[0001] La présente invention concerne d'une manière générale les dispositifs amortisseurs
de torsion. qui comportent au moins deux parties coaxiales montées rotatives l'une
par rapport à l'autre, dans les limites d'un débattement angulaire déterminé, et à
l'encontre de moyens élastiques aptes à agir circon
- férentiellement entre elles, dits ci-après moyens élastiques à action. circonférentielle.
[0002] Ainsi qu'on le sait, un tel dispositif amortisseur detor- sion entre usuellement
dans la constitution d'une friction. d' embrayage, notamment pour véhicule automobile,
l'une de ses parties rotatives portant alors un disque de friction, destiné à être
solidarisé en rotation avec un premier arbre, en. pratique un arbre menant, l'arbre
de sortie d'un. moteur, tandis qu' une autre desdites parties rotatives est portée
par un. moyeu destiné à être solidarisé en rotation avec un deuxième arbre, en pratique
un arbre mené, l'arbre d'entrée d'une boîte de vitesses.
[0003] Un tel dispositif permet en effet d'assurer une transmission régulée du couple de
rotation appliqué à l'une de ses parties rotatives lorsque l'autre est elle-même l'objet
d'un couple de rotation, c'est-à-dire de filtrer les vibrations susceptibles de prendre
naissance tout au long de la chaîne cinématique, allant du moteur aux arbres de roue,
sur laquelle il est inséré.
[0004] Ainsi qu'on le sait également, il est avantageux, au moins pour certaines applications,
et notamment pour celle relative aux frictions d'embrayage pour véhicules automobiles,
que, pour les faibles valeurs du débattement angulaire entre les deux parties rotatives
constitutives d'un. tel dispositif amortisseur, de torsion, le couple transmis entre
celles-ci reste faible.
[0005] En. effet, cette disposition., qui implique la mise en. oeuvre de moyens élastiques
à action circonférentielle de faible raideur pour les faibles valeurs de couple, permet
notamment d'éliminer les bruits de boite de vitesses au point mort, à l'arrêt du véhicule
concerné, dits ci-après bruits de point mort, notamment à chaud.
[0006] Et il apparait que, au moins dans une certaine mesure, il est souhaitable, de ce
seul point de vue, que la plage de débattement angulaire au cours de laquelle interviennent
ainsi ces moyens élastiques de faible raideur soit aussi étendue que possible.
1
[0007] Mais ceux-ci sont évidemment très rapidement saturés,pour une faible valeur de couple,
dès que, une vitesse étant enclenchée, une action est exercée sur l'accélérateur du
véhicule concerné, en vue d'un fonctionnement dit "en tirage" de l'ensemble.
[0008] Si l'action. sur l'accélérateur est suspendue, le couple entre les deux parties rotatives
constitutives du disque amortisseur de torsion concerné change de sens, le fonctionnement
de l'ensemble devenant alors du type dit "en rétro".
[0009] Il en résulte alors un. basculement instantané et bruyant, de l'une de ces parties
par rapport à l'autre.
[0010] Ce basculement, qui intervient également lors du passage d'un fonctionnement "en
rétro" à un. fonctionnement "en tirage". correspond au rattrapage de jeu à faire entre
les deux parties rotatives en question dû à une saturation, d'abord dans un. sens,
puis dans l'autre, des moyens élastiques de faible raideur intervenant entre elles,
et il s'accompagne d'un bruit d'autant plus intense que, d'une part, la plage de débatte-
y ment angulaire correspondante est importante et que, d'autre part, le rapport de
vitesse engagé est court.
[0011] Ainsi, deux exigences contradictoires sont à concilier, l'une relative à la mise
en oeuvre d'une plage de débattement angulaire dans laquelle n'interviennent, aux
valeurs de couple faibles, que des moyens élastiques à action circonférentielle de
faible raideur, pour une bonne absorption des bruits de point mort, notamment pour
les véhicules à moteur diesel,dont le régime de ralenti est particulièrement bas et
les accélérations cycliques particulièrement importantes, l'autre relative au rattrapage
de jeu angulaire usuellement lié à une telle plage lors du passage d'un fonctionnement
en. tirage, accélérateur enfoncé, à un fonctionnement en rétro, accélérateur et vice
versa relàche, un tel rattrapage de jeu angulaire étant lui aussi générateur de bruit,
et celui-ci étant d'autant plus important que ladite plage est elle-même plus étendue.
[0012] Pour surmonter cette difficulté, il a été proposé, dans la demande de brevet français
déposée le 23 Février 1979 sous le No 79 04719, de mettre en oeuvre un. organe de
verrouillage sensible à la force de centrifuge, à l'encontre de moyens de rappel et
monté ainsi mobile de manière réversible entre une position rétractée d'attente, pour
laquelle il est sans effet, et laisse donc une libre capacité d'action aux moyens
élastiques à action circonférentielle interposés entre les deux parties concernées,
et une position déployée de service pour laquelle, au-delà d'une vitesse de rotation
déterminée liée à ces moyens de rappel, il assure un appui circonférentiel positif
d'une desdites parties sur l'autre, pour l'un au moins des sens de rotation, et met
donc hors service lesdits moyens élastiques à action circonférentielle.
[0013] Bien que cette disposition ait donné et donne satisfaction., elle peut, pour certains
véhicules, se trouver en. défait ou être difficile à mettre en oeuvre, lorsque la
vitesse de rotation du moteur est faible.
[0014] C'est le cas notamment pour les véhicules équipés d'un moteur diesel qui, développant
un couple moteur constant,autorise le maintien engagé d'une vitesse même pour les
faibles vitesses de rotation.
[0015] par exemple, il est possible de maintenir engagée une vitesse jusqu'à environ 1000
tours/mn., alors que le ralenti du moteur est de l'ordre de 750 tours/mn.
[0016] par conséquent, si, à une vitesse de rotation aussi faible du moteur, le conducteur
lève le pied, il ne subsiste plus qu'un écart de 250 tours/mn. pour permettre l'intervention
de l'organe de verrouillage sensible à la force centrifuge, et cet écart peut être
insuffisant pour que cette intervention se développe correctement.
[0017] La présente invention a d'une manière générale pour objet une disposition donnant
satisfaction en. toute sécurité, même dans le cas de faibles vitesses de rotation.
[0018] De manière plus précise elle a pour objet un. dispositif amortisseur de torsion,
en particulier friction d'embrayage, notamment pour véhicule automobile, du genre
comportant au moins deux parties coaxiales montées rotatives l'une par rapport à l'autre,
dans les limites d'un débattement angulaire déterminé, et à l'encontre de moyens élastiques
aptes à agir circonférentiellement ëntre elles pour une plage au moins dudit débattement
angulaire, dits moyens élastiques à action circonférentielle, ce dispositif amortisseur
de torsion. étant caractérisé en ce qu'il comporte au moins un organe de verrouillage,
qui est sensible au débattement angulaire entre lesdites parties, à l'encontre de
moyens de rappel, et qui est ainsi mobile de manière réversible entre une position
rétractée d'attente, pour laquelle il est sans effet et laisse donc une libre capacité
d'action. aux moyens élastiques à action. circonférentielle, et une position déployée
de service pour laquelle, au-delà d'un. débattement angulaire déterminé entre lesdites
parties, il assure un appui circonférentiel positif d'une desdites parties sur l'autre,
pour l'un au moins des sens de rotation, et met donc hors service lesdits moyens élastiques
à action circonférentielle, au moins pour une portion de ladite plage de débattement.
