[0001] L'invention a pour objet un nouveau dispositif de commande des cyJindres d'une machine
d'imprimerie par procédé OFFSET.
[0002] On sait que dans une machine d'imprimerie en offset, la feuille de papier passe entre
deux cylindres dits cylindres de Blanchet qui sont en contact chacun avec un cylindre
dit de plaque. L'encre déposée par l'intermédiaire d'une série de rouleaux encreurs
sur le cylindre de plaque se dépose sur la toile recouvrant le cylindre de Blanchet
qui l'imprime sur la feuille de papier.
[0003] Les cylindres devant être évidemment synchronisés, il reçoivent généralement leurs
mouvements à partir d'un arbre de transmission unique qui entraîne une roue engrenant
avec une roue dentée correspondante placée sur l'un des cylindres par exemple un cylindre
de plaque, le mouvement étant ensuite transmis en série de cylindre en cylindre puis
aux rouleaux encreurs, chaque cylindre étant muni en bout d'arbre d'une roue dentée
qui engrène avec les roues correspondantes des cylindres qui l'encadrent.
[0004] Il en résulte, dans la disposition classique, que si, par exemple, le mouvement est
reçu par un premier cylindre de plaque et transmis au premier cylindre de Blanchet
qui lui correspond, c'est celui-ci qui entraîne le second cylindre de Blanchet, celui-ci
entraînant à son tour le second cylindre de plaque.
[0005] Pour qu'il y ait une bonne application des cylindres de Blanchet sur la feuille de
papier, ceux-ci sont recouverts généralement d'un habillage constitué d'une toile
caoutchoutée destinée à recevoir l'impression pour la reporter sur le papier et ayant
une certaine élasticité qui permet l'application sous pression de la feuille. Il en
résulte un léger écrasement du cylindre de Blanchet à son contact avec l'autre Blanchet
et avec le cylindre de plaque correspondant qui, lui, a un diamètre sensiblement constant.
Pour maintenir rigoureusement l'entraxe des cylindres, ceux-ci sont munis à leurs
extrémités de bandes de roulement lisses qui s'appuient les unes sur les autres et
dont les diamètres sont rigoureusement exacts de façon à rouler sans glissement. Cependant,
la légère différence de diamètre entre les cylindres de Blanchet et les cylindres
de plaque entraîne certains inconvénients dans le mode de transmission en série classique
lorsque l'on veut effectuer un réglage de registre.
[0006] On sait que le réglage de registre, qui permet une parfaite surperposition des couleurs,
s'obtient par la possibilité de légers réglages angulaires de chacun des cylindres
de plaque autour de son axe. Ce réglage peut être obtenu par exemple par déplacement
axial de la roue d'entraînement du cylindre de plaque qui, lorsque les dentures sont
hélicoïdales, tourne légèrement en prenant appui sur les roues qui l'encadrent et
notamment la roue du cylindre de Blanchet correspondant. Il en résulte un mouvement
relatif de rotation entre les dentures du cylindre de plaque et du cylindre de Blanchet.
Or ces deux cylindres sont en contact et par conséquent le cylindre de Blanchet aurait
tendance, par frottement, à suivre la rotation du cylindre de plaque. On est donc
amené à autoriser une légère rotation du cylindre de plaque par rapport au cylindre
de Blanchet grâce à une liaison, à frottement par exemple. Il peut en résulter un
léger décalage des gorges qui sont ménagées sur les cylindres pour l'accrochage de
leurs habillements respectifs.
[0007] D'autre part, on a vu que, du fait de l'élasticité des toiles des Blanchets, le diamètre
de ceux-ci dans la zone de contact ne peut pas correspondre toujours rigoureusement
au diamètre primitif des engrenages. Un jeu de l'engrenage peut donc entraîner un
mouvement relatif des Blanchets, du fait du montage en série, il y a une possibilité
d'accumulation des jeux qui entraîne une fluctuation de cylindre à cylindre et le
mouvement relatif des Blanchets qui en résulte peut déterminer des stries sur la feuille.
