(19)
(11) EP 0 011 537 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
28.05.1980  Bulletin  1980/11

(21) Numéro de dépôt: 79400806.0

(22) Date de dépôt:  30.10.1979
(51) Int. Cl.3B22D 11/04
(84) Etats contractants désignés:
AT CH DE

(30) Priorité: 10.11.1978 FR 7831787

(71) Demandeur: FIVES-CAIL BABCOCK, Société anonyme
F-75383 Paris Cédex 08 (FR)

(72) Inventeurs:
  • Chielens, Alain
    F-59700 Marcq-en-Baroeul (FR)
  • Delescluse, Léon
    F-59830 Cysoing (FR)

(74) Mandataire: Fontanié, Etienne 
FIVES-CAIL BABCOCK 38, rue de la République
93107 Montreuil Cédex
93107 Montreuil Cédex (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Perfectionnements aux lingotières de coulée continue


    (57) Une lingotière de coulée continue de métaux a ses côtés constitués par des plaques de cuivre (1) dont l'une au moins d'entre elles est fixée par des tiges filetées (5) sur un châssis (2) formant caisson de refroidissement, ledit châssis comprenant une paroi interne (3) appliquée contre la plaque (1) dans laquelle les tiges filetées (5) viennent se visser, et une paroi externe (4) parallèle à la précédente, lesdites parois présentant des passages (8, 9) de section nettement supérieure à celle des tiges filetees (5) qui les traversent.
    Pour permettre les déplacements dans son plan de la plaque (1 ) par rapport au châssis (2) en raison des différences de dilatation, chaque tige filetée (5) est munie d'un organe de serrage (10), ledit organe, serré avec un couple de serrage prédéterminé, prenant appui sur la paroi externe (4) du châs- ais (2) par l'intermédiaire d'une bague (11) ajustée sur une portée (14) de la tige filetée (5), ladite bague étant munie d'un ;oint torique (12) sur sa face plane appliquée contre la paroi externe (4) du châssis (2).




    Description


    [0001] La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux lingotieres de coulée continue des métaux, et plus particulièrement des perfectionnements aux modes de fixation des plaques de cuivre constituant les côtés de telles lingotières sur des châssis formant caissons de refroidissement.

    [0002] D'une façon générale, chaque plaque de cuivre est fixée sur son châssis en un grand nombre de points de manière à empêcher le bombement de la plaque vers l'intérieur de la lingotière, compte tenu de la différence de température sur ses faces intérieure et extérieure. Ces fixations doivent cependant permettre les déplacements dans son plan de la plaque de cuivre par rapport à son châssis, en raison des différences de dilatation.

    [0003] Une solution connue consiste à réaliser la fixation sur la paroi interne du châssis qui est appliquée contre la plaque de cuivre, au moyen de vis qui traversent des passages de ladite paroi interne de section nettement supérieure à celle desdites vis. Ces dernières prennent appui sur la paroi interne du châssis par l'intermédiaire de ressorts comprimés entre les têtes de vis et des rondelles montées sur les vis et glissant sur la paroi interne du châssis, ou sur des rondelles solidaires de ladite paroi, lorsque la plaque de cuivre se dilate.

    [0004] Le brevet français n° 2 237 710 décrit plusieurs formes de réalisation de ce mode de fixation.

    [0005] Ces différentes formes de réalisation présentent l'inconvénient de conduire à des dispositifs de fixation relativement compliqués, et surtout difficilement accessibles. Toute intervention sur l'un quelconque de ces dispositifs nécessite le démontage du caisson formé par le châssis.

    [0006] Pour remédier à cet inconvénient, on a déjà pensé à réaliser la fixation d'une plaque de cuivre au moyen d'organes de fixation traversant le caisson et appliqués contre la paroi externe de celui-ci. Les solutions connues qui font surtout appel à la flexion des organes de fixation, ne résolvent pas de manière satisfaisante les problèmes posés par les différences de dilatation ainsi que par l'existence d'une pression hydraulique importante à l'intérieur du caisson.

    [0007] L'invention a surtout pour but de remédier aux inconvénients des modes de fixation connus.

    [0008] Elle a plus précisément pour objet une lingotière de coulée continue de métaux dont les côtés sont constitués par des plaques de cuivre dont l'une au moins d'entre elles est fixée par des tiges filetées sur un châssis formant caisson de refroidissement, ledit châssis comprenant une paroi interne appliquée contre la plaque de cuivre dans laquelle les tiges filetées viennent se visser, et une paroi externe parallèle à la précédente, lesdites parois présentant des passages de section nettement supérieure à celle des tiges filetées qui les traversent, caractérisée en ce que chaque tige filetée est munie d'un organe de serrage, ledit organe, serré avec un couple de serrage prédéterminé, prenant appui sur la paroi externe du châssis par l'intermédiaire d'une bague ajustée sur une portée de la tige filetée, ladite bague étant munie d'un joint torique sur sa face plane appliquée contre la paroi externe du châssis.

