(19)
(11) EP 0 011 811 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
11.06.1980  Bulletin  1980/12

(21) Numéro de dépôt: 79104609.7

(22) Date de dépôt:  20.11.1979
(51) Int. Cl.3H01B 1/02, H01B 7/28, B21C 1/00
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE FR GB IT SE

(30) Priorité: 24.11.1978 FR 7833182

(71) Demandeur: ALSTHOM-ATLANTIQUE Société anonyme dite:
F-75784 Paris Cédex 16 (FR)

(72) Inventeur:
  • Anton, Alain
    F-69970 Chaponnay (FR)

(74) Mandataire: Weinmiller, Jürgen et al
Lennéstrasse 9 Postfach 24
82336 Feldafing
82336 Feldafing (DE)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Pièce conductrice électrique à isolation résistant à des températures supérieures à 250 Grad C et procédé de fabrication de celle-ci


    (57) Pièce conductrice électrique à isolation résistant à des températures élevées, et son procédé de fabrication. Son âme conductrice est obtenue par tréfilage d'une billette de cuivre revêtue d'un alliage cuproaluminium.


    Description


    [0001] La présente invention concerne une pièce conductrice électrique à isolation résistant à des températures élevées, et un procédé de fabrication d'une telle pièce conductrice, et notamment un conducteur électrique de ce genre et son procédé de fabrication.

    [0002] On a déjà proposé des conducteurs électriques devant résister à des températures élevées, constitués par des fils d'un métal bon conducteur, généralement le cuivre, munis d'un revêtement de nickel ou d'or, par exemple, sur lequel est appliqué un émail d'une résine synthétique résistant à la chaleur. Lorsque le conducteur est en cuivre non revêtu d'un autre métal, les émaux isolants étant souvent partiellement poreux à l'air, il se forme sur le cuivre à partir de 250°C une couche d'oxyde qui réduit considérablement l'adhérence de l'émail sur le conducteur, ce qui nuit au phénomène de conduction thermique et à la tenue mécanique de l'ensemble isolant. Il existe en outre une interface entre le cuivre et le métal de protection, à travers laquelle se produisent des phénomènes de diffusion d'un métal dans un autre qui réduisent l'efficacité de la protection. Enfin, dans le cas de conducteurs destinés à être parcourus par des courants à haute fréquence, la conductibilité électrique superficielle du métal protecteur étant plus élevée que celle du cuivre, le courant se concentre encore plus à la surface du conducteur et entraîne un échauffement supplémentaire de l'émail.

    [0003] La présente invention a pour but de procurer une pièce conductrice électrique à isolant résistant à des températures élevées, supérieures à 250°C, pendant de longues durées, de l'ordre de dizaines de milliers d'heures, et supportant même un certain temps des températures de 400 à 500°C, l'émail de revêtement étant alors judicieusement choisi parmi ceux résistant à ces températures, tels que les polymères hétérocycliques thermostables ou polymères organominéraux.

    [0004] La pièce conductrice électrique selon l'invention est caractérisée en ce que son âme conductrice est obtenues par tréfilage d'une billette de cuivre revêtue d'un alliage cupro-aluminium. De telles billettes sont connues, mais n'ont pas été utilisées jusqu'ici à la fabrication de conducteurs électriques.

    [0005] Le procédé de fabrication de cette pièce conductrice est caractérisé en ce que l'on prépare son âme conductrice en soumettant une billette de cuivre revêtue d'un alliage cupro-aluminium à un ou plusieurs tréfilages à chaud réduisant son diamètre à une valeur comprise entre 50 et 80 mm, puis à une série de tréfilages à froid avec lubrification. De préférence, l'on effectue entre certains des tréfilages à froid des recuits sous vide ou sous gaz inerte.

    [0006] A titre d'exemple, en partant d'une billette de cuivre de 80 mm de diamètre, comportant en surface une épaisseur de 10 mm d'un alliage cupro-aluminium obtenu par diffusion sous vide et rectification de surface, on effectue un premier tréfilage à chaud à 700°-750°C pour amener le diamètre entre 13 et 8 mm.

    [0007] En partant de barres de 8 mm tréfilées, on obtient du fil de 0,8 mm de diamètre par un étirage à froid en 15 à 20 passes, avec lubrification par une huile épaisse telle que l'huile du type Antonol "TCH1" fabriquée par la Société Tréfimétaux et constituée par un mélange d'hydrocarbures polymérisés et d'esters d'acides gras. Pour éviter tout écrouissage du cupro-aluminium superficiel, il est nécessaire de procéder entre certains des étirages à froid à un recuit sous vide ou sous gaz inerte à une température entre 650° et 750°C, la température et le temps de recuit étant fonction des diamètres de la barre ou du fil.

    [0008] Un conducteur de ce genre de diamètre-0,8 mm possède une conductibilité électrique superficielle voisine de celle du cuivre (1,941 mho- cm2/cm contre 1,724 mho-cm2/cm). Son oxydation n'a lieu qu'à partir de 600°C avec un phénomène de saturation. Il peut être utilisé dans des machines tournantes pendant 20000 heures à 250°C.

    [0009] Bien que le conducteur et son procédé de fabrication qui viennent d'être décrits à titre d'exemple correspondent à la variante préférée de l'invention, on comprendra que diverses modifications peuvent leur être apportées sans sortir du cadre de l'invention, certaines opérations du procédé de fabrication pouvant être remplacées par d'autres qui joueraient un rôle technique analogue. En particulier, on peut partir d'une billette dont le rapport de l'épaisseur du revêtement d'alliage cupro-aluminium est supérieur ou inférieur à celui indiqué. On peut effectuer des tréfilages à chaud jusqu'à un diamètre inférieur à 50 mm. On peut fabriquer de la même manière des conducteurs méplats.On peut également fabriquer par le même procédé toutes pièces conductrices utilisables dans l'industrie électrique, telles que des lames de collecteurs pour machines tournantes, des barres de cuivre pour alternateurs, stators ou rotors de machines tournantes.


    Revendications

    1/Pièce conductrice électrique à isolation résistant à des températures élevées, caractérisée en ce que son âme conductrice est obtenue par tréfilage d'une billette de cuivre revêtue d'un alliage cupro-aluminium.
     
    2/ Procédé de fabrication d'une pièce conductrice électrique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on prépare son âme conductrice en soumettant une billette de cuivre revêtue d'un alliage cupro- aluminium à un ou plusieurs tréfilages à chaud réduisant son diamètre jusqu'au moins à une valeur comprise entre 50 et 80 mm, puis à une série de tréfilages à froid avec lubrification.
     
    3/ Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on effectue entre certains des tréfilages à froid des recuits sous vide ou sous gaz inerte.
     





    Rapport de recherche