[0019] Ainsi, bien qu'un tel organe de verrouillage soit inévitablement sensible à la force
centrifuge, en tant que constituant d'un ensemble rotatif, c'est essentiellement en.
fonction du débattement angulaire entre les deux parties coaxiales constitutives du
dispositif amortisseur de torsion considéré, et donc, en pratique, du couple transmis
d'une de ces parties à l'autre, que se trouve commandé, de manière positive, pour
un angle déterminé dudit débattement, le passage de cet organe de verrouillage de
sa position rétractée d'attente à sa position déployée de service.
[0020] Autrement dit, un tel passage intervient de manière sûre quelle que soit la vitesse
de rotation du dispositif.
[0021] Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description
qui va suivre, à titre d' exemple, en. référence aux dessins schématiques annexés
sur lesquels :
la figure 1 est une vue partielle en. élévation., avec arrachements locaux, d'un dispositif
amortisseur de torsion suivant l'invention, pour la position. rétractée d'attente
des organes de verrouillage qu'il comporte ;
la figure 2 est une vue partielle en coupe axiale de ce dispositif, suivant la ligne
II-II de la figure 1 ;
la figure 3 reprend pour partie la figure 1, pour la position déployée de service
des organes de verrouillage que comporte le dispositif amortisseur de torsion suivant
l'invention;
les figures 4 et 5 sont des vues respectivement analogues à celles des figures 1 et
3 et concernent une variante de réalisation ;
la figure 6 est une vue partielle analogue à celle de la figure 1 et concerne une autre variante
de réalisation ;
les figures 7 et 8 sont des vues partielles en coupe de cette variante, suivant respectivement
les lignes VII-VII et VIII-VIII de la figure 6 ;
la figure 9 est, pour cette variante de réalisation, une vue partielle analogue à
celle de la figure 3 ;
les figures 10 et 11 sont des vues partielles analogues respectivement à celles des
figures 1 et 3 et concernent une autre variante de réalisation ;
la figure 12 est une vue en perspective isolée d'un organe de verrouillage mis en
oeuvre dans cette variante de réalisation ;
la figure 13 est, avec un arrachement local, une vue partielle en élévation d'un autre
dispositif amortisseur de torsion suivant l'invention, en pratique une friction d'embrayage,
pour la position rétractée d'attente des organes de verrouillage que comporte ce dispositif
amortisseur de torsion. ;
la figure 14 est une demi-vue en coupe axiale de ce dispositif amortisseur de torsion.,
suivant la ligne XIV-XIV de la figure 13 ;
les figures 15 et 16 en sont des vues partielles en. coupe, suivant respectivement
les lignes XV-XV et XVI-XVI de la figure 13 ;
la figure 17 est une vue en. coupe axiale du ressort de torsion que comporte ce dispositif
amortisseur de torsion. ;
la figure 18 est une vue partielle analogue à celle de la figure 13, pour la position
déployée de service des organes de verrouillage ;
la figure 19 est un diagramme illustrant pour l'essentiel le mode de fonctionnement
d'un dispositif amortisseur de torsion. dépourvu d'organes de verrouillage suivant
l'invention. ;
la figure 20 est un diagramme analogue à celui de la figure 19, pour le dispositif
amortisseur de torsion suivant 1' invention ;
les figures 21, 22 et 23 sont des vues respectivement analogues à celles des figures
13, 14 et 18 et concernent une variante de réalisation ;
la figure 24 est une vue partielle, partie en. élévation et partie en coupe, d'un
autre dispositif amortisseur de torsion suivant l'invention, pour la position rétractée
d'attente des organes de verrouillage que comporte ce dispositif amortisseur de torsion
;
la figure 25 est une vue analogue à celle de la figure 24 pour la position. déployée de service de ces organes de verrouillage ;
les figures 26 et 27 sont des vues respectivement analogues à celles des figures 24
et 25 et concernent une autre variante de réalisation.
[0022] D'une manière générale, et tel qu'illustré par ces figu.- res, le dispositif amortisseur
de torsion auquel est destinée l'invention comporte au moins deux parties coaxiales
montées rotatives l'une par rapport à l'autre, dans les limites d'un débattement angulaire
déterminé, et à l'encontre de moyens élastiques aptes à agir circonférentiellement
entre elles pour une plage au moins dudit débattement angulaire, dits moyens élastiques
à action circonférentielle.
[0023] par simple commodité, l'une desdites parties sera dite ci-après partie excitante,
sous la référence générale A, et l'autre partie excitée, sous la référence générale
B.
[0024] Dans la forme schématique de réalisation illustrée par les figures 1 à 3, la partie
excitante A, dont seule une portion est visible sur les figures, s'étend concentriquement
autour de la partie excitée B, et des moyens d'engrènement à jeu circonférentiel 13,
qui comportent une denture 10A pour la partie excitante A, et une denture 10B pour
la partie excitée B, sont prévus entre lesdites parties excitante A et excitée B.
[0025] La denture 10B engrène avec la denture 10A, mais pour la configuration de repos de
l'ensemble, tel que défini ci-après, et tel que représenté à la figure 1, un. jeu
angulaire J subsiste entre ces dentures, pour le sens de rotation, de la partie excitante
A représentée par la flèche FI de la figure 1, et un. jeu angulaire J' pour le sens
de rotation opposé.
[0026] La configuration de repos de l'ensemble se trouve définie par les moyens élastiques
à action circonférentielle interposés entre la partie excitante A et la partie excitée
B.
[0027] Dans l'exemple de réalisation illustré schématiquement par les figures 1 à 3, ces
moyens élastiques à action circonférentielle comportent deux jeux de ressorts 11,11'
tendus en. biais entre d'une part des pions 12A solidaires de la partie excitante
A, et des pions 12
B solidaires de la partie excitée
B, les ressorts 11 intervenant pour le sens de rotation de la partie excitante A repéré
par la flèche Fl sur la figure 1, et les ressorts 11' pour le sens de rotation opposé.
[0028] Suivant l'invention, il est prévu, entre la partie excitante A et la partie excitée
B, au moins un organe de verrouillage sensible au débattement angulaire entre lesdites
parties.
[0029] En pratique, deux organes de verrouillage sont prévus, en positions diamétralement
opposées.
