la culasse
51, comportent des surfaces de contact 75, 76 complémentaires de sorte que, lorsque
la portion détachable est dans la position de contact, l'entrefer entre lesdites surfaces
de contact est minimum. De surcroît, les surfaces de contact 75, 76 de la portion
détachable et de la culasse 51 forment des butées permettant le maintien de la portion
détachable 71 dans la position de contact. Plus précisément, dans la position de contact
de la portion détachable 71, les joints élastiques 72 exercent une force de rappel
sur la portion détachable 71, et les butées formées par les surfaces de contact 75,
76 exercent une force de contre réaction s'opposant à cette force de rappel.
[0032] Le fonctionnement des moyens amortisseurs 70 de l'actionneur électromagnétique représenté
sur les figures 8 et 9 est décrit ci-après. Lorsque l'actionneur se trouve dans un
état stable tel que représenté à la figure 8, la portion détachable 71 est dans une
position de contact et l'entrefer formé par les surfaces de contact 75, 76 est minimum.
La portion détachable 71 est maintenue dans sa position de contact par la pression
de rappel exercée par les joints élastiques 72 et par les forces de contre réaction
exercées par les butées formées sur les surfaces de contact 75, 76. Lorsque le noyau
plongeur 45 est déplacé en bout de course, c'est à dire dans sa position déployée,
et que ledit noyau percute la zone d'impact, en l'occurrence la portion détachable
71, cette dernière est déplacée temporairement dans une position détachée telle que
représentée à la figure 9.
[0033] Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 10 et 11, l'actionneur électromagnétique
comporte des moyens amortisseurs 80 coopérant avec la seconde face d'appui 60 de la
culasse 51. Comme pour le mode représenté sur les figures 8 et 9, les moyens amortisseurs
comportent une portion détachable 81 de la face d'appui 60 montée mobile par rapport
à la culasse 51, ainsi que des lames ressorts 82 disposées entre la culasse 51 et
ladite portion détachable 81. Dans ce mode de réalisation, les moyens amortisseurs
80 agissent lorsque le noyau plongeur 45 est déplacé dans sa position rétractée et
vient percuter une zone d'impact de la culasse aménagée sur la seconde face d'appui
60. Comme pour le mode représenté sur les figures 8 et 9, la portion détachable 81
et la culasse 51 comportent des surfaces de contact 85, 86 complémentaires formants
des butées permettant le maintien de la portion détachable 81 dans la position de
contact.
[0034] Le fonctionnement des moyens amortisseurs 80 de l'actionneur électromagnétique représenté
sur les figures 10 et 11 est essentiellement le même que pour le mode de réalisation
précédemment décrit. Lorsque l'actionneur se trouve dans un état stable tel que représenté
à la figure 10, la portion détachable 81 est dans une position de contact et l'entrefer
formé par les surfaces de contact 85, 86 est minimum. Lorsque le noyau plongeur 45
est déplacé dans une position rétractée et que ledit noyau percute la zone d'impact,
la portion détachable 81 est déplacée temporairement dans une position détachée telle
que représentée à la figure 11.
[0035] Dans les modes de réalisation représentés sur les figures 8 à 11, la portion détachable
71, 81 présente une dimension selon l'axe d'actionnement sensiblement égale à l'épaisseur
de la face d'appui 55, 60. De cette façon, lorsque la portion détachable 71, 81 est
dans sa position de contact, la partie de la face d'appui 55, 60 comportant ladite
portion détachable présente une épaisseur uniforme. Un avantage de ce mode de réalisation
est sa simplicité de réalisation industrielle. En outre, dans ce mode de réalisation,
l'insertion des bobines peut s'effectuer, avant ou après la mise en place de la portion
détachable 81.
[0036] Au contraire, dans le mode de réalisation représenté sur les figures 12A et 12B,
la portion détachable 91 des moyens amortisseur 90 présente une dimension selon l'axe
d'actionnement supérieure à l'épaisseur de la face d'appui 60. Cette configuration
permet d'aménager dans une partie centrale de la culasse 51 une zone d'impact présentant
un profil en forme de « V » permettant de minimiser les pertes magnétiques lorsque
le noyau plongeur 45 est dans une position déployée. En outre, les dimensions de la
partie mobile 45 sont réduites, par rapport aux modes de réalisation des figures 8
à 11, ce qui permet de réduire son poids et de faciliter sa mise en mouvement. Par
ailleurs, la forme en « V » permet également d'optimiser, dans une certaine limite,
les variations de la force magnétique en fonction de la valeur de l'entrefer.
[0037] Dans les modes de réalisation représentés sur les figures 8 à 12, la zone d'impact
de la culasse 51 est disposée sur la portion détachable 71, 81, 91 de la face d'appui
55, 60. Dans ces modes de réalisation, le choc du noyau plongeur 45 sur la zone d'impact
entraîne temporairement un déplacement de la portion détachable par rapport à la culasse.
[0038] Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 13 à 15, l'actionneur comporte
une culasse en matériau ferromagnétique formée, d'une part dans une partie fixe ou
à déplacement réduit 93, et d'autre part dans une partie mobile 95. La partie fixe
ou à déplacement réduit 93 est équipée d'une face d'appui 94. La partie fixe ou à
déplacement réduit 93 et la partie mobile 95 présentent toutes les deux un profil
en forme de « E ». La partie fixe ou à déplacement réduit 93 de la culasse comporte
trois zones d'impact 96 disposées sur les faces d'extrémités des branches du «E».
Les moyens amortisseurs comportent des portions détachables 97 formées dans des portions
de la partie fixe ou à déplacement réduit 93 liant les branches du « E ». Les moyens
amortisseurs comportent des moyens élastiques essentiellement constitués par une bande
en matériau élastique 92 disposée sur la face d'appui 94. Dans cette configuration,
les zones d'impact sont donc formées en dehors des portions détachables 97 de la face
d'appui 94.
[0039] Le fonctionnement des moyens amortisseurs de l'actionneur électromagnétique représenté
sur les figures 13 à 15 est décrit ci-après. La figure 13 représente l'actionneur
lorsque la partie mobile 95 est dans un état initiale. Lorsqu'un courant d'excitation
circule dans la bobine non représentée, la partie mobile 95 se déplace en translation
et vient percuter les zones d'impact 96 de la partie fixe ou à déplacement réduit
93. Ainsi, le choc de la partie mobile 95 sur les zones d'impacts entraîne temporairement
un déplacement de la partie fixe ou à déplacement réduit 93 de la culasse par rapport
à la portion détachable. Comme cela est visible sur la figure 14, les portions détachables
97 restent fixes, et le reste de la partie fixe ou à déplacement réduit se déplace
temporairement en pressant sur la bande élastique 92. Ensuite, comme cela est visible
sur la figure 15, la partie fixe ou à déplacement réduit 93 de la culasse est rappelée
grâce à la bande en matériau flexible 98 dans une position stable. Ainsi, les portions
détachables 97 se retrouvent dans une position de contact par rapport à la partie
fixe ou à déplacement réduit de la culasse. Dans cette position stable, l'entrefer
formé par les surfaces de contact des portions détachables 97 et de la partie fixe
ou à déplacement réduit 93 de la culasse est minimum.
Moyens d'entraînement du dispositif de télécommande (bloc de télécommande):
[0040] Comme cela est représenté sur les figures 5 à 7, les moyens d'entraînement 22 assurant
le couplage entre le noyau plongeur 45 de l'électroaimant 21 et l'arbre de télécommande
23 comprennent un mécanisme d'entraînement bistable 137 incluant l'élément mobile
de transmission 151. Le caractère bistable de ce mécanisme d'entraînement 137, signifie
que l'élément mobile de transmission 151 peut être actionné entre au moins deux positions
axiales stables. La première position axiale stable P1 de l'élément mobile de transmission
est illustrée sur les figures 6A et 7A. La seconde position axiale stable P2 est,
quant à elle, représentée sur les figures 6B et 7D. Le mécanisme d'entraînement faisant
partie intégrante des moyens d'entraînement du dispositif de télécommande, le caractère
bistable de ce mécanisme d'entraînement peut être étendu à l'ensemble desdits moyens
d'entraînement. Ainsi, les deux positions axiales stables P1, P2 de l'élément mobile
de transmission 151 correspondent à deux positions angulaires stables de l'arbre de
télécommande 23.
[0041] Le caractère bistable du mécanisme d'entraînement 137 permet d'utiliser un électroaimant
21 de type monostable. Par électroaimant de type monostable, on entend que le noyau
plongeur 45 de l'électroaimant passe d'une position rétractée à la position déployée
grâce à la circulation d'un courant d'excitation, et de la position déployée à la
position rétractée par l'arrêt dudit courant d'excitation, ou inversement. Dans le
mode de réalisation présenté, c'est la circulation du courant d'excitation qui permet
le déploiement du noyau plongeur 45 et le passage de l'élément mobile de transmission
151 d'une position axiale stable à l'autre. La circulation du courant d'excitation
n'est donc mise en oeuvre que pendant des phases transitoires, et le maintien dans
chacune des positions axiales stables de l'élément mobile de transmission 151 ne nécessite
aucun courant. Ainsi, la consommation électrique et tout bruit électrique associé
à la circulation du courant d'excitation dans la bobine de l'électroaimant s'en trouvent
réduits.
[0042] Comme cela est représenté à la figure 3, l'arbre de télécommande 23 traverse une
face principale 141 du boîtier 41 du dispositif de télécommande. Comme cela est visible
sur la figure 4, cet arbre de télécommande 23 est couplé, par l'intermédiaire du levier
de télécommande 28, au mécanisme de commande 25 du dispositif de coupure 2. Ainsi,
l'arbre de télécommande 23 peut être actionné entre deux positions angulaires stables,
chacune d'entre elles correspondant à l'ouverture et la fermeture de contact mobile
27 du au moins un dispositif de coupure 2 associé au dispositif de télécommande.
