[0001] L'invention se rapporte aux systèmes d'alimentation en carburant des moteurs à combustion
interne; elle concerne un contrôleur électronique de régulation du rapport air/carburant
du mélange admis dans les cylindres du moteur, et plus précisément un tel contrôleur
utilisant le signal de sortie d'une sonde à oxygène disposée sur le trajet d'échappement
des gaz brûlés.
[0002] La figure 1 montre les proportions relatives des principaux constituants des gaz
brûlés à la sortie d'un moteur à combustion interne en fonction du rapport air/ carburant
(A/C) du mélange carburé admis dans les cylindres de ce moteur, les constituants particulièrement
nocifs étant les.hydrocarbures (HC), le monoyxyde de carbone (CO) et les oxydes nitriques
(N0 ).
[0003] A l'examen de cette figure, on voit que le taux de pollution d'un moteur se réduit
lorsque celui-ci est alimenté par un mélange pauvre, c'est-à-dire dont le rapport
A/C est supérieur à 15 : 1 correspondant au rapport stoechiométrique indiqué par la
ligne verticale pointillée. Il est connu que l'émission de CO diminue lorsque le rapport
A/C croît du fait de l'excès d'oxygène qui assure une combustion plus parfaite du
mélange carburé. Dans la pratique à cause du mélange imparfait air/carburant et de
la courte durée de combustion, un excès d'air au-dessus du rapport A/C stoechiométrique
s'avère nécessaire. Toutefois, un rapport A/C supérieur à 18:1 constitue une limite
supérieure car, pour diverses raisons, l'émission de HC croît à nouveau, l'ignition
du mélange s'avère critique, la puissance fournie par le moteur est plus faible et
la consommation spécifique augmente. Alors, pour satisfaire aux Normes de pollution
actuellement en vigueur et,pour le futur, en cours d'élaboration, on est conduit à
prendre des mesures complémentaires qui consistent généralement à détruire les agents
nocifs résiduels à l'extérieur du moteur, dans des réacteurs catalytiques ou non catalytiques.
Il résulte de ce qui vient d'être exposé que, pour réduire le taux de pollution des
véhicules automobiles à des valeurs faibles, le rapport A/C du mélange carburé admis
dans les cylindres du moteur doit demeurer dans des limites étroites correspondant
à un mélange plutôt pauvre, et que, pour disposer d'une conduite souple, dans le sens
d'agréable, il faut accroitre la richesse du mélange carburé pour certains régimes
d'utilisation du moteur.
[0004] Dans un système de carburation classique, il n'est pas possible de contrôler le rapport
A/C du mélange carburé avec la précision suffisante, compte tenu des dispersions de
fabrication, des usures inévitables et des variations des conditions de fonctionnement,
notamment la température du moteur, la pression ambiante, etc ... Aussi a-ton déjà
proposé des contrôleurs électroniques de carburation qui utilisent le signal électrique
de sortie d'une sonde à oxygène placée sur le trajet des gaz d'échappement du moteur
pour agir sur les débits de carburant fournis au carburateur. Pour obtenir de faibles
émissions de CO et de HC, il est nécessaire d'opérer avec des valeurs du rapport A/C
de l'ordre de 16:1 à 18:1 qui correspondent aussi à une faible consommation spécifique,
mais ne permettent pas de tirer la puissance maximale du moteur et d'assurer une inflammation
adéquate du mélange lorsque la température du moteur est basse.
[0005] Un mélange carburé pauvre est satisfaisant lorsque la température du moteur est établie,
sa vitesse de rotation moyenne et sa charge pas trop importante ; à l'inverse, pendant
la phase de démarrage du moteur, les régimes de fonctionnement à charge élevée et
lors des demandes d'accélération un mélange riche s'avère nécessaire. Les contrôleurs
électroniques de carburation connus opèrent en boucle fermée lorsque la température
du moteur est suffisamment élevée et la charge moyenne ; ils commutent sur un mode
en boucle ouverte lors des demandes d'accélération ou des charges élevées, de façon
à opérer comme un système de carburation classique ; une telle solution est loin d'être
satisfaisante puisque l'on perd instantanément la correction automatique apportée
par le contrôleur en boucle fermée.
[0006] Dans le but de remédier au défaut des contrôleurs de carburateurs précités, il a
été proposé, dans la demande de brevet français n° 77.39842, un contrôleur du type
analogique comprenant des moyens de mémorisation permettant de mémoriser la valeur
du réglage du carburateur en boucle fermée, et alors de régler le carburateur, en
boucle ouverte, à partir de cette valeur de réglage mémorisée augmentée d'une quantité
fonction de la température du moteur.
[0007] L'objet de l'invention est un contrôleur électronique, du type numérique, de régulation
du rapport A/C du mélange admis dans les cylindres d'un moteur à combustion interne,
ce moteur étant muni : d'une sonde à oxygène disposée sur le trajet d'échappement
des gaz brûlés, de capteurs de température, de charge et de vitesse de rotation, d'au
moins un dispositif d'alimentation en carburant, le débit duquel peut être réglé par
une électrovanne commandée selon un cycle d'ouverture/fermeture, ce contrôleur comprenant
des circuits de régulation en boucle fermée et des circuits de régulation en boucle
ouverte, les modes de fonctionnement de ces circuits de régulation étant régis par
les conditions d'utilisation du moteur.
[0008] Selon l'invention, les circuits de régulation en boucle fermée comprennent, connectes
en série, un intégrateur numérique muni d'un moyen de réinitialisation et un premier
modulateur numérique du cycle d'ouverture/fermeture de l'électrovanne, les circuits
de régulation en boucle ouverte comprennent une mémoire numérique munie d'un moyen
de filtrage et de recopie du contenu de l'intégrateur numérique et un second modulateur
numérique du cycle d'ouverture/fermeture de l'électrovanne, ce second modulateur comportant
un moyen de réglage de la sensibilité en fonction d'un paramètre de fonctionnement
du moteur, tel que la température de celui-ci et une sortie reliée à l'entrée du moyen
de réinitialisation de l'intégrateur numérique.
[0009] Un autre objet de l'invention est un contrôleur électronique du type numérique dans
lequel l'intégrateur numérique comporte un moyen permettant de verrouiller celui-ci
aux limites extrêmes.
[0010] Un autre objet de l'invention est un contrôleur électronique du type numérique dans
lequel l'intégrateur numérique comporte un moyen de forçage des directions du comptage.
[0011] Un autre objet de l'invention est un contrôleur électronique du type numérique comprenant
un modulateur numérique du cycle d'ouverture/fermeture dont la sensibilité, ou facteur
d'échelle, peut être multipliée en fonction de la grandeur d'un paramètre du moteurs
tel que la température ou la vitesse de rotation du moteur.
