[0001] La présente invention concerne le domaine de la manutention et elle a trait plus
particulièrement à un fardeau du type comprenant plusieurs couches superposées de
charges unitaires et au moins un lien ceinturant l'ensemble des couches.
[0002] La présente invention est notamment, mais non exclusivement, applicable aux fardeaux
dont les charges unitaires sont constituées par des sacs. remplis de matière en vrac.
Il arrive fréquemment que de telles charges unitaires doivent être stockées en grandes
quantités dans des entrepôts avant d'être distribuées et utilisées. Généralement,
les sacs sont achewi- nés par camions ou wagons jusqu'à l'entrepôt où ils sont déchargés
et regroupés en fardeaux comprenant chacun plusieurs couches superposées de sacs,
qui sont ceinturées par au moins un lien. Chaque fardeau ainsi confectionné est ensuite
pris en charge et transporté par un chariot élévateur jusqu'au lieu de stockage où
les fardeaux sont disposés les uns à côté des autres et les uns sur les autres de
manière à former une pile comportant plusieurs "murs" contigus, chaque mur comportant
lui-même plusieurs colonnes contiguës de fardeaux. Habituellement, les fardeaux sont
manutentionnés à l'aide d'une palette ou d'un système de préhension spécialisé. Dans
ce dernier cas, pour que les fardeaux ne risquent pas de se défaire en cours de manutention
et pour qu'ils puissent être manutentionnés en toute sécurité, il est nécessaire que
le ou les liens ceinturant le fardeau soient fortement serrés autour du fardeau pour
que les charges unitaires qui le constituent forment un ensemble compact et serré.
Il en résulte que les faces inférieure et supérieure des fardeaux ont tendance à prendre
une Formr bombée de sorte que les colonnes de fardeaux sont peu stables. Ceci limite
généralement à quatre ou cinq le nomber de fardeaux qu'il est possible d'empiler dans
chaque colonne. En outre, il est généralement nécessaire de prévoir un calage des
fardeaux supérieurs des colonnes, qui nécessite la présence de plusieurs personnes
sur le dessus des piles pour effectuer ce calage. Ceci augmente donc la main d'oeuvre
necessaire pour les opérations de manutention et expose les personnes qui se trouvent
sur le dessus des piles à des risques de chute du fait du manque de stabilité des
colonnes. En outre, comme les entrepôts ont généralement une hauteur sous plafond
bien supérieure à la hauteur des colonnes de fardeaux qu'il est possible de réaliser
avec les fardeaux antérieurement connus, il en résulte une perte de place en hauteur.
[0003] La présente invention a essentiellement pour but de remédier à ces inconvénients
en procurant un fardeau ayant une structure telle qu'il soit possible de réaliser
des colonnes de fardeaux ayant une grande stabilité et une grande hauteur, et cela
sans utilisation de palettes.
[0004] A cet effet, le fardeau selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il est
prévu dans la couche de base au moins un espace libre qui a une largeur prédéterminée
et une forme allongée dans une direction parallèle à l'axe de la boucle formée par
le-lien et qui est chevauché transversalement par ledit lien.
[0005] Un tel fardeau peut être réalisé en disposant les charges unitaires de la couche
de base de manière à ménager dans celle-ci au moinsm espace libre ayant une largeur
prédéterminée et une forme allongée dans une direction prédéterminée, et en ceinturant
l'ensemble des couches avec un lien ayant une tension relativement faible en formant
avec le lien une boucle dont l'axe est parallèle à ladite direction prédéterminée.
