[0001] Dans son brevet français n° 76 19189, déposé le 24 juin 1976, la Demanderesse a décrit
des vantaux, comprenant une partie vitrée, formée d'un vitrage simple ou multiple
portant,fixées de façon inamovible sur ses bords, des pièces préformées minces à profil
en U, appelées "cavaliers", disposées à cheval sur son chant, dont les ailes, posées
en saillie sur les faces externes du vitrage, sont collées sur ces dernières, et dont
la base, qui s'appuie contre le chant du vitrage, porte des moyens de fixation amovible,
cette partie vitrée étant susceptible de recevoir, par exemple, un cadre léger.
[0002] Ainsi qu'on l'a précisé dans le brevet mentionné plus haut, on utilise pour la fixation
des cavaliers au.vitrage, des colles souples, élastiques, du type polysulfure, injectées
entre cavalier et vitrage, au-dessous de l'une au moins des ailes du cavalier. Pour
faciliter l'injection de la colle souple, le brevet antérieur a prévu de revêtir le
cavalier d'une enveloppe semi-rigide épousant sa surface externe et débordant notablement
sur sa périphérie.
[0003] Dans le procédé décrit dans le brevet sus-mentionné, l'ensemble constitué par le
cavalier revêtu de l'enveloppe est placé sur la tranche du vitrage, et on colle ensuite
la partie débordante de l'enveloppe sur les faces externes et le chant du vitrage,
de façon à constituer, entre le cavalier et le vitrage, un espace étanche dans lequel
on injecte la colle sous pression.
[0004] Les enveloppes utilisées dans la mise en oeuvre de ce procédé, que l'on appelle encore
étiquettes, sont en général en matière plastique, et elles sont auto-collantes afin
de faciliter leur mise en place sur le cavalier.
[0005] On conçoit que l'un des problèmes qui se posent, dans lamise en oeuvre du procédé
décrit dans le brevet mentionné plus haut, est le positionnement précis et la mise
en place du cavalier et de son enveloppe sur les panneaux, selon une disposition rigoureuse
et préalablement déterminée.
[0006] L'invention se propose d'apporter un appareil de conception simple, d'utilisation
aisée, même sur chantier, et de prix de revient peu élevé, répondant à cet objectif.
[0007] A cet effet, l'invention vise un dispositif pour la mise en place de cavaliers pourvus
d'enveloppes semi-rigides auto-collantes, notamment sur des panneaux tels que vitrages,
qui est caractérisé en ce qu'il comporte: des moyens pour positionner de façon précise
le dispositif par rapport au chant du panneau, à l'aide d'un gabarit de centrage;
une pince pouvant être, par exemple, manoeuvrée manuellement, pour maintenir en place,
par serrage le dispositif sur la tranche du panneau; des moyens pour supporter le
cavalier pourvu de son enveloppe auto-collante et des moyens, pouvant être également
actionnés manuellement, assurant en un premier temps, le déplacement des moyens de
support du cavalier et de l'enveloppe vers le chant du panneau afin d'y positionner
le cavalier et son enveloppe à l'emplacement voulu puis réalisant, en un second temps,
le collage de la partie débordante de l'enveloppe sur les faces externes et sur le
chant du panneau.
[0008] Selon un exemple de réalisation de cette invention, le gabarit de centrage est constitué
d'un banc, maintenu sur le panneau à l'aide de butées réglables, et d'un certain nombre
de noix de centrage déplaçables le long dudit banc, ces noix étant pourvues de moyens
permettant de les fixer le long du banc en tout emplacement prédéterminé.
[0009] Selon l'invention, les moyens prévus pour le positionnement du dispositif sur le
gabarit de centrage sont constitués d'une butée à.ressort montée sur une traverse
fixe, à l'avant du dispositif, cette butée venant s'encastrer dans un logement prévu
sur l'une des noix de centrage du gabarit.