[0008] . C'est pourquoi il est intéressant de commander l'entraînement des deux cylindres
de Blanchet indépendamment l'un de l'autre, chacun par l'intermédiaire du cylindre
de plaque qui lui correspond. Ainsi chaque cylindre de Blanchet peut suivre le réglage
du cylindre de plaque correspondant indépendamment du reste de la chaîne cinématique.
[0009] Le document FR-A 2 362 005, par exemple, décrit, dans le mode de réalisation de la
figure 3 un dispositif de ce genre, dans lequel chaque cylindre de plaque porte deux
roues droites accolées, calées en bout d'arbre, respectivement une roue intérieure
qui engrène avec une roue d'entraînement du cylindre de Blanchet correspondant et
une roue extérieure qui reçoit le mouvement d'entraînement.
[0010] Cependant, dans ce dispositif connu, qui s'applique spécialement à des installations
comprenant plusieurs groupes imprimeurs placés côte à côte, le mouvement est transmis
d'un groupe à l'autre par une série de roues intermédiaires de grand diamètre engrenant
l'une dans l'autre, chaque groupe comprenant aussi deux roues intermédiaires qui tournent
en des sens opposés et engrènent chacune avec la roue extérieure de l'un des cylindres
de plaque. Une telle disposition n'est applicable qu'à des installations de petite
taille puisque le diamètre des roues intermédiaires doit être égal à l'écartement
des groupes imprimeurs.
[0011] L'invention a pour objet une nouvelle disposition moins encombrante et moins onéreuse
de la commande d'entraînement, qui présente, en outre, l'avantage de combiner les
avantages des dispositions connues sans avoir les inconvénients de chacune d'elles.
[0012] Conformément à l'invention, les deux roues intermédiaires sont centrées respectivement
chacune sur l'arbre de l'un des cylindres de Blanchet, à côté de la roue d'entraînement
de ce dernier, lesdites roues intermédiaires étant montées libres en rotation chacune
sur l'arbre qui la porte.
[0013] Grâce à cette disposition, il est possible de commander séparément les deux cylindres
de Blanchet à partir d'un arbre moteur unique, le mouvement d'entraînement de l'ensemble
des cylindres d'un groupe étant, selon l'invention, appliqué sur l'arbre de l'un des
cylindres de plaque et transmis aux deux cylindres de Blanchet, d'une part, directement
par la roue intérieure calée sur cet arbre et engrenant avec la roue d'entraînement
du cylindre de Blanchet correspondant et d'autre part, au second cylindre de Blanchet
par la roue extérieure calée sur le même arbre, les deux roues intermédiaires et la
roue extérieure du second cylindre de plaque.
[0014] L'invention va maintenant être décrite, en se référant à un mode de réalisation particulier
donné à titre d'exemple et représenté sur les dessins annexés.
La figure 1 est une vue de face de l'ensemble des pignons d'entraînement d'une installation
selon l'invention.
La figure 2 est une vue de côté des chaînes cinématiques d'entraînement des deux cylindres
de Blanchet, en coupe suivant la ligne A-A de la figure 1.
La figure 3 est une vue de détail de l'entraînement des cylindres de plaque et des
cylindres de Blanchet.
[0015] Sur la figure 1, on a représenté en vue de face la chaîne cinématique d'entraînement
d'une machine d'imprimerie selon l'invention, l'ensemble des rouleaux étant représenté
sur la figure 2 en coupe suivant la ligne A-A.
[0016] L'ensemble des rouleaux, dont la disposition n'est pas particulière à l'invention,
comprend deux cylindres de Blanchet 1 et 2 entre lesquels passe la feuille, et dont
les axes sont placés dans un plan légèrement incliné par rapport à l'horizontale.
Chaque cylindre de Blanchet 1 ou 2 coopère avec un cylindre de plaque, respectivement
3 et 4.
[0017] Chaque cylindre de plaque 3 ou 4 est associé à une chaîne de rouleaux encreurs, respectivement
5 et 6 dont le rôle est de prendre de l'encre dans une goulotte formant encrier et
de l'étaler progressivement de façon à la répartir de façon homogène sur le cylindre
de plaque correspondant.