[0006] Le nombre des espaces libres et leur emplacement dans la couche de base dépendent
du nombre et de l'écartement des branches de la fourche du chariot élévateur utilisé
pour manutentionner les fardeaux. Pour la préhension d'un fardeau, la ou les branches
de la fourche du chariot élévateur sont placées au-dessous du ou des liens passant
sous la couche de base et longitudinalement en regard du ou des espaces libres correspondants
ménagés dans ladite couche de base. Lorsque la ou les branches de la fourche du chariot
élévateur sont soulevées pour la préhension du fardeau, elles tendent le ou les liens
en le ou les forçant à s'engager dans le ou les espaces libres correspondants. Les
sacs composant le fardeau sont donc fermement serrés les uns contre les autres et
le fardeau peut être manutentionné en toute sécurité. Lorsque le fardeau est déposé
sur le sol ou sur le dessus d'un autre fardeau, le ou les liens libérés par la ou
les branches de la fourche du chariot élévateur se détendent. En conséquence, les
sacs composant le fardeau peuvent reprendre leur forme initiale. Notamment, lorsque
les sacs contiennent des produits en vrac tels que par exemple des matières pulvérulentes,
le desserrage du ou des liens qui se produit automatiquement lors de la pose du fardeau
sur le sol ou sur le dessus d'un autre fardeau permet aux produits en vrac contenus
dans les sacs et notamment à ceux contenus dans les sacs de la couche de base de reprendre
leur place initiale ou d'épouser étroitement la forme de la surface sur laquelle le
fardeau est posé. Il en résulte donc un calage automatique des fardeaux les uns sur
les autres, de sorte qu'il est possible de réaliser des colonnes de fardeaux ayant
une grande stabilité et comportant un plus. grand nombre de fardeaux que dans le cas
où on utilise des fardeaux réalisés selon la technique antérieure.
[0007] La présente invention fournit également une machine pour réaliser des fardeaux ayant
la structure particulière décrite plus haut. La machine selon l'invention comporte,
de façon connue, un dispositif de confection des fardeaux, un dispositif de cerclage,
un poste d'évacuation et un dispositif convoyeur propre à convoyer un fardeau confectionné
depuis le dispositif de confection, à travers le dispositif de cerclage jusqu'au poste
d'évacuation, et elle est caractérisée en ce que le dispositif de confection comporte
des moyens escamotables de positionnement des charges unitaires composant la couche
de base du fardeau en cours de confection, lesdits moyens de positionnement permettant,
lorsqu'ils sont dans une position active, de ménager au moins un espace libre dans
la couche de base du
La figure t est une vue schématique en élévation montrant une première forme d'exécution
d'un fardeau selon l'invention, destiné à être manutentionné au moyen d°un chariot
élévateur ayant une fourche à trois branches.
La figure 2 est une vue similaire à la figure 1 montrant comment les trois branches
de la fourche du chariot éléyateur agissent lors de la préhension du fardeau pour
tendre les liens qui ceinturent ledit fardeau.
Les figures 3 à 5 sont des vues similaires à la figure 1 montrant d'autres formas
d'exécution possibles du fardeau selon la présente invention, destiné à être manutentionné
au moyen d'un chariot élévateur dont la fourche comporte une ou deux branches.
La figure 6 est une vue schématique en élévation montrant une machine permettant de
réaliser le fardeau représenté sur la figure 1.
La figure 7 est une vue schématique en plan de la machine représentée sur la figure
6.
[0008] Le fardeau 1 représenté sur la figure 1 comprend plusieurs couches, par exemple sept
couches, de charges unitaires 2. Les sept couches sont ceinturées par deux liens 3
(un seul de ces deux liens est visible sur la figure 1, mais les deux liens sont visibles
sur la figure 6). Chacun des deux liens 3 peut être par exemple réalisé à partir d'un
ruban de matière plastique souple d'environ 16 mm de largeur. Les charges unitaires
2 peuvent être par exemple constituées par des sacs contenant un produit en vrac,
par exemple du sucre. Dans l'exemple de réalisation représenté sur la figure 1, les
sacs 2 ont une longueur qui est approximativement le double de leur largeur. La première
couche ou couche de base comporte deux sacs qui sont espacés d'une distance prédéterminée
et qui sont disposés de telle manière que leur longueur soit orientée perpendiculairement
au plan de la figure 1. La deuxième couche com- perte trois sacs, à savoir un premier
sac qui est montré à tation que les deux sacs de la couche de base, et deux autres
sacs dont un est visible à gauche du premier sac dans la figure 1 et qui sont disposés
transversalement par rapport aux deux sacs de la couche de base. La troisième couche
comporte aussi trois sacs, mais dans ce cas le sac qui a la même orientation que les
deux sacs dela couche de base est disposé à gauche, tandis que les deux autres sacs
qui sont disposés transversalement par rapport aux deux sacs de la couche de base
sont situés à droite.Les quatrième et sixième couches sont identiques à la deuxième
couche, et les cinquième et septième couches sont identiques à la troisième couche.
