[0001] L'invention concerne un détecteur d'incendie.
[0002] Il existe de nombreux types de détecteurs ou d'avertisseurs d'incendie tels que des
détecteurs d'élévation de température comportant généralement des thermistances, des
détecteurs de radiations émises par une flamme et comportant des cellules photo-électriques
ou un tube à effluves et des détecteurs de fumée ou de gaz de combustion. Ces derniers
sont basés sur des phénomènes optiques ou bien comportent au moins une chambre d'ionisation
parcourue par un courant qui varie en fonction des gaz qui la traversent.
[0003] Tous ces dispositifs sont connectés électriquement à un système d'alerte ou d'alarme
commandé par un dispositif qui établit la différence entre une valeur de mesure et
une valeur de référence correspondant à un niveau normal ou tolérable. Ces dispositifs
nécessitent généralement une consommation importante de courant ce qui est particulièrement
onéreux étant donné leur fonctionnement en continu. En outre, ils sont sensibles aux
phénomènes extérieurs perturbateurs et utilisent, pour les détecteurs à ionisation,
des sources radioactives importantes.
[0004] Le brevet FR-A-2360881 décrit un déteéteur à ionisation muni de deux chambres d'ionisation
par radioactivité, l'une étant ouverte à la fumée et constituant une chambre de mesure
dont l'impédance augmente en présence de fumée, tandis que l'autre est étanche à la
fumée et constitue une chambre de référence.
[0005] Les chambres respectivement de mesure et de référence sont montées dans un circuit
de traitement pour agir sur les entrées de deux comparateurs destinés à commander
deux systèmes d'alerte dont l'un signale la présence de fumée et l'autre un défaut
de fonctionnement.
[0006] L'un des buts de l'invention est de proposer une électronique particulièrement fiable
et de faible consommation.
[0007] En outre et surtout l'invention permet d'utiliser des sources faiblement radioactives,
ce qui présente un intérêt considérable étant donné les règlementations strictes dont
sont l'objet de telles sources et les risques de contamination qui existent avec des
sources de forte radioactivité.
[0008] Pour diminuer les sources radioactives utilisées dans les détecteurs il a été imaginé
d'augmenter la tension appliquée aux chambres.
[0009] Cependant, il est apparu contrairement aux idées reçues que cette tension devait
être limitée. Un étude du phénomène d'ionisation montre que la courbe du courant d'ionisation
en fonction de la tension appliquée au système présente plusieurs zones.
[0010] Dans la première zone, dite zone de recombinaison, certains des ions contenus dans
la chambre se combinent entre eux. Cette zone a été jusqu'à présent très peu utilisée
contrairement aux autres zones telles que la zone de chambre d'ionisation, la zone
compteur proportionnel ou la zone de Geiger-Muller. L'inventeur a découvert que cette
zone de recombinaison qui correspond donc à une mauvaise chambre d'ionisation était
particulièrement sensible aux fumées ou gaz de combustion.
[0011] C'est pourquoi l'invention propose selon une première solution des problèmes indiqués,
un détecteur d'incendie muni d'un élément de référence et d'un élément d'analyse qui
est constitué par une chambre ouverte d'ionisation par radioactivité sont l'impédance
varie en présence de gaz de combustion, lesdits éléments étant couplés en pont et
connectés sur deux entrées de deux comparateurs de tension reliés chacun à un système
d'alerte de manière telle qu'un déséquilibre du pont crée un signal à la sortie de
l'un ou de l'autre comparateur selon le sens du déséquilibre et commande le système
d'alerte correspondant, détecteur qui est remarquable en ce que la tension appliquée
aux bornes de la chambre d'analyse est située dans la zone dite de recombinaison de
sa courbe de courant d'ionisation en fonction de la tension appliquée.
[0012] L'élément de référence peut bien sûr être constitué également par une chambre d'ionisation
par radioactivité complètement ou partiellement fermée et éventuellement munie d'une
électrode commune avec la chambre d'analyse.
[0013] Dans ce cas, il est apparu particulièrement intéressant que les hauteurs des chambres
d'analyse et de référence soient respectivement de 12,5 mm et de 7,5 mm.
[0014] Selon une autre solution possible, il a été trouvé particulièrement avantageux que
l'élément de référence soit constitué par la résistance interne d'un transistor à
effet de champ disposé dans le montage en pont. En effet cette résistance interne
très importante varie en fonction des paramètres extérieurs, autres que les gaz de
combustion, sensiblement de la même manière que la chambre d'analyse et constitue
donc un bon élément de référence.