[0018] Il est habituel d'entraîner les quatre cylindres et les rouleaux encreurs à partir
d'une commande unique et l'ensemble des mécaniques d'entraînement est de préférence
placé d'un seul côté des cylindres de façon à laisser l'autre côté libre pour y rassembler
l'ensemble des commandes de réglage, à la portée de l'opérateur. C'est pourquoi, de
façon habituelle, chaque cylindre et chaque rouleau sont munis, à une extrémité de
l'arbre, d'une roue dentée qui engrène avec les roues correspondantes placées aux
extrémités des arbres des cylindres ou rouleaux qui l'encadrent, chaque cylindre recevant
ainsi son mouvement d'un cylindre voisin et le transmettant à un cylindre (ou rouleau)
voisin.
[0019] On voit ainsi sur la figure 1 que l'ensemble des cylindres et rouleaux est entraîné
par une roue dentée 81 recevant elle-même son mouvement à partir d'un pignon 8 entraîné
par un arbre moteur 80.
[0020] L'invention se caractérise par une disposition originale des chaînes cinématiques
d'entraînement des différents cylindres qui est représentée schématiquement sur la
figure 2.
[0021] Comme on l'a indiqué, la figure 2 est une vue développée d'une coupe suivant la ligne
A-A et c'est pourquoi les cylindres et les rouleaux sont représentés les uns au-dessus
des autres.
[0022] L'arbre moteur 80 entraîne, par l'intermédiaire d'un réducteur à pignons coniques
8, la roue dentée 81 qui met en mouvement l'ensemble des cylindres et des rouleaux.
Ce mouvement est transmis séparément aux deux cylindres de Blanchet par le cylindre
de plaque 3 dont l'arbre 30 porte deux roues dentées accolées 31 et 32 centrées dans
des plans P
1 et P
2 et qui constituent les pignons amont des chaînes cinématiques d'entraînement des
cylindres de Blanchet.
[0023] La roue dentée 31 placée vers l'intérieur sur l'arbre 30 et par conséquent la plus
proche du cylindre de plaque 3, engrène avec une roue dentée 11 calée sur l'arbre
10 du cylindre de Blanchet 1. Ainsi, les deux roues dentées 31 et 11, alignées le
long du plan P
1 transversal aux axe§ des cylindres, forment une première chaîne cinématique d'entraînement
du cylindre de Blanchet 1 à partir de la roue motrice 81. Comme la roue 31 n'engrène
qu'avec la roue 11 d'entraînement du cylindre de Blanchet, ces deux pignons peuvent
avoir une largeur de dents plus faible que celle de la roue 32 placée vers l'extérieur,
à l'extrémité de l'arbre 30 et qui reçoit directement le mouvement de la roue motrice
81 et le transmet au second cylindre de Blanchet 2 par l'intermédiaire d'une seconde
chaîne cinématique.
[0024] A cet effet, le cylindre de Blanchet 2 porte, calée sur son arbre 20, une roue 21
qui engrène avec une roue dentée 41 calée sur l'arbre du cylindre de plaque 4. Ces
deux roues sont centrées dans un plan P
3 décalé par rapport au plan P
i, de préférence du côté des cylindres, de façon à permettre la rotation des deux roues
11 et 21. Cependant, l'axe 40 du cylindre de plaque 4 porte une seconde roue extérieure
42 calée en bout d'arbre à côté de la roue intérieure 41 et centrée dans le même plan
P
2 que la roue 32 calée sur l'arbre du cylindre 3 et engrenant avec la roue motrice
81. Dans le même plan P
2 sont centrées les roues intermédiaires qui transmettent le mouvement de la roue 32
à la roue 42 et qui, selon l'invention, sont montées en bout des arbres 10 et 20 des
cylindres de Blanchet. Cependant, ces deux roues, respectivement 12 et 22, ne sont
pas calées sur les arbres 10 et 20 mais simplement ajustées de façon à être seulement
centrées en bout d'arbre mais sans être entraînées en rotation par celui-ci.
