[0001] La présente invention concerne un dispositif pour le sertissage de pierres précieuses,
montées en solitaires, dans des châtons de bagues et similaires.
[0002] En bijouterie de fantaisie, des dispositifs de sertissage se- mi-automatiques ou
automatiques sont utilisés depuis de nombreuses années. Il n'en va pas de même pour
le montage de pierres de prix (par exemple diamants à partir de 0,5 crt), pour lequel
l'intervention artisanale est encore de rigueur.
[0003] Par ailleurs, la vente de pierres taillées non montées, considérées comme valeurs
refuge, connaît un grand développement. Les acheteurs de telles pierres ont souvent,
par la - suite, le désir de les faire monter. Ils se trouvent alors le plus fréquemment
dans l'obligation de confier leurs pierres à des inconnus, ce à quoi ils répugnent
dans la crainte de se voir rendre des pierres de moindre qualité.
[0004] Le but de l'invention est de fournir un dispositif simple, permettant à un particulier
d'effectuer lui-même le sertissage en toute sécurité, soit encore également à un bijoutier,
en présence de son client.
[0005] Ce but est atteint, conformément à l'invention par un dispositif comportant, en combinaison
: d'un organe formant logement; d'un support de bague ou similaire, destiné à être
engagé au moins partiellement dans ledit logement; d'un moyen de maintien d'une pierre
posée dans ledit chaton, le support de bague étant engagé dans ledit logement; et
d'un moyen de sertissage, lesdits organe, support et moyens étant fonctionnellement
solidaires l'un de l'autre au moins lorsque le dispositif est en position de sertissage.
[0006] Pour plus de clarté, des exemples de réalisation de l'invention sont décrits ci-après
à titre non restrictif, référence étant faite aux dessins annexés, dans lesquels :
la figure 1 est une vue latérale, avec coupe partielle, d'un dispositif selon l'invention;
les figures 2 et 3 sont des coupes, respectivement, selon les lignes II-II et III-III
de la figure 1;
la figure 4 est une vue en élévation et demi-coupe d'un autre dispositif selon l'invention;
la figure 5 est une vue selon la flèche F5 de la figure 4;
la figure 6 est une coupe selon la ligne VI-VI de la figure 4;
la figure 7 est une coupe axiale d'une variante de réalisation du dispositif selon
la figure 5;
la figure 8 est une vue de la partie supérieure du dispositif représenté à la figure
7, dans une autre position caractéristique;
la figure 9 représente schématiquement un type préféré de griffes;
la figure 10 représente, en élévation et avec coupe partielle, une réalisation actuellement
préférée de l'invention;
la figure 11 est une vue selon la flèche Fll de la figure 10;
la figure 12 est une coupe selon la ligne XII-XII de
la figure 10; et
la figure 13 représente le support de bague visible dans
les figures 10-12.
[0007] Dans l'exemple de réalisation selon les figures 1 à 3, un dispositif selon l'invention
comprend un moyen de support d'une bague, par exemple, constitué par un corps cylindrique
1, muni d'une fente diamétralé 2 s'étendant à partir de sa face supérieure 3, cette
dernière étant pourvue en son centre, le cas échéant, d'un évidement conique 4.
[0008] La profondeur de la fente 2 est au moins égale au diamètre du plus grand des anneaux
de bague usuellement utilisés, tandis que sa largeur est sensiblement égale à l'épaisseur
d'un anneau.
[0009] Le corps 1 est destiné à être inséré dans un élément tubulaire 5 à fond fermé 6.
L'élément tubulaire 5 est porté en bout d'un bras 7 sur l'autre bout duquel est pivoté
un levier 8 faisant partie d'un moyen de maintien d'une pierre 9 posée dans le châton
10 d'une bague 11 insérée dans la fente 2 du corps l. Le maintien proprement dit de
la pierre 9 est assuré par un doigt 12 axialement mobile dans un guide tubulaire 13
porté par le levier 8. Un ressort 14 refoule le doigt 12 hors du guide 13.
[0010] Deux lames de sertissage mobiles et coplanaires, respectivement 15 et 16, situées
de part et d'autre du doigt 12, sont guidées dans des rainures 17 et 18 prévues à
cet effet dans le levier 8. Ces lames sont portées, chacune, par un petit bloc, respectivement
19 et 20. Ces blocs présentent, chacun, un alésage fileté, l'un avec pas à droite
et l'autre avec pas à gauche. Ces alésages sont traversés par une tige 21 filetée
avec pas à droite sur une section et pas à gauche sur une autre. Cette tige 21 traverse
également le levier 8 et est pourvue d'un bouton de manoeuvre 22.