[0012] D'autres caractéristiques apparaîtront dans la description détaillée qui va suivre,
faite en regard des dessins annexés qui représentent un mode de réalisation d'un contrôleur
selon l'invention; sur ces dessins :
- la Figure 1 représente les proportions relatives des principaux constituants des
gaz d'échappement, en fonction du rapport A/C du mélange carburé,
- la Figure 2 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un système de carburation
pour moteur à combustion interne équipé d'un carburateur régulé électroniquement,
- la Figure 3a représente, selon une vue en coupe, une sonde à oxygène d'un type connu,
- la Figure 3b représente la caractéristique de la tension de sortie d'une sonde à
oxygène telle que représentée sur la figure 3a,
- la Figure 4 représente, sous la forme d'un schéma simplifié, un carburateur du type
COMPOUND,
- la Figure 5a représente, sous la forme d'un diagramme, les différentes zones de
température du moteur,
- la Figure 5b représente, sous la forme d'un tableau, les différentes zones de charge
du moteur,
- la Figure 6 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, la structure de base
d'un contrôleur électronique de carburation selon l'invention,
- la Figure 7a représente, sous la forme de chronogrammes, les formes d'ondes des
signaux d'horloge H et H ,
- la Figure 7b représente, sous la forme d'un chronogramme, la forme d'onde du signal
de sortie C λ en regard du signal M (λ),
- la Fig. 7c représente un chronogramme des signaux de sortie R (λ) ou R (θ) ou R
(N) des modulateurs numériques de durée,
- la Figure 7d représente un chronogramme de la valeur du RCO du signal de sortie
'R (λ) en regard du signal de sortie C λ du comparateur de niveau,
- la Figure 8a représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du convertisseur A/N fournissant un signal numérique représentatif de la vitesse de
rotation du moteur,
- la Figure 9 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du circuit logique de contrôle des modes de fonctionnement du contrôleur,
- la Figure 10 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du circuit de traitement des signaux MSW-A et MSW-B,
- la Figure 11 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du circuit d'élaboration des signaux représentatifs des plages de température de l'eau
du moteur,
- la Figure 12a représente, sous la forme d'un schéma électrique, un mode de réalisation
du circuit de traitement du signal de sortie VBC de la clé de contact du moteur,
- la figure 12b représente les chronogrammes des principaux signaux associés au circuit
de traitement de la figure 12a,
- la figure 13a représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du multiplexeur et des circuits logiques associés aux amplificateurs de commande des
électrovannes,
- la figure 13b représente, sous une forme tabulaire, les liaisons entre les entrées
et les sorties du multiple-' xeur,
- la figure 14 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
d'un amplificateur de commande pour électrovanne,
- la figure 15 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
de l'intégrateur numérique,
- la figure 16a représente, sous la forme d'un schéma synoptique, la structure de
base d'un modulateur numérique de durée,
- la figure 16b représente les chronogrammes des principaux signaux associés au modulateur
numérique de la figure 16a,
- la figure 17a représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du modulateur de durée fournissant le signal R (λ),
- la Figure 17b représente les chronogrammes des principaux signaux associés au modulateur
de la figure 17a,
- la Figure 18 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du modulateur de durée fournissant le signal R (6),
- la Figure 19 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du modulateur de durée fournissant le signal R (N),
- la figure 20a représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
de la mémoire numérique,
- la Figure 20b représente, sous la forme d'un schéma électrique, un mode de réalisation
du circuit fournissant le signal INIT.EN autorisant l'initialisation de la mémoire
numérique,
- la Figure 21 représente, sous une forme synoptique, un mode de réalisation du circuit
de butée supérieure, )- la Figure 22 représente, sous une forme synoptique, un mode
de réalisation du circuit de butée inférieur,
- la Figure 23 représente, sous une forme synoptique, un mode de réalisation du circuit
d'asymétrie de la boucle,
- la Figure 24 représente, sous une forme synoptique, un ! mode de réalisation du
circuit de retard à l'appauvrissement.
[0013] Le contrôleur qui sera décrit maintenant, de façon détaillée, appartient à la classe
des servomécanismes du type proportionnel-intégral à retard variable, ce retard )résultant
du délai entre l'instant d'admission du mélange carburé et l'instant d'échappement
du mélange brûlé, ce délai étant inversement proportionnel à la vitesse de rotation
du moteur.
[0014] La figure 2 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un système de carburation
pour moteur à combustion interne équipé d'un carburateur régulé électroniquement ;
ce système comprend les éléments suivants :
- un bloc moteur 1, comportant notamment : le collecteur d'admission 2 du mélange
carburé, le collecteur d'échappement 3 des gaz brûlés et, généralement, des senseurs
de température de l'eau de refroidissement et de l'huile de lubrification, ces senseurs
de température n'étant pas représentés sur cette figure.
- un carburateur 4, muni de ses aceessoires tels que le filtre à air, la pompe d'alimentation
en carburant, etc .... ce carburateur, qui peut être d'un type connus comporte des moyens électromécaniques,
identifiés par la référence E.Vs permettant de faire varier le débit des fluides;
par exemple, ces moyens électromécaniques peuvent être constitués par des électrovannes
opérant avantageusement selon un mode "tout ou rien". Il peut comporter aussi des
senseurs de pression permettant de connaître les grandeurs de la dépression dans les
tubulures d'admission, ces grandeurs étant représentatives de la charge du moteur,
- un senseur d'oxygène 5, appelé couramment sonde À (lambda), cette sonde est disposée
directement sur la tubulure d'échappement 3a qui fait suite au collecteur d'échappement
3 ; elle fournit un signal de sortie VÀ représentatif du rapport A/C du mélange carburé,
- un contrôleur électronique 6, qui peut opérer sur divers modes de fonctionnement,
notamment un mode de régulation en boucle fermée, un mode de commande en boucle ouverte
et, éventuellement, un mode hybride de régulation/commande, ces modes de fonctionnement
étant régis par les conditions d'utilisation du moteur. Le contrôleur reçoit, d'une
part, sur la liaison 7f, le signal d'entrée V, fourni par la sonde à oxygène 5, les
signaux fournis par les différents senseurs du moteur, par exemple : sur les liaisons
7a et 7b, des signaux fournis par les senseurs de pression; sur la liaison 7c, un
signal fourni par le senseur de température de l'eau de refroidissement, sur la liaison
7d, un signal fourni par le senseur de température de l'huile de lubrification, sur
la liaison 7e, un signal représentatif de la vitesse de rotation du moteur et, d'autre
part, de la source d'énergie électrique des véhicules, directement sur la liaison
7g, une tension VB et, indirectement sur la. liaison 7h, à travers un interrupteur 8, ou clé de contact,
une tension VBC ; le contrôleur délivre sur la liaison 9, des signaux électriques de commande des
électrovannes EV ,
un ou des convertisseurs 10, catalytiques ou non, disposés en série avec la tubulure
d'échappement 3a, la fonction de ces convertisseurs étant de compléter l'action du
contrôleur, afin de réduire les niveaux d'émission des agents nocifs aux valeurs extrêmement
faibles imposées par les Normes d'antipollution considérées.
[0015] La figure 3a représente, selon une vue en coupe, une sonde à oxygène d'un type connu,
cette sonde comprend un élément actif 5a en dioxyde de Zirconium Z
i0
2 dont les faces 5b,interne et externe sont revêtues d'une pellicule de platine. Cet
élément actif est protégé de l'abrasion directe des gaz d'échappement par un capot
externe 5C muni d'ouvertures permettant aux gaz d'échappement d'at- teindre la partie
sensible. Lorsque l'élément actif est porté à une température suffisante, le dioxyde
de zirconium et le platine agissent comme une cellule électrochimique ; l'impédance
interne, la tension de sortie VÀ et le temps de réponse de cette cellule sont fonction
de la température.