[0015] De préférence dans ce cas, la source du transistor à effet de champ est reliée à
la masse par l'intermédiaire d'une résistance variable qui permet de faire varier
la résistance interne du transistor à effet de champ.
[0016] Il est alors possible au moyen de cette résistance variable d'ajuster la tension
appliquée à la chambre d'analyse et dans le cas d'un montage en parallèle (les chambres
pouvant être montées en série ou en parallèle), d'ajuster l'équilibre du pont.
[0017] Il est évident que cette solution est indépendante de la première solution mentionnée
mais qu'il est bien sûr possible de les combiner.
[0018] Pour économiser de l'énergie et/ou diminuer encore la radioactivité nécessaire, selon
un mode de réalisation de la première ou de la deuxieme solution, le détecteur est
muni d'une source basse tension d'alimentation générale et d'un générateur de plus
haute tension, pour les éléments d'analyse et de référence, piloté en tension par
un régulateur conçu et disposé de manière à ne délivrer une tension audit générateur
que lorsque la tension de celui-ci reste inférieure à une tension de référence.
[0019] Dans ce cas le régulateur est avantageusement constitué par un comparateur dont l'une
des entrées est connectée à une source de tension de référence et l'autre entrée à
un point du circuit situé en aval du générateur.
[0020] L'expérience montre que les comparateurs sont avantageusement constitués par des
amplificateurs linéaires dont le gain est programmable.
[0021] Il a en outre été trouvé après des recherches et des essais nombreux que les amplificateurs
qui permettent un bon fonctionnement sont des amplificateurs opérationnels intégrés
connus sous les références LM 4250 ou µ A 776.
[0022] L'invention sera bien comprise et d'autres particularités apparaîtront à la lecture
de la description qui va suivre en référence au dessin annexé dans lequel:
- La figure 1 montre schématiquement un premier mode de réalisation d'un détecteur
selon l'invention muni de deux chambres d'ionisation;
- La figure 2 montre une disposition en série semblable à celle de la figure 1 dans
laquelle l'élément de référence est constitué par la résistance interne d'un transistor
à effet de champ.;
- La figure 3 montre un mode de réalisation semblable à celui de la figure 2 mais
avec un montage en parallèle et,
- La figure 4 montre un mode de réalisation monté en parallèle et muni d'un générateur
de tension et d'un régulateur.
[0023] Les détecteurs à ionisation sont connus et comportent au moins une chambre dans laquelle
est disposé une matière radioactive destinée à ioniser ladite chambre. Lorsqu'une
fumée ou des gaz de combustion pénètrent dans la chambre, l'état d'ionisation est
modifié de manière telle que le nombre des charges mobiles diminue, ce qui revient
à une augmentation de l'impédance interne de la chambre.
[0024] Dans l'exemple représenté à la figure 1, le dispositif comporte deux chambres d'ionisation
1 et 2 respectivement d'analyse et de référence montées en série. Chacune de ces dernières
est pourvue d'une matière radioactive 3 et 4. Les chambres sont disposées de telle
sorte que l'électrode positive 5 de la chambre d'analyse 1 et l'électrode négative
6 de la chambre de référence sont connectées au point commun B tandis qu'une source
de courant est connectée entre les points A et C c'est-à-dire entre les électrodes
positive et négative des chambres respectivement 2 et 1. (Source de 18 à 30 V par
exemple).
[0025] Le point commun B est relié électriquement à l'entrée d'un quadripole Q, lui-même
suivi d'un quadripole Q
2. Les quadripoles Q
1 et Q
2 sont des adaptateurs d'impédance destinés à abaisser la grande impédance de sortie
des chambres. Il est évidemment possible de n'utiliser qu'un seul quadripole adaptateur
d'impédance, tel qu'un transistor à effet de champ par exemple ou tout autre composant
équivalent.
[0026] Trois résistances en série R,, R
2 et R
3 sont montées en parallèle entre les points A et C, la résistance R
2 étant disposée en potentiomètre. La sortie X du quadripole Q
2 et un point Y variable sur la résistance R
2 sont connectés respectivement aux entrées négative et positive d'un amplificateur
opérationnel A,. La sortie X est en outre connectée par l'intermédiaire d'une résistance
R
4 à l'entrée positive d'un amplificateur opérationnel A
2 tandis que le point Y est relié électriquement à l'entrée négative de ce dernier.