[0011] Le corps 1 présente, sur sa face cylindrique et au voisinage de sa base, une série
d'encoches 23 (figure 3) destinées à coopérer avec une bille 24 refoulée par un ressort
25 engagé dans un logement correspondant 26 de l'élément 5. Cette disposition permet
de positionner correctement le corps 1 et, partant, la bague qu'il porte, par rapport
au plan de travail des lames 15 et 16.
[0012] La hauteur du corps 1 est choisie en fonction de deux paramètres, à savoir : le numéro
de la bague (diamètre interne) et la grandeur de la pierre à y sertir, de sorte à
ce que le sommet des griffes du chaton 10 se trouve à une distance prédéterminée du
fond 6. En pratique, l'utilisateur d'un dispositif aura commandé une bague en spécifiant
les deux paramètres précités propres à son cas et cette bague lui sera livrée montée
dans un corps 1 de hauteur appropriée.
[0013] Pour sertir une pierre 9 avec le dispositif susdécrit, on place le corps 1 portant
une bague dans l'élément tubulaire 6 de sorte que la bille 24 engage une encoche appropriée
23 et on pose la pierre 9 dans le châton 10. On rabat ensuite le levier 8 le plus
loin possible. Le doigt 12 vient ainsi s'appliquer contre la table de la pierre 9
et, sous l'action du ressort 14 maintenant comprimé, maintient fermement la pierre.
On manoeuvre alors le bouton 22 dans le sens approprié, ce qui a pour effet de rapprocher
les lames 14 et 15, lesquelles replient ainsi deux griffes opposées du châton 10.
Ceci étant fait, on écarte les lames 15 et 16, on relève le levier 8 et on fait pivoter
le corps 1 d'un angle approprié. Les opérations susdécrites sont répétées pour obtenir
le repliage d'une autre paire de griffes et ainsi de suite, le cas échéant.
[0014] Dans les exemples de réalisation des figures 4 à 8, le corps 1 est inséré dans l'élément
tubulaire 5, avec sa rainure 2 dirigée vers le fond 6 de ce dernier. Ce fond comporte
un tenon central 27 dont la section a une surface légèrement inférieure à celle de
la table de la plus petite des pierres pour laquelle l'appareil est conçu, par exemple
0,5 crts.
[0015] Le fond 6 comporte une rainure radiale 28 se prolongeant par une fenêtre 29 dans
la paroi cylindrique de l'élément 5, ceci afin de guider une lame de sertissage 30
dont la longueur est supérieure à celle du rayon du fond 6.
[0016] La partie inférieure externe de l'élément 5 est filetée, pour recevoir la partie
correspondante d'un manchon de serrage 31. Cette partie inférieure est également pourvue
de huit découpes 32 susceptibles, chacune, de recevoir une nervure 33 prévue à cet
effet sur le corps 1. Cette disposition permet de fixer les positions angulaires respectives
de la fente 2 par rapport à la lame 30. Les huit découpes 32 sont angulairement réparties
de manière à permettre le sertissage précis de bagues à quatre et à six griffes.
[0017] Ce dispositif fonctionne de la manière suivante :
Le corps 1 étant sorti de l'élément 5, on insère l'anneau de la bague choisie dans
la fente 2, jusqu'à ce que la base de son chaton pénètre dans l'évidement conique
ou, le cas échéant, vienne reposer sur la surface 3.
[0018] La pierre à sertir 9 (figure 8), le plus souvent un diament taillé en brillant, est
ensuite posée entre les griffes du chaton 10. Le corps 1 est alors introduit dans
l'élément 5, en amenant la nervure 33 dans une découpe 32 choisie de sorte que l'une
des griffes du chaton 10 vienne se placer face à la lame 30.
[0019] On visse ensuite à fond le manchon 31, de sorte que la table de la pierre 9 soit
fermement appliquée contre le tenon 27. Il suffit maintenant d'enfoncer la lame 30
au marteau pour obtenir un repliage correct de la griffe correspondante.
[0020] On recommence les opérations ci-dessus pour chacune des autres griffes.
[0021] La variante d'exécution selon les figures 7 et 8 prévoit des rainures radiales 34
dans une collerette 35 périphérique, saillant sur la face 3 du corps 1. Ces rainures
34 correspondent en nombre aux rainures 28 et permettent, avec ces dernières, d'assurer
un meilleur guidage de la lame 30 lors du sertissage.