[0025] La figure 3 représente plus en détail le mode de montage des roues d'entraînement
des cylindres de Blanchet et des cylindres de plaque.
[0026] Les différents arbres 10, 20, 30, 40 des cylindres sont portés à leurs extrémités
par des paliers 13, 23, 33, 43 montés sur le bâti B de la machine. Sur chaque cylindre,
on a représenté schématiquement les bandes de roulement, par exemple 100 et 200 qui
s'appuient les unes sur les autres de façon à maintenir l'entraxe des cylindres.
[0027] Dans le bas de la figure 3, on voit le montage des roues 31 et 32 calées à l'extrémité
de l'arbre 30 du cylindre de plaque 3 de la façon suivante :
[0028] Au bout de l'arbre 30, est monté en porte-à-faux un manchon 34 qui est calé sur l'arbre
30 par exemple par un clavetage ou par un système de blocage 35 de type connu.
[0029] La roue 31 est centrée sur le manchon 34 et solidarisée en rotation avec ce dernier.
[0030] La roue 32 est munie d'un prolongement 320 qui est ajusté sur une portée de centrage
340 ménagée sur le côté extérieur du manchon 34 et elle est montée coulissante sur
ladite portée de façon à pouvoir se déplacer axialement sur une petite distance. Ce
déplacement axial est déterminé, de façon connue, par une tige de réglage 7 passant
dans un alésage axial ménagé dans l'arbre 3 et munie du côté du mécanisme d'une tête
70 de fixation sur le prolongement 320 de la roue 32 et à son autre extrémité, du
côté manoeuvre, d'un bouton de réglage classique non représenté. D'autre part, la
roue 32 est solidarisée en ' rotation avec le manchon 34 au moyen de cannelures droites
321. Ainsi, lorsque, au moyen de la tige 7, on commande un déplacement axial de la
roue 32, celle-ci reste solidaire en rotation de l'arbre 30 du cylindre de plaque
3 et de la roue 31.
[0031] Or, la roue 32 engrène avec la roue motrice 81 et le pignon intermédiaire 12 par
l'intermédiaire de dentures hélicoïdales. Par conséquent, le déplacement axial de
la roue 32 commande, par appui sur la roue 81, une légère rotation de la roue 32 et
de son axe 30. Cette disposition, d'ailleurs connue en soi, permet le réglage de registre
du cylindre de plaque 3. Grâce à l'engrènement des roues dentées 11 et 31, cette légère
rotation du cylindre de plaque 3 est transmise au cylindre de Blanchet correspondant
1, ce qui permet notamment de maintenir la coïncidence des gorges d'accrochage des
habillages des cylindres. En revanche, comme les roues 11 et 21, centrées dans des
plans P
1 P
2 écartés l'un de l'autre, n'engrènent pas l'une dans l'autre, le réglage de registre
du cylindre de plaque 3 n'a aucune conséquence sur l'autre cylindre de Blanchet 2.
[0032] Le montage des roues sur les arbres des autres cylindres est effectué de façon analogue.
Ainsi, la roue 11 d'entraînement du cylindre 1 est fixée sur un manchon 14 solidaire
en rotation de l'arbre 10. Le manchon 14 est muni, vers l'extérieur, d'un prolongement
140 ménageant une portée lisse 141 pour le centrage de la roue intermédiaire 12. Cependant,
la roue 12 est simplement ajustée par rapport à la portée 140 mais n'est pas liée
en rotation à l'arbre 1. Il en résulte que la roue 12 transmet le mouvement reçu de
la roue 32 sans influencer la rotation de l'arbre 1. Il en est de même de la roue
22 centrée sur l'arbre 20 de l'autre cylindre de Blanchet 2.