[0009] En bref, les sacs 2 de la deuxième à la septième couches sont placés selon une disposition
bien connue en couches croisées. Par contre, la couche de base ne comporte que deux
sacs 2 espacés l'un de l'autre. Il est ainsi formé dans la couche de base trois espaces
libres 4 qui ont une forme allongée dans une direction perpendiculaire au plan de
la figure 1, c'est-à-dire dans une direction parallèle à l'axe de la boucle formée
par les liens 3.
[0010] A titre d'exemple purement indicatif et nullement limitatif, chaque sac 2 peut avoir
une longueur d'environ 800 mm, une largeur d'environ 400 mm et une hauteur d'environ
157 mm. Dans le cas où les sacs 2 contiennent du sucre, chaque sac pourra avoir un
poids d'environ 50 kg. Dans cet exemple, le fardeau 1 représenté sur la figure 1,
qui comporte 20 sacs, aura un poids d'environ 1 tonne et des dimensions approchant
les dimensions de la palette européenne, soit 1200 mm/800 mm, et une hauteur d'environ
1100 mm. Un tel fardeau 1 peut être manutentionné au moyen d'un chariot élévateur
équipé d'une fourche à trois branches, dont chacune des trois branches 5 a une longueur
d'environ 800 mm et une largeur d'environ 50 mm et dont la branche centrale est espacée
de chacune des deux branches latérales d'une distance d'environ 530 mm. Pour permettre
la préhension du fardeau 1 par les trois branches 5 de la fourche du chariot élévateur,
le fardeau 1 est placé sur deux supports appropriés 6 situés respectivement au-dessous
des deux sacs 2 de la couche de base comme montré sur la figure 1.
[0011] 
consideré plus haut, a une largeur d'environ 135 mm, Pour la préhension du fardeau,
la branche centrale de la fourche du chariot élévateur est engagée dans le tube 7
pendant que les deux branches latérales de la fourche viennent se placer res- gertivement
au-dessous des deux espaces libres latéraux 4 de la. couche de base comme montré sur
la figure 1. Ensuite, lors de la montée de la fourche du chariot élévateur, le tube
7 et les deux branches latérales 5 agissent sur les liens 3 pour les tendre comme
montré sur la figure 2. Les sacs 2 du fardeau 1 sont alcrs fermament serrés et peuvent
être manutentionnes cans risques. L'avantage du tube 7 réside en ce que lorsque le
fardeau 1 est posé sur le sol ou sur le dessus d'un autre fardeau et que les cranches
de la fcurche du chariot élévateur sent retirées, le tube 7 redescend en bas des sacs
de la couche de base et détend les liens 3 tout en conservant un pansage pour la branche
centrale de la fourche du chariot élévateur pour une prëhensien ultérieure. Lors de
la pose du fardeau 1, les liens 3 se détendent, de sorte que le produit en vrac contenu
dans les sacs 2. et notamment dans ceux de la couche de base, peut s'étaler et reprendre
sa place dans les sacs. Ainsi, lors de la posa du fardeau 1 sur le dessus d'un autre
fardeau, les deux sacs 2 de la couche de base du fardeau supérieur peuvent épouser
la forme des sacs de la couche supérieure du fardeau inférieur,, de sorte que le fardeau
supérieur se cale automatiquement sur le fardeau inférieur. Avec des fardeaux ayant
les dimensions indiquées olus haut, il est possible de réaliser des colonnes de fardeaux
comportant jusqu'à sept fardeaux ou plus et présentant une stabilité nettement plus
grande qu'avec des fardeaux réalisés selon la technique antérieure.
[0012] Le fardeau 1 décrit ci-dessus en faisant référence aux figures 1 et 2 comporte trois
espaces libres d dans sa couche de base. L'invention ne doit cependant pas être limitée
à ce rombre d'espaces libres. En effet, le nombre et l'erapiace- ment des espaces
libres dans la couche de base dépendra du type de chariot élévateur utilisé, et plus
particulièrement du nombre et de l'écartement des branches de sa fourche, et également
des dimensions des charges unitaires constituant le fardeau. Les figurent 3 à 5 illustrent,
à titre d'exemples non limitatifs, d'autres dispositions possibles pour la couche
de base du fardeau.