Le point Y est donc connecté aux entrées positive et négative respectivement des amplificateurs
A, et A
2, par l'intermédiaire dans l'exemple représenté de deux résistances d'entrée R
a et R
7'
[0027] Les amplificateurs opérationnels A, et A
2 utilisés en comparateur sont avantageusement programmables au moyen des résistances
R
a et R
B,. La résistance R
4 disposée entre le point X et l'entrée de l'amplificateur A
2 constitue l'une des résistances d'un pont diviseur R
4, et R
s dont le point milieu Z est directement connecté à l'entrée sus-mentionnée.
[0028] Il est clair que les chambres 1 et 2 constituent deux branches adjacentes d'un pont
de Wheastone, les deux autres branches étant formées par les résistances R
l, R
3 et la résistance variable R
2 disposée entre ces dernières tandis que la diagonale de mesure ou pont est comprise
entre les points X et Y.
[0029] Les amplificateurs A, et A
2 sont respectivement connectés à deux systèmes d'alerte S, et S
2 comportant notamment des quadripoles Q
3, Q
4 et des résistances ou bobines relais 7 et 8 destinées à actionner tout moyen convenable
lumineux et/ou source et/ou d'autres relais.
[0030] Lorsque la tension en X est inférieure à la tension d'entrée de l'amplificateur A
1, celui-ci bascule et un signal déclenche le système d'alerte S,. Par contre lorsque
la tension Z est supérieure à la tension d'entrée de l'amplificateur A
2, celui-ci bascule et actionne le système S
2.
[0031] La figure 1 montre deux chambres 1 et 2 schématisées. En pratique celles-ci sont
disposées dans un boitier éventuellement commun, la chambre d'analyse 1 étant ouverte
et la chambre de référence 2 complètement ou partiellement fermée.
[0032] Le fonctionnement est simple à comprendre. Le potentiomètre R
2 est réglé de manière que le pont soit équilibré. Si des phénomènes extérieurs autres
que des émissions de fumée modifient les impédances des deux chambres, le pont n'est
pas déséquilibré et aucun système d'alerte n'est commandé. Par contre si des gaz de
combustion pénètrent dans la chambre d'analyse, le courant qui la traverse est modifié
et la tension au point Z devient supérieure à la tension d'entrée de l'amplificateur
A
2, ce qui déclenche le système d'alerte incendie S
2. Au contraire, si le déséquilibre du pont a lieu dans l'autre sens, c'est-à-dire
si la tension au point X devient inférieure à la tension d'entrée de l'amplificateur
A,, c'est le système d'alerte dérangement ou défaillance S, qui est déclenché. Ce
déclenchement a lieu par exemple à la suite d'une détérioration des quadripoles adaptateurs
d'impédance Q,, Q
2 ou d'une rupture des branches à résistances ou encore à la suite d'un mauvais réglage
du potentiomètre R
2 etc.
[0033] Le pont diviseur R
4, R
s permet d'établir un seuil de déclenchement en décalent le point d'équilibre du pont,
de manière à réaliser une hystérésis entre les déclenchements des alertes respectivement
incendie et dérangement. Cette disposition permet d'éviter le passage brutal d'un
état à l'autre.
[0034] Dans le dispositif décrit, il est apparu particulièrement avantageux d'utiliser comme
composants électroniques pour les amplificateurs A
1 et A
2 les amplificateurs opérationnels mentionnés ci-avant. De même les adaptateurs d'impédance
peuvent être réalisés sous la forme d'un seul transistor à effet de champ, du type
2N 4416 par exemple. En outre la hauteur de chacune des chambres est importante et
il a déjà été dit que les chambres d'analyse et de référence 1 et 2 ont avantageusement
des hauteurs de 12,5 mm et 7,5 mm.
[0035] Il est clair que le montage en série des chambres 1 et 2 n'est pas obligatoire et
il est possible d'imaginer un montage en parallèle sur l'alimentation, les chambres
1 et 2 constituant malgré tout deux branches adjacentes du montage en pont, comme
le montre la figure 4 par exemple et sur laquelle on reviendra plus loin.