[0010] Selon une autre caractéristique de cette invention, le serrage de la pince est assuré
par un système de commande actionné par une poignée ou similaire, et qui comprend
des longerons latéraux supérieurs et inférieurs portant à l'une de leurs extrémités
respectives les mâchoires de ladite pince et, entre ces longerons inférieurs et supérieurs,
un double parallélogramme déformable réalisé par un assemblage de biellettes accouplées
inversées transmettant le mouvement d'un parallélogramme à l'autre, en vue de rapprocher
les mâchoires l'une de l'autre, un ressort de traction assurant le rappel du système
vers la position d'ouverture des mâchoires des pinces. De préférence, la commande
du mouvement des mâchoires des pinces, par la poignée ou similaire, s'effectue à l'aide
d'excentriques agissant sur les longerons supérieurs par l'intermédiaire de ressorts
à lames montés sur ces longerons.
[0011] Selon l'invention, le support de cavalier est constitué d'une plaque pourvue de pions
de centrage pour le cavalier et son enveloppe, cette plaque munie d'aimants pour maintenir
le cavalier, étant montée à l'extrémité des tiges, rappelées par ressorts, coulissant
à l'intérieur de paliers solidaires du bâti du dispositif, sous l'action d'un poussoir,
par exemple à commande manuelle, pour amener le cavalier pourvu de son enveloppe auto-collante
sur la tranche du panneau.
[0012] Selon une autre caractéristique de cette invention, le collage de la partie débordante
de l'enveloppe sur les faces externes et le chant du panneau est réalisé à l'aide
de rouleaux presseurs, solidaires de biellettes articulées par rapport à un palier
mobile coulissant sur les tiges des moyens assurant le déplacement du support du cavalier,
monté sur le poussoir, ce dernier comportant un ressort de rappel qui est taré plus
dur que les ressorts de rappel des tiges du support de cavalier, afin que les rouleaux
presseurs ne soient actionnés qu'après positionnement du cavalier et de son enveloppe
sur la tranche du panneau.
[0013] Selon l'invention, on prévoit des moyens de centrage escamotables, permettant de
positionner le dispositif par rapport à l'un ou l'autre des bords latéraux du panneau.
Ces moyens peuvent consister en deux butées à ressorts, montées à l'extrémité de bras
fixes prévus de part et d'autre du dispositif, ces butées à ressorts venant prendre
appui sur les bords latéraux du panneau.
[0014] D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description
ci-après, qui est relative à un exemple de réalisation donné à titre non limitatif.
Au cours de cette description, on se réfère aux dessins annexés, sur lesquels:
- la figure 1 est une vue en élévation d'une partie du dispositif, représenté après
serrage de la pince sur le panneau et après mise en place du cavalier et collage de
l'enveloppe de ce dernier;
- la figure 2 est une vue en élévation et coupe partielle selon 2-2 de la figure 3,
représentant le dispositif après serrage de la pince sur le panneau mais avant mise
en place du cavalier et son enveloppe.
- la figure 3 est une coupe partielle de la figure 2;
- la figure 4 est une vue partielle, en coupe selon 4-4 de la figure 3, d'un détail
du dispositif; et,
- la figure 5 représente, en perspective, le gabarit de centrage du dispositif en
place sur un panneau.
[0015] En se référant aux dessins, et particulièrement aux figures 1 à 3, on voit que le
dispositif selon l'invention se présente sous la forme d'un outil comportant un bâti
10 pouvant être tenu fermement à la main par une poignée 12. On a représenté en 14
le panneau devant être pourvu de cavaliers 16, prélablement munis d'enveloppes 18.
En ce qui concerne la conception de ces cavaliers et de leurs enveloppes, on se reportera
au brevet français mentionné plus haut. On retiendra simplement que le cavalier 16
possède un profil en U, et que son enveloppe 18, qui est semi-rigide, doit, après
mise en place du cavalier sur le chant du panneau, épouser la surface externe du cavalier
et déborder notablement sur sa périphérie. Avant cette mise en place, l'enveloppe
présente la forme représentée à la figure 2, c'est-à-dire que ses ailes ne sont pas
rabattues contre les ailes correspondantes du cavalier.
[0016] Le dispositif ainsi représenté est conçu pour venir s'appliquer sur la tranche du
panneau 14. A cet effet,il comporte une double pince 20-20', dont chaque pince élémentaire
comprend une mâchoire inférieure 22 et une mâchoire supérieure 24, entre lesquelles
est serrée la tranche du panneau, ainsi qu'on peut le voir à la figure 2. Pour éviter
tout endommagement des surfaces du panneau, chaque mâchoire est garnie d'un matériau
souple, tel qu'un élastomère. Pour obtenir un positionnement précis du dispositif
par rapport à la tranche du panneau, l'une des mâchoires de chaque pince - dans cet
exemple, la mâchoire supérieure 24 - comporte une butée 26, sur laquelle vient prendre
appui la tranche du panneau lors de la mise en place du dispositif.Cette butée 26
est également pourvue d'une garniture de même nature que la garniture des mâchoires
22 et 24.