[0013] La couche de base du fardeau 1 représenté sur la figure 3 comporte un unique espace
libre 4 situé sur l'un des deux côtés de la couche de base qui est parallèle à l'axe
de la boucle formée par le ou les liens 3. Un tel fardeau peut être manutentionné
à l'aide d'un chariot élévateur dont les moyens de préhension comprennent une unique
branche 5 et un tablier 8.
[0014] La couche de base du fardeau 1 représenté sur la figure 4 comporte deux espaces libres
4, qui sont situés respectivement sur les deux côtés de la couche de base qui sont
parallèles à l'axe de la boucle formée par le ou les liens 3. Un tel fardeau peut
être manutentionné au moyen d'un chariot élévateur dont la fourche comporte deux branches
5 espacées d'une distance correspondant à l'écartement entre les deux espaces libres
4.
[0015] La couche de base du fardeau 1 représenté-sur la figure 5 comporte aussi deux espaces
libres 4, mais dans ce cas, les deux espaces libres 4 sont situés à égalesdistances
des côtés de la couche de base qui sont parallèles à l'axe de la boucle formée par
le ou les liens 3. Un tal fardeau peut être manutentionné à l'aide d'un chariot élévateur
dont la fourche comporte deux branches espacées d'une distance correspondant à l'écartement
des deux espaces libres 4. Deux tubes 7 dans lesquels peuvent être respectivement
engagées les deux branches 5 du chariot élévateur peuvent être avantageusement utilisés
pour la préhension du fardeau.
[0016] On décrira maintenant, en faisant référence aux figures 6 et 7, une machine permettant
de réaliser des fardeaux tels que celui représenté sur la figure 1. La machine 10
représentée sur les figures 6 et 7 comprend, de façon connue, un dispositif 11 de
confection des fardeaux, encore appelé "palettiseur", un dispositif de cerclage 12,
un poste d'évacuation 13 et un dispo- strif convoyeur 14 propre à convoyer un fardeau
confectionné depuis le dispositif de confection 11, à travers le dispositif de cerclage
12 jusqu'au poste d'évacuation 13. Tous ces éléments peuvent être placés sur un châssis
15 qui est de préférence muni de quatre roues 16, dont deux directrices, pour pouvoir
atre amenés à proximité du lieu de déchargement des sacs 2 par exemple au moyen d'un
chariot élévateur servant de tracteur. Des vérins mécaniques non montrés peuvent être
prévus pour caler le châssis 15 sur le lieu de travail. A son extrémité gauche (vue
dans les figures 6 et 7), c'est-à-dire près du dispositif 11 de confection des fardeaux,
la machine 10 comporte une plate-forme de travail 17 à laquelle un manutentionnaire
peut accéder par un escalier 18.
[0017] Le dispositif de confection 11 comporte une table élévatrice 19 mobile entre une
position haute représentée en trait plein sur la figure 6 et une position basse représentée
en trait mixte sur cette même figure. Les positions haute et basse de la table élévatrice
19 sont espacées l'une de l'autre d'une distance légèrement supérieure à la hauteur
du fardeau à confectionner, par exemple un peu plus de sept fois la hauteur d'un sac
2 dans le cas où le fardeau 1 doit comporter sept couches de sacs. La table élévatrice
19 supporte un premier convoyeur 14a qui peut être par exemple constitué par deux
bandes transporteuses sans fin espacées transversalement comme montré sur la figure
7 de manière à supporter respectivement les deux sacs 2 de la couche de base du fardeau
1 en cours de confection. Un plateau rectangulaire et sensiblement horizontal 20 muni
de galets 21 peut rouler sur deux rails 22 et 23 qui s'étendent sensiblement horizontalement
et qui sont supportés à un niveau situé au-dessus de la position haute du convoyeur
14a par une structure appropriée de support qui n'a pas été représentée afin de ne
pas surcharger les figures 6 et 7.