[0036] Pour les raisons déjà mentionnées la tension appliquée aux bornes de la chambre d'analyse
est choisie de manière a être située dans la zone dite de recombinaison de sa courbe
de courant d'ionisation en fonction de la tension appliquée.
[0037] Les figures 2 et 3 montrent deux modes de réalisation très importants selon l'invention.
Elles représentent schématiquement un montage en série (figure 2) semblable à celui
de la figure 1 et un montage en parallèle (figure 3) semblable à celui de la figure
4.
[0038] Toutefois ici l'élément de référence (chambre 2 des figures 1 et 4) est remplacé
par la résistance interne Ri d'un transistor à effet de champ TEC, la résistance Ri
étant représentée en pointillé puisqu'il s'agit d'une résistance fictive.
[0039] La figure 2 reprend la disposition série de la figure 1 et on retrouve les résistances
R
l, R
2 et R
3 ainsi que les extrémités du pont, X et Y. Cette disposition est particulièrement
avantageuse, car elle permet d'utiliser une source radioactive très faible de l'ordre
par exemple de 0,05 µ C c'est à dire de 1850 désintégrations par seconde. En effect
cette faible radioactivité entraîne une impédance élevée de la chambre d'analyse 1,
compensée par la résistance interne Ri de grande valeur. En outre si le pont est ajustable
au moyen de la résistance variable R
2' il est possible d'ajuster le point d'équilibre au moyen d'une résistance R
s variable de charge aménagée à la source du transistor TEC qui permet de modifier
la résistance interne Ri. Cet ajustement autorise ainsi une utilisation d'une gamme
importante de sources radioactives.
[0040] La figure 3 montre également un montage en pont avec une chambre d'analyse 1, un
élément de référence constitué par la résistance interne Ri du transistor TEC et des
résistances Ra et Rr constituant les deux autres branches du pont. Toutefois pour
ajuster l'équilibre du pont, au lieu d'avoir une résistance Rr variable, il est avantageux
de prévoir comme pour la figure 2 une résistance variable de charge Rs à la source
du TEC qui permet de faire varier la résistance Ri.
[0041] En outre comme pour le premier mode de réalisation décrit, la tension appliquée aux
bornes de la chambre d'analyse peut aussi être située dans la zone de recombinaison
de celle-ci.
[0042] La figure 4 montre un mode de réalisation intéressant avec deux chambres d'ionisation
respectivement d'analyse et de référence 1 et 2 comme à la figure 1 mais montées en
parallèle. Dans ce mode de réalisation le point Y est réglable sur la résistance Rr
de la chambre de référence (analogue à celle de la figure 3) tandis que la résistance
R
A de la chambre d'analyse de la figure 3 est constituée par deux résistances R
s et Rg. Ce mode de réalisation comporte comme celui de la figure 1 des comparateurs
A
1 et A
2 et des systèmes d'alerte schématisés en S
1 et S
2.
[0043] Toutefois ce mode de réalisation est muni d'une alimentation d'assez basse tension
représentée par des petits triangles tandis que les chambres 1 et 2 sont alimentées
par un générateur de tension plus élevée (de l'ordre par exemple de 15 à 30 volts)
qui comporte dans l'exemple représenté, un oscillateur et un transformateur Tf à perméabilité
élevée, par exemple µ > 1000 gauss, muni de deux enroulements primaires en série et
d'un enroulement secondaire. Les oscillations sont entretenues par un transistor T
R1 piloté en tension par un régulateur comportant un amplificateur opérationnel A
3 monté en comparateur et un transistor T
R2. L'entrée positive de l'amplificateur A
3 est connectée à un pont diviseur constitué par des résistances R
10, R
11, R
12 et la diode Z qui délivre une tension de référence, tandis que l'autre entrée dudit
amplificateur est connectée au circuit entre les résistances R
s et R
B qui constituent un pont diviseur avec la chambre d'analyse 1. Avec cette disposition,
l'amplificateur A
3 ne délivre une tension on à l'oscillateur que lorsque la tension ainsi prélevée n'atteint
pas la tension de référence appliquée à son entrée positive, de telle sorte que la
tension secondaire à l'oscillateur est contrôlée tandis que sa consommation est tributaire
de la consommation secondaire d'utilisation, particulièrement faible dans ce mode
de réalisation.
[0044] Il est évident que les modes de réalisation décrits peuvent subir un grand nombre
de modifications ou être combinés sans sortir du cadre de l'invention.
