[0001] La présente invention concerne de nouveaux supports auxiliaires pour l'impression
par transfert, aussi connue sous le nom d'impression à sec ou de thermoimpression
en phase gazeuse.
[0002] Les supports auxiliaires utilisés en impression par transfert à sec sont généralement
des feuilles ou des bandes de papier qui portent la ou les matières colorantes qu'on
transfère à chaud sur la matière à imprimer. Pour l'impression de matières épaisses
comme les velours, les moquettes, les couvertures ou les tapis, on obtient la pénétration
requise des colorants dans la matière a teindre ou imprimer, soit en utilisant des
supports auxiliaires portant des colorants dits "pénétrants" c'est-à-dire des colorants
qui déjà en dessous de 180 C subliment ou se vaporisent à plus de 50% en moins de
25 secondes, soit en effectuant l'opération de transfert sous pression réduite. On
a déjà utilisé aussi, pour augmenter la pénétration des colorants sublimables dans
la matière à teindre, des supports de transfert poreux, à travers lesquels on fait,
durant le transfert, passer un courant d'air chaud (voir-la demande de brevet allemand
26 28 676 et les brevets français 21 14 925, 22 47 356 et 22 60 452). Ces supports
poreux ou perforés ne permettent pas l'impression régulière de grandes surfaces, probablement
à cause de l'in- homogénéité de texture des papiers poreux utilisés.
[0003] Dans la demande de brevet allemand 27 40 137, il est décrit la perforation superficielle
de la face imprimée de supports auxiliaires pendant leur passage dans une calandre
de transfert sous vide pour permettre une meilleure élimination de l'humidité présente
dans ces supports. Ce genre de perforations incomplètes et à dimensions variables
ne permet pas d'obtenir des supports auxiliaires utilisables dans le procédé de transfert
dans lequel un courant d'air chaud entrai- ne le ou les produits à transférer. En
revanche, les papiers revendiqués et décrits à la demande allemande 28 15 864 de la
société dite Armstrong Cork Corporation peuvent être utilisés dans cette technique,
leur seul inconvénient étant que sur des matériaux très épais l'intensité de l'impression
laisse à désirer : lorsque la pénétration est suffisante, l'intensité est trop faible
et lorsqu'on diminue la quantité d'air pour avoir une intensité suffisante, c'est
la pénétration qui ne l'est plus.
[0004] Les supports de la présente invention remédient aux inconvénients des supports auxiliaires
connus et présentent, en outre, l'avantage d'étendre la gamme des supports disponibles
et la portée de la technique de transfert. En effet, les supports de la présente invention
permettent d'effectuer l'opération de transfert sur-des matériaux sur lesquels on
n'obtenait que des résultats insuffisants avec les supports connus.
[0005] Les supports auxiliaires de la présente invention portent sur une des faces d'une
base plane, flexible et stable à la chaleur, de préférence sur une des faces d'une
feuille ou d'une bande de papier poreux ou perforé, une ou plusieurs zones colorées
ayant au moins 0,2 g/m de colorants qui sous l'action de la chaleur passent à l'état
de vapeur sans décomposition notable. Ils sont caractérisés par les deux points suivants
:
a) la porosité ou la perforation de la base du support est régulière et sa perméabilité
à l'air est de 50 à 500 litres par seconde et par mètre carré sous une pression de
98,1 Pa (1 g/cm2) et
b) le ou les colorants formant le motif à transférer sont retenus sur la base perforée
par un liant, ils se volatilisent sans décomposition notable à une température inférieure
à 320°C et leur volatilité est plus faible que celle des moins volatils parmi les
colorants utilisés dans le procédé classique de transfert en phase gazeuse.
[0006] Dans ce qui suit les températures sont indiquées en degrés Celsius ; le terme "polyester"
désigne des films ou feuilles ou des.fibres de poly (téréphthalate d'éthylène).
[0007] Pour préparer les nouveaux supports auxiliaires de la présente invention, on imprime
des papiers dont la porosité est telle que, sous une pression de 98,1 Pa (c'est-à-dire
sous une pression de 1 g par cm
2), ils laissent passer entre 50 et 500, de préférence 100 à 300 litres d'air par seconde
et par mètre carré.