[0018] Le plateau 20 peut être déplacé sensiblement horizontalement par deux vérins hydrauliques
ou pneumatiques 24 à double effet entre une première position située au-dessus du
convoyeur 14a et une seconde position située à l'écart dudit convoyeur. Le plateau
20 a deux grands côtés qui s'étendent transversalement par rapport à la direction
longitudinale du convoyeur 14a et qui ont une longueur sensiblement égale à la somme
de la longueur et de la largeur d'un sac 2, et deux petits côtés qui s'étendent dans
la direction longitudinale du convoyeur 14a et qui ont une longueur sensiblement égale
à la longueur d'un sac 2. Une plaque verticale fixe de positionnement 25 est disposée
au-dessus et le long de l'un des deux grands côtés du plateau 20 lorsque celui-ci
est dans sa première position. La plaque de positionnement 25 peut être fixée aux
rails 22 et 23 ou à leur structure de support.
[0019] Selon la présente invention, le dispositif de confection 11 comporte en outre des
moyens escamotables de positionnement des sacs 2 composant la couche de base du fardeau
1 en cours de confection, ces moyens escamotables de positionnement permettant, lorsqu'ils
sont dans une position active, de ménager au moins un espace libre dans la couche
de base du fardeau en cours de confection.
[0020] Dans le cas où la machine 10 est destinée à confectionner des fardeaux tels que celui
représenté sur la figure 1, les moyens escamotables de positionnement peuvent comprendre
deux plaques verticales 26 et 27 disposées perpendiculairement à la plaque verticale
fixe 25 et juste au-dessus du plateau 20 lorsque celui-ci est dans sa première position.
La plaque verticale 26 peut être déplacée horizontalement par deux vérins hydrauliques
ou pneumatiques 28 à double effet entre une première position située le long d'un
des deux petits côtés du plateau 20 et une seconde position (montrée en trait plein
sur la figure 7) située à une distance prédéterminée dudit petit côté du plateau 20
vers le milieu de ce dernier. La plaque verticale 27 peut être déplacée horizontalement
par un autre vérin pneumatique ou hydraulique 29 à double effet entre une première
position (montrée en trait mixte sur la figure 6) écartée du plateau 20 et une seconde
position (montrée en trait plein sur la figure 7) située à une distance de l'autre
petit côté du plateau 20, qui est égale à la somme de ladite distance prédéterminée
et de la largeur d'un sac 2. La plaque verticale fixe 25 comporte une fente verticale
ou est divisée en deux parties pour permettre le passage de la plaque verticale 27
de sa première position à

14a, trois autres convoyeurs 14b, 14c et 14d disposés l'un à la suite de l'autre et
au même niveau que le convoyeur 14a lorsque celui-ci occupe sa position basse. Le
convoyeur 14d situé dans le poste d'évacuation 13 est constitué par deux bandes transporteuses
sans fin espacées transversalement l'une de l'autre de la même manière que les deux
bandes transporteuses du convoyeur 4a, A côté du poste d'évacuation 13, il est prévu
un distributeur de tubes 30 propre à amener des tubes 7 un par un dans l'espace situé
entre les deux bandes transporteuses du convoyeur 14d. Le distributeur 30 peut par
exemple comprendre un réservoir ou magasin à tubes 31 dont le fond communique avec
une goulotte incurvée 32 qui passe sous l'une des deux bandes transporteuses du convoyeur
14d pour amener les tubes 7 un par un par gravité dans ledit espace. Les deux bandes
transporteuses du convoyeur 14d peuvent jouer le rôle des deux supports 6 montrés
sur la figure 1.
[0021] On décrira maintenant le fonctionnement de la machine 10 qui a été décrite ci-dessus.