[0022] Afin de mieux maintenir la bague 11, le corps 1 présente un alésage borgne 36 dans
lequel on peut introduire un crochet 37 destiné à engager la bague 11. Ce crochet
comporte une queue filetée 38 coopérant avec un écrou de serrage 39. Le manchon 31
présente alors une découpe centrale 40.
[0023] On remarquera que les dispositifs selon les figures 4-8 permettent, avec un même
corps 1, de monter des pierres de toutes dimensions (pratiquement à partir de 0,4
crt) sur des bagues de n'importe quel numéro.
[0024] Dans l'exécution actuellement préférée de l'invention, représentée aux figures 10
à 13, le dispositif comporte un socle 42 auquel est solidarisée une colonne 43. Le
socle 42 est pourvu d'un alésage 44 destiné à recevoir la queue cylindrique 45 d'un
plateau de positionnement 46.
[0025] Ladite queue 45 est pourvue d'une série d'encoches 47 régulièrement distribuées sur
sa périphérie et susceptibles, chacune, de recevoir l'extrémité d'une vis de blocage
48 portée par le socle 42. Ces encoches 47 et la vis 48 remplissent les mêmes fonctions
que les encoches 23 et la bille 24 de la figure 3.
[0026] Sur l'extrémité supérieure fourchue de la colonne 43 est pivoté un bras 49 dans l'extrémité
libre duquel peut axialement coulisser une tige de maintien 50 laquelle est maintenue
dans la position désirée par une vis 51. Ce bras 49 peut pivoter d'une position basse,
dans laquelle la tige 50 est coaxiale avec l'alésage 44, vers une position haute (représentée
en traits mixtes à la figure 10). Une vis de serrage 52 permet le blocage du bras
49 dans la position désirée en rapprochant les branches de l'extrémité fourchue de
la colonne 43.
[0027] La colonne 43 porte une paire de leviers de sertissage mutuellement opposés, respectivement
53 et 54. Chacun de ces leviers est pourvu d'une saillie latérale semi-cylindrique
55 destinée à être engagée dans une encoche de forme correspondante prévue à cet effet
dans la colonne 43. Les extrémités coudées 56 et 57, respectivement des leviers 53
et 54, sont profilées pour constituer des mâchoires de sertissage substantiellement
symétriques par rapport à l'axe de l'alésage 44. L'ouverture, respectivement la fermeture
de ladite mâchoire, est obtenue par la coopération, d'une part, du boulon 58 et de
l'écrou 59 et, d'autre part, du ressort antagonite 60.
[0028] La pièce 45-46 comporte un alésage axial 61 destiné à recevoir la queue cylindrique
62 d'un porte-bague 63. Une rainure 64 dans la queue 61 et une vis de blocage 65 portée
par le plateau 46 permettent d'interdire tout déplacement angulaire relatif du porte-bague
par rapport à ce dernier.
[0029] Le porte-bague 63 est de forme généralement parallélipipédi- que et présente une
découpe en V transversale 66 dont chaque flanc présente une rainure 67 destinée à
accueillir une partie correspondante d'une bague 11 maintenue, par ailleurs, en place
au moyen d'une bride 68 dont les extrémités 69, profilées à cet effet, s'engagent
dans des rainures 70 du porte-bague 63. Cette bride comporte une lumière permettant
le passage de la partie supérieure de la bague et de son châton 10.
[0030] Pour se servir du dispositif susdécrit, on amène le bras 49 et la tige 50 en position
haute et on manoeuvre l'écrou 59 pour ouvrir la mâchoire 56-57; si ce n'est déjà fait.
On enfile ensuite la tige 62 du porte-bague 63 garni dans l'alésage 61 et, au moyen
de la vis 65, on cale le porte-bague en une position telle que les parties supérieures
des griffes du chaton 10 soient situées entre la mâchoire 56-57.
[0031] On place ensuite la pièce à sertir dans le chaton et on abaisse le bras 49 que l'on
bloque au moyen de la vis 52, puis, au moyen de la vis 51, on bloque la tige 50 dans
une position telle que son extrémité inférieure vienne s'appuyer sur le plateau de
ladite pierre, cette dernière étant ensuite fermement maintenue dans le châton. Il
suffit maintenant de replier successivement les paires de griffes opposées du châton
10 en manoeuvrant les vis 59 et 48, en faisant, chaque fois, tourner le plateau 46
d'un angle approprié, ce que facilitent des repères prévus à cet effet sur ce dernier
ainsi que sur le socle 42.
[0032] Pour faciliter l'utilisation d'un dispositif selon l'invention, on choisira de préférence
des bagues ayant des griffes affaiblies dans leur zone de pliage, comme représenté
en 41 à la figure 9.