[0045] Les modes de réalisation des figures 1, 2 et 3 peuvent par exemple utiliser un générateur
et un régulateur du type décrit à propos de la figure 4.
1. Détecteur d'incendie muni d'un élément de référence et d'un élément d'analyse qui
est constitué par une chambre ouverte (1) d'ionisation par radioactivité dont l'impédance
varie en présence de gaz de combustion, lesdits éléments étant couplés en pont et
connectés sur deux entrées de deux comparateurs de tension (A1 et A2) reliés chacun
à un système d'alerte (S1, S2) de manière telle qu'un déséquilibre du pont crée un
signal à la sortie de l'un ou de l'autre comparateur selon le sens du déséquilibre
et commande le système d'alerte correspondant, caractérisé en ce que la tension appliquée
aux bornes de la chambre d'analyse est située dans la zone dite de recombinaison de
sa courbe de courant d'ionisation en fonction de la tension appliquée.
2. Détecteur d'incendie muni d'un élément de référence et d'un élément d'analyse qui
est constitué par une chambre ouverte (1) d'ionisation par radioactivité dont l'impédance
varie en présence d'un gaz de combustion, lesdits éléments étant couplés en pont et
connectés aux deux entrées de deux comparateurs de tension (A1 et A2) reliés chacun
à un système d'alerte (S1 et S2) de manière telle qu'un déséquilibre du pont crée
un signal à la sortie de l'un ou de l'autre comparateur selon le sens du déséquilibre
et commande le système d'alerte correspondant, caractérisé en ce que l'élément de
référence est constitué par la résistance interne (Ri) d'un transistor à effét de
champ (TEC) disposé dans le montage en pont.
3. Détecteur selon la revendication 2 caractérisé en ce que la source du transistor
à effet de champ (TEC) est reliée à la masse par l'intermédiaire d'une résistance
variable (Rs) qui permet de faire varier la résistance interne du transistor à effet
de champs.
4. Détecteur d'incendie selon la revendication 1 dans lequel l'élément de référence
est constitué aussi par une chambre (2) d'ionisation par radioactivité mais qui est
complètement ou partiellement fermée, caractérisé en ce que les hauteurs des chambres
d'analyse et de référence sont respectivement de 12,5 mm et de 7,5 mm.
5. Détecteur d'incendie selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'il
est pourvu d'une source basse tension d'alimentation générale et d'un générateur de
plus haute tension, pour les éléments d'analyse et de référence, piloté en tension
par un régulateur conçu et disposé de manière à ne délivrer une tension audit générateur
que lorsque la tension de celui-ci reste inférieure à une tension de référence.
6. Détecteur selon la revendication 5 caractérisé en ce que le régulateur est constitué
par un comparateur (A3) dont l'une des entrées est connectée à une source de tension
de référence et l'autre entrée à un point du circuit situé en aval du générateur.
7. Détecteur selon l'une des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que les comparateurs
sont constitués par des amplificateurs opérationnels intégrés connus sous les références
LM 4250 ou µA776.
1. Feuerdetektor mit einem Referenzelement und mit einem Analyseelement, in Form einer
offenen Ionisationskammer (1) zur Ionisation mittels Radioaktivität, deren Impedanz
sich in Anwesenheit von Rauchgas ändert, wobei die genannten Elemente als Brücke geschaltet
und über zwei Eingänge von zwei Spannungsvergleicher (A1 und A2) mit je einem Alarmsystem
(S1, S2) derart verbunden sind, daß eine Ungleichheit der Brücke ein Signal in dem
einen oder anderen Spannungsvergleicher entsprechend der Richtung der Ungleichheit
erzeugt und das entsprechende Alarmsystem auslöst, dadurch gekennzeichnet, daß die
an den Klemmen der lonisationsanalysekammer angelegte Spannung im sog. Rekombinationsbereich
der Kennlinie des lonisationsstromes in Funktion von der angelegten Spannung gewählt
ist.