Les sacs 2 déchargés d'un camion ou d'un wagon sont mis en forme de manière connue,
par exemple au moyen d'un dispositif aplatisseur à vibrations 33, et ils sont ensuite
acheminés dans le sens longitudinal jusqu'au dispositif de confection 11 à l'aide
d'un ou plusieurs convoyeurs 34 comme montré en trait mixte sur la figure 7. Pour
confectionner la couche de base du fardeau 1, la table élévatrice 19 et son convoyeur
14a sont placés dans la position haute représentée sur la figure 6, le plateau 20
est placé au moyen des deux vérins 24 au-dessus du convoyeur 14a, la plaque verticale
27 est escamotée dans la position représentée en trait mixte sur la figure 6 au moyen
du vérin 29, et la plaque verticale 26 est placée dans la position représentée en
trait plein sur la figure 7 au moyen des deux vérins 28. Le premier sac 2 amené par
le convoyeur 34 sur le plateau 20 est orienté dans le sens longitudinal du convoyeur
14a et placé dans l'angle formé par les plaques 25 et 26 par un manutentionnaire qui
se trouve sur la plate-forme de travail 17. Le manutentionnaire actionne ensuite,
par exemple au moyen d'une pédale de commande non montrée, le vérin 29 afin d'amener
la plaque verticale 27 dans la position active représentée sur la figure 7. Ensuite,
le deuxième sac amené par le convoyeur 34 sur le plateau 20 est orienté longitudinalement
et placé par le manutentionnaire dans l'angle formé par les plaques verticales 25
et 27. Afin de faciliter l'orientation des sacs 2 et leur mise en place contre les
plaques verticales 25, 26 et 27, la surface supérieure du plateau 20 peut être garnie
de façon connue d'une multitude de billes sur lesquelles les sacs 2 peuvent être facilement
déplacés et tournés. A titre de variante, le plateau 20 peut être un plateau du type
fluidisé, c'est-à-dire pourvu d'une multitude d'ajutages délivrant des jets d'air
comprimé permettant de créer un coussin d'air sous les sacs 2 amenés sur le plateau
20. En outre, le rail 23 peut être situé à un niveau légèrement plus bas que le rail
22, et les rails 22 et 23 peuvent être légèrement inclinés vers le bas par rapport
à l'horizontale vers l'extrémité droite de la machine 10 vue sur les figures 6 et
7, de telle sorte que les sacs 2 viennent se placer automatiquement par gravité contre
les plaques verticales 25 et 26 ou 25 et 27. Les deux premiers sacs 2 positionnés
par les plaques verticales 25, 26 et 27 comme montré sur la figure 7, forment la couche
de base du fardeau 1 en cours de confection. On notera que la plaque verticale 26
permet de former l'espace libre 4 qui se trouve sur l'un des deux côtés de la couche
de base du fardeau 1 représenté sur la figure 1, tandis que la plaque verticale 27
permet de former les deux autres espaces libres 4 qui se trouvent respectivement au
milieu de ladite couche de base et du côté de celle-ci opposé à l'espace libre défini
par la plaque verticale 26.
[0022] La couche de base du fardeau 1 ayant étéainsi réalisée, Je plateau 20 est déplacé
sensiblement horizontalement à l'écart de la table élévatrice 19 par les deux vérins
24. Au cours de ce mouvement du plateau 20, les deux sacs 2 de la couche de base sont
retenus par la plaque verticale 25 et tombent respectivement sur les bandes transporteuses
du convoyeur 14a. La table élévatrice 19 est ensuite abaissée de la hauteur d'un sac
2 et le plateau 20 est ramené dans sa première position au-dessus des sacs 2 de la
couche de base par les deux vérins 24. La plaque 26 est alors amenée dans sa position
escamotée le long du petit côté du plateau 20 par les deux vérins 28, tandis que la

plateau 20 au moyen des vérins 24. Si on le désire, des cales peuvent être éventuellement
prévues sur la table élévatrice entre les deux bandes transporteuses du convoyeur
14a et de chaque côté de celui-ci pour supporter les parties des sacs la deuxième
couche qui ne sont pas supportées par les sacs de la couche de base. Après avoir abaissé
à nouveau la table élévatrice 19 de la hauteur d'un sac et après avoir ramené le plateau
20 dans sa première position, la troisième couche du fardeau 1 peut être formée. A
cet effet, le sixième sac amené. rar le convoyeur 34 est placé par le manutentionnaire
avec la méme orientation que les deux sacs de la couche de base contre les plaques
verticales 25 et 26, le septième sac est placé avec ane orientation perpendiculaire
à celle des sacs de la couche de base contre la plaque 25 et le sixième sac, et le
huitième sac est placé avec la même orientation que le septième sac contre les sixième
et septième sacs. La troisième couche ainsi formée est ensuite déposée sur la deuxième
couche. Les couches suivantes sont formées de manière similaire, les sacs 2 de la
quatrième et de la sixième couche étant disposés de la même manière que ceux la deuxième
couche, et les sacs 2 des cinquième et septième couches étant disposés de la même
manière que ceux de la troi- elème couche, de manière à former des couches successives
croi- bées.