[0008] Par papier poreux il faut entendre aussi bien des papiers au sens propre du terme
que des feutres minces ou des non- tissés de fibres cellulosiques, ou des papiers
perforés. On peut aussi, par toute méthode voulue, imprimer des feuilles ou des bandes
de cellophane, d'aluminium ou de papier peu ou pas poreux (qui sont plus faciles à
imprimer que les papiers poreux). L'impression se fait avant ou après perforation
avec des encres d'impression aqueuses ou à solvants qui contiennent un liant (voir
les brevets français 1 223 330 et 1 575 069 par exemple) et une ou plusieurs matières
colorantes exemptes de groupes fortement acides comme les groupes sulfoniques. Le
liant sert à la fois de dispersant du colorant dans l'encre et d'épaississant de l'encre
; il va aussi retenir le colorant sur la face imprimée du support. Ces liants sont
bien connus de l'homme de l'art, de même que sont connues les méthodes d'impression.
Pour préparer les supports de la présente invention qui doivent porter des zones colorées
d'au moins 0,2 et de préférence au moins 0,4 g de colorant au m , il faut, cela va
de soi, veiller à ce que l'encre contienne assez de colorant ; en général on utilise
des encres contenant 0,2 à 20% de colorant et on imprime assez d'encre pour avoir
la quantité voulue d'encre au
m2. Il est avantageux d'utiliser une quantité d'encre d'autant plus grande que la matière
à thermoimprimer avec le support est plus épaisse. Ainsi, pour des matériaux de plus
de 1 mm d'épaisseur, on utilise, selon la pénétration recherchée, des supports dont
les motifs à transférer peuvent comporter jusqu'à 1,6 et même 2 g d'encre au m
2. Les papiers poreux de la présente invention s'impriment comme les papiers peu ou
pas poreux, mais on a intérêt alors à utiliser des encres plus concentrées ou bien
à enduire en surface les papiers poreux d'une couche lisse qui facilite leur impression.
[0009] Il va de soi que les papiers de la présente invention doivent être stables à la chaleur
et qu'ils doivent avoir une résistance à la traction et à la déchirure suffisante
pour qu'ils puissent être imprimés et utilisés dans une machine à transférer en continu
dans laquelle de l'air à une température pouvant aller jusqu'à 260
0 est pressé à travers le papier imprimé et la matière à teindre (imprimer). De préférence
on utilise des bandes de papiers d'au moins lm de large et d'une longueur de plusieurs
dizaines, voire plusieurs centaines de mètres, par exemple, les papiers indiqués à
la demande de brevet allemand 28 15 864, qu'on imprime comme indiqué plus haut.
[0010] Une fois imprimés les supports peu ou pas poreux doivent être perforés de manière
que, sous une pression de 98,1 Pa (c'est-à-dire sous une pression de 1 g par cm2),
ils laissent passer entre 50 et 500, de préférence 100 à 300 litres d'air par seconde
et par mètre carré. La perforation peut se faire de manière en soi connue, par exemple,
au moyen d'un laser, par décharge électrique ou mécaniquement. Ainsi on peut perforer
mécaniquement des feuilles de papier ou des bandes de papier peu ou pas poreux qui
sont entrainées entre au moins un rouleau tournant présentant périphérique- ment et
radialement une multiplicité de pointes saillantes, et au moins un rouleau tournant
assurant le contre-appui nécessaire à l'action perforante des pointes sans les détériorer.
Les pointes saillantes peuvent avoir toute section voulue : ovale, ronde, carrée,
rectangulaire voire triangulaire ou en pied de poule. Elles sont de préférence cylindriques
et assurent une perforation régulière de part en part, c
test-à-dire que chaque perforation présente pratiquement la même section sur toute
sa longueur et que les perforations sont réparties sur toute la surface colorée du
support selon l'invention de manière qu'en chaque unité de surface il y ait le même
nombre de perforations de même section, Celles-ci sont de préférence d'un diamètre
inférieur à 80 micromètres et distantes les unes des autres de 100 à 200 micromètres,
la surface totale des perforations n'excédant pas 10% de la surface totale de la zone
colorée.
[0011] Au lieu d'un rouleau à pointes saillantes fixes on peut aussi effectuer la perforation
à l'aide d'aiguilles mobiles ou par tout autre moyen assurant une perforation régulière
de la base du support (laser, décharges électriques, etc.).