[0043] Avantageusement, le mécanisme de commande 25 du au moins un dispositif de coupure
2 associé au dispositif de télécommande comporte un mécanisme de télécommande entre
l'arbre de télécommande 23 et le contact mobile 27 qui est de type monostable. Ceci
est rendu possible grâce au caractère bistable du mécanisme d'entraînement 137 du
dispositif de télécommande 1 permettant de maintenir l'ouverture ou la fermeture du
contact mobile 27 de façon stable. Par conséquent, l'utilisation d'un mécanisme d'entraînement
137 du dispositif de télécommande de type bistable et d'un mécanisme de télécommande
du au moins un dispositif de coupure de type monostable permet de commuter le contact
mobile 27 à l'aide d'un mécanisme de commande 25 du dispositif de coupure qui s'en
trouve simplifié. Par exemple, le mécanisme de télécommande du mécanisme de commande
25 équipant le au moins un dispositif de coupure 2 peut être dans un état stable correspondant
à la position de fermeture de contacts mobiles et dans un état instable correspondant
à une position d'ouverture de contacts mobiles. Dans ce cas, le mécanisme d'entraînement
bistable 137 est conçu pour permettre l'application via l'arbre de télécommande 23
d'une force suffisante pour maintenir le contact mobile du au moins un dispositif
de coupure ouvert. Notons que le dispositif de télécommande 1 peut également être
associé à un dispositif de coupure équipé d'un mécanisme de commande comportant un
mécanisme de télécommande de type bistable. Ce mécanisme de télécommande du mécanisme
de commande 25 équipant le au moins un dispositif de coupure est décrit en détail
dans la suite de la description.
[0044] Comme cela est visible sur les figures 4 à 7, l'élément mobile de transmission 151
du mécanisme d'entraînement bistable 137 est solidaire d'un poussoir 151 agissant
sur un bras de commande 152 faisant partie des moyens d'entraînement. Dans ce qui
suit, l'élément mobile de transmission est indifféremment qualifié comme tel ou comme
poussoir, et ceci sous la même référence numérique 151. Le bras de commande 152 est
monté pivotant par rapport au boîtier 41. Le bras de commande 152 est fixé à l'arbre
de télécommande 23 de façon à entraîner ce dernier en rotation. Pour cela, l'arbre
de télécommande 23 comporte une section transversale cruciforme et le bras de commande
152 comporte une ouverture présentant la même section dans laquelle est inséré ledit
bras. Ainsi, le poussoir 151, qui est mobile en translation entre au moins les deux
positions axiales stables P1, P2, permet d'entraîner en rotation l'arbre de télécommande
23.
[0045] Le mécanisme d'entraînement bistable 137 comporte des éléments mobiles incluant le
poussoir ou élément mobile de transmission 151. Une force de rappel agissant sur le
poussoir 151 peut être obtenue par l'entremise de l'arbre de télécommande 23, ou plus
exactement par des moyens de rappel agissants sur ledit arbre de télécommande. Ces
moyens de rappel permettent de maintenir le poussoir 151 dans chacune des positions
axiales stables P1, P2 en exerçant une force de rappel par l'entremise de l'arbre
de télécommande 23. Ces moyens de rappel sont généralement déportés à l'extérieur
du dispositif de télécommande. En l'occurrence, ces moyens de rappel font partis du
au moins un dispositif de coupure 2 associé au dispositif de télécommande et seront
décrit en détail ultérieurement. Dans d'autres modes de réalisation non représentés,
cette force de rappel peut être exercée par des moyens de rappel intégrés dans le
dispositif de télécommande.
[0046] Le mécanisme d'entraînement bistable 137 est généralement un mécanisme essentiellement
mécanique, c'est-à-dire qu'il ne nécessite pas d'électricité ou d'un quelconque fluide
liquide ou gazeux pour fonctionner. Le mécanisme d'entraînement bistable 137 est essentiellement
constitué par des éléments mobiles déplaçables en translation selon l'axe d'entraînement
47 et déplaçables en rotation autour dudit axe 47. Dans le mode de réalisation représenté,
l'axe d'entraînement 47 est sensiblement confondu avec l'axe d'actionnement 46 et
sensiblement parallèle à la face principale du boîtier 41.
[0047] Comme cela est représenté sur les figures 5 à 7, et de manière plus détaillée sur
les figures 16 à 18, le mécanisme d'entraînement bistable 137 comprend une came à
transmission axiale 161 coopérant avec le noyau plongeur 45 de l'électroaimant 21.
Par came à transmission axiale, on entend une came déplaçable en translation pour
laquelle le mouvement de translation est selon un axe de translation sensiblement
confondu avec l'axe de rotation d'un suiveur de came. Ce type de came est souvent
appelé "came cloche". En l'occurrence, la came à transmission axiale 161 est déplaçable
en translation selon l'axe d'entraînement 47.
[0048] Comme cela est visible sur la figure 16, le mécanisme d'entraînement bistable 137
comprend également un fût ou corps de came 162 comprenant une première partie 163
dans laquelle la came 161 est disposée pour coulisser le long de l'axe d'entraînement.
Ce corps de came 162 présente généralement une forme tubulaire. Le déplacement en
translation de la came 161 dans le corps de came 162 peut être obtenu grâce à des
rainures axiales 164 disposées sur la surface interne de la première partie 163 du
corps de came 162. Les rainures axiales 164 sont conçues pour recevoir des projections
radiales 165 disposées sur une surface externe et latérale de la came 161. Ainsi,
les rainures axiales 164 et les projections radiales 165 permettent non seulement
de guider la came 161 en translation le long de l'axe d'entraînement 47, mais permettent
également d'entraver la rotation de ladite came 161 autour de cet axe.
[0049] Une face d'extrémité 166 de la came 161 coopère avec le noyau plongeur 45. Sur l'autre
face extrémité de la came 161, et plus exactement sur les faces d'extrémités des projections
radiales 165 de cette autre face d'extrémité, est aménagé une première surface de
came 167. En d'autres termes, cette première surface de came est portée par chaque
épaulement des projections radiales 165. Plus précisément, la première surface de
came 167 est essentiellement formée par une succession de dents 182 réparties autour
d'une circonférence de la came, ou plus exactement par les faces d'extrémités des
dites dents.
[0050] Le mécanisme d'entraînement bistable 137 comprend également un suiveur de came 171
couplé au poussoir 151, et en l'occurrence solidaire dudit poussoir. De la même façon
que la came 161, le suiveur de came 171 comporte des projections radiales 175 destinées
à être engagées dans les rainures axiales 164 du corps de came 162.
[0051] Comme cela est visible sur la figure 17, la came et le suiveur de came sont des pièces
sensiblement identiques. Ceci permet de simplifier la fabrication et de réduire les
coûts associés. Une face d'extrémité 176 du suiveur de came 171, c'est-à-dire du poussoir
151, coopère avec le bras de commande 152 des moyens d'entraînement. Le suiveur de
came 171 comporte, sur l'autre face d'extrémité en vis-à-vis avec la première surface
de came 167, une seconde surface de came 177 destinée à coopérer avec cette première
surface de came 167. De la même façon que pour la première surface de came, la seconde
surface de came 177 est aménagée sur les faces d'extrémités des projections radiales
175. En d'autres termes, cette seconde surface de came 177 est essentiellement portée
par chaque épaulement des projections radiales 175. Plus précisément la seconde surface
de came est essentiellement formée par une succession de dents 182, ou plus exactement
par les faces d'extrémités des dites dents.
[0052] La première et la seconde surface de came 167, 177 sont conçues pour transformer
une translation axiale de la came 161 vers le suiveur de came 171 en une rotation
dudit suiveur de came. Pour autoriser la rotation du suiveur de came 171, une seconde
partie 169 du corps de came 162 présente une section de passage élargie par rapport
à la section de passage plus étroite de la première partie 163. Cette section de passage
de la seconde partie 169 du corps de came 162 présente avantageusement un diamètre
égal, au jeu prés, à celui d'un cercle enveloppant les projections radiales 175 du
suiveur de came 171.
[0053] Sur la figure 16, la première partie 163 du corps de came 162 a été représentée de
manière éclatée pour visualiser les deux parties 163 et 169 du corps de came 162.
Ainsi on peut distinguer, d'une part une enveloppe tubulaire 184 de large section
de passage présentant une section de passage correspondant à celle de la seconde partie
169 du corps de came 162, et d'autre part, un insert 185 présentant une section de
passage correspondant à celle de la première partie 163 de section de passage plus
étroite. L'insert 185 représenté sur la figure 16 permet donc juste de visualiser
les deux parties 163, 169 du corps de came 162, et correspond à une partie formant
avec l'enveloppe tubulaire 184 une unité monobloc.
[0054] La came 161 et le suiveur de came 171 présentent un trou axial 168, 178 débouchant
sur la face d'extrémité portant respectivement la première et la seconde surface de
came 167, 177. Ce trou axial 168, 178 permet de loger des moyens ressort 179, en l'occurrence
un ressort de compression destiné à fournir une force de rappel s'opposant à la translation
axiale de la came 161 vers le suiveur de came 171.
[0055] Le corps de came 162 comporte une troisième surface de came 192 aménagée sur un épaulement
ou rebord 193 formé par la différence de section de passage entre la première et la
seconde partie 163, 169 du corps de came 162. Cette troisième surface de came 192
du corps de came 162 est destinée à coopérer avec la seconde surface de came 177 du
suiveur de came 171, lorsque la came 161 se rétracte. Ainsi, la seconde et la troisième
surface de came 177, 192 sont conçues pour transformer une translation axiale de la
came 161 dans un sens opposée par rapport au suiveur de came 171 en une rotation dudit
suiveur de came. La distance radiale des projections radiales 165, 175 de la came
161 et du suiveur de came 171 est généralement sensiblement égale, au jeu près, à
la largeur du rebord 193 formé par la différence de section de passage entre la première
et la seconde partie 163, 169 du corps de came 162. Cette configuration confère une
meilleure tenue mécanique, ce qui permet aux mécanismes d'entraînement bistable 137
d'encaisser des efforts plus importants.