[0016] La figure 3b représente la caractéristique tension de sortie V λ/rapport A/C du mélange
; un signal Vλ de très faible niveau est généré lorsque le rapport A/C est pauvre,
c'est-à-dire inférieur à la valeur stoechiométrique; lorsque le rapport A/C est riche,
le signal VA atteint une valeur de l'ordre du volt, c'est cette caractéristique abrupte
qui est exploitée pour maintenir, en boucle fermée, la valeur du rapport A/C au voisinage
de la valeur stoechiométrique. Avec ce type de sondes il est nécessaire de prévoir,
lans le contrôleur, des moyens de temporisation, au démarrage du véhicule, tant que
la sonde n'a pas atteint sa température de fonctionnement.
[0017] La figure 4 représente, sous la forme d'un schéma simplifié, un carburateur 4 du
type "COMPOUND", encore appelé carburateur étagé, ce carburateur comporte une entrée
d'air 40 et une sortie 41 du mélange carburé, entre lesquels sont disposées deux chambres
de carburation : une première chambre 42a et une seconde chambre 42b à l'intérieur
desquelles sont placés respectivement les papillons 43a et 43b accouplés mécaniquement
de telle façon que, lorsque l'on appuie sur la pédale d'accélération, le papillon
43b ne s'ouvre que lorsque le papillon 43a est presque totalement ouvert. Il en résulte
qu'au début de la course de la pédale d'accélération, seule la première chambre de
carburation fonctionnera, puis progressivement la seconde chambre entrera en action
conjointement avec la première chambre.
[0018] Les chambres de carburation sont alimentées en carburant par l'intermédiaire des
différents gicleurs dont les débits sont contrôlés par les électrovannes suivants
: les électrovannes EV1 des gicleurs de ralenti 44a et 44b, les électrovannes EV2
des gicleurs principaux 45a et 45b, les électrovannes EV3 des enrichisseurs 46a et
46b. D'autre part, une électrovanne EV4 permet d'actionner l'ouvreur 47 du papillon
43a disposé dans la première chambre de carburation. Enfin, deux capteurs de dépression
47a et 47b, constitués par desmicrorupteurs MSW-A et MSW-B indiquent les régimes de
charges du moteur.
[0019] Une électrovanne est constituée par une soupape électromagnétique commandée par un
signal électrique, en général on utilisera des électrovannes du type "ouvert ou fermé",
l'état ouvert correspondant à l'absence de courant électrique traversant. Pour contrôler,
de manière continue le débit du fluide, de telles électrovannes doivent être commandées,
à partir de signaux carrés périodiques, par leur rapport cyclique d'ouverture (RCO),
c'est le cas notamment pour les électrovannes EV1 et EV2, associées aux gicleurs,
à l'inverse les électrovannes EV3 et EV4 peuvent être commandées par des signaux continus.
Du fait que l'absence de courant traversant une électrovanne correspond à un débit
maximal de fluide, il peut s'avérer nécessaire, dans le but d'éliminer le phénomène
d'auto- allumage, de prévoir des moyens spécifiques permettant de maintenir l'électrovanne
en position fermée, pendant quelques secondes après avoir ouvert le contact 8. Cette
considération s'applique pour les électrovannes EV1, EV2 et EV3. A cet effet, le contrôleur
6 élabore un signal d
fétouffement dès que l'on tourne la clé de contact sur la position arrêt.
ZONES DE TEMPERATURE DU MOTEUR.
[0020] Les températures du moteur sont définies par la température de l'huile de lubrification
et la température de l'eau de refroidissement.
[0021] La température de l'huile peut être donnée par un thermocontact, réglé à une température
θ
H, qui fournit un signal électrique E
H à un niveau haut lorsque la température de l'huile est supérieure à la valeur 8
H et complé- mentairement au niveau bas lorsque la température de l'huile est inférieure
à la valeur 9
H, ce signal électrique E
H est disponible sur la liaison 7d.
[0022] La température de l'eau de refroidissement peut être donnée par une sonde de température
qui fournit un signal électrique E
E représentatif de la température de l'eau ; ce signal électrique est disponible sur
la liaison 7c. Trois domaines de température de l'eau seront considérés :
a) très froid : inférieur à une valeur θF,
b) froid : comprise entre cette valeur θF et une valeur supérieure θC,
c) chaud : supérieure à cette valeur θC.
[0023] On peut alors, en considérant les températures d'huile et d'eau, définir trois zones
de température du moteur, illustrées sur la figure 5a :
Zone 1 : θF ou (θF.θ.0.θH)
Zone 2 : θF.θC.θH
Zone 3 : θC
[0024] Lorsque la température du moteur se situe dans la zone 1, le contrôleur opère toujours
en boucle ouverte; lorsque la température du moteur se situe dans la zone 3, le contrôleur
est autorisé à opérer en boucle fermée.
ZONES DE CHARGES DU MOTEUR.
[0025] La charge du moteur est indiquée par l'état des microrupteurs MSW-A et MSW.B associés
respectivement aux première et seconde chambres de carburation. On peut alors, en
considérant les états de ces deux microrupteurs, définir quatre zones de charge du
moteur :
Zone A : ralenti (MSW.A) . (MSW.B)
Zone B : moyenne (MSW.A).(MSW.B)
Zone C : forte (MSW.A).(MSW.B)
Zone D : maximale (MSW.A).(MSW.B)
illustrées sur la figure 5b.
STRUCTURE DU CONTROLEUR.
[0026] La figure 6 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, la structure de base
d'un contrôleur électronique de carburation 6.
[0027] Dans ce qui suit, on supposera que ce contrôleur opère à partir d'une sonde λ, comme
décrit sur la figure 3a et qu'il est associé à un carburateur du type illustré sur
la figure 4. Ce contrôleur comprend les éléments suivants :
- un comparateur de niveau 11, avantageusement du type à hystérésis,qui comporte :
une première entrée qui reçoit le signal de sortie VÀ fourni par la sonde À 5 placée
sur le trajet d'échappement des gaz brûlés, et une seconde entrée reliée à une source
de tension continue fixe Vo ce comparateur délivre un signal de sortie C λ à deux états : un état au niveau haut
lorsque le rapport A/C est pauvre et un état au niveau bas lorsque le rapport A/C
est riche,
- un premier convertisseur analogique/numérique (A/N) 12 l'entrée de ce convertisseur
reçoit, par la liaison 7C, un signal électrique continu EE représentatif de la température e de l'eau de refroidissement du moteur, ce convertisseur
12 délivre sur une ligne omnibus B1 (bus en abrégé) une donnée numérique représentative
de la température de l'eau du moteur,
- un second convertisseur A/N 13, l'entrée de ce convertisseur reçoit un signal EN
en impulsions, dont la fréquence de récurrence est proportionnelle à la vitesse de
rotation N du moteur, ce convertisseur délivre, sur un bus B2, une donnée numérique
représentative de la vitesse de rotation N du moteur,
- un générateur 14 de signaux d'horloge, ce générateur incluant : une horloge pilote,
des circuits diviseurs de fréquence et un moyen d'interruption de l'horloge pilote,
ce générateur délivre deux signaux d'horloge de base : un signal d'horloge Ho de fréquence
Fo et un signal d'horloge Hc de fréquence Fc correspondant à la fréquence de cycle
des électrovannes EV1 et EV2 et des signaux d'horloge Hi à Hn à fréquence intermédiaire entre les fréquences extrêmes Fo et Fc,
- un intégrateur numérique 15, cet intégrateur incluant un compteur programmable du
type direct/inverse, incrémenté par un signal d'horloge Ho , des moyens de commande