[0017] On décrira maintenant le mécanisme permettant de commander la double pince 20-20',
pour assurer le serrage des mâchoires 22-24 sur le panneau 14.
[0018] On se référera, à cet effet, à la figure 1, qui est une vue partielle du dispositif
représentant le mécanisme de commande des mâchoires.
[0019] Chaque mâchoire 22-24 est montée à l'extrémité d'un longeron, respectivement longeron
supérieur 28 et inférieur 30. Entre ces longerons est monté un double parallélogramme
déformable, constitué par des biellettes inversées 32-32'; 34-34' et 36-36', transmettant
les mouvements d'un parallélogramme à l'autre. De chaque côté du dispositif, il existe
donc un double parallélogramme identique, actionnant simultanément les éléments 20-20'
de la double pince (figure 3).
[0020] Comme on peut le voir sur la figure 1, les biellettes 32-32' sont articulées, d'une
part l'une sur l'autre, par un axe 33 tourillonnant dans un bloc fixe 42 du bâti,
et, d'autre part, sur les longerons, respectivement 28 et 30. Les biellettes 34-34'
sont articulées de la même façon, c'est-à-dire, d'une part l'une à l'autre par un
axe 35 tourillonnant dans le bloc fixe 43, et, d'autre part, sur les longerons 28
et 30. Enfin, les biellettes 36-36' sont articulées, à une extrémité, sur les extrémités
respectives des longerons 28, 30, opposées aux mâchoires 22-24 et elles sont articulées,
à leur autre extrémité, sur un axe commun 38, non rigidement lié au bâti fixe, mais,
de préférence, guidé dans une rainure située dans le même plan que les axes 33 et
35. Grâce à ce mécanisme, on comprend que tout déplacement du longeron: supérieur
28 est transmis au longeron inférieur 30 par les diverses biellettes.
[0021] De chaque côté du dispositif, on prévoit un ressort de traction 40, entre les articulations
33 et 38, assurant le rappel du mécanisme décrit ci-dessus. Ce dernier, dans l'exemple
de réalisation choisi ici, est actionné par des excentriques 44 tournant autour d'un
axe 46, qui tourillonne à la partie supérieure du bloc fixe 42 sous la commande d'un
levier 48 muni d'une poignée.Les excentriques 44 agissent sur les longerons supérieurs
28 par l'intermédiaire de ressorts à lames tels que 50, montés respectivement sur
chacun de ces longerons.L'utilisation de tels ressorts à lames permet de compenser
les tolérances d'épaisseur du panneau 1
4 et de fonctionnement des pinces 20-20'.
[0022] Avant de décrire le fonctionnement de cette première partie'du dispositif de l'invention,
on décrira les moyens prévus pour positionner de façon précise le dispositif du panneau.
Ce positionnement précis présente une grande importance, étant donné que les cavaliers,
munis de leurs enveloppes auto-collantes, posés par ce dispositif, doivent être placés
selon une disposition rigoureuse, préalablement déterminée.
[0023] Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, ce positionnement précis est réalisé à l'aide
d'un gabarit de centrage. Ce dernier a été représenté à la figure 5.Il se compose
essentiellement d'un banc constitué par une tige rigide 52 maintenue sur le panneau
14, d'une part par une butée fixe 54 prenant appui sur le bord du panneau et par des
butées mobiles 56 prenant appui tout le long de l'arête du panneau, et, d'autre part,
par une platine à ventouse 58 venant se fixer sur la surface du panneau. Ce banc 52
comporte par ailleurs un certain nombre de noix de centrage telles que 60, déplaçables
le long du banc 52, et qui sont pourvues de moyens assurant leur fixation en tout
emplacement voulu le long de la tige 52. Chaque noix 60 possède un logement 62 en
forme de fente.Dans ce logement vient s'encastrer une butée à ressort 66 (fig.3),
prévue sur une traverse fixe 64 du dispositif.