[0056] En plus de la première et de la seconde surface de came, la came 161 et le suiveur
de came 171 comportent respectivement une quatrième et une cinquième surface de came
référencées respectivement 191, 194 contribuant également à la fonction de transformation
de la translation axiale de la came vers le suiveur de came en rotation dudit suiveur
de came. Ces quatrième et cinquième surfaces de came 191, 194 sont formées sur une
partie annulaire des faces d'extrémités de la came 161 et du suiveur de came 171 portant
la première et la seconde surface de came 167, 177. En particulier, la quatrième et
la cinquième surface de came 191, 194 sont dans le prolongement respectivement de
la première et de la seconde surface de came 167, 177. En d'autres termes, la première
et la quatrième surface de came 167, 191, ainsi que la seconde et la cinquième surface
de came 177, 194, présentent une continuité radiale, ce qui facilite la fabrication
de la came et du suiveur de came.
[0057] Comme cela est représenté sur la figure 17, les surfaces de came 167, 177, 192, 191,
194 présentent généralement des profils asymétriques, tels que par exemple des profils
en dents de scie. En d'autres termes, le profil des surfaces de came comprend une
alternance de premières et secondes rampes 195, 196 orientées dans un sens opposé
et présentant des angles d'inclinaison différents. Ces profils asymétriques permettent
maximiser la surface de contact lorsque les surfaces de came du suiveur de came et
du corps de came entrent en contact. Ainsi, la tenue mécanique du mécanisme d'entraînement
bistable 137 s'en trouve améliorée.
[0058] Comme cela est représenté sur la figure 19C, une dent d'un profil de came comporte
d'une part une première rampe 195 présentant un angle de faible inclinaison ALPHA1
inférieur à 70 degrés, cet angle étant défini par rapport à un plan perpendiculaire
à l'axe d'entraînement 47. Une dent d'un profil de came comporte d'autre part une
seconde rampe 196 présentant un angle de forte inclinaison ALPHA2 supérieur à 70 degrés,
cet angle étant défini de la même façon par rapport au même plan perpendiculaire à
l'axe d'entraînement 47. L'angle de faible inclinaison ALPHA1 de la première rampe
195 est avantageusement compris entre 20 et 70 degrés, de préférence entre 25 et 35
degrés, par exemple sensiblement égal à 28 degrés.
[0059] Comme cela est visible sur la figure 19C, les rampes de forte inclinaison 196 présentent
un angle d'inclinaison ALPHA2 avantageusement compris entre 70 et 90 degrés, de préférence
entre 75 et 85 degrés, par exemple sensiblement égal à 78°. Ceci permet d'empêcher
le coincement de la came quand celle-ci s'éloigne du suiveur de came, du fait que
les forces d'appui des dents dudit suiveur de came sur les dents de la came comportent
une composante qui participe à l'éjection de la came à l'instant ou le suiveur se
pose sur les dents du corps de came 162. Dans d'autres modes de réalisation non représentés,
les rampes de forte inclinaison 196 peuvent présenter un angle d'inclinaison ALPHA2
sensiblement égal à 90 degrés.
[0060] Les profils de la première, de la seconde et de la troisième surface de came 167,
177, 192 sont discontinus, c'est-à-dire qu'ils comportent une succession de parties
dentées et d'espaces ou d'enfonçures réparties autour d'une circonférence de la came
161, du suiveur de came 171 ou du corps de came 162. Pour la came 161 et le suiveur
de came 171, chaque partie dentée correspond à une face d'extrémité d'une projection
radiale 165, 175. Pour le corps de came, chaque partie dentée correspond à une partie
du rebord 193 entre deux rainures axiales 164. Les profils de la quatrième et de la
cinquième surface de came 191, 194 sont, quant à eux, continus, c'est-à-dire qu'ils
comportent une succession de dents réparties continument autour d'une circonférence
de la came 161 ou du suiveur de came 171.
[0061] Les surfaces de came coopérant entre elles présentent avantageusement des profils
complémentaires. Ceci permet de maximiser la surface de contact entre les surfaces
de came et la tenue mécanique s'en trouve améliorée.
[0062] Le nombre total de dents sur la première ou la seconde surface de came 167, 177 est
généralement égal à la moitié du nombre de dents sur la quatrième ou la cinquième
surface de came 191, 194. Ce nombre totale est avantageusement égal à un multiple
du nombre de rainures axiales 164 ou du nombre de projections radiales 165, 175. Dans
le mode de réalisation représenté, le nombre de dents répartis autour d'une circonférence
de la quatrième ou de la cinquième surface de came 191, 194 est de 10. En ce qui concerne
la première et la seconde surface de came 167, 177, chaque partie dentée portée par
les faces d'extrémité des projections radiales 165, 175 comporte une demi-dent, c'est-à-dire
une dent dont la largeur correspond à la moitié de celle des dents complètes de la
quatrième et de la cinquième surface de came 191, 194. En ce qui concerne la troisième
surface de came 192, chaque partie dentée entre deux rainures axiales 164 comporte
une dent complète et une demi dent.
[0063] Grâce à cette configuration des surface de cames, les moyens d'entraînement 25 permettent
d'appliquer à l'arbre de télécommande 23 un couple supérieur à 0,02 Nm, voir supérieur
à 0,05 Nm, par exemple 0,1 Nm. Ce couple correspond à la force à appliquer pour ouvrir
les contacts du au moins un dispositif de coupure associé au dispositif de télécommande.
Cette force est généralement décuplée en fonction du nombre de pôles du au moins un
dispositif de coupure.
[0064] Dans ce qui suit, le fonctionnement du mécanisme d'entraînement est présenté de manière
plus détaillée en référence aux figures 19 à 25.
[0065] Quand le noyau plongeur 45 est dans une position rétractée, le suiveur de came 171
est maintenu grâce au ressort de pression de contact A3 (figure 33) dans la première
position axiale stable P1. Cette première position axiale stable du suiveur de came
171 est représentée schématiquement sur les figures 19A à 19C.
[0066] Dans un premier temps, la came 161, sous l'impulsion du noyau plongeur 45 de l'électroaimant,
va venir en contact avec le suiveur de came 171 puis pousser axialement ledit suiveur
de came 171, comme cela est représenté sur les figures 20A à 20C. Tant que le suiveur
de came 171 est au moins en partie dans la première partie 163 du corps de came 162,
les projections radiales 175 dudit suiveur de came 171 et les rainures axiales 164
du corps de came 162 entravent toute rotation dudit suiveur de came, et ce dernier
ne peut se déplacer qu'en translation sous la poussée exercée par la came. Pendant
cette phase dans laquelle la rotation du suiveur de came 171 est entravée, la première
et la seconde surface de came 167, 177 sont dans une position de contact partielle,
par opposition à une position de contact maximale dans laquelle la majeure partie,
voire la totalité, des surfaces de came sont en contact. Dans cette position de contact
partielle entre la came 161 et le suiveur de came 171, la distance axiale entre ladite
came et ledit suiveur de came n'est pas minimale. Une fois que le suiveur de came
171 est en dehors de la première partie 163 du corps de came 162, la rotation dudit
suiveur de came n'est plus entravée.
[0067] Comme cela est montré sur les figures 21A à 21C, le mouvement de translation de la
came 161 qui vient pousser le suiveur de came 171 entraîne une première rotation ROT1
dudit suiveur de came par glissement de la seconde surface de came 177 sur la première
surface de came 167, et de la cinquième surface de came 194 sur la quatrième surface
de came 191. Cette première rotation ROT1 a été rendu possible par l'alignement des
rampes 195 des surfaces 167, 191 de la came avec les rampes 195 respectivement des
surfaces de came du suiveur de came 177, 194. De plus, cette première rotation ROT1
a été rendu possible dès l'instant que les dents sur les surfaces de came de la came
dépassent le sommet des dents sur la troisième surface de came 192 du corps de came.
Cette première rotation ROT1 se poursuit jusqu'à ce que la première et la seconde
surface de came 167, 177, ainsi que la quatrième et la cinquième surface de came 191,
194, soient dans des positions de contact maximum, correspondant à une distance axiale
minimale entre ladite came et ledit suiveur de came. A cet instant, les rampes 196
des surface de came 177, 194 du suiveur de came viennent buter dans celle des surfaces
de came 167, 191 de la came. A l'issue de cette première rotation ROT1, le mécanisme
d'entraînement 137 se trouve dans l'état représenté schématiquement sur les figures
22A à 22C. Notons que les projections radiales 175 du suiveur de came 171 ne sont
plus alignées avec les rainures axiales 164 du corps de came 162 et que ledit suiveur
de came a réalisé une rotation correspondant à la moitié de la largeur d'une dent.
[0068] Comme cela est représenté sur les figures 23A à 23C, lorsque la came 161 se rétracte
ou se déplace dans un sens opposé par rapport au suiveur de came 171, les projections
radiales 175 dudit suiveur de came, qui ne sont plus alignées avec les rainures axiales
164 du corps de came 162, viennent s'appuyer sur l'épaulement dudit corps de came
en entravant toute translation du suiveur de came dans le sens opposé. La seconde
surface de came 177 du suiveur de came 171, formée sur les faces d'extrémités des
projections radiales 175, vient donc coopérer avec la troisième surface de came 192
formée sur l'épaulement du corps de came 162.
[0069] Sous l'impulsion de la force de rappel exercée par l'entremise de l'arbre de télécommande
23, la seconde surface de came 177 du suiveur de came 171 vient glisser sur la troisième
surface de came 192 du corps de came 162 en entraînant ledit suiveur de came dans
une seconde rotation ROT2 dans le même sens que la première. De cette façon, la seconde
et la troisième surface de came 177, 192 permettent de transformer la translation
axiale de la came 161 dans un sens opposée par rapport au suiveur de came 171 en seconde
rotation ROT2 dudit suiveur de came. Cette seconde rotation se poursuit jusqu'à ce
que la seconde et la troisième surface de came 177, 192 soient dans des positions
de contact maximum correspondant à une seconde position axiale stable P2 dudit suiveur
de came. A l'issue de cette seconde rotation ROT2, les projections radiales 175 du
suiveur de came 171 ne sont toujours pas alignées avec les rainures axiales 164 du
corps de came 162. Cette seconde position axiale stable du suiveur de came 171 est
représentée schématiquement sur les figures 23A à 23C. Notons que les projections
radiales 175 du suiveur de came 171 ne sont toujours pas alignées avec les rainures
axiales 164 du corps de came 162 et que ledit suiveur de came a réalisé une rotation
correspondant à la moitié de la largeur d'une dent.