[0033] L'autre cylindre de plaque 4 porte en bout d'arbre deux roues intérieure et extérieure
respectivement 41 et 42 montées d'une façon analogue à celle qui a été décrite pour
les roues 31, 32 du cylindre 3, cette disposition comportant notamment un dispositif
de réglage de registre connu en soi. Ainsi, par l'intermédiaire des roues intermédiaires
12 et 22, les deux cylindres de plaque 3 et 4 sont entraînés en synchronisme à partir
de la roue motrice 81. En revanche, chacun des cylindres de plaque 3, 4 entraîne le
cylindre de Blanchet qui lui correspond, respectivement 1 et 2, et le réglage de registre
de chaque cylindre de plaque n'a d'influence que sur le cylindre de Blanchet correspondant.
Ainsi, chaque cylindre de Blanchet reste totalement indépendant du cylindre de plaque
qui ne lui correspond pas.
[0034] Grâce à la disposition selon l'invention, il est donc possible, au moyen d'un dispositif
simple et peu encombrant de régler individuellement le registre de chaque cylindre
de plaque sans interférence sur le cylindre de Blanchet qui ne lui correspond pas.
De plus, on peut agir séparément sur les deux cylindres de Blanchet, par exemple en
réglant la tension de la toile caoutchoutée qui se traduit par une variation légère
du diamètre du Blanchet. Cette variation de diamètre n'a pas d'importance pour la
coïncidence du Blanchet avec le cylindre de plaque qui lui correspond puisque le diamètre
du Blanchet au point de tangence est fixé par celui de la plaque sur laquelle il s'appuie.
[0035] On pourra également jouer sur les épaisseurs des habillages des Blanchets pour régler
le degré d'écrasement de l'habillage en fonction de la qualité de ce dernier et de
l'épaisseur du papier.
[0036] En outre, du fait de l'absence de liaison directe entre les deux cylindres de Blanchet,
il sera possible de faire en sorte que les dentures d'entraînement soient toujours
en appui l'une sur l'autre dans le sens d'entraînement. En effet, du fait de l'écrasement
de l'habillage, le cylindre de Blanchet a toujours un diamètre légèrement plus grand
que le cylindre de plaque. Par conséquent, entre le cylindre de Blanchet et le cylindre
de plaque correspondant, les dentures sont appliquées dans le sens de transmission
de la puissance. Cependant, dans le montage en série classique, l'un des cylindres
de Blanchet est entraîné par l'autre et entraîne à son tour le cylindre de plaque
correspondant. La condition d'appui des dentures ne peut donc être respectée de la
même façon et au contraire, il y a une fluctuation de cylindres à cylindres et une
possibilité d'accumulation des jeux qui peut déterminer la formation de stries sur
la feuille. Dans la disposition selon l'invention, au contraire, le jeu des dentures
est rattrapé automatiquement étant donné que celles-ci sont toujours en contact l'une
avec l'autre dans le sens d'entraînement.
[0037] Bien entendu, comme on l'a représenté schématiquement sur les figures, chacun des
cylindres de plaque 3 ou 4 est associé à un ensemble de rouleaux encreurs 5 ou 6 qui
sont entraînés à partir du cylindre de plaque correspondant par l'intermédiaire d'un
embrayage.
[0038] Ainsi, dans la disposition selon l'invention, chacun des cylindres de plaque constitue
l'élément moteur pour tous les éléments qui lui sont associés, les deux cylindres
de plaque étant entraînés à partir du même arbre moteur.
1. Dispositif de commande de l'entraînement des cylindres d'une machine d'imprimerie
par procédé offset, comprenant une paire de cylindres de Blanchet (1, 2) associés
chacun à un cylindre de plaque (3, 4) et à un ensemble de rouleaux encreurs, lesdits
cylindres s'appuyant les uns sur les autres par l'intermédiaire de bandes de roulement
placées à leurs extrémités pour le maintien des entraxes, chacun étant entraîné par
l'intermédiaire de roues droites, chaque cylindre de plaque (3) (4) portant deux roues
accolées, calées en bout d'arbre, respectivement une roue intérieure (31) (41) engrenant
avec une roue (11) (21) d'entraînement du cylindre de Blanchet (1) (2) correspondant,
calée sur l'arbre de celui-ci, et une roue extérieure (32) (42) recevant le mouvement
d'entraînement, les deux roues extérieures (32) (42) étant reliées entre elles par
deux roues intermédiaires (12) (22) engrenant l'une dans l'autre, caractérisé par
le fait que les deux roues intermédiaires (12) (22) sont centrées respectivement chacune
sur l'arbre (10) (20) de l'un des cylindres de Blanchet (1) (2) à côté de la roue
d'entraînement (11) (21) de ce dernier, lesdites roues intermédiaires (12) (22) étant
montées libres en rotation chacune sur l'arbre (10) (20) qui la porte.