[0030] Dans la forme de réalisation illustrée par les figures
1 à 3, chacun de ces organes de verrouillage est logé dans un évidement 14 des moyens
d'engrènement 13 prévus entre la partie excitante A et la partie excitée
B, cet évidement 14 mordant pour partie sur la denture 10A de la partie excitante A
et pour partie sur la denture 10B de la partie excitée
B.
[0031] Il s'agit, dans l'exemple de réalisation représenté, d'un. levier d'arc-boutement
15, qui, à l'une de ses extrémités, est monté pivotant. sur une première des parties
A, B concernées,en pratique la partie excitée B dans l'exemple de réalisation. représenté,
autour d'un axe parallèle à celui de ces parties, et qui, globalement s'étend tangentiellement
à une circonférence de l'ensemble.
[0032] Pour son articulation à la partie excitée B, le levier d' arc-boutement 15 présente,
en saillie, à son extrémité correspondante, un bossage cylindrique 16, de section
circulaire,engagé, suivant un montage du type des montages en queue d'aronde, dans
un évidement complémentaire 17 de la partie excitée
B, suivant un axe parallèle à l'axe de l'ensemble.
[0033] par-une lame de ressort 18 qui prend appui sur la partie excitante A, le levier d'arc-boutement
15 est sollicité en. permanence en direction d'une position rétractée d'attente, pour
laquelle, tel que représenté à la figure 1, il est en butée contre un épaulement radial
19 de la partie excitée B.
[0034] Pour passage du levier d'arc-boutement 15 de cette position rétractée d'attente à
une position. déployée de service, représentée à la figure 3, il lui est associé un
poussoir propre à agir sur lui en. position. excentrée vis-à-vis de son axe de rotation.,
en prenant appui sur la partie excitante A.
[0035] Dans la forme de réalisation illustrée par les figures 1 à 3, ce poussoir est formé
par un. doigt de poussée 20 monté coulissant dans un. perçage 21 de la partie excitée
B et susceptible, d'une part, de prendre appui sur la denture 10A de la partie excitante
A, et d'autre part de venir porter sur un épaulement 22 du levier d'arc-boutement
15 décalé latéralement par rapport à l'axe de rotation. de celui-ci.
[0036] Sous le contrôle de ce poussoir 20, et à l'encontre de la lame de ressort 18 qui
constitue à cet égard des moyens de rappel, le levier d'arc-boutement 15 est ainsi
monté mobile, de manière réversible, entre sa position rétractée d'attente et sa position
déployée de service.
[0037] Pour sa position rétractée d'attente, le levier d'arc-boutement 15 est sans effet,
en ce sens qu'il laisse un libre débattement angulaire entre la partie excitante A
et la partie excitée B, et donc une libre capacité d'action. aux ressorts 11, 11'.
[0038] Par contre, pour sa position. déployée de service, il assure un appui circonférentiel
positif de la partie excitante A sur la partie excitée B, son extrémité libre, c'est-à-dire
son. extrémité opposée à son axe d'articulation., venant alors porter sur un épaulement
de butée 24 prévu à cet effet sur la partie excitante A, dans l'évidement 14.
[0039] pour la position rétractée d'attente, le développement circonférentiel L entre, d'une
part, l'épaulement de butée 24, et, d'autre part, l'extrémité libre du levier d'arc-boutement
15, correspond en effet, au plus, angulairement, au jeu angulaire
J des moyens d'engrènement 13 prévus entre les parties A, B, tel que défini ci-dessus.
[0040] En pratique, donc, dans la forme de réalisation, illustrée par les figures 1 à 3,
les dispositions sont telles que, la partie excitante A étant supposée entraînée en
rotation suivant la flèche Fl des figures 1 et 3, le levier d'arc-boutement 15 reste
en position rétractée d'attente pour autant que le débattement angulaire relatif entre
la partie excitante A et la partie excitée B, qui se trouve entraînée par la partie
excitante A par l'intermédiaire des ressorts 11,11', demeure inférieur au jeu angulaire
J.
[0041] Par contre, un peu avant absorption. du jeu J, car il dépasse circonférentiellement
un. peu de la partie excitée B, le doigt de poussée 20, qui se trouve refoulé en direction
du levier d'arc-boutement 15 par la partie excitante A, provoque une rotation de ce
levier d'arc-boutement 15 autour de son axe de rotation, suivant la flèche F2 de la
figure 3, au terme de laquelle celui-ci vient en prise avec l'épaulement 24 de la
partie excitante A.
[0042] Dès lors, si le mouvement relatif - de la partie excitante A vis-à-vis de la partie
excitée
B vient à s'inverser, c'est-à-dire vient à devenir inverse de celui repéré par la flèche
Fl sur la figure 3, tout débattement angulaire entre la partie excitante A et la partie
excitée B se trouve empêché, la partie excitante A trouvant un appui circonféren.-
tiel positif sur la partie excitée B à travers le levier d'arc-boutement 15.
[0043] Ainsi, lors d'une inversion du couple entre la partie excitante A et la partie excitée
B caractéristique d'un. passage d'un. fonctionnement en. tirage à un fonctionnement
en rétro, toute inversion concomitante du débattement angulaire entre ces parties,
génératrice de bruit, se trouve évitée.
[0044] Bien entendu, lorsque le couple entre la partie excitante A et la partie excitée
B revient à une valeur suffisamment faible pour que les dentures 10A,10B ne soient
plus en prise l' une avec l'autre, le levier d'arc-boutement 15 revient, sous la sollicitation
de la lame de ressort 18, à sa position rétractée d'attente.
[0045] De préférence, des moyens de frottement sont prévus entre ce levier d'arc-boutement
15 et son. axe de rotation, pour en retarder ce retour en position rétractée d'attente,
et éviter ainsi qu'il ne se produise intempestivement lors d'une inversion de couple.
[0046] Par exemple, une garniture de frottement peut être introduite entre le bossage 16
constituant l'axe de rotation du le - vier d'arc-boutement 15, et le logement 17 dans
lequel ce bossage est engagé à rotation. (non. représentée sur les figures).
[0047] Bien entendu, dans ce qui précède, chaque levier d'arc-boutement 15 intervient de
manière analogue à celle décrite ci-dessus.
[0048] En outre, ainsi qu'on. l'aura compris, ces leviers d'arc-boutement 15 interviennent
pour le sens de rotation. de la partie excitante A, vis-à-vis de la partie excitée_B
correspondant à l'absorption du jeu angulaire J, mais, si désiré, au moins un levier
d'arc-boutement semblable peut être prévu pour le sens de rotation. opposé, c'est-à-dire
celui correspondant à l'absorption du jeu angulaire J'.
[0049] Suivant la variante de réalisation. illustrée par les figures 4 et 5, le doigt de
poussée 20 est engagé dans un logement borgne 2
6 du levier d'arc-boutement 15 correspondant, et est élastiquement déformable.
[0050] Il constitue ainsi par lui-même les moyens de rappel associés à ce levier d'arc-boutement.