[0070] En résumé, pour passer de la première position axiale stable P1 représentée sur les
figures 19A à 19C à la seconde position axiale stable P2 représentée sur les figures
23A à 23C, dans un premier temps le noyau plongeur 45 se déploie pour entraîner le
suiveur de came 171 et le poussoir 151 solidaire dudit suiveur dans une première rotation
par glissement de la seconde surface de came 177 sur la première 167, et de la cinquième
surface de came 194 sur la quatrième 191. A l'issue de cette première rotation, le
suiveur de came 171 est dans la position représentée sur les figures 22A à 22C. Dans
un deuxième temps, le noyau plongeur 45 se rétracte en laissant le ressort 179 entraîner
la came 161 en translation dans le même sens que ledit noyau plongeur. Il en résulte
que le suiveur de came 171 et le poussoir 151 solidaire dudit suiveur sont entraînés
dans une seconde rotation par glissement de la seconde surface de came 177 sur la
troisième 192. Juste avant cette seconde rotation, le suiveur de came 171 est dans
la position représentée sur les figures 22A à 22C. A l'issue de cette seconde rotation,
les projections radiales 175 du suiveur de came 171 ne sont pas alignés avec les rainures
axiales 164 du corps de came 162, et ledit suiveur de came est donc maintenu dans
la seconde partie 169 du corps de came 162 et dans la seconde position axiale stable
P2 représentée sur les figures 23A à 23C.
[0071] Cette seconde position axiale stable P2 peut correspondre à une position angulaire
du levier de télécommande 28, qui elle-même correspond à une position d'ouverture
des contacts électriques du au moins un dispositif de coupure 2 associé au dispositif
de télécommande. Ainsi, dans le cas préférentiel d'un électroaimant du type monostable,
le noyau plongeur étant dans une position rétractée, aucun courant d'excitation n'est
nécessaire pour maintenir les contacts électriques du dispositif de coupure associé
dans une position d'ouverture.
[0072] Pour passer de la seconde position axiale stable P2 à la première P1, le processus
est sensiblement le même. Dans un premier temps, le noyau plongeur 45 se déploie pour
entraîner le suiveur de came 171 et le poussoir 151 solidaire dudit suiveur dans une
troisième rotation ROT3 par glissement de la seconde surface de came 177 sur la première
167, et de la cinquième surface de came 194 sur la quatrième 191. Cette troisième
rotation est permise par le fait que la première et la seconde surface de came 167,
177, ainsi que la quatrième et la cinquième surface de came 191, 194, ne sont pas
au départ dans une position de contact maximale. A l'issue de cette troisième rotation
ROT3, le suiveur de came 171 est dans la position représentée sur les figures 24A
à 24C. Notons que les projections radiales 175 du suiveur de came 171 ne sont toujours
pas alignées avec les rainures axiales 164 du corps de came 162. Dans un deuxième
temps, le noyau plongeur 45 se rétracte en laissant le ressort 179 entraîner la came
161 en translation dans le même sens que ledit noyau plongeur. Il en résulte que le
suiveur de came 171 et le poussoir 151 solidaire dudit suiveur sont entraînés dans
une quatrième rotation ROT4 par glissement de la seconde surface de came 177 sur la
troisième 192. Juste après cette quatrième rotation ROT4, le suiveur de came 161 est
dans la position représentée sur les figures 25A à 25C. A l'issue de cette quatrième
rotation, les projections radiales 175 du suiveur de came 171 sont alignées avec les
rainures axiales 164 du corps de came 162, et le suiveur de came est donc entraîné
en translation dans la première partie 163 du corps de came 162 jusqu'à la première
position axiale stable P1 représentée sur les figures 19A à 19C.
[0073] Entre la première et la seconde rotation ROT1, ROT2 d'une part, et entre la troisième
et la quatrième rotation ROT3, ROT4 d'autre part, le suiveur de came 171 et le poussoir
151 solidaire dudit suiveur peuvent être entraînés au-delà d'une position axiale limite
dépassant la première et la seconde position axiale stable P1, P2. La distance entre
cette position axiale limite et la seconde position axiale stable P2 correspond sensiblement
à la hauteur des dents des surfaces de came.
[0074] L'électroaimant 21 est avantageusement conçu pour maintenir, en l'absence de courant
d'activation, le noyau plongeur 45 et la came 161 dans la position rétractée. De cette
façon, le maintien dans la première et la seconde position axiale stable P1, P2 du
suiveur de came 171 et du poussoir 151 auquel il est couplé est indépendante de la
position de la came 161 et du noyau plongeur 45 coopérant avec cette came. Ainsi,
le maintien dans les positions axiales stables P1, P2 du suiveur de came 171 et du
poussoir 151 auquel il est couplé ne nécessite pas de courant d'excitation, ce qui
permet d'optimiser la consommation énergétique et de minimiser les défauts liés à
la circulation d'un courant d'excitation.
[0075] Par ailleurs, le passage entre la première et la seconde position axiale stable P1,
P2, dans un sens et dans l'autre, se fait grâce à un courant d'activation dont l'intensité
peut être choisie pour appliquer un couple à l'arbre de télécommande suffisant pour
ouvrir les contacts du au moins un dispositif de coupure associé au dispositif de
télécommande.
[0076] Dans le dispositif de télécommande présenté, les éléments mobiles du mécanisme bistable
137, c'est-à-dire essentiellement la came 161 et le suiveur de came 171, sont déplaçables
en translation selon un seul axe d'entraînement 47 sensiblement confondu avec l'axe
d'actionnement 46 du noyau plongeur 45. Ces éléments mobiles sont également déplaçables
en rotation autour de ce même axe 46, 47. Grâce à cette configuration dans laquelle
les déplacements des éléments mobiles sont réalisés en translation suivant un seul
axe ou en rotation autour de ce même axe, le mécanisme d'entraînement bistable 137
s'en trouve simplifié et peu encombrant. Cette simplification rend le dispositif de
télécommande particulièrement endurant, c'est-à-dire qu'il peut être actionné un grand
nombre de fois tout en maintenant un bon niveau de fiabilité. Cette endurance provient
également du fait que la force d'entraînement du mécanisme bistable est repartie sur
plusieurs dents de la came et du suiveur de came. Le dispositif de télécommande est
généralement conçu pour permettre un grand nombre de commutations, c'est-à-dire plus
20000 commutations, voire plus de 40000 commutations, par exemple 50000 commutations.
Dispositif de condamnation de télécommande (bloc de télécommande)
[0077] Comme cela est visible sur les figures 1 et 2, le disjoncteur télécommandé comporte
un dispositif de condamnation de télécommande ou dispositif de cadenassage manoeuvrable
à partir de la pièce rétractable 7. En l'occurrence, la pièce rétractable 7 est un
tiroir monté mobile en translation sur le boîtier 41. Dans le mode de réalisation
représenté, le dispositif de condamnation de télécommande est essentiellement disposé
dans le dispositif de télécommande.
[0078] Le dispositif de télécommande 1 et le au moins un dispositif de coupure 2 associé
au dit dispositif de télécommande sont juxtaposés par leurs faces principales 141,
5. Dans le dispositif de condamnation de télécommande représenté à la figure 26, la
face principale du dispositif de télécommande contre laquelle est apposé au moins
un dispositif de coupure a été effacée afin de visualiser le dispositif de condamnation
de télécommande. Pour mieux distinguer les éléments de ce dispositif de condamnation
de télécommande, l'électroaimant 21 et les moyens d'entraînement 22 du dispositif
de télécommande ont également été effacés de cette figure 26.
[0079] En référence à cette figure 26, le dispositif de condamnation de télécommande comprend
la pièce rétractable 7 montée mobile en translation sur le boitier 41. La fonction
principale de cette pièce rétractable 7 est de condamner la fermeture des contacts
électriques du au moins un dispositif de coupure associé au dispositif de télécommande.
Cette pièce rétractable 7 permet également de maintenir l'ouverture des contacts électriques
lorsqu'elle est dans sa position déployée. Pour cela, la pièce rétractable 7 comporte
une ouverture 200 pour passer une anse d'un cadenas lorsque ladite pièce est dans
sa position déployée. Plus précisément, la taille de l'ouverture est définie pour
que la présence d'une anse de cadenas permette de maintenir la pièce rétractable 7
dans sa position déployée.
[0080] Dans un autre mode de réalisation non représenté, la pièce rétractable pourrait comporter
une ouverture pour passer un fil de plombage. Elle pourrait également comporter deux
ouvertures, l'une dédiée à l'anse d'un cadenas et l'autre dédiée à un fil de plombage.
[0081] Le dispositif de condamnation de télécommande comprend, en outre, un levier d'actionnement
201 destiné à être couplé à un levier de déclenchement du au moins un dispositif de
coupure associé au dispositif de télécommande. Ce levier d'actionnement, disposé entre
la pièce rétractable et le levier de déclenchement, permet de transformer le mouvement
de translation de la pièce rétractable en un mouvement de pivotement du levier de
déclenchement. Plus précisément, le levier d'actionnement 201 comporte une patte de
déclenchement 202 destinée à coopérer avec le levier de déclenchement. Cette patte
de déclenchement 202 peut être une aiguille pouvant être inséré dans un orifice du
levier de déclenchement.