de la direction de comptage, reliés notamment à la sortie du comparateur 11, des moyens
de réinitialisation ; des moyens permettant de modifier le gain de boucle intégral
en fonction de la vitesse de rotation du moteur, ces moyens étant contrôlés par le
signal numérique disponible sur le bus B2,
- un premier modulateur numérique 16 de durée relié au bus B3, ce modulateur incluant
deux compteurs programmables du type inverse, des moyens permettant d'introduire le
terme de gain proportionnel, ce modulateur élabore un signal carré de sortie R (λ)
de fréquence de récurrence Fc permettant de commander le RCO des électrovannes EV1 et EV2 en boucle fermée ; il
reçoit les signaux d'horloge H0 et Hc ,
- une mémoire numérique 17, reliée au bus B3, cette mémoire élabore et stocke une
donnée numérique M̂(λ) correspondant à la version filtrée de la donnée numérique M
(λ) ; cette opération de recopie du contenu de l'intégrateur numérique 15 n'est autorisée
que lorsque le système de carburation opère en boucle fermée et que le moteur fonctionne
avec une charge moyenne ; à cet effet, cette mémoire numérique reçoit un signal RECOP.EN
autorisant l'opération de recopie : cette mémoire numérique comporte un moyen d'initialisation
à une valeur déterminée, la vitesse de recopieest fixée par la fréquence d'un signal
d'horloge HR ; la donnée numérique de sortie M (λ) est transmise sur un bus B4,
- un second modulateur numérique 18 de durée relié au bus B4, ce modulateur incluant
un compteur programmable du type inverse et un moyen permettant implicitement de multiplier
la donnée numérique M(À) par un facteur fonction de la température θ de l'eau, de
refroidissement du moteur, ce modulateur élabore un signal. carré de sortie R (θ)
de fréquence de récurrence FC permettant de commander le RCO des électrovannes EV1 et EV2 en boucle ouverte, il
reçoit les signaux d'horloge Hc et Hi et, par le bus B1, la donnée numérique correspondant à la température de l'eau de
refroidissement du moteur, le signal de sortie R (θ) est, d'autre part, utilisé pour
réinitialiser l'intégrateur numérique 15,
- un troisième modulateur numérique 19 de durée relié au bus B4, ce modulateur incluant
un compteur programmable du type inverse et un moyen permettant implicitement de multiplier
la donnée numérique M̂ (λ) par un facteur fonction de la vitesse de rotation N du
moteur, ce modulateur élabore un signal carré de sortie R (N) de fréquence de récurrence
Fc permettant de commander le RCO des électrovannes EV1 et EV2 en boucle ouverte et
lorsque la charge du moteur est maximale,
- un multiplexeur 20, ce multiplexeur comportant trois entrées reliées respectivement
aux modulateurs de durée 16, 18 et 19, deux entrées de commande A et B et deux sorties
W et Z reliées respectivement aux amplificateurs 21 et 22 de commande des électrovannes
EV1 et EV2,
- un premier amplificateur 21 de commande d'électrovanne, cet amplificateur du type
"tout ou rien" comportant une première entrée reliée à la sortie W du multiplexeur
20 et une seconde entrée qui reçoit le signal ETFF.EN permettant l'étouffement du
moteur lors de l'ouverture de la clé de contact 8,
un second amplificateur 22 de commande d'élsctrovanne identique au précédent, ce second
amplificateur comportant une première entrée reliée à la sortie Z du multiplexeur
20 et une seconde entrée qui reçoit le signal ETFF.EN, un troisième amplificateur
24 de commande d'électrovanne, cet amplificateur; identique au précédent, comportant
une première entrée reliée à la sortie du comparateur de niveau 11 et une seconde
entrée qui reçoit le signal ETFF.EN, la sortie de cet amplificateur étant reliée à
l'électrovanne EV3 d'enrichissement,
- un quatrième amplificateur 25 de commande d'électrovanne, cet amplificateur,identique
au précédent, comportant une première entrée reliée, à travers un comparateur numérique
26, au bus B2 de liaison avec le convertisseur A/N 13 qui fournit la vitesse de rotation
N du moteur sous la forme d'un signal numérique.
- un circuit logique de contrôle 23 des modes de fonctionnement des circuits inclus
dans le contrôleur, les entrées de ce circuit logique sont connectées aux liaisons
7a, 7b, 7c, 7d, 7e et 7h déjà décrites précédemment, ce con- tr8leur fournit les signaux
suivants : les signaux CMD.1 et.CMD.2 de commande du multiplexeur 20, le signal ETFF.EN,
un signal REINT.EN autorisant la réinitialisation de l'intégrateur numérique 15, un
signal RECOP.EN autorisant l'opération de recopie de la mémoire numérique 17 et un
signal VBCR permettant d'interrompre les signaux d'horloge et d'interdire le passage d'un courant
dans les différentes électrovannes un court instant après l'ouverture de la clé de
contact 8.
- une alimentation stabilisée 27, du type à diode Zener, reliée en permanence à la
source d'alimentation électrique VB du véhicule, cette alimentation fournissant une tension continue stabilisée V cc
[0028] Ce contrôleur peut être construit à partir de circuits numériques, avantageusement
réalisés selon la technologie C-MOS (Oxyde-Metal-Semiconducteur-Complementaire), ainsi
le contrôleur peut être maintenu en permanence sous tension, à condition toutefois
d'interrompre l'horloge pilote du générateur 14 des signaux d'horloges et d'interdire
le passage d'un courant dans les amplificateurs de commande des électrovannes, pendant
les périodes d'arrêt du moteur ; à cet effet, on peut utiliser l'information fournie
par le signal de sortie V
BC de la clé de contact 8 du véhicule,
[0029] La figure 7a représente, sous laforme de chronogrammes, les formes d'ondes des signaux
d'horloges Ho et Hc fournis par le générateur de signaux d'horloge 14. En fait, le
signal d'horloge H
c de fréquence F
c est disponible sous trois formes : un signal d'horloge H
c1 dont la durée est égale à trois pas d'horloge H
o; destiné,notamment, à stabiliser les données internes du contrôleur, un signal d'horloge
H
c2 positionné à l'intérieur du signal H
c1 destiné, notamment, à transférer, échantillonner, mémoriser, certaines données internes,
un signal d'horloge H
c3, positionné à l'extérieur du signal d'horloge H
c1, destiné, notamment, à la remise à zéro du contenu de certains compteurs. La valeur
de la fréquence F
c des signaux d'horloge H
c peut être de l'ordre de la dizaine de Hz, la valeur de la fréquence F
o du signal d'horloge H
o étant égale à 2
n.F
o, où l'exposant, n, détermine la précision, ou résolution, du contrôleur en boucle
fermée. Ce générateur 14 peut fournir différents signaux d'horloge H
i à H
n à des fréquences intermédiaires entre les valeurs extrêmes F et F .
[0030] La figure 7b représente, sous la forme de chronogrammes, la forme d'onde du signal
de sortie C
À du comparateur de niveau 11, en regard du signal de sortie M (λ) de l'intégrateur
numérique 15. La forme d'onde du signal C λ est idéalisée, en ce sens qu'il constitue
un signal d'erreur et qu'alors la période des créneaux est aléatoire; l'état au niveau
haut du signal C λ correspond à un mélange carburé pauvre, donc à un ordre d'enrichissement.
Le signal M (λ) oscille autour d'une valeur moyenne indiquée par un trait pointillé,
une pente positive correspond à un enrichissement du mélange carburé, inversement
une pente négative correspond à un appauvrissement de ce mélange. La valeur numérique
du signal M (λ) peut être comprise entre les valeurs extrêmes zéro et
2n-1 .