[0033] Il est évident que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux exemples
susdécrits, sans pour autant sortir du cadre de l'invention.
[0034] L'invention s'étend également à un produit industriel nouveau, constitué par un corps
à fente ou découpe, constituant un présentoir de bague et destiné à être utilisé dans
un dispositif de sertissage selon l'invention.
1.- Dispositif pour le sertissage de pierres précieuses dans des châtons à griffes
montés sur bagues ou similaires, caractérisé par la combinaison : d'un organe (5,
45, 46) formant logement; d'un support (1, 62-67) de bague ou similaire, destiné à
être engagé au moins partiellement dans ledit logement; d'un moyen (12, 27, 50) de
maintien d'une pierre posée dans ledit châton (10), le support de bague étant engagé
dans ledit logement; et d'un moyen de sertissage (15-22, 20, 30, 53-60), lesdits organe,
support et moyens étant fonctionnellement solidaires l'un de l'autre au moins lorsque
le dispositif est en position de sertissage.
2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit organe (5, 45,
46) formant logement est un élément tubulaire (5) fixé en bout d'un bras (7) sur l'autre
extrémité duquel s'articule un levier (8) portant ledit moyen de maintien (12) ainsi
que ledit moyen de sertissage (15-22).
3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit moyen de maintien
est un doigt (12) monté en bout d'un ressort (14) solidaire dudit levier (8).
4.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit moyen de sertissage
(15-22) comporte deux lames de sertissage coplanaires (15-16) ainsi qu'un dispositif
de manoeuvre (19-22) permettant le rapprochement et l'éloignement de ces lames l'une
de l'autre.
5.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit organe formant
logement est un tube borgne (5) dont le fond (6) présente un tenon (27) constituant
le moyen de maintien de la pierre, le support de bague (1) étant maintenu dans ledit
tube au moyen d'un manchon de serrage (31). vissé autour de l'extrémité ouverte dudit
tube borgne.
6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le moyen de sertissage
comprend au moins une lame (30) de sertissage insérée au travers d'une fente (29)
prévue à cet effet dans la paroi cylindrique dudit tube borgne (5), au voisinage du
fond (6) de ce dernier.
7.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit organe formant
logement est un plateau de positionnement (45, 46) pourvu d'un alésage central (44)
destiné à recevoir une partie au moins dudit support de bague (62-67), ce plateau
étant porté par un socle (42) de manière à pouvoir tourner par rapport à ce dernier.
8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit socle (42) supporte
une colonne (43) portant lesdits moyens de maintien (50) de la pierre et de sertissage
(53-60), respectivement.
9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit moyen de maintien
est constitué par une tige (50) portée en bout d'un bras (49) articulé en son autre
extrémité sur l'extrémité libre de ladite colonne (43).
10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite tige (50) est
portée de manière à être axialement déplaçable, un moyen de blocage (51) étant prévu
pour immobiliser ladite tige dans une position désirée.
11-.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit moyen de sertissage
est constitué par deux leviers (53, 54) angulairement mobiles dans un plan perpendiculaire
à l'axe de ladite colonne (43), chacun desdits leviers portant, en une de ses extrémités,
une mâchoire de sertissage (56, 57), ces mâchoires, mutuellement opposées, étant situées
à l'aplomb dudit alésage (44) du plateau de positionnement (45, 46).
12.- Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits leviers (53,
54) sont traversés, entre les mâchoires (56, 57) et la colonne (43), par un boulon
(58) pourvu d'un écrou de serrage (59), un ressort (60) étant prévu entre lesdits
leviers tendant à écarter lesdites mâchoires (56, 57) l'une de l'autre.
13.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen
d'indexage (23-26, 32, 33, 47, 48) permettant de caler ledit support de bague (1,
62-67) dans l'une quelconque d'une pluralité de positions angulaires préétablies,
par rapport audit moyen de sertissage (15-22, 20, 30, 53-60).
14.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit support de bague
(1) est constitué par un corps cylindrique, pourvu, en une de ses extrémités, d'une
fente diamétrale (2) destinée à recevoir une bague (11) ou similaire.
15.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit support de bague
est constitué par un corps prismatique (63) pourvu d'une découpe en V (66) transversale
dont les flancs sont, chacun, pourvus d'une rainure (67), ce corps étant muni d'une
queue cylindrique (62) destinée à être insérée dans ledit logement (44).
16.- Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que le corps prismatique
(63) est pourvu d'une bride amovible (68, 69) pour le maintien de ladite bague (11)
ou similaire.
17.- A titre de produit industriel nouveau, un support de bague et destiné à être
utilisé avec un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 16.