[0023] Une fois que les sept couches du fardeau 1 ont été ainsi formées, ces sept couches
sont transférées par les convoyeurs 14a et 14b jusqu'au dispositif de cerclage 12.
A l'aide de ce dispositif de cerclage 12, qui peut être d'un type connu, on place
successivement deux liens 3 autour du fardeau 1. Toutefois, pour la mise en oeuvre
de la présente invention, le dispositif de cerclage 12 est réglé de telle façon que
les liens entourant le fardeau 1 présententme tension très faible ou modérée. On notera
en outre que l'axe des boucles formées par les deux liens 3 est parallèle à la direction
longitudinale des espaces libres ménagés entre les sacs de la couche de base. Comme
indiqué plus haut, le matériau de cerclage destiné à former les liens 3 peut être
constitué par un ruban de matière plastique d'environ 16 mm de largeur. Le ruban peut
être délivré au dispositif de cerclage 12 à partir d'une bobine montée dans un support
35 lui-même monté pivotant sur un côté du châssis entre une position de travail représentée
en trait plein sur la. figure 6 et en trait mixte sur la figure 7, et une position
de transport représentée en trait plein sur la figure 7.
[0024] Après avoir été cerclé, le fardeau 1 est transféré par les convoyeurs 14c et 14d
jusqu'au poste d'évacuation 13 où il peut être pris en charge en même temps qu'un
tube 7 par un chariot élévateur de la manière qui a déjà été décrite plus haut en
faisant référence aux figures 1 et 2.
[0025] L'avance du fardeau 1 à travers le dispositif de cerclage 12, les arrêts successifs
de ce fardeau dans les deux positions de cerclage et dans la position d'attente au
poste d'évacuation 13, et les opérations de cerclage peuvent être commandées automatiquement
par exemple au moyen des signaux émis par des cellules photo-électriques placées à
des endroirs appropriés le long du trajet suivi par le fardeau 1. Il suffit donc d'une
seule personne pour faire fonctionner la machine 10, à savoir le manutentionnaire
qui se trouve sur la plate-forme 17. Celui-ci peut commander le fonctionnement des
vérins 24, 28 et 29 et de la table élévatrice 19 à partir d'un tableau de commende
non montré.
[0026] Bien entendu, pendant qu'un fardeau 1 est en cours de cerclage ou d'attente au poste
d'évacuation 13, il est possible de commencer à confectionner le fardeau suivant.
Dans le cas où chaque fardeau est constitué par 20 sacs de 50 kg chacun, soit au total
une tonne, la machine 10 peut avoir un débit de 30 tonnes par heure.
[0027] Il est bien entendu que les formes d'exécution de la présente invention qui ont été
décrites ci-dessus ont été données à titre d'exemple purement indicatif et nullement
limitatif, et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans pour autant
sortir du cadre de la présente invention défini par les revendications suivantes.
1.- Fardeau comprenant plusieurs couches superposées de charges unitaires et au moins
un lien ceinturant l'ensemble des couches, l'une desdites couches comportant au moins
un espace libre qui a une forme allongée dans une direction parallèle à l'axe de la
boucle formée par le lien et qui est chevauché transversalement par ledit lien, caractérisé
en ce que ladite couche comportant au moins un espace libre est, de façon connue en
soi, la couche de base et en ce que le lien a une faible tension.
2.- Fardeau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de base comporte
un unique espace libre situé sur un côté de ladite couche de base qui est parallèle
à ladite direction.
3.- Fardeau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de base comporte,
de façon connue en soi, deux espaces libres qui sont situés sur les côtés de cette
couche qui sont parallèles à ladite direction.
4.-.Fardeau selon la revendication 3, caractérisé en ce que la couche de base comporte,
de façon connue en soi, un troisième espace libre situé en son milieu.