[0031] La figure 7c représente, sous la forme d'un chronogramme, la forme d'onde des signaux
de sortie R (À), R (θ) et R (N) des modulateurs numériques de durée 16, 18 et 19.
La période de ces signaux est T = 1/F
c, ces signaux sont au niveau haut pendant un temps T
on correspondant à la période d'ouverture des soupapes des électrovannes et au niveau
bas B pendant un temps T
off correspondant au temps de fermeture des soupapes des électrovannes ; le rapport cyclique
d'ouverture (RCO) des.électrovannes est donné par la relation suivante :

[0032] La figure 7d représente, sous la forme d'un chronogramme,. la valeur du RCO du signal
de sortie R (λ) du modulateur de durée 15, en regard du signal de sortie C
1 du comparateur de niveau 11.
CONVERTISSEUR 13
[0033] La figure 8a représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du convertisseur A/N 13 représenté sur la figure 6 ; ce convertisseur A/N permet de
convertir l'information de vitesse de rotation du moteur, disponible sous la forme
d'une fréquence, en une donnée numérique adaptée au contrôleur. L'information vitesse
de rotation du moteur peut être fournie par le signal électrique de la bobine d'allumage
ou tout autre moyen équivalent connu, ce convertisseur doit fournir une donnée de
sortie numérique entre une vitesse de rotation inférieure Ni et une vitesse de rotation
supérieure N
s. A cet effet, il comprend les éléments suivants connectés en série :
- un moyen de mesure de la période de rotation du moteur, comprenant, connectés en
série : un circuit d'horloge 131, une porte logique 132 du type ET, reliée à l'entrée
d'horloge CK d'un compteur numérique du type direct 133,
- un registre mémoire 134 de stockage du contenu du compteur numérique précédent,
- une mémoire morte (ROM) 135.
[0034] Le signal d'entrée EN disponible sur la liaison 7e, éventuellement par l'intermédiaire
d'un circuit diviseur de fréquence 136, charge cycliquement le contenu du compteur
133 dans le registre mémoire 134 qui comporte une entrée chargement L puis repositionne
à la valeur nulle le contenu de ce compteur qui comporte une entrée de remise à zéro
CLR. La sortie débordement Co du compteur 133 est reliée à une seconde entrée de la
porte 132.
[0035] La figure 8b représente, à titre d'exemple, la caractéristique de conversion de ce
convertisseur 13 A/N, la donnée numérique de sortie est disponible sur quatre bits,
par exemple sur le bus B2, en deçà d'une vitesse de rotation inférieure Ni et au-delà
d'une vitesse de rotation supérieure N , cette donnée est constante ; dans la plage
des vitesses de rotation comprises entre les valeurs Ni et N
s, cette donnée numérique de sortie varie linéairement par paliers.
CIRCUIT LOGIQUE DE CONTROLE 23.
[0036] La figure 9 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du circuit logique de contrôle, des modes de fonctionnement des circuits du contrôleur,
ce circuit de contrôle comprend les éléments suivants :
- un circuit 230 de traitement des signaux électriques fournis par les microrupteurs
MSW-A et MSW-B, ce circuit élabore : un signal IMT.RALNT en impulsions, indiquant
que le moteur quitte la zone A correspondant au régime de ralenti, un signal MS-A
correspondant au signal MSW.A échantillonné par le signal d'horloge Hc2 et un signal M.S-B correspondant au signal MSW-B échantillonné par le signal d'horloge
H 2'
- un circuit 231 permettant d'élaborer deux signaux électriques représentatifs de
la plage de température de l'eau de refroidissement du moteur : un premier signal
VE1 correspondant à une plage de température inférieure ou supérieure à la valeur θF déjà définie, et un second signal VE2 correspondant à une plage de température inférieure ou supérieure à une valeur θc déjà définie,
- un circuit 232 de traitement du signal de sortie VBc de la clé de contact 8, ce circuit est connecté à la liaison 7h qui porte l'information
VBC correspondant à la tension VB, de la source d'énergie du véhicule, après passage à travers la clé de contact 8
; ce circuit élabore trois signaux électriques : un premier signal REG.EN qui autorise
le contrôleur à opérer en boucle fermée, un second signal ETFF.EN qui permet de forcer
les électro- vannes EV1, EV2 et EV3 à la fermeture, durant quelques secondes après
l'ouverture de la clé de contact 8 et un troisième signal VBCR correspondant au signal VBC régulé en niveau, ce signal VBCR permet d'interrompre les différents signaux d'horloge et de maintenir,à l'état bloqué,
Les amplificateurs 21, 22, 24 et 25 de commande des électrovannes,
- un circuit logique de combinaison 233 qui reçoit, sur ses entrées, les signaux suivants
: MS-A, MS-B, VE1 , VE2' EH, REG.EN ; ce circuit logique élabore les signaux de sortie suivants : les signaux
CND.1 et CMD.2 de commande du multiplexeur 20, le signal REINT.EN autorisant la réinitialisation
du contenu de l'intégrateur numérique 15 à une valeur correspondant à. la grandeur
du signal R (θ)s le signal RECOP.EN autorisant la recopie de la donnée numérique M (λ) par la mémoire
numérique 17 et un signal auxiliaire FRC.U.EN autorisant le forçage du comptage dans
la direction directe de l'intégrateur numérique 15; ce circuit logique comprend des
registres mémoires de sortie chargés par le signal d'horloge Ha2 .
[0037] La figure 10 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du circuit 230 de traitement des signaux MSW.A et MSW.B représentatifs de la charge
du moteur ; ce circuit comprend les éléments suivants :
- un circuit permettant d'élaborer un signal RALNT indiquant que le moteur fonctionne
dans un régime de ralenti, ce circuit incluant les bascules 234a et 234b du type D,
un inverseur 235 relié à l'entrée D de la bascule 234a et une porte logique 236 du
type NON-ET, les entrées de cette porte étant reliées aux sorties Q des bascules,
- un circuit permettant de détecter le passage du régime de ralenti aux régimes de
charge supérieure, ce circuit incluant une bascule 237 du type D et une porte logique
238 du type NON-OU reliée à l'entrée PR de positionnement au niveau haut de la bascule
237 ; l'entrée D de la bascule 237 est placée au niveau bas et l'entrée CK est reliée
à la porte 236, la sortie Q est reliée à une première entrée de la porte 238.
[0038] Au début de chaque cycle de fonctionnement des électrovannes, le front avant du signal
d'horloge H
c2 échantillonne l'état des signaux MSW-A et MSW-B, et les signaux échantillonrésrésultants
MS-A et MS-B sont disponibles respectivement sur les sorties Q des bascules 234a et
234b, le signal RALNT est au niveau bas pendant le régime de ralenti du moteur, lorsque
le moteur quitte ce régime de ralenti, la transition montante de ce signal RALNT échantillonne
l'entrée D de la bascule 237, ce qui a pour effet de positionner la sortie Q de cette
bascule au niveau bas, le front arrière du signal d'horloge H
c2 par l'intermédiaire de la porte 238 repositionne alors cette sortie Q au niveau haut
; il en résulte un signal de sortie IMP.RALNT en impulsion d'une durée d'un demi-pas
dèlhor- loge de base, lorsque le moteur quitte le régime de ralenti.