2. Feuerdetektor mit einem Referenzelement und einem Analyseelement, das gebildet
ist durch eine offene Kammer (1) zur Ionisation mittels Radioaktivität, deren Impedanz
sich in Anwesenheit von Rauchgas ändert, wobei die genannten Elemente als Brücke geschaltet
und über zwei Eingänge von zwei Spannungsvergleicher (A1 und A2) mit je einem Alarmsystem
(S1, S2) derart verbunden sind, daß eine Ungleichheit der Brücke ein Signal in dem
einen oder anderen Spannungsvergleicher entsprechend der Richtung der Ungleichheit
erzeugt und das entsprechende Alarmsystem auslöst, dadurch gekennzeichnet, daß das
Referenzelement durch den Innenwiderstand (Ri) eines in der Brückenschaltung angeordneten
Feldeffekttransistors (TEC) gebildet ist.
3. Feuerdetektor nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß der Quellenanschluß
(source) des Feldeffekttransistors (TEC) zur Änderung des Innenwiderstandes des Feldeffekttransistors
mit Masse unter Zwischenschaltung eines Regelwiderstandes (Rs) verbunden ist.
4. Feuerdetektor nach Anspruch 1, in welchem das Referenzelement ebenfalls durch eine
lonisationskammer (2) mittels Radioaktivität, die jedoch vollständig oder zum Teil
geschlossen, gebildet ist, dadurch gekennzeichnet, daß die Höhe der Analysekammer
und der Referenzkammer 12,5 mm bzw. 7,5 mm gewählt ist.
5. Feuerdetektor nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß zur
allgemeinen Stromversorgung eine Niederspannungsquelle und für das Analyse- und das
Referenzelement ein Generator höherer Spannung vorgesehen ist, dessen Spannung über
einen Regler durch Zuführen einer Spannung an den Generator immer dann, wenn die Ausgangsspannung
des Generators unterhalb von der Referenzspannung bleibt, geregelt wird.
6. Feuerdetektor nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Regler durch einen
Komparator (A 3) gebildet ist, dessen einer Eingang mit einer Vergleichsspannungsquelle
und dessen anderer Eingang mit einem Punkt des vom Generator gespeisten Schaltkreises
verbunden ist.
7. Feuerdetektor nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die
Vergleicher gebildet sind durch integrierte Operationsverstärker bekannt unter den
Bezeichnungen LM 4250 oder fLA 776.
1. A fire detector equipped with a reference element and an analysing element which
is constituted by an open radioactive ionization chamber (1) the impedance of which
varies in the presence of combustion gases, said elements being coupled in a bridge
and connected to two inputs of two voltage comparators (A1 and A2) each connected
to an alarm system (S1, S2) such that imbalance of the bridge produces a signal at
the output of one or other comparator depending on the direction of the imbalance
and operates the corresponding alarm system, characterised in that the voltage applied
at the terminals of the analysing chamber lies within the so-called recombination
zone of its curve for ionization current as a function of the voltage applied.
2. A fire detector equipped with a reference element and an analysing element which
is constituted by an open radioactive ionization chamber (1) the impedance which varies
in the presence of a combustion gas, said elements being coupled in a bridge and connected
to the two inputs of two voltage comparators (A1 and A2) each linked to an alarm system
(S1 and S2) such that imbalance of the bridge produces a signal at the output of one
or other comparator depending on the direction of the imbalance and operates the corresponding
alarm system, characterized in that the reference element is constituted by the internal
resistance (Ri) of a field effect transistor (TEC) disposed in the bridge arrangement.
3. A detector as in Claim 2, characterised in that the source of the field effect
transistor (TEC) is connected to earth through the intermediary of a variable resistance
(Rs) which makes it possible to vary the internal resistance of the field effect transistor.
4. A fire detector as in Claim 1 in which the reference element is also constituted
by a radioactive ionization chamber (2) but which is completely or partially closed,
characterised in that the heights of the analysing and reference chambers are respectively
12.5 mm and 7.5 mm.
5. A fire detector as in one of Claims 1 to 4, characterised in that it is provided
with a low voltage general power supply source and with a generator producing a higher
voltage, for the analysing and reference elements, the voltage of which is controlled
by a regulator which is designed and arranged in such a way that it only supplies
a voltage to said generator when the voltage of the latter remains less than a reference
voltage.
6. A detector as in Claim 5, characterised in that the regulator is constituted by
a comparator (A3) one of the inputs of which is connected to a reference voltage source
and the other input of which is connected to a point in the circuit downstream from
the generator.
7. A detector as in one of Claims 1 to 6, characterised in that the comparators are
constituted by integrated operational amplifiers known by the references LM 4250 or
jUA776.