[0051] En effet, pour la position déployée de service du levier d'arc-boutement 15, ce doigt
de poussée est alors l'objet d'une déformation élastique, en sorte que, à la libération
du levier d'arc-boutement 15, il ramène élastiqùement celui-ci en position rétractée
d'attente.
[0052] Dans ce qui précède, chaque levier d'arc-boutement 15 est logé dans un. évidement
14 des moyens d'engrènement 13 prévus entre la partie excitante A et la partie excitée
B.
[0053] Mais, tel qu'illustré par les variantes des figures
6 à 12, un tel évidement 14 peut, de manière connue en soi, être par ailleurs mis à
profit pour l'implantation. d'un ressort 111, les ressorts 111 correspondants se substituant
alors aux ressorts 11,11' précédemment décrits pour la constitution des moyens élastiques
à action. circonférentielle interposés entre la partie excitante A et la partie excitée
B.
[0054] Dans ce cas, le levier d'arc-boutement 15 comporte, tel que représenté, deux bras
27, disposés chacun respeecivement de part et d'autre d'une des dentures 10A,10B concernées,
à savoir en pratique, dans l'exemple de réalisation représenté, la denture 103 de
la partie excitée
B.
[0055] Dans la forme de réalisation illustrée par les figures 6 à 9, ces bras 27 forment
des pièces distin.ctes, réunies l'une à l'autre par un même axe de rotation 28, qui
traverse la denture 10B.
[0056] En. outre, dans cette forme de réalisation, à son extrémité opposée à son. axe d'articulation.
28, le levier d'arc-boutement 15 agit sur un galet 29, qui s'étend axialement dans
une échancrure 30 prévue à cet effet à la périphérie de la denture 10B, et qui est
susceptible de venir se coincer entre deux épaulements, l'un. oblique,31, formé sur
la denture 10A de la partie excitante A, l'autre, droit, 32 formé par le flanc correspondant
de ladite denture 10B appartenant à la partie excitée B.
[0057] De plus, dans cette forme de réalisation, le poussoir associé au levier d'arc-boutement
15 forme une partie intégrante de celui-ci, chacun des bras 27 de ce levier d'arc-boutement
15 comportant, en position excentrée par rapport à l'axe d'articulation 28, un bossage
33.
[0058] Conjointement, la denture 10A de la partie excitante A est adaptée à venir agir sur
ces bossages 33 du levier d'arc-boutement 15 un. peu avant absorption. du jeu angulaire
J, car lesdits bossages 33 dépassent circonférentiellement un peu de la partie excitée
B, et, dans la forme de réalisation représentée, un étrier 35 est à cet effet engagé
sur la tranche d'un. épaulement 36 que comporte la partie excitante A en. regard de
l'extrémité correspondante du levier d'arc-boutement 15.
[0059] En.fin., dans la forme de réalisation. représentée, les moyens de rappel associés
à celui-ci comportent deux plaquettes métalliques 37 formant lames de ressort, lesdites
plaquettes étant fixées à l'une de leurs extrémités à la denture 10B de la partie
excitée B (non représenté sur les figures) et présentant, à leur autre extrémité,
un retour 39 par lequel elles sontsus- ceptibles d'agir sur le levier d'arc-boutement
15, figure 8.
[0060] Le fonctionnement de cette forme de réalisation est analogue à celui décrit précédemment
: le levier d'arc-boutement 15 est normalement maintenu en. position. rétractée d'attente,
figure 6, mais un. peu avant absorption. du jeu angulaire
J entre la partie excitante A et la partie excitée B, la partie excitante A, par son
étrier 35, vient agir sur les bossages 33 et forcer ainsi le levier d'arc-boutement
15 à passer en. position déployée de service, figure 9, pour laquelle le galet 29,
qui se déplace dans l'échancrure 30 de la partie excitée B, se trouve coincé entre
l'épaulement 31 de la partie excitante A et l'épaulement 32 de la partie excitée B,
en sorte que la partie excitante A trouve un appui circonférentiel sur la partie excitée
B à travers ce galet 29 lors d'une inversion de couple, et-les lames de ressort 37
ramènent ensuite, en position. rétractée d'attente, le levier d'arc-boutement 15 lorsque
le couple entre la partie excitante A et la partie excitée
B est revenu à une valeur suffisamment faible.
[0061] Suivant la variante de réalisation illustrée par les figures 10 à 12, le levier d'arc-boutement
15 est constitué par un fil globalement plié en boucle, ledit fil présentant donc,
outre deux bras latéraux 27, une traverse médiane 40, qui relie l'un à l'autre ces
bras latéraux 27, et qui se substitue au galet 29 précédent.
[0062] En bout de ces bras latéraux 27, le levier d'arc-boutement 15 présente en outre,
deux coudes en forme de crosse 41, qui constituent conjointement le bossage formant
poussoir permettant au levier d'arc-boutement 15 d'être basculé, comme décrit ci-dessus,
de sa position rétractée d'attente, figure 10, à sa position déployée de service,
figure 11.
[0063] Enfin, chacun des coudes 41 de ce levier d'arc-boutement 15 présente, à son extrémité,
des retours en. équerre 42, dirigés l'un vers l'autre et formant tourillons de pivotement,
par lesquels ce levier d'arc-boutement 15 est monté pivotant dans une échancrure 43
de la denture 10B de la partie excitée
B.
[0064] Le fonctionnement de cette variante de réalisation est analogue à celui de la forme
de réalisation décrite en. référence aux figures
6 à 9, à la différence que, la barrette médiane 40 faisant partie intégrante du levier
d'arc-boutement 15, celui-ci est ainsi adapté, par son. extrémité concernée, à venir
porter par lui-même sur l'épaulement de butée 24 prévu à cet effet sur la partie excitée
B, comme pour les formes de réalisation décrites en référence aux figures 1 à 8.
[0065] Les figures 14 à 20 illustrent l'application de l'invention à une friction d'embrayage
comportant trois parties coaxiales rotatives deux à deux les unes par rapport aux
autres, une première constituée par un disque de friction 45 et deux rondelles de
guidage 48, une deuxième constituée par un voile de moyeu 51, et une troisième constituée
par ce moyeu 50.
[0066] Une telle friction d'embrayage se trouve décrite en détail dans le brevet français
déposé le 29 Août 1973 sous le No 73 31172, et publié sous le No 2.242.606, ainsi
que dans l' addition déposée le 12 Avril 1974 sous le No 74 12915 et publiée sous
le No 2.270.491, rattachée à ce brevet.
[0067] Cette friction. d'embrayage ne fait pas partie par elle-même de la présente invention,
et elle ne sera donc pas décrite ici dans tous ses détails ; il suffira de rappeler
qu'entre la partie constituée par le disque de friction 45 et les rondelles de guidage
d'une part, et celle constituée par le voile de
" moyeu 51, d'autre part, interviennent circonférentiellement des ressorts 53.