[0039] La figure 11 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, le circuit 231 permettant
d'élaborer les signaux représentatifs des plages de température de l'eau de refroidissement
du moteur ; ce circuit comprend essentiellement deux comparateurs de tension : un
premier comparateur de tension 239a et un second comparateur de tension 231b ; les
premières entrées de ces comparateurs reçoivent, par la liaison 7C , le signal E
E représentatif de la température de l'eau, la seconde entrée du comparateur 231a est
reliée à une source de tension de référence V
R1 et la seconde entrée du comparateur 231b est reliée à une source de tension de référence
V
R2 différente de V
R1. Le compara- teur 231a délivre un signal de sortie V
E1 au niveau haut, par exemple, lorsque la température de l'eau est supérieure à une
valeur θ
F et le comparateur 231b délivre un signal de sortie V
E2 au niveau, par exemple, lorsque la température de l'eau est supérieure à une valeur
θ
c où la valeur de 0
c est supérieure à la valeur θ
F.
[0040] La figure 12a représente, sous la forme d'un schéma électrique, un mode de réalisation
du circuit de traitement du signal V
BC . Ce circuit reçoit, par la liaison 7h, le signal V
BC correspondant au signal de mise en route du moteur et conjointement du contrôleur
; ce circuit 232 comprend les éléments suivants :
- une cellule de régulation de la tension VBC, constituée par la résistance série R1, la diode Zener D1 shuntée par la capacité
C1, cette cellule délivre un signal de sortie VBCR,
- deux cellules de retard unidirectionnelle : une première cellule directe constituée
par la diode D2, la résistance R2 et la capacité C2, et une seconde cellule inverse
constituée par la diode D3, la résistance R3 et la capacité C2,
- une porte logique 232a du type ET, dont une première entrée est reliée, par l'intermédiaire
d'un inverseur 232b, à la tension VBCR et la seconde entrée est reliée à la capacité C2; cette porte délivre un signal de
sortie ETFF.EN.
[0041] La figure 12b représente les chronogrammes des principaux signaux associés au circuit
de la figure 12a. Au temps to correspond l'instant de fermeture de la clé de contact
8 du véhicule, et au temps t
1 correspond l'instant d'ouverture de cette clé de contact. Le signal de sortie REG.EN
apparaît avec un délai T
1, sur l'instant to, correspondant à la constante de temps de la cellule R2.C2 ; la
grandeur de ce délai T1 est déterminé, notamment, par le délai de mise en température
de la sonde à oxygène 5. Le signal REG.EV, autorise le contrôleur à réguler sur le
mode boucle fermée. Le signal ETFF.EN apparaît à l'instant t
1 et dure un temps T
2 fixé par la constante de temps R3.C3, la durée de ce temps T2 doit être suffisant,
de l'ordre de quelques secondes, de manière à éviter tout phénomène d'auto-allumage
lors de l'arrêt du moteur. Les durées des signaux V
BC et V
BCR sont identiques et égales à la durée de fermeture de la clé de contact 8.
MODES DE FONCTIONNEMENT DU CONTROLEUR.
[0042] Les modes de fonctionnement du contrôleur sont déterminées par les zones de température
et les zones de charge du moteur, ces modes résultent des états des signaux de sortie
élaborés par le circuit logique de contrôle 23.
Mode boucle ouverte :
[0043]
- Phase de démarrage : le signal REG.EN est au niveau bas pendant une vingtaine de
secondes,
- Moteur froid et très froid : Zone 1 des températures.
[0044] Dans ces deux cas, les électrovannes sont commandées par le signal R (O), la mémoire
numérique 17 ne recopie pas la donnée numérique M (λ) de l'intégrateur numérique 15.
- Moteur opérant à la charge maximale - Zone D des charges ; le signal REG.EN est
au niveau haut.
[0045] Dans ce cas, les électrovannes EV1 et EV2 sont commandées par le signal R (N), la
mémoire numérique 17 ne recopie pas la donnée numérique M (λ) de l'intégrateur numérique
15.
- Mode boucle fermée.
[0046] - Moteur chaud : Zones 2 et 3 des températures. Ralenti : Zone A de la charge du
moteur.
Les. électrovannes EV1 (gicleurs de ralenti) sont commandées par le signal R (λ) et
les électrovannes EV2 (gicleurs principaux) sont commandées par le signal R (9) ;
la mémoire numérique 17 ne recopie pas la donnée M (λ) de l'intégrateur numérique
15 Charge moyenne : Zone B de la charge du moteur.
Les électrovannes EV1 et EV2 sont commandées par le signal R (λ), la mémoire numérique
17 recopie la donnée numérique M (λ) de l'intégrateur numérique 15.
[0047] - Charge forte : zone C de la charge du moteur.
Les électrovannes EV1 et EV2 sont commandées par le signal R (N), la mémoire numérique
17 ne recopie pas la donnée numérique M (λ) de l'intégrateur numérique 15.
- Modes auxiliaires.
[0048] Les modes auxiliaires concernent les électro- vannes EV3 et EV4 correspondant respectivement
à l'enri- chisseur et à l'ouvreur du carburateur.
[0049] Lorsque le mélange carburé est pauvre, le signal de sortie C λ du comparateur 11
est au niveau haut et à travers l'amplificateur de commande 24 autorise l'ouverture
de l'électrovanne EV3.
[0050] D'un autre côté, lorsque la vitesse de rotation N du moteur dépasse une valeur déterminée,
située entre les limites Ni et N
s déjà définies, l'électrovanne EV4 actionne l'ouvreur du papillon 43a situé dans la
première chambre du carburateur.
MULTIPLEXEUR 20.
[0051] La figure 13a représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
du multiplexeur 20 et des circuits logiques associés aux amplificateurs de commande
des électrovannes 21, 22, 24 et 25. Le multiplexeur 20 est double du type (4 entrées
→ 1 sortie), il comporte : deux entrées de commande A et B qui reçoivent respectivement
les signaux de commande CMD.1 et CMD.2 élaborés par le circuit logique 23, deux sorties
Z et W auxquelles correspondent respectivement les groupes d'entrée X
o à X
3 et Y
o à Y
3, et enfin une entrée decomman- de auxiliaire ST, laquelle, au niveau haut, permet
de forcer au niveau bas les sorties Z et W.
[0052] Les entrées des amplificateurs 21, 22 et 24 des électro-vannes EV1, EV2 et EV3 sont
reliées respectivement aux sorties des portes logiques 201, 202 et 203 du type "NON-OU",
de manière à assurer la fonction étouffement lors de l'ouverture de la clé de contact
8. La première entrée de la porte 201 est reliée à la sortie W du multiplexeur 20,
la première entrée de la porte 202 est reliée à la sortie Z du multiplexeur 20, la
première entrée de la porte 203 est reliée à la sortie d'une porte 204 du type "NON-OU"
; les secondes entrées des portes 201 à 203 sont reliées à la sortie d'une porte 205
du type "NON-OU". La première entrée de la porte 204 reçoit le signal de sortie Cλ
du comparateur de niveau 11, et la première entrée de la porte 205 reçoit le signal
V
BCR, les secondes entrées des portes 204 et 205 reçoivent le signal ETFF.EN.L'entrée
de l'amplificateur 25 de commande de l'électrovanne EV4 est reliée à la sortie d'une
porte 206 du type ET, la première entrée de cette porte reçoit le signal de commande
OVR.ENet la seconde entrée le signal V
BCR.