[0024] Le fonctionnement est donc le suivant:
L'utilisateur commence par mettre en place les noix de centrage 60 sur le gabarit
de centrage, en tenant compte de l'emplacement devant être assigné aux cavaliers à
fixer. Ensuite, pour la pose de chaque cavalier, il lui suffit d'engager la butée
à ressort 66 dans le logement 62 de la noix 6o correspondant à l'emplacement du cavalier
à poser, et de l'y maintenir fermement pendant l'opération de mise en place du dispositif
sur la tranche du panneau 14.On décrira maintenant cette opération en regard de la
figure 1.
[0025] Tout en maintenant, à l'aide de la poignée 12, le dispositif dans la position assignée
par le gabarit de centrage, l'utilisateur manoeuvre le levier 48 dans le sens de la
flèche f.Au cours de αε mouvement, les excentriques 44, en tournant autour de l'axe
46, viennent appuyer sur les ressorts 50, ce qui a pour effet de déplacer les longerons
supérieurs 28. Ainsi qu'on l'a vu plus haut, le mécanisme à double parallélogramme
déformable constitué par les biellettes 32-32'; 34-34' et 36-36' transmet ce mouvement
aux longerons inférieurs 30. Il en résulte un rapprochement l'une de l'autre des mâchoires
22-24, qui viennent se serrer sur la tranche du panneau 14, les ressorts à lames 50
assurant la compensation des tolérances d'épaisseur du panneau.
[0026] A ce stade de fonctionnement du dispositif, ce dernier est donc maintenu par la double
pince 20-20', en un emplacement déterminé du panneau.L'opération suivante va consister
à poser le cavalier 16, pourvu de son enveloppe auto-collante 18. On décrira maintenant
les moyens prévus par l'invention pour réaliser cette opération.
[0027] On a précisé, plus haut, que ces moyens sont conçus et réalisés en vue d'effectuer,
en un premier temps, la pose, sur le chant du panneau, du cavalier pourvu de son enveloppe,
puis, en un second temps, le collage de la partie débordante de cette enveloppe sur
les faces externes et sur le chant du panneau.
[0028] Le cavalier et son enveloppe sont mis en place sur un support, réalisé ici sous la
forme d'une plaque 68 munie d'un ou de plusieurs pions de centrage, tels que 70, et
d'aimants, tels que 72, maintenant le cavalier 16 sur son support (fig.3)
'La plaque-support 68 est montée à l'extrémité de tiges 74-74', pouvant coulisser à
l'intérieur de paliers ménagés dans le bloc fixe 42 sous l'action d'un poussoir, désigné
dans son ensemble par la référence 76. Ce poussoir est constitué d'un bloc 78, sur
lequel sont fixées les extrémités des tiges 74-74', des ressorts de rappel 80-80'
étant interposés entre ce bloc 78 et le bloc fixe 42. Dans ce bloc 78 peut coulisser
une tige 82, actionnée par un bouton 84. Un ressort de compression 86 est monté entre
le fond d'un capot 88, solidaire du bloc 78, et une bague de réglage 90, maintenue
par une goupille ou similaire sur la tige 82. Un écrou moleté 92 permet de régler
le tarage du ressort 86. Selon l'invention, ce dernier est taré plus dur que les ressorts
80-80' des tiges 74-74', afin qu'au cours du premier stade de fonctionnement décrit
plus loin, le bloc 78, le ressort 86 et la tige 82 constituant le poussoir 76 se comportent
comme un élément monobloc.
[0029] A l'extrémité de la tige 82 du poussoir 76 est monté un palier mobile 94, qui peut
coulisser sur les tiges 74-74'.Sur ce palier mobile 94 sont articulées des biellettes
96-98, soumises à l'action des moyens de pression, réalisés ici sous la forme d'un
ressort 102. Aux extrémités de ces biellettes opposées aux articulations sur le palier
mobile 94, sont montés des rouleaux presseurs 100-100', pourvus d'un revêtement d'un
matériau souple et élastique, tel que du caoutchouc par exemple. Ainsi qu'on le verra
plus loin, ces rouleaux presseurs sont actionnés par la tige 82 du poussoir et le
ressort 102.