[0068] Seuls seront pris en considération ici une partie excitante A, con.stituée par le
voile de moyeu 51., et une partie excitée B, constituée par le moyeu 50.
[0069] Entre cette partie excitante A et cette partie excitée B sont prévus des moyens d'engrènement
13 à jeux angulaires J,J' et ressorts 111, du type de ceux mis en. oeuvre dans les
formes de réalisation décrites en détail en référence aux figures 1 à 12.
[0070] Comme précédemment sont mis en oeuvre deux organes de ver- rruillage, sensibles au
débattement angulaire entre la partie excitante A et la partie excitée B, et disposés
en. positions diamétralement opposées.
[0071] Dans la forme de réalisation. représentée, il s'agit de simples plaquettes 70.
[0072] Pour leur maintien. et leur guidage, l'une des parties A, B, concernées, le moyeu
50 dans l'exemple représenté, porte radialement un flasque 71, qui en. est solidaire
en. rotation., ce flasque étant par exemple, suivant une technique connue en. elle-même,
engagé à force sur le moyeu 50 et serti sur celui-ci.
[0073] Le flasque 71 comporte deux guides, qui sont allongés radialement, et avec chacun
desquels est en prise une plaquette 70.
[0074] Dans l'exemple de réalisation. représenté, un tel guide est simplement constitué
par un évidement 73 du flasque 71, et la plaquette 70 correspondante est simplement
montée coulissante dans un tel évidement 73.
[0075] Pour le maintien axial d'une plaquette 70, deux lamelles 74 sont rapportées sur celle-ci,
par exemple par soudage, de part et d'autre du flasque 71, et ces lamelles 74 débordent
- circon.férentiellement de l'évidement 73 correspondant.
[0076] A l'extrémité de chaque évidement 73, le flasque 71 présente un bec de retenue 75,
qui fait saillie circonférentiellement dans ledit évidement 73.
[0077] Conjointement, l'autre des parties A, B, le voile de moyeu 51 dans l'exemple de réalisation
représenté, porte, en correspondance avec chaque bec de retenue 75 du flasque 71,
une patte 76, qui s'étend axialement en direction. de ce flasque, à la faveur d'un
passage 77 du voile 46 du disque de friction 45, et qui se prolonge axialement suffisamment
pour interférer avec le trajet de la plaquette 70 correspondant dans l'évidement 73
dans laquelle celle-ci peut coulisser.
[0078] Au-delà d'un épaulement 78 propre à coopérer en. butée radiale avec le bec de retenue
75 correspondant, chaque plaquette 70 comporte un prolongement radial 79 susceptible
de s'insérer circonférentiellement entre ce bec de retenue 75 et la patte axiale 76
correspondante.
[0079] En pratique, pour la position. de repos représentée à la figure 13, le développement
circon.férentiel L entre, d'unepart, la tranche latérale 80 d'une patte 76 la plus
proche, circonférentiellement, du bec de retenue 75 correspondant, et, d'autre part,
la tranche latérale 81 du prolongement radial 79 de la plaquette 70 correspondante
la plus éloignée, circonférentiellement, de ce bec de retenue 75, correspond, au plus,
angulairement, au jeu angulaire J des moyens d'engrènement 13 prévus entre les parties
A, B, tel que défini ci-dessus.
[0080] Et, bien entendu, chaque bec de retenue 75 a un développement circonférentiel suffisamment
réduit pour ne pas s'opposer à un engagement, en regard de sa propre tranche latérale,
du prolongement 79 de la plaquette 70 correspondante.
[0081] Dans l'exemple de réalisation représenté, les deux plaquettes 70 ont en commun les
moyens de rappel qui leur sont associés, et ceux-ci sont constitués par un. ressort
de torsion.
83 dont la partie médiane de torsion. 84 entoure le moyeu 50 de la partie excitée B,
et dont les branches 85 sont chacune respectivement en prise, par un retour axial
86, avec les plaquettes 70, un tel retour 86 étant engagé dans un passage prévu à
cet effet dans une telle plaquette et replié à son extrémité au-delà de celui-ci.
[0082] Dans l'exemple de réalisation représenté, le ressort de torsion
83 est disposé axialement au-delà du flasque 71 par rapport au disque de friction 15
mais il va de soi que, en variante, il peut aussi bien être disposé entre ce flasque
71 et ce disque de friction 15.
[0083] Suivant une particularité de l'invention, et ainsi qu'il est visible à la figure
17, la partie médiane de torsion 84 du ressort 83 dont sont issues les branches 85
de celui-ci résulte d'un enroulement conjoint en hélice des deux brins d'un fil au
préalable plié en U.
[0084] Autrement dit, cette partie médiane de torsion 84 présente une extrémité, elle fait
un coude 87 à cette extrémité, et le plan transversal, perpendiculaire à l'axe de
l'ensemble,qui passe par ce coude 87 est un plan de symétrie S pour le ressort 83
; ce plan de symétrie S est schématisé en. trait interrompu à la figure 17.
[0085] A son raccordement à la partie médiane 84 dont elle est issue, chaque branche 85
du ressort 83 forme un coude 88, en. direction de la plaquette 70 correspondante,
figures 13 et 16.
[0086] A la périphérie interne de la partie médiane de torsion. 84 du ressort 83, des plaquettes
en équerre 90 sont rapportées de place en place, par exemple par soudure, sur le flasque
71, pour un maintien convenable de ce ressort de torsion 83 figures 13 et 14.
[0087] Dans la forme de réalisation illustrée par les figures 13 à 18, pour passage en position.
déployée de service des plaquettes 70, la partie médiane de torsion. 84 du ressort
83 est bloquée angulairement sur le moyeu 50 qu'elle entoure, qui appartient à la
partie excitée B, et à chacune des branches 85 de ce ressort de torsion il est associé
un épaulement 92, qui est solidaire de la partie excitante A, et sur lequel une telle
branche 85 est susceptible de venir porter par son coude 88.
[0088] Dans l'exemple de réalisation représenté, la solidarisa- tion au moyeu 50 de la partie
médiane de torsion. 84 du ressort 83 se fait par pincement, cette partie médiane se
trouvant disposée entre, d'une part deux bossages 93, diamétralement opposés, du flasque
71 solidaire du moyeu 50, figures 13 et 15, et d'autre part, des pattes 94 rapportées,
par exemple par soudage, sur ces bossages 93.
[0089] En outre, dans l'exemple de réalisation représenté, chaque épaulement 92 est formé
en bout d'une patte 95 rapportée, par exemple par soudage, sur la rondelle de guidage
48 correspondante, qui appartient à la partie excitante A, figures 13 et 1
6.
[0090] En l'absence des organes de verrouillage suivant l'invention, le diagramme illustratif
du fonctionnement de la friction serait celui de la figure 1
9, qui correspond à l'art antérieur.