5.- Fardeau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de base comporte,
de façon connue en soi, deux espaces libres, et en ce que ces deux espaces libres
sont situés à égale distance de ses côtés qui sont parallèles à ladite direction.
6.- Procédé pour réaliser un fardeau consistant à disposer des charges unitaires en
plusieurs couches superposées et à ceinturer l'ensemble des couches par au moins un
lien, caractérisé en ce qu'on dispose les charges unitaires de la couche de base de
manière à ménager dans celle-ci, de façon connue en soi, au moins un espace libre
ayant une largeur prédéterminée et une forme allongée dans une direction prédéterminée,
et en ce qu'on ceinture l'ensemble des couches en formant avec le lien une boucle
qui a une tension relativement faible et dont l'axe est parallèle à ladite direction
prédéterminée.
7.- Machine pour réaliser des fardeaux ayant chacun plusieurs couche-, superposées
de charges unitaires, et au moins un lien ceinturant lesdites couches, comprenant
un dispositif de confection des fardeaux, un dispositif de cerclage, un poste d'évacuation
et un dispositif convoyeur propre à convoyer un fardeau confectionné depuis le dispositif
de confection, à travers le dispositif de cerclage jusqu'au poste d'évacuation, caractérisée
en ce que le dispositif de confection comporte des moyens escamotables de positionnement
des charges unitaires composant la couche de base du fardeau en cours de confection,
lesdits moyens escamotables de positionnement permettant, lorsqu'ils sont dans une
position active, de ménager dans la couche de base du fardeau en cours de confection
au moins un espace libre ayant une forme allongée dans une direction parallèle à l'axe
de cerclage, et en ce que le dispositif de cerclage est réglé pour placer le lien
avec une faible tension autour du fardeau.
8.- Machine selon la-revendication 7, pour réaliser des fardeaux dont les charges
unitaires ont une longueur, une largeur et une hauteur déterminées, dans laquelle
le dispositif de confection comporte unetable élévatrice mobile entre des positions
haute et basse, un convoyeur porté par la table élévatrice, un plateau rectangulaire
sensiblement horizontal, ayant deux grands côtés qui s'étendent transversalement par
rapport à la direction longitudinale du convoyeur et qui ont une longueur sensiblement
égale à la somme de la longueur et de la largeur d'une charge unitaire, et deux petits
côtés qui s'étendent dans la direction longitudinale du convoyeur et qui ont une longueur
sensiblement égale à la longueur d'une charge unitaire, ledit plateau étant mobile
sensiblement horizontalement entre une première position située au-dessus du convoyeur
dans sa position haute et une seconde position située à l'écart dudit convoyeur, une
plaque verticale fixe de positionnement disposée au-dessus et le long d'un des deux
grands côtés du plateau lorsque celui-ci est dans sa première position, caractérisée
en ce que les moyens escamotables de positionnement comprennent deux plaques verticales
disposées perpendiculairement à la plaque verticale fixe et au-dessus du plateau dans
sa première position, une première de ces deux plaques verticales étant mobile horizontalement
entre une première position située le long d'un des deux petits côtés du plateau et
une seconde position située à une distance prédéterminée dudit petit côté du plateau
vers le milieu de ce dernier, pour définir un premier espace libre dans la couche
de base sur un côté de celle-ci, la seconde des deux plaques verticales étant mobile
entre une première position écartée du plateau et une seconde position située à une
distance de l'autre petit côté du plateau, qui est égale à la somme de ladite distance
prédéterminée et de la largeur d'une charge unitaire, pour définir des deuxième et
troisième espaces libres dans ladite couche de base respectivement au milieu de celle-ci
et du côté de celle-ci opposé au premier espace libre.
9.- Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que, dans le poste d'évacuation,
le dispositif convoyeur est constitué par deux bandes transporteuses sans fin espacées
transversalement par rapport à leur direction longitudinale, d'une distance correspondant
au deuxième espace libre.
10.- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'il est prévu, à côté
du poste d'évacuation, un distributeur de tubes propre à amener des tubes un par un
dans l'espace situé entre les deux bandes transporteuses sans fin.