[0012] Comme il a été dit plus haut, les supports imprimés de la présente invention permettent
de teindre et d'imprimer en profondeur des matérieux épais (tapis, velours, etc.)
sans avoir à utiliser des colorants dits "pénétrants", c'est-à-dire en employant des
matières colorantes moins volatiles que celles utilisées dans le procédé de thermoimpression
classique (35 secondes à 210
0) ; ces matières colorantes passent à l'état de vapeur en dessous de 310° mais ne
peuvent être utilisées dans ce procédé du fait de leur trop faible volatilité. Ces
matières colorantes sont généralement du type des colorants dits de dispersion, des
colorants de cuve ou des pigments. Il peut s'agir d'indigoldes, spécialement de thioindigoldes,
de colorants azoiques d'un poids moléculaire entre 340 et 600, de préférence ceux
qui dérivent d'arylides de l'acide B-hydroxynaphthoique ou acétylacétique voire benzoylacétique
et qui ont un poids moléculaire au moins 400, d'anthraquinoniques également d'un poids
moléculaire entre 340 et 600 voire de colorants disa- zoiques, de dérivés styryliques,
etc. Selon l'invention, il faut choisir des colorants qui subliment ou se vaporisent
en dessous de 310° sans décomposition notable et qui ont une volatilité moindre que
les moins volatils parmi les colorants généralement utilisés en impression par transfert
en phase gazeuse. Il s'agit de colorants qui, au transfert en 35 secondes sur polyester
sous pression atmosphérique ou sur coton imprégné de 8 - 10% de polyéthylèneglycol
n'atteignent leur maximum d'intensité qu'au dessus de 225° c'est-à-dire des colorants
qui, au transfert, donnent, du fait de leur moindre volatilité, des impressions ayant
une intensité moindre que celle des jaunes hydroxyquinophtalone et hydroxyquinophtalone
bromée, des rouges l-amino-2-phénoxy-(ou 2-hydroxyéthoxy-) 4-hydroxy-anthraquinone
et des bleus 1-amino-2-cyano-4-anilino anthraquinone et diaminoanthrarufine bromée
qui sont avec le jaune 0 - (4
t-acétaminophenylazo)-p-crésol, le rouge l-amino-2-methoxy-4-hydroxy-anthraquinone
et le bleu 1,4-diméthylomino-anthraquinone, les colorants les plus communément utilisés
en impression-transfert en phase gazeuse classique.
[0013] Une simple méthode pour apprécier la volatilité des colorants sublimables consiste
à imprimer un papier avec une encre contenant le colorant que l'on veut tester, de
manière à avoir environ lg de colorant par m
2 du papier-transfert ainsi obtenu, puis à transférer à 205° en 35 secondes sur un
empillage de 10 toiles de polyester pesant chacune 60g au m
2 et présentant au cm
21 46 fils de chaîne de 8,5 tex et 43 fils de trame de 5,8 tex (tex = g au Km) ; le
nombre de toiles colorées indique la volatilité du colorant. Ainsi, les colorants
classiques utilisés en transfert à sec sont visibles, dans ce test, sur 3 à 9 toiles
empilées les unes sur les autres, alors que les colorants à utiliser selon la présente
invention ne le sont que sur la toile la plus proche du papier transfert ou sur les
deux plus proches.
[0014] Les colorants qui transfèrent sans décomposition notable au dessous de 310° et qui
atteignent leur maximum d'intensité au transfert sous pression atmosphérique, au dessus
de 225° (maximum de la courbe de transfert) remplissent la condition la plus importante
pour être utilisés dans la présente invention.