[0082] Comme cela est visible sur les figures 1 à 3, le levier de déclenchement du au moins
un dispositif de coupure 2 associé au dispositif de télécommande est accessible par
une lumière 6 ménagée sur la face principale 5 dudit dispositif de coupure. Cette
lumière 6 est généralement présente sur les deux faces des dispositifs de coupure
2. La lumière 6 présente généralement une forme de secteur circulaire centré sur l'axe
du levier de déclenchement. Cette lumière permet ainsi un accès au levier de déclenchement
par l'intermédiaire de la patte de déclenchement 202 du levier d'actionnement 201.
[0083] Comme cela est visible sur la figure 26, le levier d'actionnement 201 est couplé
à la pièce rétractable 7 par l'intermédiaire d'un bras d'entraînement 203 de ladite
pièce rétractable 7 coopérant avec un ergot 204 d'un bras de levier 205 dudit levier
d'actionnement. Le levier d'actionnement 201 comporte un axe, non visible, disposé
derrière une patte 208 dudit levier et sensiblement perpendiculaire aux faces principales.
Cet axe coopère avec un palier non visible du boitier pour permettre une rotation
du levier d'actionnement 201. Comme cela est visible sur la figure 27, la pièce rétractable
7 comporte un renfoncement 207 permettant le passage de cet axe. La présence de cet
axe permet de guider la patte de déclenchement 202 du levier d'actionnement 201 dans
un mouvement d'arc de cercle pour faire pivoter le levier de déclenchement du dispositif
de coupure accolé au dispositif de télécommande.
[0084] Ainsi, en tirant sur la pièce rétractable 7 pour la manoeuvrer vers sa position déployée,
le bras d'entraînement 203 de ladite pièce rétractable entraîne l'ergot 204 du levier
d'actionnement 201 dans un mouvement essentiellement de translation. Pendant le déplacement
de l'ergot 204, le levier d'actionnement 201 est entraîné en rotation de façon à déplacer
la patte de déclenchement 202 selon un arc de cercle en suivant la lumière 6 et en
entrainant le levier de déclenchement du dispositif de coupure accolé au dispositif
de télécommande.
[0085] Plus précisément, le pivotement du levier de déclenchement du dispositif de coupure
accolé au dispositif de télécommande est obtenu lorsque la pièce rétractable 7 est
dans une première position intermédiaire entre une position initiale ou rétracté et
sa position déployée, c'est-à-dire avant que la pièce rétractable 7 atteigne sa position
déployée.
[0086] Dans le cas où le dispositif de télécommande est associé à plusieurs dispositifs
de coupure, les dispositifs de coupure qui ne sont pas accolés contre ledit dispositif
de télécommande sont déclenchés par l'entremise de leurs leviers de déclenchement
respectifs qui sont interconnectés mécaniquement. Les contacts des dispositifs de
coupure peuvent également être ouverts manuellement par l'entremise de la barrette
4 montée solidairement sur les manettes 3 de l'ensemble desdits dispositifs de coupure.
[0087] Le dispositif de condamnation de télécommande comprend, en outre, des moyens de blocage
de la pièce rétractable 7 permettant de ne pas pouvoir condamner la télécommande lorsque
les contacts électriques d'un dispositif de coupure sont soudés. Ces moyens de blocage
interagissent avec les moyens d'entraînement du dispositif de télécommande, en particulier
avec le bras de commande 152 solidaire de l'arbre de télécommande 23 rotatif dont
la position angulaire dépend de la position du contact mobile du au moins un dispositif
de coupure. Plus précisément, ces moyens de blocage comportent une patte 206 solidaire
du bras de commande 152 et une protubérance 209, en l'occurrence un ergot, solidaire
de la pièce rétractable 7. Lorsque l'arbre de télécommande 23 est dans une position
correspondant à la fermeture des contacts électriques, la patte 206 agit comme un
butoir permettant de stopper la manoeuvre de la pièce rétractable 7 vers sa position
déployée, la protubérance 209 de ladite pièce rétractable agissant comme une butée.
Ces moyens de blocage sont indépendants du levier d'actionnement 201 destiné à être
couplé avec le levier de déclenchement du au moins un dispositif de coupure. La mise
en oeuvre de ces moyens de blocage peut donc être envisagée pour tout dispositif de
condamnation de télécommande utilisant d'autres moyens de condamnation, par exemple
via les manettes des dispositifs de coupure.
[0088] Le dispositif de condamnation de télécommande comprend une pièce de liaison 211 équipé
de moyens de couplage avec la manette 3 du au moins un dispositif de coupure 2. Ces
moyens de couplage comportent essentiellement une patte d'entraînement 213 de la pièce
de liaison 211 qui est inséré dans une rainure 215 de la barrette 4 solidaire de l'ensemble
des manettes 3. Ainsi, la pièce de liaison 211 est solidaire de la manette 3 de l'ensemble
des dispositifs de coupure associés au dispositif de télécommande.
[0089] La pièce de liaison 211 est conçue pour occuper au moins deux positions représentatives
de la position d'ouverture et de la position de fermeture de ladite manette, et éventuellement
des positions intermédiaires telles que décrites ci-après. Dans le mode de réalisation
présenté, la pièce de liaison 211 est montée rotative autour d'un axe de rotation
sensiblement confondu avec un axe de pivotement de la manette 3 du au moins un dispositif
de coupure associé au dispositif de télécommande.
[0090] Comme cela est visible sur les figures 28 et 29, la pièce de liaison 211 comporte
des moyens de blocage, en l'occurrence une glissière 217. Ces moyens de blocage de
la pièce de liaison coopèrent avec un organe de blocage mécanique de la pièce rétractable
7, en l'occurrence un ergot 218, pour bloquer mécaniquement ladite pièce de liaison
lorsqu'elle se trouve dans sa position représentative de la position d'ouverture de
la manette et lorsque la pièce rétractable 7 est manoeuvrée vers sa position déployée.
[0091] Dans le mode de réalisation présenté, la glissière 217 de la pièce de liaison 211
est orientée selon un axe sensiblement perpendiculaire à l'axe de rotation de ladite
pièce de liaison. Quelque soit la position de la pièce de liaison 211, l'axe de la
glissière 217 se trouve dans un plan portant l'axe de translation de l'ergot 218.
Ainsi, le coulissement de l'ergot 218 dans la glissière 217 n'est possible que lorsque
la pièce de liaison 211 est dans sa position angulaire représentative de la position
d'ouverture de la manette 3 et dans laquelle l'axe de la glissière 217 est sensiblement
confondu avec l'axe de translation de l'ergot 218.
[0092] Ainsi, lorsque la pièce de liaison 211 est dans sa position représentative de la
position d'ouverture de la manette 3 du au moins un dispositif de coupure 2, et lorsque
la pièce rétractable 7 est manoeuvrée vers sa position déployée, l'ergot 218 se déplace
en translation selon l'axe de la glissière 217 et vient glisser dans ladite glissière
ce qui permet d'entraver toute rotation de ladite pièce de liaison. La manette 3 du
au moins un dispositif de coupure associé au dispositif de télécommande étant solidaires
de la pièce de liaison 211, le blocage de ladite pièce de liaison 211 s'accompagne
du blocage des dites manettes 3. Lorsque la pièce rétractable atteint sa position
déployée, l'ouverture 200 est suffisamment dégagée et l'insertion de l'anse du cadenas
dans l'ouverture 200 devient possible. Un clip 219 de la pièce rétractable 7 permet
de bloquer ladite pièce dans sa position déployée dans une encoche du boîtier 41 (figure
26) pour passer l'anse du cadenas. Une deuxième encoche permet de la maintenir en
position rétractée. Grâce à cette configuration, l'utilisateur dispose de ses deux
mains pour passer l'anse du cadenas et pour le fermer.
[0093] Dans le cas où la manette 3 du au moins un dispositif de coupure 2 associé au dispositif
de télécommande 1 est initialement dans une position de fermeture des contacts, la
manoeuvre de la pièce rétractable 7 vers sa position déployée passe dans un premier
temps par la première position intermédiaire permettant de déclencher le au moins
un dispositif de coupure. Ainsi, la manette 3 du au moins un dispositif de coupure
passe de la position de fermeture à la position d'ouverture des contacts, en entraînant
la pièce de liaison 211 en rotation jusqu'à sa position représentative de ladite position
d'ouverture. A cet instant, la translation de l'ergot 218 de la pièce rétractable
7 n'est plus entravée, et ladite pièce rétractable peut être manoeuvrée vers sa position
déployée dans laquelle l'insertion de l'anse d'un cadenas dans l'ouverture 200 devient
donc possible.
[0094] Dans le cas où les contacts électriques d'un dispositif de coupure sont soudés, par
exemple à la suite à un défaut électrique, la manette 3 dudit dispositif ne peut pas
être ramenée dans sa position d'ouverture. Dans la mesure où le couplage mécanique
entre la manette 3 de chaque dispositif de coupure et la pièce de liaison 211 est
parfait, c'est-à-dire qu'en appliquant un effort n'importe où sur la barrette 4 toutes
les manettes sont déplacées de la même façon, la pièce de liaison 211 est toujours
dans une position entravant la translation de l'ergot 218 et il n'est pas possible
de manoeuvrer la pièce rétractable 7 jusqu'à sa position déployée. De surcroît, l'arbre
de télécommande 23 est dans une position angulaire pour laquelle la patte 206 du bras
de commande 152 vient bloquer la protubérance 209 de la pièce rétractable 7, ce qui
vient renforcer l'impossibilité de toute manoeuvre de ladite pièce rétractable dans
sa position rétractée. Dans le cas où le couplage mécanique entre la manette 3 de
chaque dispositif de coupure et la pièce de liaison 211 n'est pas parfait, c'est seulement
la position angulaire de l'arbre de télécommande 23 qui vient bloquer la manoeuvre
de la pièce rétractable 7 dans sa position déployée par l'entremise de la patte 206
et de la protubérance 209. Ainsi, quelque soit la solidité du couplage mécanique entre
la manette 3 de chaque dispositif de coupure et la pièce de liaison 211, la soudure
d'une paire de contacts d'un dispositif de coupure empêche systématiquement la manoeuvre
de la pièce rétractable 7 dans sa position déployée et donc la condamnation dudit
dispositif de télécommande par l'insertion de l'anse d'un cadenas dans l'ouverture
200.