[0030] Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant: après mise en place du dispositif
sur la tranche et le serrage de la double pince 20-20',comme décrit plus haut,l'utilisateur
appuie-sur le bouton 84 du poussoir 76. Le ressort 86 ayant été préalablement taré
plus dur que les ressorts de rappel 80-80', en un premier temps, il ne va pas subir
de compression, et le poussoir 76, constitué par la tige 82 et le bloc 78, va se comporter
comme une pièce monobloc dont les composants ne subissent aucun mouvement relatif
les uns par rapport aux autres. Il en résulte qu'en repoussant le bouton, on commence
par déplacer le bloc 78 et à faire coulisser dans le bloc fixe 42 les tiges 74 et
74', tout en comprimant les ressorts de rappel 80-80'.Au cours de ce mouvement, les
tiges 74-74' viennent appliquer le cavalier 16, portant son enveloppe 18, en place
sur le support 68, sur le chant du panneau, ce qui assure la mise en place du cavalier
à l'emplacement précédemment déterminé. On notera qu'au cours du déplacement des tiges
74-74' et de la plaque support 68, les rouleaux presseurs 100-100' se sont également
déplacés de la même quantité, en raison de la présence de bagues d'arrêt 104-104'
goupillées sur les tiges 74-74' et entraînant avec celles-ci le palier mobile 94,
portant les biellettes d'articulation des rouleaux presseurs.
[0031] Lorsque le cavalier est en place sur le chant du panneau, les tiges 74-74' ne peuvent
plus se déplacer dans le bloc de guidage 42. L'utilisateur, continuant d'appuyer sur
le bouton 84 du poussoir, force, à l'encontre du ressort 86, la tige 82 à se déplacer
dans le bloc 78. Il en résulte une translation du palier mobile 94 le long des tiges
74-74', qui sont fixes à ce moment.Au cours de cette translation, les rouleaux presseurs
100-100', solidaires des biellettes 96-98, respectivement, s'appliquent sur les bords
de l'enveloppe 18 du cavalier, et, continuant à se déplacer, par rapport à ce cavalier,
le long des bords de son enveloppe, ils réalisent le collage de la partie débordante
de cette enveloppe sur les faces externes et sur le chant du panneau 14 (fig.1).
[0032] Il ne reste plus à l'utilisateur qu'à relâcher sa pression sur le bouton 84 pour
dégager le mécanisme posant le cavalier, puis à manoeuvrer le levier 48 pour desserrer
la double pince 20-20', afin d'enlever le dispositif pour placer ensuite, à l'aide
du gabarit déjà en place sur le panneau, la butée 66 dans le logement 62 de la noix
60, correspondant au cavalier suivant.
[0033] Dans certains cas, il peut être nécessaire de positionner le dispositif de l'invention
par rapport aux bords latéraux du panneau, c'est-à-dire aux bords perpendiculaires
au bord du panneau devant recevoir le cavalier. A cet effet, on utilise (fig. 3 et
4) des butées escamotables à ressorts 105-105' placées de chaque côté du dispositif,
et qui comportent des cales 106-106' venant prendre appui sur les bords du panneau.
Ces butées peuvent être escamotées, par simple rotation de 180°, de leur tige support
(fig.4). Elles sont maintenues en position par une goupille telle que 108, qui s'encastre
dans une fente ménagée dans leur support 110. Les cales 106-106' seront, de préférence,
réalisées en un matériau souple et élastique, tel que du caoutchouc par exemple.
[0034] Parmi les avantages procurés par le dispositif de l'invention, on peut citer en particulier:
- une très bonne précision du positionnement longitudinal sur le panneau;
- un bon centrage par rapport à l'épaisseur de ce panneau;
- une mise en place rapide du dispositif sur la tranche du panneau;
- une très bonne régularité de l'étanchéité du collage de l'enveloppe du cavalier
sur toute sa périphérie;
- une bonne maniabilité, assurant une pose rapide des cavaliers et de leurs enveloppes.
[0035] Il demeure bien entendu que cette invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation
décrit et représenté ici, mais qu'elle en englobe toutes les variantes. De même, l'application
donnée ici ne constitue qu'un exemple non limitatif.