[0015] A titre d'exemple de colorants de ce genre on peut mentionner : la 1-(p-toluène-sulfonylamino)-4-hydroxyanthraquinone,
la l-(p-phénylbenzoylamino)-anthraquinone, la 1-amino-2-méthoxy-4-benzoylamino-anthraquinone,
ses dérivés méthyl-ou méthoxy-benzoyl-, les 1,4 et 1,5-diphénylamino-anthraquinones
et leurs dérivés portant un ou des groupes méthyles, un ou plusieurs atomes de chlore,
de fluor ou de brome, voire un ou plusieurs groupes trifluorméthyles, l'indanthro-
ne, la benzoylamino-isothiazolanthrone la l-amino-4-hydroxy-2-(B-phénoxycarbonyloxy-éthyloxy)-anthraquinone,
le B-méthoxy-propyl-ou-éthylimide de l'acide 1,4-diamino-anthraquinone-2,3-dicarboxylique,
le benzyl- ou le phényl-éthylimide du même acide, les alcoylamides et les phénylamides
des acides 1-phénylazo-2-hydroxy-3-naphthoiques qui portent sur l'un ou l'autre ou
sur les deux restes phényles un ou plusieurs substituants choisis dans le groupe constitué
par les atomes de fluor, de chlore ou de brome, les groupes méthyle, éthyle, isopropyle,
méthoxy, éthoxy, trifluorméthyle, N0
2, acrylamino, sulfonamide, méthanesulfonyle et CH
3-CO- ; les rouges 50, 54, 72, 82, 115 et 117, les jaunes 85, 65, 56 et 53, les oranges
80 et 125, les violets 64 et 57, le vert 7, les bleus 191, 165, 153, 95 et 87 de la
classe des colorants dits de dispersion (disperse dyes) du Colour Index publié par
The Society of Dyers and Colourists, le tetrachloro et le tetrabromindigo, les dichloro-dimethylthioindigo,
le dichlorindigo, le diéthoxy- et le diéthyl-mercaptothioindi- go, le produit de condensation
de l'acénaphthènequinone sur la 3-thianaphthènone (thioindoxyl) et son dérivé bromé,
la dibenzopyrènequinone, l'anthanthrone et ses dérivés chlorés et bromés, la 1-isopropylamino-4(p
t-phénoxyanilino) anthre- quinone, la 1-isopropylamino-4-(m'-phenylsulfonylamino-anilino)-anthraquinone,
la 1-isopropylamino-4-(m'-phenylsulfo- nylaminoanilino)-anthraquinone, la 1-isopropylamino-4-(m'-
dimethylamino-sulfonylanilino)-anthraquinone, la 1-benzoylamino-4-(p
t-isopropyl- ou isoamylanilino)-anthraquinone, le colorant mono-azoique obtenu par copulation
de la nitrani- line ou la mitrotoluidine diazotée, sur l'acide barbiturique ou sur
le naphtanilide de l'acide acétylacétique ou benzoylacétique, les dioxazines obtenues
en cyclisant les produits de condensation du chloranil (tetrachloro-p-benzo- quinone)
sur 1a naphthylamine, l'aminopyrène et l'aniline et ses dérivés tels que p-chloraniline,
toluidine, anisidine, crésidine, p-isopropylaniline, m-trifluorméthylaniline, p-diméthylamino-aniline
enfin les colorants obtenus par copulation de l'o-nitro-p-méthyl ou p-méthoxy-aniline
diazotée sur l'acide barbiturique ou sur le naphthanilide de l'acide benzoyl- acétique
ou celui obtenu par copulation de la nitro- phénylaniline diazotée sur le naphthanilide
de l'acide acétylacétique ainsi que le produit de copulation de la 2-chloro-5-methoxy-aniline
diazotée sur le morpholide de l' acide 2-hydroxy-3-naphtholque.
[0016] Avec les colorants peu volatils qui précèdent, on obtient des supports selon la présente
invention particulièrement intéressants lorsqu'on utilise, pour imprimer les papiers
poreux (ou à perforer) indiqués précédemment des encres aqueuses ou à solvants qui
contiennent en outre au moins 10%, de préférence 25 à 75%, d'un colorant plus volatil
qui transfère en phase vapeur à 200° sous pression atmosphérique et qui atteint le
maximum de sa courbe de transfert entre 205
0 et 220
0 en 35 secondes de transfert à cette température. L'emploi de colorants plus volatils
encore par exemple ceux qui en 35 secondes de transfert à pression atmosphérique atteignent
le maximum de leur courbe de transfert déjà en dessous de 205 devrait être évité,
car ils donnent des supports de peu d'intérêt, les colorants de ce type traversant
toute la matière à teindre ou imprimer et provoquant même parfois une pollution des
appareillages utilisés.