[0095] A titre d'exemple, en considérant le mode de réalisation de la figure 1 présentant
quatre dispositifs de coupure 2, si le quatrième dispositif de coupure présente un
problème de soudure des contacts, il peut être possible d'ouvrir les contacts du premier
dispositif de coupure qui est accolé au dispositif de télécommande, en appliquant
un effort sur la barrette 4 au niveau dudit premier dispositif de coupure et en désolidarisant
partiellement ladite barrette par rapport à l'ensemble des manettes 3. Dans ce cas,
la pièce de liaison 211 n'est plus dans une position entravant la translation de l'ergot
218, et c'est seulement la position angulaire de l'arbre de télécommande 23 qui vient
bloquer la manoeuvre de la pièce rétractable 7 dans sa position déployée par l'entremise
de la patte 206 et de la protubérance 209.
[0096] Dans tous les cas de soudure d'une paire de contacts, la pièce rétractable 7 peut
être manoeuvrée jusqu'à sa première position intermédiaire, ce qui permet de déclencher
les autres dispositifs de coupure.
[0097] Plus précisément, entre cette première position intermédiaire et la position déployée,
il existe une seconde position intermédiaire de la pièce rétractable 7 dans laquelle
la translation de l'ergot 218 est entravée par le non alignement de la glissière 217
avec l'axe de translation dudit ergot. La manette 3 du au moins un dispositif de coupure
se trouve ainsi dans une position médiane entre la position d'ouverture et la position
de fermeture de la manette, et la glissière 217 de la pièce de liaison 211 n'est pas
alignée avec l'axe de translation de l'ergot 218. Ainsi, en cas de soudure des contacts
électriques, il n'est pas possible de manoeuvrer la pièce rétractable 7 jusqu'à sa
position déployée, et l'insertion de l'anse d'un cadenas dans l'ouverture 200 est
empêchée.
[0098] Un avantage du dispositif de condamnation de télécommande selon l'invention est qu'il
n'est pas assujetti à la tenue mécanique de la pièce rétractable ou de tout moyen
de couplage entre ladite pièce rétractable et la manette du au moins un dispositif
de coupure associé au dispositif de télécommande.
Moyens de signalisation d'états et de défauts électriques (bloc de télécommande)
[0099] Le disjoncteur télécommandé, et en particulier le dispositif de télécommande 1 dudit
disjoncteur, comporte des moyens de signalisation permettant de signaler, d'une part
les états d'ouverture ou de fermeture des contacts électriques du au moins un dispositif
de coupure 2 associé au dispositif de télécommande et, d'autre part la présence d'un
défaut électrique. Les moyens de signalisation sont connectés à des moyens de visualisation
locaux 8, à des connecteurs de signalisation 9, et à des connecteurs non visibles
derrière l'ouverture 10, lesdits connecteurs permettant une surveillance à distance.
[0100] Les moyens de signalisation comprennent des premiers moyens de détection agencés
pour détecter des positions de la manette 3 du au moins un dispositif de coupure 2
associé au dispositif de télécommande, et des seconds moyens de détections agencés
pour détecter la position de l'arbre de télécommande 23 monté rotatif autour de l'axe
de télécommande. Dans le mode de réalisation présenté, les moyens de signalisation
sont disposés dans le bloc de télécommande 1 du disjoncteur. Les moyens de signalisation
comprennent des moyens de traitement 280 disposés entre, d'un coté les premiers et
les seconds moyens de détection et, de l'autre côté les moyens de visualisation locaux
8 ainsi que les connecteurs permettant une surveillance à distance.
[0101] Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 30 et 31, les premiers moyens
de détection permettent d'obtenir un premier signal SD représentatif de la présence
de tout défaut électrique susceptible de provoquer successivement un déclenchement
du au moins un dispositif de coupure 2 et un positionnement de la manette 3 dudit
dispositif dans une position d'ouverture. De tels défauts électriques peuvent être
la présence d'un court-circuit ou la présence d'une surintensité du courant. De plus,
les premiers moyens de détection permettent d'obtenir un premier signal SD représentatif
d'un positionnement de la manette 3 dudit dispositif dans une position d'ouverture,
même en l'absence de défaut électrique.
[0102] Les premiers moyens de détection pourrait également permettre d'obtenir un signal
représentatif d'un défaut lié à la soudure des contacts électriques d'un dispositif
de coupure. En effet, dans le mode de réalisation représenté, le au moins un dispositif
de coupure 2 associé au dispositif de télécommande 1 est conçu pour que, dans le cas
où les contacts électriques d'un dispositif sont soudés, la manette 3 dudit dispositif
de coupure 2 puisse être déplacée dans une position intermédiaire entre la position
d'ouverture et la position de fermeture. Lors de la soudure des contacts électriques,
le positionnement de la manette 3 dans cette position intermédiaire est généralement
obtenu, soit à la suite d'une tentative d'ouverture desdits contacts via le dispositif
de télécommande 1, soit via la manette 3, soit à la suite d'un déclenchement d'un
dispositif de coupure sur défaut électrique. Les premiers moyens de détection pourraient
donc être conçus pour détecter cette position intermédiaire de la manette. Dans le
mode de réalisation représenté, les premiers moyens de détection sont conçus pour
simplement distinguer cette position intermédiaire de la manette 3 de sa position
de fermeture.
[0103] Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 30 et 31, les premiers moyens
de détection sont agencés pour détecter les positions de la pièce de liaison 211.
Cette pièce de liaison 211 est montée pivotante autour d'un axe sensiblement confondu
avec l'axe de pivotement de la manette 3. Cette pièce de liaison 211 est équipée de
moyens de couplage avec la manette 3 du au moins un dispositif de coupure 2 associé
au dispositif de télécommande. Ces moyens de couplage comportent la patte d'entraînement
213 décrite précédemment. Plus précisément, le couplage entre la manette 3 et la pièce
de liaison 211 est obtenu par insertion de cette patte d'entraînement 213 dans la
rainure 215 de la barrette 4 qui est solidaire de la manette 3 du au moins un dispositif
de coupure 2. Ainsi, les premiers moyens de détection sont conçus pour détecter des
positions angulaires de ladite pièce de liaison 211 correspondant aux positions d'ouverture
ou de fermeture de la manette 3. La pièce de liaison 211 peut donc occuper au moins
deux positions représentatives respectivement d'une position d'ouverture et d'une
position de fermeture de la manette 3, ainsi qu'une troisième position représentative
de la position intermédiaire de la manette en cas de soudure des contacts électriques.
Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 30 et 31, les premiers moyens
de détection sont donc conçus pour discerner la position de la pièce de liaison 211
représentative de la fermeture de la manette, par rapport à sa position représentative
de la position d'ouverture de la manette et à sa troisième position représentative
de la position intermédiaire de la manette.
[0104] Les premiers moyens de détection comportent un premier capteur 241, en l'occurrence
un capteur de position sans contact ou capteur de proximité. Dans le mode de réalisation
représenté sur les figures 30 et 31, ce premier capteur 241 est un capteur à effet
Hall disposé sur un circuit électronique 242, en l'occurrence un circuit imprimé,
portant les moyens de traitement 280, ainsi que tous les moyens électroniques de fonctionnement
de la télécommande. Toutefois, n'importe quel détecteur de position sans contact à
la disposition de l'homme du métier pourrait être utilisé à la place de ce capteur
à effet Hall. La pièce de liaison 211 comporte, quant à elle, un premier élément de
positionnement 243 excentré par rapport à l'axe de rotation de ladite pièce de liaison
et s'étendant vers le premier capteur 241. Dans le mode de réalisation représenté
sur les figures 30 et 31, ce premier élément de positionnement 243 a la forme d'un
cylindre dont l'axe principal s'étend parallèlement à l'axe de télécommande. Un aimant
permanant, non visible, est disposé à l'extrémité du premier élément de positionnement
243 en vis-à-vis avec le circuit électronique 242 portant le premier capteur 241 et
les moyens de traitement 280. Cet aimant permanent est généralement en terre rare
pour permettre l'émission d'un champ magnétique de forte intensité. Cet aimant est
souvent monté à l'intérieur de l'élément de positionnement 243 et maintenu dans ledit
élément par des clips et un support moulés non représentés.
[0105] Lorsque la manette 3 entraîne la pièce de liaison 211 de la position représentative
de la fermeture de la manette vers la position représentative de l'ouverture de ladite
manette, l'extrémité du premier élément de positionnement 243 portant l'aimant permanent
se déplace pour quitter une position en vis-à vis avec le capteur 241, ce qui permet
de générer un premier signal SD représentatif de l'ouverture de la manette et de la
présence d'un défaut électrique.
[0106] Les premiers moyens de détection comportent, en outre, des premiers moyens électromécaniques
251 coopérant avec la pièce de liaison 211, et en particulier avec une protubérance
latérale 252 montée sur le premier élément de positionnement 243 de ladite pièce de
liaison. Ces premiers moyens électromécaniques 251 sont essentiellement constitués
par un interrupteur doté d'un organe d'actionnement 253 coopérant avec la protubérance
latérale 252 du premier élément de positionnement 243.
[0107] Lorsque la pièce de liaison 211 est dans une position angulaire représentative de
la fermeture de la manette 3, la protubérance latérale 252 vient appuyer sur l'organe
d'actionnement 253, ce qui permet aux premiers moyens électromécaniques de fournir
un autre signal SD représentatif de ladite position de fermeture de la manette et
donc de l'absence d'un défaut électrique. Lorsque la pièce de liaison 211 est dans
une position angulaire représentative de l'ouverture de la manette 3, la protubérance
latérale 252 ne vient plus appuyer sur l'organe d'actionnement 253, et l'autre signal
SD est représentatif de ladite position d'ouverture de la manette et donc de la présence
d'un défaut électrique.
[0108] Le circuit électronique 242 et les circuits des premiers moyens électromécaniques
251 sont électriquement isolés, c'est-à-dire qu'ils présentent une séparation galvanique.