[0091] Sur ce diagramme est rapporté en abscisses le débattement angulaire D, et en ordonnées
le couple C transmis entre le disque de friction 45 et le moyeu 50.
[0092] Pour les faiblès valeurs de ce couple, et c'est le cas au point mort, véhicule à
l'arrêt, seuls interviennent les ressorts 111 mis en. oeuvre entre le voile de moyeu
51 et le moyeu 50, c'est-à-dire,donc, entre la partie excitante A et la partie excitée
B prises ici en considération.
[0093] Ces ressorts 111, qui sont de faible raideur, constituent un premier étage d'amortissement,
propre à l'élimination des bruits de point mort.
[0094] Dès que, pour un fonctionnement en tirage, le couple augmente, ce premier étage d'amortissement
se trouve saturé, et, le jeu angulaire J défini ci-dessus étant absorbé, le voile
de moyeu 51 vient en prise directe avec le moyeu 50, pour une valeur
Dl du débattement correspondant à ce jeu an.gulaire
J.
[0095] Entre alors en action un premier groupe des ressorts 53 mis en oeuvre entre les rondelles
de guidage 48 et le voile de moyeu 51, puis, successivement, pour des valeurs D2,D3
du débattement angulaire, un deuxième et un troisième groupes de ces ressorts, jusqu'à
saturation du deuxième étage d'amortissement formé conjointement par l'ensemble des
ressorts 53, suivant des modalités qui, ne faisant pas partie de la présente demande,
ne seront pas décrites en détail ici.
[0096] Pour un. fonctionnement en rétro, un processus analogue se développe, avec la réserve
que, dans l'exemple de réalisation représenté, les deuxième et troisième groupes des
ressorts 53 entrent alors simultanément en action., étant entendu qu'ils pourraient
aussi bien entrer successivement en action, comme précédemment.
[0097] Globalement, les ressorts 111 du premier étage d'amortissement agissent ainsi dans
une zone de filtration des bruits de point mort P allant du débattement angulaire
Dl en tirage, à un débattement angulaire D'1 en rétro.
[0098] A l'arrêt, figure 13, les plaquettes 70 constituant les organes de verrouillage suivant
l'invention occupent en pratique leur position rétractée d'attente, en. appui contre
le fond le l'évidement 73 correspondant du flasque 7l.
[0099] Ces plaquettes 70 sont alors sans effet.
[0100] Elles laissent donc leur libre capacité d'action aux ressorts 111 et tout se passe
comme si, entre les débattement angulaires
Dl,D'l, le diagramme représentatif du fonctionnement de la friction suivant l'invention
était encore celui de la figure 19.
[0101] C'est la raison pour laquelle, sur cette figure 19, ce diagramme est représenté en
trait plein. pour la zone de filtration
P, et en traits interrompus à l'extérieur de celle-ci.
[0102] En effet, pour un fonctionnement en tirage, et au fur et à mesure du débattement
angulaire correspondant entre la partie excitante A et la partie excitée B, les épaulements
92 prévus à cet effet sur la partie excitante A viennent pousser les coudes 88 des
branches 85 du ressort de torsion 83, et, sous cette sollicitation, celles-ci provoquent
progressivement un déplacement radial des plaquettes 70 le long de leurs guides, en
direction du bec de retenue 75 correspondant.
[0103] Conjointement, les pattes axiales 76 du voile de moyeu 51 s'écartent progressivement,
circonférentiellement de ces becs de retenue 75.
[0104] Pour le débattement angulaire Dl correspondant à l'absorption du jeu angulaire J
entre la partie excitante A et la partie excitée B, les plaquettes 70 occupent dès
lors une position déployée de service pour laquelle, figure 18, elles sont radialement
en butée, par leur épaulement 78, contre les becs de retenue 75, et ont leur prolongement
79 circonférentiellement inséré entre ceux-ci et les pattes axiales 76 du voile de
moyeu 51.
[0105] par suite, si l'ensemble passe d'un mode de fonctionnement en tirage à un mode de
fonctionnement en. rétro, les pattes axiales 76 viennent porter sur les prolongement
79 des plaquettes 70, et le voile de moyeu 51 trouve ainsi un. appui circonférentiel
positif sur le moyeu 50, à travers les pattes axiales 76, les prolongements 79 des
plaquettes 70, et le flasque 7l, sans qu'il y ait un débattement angulaire inverse
entre ce voile de moyeu 51 et le moyeu 50, et donc sans qu'il y ait production d'un
quelconque bruit.
[0106] Autrement dit, les ressorts 111 de l'étage de faible raideur se trouvent alors mis
hors service.
[0107] Dans le diagramme représentatif du fonctionnement correspondant, figure 20, la zone
de filtration des bruits de point mort précédemment décrite sous la référence P à
la figure 19 se trouve éliminée.
[0108] Tout se passe donc comme si seuls intervenaient alors, pour la filtration des bruits
de tirage ou de rétro, les ressorts 53 du deuxième étage de la friction.
[0109] Si le développement circonférentiel L précisé ci-dessus correspond exactement au
jeu angulaire J, la mise hors service desressorts 95 en rétro se fait au point d'abscisse
Dl ; si ce développement circonférentiel L correspondant angulairement à une valeur
inférieure à celle du jeu angulaire J, elle se fait pour un point d'abscisse inférieure
à celle du point
Dl.
[0110] Tel que représenté, un jeu peut subsister circonférentiellement entre les prolongements
79 des plaquettes 70 et les becs de retenue 75, l'appui de ces plaquettes 70 sur le
flasque 71 se faisant, par leur tranche latérale correspondante, dans l'évidement
73 correspondant de ce flasque 71 ; en variante, les prolongements 79 des plaquettes
70 peuvent porter circonférentiellement sur les becs de retenue 75, ceux-ci ayant
alors une double fonction d'appui circonférentiel et de retenue radiale.
[0111] Bien entendu, pour les faibles couples, dès que le débattement angulaire entre la
partie excitante A et la partie excitée
B redevient inférieur à celui correspondant au point d' abscisse Dl, les plaquettes
70 échappent aux pattes axiales 7
6 du voile de moyeu 51,,- et sont ramenées progressivement en position rétractée d'attente
par les branches 85 du ressort de torsion 83 auquel elles sont attelées.
[0112] Comme précédemment, des moyens de frottement, non représentés sur les figures, sont
de préférence prévus entre les plaquettes 70 et les évidements 73 dans lesquels elles
sont montées coulissantes, pour retarder leur retour en position rétractée d'attente.
[0113] Suivant la variante de réalisation illustrée par les figures 21 à 23, des moyens
de came sont prévus entre les plaquettes 70 et la partie excitante A.
[0114] - Dans l'exemple de réalisation représenté, ces moyens de came comportent, pour chaque
plaquette 70, un doigt 95, porté axialement parune équerre 96 solidaire de la patte
axiale 76 correspondante, et une boutonnière 97, à flanc oblique 98,ménagée dans une
telle plaquette 70, ledit doigt 95 étant engagé dans ladite boutonnière 97 en portant
contre le flanc oblique 98 de celle-ci.