[0017] Les colorants à utiliser pour préparer les supports auxiliaires de la présente invention
sont pour la plupart connus. On les trouve dans le commerce parmi les colorants des
gammes Dybln de Du Pont, Cellestren de BASF, Terasil-X de Ciba-Geigy et dans les gammes
correspondantes des autres fabricants de matières colorantes (Sandoz, ICI, Bayer,
etc.).
[0018] De la manière indiquée, on obtient des supports auxiliaires qui peuvent porter une
seule couche de colorant ou des motifs de plusieurs couleurs. Dans ce dernier cas,
on obtient de bien meilleurs résultats lorsqu'on ne laisse pas vides (c'est-à-dire
non-imprimés) les parties blanches du dessin, mais qu'on les imprime à l'aide d'une
encre incolore du type des encres colorées utilisées pour imprimer le dessin lui-
même.
[0019] Dans les exemples non limitatifs suivants, les parties et pourcentages indiqués s'entendent,
sauf mention contraire, en poids et les températures en degrés Celsius.
Exemple 1
[0020] On imprime un motif au cadre rotatif sur un papier de base formé par une nappe de
fibres cellulosiques. Ce papier d'un poids de 70 g/m et d'une perméabilité de 23 m
3/minute (type VL 200 de la maison J.C. Binzer, Hatzfeld/Eder RFA) est imprimé à raison
de 20g de matières sèches au mètre carré à l'aide de l'encre d'impression au cadre
obtenue en mélangeant 7 parties de l-amino-2-phenoxy-4-hydroxyanthra- quinone et 3
parties de 1-amino-2-éthoxy-4-hydroxy-anthraquinone dont le reste éthoxy porte en
position B un substituant de formule -O-CO-O-C
6H
5, dans 90 parties du mélange formé par :
40 parties de LYOPRINT TPA (Ciba-Geigy)
15 parties de UIBATEX S (Ciba-Geigy)
12 parties d'ALBEGAL FFD (Ciba-Geigy) en solution aqueuse à 10% et
25 parties d'eau et
5 parties d'éther de pétrole.
[0021] Une fois sec le papier ainsi obtenu peut être utilisé pour imprimer par transfert
un motif rouge sur un velours de polyester par exemple sur un velours d'une hauteur
de poil de 2mm tel que celui de la maison Viscosuisse (type 110 f 23 x 1HE) qui pèse
260 g/m
2. A cet effet, on transfère dans un flux d'air de 35 m
3/h pour une surface de 576 cm
2. Dans le sandwich formé par le papier et le velours la chute de pression de 1,1 g/m
2 à la surface du velours. La température de l'air est de 235° et celle à la surface
de la matière à imprimer est de 215°, On obtient ainsi une impression rouge solide
à la lumière et de bonne pénétration.
Mesure de la porosité sur porosimètre de Frazier
[0022] Un débit d'air (X) est aspiré au travers d'un papier filtre de section donnée et
sous une dépression constante (2,5 mm H
20). On mesure donc une quantité d'air, contrairement à la perte de charge où on détermine
une dépression suivant un débit donné. Le volume d'air (X) est ramené à une unité
de temps pour une surface donnée (929 cm
2) et s'exprime en CFM (cubic feet minute).
[0023] La porosité du papier VL 200 de Binzer mesurée de cette façon est de 76 CFM c'est-à-dire
2,15 m
3/min.
[0024] Au lieu du papier Binzer on utilise de la même manière des papiers d'une perméabilité
moindre de moitié mais plus résistants à la traction et mieux calandrés. On obtient
également des supports auxiliaires très bien appropriés à la thermoimpression dans
un courant d'air.
Exemple 2
[0025] On répète l'opération indiquée à l'exemple 1, mais en n'utilisant que le colorant
l-amino-2-éthoxy-4-hydroxyanthraqui- none qui porte en position B du reste éthoxy
le substituant de formule -0-CO-0-C
6H
5. Le velours est imprimé dans les conditions indiquées. On obtient une nuance plus
claire qu'à l'exemple 1, mais plus solide à la lumière.