Le premier capteur 241 est utilisé par le circuit électronique 242 pour générer des
signaux en tension 24 Volts sur les connecteurs de signalisation à distance logés
dans l'ouverture 10 (figure 2). Les premiers moyens électromécaniques 251 sont en
liaison directe avec les connecteurs de signalisation à distance 9 (figure 1) pour
générer des signaux en tension 220 Volts. Cela permet de ne pas avoir une tension
de 220 Volts sur le circuit électronique 242. De cette façon, les distances d'isolement
s'en trouvent réduites, ce qui permet de minimiser la taille du circuit électronique
et de ses composants.
[0109] Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 30 et 31, les seconds moyens
de détection permettent d'obtenir un signal OF représentatif de la fermeture des contacts
électriques du au moins un dispositif de coupure 2 associé au dispositif de télécommande.
Plus précisément, ces seconds moyens de détection sont agencés pour détecter des positions
angulaires de l'arbre de télécommande 23 qui sont directement liées aux états d'ouverture
et de fermeture des contacts électriques.
[0110] En effet, dans le au moins un dispositif de coupure 2 associé au dispositif de télécommande,
l'arbre de télécommande 23 est solidaire d'un mécanisme de télécommande dudit dispositif
de coupure permettant d'actionner le contact mobile 27. Comme cela est décrit de manière
plus détaillée dans la suite de la description, ce mécanisme de télécommande du dispositif
de coupure 2 comporte un levier de télécommande 351 et des moyens d'entraînement solidaires
à la fois du levier de télécommande 351 et du levier support 317 portant le contact
mobile 27. De plus, ces moyens d'entraînement sont agencés pour que toute rotation
du levier de télécommande 351 s'oppose à la résistance exercée par un ressort de pression
de contact. Grâce à cette configuration, le déplacement du contact mobile est directement
lié à la rotation de l'arbre de télécommande 23. Ainsi, la détection de l'état des
contacts électriques par l'entremise de cet arbre de télécommande 23 est plus directe
et plus fiable que si elle était réalisée par l'entremise des moyens d'entraînement
22 ou du noyau plongeur 45 de l'électroaimant 21 du dispositif de télécommande 1.
[0111] Comme cela est visible sur la figure 31, les seconds moyens de détection comportent
un second capteur 261, en l'occurrence un capteur de position sans contact ou capteur
de proximité. Dans ce mode de réalisation, le second capteur 261 est un capteur à
effet Hall disposé sur le circuit électronique 242 portant les moyens de traitement
280. Toutefois n'importe quel détecteur de position sans contact à la disposition
de l'homme du métier aurait pu être utilisé à la place du capteur à effet Hall. Comme
cela est visible sur la figure 31, l'arbre de télécommande 23 comporte, quant à lui,
un second élément de positionnement 263 excentré par rapport à l'axe de télécommande
et s'étendant vers le second capteur 261. Dans le mode de réalisation représenté,
ce second élément de positionnement 263 a la forme d'un cylindre dont l'axe s'étend
parallèlement à l'axe de télécommande. Un aimant permanant, non visible, est disposé
à l'extrémité du second élément de positionnement 263 en vis-à-vis avec le circuit
électronique 242 portant le capteur 261 et les moyens de traitement 280. Cet aimant
est généralement en terre rare et monté dans le second élément de positionnement 263
de la même façon que celui du premier élément de positionnement 243.
[0112] Lorsque l'arbre de télécommande 23 passe d'une position représentative de l'ouverture
des contacts à une position représentative de la fermeture desdits contacts, l'extrémité
du second élément de positionnement 263 portant l' aimant permanent se déplace pour
être en vis-à vis avec le capteur 261, ce qui permet de générer un second signal OF
représentatif de la fermeture desdits contacts.
[0113] Comme cela est visible sur la figure 31, les second moyens de détection comportent,
en outre, des seconds moyens électromécaniques 271 coopérants avec l'arbre de télécommande
23 par l'entremise de moyens de transmission, en l'occurrence une lame flexible 272.
Ces seconds moyens électromécaniques 271 sont essentiellement constitués par un interrupteur
doté d'un organe d'actionnement 273 coopérant avec l'extrémité de la lame flexible
272. Lorsque l'arbre de télécommande passe dans une position angulaire représentative
de la fermeture des contacts électriques, le second élément de positionnement 263
vient appuyer sur la lame flexible 272, et l'extrémité de ladite lame vient appuyer
à son tour sur l'organe d'actionnement 273, ce qui permet aux seconds moyens électromécaniques
de fournir un autre signal OF représentatif de la fermeture desdits contacts électriques.
[0114] Le circuit électronique 242 et les circuits des seconds moyens électromécaniques
271 sont électriquement isolés, c'est-à-dire qu'ils présentent une séparation galvanique.
Le second capteur 261 est utilisé par le circuit électronique 242 pour générer des
signaux en tension 24 Volts sur les connecteurs de signalisation à distance logés
dans l'ouverture 10 (figure 2). Les seconds moyens électromécaniques 271 sont en liaison
directe avec les connecteurs de signalisation à distance 9 (figure 1) pour générer
des signaux en tension 220 Volts. Cela permet de ne pas avoir une tension de 220 Volts
sur le circuit électronique 242. De cette façon, les distances d'isolement s'en trouvent
réduites, ce qui permet de minimiser la taille du circuit électronique et de ses composants.
[0115] Dans le mode de réalisation représenté, les moyens de détections sont compacts et
sont réalisés à partir d'éléments ayant plusieurs fonctions. Ceci permet de les intégrer
facilement dans un environnement encombré.
[0116] Comme cela est représenté sur la figure 32, les moyens de traitement 280 comportent
un compteur 281 connecté aux seconds moyens de détection 261 permettant de comptabiliser
le nombre de commutations pendant un temps donné. Un module de traitement 282 connecté
à ce compteur 281 permet, lorsque ce nombre dépasse une limite prédéterminée correspondant
à un début d'échauffement du dispositif de télécommande, d'envoyer vers les moyens
de visualisation locaux 8 ou vers tout autre moyen de visualisation déporté, un signal
permettant d'indiquer la présence de cet échauffement.
[0117] Dans le mode de réalisation présenté, les moyens de visualisation locaux 8 se présentent
sous la forme d'une lampe pouvant émettre une lumière de couleurs différentes, en
l'occurrence rouge ou verte, et pouvant s'allumer en continue ou en intermittence
avec des intervalles de temps différents.
[0118] A titre d'exemple, lorsque les contacts électriques 26, 27 du au moins un dispositif
de coupure 2 associé au dispositif de télécommande 1 sont ouverts et que la manette
est dans sa position de fermeture, la lampe 8 émet une lumière de couleur verte clignotant
avec des intervalles de temps long indiquant que lesdits contacts sont prêts à être
fermés par l'entremise du dispositif de télécommande 1. Suite à une fermeture de ces
contacts par l'entremise du dispositif de télécommande 1, la lampe 8 émet une lumière
verte continue. En présence d'un défaut électrique ou lorsque la manette 3 est déplacée
dans sa position d'ouverture, la lampe 8 émet une lumière de couleur rouge clignotant
avec des intervalles de temps moyens. Un signal lumineux rouge permanent est émis
dans le cas où les contacts sont soudés et que la manette 3 est manoeuvrée vers sa
position d'ouverture en s'arrêtant dans sa position intermédiaire. Enfin, en cas d'échauffement
ou de surchauffe du dispositif de télécommande 1 suite au dépassement du nombre limite
d'actionnement de la télécommande, la lampe 8 émet une lumière de couleur rouge clignotant
avec des intervalles de temps petits.
[0119] La signalisation d'un état de fermeture des contacts électriques étant découplée
par rapport à la signalisation d'un défaut électrique, les risques d'une mauvaise
interprétation des informations ainsi signalées est réduit.
Dispositif de coupure (bloc de protection électrique)
[0120] Le disjoncteur télécommandé représenté sur la figure 33 et les figures 35 à 38 comporte,
dans le bloc de protection électrique, au moins un dispositif de coupure 2. Comme
cela est visible sur la figure 35, ce dispositif de coupure 2 comprend, dans un boîtier
isolant 301, le contact fixe 26, le contact mobile 27 porté par un bras de contact
303, le mécanisme de commande 25 et des moyens de déclenchement.
[0121] Sur la figure 33 représentant les chaines cinématiques du dispositif de coupure 2,
chaque composant du mécanisme de commande 25 est représenté par un ou plusieurs trait(s)
plein(s) référencé(s) numériquement, l'enveloppe ou le boitier est représenté par
un rectangle hachuré, et les articulations sont représentées par des cercles. Les
flèches droites et courbées indiquent, quant à elles, respectivement des efforts et
des couples.
[0122] En référence aux figures 33 et 35, le mécanisme de commande 25 du dispositif de coupure
2 est conçu pour actionner le bras de contact 303 dont l'extrémité libre porte le
contact mobile 27. Le bras de contact 303 peut être directement actionné par l'utilisateur
A8, par l'entremise de la manette 3. Une ouverture est ménagée dans la face avant
du boîtier 301 pour le passage de la manette 3 montée à pivotement limité sur un axe
312. La manette 3 est manoeuvrable entre une position de fermeture dans laquelle les
contacts 26, 27 sont ouverts ou fermés par la télécommande, et une position d'ouverture
correspondant à la séparation desdits contacts. La manette 3 est équipée d'une embase
interne accouplée à des moyens de transmission, en l'occurrence une biellette de transmission
313. Une articulation 314 entre l'embase de la manette 3 et la biellette 313 se trouve
excentrée par rapport à l'axe de pivotement 312 fixe de ladite manette, de sorte que
ladite biellette forme un dispositif à genouillère.
[0123] La manette 3 est sollicitée dans le sens trigonométrique vers la position d'ouverture
par un ressort de rappel A1. Le contact fixe 26 est solidarisé à la carcasse du déclencheur
magnétique 305. Le bras de contact 303 est fixé à un levier support 317 en matériau
isolant, articulé sur un pivot 318 d'une platine 319 rotative. En position de fermeture
des contacts 26, 27, un ressort de pression de contact A3, inséré sur le pivot 318
autorise un mouvement relatif de pivotement de faible amplitude entre la platine 319
et le levier support 317.