    [0009] La bague est munie d'un joint torique supplémentaire sur sa surface cylindrique intérieure entourant la portée de la tige filetée.

    [0010] L'organe de serrage est avantageusement constitué par un écrou.

    [0011] L'invention sera mieux comprise en se référant à la description qui suit, faite en regard des dessins annexés, concernant une forme particuluere de réalisation donnée à titre d'exemple non limitatif.

    [0012] La figure 1 est une coupe transversale d'une lingotière de coulée continue montrant, sur les deux grands côtés de la lingotière, la fixation des plaques de cuivre sur un châssis formant caisson etanche de refroidissement alimenté en eau

    [0013] La figure 2 est une vue en coupe partielle plus détaillée, illustrant de facom plus précise le mode de fixation.

    [0014] Sur les figures, on voit la lingotière dont les côtés tels que 1 sont constitués par des plaques de cuivre. La plaque 1 est fixée sur un châssis, repéré 2 dans son ensemble, qui forme caisson étanche de refroidissement alimenté en eau de façon connue en soi. Le châssis 2 présente une paroi interne 3 appliquée contre la plaque de cuivre 1, et une paroi externe 4 parallèle à la précédente et située à une certaine distance de celle-ci. La fixation est assurée par un certain nombre de tiges, telles que 5, filetées à leurs extrémités. La tige filetée est fixée dans la plaque 1 par l'intermédiaire d'une bague filetée 6 en acier. La tige 5 traverse la chambre d'eau 7 définie par le châssis 2. Elle traverse également deux passages 8 et 9 respectivement pratiqués dans les parois 3 et 4, la section de ces passages étant nettement supérieure à celle de la tige 5. Cette dernière débouche à l'extérieur de la paroi 4. L'extrémité filetée de la tige 5 extérieure au châssis 2 est munie d'un organe de serrage, tel qu'un écrou 10. Entre ledit écrou et la paroi 4 est intercalée une bague 11 ajustée sur une portée lisse l4 de la tige 5. La bague 11 est plus précisément montée sans jeu sur ladite portée lisse. L'écrou 10, serré avec un couple de serrage prédéterminé, vient prendre appui sur la paroi 4 par l'intermédiaire de la bague 11. Cette dernière est munie d'un joint torique 12 sur sa face plane appliquée contre la paroi 4. Elle est, en outre, munie d'un joint torique supplémentaire 13 sur sa surface intérieure entourant la tige 5. Ce joint, coopérant avec la portée lisse 14 de inaise cige, assure l'étancheité au niveau de celle-ci, tandis que le joint 12 qui assure l'étancheité au niveau de la paroi 4, ne fait pas obstacle au glissement de la bague 11 sur ladite paroi.

    [0015] Lors de la dilatation thermique des plaques de cuivre, telles que 1, le caisson formé par le châssis 2 étant par ailleurs en pression, le déplacement de l'ensemble des moyens de fixation est rendu possible. Dans un premier temps la tige 5 se prête à ce déplacement en raison de sa flexibilité. Dans un deuxième temps, la bague il glisse sur la paroi 4 jusqu'à l'instant où la force qui engendre le mouvement est égale à la force antagoniste de frottement entre la bague 11 et la paroi 4. Cette force maintient un état de flexion résiduelle dans la tige 5. Le moment de flexion correspondant qui redresse l'extrémité de la tige 5 est repris par le contact de la bague 11 sur la paroi 4. Les joints 12 et 13 assurent l'étancheité.

    [0016] Bien que l'invention ait été décrite en référence à une forme particulière de réalisation, il va de soi qu'elle n'y est en rien limitée, et que des modifications peuvent lui être apportées sans sortir de son domaine.

    [0017] On pourrait par exemple réaliser la fixation au moyen de longues vis dont la tête jouerait le rôle de l'organe de serrage équivalent à l'écrou représenté. D'une façon plus générale, on pourra remplacer l'un quelconque des moyens décrits par un moyen équivalent. L'invention couvre donc, outre l'exemple représenté, ses différentes variantes d'exécution possibles.


    Revendications




     
    2. Lingotière suivant la revendication 1, caractarisée en ce que la bague (11) est munie d'un joint torique supplémentaire (13) sur sa surface cylindrique intérieure entourant la portée (14) de la tige filetée (5).
     
    3. Lingotière suivant la revendication 1, caracterisée en ce que l'organe de serrage (10) est constitué par un écrou,
     




    Dessins







    Rapport de recherche