2. Dispositif de commande selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le
mouvement d'entraînement de l'ensemble des cylindres est appliqué sur l'arbre (30)
de l'un des cylindres de plaque (3) et est transmis séparément à chacun des deux cylindres
de Blanchet (1) (2) d'une part, du premier cylindre (1) directement par la roue intérieure
(31) calée sur cet arbre (30) et engrenant avec la roue d'entraînement (11) du cylindre
de Blanchet correspondant (1) et d'autre part, à la roue (21) d'entraînement du second
cylindre de Blanchet (2) par la roue extérieure (32) calée sur le même arbre (30),
les deux roues intermédiaires (12) (22), la roue extérieure (42) puis la roue intérieure
(41) calées sur l'arbre (40) du second cylindre de plaque (4).
3. Dispositif de commande selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque
roue intermédiaire (12) (22) est simplement ajustée sur l'arbre (10) (20) qui la porte
de façon à être seulement centrée en bout d'arbre sans être entraînée en rotation
par celui-ci.
4. Dispositif de commande selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le
mouvement d'entraînement est appliqué à partir d'un arbre moteur (80) sur une roue
motrice (81) engrenant avec la roue extérieure (32) de l'un des cylindres de plaque
(3), la roue intérieure (31) ayant une largeur de dents plus faible que la roue extérieure
(32).
5. Dispositif de commande selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la
roue d'entraînement (11) de chaque cylindre de Blanchet (1) est fixée sur un manchon
(14) solidaire en rotation de l'arbre (10) du cylindre (1), celui-ci étant muni, vers
l'extérieur, d'un prolongement (140) ménageant une portée lisse (141) sur laquelle
est centrée, avec simple ajustement, la roue intermédiaire (12) correspondante.
1. Device for controlling the drive of the cylinders of a printing machine using the
offset process, comprising a pair of blanket cylinders (1, 2) each associated with
a plate cylinder (3, 4) and with an assembly of inking rollers, the said cylinders
bearing on one another by means of running strips located at their ends for maintaining
the interaxial distances, each being driven by means of spur wheels, each plate cylinder
(3) (4) carrying two coupled wheels wedged at the end of shafts, respectively an inner
wheel (31) (41) which engages with a wheel (11) (21) for driving the corresponding
blanket cylinder (1) (2), wedged on the shaft of the latter, and an outer wheel (32)
(42) receiving the drive movement, the two outer wheels (32) (42) being connected
to one another by two intermediate wheels (12) (22) engaging in one another, characterised
in that the two intermediate wheels (12) (22) are each centred respectively on the
shaft (10) (20) of one of the blanket cylinders (1) (2) next to the drive wheel (11)
(21) for the latter, each of the said intermediate wheels (12) (22) being mounted
so as to rotate freely on the shaft (10) (20) which carries it.
2. Control device according to Claim 1, characterised in that the drive movement for
all the cylinders is applied to the shaft (30) of one of the plate cylinders (3) and
is transmitted separately to each of the two blanket cylinders (1) (2), on one hand
to the first cylinder (1) directly via the inner wheel (31) wedged on this shaft (30)
and engaging with the drive wheel (11) of the corresponding blanket cylinder (1),
and on the other hand to the drive wheel (21) of the second blanket cylinder (2) via
the outer wheel (32) wedged on the same shaft (30), the two intermediate wheels (12)
(22), the outer wheel (42) and then the inner wheel (41) wedged on the shaft (40)
of the second plate cylinder (4).
3. Control device according to Claim 1, characterised in that each intermediate wheel
(12) (22) is simply fitted on the shaft (10) (20) carrying it in such a way as to
be merely centred at the end of the shaft without being driven in rotation by the
latter.