Exemple 3
[0026] Sur un papier présentant une perméabilité à l'air de 80m
3/min. par mètre carré sous 1 mbar de pression, on imprime au cadre rotatif un motif
multicolore à l'aide d'encres contenant les coloris suivants :
encre violette) : l-p-toluènesulfonylamino-4-hydroxy-anthraquinone.
encre jaune ) produit de copulation de l'acide barbiturique sur la nitro-anisidine
diazotée.
encre bleue ) : B-méthoxyéthylimide de l'acide 1,4-di- amino-anthraquinone-2,3-dicarboxylique.
encre rouge ) : colorant de l'exemple 2.
encre incolore ) : même encre qu'à l'exemple 1 mais sans colorant.
[0027] Après séchage on obtient un support auxiliaire de thermoimpression qui se préte bien
au transfert dans un courant d'air chaud par exemple de la manière suivante :
On applique le support auxilfaire sur un velours de polyester dont la hauteur du poil
est de 6mm et on fait passer à travers le papier et le velours un courant d'air chauffé
à 230° à raison de 54 m3/h pour une surface de 576 cm2, la pression du papier sur le velours étant au cours de cet essai d'environ 1,6 g/m2. On obtient ainsi un velours imprimé en profondeur dont les teintes sont très solides
à la lumière.
Exemple 4
[0028] On imprime au cadre plat un motif de plusieurs couleurs sur un papier d'une perméabilité
à l'air de 110 litres par seconde et par mètre carré, en utilisant les encres obtenues
en mélangeant 10 parties de chacun des colorants suivants à 90 parties du mélange
d'épaississants et d'eau indiqué à l'exemple 1.
colorant de l'encre rouge : produit de copulation du morpholide de l'acide B-hydroxynaphthoique
sur l'o-méthoxy- p-chloràniline diazotée ;
colorant de l'encre bleue : 1-benzoylamino-4-(p-butyl anilino-) anthraquinone ;
colorant à l'encre verte : mélange à parties égales du colorant de l'encre bleue ci-dessus
et du produit de copulation du naphtylamide de l'acide benzoyl- ou acétylacétique
et de la nitrotoluidine diazotée.
[0029] On imprime les parties blanches du motif avec le mélange d'épaississants ne contenant
pas de colorant comme s'il s'agissait d'une encre colorée. Après séchage, on obtient
un support auxiliaire de thermoimpression permettant d'imprimer du coton ou du polyester
coton par transfert dans un courant d'air chaud, par exemple de la manière suivante
:
On foularde un velours de coton ayant une hauteur de poil d'environ 2 mm (par exemple
celui de la maison dite Mecha- nische Seidenueberei AG, Viersen RFA) avec une solution
aqueuse à 10% de polyéthylène-glycol d'un poids moléculaire de 400. On exprime à environ
100% de prise de bain, et sèche à 10 minutes à 120°. On applique sur le velours ainsi
traité le support auxiliaire ci-dessus, face imprimée contre le velours et on fait
passer pendant 25 secondes à travers le papier et le velours un courant d'air chauffé
à 250°, à raison de 35 m3/h et une pression de 0,9 g/m2 du papier sur le velours qui est ainsi porté à 230°. On obtient une impression en
profondeur qu'on peut laver 10 minutes avec de l'eau à 60°. Après séchage, l'impression
peut être traitée à l'aide de résines d'apprêt. Avant ce traitement, l'impression
est déjà très solide aux traitements par voie humide et à la lumière.
Exemple 5
[0030] On imprime un motif au cadre rotatif sur un papier ayant une porosité de 26 CFM c'est-à-dire
130 l/sec.m
2 (type 2018 de la maison ARJOMARI) à l'aide d'une encre rouge contenant le colorant
1-amino-2-méthoxy-4-benzoylamino-anthraquinone, les parties blanches du motif étant
imprimées avec une encre "blanche" contenant un mélange d'épaississants et, au lieu
de colorant, un agent d'azurage optique du genre de ceux indiqués au brevet français
157 4528.
[0031] Après séchage, on obtient un support auxiliaire de thermoimpression permettant d'imprimer
du velours de polyester ou du polyester-coton dans un courant d'air chaud par exemple
de la manière suivante : on applique sur le velours la face imprimée du support. On
fait passer pendant 30 secondes à travers le papier et le velours un courant d'air
chauffé à 240°, à raison d'environ 35 m
3/h sous une pression de 0,9 g/
m2 du papier sur le velours qui atteint en surface une température d'environ 216°. On
obtient ainsi une impression solide et de très bonne pénétration.