[0053] Les liaisons entre les entrées X, Y et les sorties Z et W du multiplexeur 20 sont
données dans le tableau représenté sur la figure 13b. On rappelle que, lorsque l'entrée
des amplificateurs 21, 22, 23 et 24 est au niveau bas, le courant traversant les électrovannes
est nul, correspondant à l'ouverture de ces électrovannes ; pendant la fermeture de
la clé de contact 8, le signal ETFF.EN est au niveau bas et le signal V
BCR est au niveau haut, il en résulte que la sortie de la porte 205 est au niveau bas,
et que les sorties des portes 201, 202 et 203 sont au niveau complémentaire du niveau
des signaux présents sur les premières entrées de ces portes. Lorsque la clé de contact
8 est en position ouverte, le signal ETFF.EN est au niveau haut pendant quelques secondes
; il en résulte que les sorties Z et W du multiplexeur 20 sont au niveau bas, conjointement,
le signal V
BCR est au niveau bas, d'où il résulte que les sorties des portes 201 à 203 et 206 sont
au niveau haut assurant ainsi la fermeture des électrovannes EV1, EV2 et EV3 et l'ouverture
de l'électrovanne EV4. Lorsque le signal ETFF.EN retourne au niveau bas, la sortie
de la porte 205 est au niveau haut et la sortie des portes 201 à 203 est au niveau
bas, d'où il résulte que la.consommation électrique de tous les amplificateurs de
commande des électrovannes est nulle.
[0054] La figure 14 représente, sous la forme d'un schéma électrique, un mode de réalisation
d'un amplificateur de commande pour électrovanne ; cet amplificateur comprend, connectés
en série : un transistor de commande T1 et un transistor de commutation T2. L'électrovanne
EV est reliée à la sortie émetteur du transistor T2 par une liaison 9 ; lors d'une
manipulation de cette liaison 9, celle-ci peut être accidentellement court-circuitée
à la masse, ce qui pourrait entraîner la destruction de l'amplificateur. Pour pallier
cet effet, l'amplificateur comporte un moyen de protection contre les court-circuits
de la liaison 9 ; ce moyen comprend : une porte logique P du type ET, dont les deux
entrées sont shuntées par une capacité C, la première entrée de cette porte reçoit
le signal de commande de l'amplificateur et la seconde entrée est reliée, à travers
une résistance Ro, à l'émetteur du transistor de commutation ; les éléments Ro et
Co constituent un réseau passe-haut pour le signal d'entrée E
i .
[0055] Lorsque le signal d'entrée E
i est au niveau haut, il circule un courant I dans l'électrovanne EV et l'émets teur
du transistor de commutation est au niveau haut. Lors d'un court-circuit accidentel
de la liaison 9, la tension d'émetteur et, consécutivement, la seconde entrée de la
porte ET sont au niveau bas, et ainsi le courant I
s est interrompu. Les résistances R1 et R2 déterminent le courant de saturation des
transistors T1 et T2.
INTEGRATEUR NUMERIQUE 15
[0056] La figure 15 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
de l'intégrateur numérique, cet intégrateur numérique 15 comprend essentiellement
un compteur programmable 151 du type direct/ inverse (UP/DOWN selon les conventions
anglo-saxonnes) ce compteur comportant : une entrée d'horloge CK reliée à une porte
logique 152 du type ET, une entrée de direction de comptage U/D reliée à la sortie
Q d'une bascule 153 du type D, des entrées de données Ao à An-1, une entrée de chargement
L des données d'entrée et des sorties reliée à une porte logique 154 du type NON-ET
et des sorties d'état des n bascules constituant ce compteur 151, ces sorties d'état
sont rassemblées sur le bus B3 qui fournit la donnée numérique M (λ), ce compteur
comporte, en outre, une sortie de débordement CO, reliée à une première entrée de
la porte 152 dans le but de bloquer le contenu du compteur à la valeur 2
n-1 dans la direction de comptage inverse. Le moyen pour varier le gain de boucle intégral
en fonction de la vitesse de rotation du moteur comprend un multiplicateur de fréquence
discrète, du type BRM, par exemple ; les entrées de données M à M
i-1 sont connectées au bus B2 qui fournit une donnée numérique représentative de la vitesse
de rotation du moteur, l'entrée d'horloge CE reçoit un signal d'horloge H
0 fourni par le générateur de signaux d'horloge 14, ce multiplicateur délivre, sur
sa sortie de signal S, un signal d'horloge H
I de fréquence F
I fonction de la vitesse de rotation du moteur, ce signal d'horloge H
I est appliqué à une seconde entrée de la porte 152, d'autre part, une troisième entrée
complémentaire de cette porte reçoit le signal d'horloge H
c1 permettant, au départ d'un cycle d'électrovanne, de stabiliser pendant un court instant
les données de sortie du compteur 151, dans le but de permettre le transfert de ces
données de sortie dans le modulateur numérique de durée 16. La bascule 153 comporte
une entrée de donnée D qui reçoit le signal de sortie Cλ du comparateur de niveau
11, une entrée d'horloge CK commandée par le signal d'horloge H
I , deux entrées de commande prioritaire, une entrée PR de positionnement au niveau
haut qui reçoit un signal FCR.U permettant de forcer l'in- crémentation du compteur
et une entrée CLR qui reçoit un signal FCR.D permettant de forcer la décrémentation
du compteur ; l'entrée PR de la bascule 153 est reliée à une porte logique 155 du
type NON-OU, qui reçoit, sur une première entrée, un signal FCR.U.EN d'autorisation
de forçage dans la direction de comptage directe et,sur une seconde entrée, un signal
INCR d'ordre d'incrémentation. La porte 154 comporte une première entrée qui reçoit
un signal REINT.EN d'autorisation de la réinitialisation du compteur et une seconde
entrée qui reçoit un signal IMP.RALNT d'ordre de réinitialisation lorsque le moteur
sort du régime de ralenti correspondant à la zone I sur la figure 5b.
[0057] L'intégrateur numérique 15 comporte un moyen de réinitialisation du contenu du compteur
151 à la valeur du RCO du signal R (θ)de commande des électrovannes, ce moyen de réinitialisation
incluant le compteur 157 du type direct et la porte logique 158 du type ET. Le nombre
j de bascules du compteur 158 peut être inférieur au nombre n de bascules du compteur
151, dans ce cas, les entrées de données de poids faible A
o à 1
i-1 sont polarisées au niveau bas et les entrées Ai à A
n-1 sont connectées en correspondance aux sorties d'état P
o-P
j-1 du compteur 158 qui comporte une entrée d'horloge CK reliée à la porte logique 158
et une entrée CLR de remise à zéro qui reçoit le signal d'horloge H
C3 ; la porte logique 158 comporte une première entrée qui reçoit le signal de sortie
R (9) du modulateur numérique de durée 18, une seconde entrée complémentée qui reçoit
le signal d'horloge H
c1 et une troisième entrée qui reçoit un signal d'horloge H
2 de fréquence Fo/2
n-J.