1. Dispositif pour la mise en place de cavaliers (16),pourvus d'enveloppes semi-rigides
auto-collantes (18), notamment sur des panneaux tels que vitrages (14), caractérisé
en ce qu'il comporte: des moyens pour positionner de façon précise, à l'aide d'un
gabarit de centrage, le dispositif par rapport au chant du panneau; une pince (20-20')
pour maintenir en place, par serrage, le dispositif sur la tranche du panneau; des
moyens (68-70-72) pour supporter le cavalier muni de son enveloppe auto-collante,
et des moyens (76) assurant, en un premier temps, le déplacement des moyens de support
du cavalier et de son enveloppe vers le chant du panneau afin d'y positionner le cavalier
et son enveloppe à l'emplacement voulu, puis, en un second temps, réalisant le collage
de la partie débordante de l'enveloppe sur les faces externes et sur le chant du panneau.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit gabarit de centrage
est constitué d'un banc (52) maintenu sur le panneau à l'aide de butées réglables
(56) et d'un certain nombre de noix de centrage (60) déplaçables le long dudit banc,
ces noix étant pourvues de moyens permettant de les fixer le long du banc en tout
emplacement prédéterminé.
3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens
prévus pour le positionnement du dispositif sur le gabarit de centrage sont constitués
d'une butée à ressort (66) montée sur une traverse fixe, à l'avant du dispositif,
cette butée venant s'encastrer dans un logement (62) prévu sur l'une des noix de centrage
(60) du gabarit.
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
le serrage de ladite pince est assuré par un système de commande actionné par une
poignée (48) ou similaire, et qui comprend des longerons latéraux supérieurs (28)
et inférieurs (30) portant à l'une de leurs extrémités respectives les mâchoires (22,24)
de ladite pince,et, entre ces longerons inférieurs et supérieurs, un double parallélogramme
déformable, réalisé par un assemblage de biellettes accouplées inversées (32, 32',
34, 34', 36, 36') transmettant le mouvement d'un parallélogramme à l'autre, en vue
de rapprocher les mâchoires l'une de l'autre, un ressort de traction (40) assurant
le rappel du système vers la position d'ouverture des mâchoires.
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la commande du mouvement
des mâchoires des pinces par ladite poignée ou similaire s'effectue à l'aide d'excentriques
(44) agissant sur les longerons supérieurs (28) par l'intermédiaire de ressorts à
lames (50) montés sur ces longerons.
6. Dispositif selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que l'une au
moins desdites mâchoires de pince comporte une butée (26) sur laquelle prend appui
la tranche du panneau lors du positionnement du dispositif sur ce panneau.
7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que
le support de cavalier est constitué d'une plaque (68) pourvue de pions de centrage
(70) pour le cavalier et son enveloppe, cette plaque étant munie d'aimants (72) pour
y maintenir le cavalier.
8. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 7, caractérisé en ce que le support
de cavalier est monté à l'extrémité de tiges (74-74') rappelées par ressorts, coulissant
à l'intérieur de paliers solidaires du bâti (42) du dispositif, sous l'action d'un
poussoir (76), afin d'amener le cavalier (16), pourvu de son enveloppe auto-collante
(18) sur la tranche du panneau.
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que
le collage de la partie débordante de l'enveloppe sur les faces externes et le chant
du panneau est réalisé à l'aide de rouleaux presseurs (100-100'),solidaires de biellettes
(96-98) articulées par rapport à un palier mobile (94) coulissant sur les tiges (74-74')
des moyens assurant le déplacement du support de cavalier, ce palier mobile étant
monté sur le poussoir (76),qui comporte un ressort de rappel (86) réglable, taré plus
dur que les ressorts de rappel (80-80') des tiges du support de cavalier, afin que
les rouleaux presseurs ne soient actionnés qu'après positionnnement du cavalier et
de son enveloppe sur la tranche du panneau.
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que lesdits rouleaux sont
garnis d'un revêtement souple et élastique, tel que du caoutchouc.
11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce
qu'il comprend des moyens de centrage escamotables permettant de le positionner par
rapport à l'un ou l'autre des bords latéraux du panneau.
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits moyens de
centrage escamotables consistent en deux butées (105-105') à ressorts, montées à l'extrémité
de bras fixes prévus de part et d'autre du dispositif , ces butées à ressorts venant
prendre appui sur les bords latéraux du panneau.