4. Control device according to Claim 1, characterised in that the drive movement is
applied from a drive shaft (80) to a drive wheel (81) engaging with the outer wheel
(32) of one of the plate cylinders (3), the inner wheel (31) having a smaller tooth
width than the outer wheel (32).
5. Control device according to Claim 2, characterised in that the drive wheel (11)
of each blanket cylinder (1) is fastened to a bush (14) fixed in rotation to the shaft
(10) of the cylinder (1), the latter being provided towards the outside with a prolongation
(140) forming a smooth bearing (141) on which the corresponding intermediate wheel
(12) is centred with a simple fit.
1. Antriebsvorrichtung der Zylinder einer nach dem Offsetverfahren arbeitenden Druckmaschine
mit einem Satz Gummituchzylinder (1, 2), denen jeweils ein Plattenzylinder (3, 4)
und Farbwerkrollen zugeordnet sind, wobei zur Gewährleistung des Achsabstandes diese
Zylinder über an ihren Enden angeordneten Schmitzringe sich gegenseitig abstützen,
und jeder über Stirnräder angetrieben wird, wobei jeder Plattenzylinder (3) (4) zwei
angebaute auf dem Wellenzapfen verkeilte Zahnräder trägt, und zwar jeweils ein innen
liegendes Rad (31) (41), das mit einem entsprechenden auf der Welle des Gummituchzylinders
(1) (2) verkeilten Zahnrad (11) (21) zum Antrieb desselben im Eingriff steht, und
ein aussenliegendes Rad (32) (42) zur Aufnahme der Antriebsbewegung, wobei die aussenliegenden
Räder (32) (42) miteinander über zwei gegenseitig im Eingriff stehenden Zwischenzahnräder
(12) (22) verbunden sind, dadurch gekennzeichnet, daß die beiden Zwischenzahnräder
(12) (22) jeweils auf der Welle (10) (20) eines der Gummituchzylinder (1) (2) neben
dem Antriebszahnrad (11) (21) des letzteren axial und freidrehbar ausgerichtet sind.
2. Antriebsvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Antriebsbewegung
sämtlicher Zylinder auf die Welle (30) eines der Plattenzylinder (3) übertragen wird
und jeweils getrennt auf die beiden Gummituchzylinder (1) (2), einerseits auf den
ersten Zylinder (1) direkt über das auf dieser Welle (30) verkeilte und mit dem Antriebszahnrad
(11) des entsprechenden Gummituchzylinders (1) im Eingriff stehenden innenliegenden
Rad (31), und anderseits auf das Antriebszahnrad (21) des zweiten Gummituchzylinders
(2) über das auf derselben Welle (30) verkeilte aussenliegende Rad (32), die beiden
Zwischenräder (12) (22), das aussenliegende Rad (42), dann das innenliegende Rad (41
die auf der Welle (40) des zweiten Plattenzylinders (4) aufgekeilt sind, weitergeleitet
wird.
3. Antriebsvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß jedes von der
Welle (10) (20) getragene Zwischenrad (12) (22) einfach auf dieser justiert ist, sodaß
es nur am Wellenzapfen ausgerichtet ist ohne von diesem drehbeweglich angetrieben
zu werden.
4. Antriebsvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Antriebsbewegung
von einer Antriebswelle (80) aus auf ein mit dem aussenverzahnten Rad (32) eines der
Plattenzylinder (3) im Eingriff stehenden Antriebszahnrad (81) übertragen wird, wobei
die Zahnbreite des innenliegenden Rades (31) kleiner als die des aussenliegenden Rades
(32) ist.
5. Antriebsvorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Antriebszahnrad
(11) des jeweiligen Gummituchzylinders (1) auf einer mit der Welle (10) des Zylinders
(1) drehfest verbundene Muffe (14) befestigt ist, die nach aussen hin eine Verlängerung
(140) mit einer glatten Sitzfläche (141) aufweist, auf welcher das entsprechende Zwischenzahnrad
(12) einfach passend zentriert ist.