[0115] En pratique, dans l'exemple de réalisation représenté, la boutonnière 97 comporte,
en bout de son flanc oblique 98, un prolongement circonférentiel 100.
[0116] Le fonctionnement de cette variante de-réalisation est analogue à celui décrit précédemment
: au fur et à mesure du débattement angulaire entre la partie excitante A et la partie
excitée B, les doigts 95 associés aux plaquettes 70 provoquent progressivement un
déplacement radial de celles-ci les conduisant, après absorption du jeu angulaire
J, à venir s'insérer circonférentiellement, par leur prolongement 79, entre les becs
de retenue 75 et les pattes-axiales 76, figure 23.
[0117] Si un tel débattement angulaire se poursuit, les doigts 95 suivent les prolongements
circonférentiels 100 des boutonnières 97, sans interférence sur le fonctionnement
de l'ensemble.
[0118] Suivant les variantes de réalisation illustrées par les figures 24 à 27, sur lesquelles
les parties excitante A et excitée B ne sont que succinctement représentées, l'organe
de verrouillage mis en oeuvre forme un pêne 102, qui est monté coulissant radialement
dans un guide 103 solidaire d'une première de ces parties A, B, en. regard d'une couronne
104 solidaire de la deuxième desdites parties, ladite couronne comportant une ouverture
105, formant gâche pour le pêne 102, et étant portée par un moyeu 10
6 muni en surface de moyens de came 107 propres à solliciter le pêne 102 en direction.
de la gache 105, ces moyens de came 107 étant angulairement disposés au droit de l'ouverture
formant gâche 105.
[0119] Dans la forme de réalisation illustrée par les figures 24 et 25, le guide 103 appartient
à la partie excitante A, tandis que la couronne 104 appartient à la partie excitée
B.
[0120] En variante, figures 2
6 et 27, le guide 103 appartient à la partie excitée
B, tandis que la couronne 104 appartient à la partie excitante A.
[0121] Quoi qu'il en soit, à l'arrêt, figures 24 et 26, le guide 103, et donc le pêne 102,
sont angulairement à distance de l' ouverture formant gâche 105 et des moyens de came
107.
[0122] Par contre, dès que le débattement angulaire de la partie excitante A et la partie
excitée B atteint une valeur déterminée, la valeur
Dl précisée ci-dessus,parexemple, le pên.e 102 se trouve en. regard de l'ouverture
formant gache 105, et, poussé par les moyens de came 107, en pratique une simple rampe,
il pénètre dans cette ouverture, figure 25.
[0123] La partie excitante A trouve dès lors un. appui circonférentiel positif sur la partie
excitée B, comme précédemment, à travers le guide 103, le pêne 102, la couronne 104,
et lemoyeu 106.
[0124] Bien. entendu, des moyens de rappel sont prévus pour ramener le pêne 102 à sa position
rétractée de repos lorsque le débattement angulaire entre la partie excitante A et
la partie excitée B redevient inférieur à la valeur Dl.
[0125] Et, comme précédemment, des moyens de frottement sont de préférence prévus entre
le pêne 102 et le guide 103 pour retarder le retour en position rétractée de repos
de ce pêne.
[0126] Ainsi qu'on l'aura compris., dans toutes les formes de réalisation décrites ci-dessus,
le ou les organes de verrouillage mis en oeuvre suivant l'invention sont inévitablement
sensibles à la force centrifuge, et celle-ci peut avoir un effet positif sur eux,
en pratique aux vitesses suffisamment élevées; notamment pour leur maintien en temps
voulu en position deployee de service.
[0127] Mais leur passage de leur position rétractée d'attente à leur position déployée de
service se fait de manière positive indépendamment de cette vitesse.
[0128] Il peut donc se faire et c'est le cas en pratique, à des vitesses insuffisantes pour
que la force centrifuge ait, elle, un effet sensible.
[0129] Bien entendu la présente invention ne se limite pas aux formes de réalisation décrites
et représentées, mais englobe toute variante d'exécution et/ou de combinaison de leurs
divers éléments.
[0130] En outre, au lieu d'intervenir lors du passage d'un fonctionnement en tirage à un
fonctionnement en rétro, l'organe d'interposition suivant l'invention peut aussi bien
intervenir lors du passage d'un fonctionnement en rétro à un fonctionnement en tirage.
[0131] Enfin, le domaine d'application de l'invention ne se limite évidemment pas à celui
des seules frictions d'embrayage pour véhicules automobiles, mais s'étend à l'ensemble
de celui des dispositifs amortisseurs de torsion.
[0132] Par ailleurs, et ainsi qu'on l'aura compris, c'est par simple commodité qu'on a qualifié
ici de "rétractée" la position d'attente des organes de verrouillage et de "déployée"
leur position de service.
1. Dispositif amortisseur de torsion, en particulier friction d'embrayage, du genre
comportant au moins deux parties coaxiales(A,B) montées rotatives l'une par rapport
à l'autre, dan.s les limites d'un débattement angulaire déterminé, et à l' encontre
de moyens élastiques (11,111)aptes à agir circonférentiellement entre elles pour une
plage au moins dudit débattement angulaire, dits ci-après moyens élastiques à action
circonférentielle, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un organe de verrouillage
(15,70,102), qui est sensible au débattement angulaire entre lesdites parties (A,B),
à l'encontre de moyens de rappel, et qui est ainsi mobile de manière réversible entre
une position rétractée d'attente, pour laquelle il est sans effet et laisse donc une
libre capacité d'action aux moyens élastiques à action. circonférentielle (11,111),
et une position. déployée de service pour laquelle, au-delà d'un débattement angulaire
déterminé entre lesdites parties (A,B), il assure un appui circonférentiel positif
d'une desdites parties (A,B) sur l'autre, pour l'un au moins des sens de rotation,et
met donc hors service lesdits moyens élastiques à action. circonférentielle (11,111),
au moins pour une portion. de ladite plage de débattement.
2. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 1, caractérisé en ce
que l'organe de verrouillage (15) est un levier d'arc-boutement, qui, à l'une de ses
extrémités est monté pivotant sur une premiere des parties (A,B) concernées, autour d'un axe parallèle à-celui de celles-ci, et auquel, pour son
passage en position déployée de service, il est associé un poussoir (20) propre à
agir sur lui en position excentrée vis-à-vis de son axe de rotation., en prenant appui
sur La deuxième desdites parties (A,B).
3. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 2, caractérisé en. ce
que le poussoir (20) associé au levier d'arc-boutement (15) est formé par un doigt
de poussée monté coulissant sur ladite deuxième partie.
4. Dispositif amortisseur de torsion. suivant la revendication 3, caractérisé en ce
que ledit doigt de poussée (20) est engagé dans un logement borgne (26) du levier
d'arc-boutement (15) et est élastiquement déformable en sorte qu'il constitue par
lui-même les moyens de rappel associés audit levier d'arc-boutement (15).
5. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 2, caractérisé en. ce
que le poussoir (20) associé au levier d'arc-boutement (15) forme une partie intégrante
de celui-ci, ledit poussoir étant constitué par un. bossage (33) dudit levier.
6. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 2, caractérisé en ce
que le levier d'arc-boutement (15) est constitué par un fil globalement plié en boucle,
ledit fil présentant une traverse médiane (40), deux bras latéraux (27), et, en bout
de ceux-ci, deux coudes en forme de crosse (41), qui constituent conjointement le
bossage de ce levier formant le poussoir associé à celui-ci.
7. Dispositif amortisseur de torsion. suivant l'une quelconque des revendications
2 à 6, caractérisé en. ce que, par son. extrémité libre, c'est-à-dire par son extrémité
opposée à son axe d'articulation., le levier d'arc-boutement (15) est susceptible
de venir porter sur un épaulement de butée (24) prévu à cet effet sur la deuxième
desdites parties (A,B).
8. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications 2
à 6, caractérisé en ce que, par son. extrémité libre, c'est-à-dire par son extrémité
opposée à son axe d'articulation, le levier d'arc-boutement (15) agit sur un galet
(29) susceptible de venir se coincer entre deux épaulements (31,32), l'un appartenant
à l'une des deux parties (A,B) concernées, l'autre appartenant à l'autre desdites
parties (A, B).
9. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications 2
à 8, dans lequel des moyens d'engrènement à jeu circonférentiel (13) sont prévus entre
les deux parties (A,B) concernées, caractérisé en ce que le levier d'arc-boutement (15) est logé dans
un. évidement (14) desdits moyens d'engrènement (13).
10. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications
2 à 8, dans lequel des moyens d'engrènement à jeu circonférentiel (13) sont prévus
entre les deux parties (A,B) concernées, lesdits moyens d'engrènement (13) comportant une denture (10A) pour
l'une desdites parties, et une denture (10B) pour l'autre, caractérisé en ce que le
levier d'arc-boutement (15) comporte deux bras (27) disposés chacun. respectivement
de part et d'autre d'une telle denture (10A,10B)
11. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications
2 à 10, caractérisé en ce que le levier d'arc-boutement (15) s'étend globalement tangentiellement
à une circonférence de l'ensemble.
12. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications
2 à Il caractérisé en ce que des moyen.s de frottement sont prévus entre le levier
d'arc-boutement (15) et son axe de rotation, pour retarder le retour en position rétractée
dudit levier d'arc-boutement sous l'action des moyens de rappel qui lui sont associés.
13. Dispositif amortisseur de torsion. suivant la revendication 1, caractérisé en
ce que l'organe de verrouillage est constitué par une simple plaquette (70) montée
coulissante dans un plan perpendiculaire à l'axe du dispositif, et les moyens de rappel
qui lui sont associés comportent un ressort de torsion (83), dont la partie médiane
de torsion (84) entouce un. moyeu (50) solidaire d'une première des parties rotatives
(A,B) concernées, et dont une branche (85) est attelée à ladite plaquette (70).
14. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 13, caractérisé en
ce que, pour passage en position déployée de service de ladite plaquette, la branche
(85) du ressort de torsion. (83) attelée à ladite plaquette (70) présente un coude
(88) par lequel elle est susceptible de venir porter contre un épaulement (92) solidaire
de la deuxième des parties rotatives (A,B), concernées, et la partie médiane de torsion
(84) dudit ressort (83) est bloquée angulairement, par exemple par pincement, vis-à-vis
du moyeu (50) qu'elle entoure.
15. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 13, caractérisé en
ce que, pour passage en position déployée de service de ladite plaquette (70), des
moyens de came (95,97) sont prévus entre celle-ci et la deuxième des parties (A,B)
concernées.
16. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 15, caractérisé en
ce que ces moyens de came (95,97) comportent un doigt (95) porté axialement par ladite
deuxième partie (A,B), et une boutonnière (97) à flanc oblique (98) ménagée dans la plaquette (70), ledit
doigt (95) étant engagé dans ladite boutonnière (97).
17. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 16, caractérisé en
ce que ladite boutonnière (97) a un prolongement circon.férentiel (100).
18. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications
13 à 17, caractérisé en ce que sont prévus, en positions diamétralement opposées,
deux organes de verrouillage (70), chacun étant constitué par une plaquette, et ces
organes de verrouillage (70) ont en commun leur ressort de rappel (83), les deux branches
(85) de celui-ci étant chacune respectivement attelées à une telle plaquette (70)
et la partie médiane de torsion (84) dont elles sont issues résultant d'un enroulement
conjoint en hélice des deux brins d'un fil au préalable plié en U.
19. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications
13 à 18, caractérisé en ce que l'une des parties (A,B) con.cernées porte un guide (73) avec
lequel la plaquette (70) formant l'organe de verrouillage est en prise, et l'autre
desdites parties (A,B) comporte une patte (76), qui s'étend axialement et qui interfère avec le trajet
de ladite plaquette (70) le long de son guide (73).
20. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 19, caractérisé en
ce que ledit guide (73) est constitué par un évidement allongé radialement, qui est
formé dans un flasque (71) solidaire de la partie (A,B) concernée, et dans lequel
la plaquette (70) formant l'organe de verrouillage est montée coulissante.
21. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 20, caractérisé en
ce que ledit flasque (71) présente, à l'extrémité de l'évidement .(73) formant le
guide, un bec de retenue (75) qui fait saillie dans ledit évidement (73), et, au-delà
d'un épaulement (78) propre à coopérer radialement en butée contre ledit bec de retenue
(75), la plaquette (70) formant l'organe de verrouillage comporte un prolongement
radial (79) sur lequel est susceptible de venir porter la patte axiale (76) de l'autre
partie (A,B).
22. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications
20,21, caractérisé en ce que ledit flasque (71) est solidaire-du moyeu (50) de ladite
première partie.
23. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendication 1, caractérisé en ce
que l'organe de verrouillage forme un pêne (102) qui est monté coulissant radialement
dans un guide (103) solidaire d'une première des parties rotatives (A,B) concernées, en regard d'une couronne (104) solidaire de la deuxième desdites parties
rotatives (A,B), ladite couronne (104) comportant une ouverture formant gâche (105)
pour ledit pêne (102) et étant portée par un moyeu (106) muni en surface de moyens
de came (107) propres à solliciter ledit pêne (102) en direction de ladite gâche (105).
24. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications
19 à 23, caractérisé en ce que des moyens de frottement sont prévus entre un organe
deverrouil- lage (70,102) et son guide (73,103), pour retarder le retour en position
rétractée dudit organe de verrouillage (70,102) sous l'action des moyens de rappel qui lui sont associés.