[0124] Le bras de contact 303 peut également être directement actionné par les moyens de
déclenchement de type thermique 304 et de type électromagnétique 305 d'un pole du
dispositif de coupure, ou d'autres pôles A9, A10 de ce même dispositif de coupure.
Un levier de déclenchement 321 piloté par un percuteur 316, A7 du déclencheur électromagnétique
305, et une bilame 322, A5 du déclencheur thermique 304, est monté à pivotement sur
un axe 323 porté par la platine 319 avec un décalage prédéterminé par rapport au pivot
318 du levier support 317.
[0125] Une liaison mécanique brisable 325 est ménagée entre la biellette de transmission
313 et la platine 319 d'entraînement du bras de contact 303. En position verrouillée,
la liaison 325 autorise la commande manuelle du mécanisme de commande 25 par la manette
3. Le déplacement du levier de déclanchement 321 vers la position déclenchée sous
l'action du déclencheur provoque la rupture momentanée de la liaison mécanique brisable
325, entraînant le déclenchement automatique du mécanisme de commande 25, indépendamment
de la manette. Le levier de déclenchement est associé à un ressort de rappel A6, en
l'occurrence un ressort de torsion, destiné à assurer le rétablissement automatique
de la liaison mécanique brisable 325 lorsque la manette 3 est actionnée vers la position
d'ouverture, suite à un déclenchement du mécanisme de commande 25 sur défaut.
[0126] Plus précisément, la liaison mécanique brisable 325 comporte un crochet 331 d'accrochage
monté à pivotement sur un axe 332 de la platine 319. A l'opposé de l'axe 332, le bec
du crochet coopère en position verrouillée de la liaison mécanique brisable 325 avec
un cran 333 de retenue situé sur le bras supérieur du levier de déclenchement 321.
[0127] La biellette de transmission 313 est accouplée au crochet 331 en un point d'articulation
336 susceptible de se déplacer lors du déclenchement dans une lumière 337 de la platine
319. La lumière 337 est borgne ou ouverte, et est conformée en un secteur, qui peut
être circulaire ou de forme complexe, centré sur l'axe 332. Le point intermédiaire
d'articulation 336 est situé entre l'axe 332 et le bec du crochet 331. La liaison
mécanique brisable constitue un étage démultiplicateur dans la chaine cinématique
du mécanisme de commande 25, autorisant une réduction de l'effort de déclenchement
en provenance du déclencheur magnétothennique.
[0128] La bilame 322, A5 du déclencheur thermique 304 coopère avec le levier de déclenchement
321 au moyen d'un tiroir rotatif 341 à transmission unidirectionnelle. Le tiroir 341
est formé par un levier coudé ayant une extrémité accouplée librement au bras inférieur
du levier de déclenchement 321 en un point d'articulation 342. Une partie intermédiaire
incurvée du tiroir 341 prend appui sur un bossage 343 du boîtier, de manière à entraîner
ce dernier vers la position déclenchée lors de la déflexion vers la droite de la bilame
322, A5 en cas de circulation d'un courant de surcharge dans le pole. Pendant cette
phase de déclenchement thermique, le tiroir 341 constitue une liaison cinématique
rigide entre la bilame 322, A5 et le levier de déclenchement 321. L'absence de frottement
parasite entre le tiroir 341 et le levier de déclenchement 321 permet une diminution
notable de l'effort de déclenchement transmis par la bilame 322, A5.
[0129] Le mécanisme de commande 25 du dispositif de coupure comporte, en outre, un mécanisme
de télécommande agissant sur le levier support. Ce mécanisme de télécommande est représenté
séparément du reste du mécanisme de commande à la figure 34.
[0130] Comme cela est visible sur les figures 34 et 35, le mécanisme de télécommande est
équipé d'un levier de télécommande 351 monté rotatif autour d'un axe de télécommande
352 sensiblement perpendiculaire aux faces principales du boîtier 301, ledit levier
de télécommande étant destiné à être couplé à un dispositif de télécommande. Le boîtier
comporte sur au moins une de ces faces principales un palier 353 destiné à recevoir
l'arbre de télécommande 23 du dispositif de télécommande. Ce palier permet de faire
un centrage de l'arbre de télécommande 23 sur l'axe de télécommande 352 sans entraver
sa rotation.
[0131] En référence aux figures 34 et 35, le levier de télécommande 351 comprend une ouverture
354 destinée à recevoir l'arbre de télécommande 23, de façon à coupler ledit arbre
de télécommande 23 au dit levier. Ainsi le levier de télécommande 351 est entraîné
en rotation par l'arbre de télécommande 23. Cette ouverture 354, ainsi que l'arbre
de télécommande 23, présentent avantageusement une section cruciforme. Ceci permet
d'obtenir un meilleur couplage entre ces deux éléments. Des godrons peuvent avantageusement
être utilisés sur les branches de la section cruciforme pour renforcer le couplage
entre l'arbre de télécommande 23 et le levier de télécommande 351.
[0132] Grâce à cette configuration, la transmission par l'entremise de l'arbre de télécommande
est rigide tout le long dudit arbre et donc pour l'ensemble des pôles, c'est-à-dire
des dispositifs de coupure 2. Ceci permet d'assurer une commande simultanée de tous
les pôles, c'est-à-dire de tous les dispositifs de coupure 2. Ceci permet, en outre,
de garantir une distance d'ouverture entre les contacts suffisante et identique pour
chaque pôle.
[0133] L'ouverture 354 destinée à recevoir l'arbre de télécommande 23 peut être ajustée
au diamètre extérieur dudit arbre afin de garantir une pression minimum des gaz générés
par l'arc électrique, de limiter toute fuite desdits gaz dans les dispositifs de coupure
voisins, et d'éviter l'amorçage d'un arc électrique entre différents dispositifs de
coupure.
[0134] Comme cela est représenté sur les figures 34 et 35, le mécanisme de télécommande
comprend des moyens d'entraînement solidaires du levier de télécommande 351 et du
levier support 317. En d'autres termes, chaque élément des moyens d'entraînement est
solidaire soit du levier de télécommande 351, soit du levier support 317, et lesdits
éléments coopèrent entre eux pour entraîner ledit levier support par l'entremise dudit
levier de télécommande. Ces moyens d'entraînement comportent un doigt 357 solidaire
du levier de télécommande 351 coopérant avec une rampe 358 du levier support 3I7.
Plus précisément, le doigt 357 est équipé, sur une extrémité libre, d'une surface
de contact coopérant avec la rampe 358. La rampe 358 est, quant à elle, disposée le
long d'un bras 359 du levier support 317. Ainsi, les moyens d'entraînement du mécanisme
de télécommande sont agencés pour que toute rotation du levier de télécommande s'oppose
à la résistance exercée par le ou les ressort(s) de pression de contact A3 visible(s)
sur la figure 33.
[0135] Cet agencement confère au mécanisme de télécommande un caractère monostable, c'est-à-dire
que le mécanisme comporte une seule position stable correspondant en l'occurrence
à la position de fermeture des contacts. Les efforts mécaniques pour maintenir les
contacts 26, 27 du dispositif de coupure 2 dans une position d'ouverture correspondent
à ceux exercés par le ressort de pression de contact A3 ou les ressorts de pression
de contact dans le cas d'une pluralité de pôles ou de dispositifs de coupure 2. Ces
efforts sont donc intégralement transmis par l'entremise du dispositif de télécommande
1. Par ailleurs, le caractère monostable du mécanisme de télécommande permet de simplifier
l'architecture interne du dispositif de coupure et du disjoncteur télécommandé intégrant
ce dispositif ou cette pluralité de dispositifs de coupure. Ceci contribue à rendre
la chaine cinématique de télécommande plus endurante.
[0136] Lorsque la manette 3 est dans une position d'ouverture, le levier support 317 est
dans une position telle que représentée sur les figures 36A et 36B. Dans cette position,
toute rotation de l'arbre de télécommande 23 fait pivoter le levier de télécommande
351 dans le vide, c'est-à-dire que la rampe 358 du levier support 317 est suffisamment
éloignée du doigt 357 pour que ledit doigt ne puisse pas actionner le levier support
317. Avec la commande d'ouverture manuelle via la manette 3, l'angle d'ouverture du
contact mobile est généralement supérieur à l'angle d'ouverture obtenu lors d'une
ouverture télécommandée. De cette façon on obtient une distance d'isolement suffisante
entre les contacts séparables, permettant d'obtenir un sectionnement et de garantir
la sécurité des exploitants lorsque lesdits contacts séparables sont ouverts. Dans
cette position d'ouverture de la manette 3, le mécanisme de télécommande ne peut donc
agir sur le levier support 317 et les contacts 26, 27 restent ouverts. Pour activer
le mécanisme de télécommande, il faut donc positionner la manette 3 dans sa position
de fermeture.
[0137] Lorsque la manette 3 est dans une position de fermeture, le levier support 317 est
dans une position telle que représentée sur les figures 37A et 37B. Dans cette position,
la rampe 358 du levier support 317 est plus proche du doigt 357 solidaire dudit levier
de télécommande 351. Ainsi, toute rotation de l'arbre de télécommande 23 dans le sens
contraire des aiguilles d'une montre permet au doigt 357 de coopérer avec la rampe
358 du levier support 317 et d'entraîner ledit levier support dans une position d'ouverture
des contacts représentée sur les figures 38A et 38B. L'actionnement du dispositif
de télécommande s'oppose à la pression exercée par les ressorts de pression de contact
de chaque pôle. Cette ouverture télécommandée des contacts est maintenue par l'entremise
du dispositif de télécommande, et en particulier par le mécanisme d'entraînement de
ce dispositif de télécommande qui est conçu pour encaisser un effort mécanique au
moins égale à la pression exercée par les ressorts de pression de contact A3 de chaque
dispositif de coupure 2 ou de chaque pole.