1. Supports auxiliaires pour l'inpression par transfert qui portent sur une des faces
d'une base plane, flexible et stable à la chaleur, de préférence, sur une des faces
d'une feuille ou d'une bande de papier poreux ou perforé, une ou plusieurs zones colorées
ayant au moins 0,2 g/m
2 de colorants qui sous l'action de la chaleur passent à l'état de vapeur sans décomposition
notable, caractérisé s par le fait que
a) la porosité ou la perforation de la base du support est régulière et telle qu'à
205°C elle laisse passer entre 50 et 500 litres d'air par seconde et par mètre carré
sous une pression de 96,1 Pa (1 g/cm2) et
b) le ou les colorants formant le motif à transférer sont retenus sur la base du support
par un liant, se volatilisent sans décomposition notable à une température inférieure
à 310 et leur volatilié est inférieure à celle des moins volatils des colorants généralement
utilisés dans l'impression par transfert en phase gazeuse classique.
2. Supports selon la revendication 1, caractérisés par le fait, qu'ils portent des
colorants qui, sous pression atmosphérique, atteignent le maximum de leur courbe de
transfert à une température supérieure à 225°C.
3. Supports selon la revendication 1, caractérisés par le fait que les trous percés
dans la base du support sont éliptiques ou ronds et d'un diamètre n'excédant pas 80
micromètres, de préférence, d'un diamètre de 0,01 à 0,05 mm ou plus petit encore.
4. Supports selon la revendication 1, caractérisés par le fait que la base du support
est d'une porosité homogène et telle que, sous une pression d'environ 1 mbar, elle
laisse passer 100 à 300 litres d'air par m2 et par seconde.
5. Supports selon la revendication 1, caractérisés par le fait que la base du support
porte un motif coloré qui comporte des colorants trop peu volatils pour pouvoir être
utilisés en impression par transfert classique et dont les parties blanches sont imprimées
à l'aide d'une encre dont l'épaississant ne contient pas de colorant sublimable mais
éventuellement un agent d'azurage optique sublimable.
6. Supports selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisés par
le fait que les colorants formant le motif à transférer sont de volatilités différentes,
chaque couleur comportant au moins un colorant qu'on peut utiliser dans l'impression
par transfert en phase gazeuse sous pression atmosphérique et un colorant de couleur
identique ou au moins semblable mais nettement moins volatil.
7. Supports selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisés par
le fait qu' ils portent des colorants formant un motif à transférer, colorants qui
ont du moins une partie d'entre eux un poids moléculaire supérieur à 340 et un groupement
-CO-NH-.
8. Supports selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisés par
le fait que les coloris à transférer sont formés par des mélanges de colorants de
nuances semblables mais de volatilités différentes, la proposition du colorant peu
volatil dans le mélange étant d'au moins 25% et, de préférence, d'au moins 40% .
9. Supports selon la revendication 8, caractérisés par le fait qu'ils sont constitués
par des bandes de papier imprimé d'au moins 1,2 m de large.
10. Supports selon la revendication 8, caractérisés par le fait qu'au moins un des
colorants les plus volatils des mélanges de la revendication 8 est choisi parmi les
colorants suivants : o-(p'-acétaminophénylazo) -p-cré-sol, 4-(o'-nitro-p' méthylphénylazo)-3-méthyl-5-pyrazolone,
hydroxyquinophthalone et son dérivé bromé, 2-méthoxy-ou 2 phénoxy-1-amino-4-hydroxyanthraquinone,
1,4-diméthyl- ou dibutylaminoanthraquinone, 1-amino-4-anilinoanthraquinone, 1-amino-2-cyano-4-éthylamino-
ou 4-anilino-anthraquinone, 1-tolylamino-4-hydroxy-anthraquinone, 1,5-dihydroxy-4-amino-8-isopropylaminoanthraqui-
none.
11, Procédé de thermoimpression, caractérisé par le fait qu'on fait passer un courant
d'air chauffé à 220 - 260°C à travers l'assemblage constitué par un support selon
l'une des revendications 1 à 9 dont la face imprimée est appliquée sur la matière
à imprimer.