[0058] Le fonctionnement de cet intégrateur numérique 15 sera décrit ci-après. Lorsque le
signal C λ est au niveau haut correspondant à un mélange carburé pauvre, la sortie
Q de la bascule 153 est au niveau haut et la direction de comptage du compteur 151
est directe, correspondant à un accroissement du contenu de ce compteur, corrélative-
ment lorsque le signal Cλ est au niveau bas, y correspond une décrémentation du contenu
du compteur.. La liaison entre la sortie CO du compteur 151 et la première entrée
de la porte 152 permet, en cas d'avarie de la sonde λ , par exemple, l'arrêt du compteur
151 à sa valeur maximale 2
n-1 correspondant à un mélange carburé riche. Le contenu du compteur 157 est remis à
la valeur nulle par le signal. d'horloge H
c3, puis est incrémenté durant la période de temps pendant laquelle le signal R (θ)
est au niveau haut, le contenu de ce compteur 157 est transféré dans le compteur 151
sous l'action du signal REINT.EN au niveau bas sur le mode régulation en boucle ouverte
ou par le signal IMP.RAhNT au niveau bas, lorsque le moteur quitte le régime de ralenti.
MODULATEURS NUMRIQUES DE DUREE 16, 18 et 19.
[0059] Avant d'aborder la description détaillée des différents modulateurs numériques de
durée dont la fonction est de varier la valeur du RCO des électrovannes EV1 et EV2,
on se reportera à la figure 16a qui représente lastruc- ture de bas d'un circuit permettant
de moduler la durée, ou largeur, d'une impulsions en fonction d'une variable numérique
d'entrée M disponible sur m bits, un tel circuit comprend essentiellement, connectés
en série :
- un circuit d'horloge HX qui fournit un signal d'horloge à une fréquence F , fixe ou variable,
- une porte logique P du type ET,
- un compteur C du type programmable inverse, ce compteur comprenant m étages de comptage
et comportant : une entrée d'horloge CK, une entrée de chargement L qui reçoit un
signal de synchronisation S, m entrées de données recevant la donnée numérique M,
une sortie d'identification CO du contenu nul de ce compteur, sur cette sortie CO
est prélevé le signal de sortie EO .
[0060] La figure 16b représente un chronogramme des principaux signaux associés au circuit
de la figure 16a qui fonctionne comme suit : aux instants t
x, le contenu du compteur C est chargé à la valeur M, ce contenu est alors décrémenté
à la cadence du signal d'horloge F , jusqu'à la valeur nulle, le compteur est alors
maintenu à cette valeur nulle par le couplage de la sortie CO à l'une des entrées
de la porte P ; la durée d'impulsion du signal de sortie E
0 est donnée par la relation suivante :

MODULATEUR DE DUREE 16
[0061] Le modulateur de durée 16 permet, lorsque le contrôleur fonctionne en boucle fermée,
de varier la valeur du RCO des électrovannes, ce modulateur 16 est représenté, sous
la forme d'un schéma synoptique, sur la figure 17a. Il se compose essentiellement
de deux modulateurs numériques de durée chaînés :
- un premier modulateur de durée comprenant : un compteur 161 de n bits du type programmable
inverse, qui reçoit sur ses n entrées des données Ao ou An-1' le signal numérique M (À ) fourni par l'intégrateur 15 sur le bus B3 et une porte
logique 162 du type ET,
- un second modulateur de durée comprenant : un compteur programmable 163, de m bits
du type inverse dont les m (m inférieur à n) entrées des données A o à Am-1 sont connectées à une source de signal numérique fixe C et une porte logique 164
du type ET.
[0062] Le signal d'horloge du premier modulateur numérique de durée est le signal d'horloge
Ho de fréquence Fo, tandis que le signal d'horloge du second modulateur est un signal
d'horloge H
i de fréquence F
i = F
o/2
n-m qui peut être fourni par le générateur 14 des signaux d'horloge ; on remarquera,
en effet, que la constante C qui correspond à un facteur de gain proportionnel ne
nécessite. pas d'être définie avec une précision de n bits.
[0063] Les signaux de sortie R
1 (λ) et R
2 (λ) correspondant respectivement aux premier et second modulateurs numériques sont
appliqués aux deux entrées d'un commutateur électronique 165 dont l'entrée de commande
C reçoit le signal de sortie C λ du comparateur de niveau 11.
[0064] La figure 17b représente un chronogramme des principaux signaux associés au modulateur
numérique de durée de la figure 17a. Le signal Cλ est représenté sous une forme idéalisée,
en effet, la période de ce signal n'est pas aussi régulière puisque celui-ci est fourni
par la sonde À qui est effectivement un détecteur d'erreur. Le signal numérique K
(λ) fourni par l'intégrateur numérique oscille légèrement autour d'une valeur moyenne
du fait de la caractéristique non linéaire de la boucle de régulation. La valeur du
RCO du signal de sortie R (λ) dépend du signe du signal Cλ


MODULATEUR DE DUREE 18.
[0065] Le modulateur numérique de durée 18 permet, lorsque le contrôleur fonctionne en boucle
ouverte, de varier le RCO des électrovannes en fonction de la température du moteur,
ce modulateur 18 est représenté, sous la forme d'un schéma synoptique, sur la figure
18. Il comprend un unique modulateur numérique de durée et un moyen electroni que
permettant de varier la fréquence du signal d'horloge de décrémentation du contenu
de ce compteur. Dès maintenant, une première remarque s'impose ; la résolution ou
précision de ce modulateur ne nécessite pas d'être aussi élevée que celle du modulateur
précédent, du fait qu'il est utilisé uniquement pendant le fonctionnement en boucle
ouverte du contrôleur.
[0066] Le modulateur numérique de durée 18 comprend :
- un compteur 181 de m' bits, du type programmable inverse dont les m' entrées de
données A à Am,-1 sont connectées en correspondance aux m'bits de poids fort de la donnée numérique
M (λ) fournie sur le bus B4 par la mémoire numérique 17,
- une porte logique 182 du type ET dont la sortie est reliée à l'entrée d'horloge
CE du compteur 181,
- un multiplicateur de fréquence discrète 183, par exemple, de type BRM, comportant
une entrée quireçoit un signal d'horloge à une fréquence F2 = Fo/2n-m'
- un circuit de programme de température 184, par exemple, une mémoire morte (ROM)
adressée par les données du bus B1.
[0067] La fréquence Fx du signal de sortie du multiplicateur 183 est donnée par la relation
suivante :

avec

où Nx est la valeur numérique de la programmation des entrées de données du multiplicateur.
A titre illustratif, si p le nombre de bits du multiplicateur est égal à huit, les
entrées de données A
o, A
1, A
6 et A
7 positionnées au niveau haut, et les entrées des données A
2 à A
5 reliées à la sortie de la mémoire de programme de température 184, le coefficient
K peut être varié entre l'unité et une valeur égale à 1,3.
[0068] On voit donc, maintenant, que la valeur du RCO des électrovannes en boucle ouverte
est égale à la valeur du RCO en boucle fermée, multipliée par un facteur supérieur
à l'unité et fonction de la température du moteur, par voie de conséquence, en boucle
ouverte, le contrôleur agira pour produire un enrichissement du mélange A/C admis
dans les cylindres du moteur.
MODULATEUR NUMERIQUE DE DUREE 19.
[0069] Le modulateur numérique de durée 19 permet, lorsque le contrôleur fonctionne en boucle
ouverte, de varier le RCO des électrovannes en fonction de la vitesse de rotation
du moteur; ce modulateur 19 est représenté, sous la forme d'un bloc diagramme, sur
la figure 19, sa structure est identique à celle du modulateur 18. Il comprend les
éléments suivants :
- un compteur 191 de m' bits du type programmable inverse dont les m" entrées des
données Ao à Am"-1 sont connectées aux m" bits de poids fort de la donnée numérique
M (λ) fournie sur le bus B4 par la mémoire numérique 17,
- une porte logique 192 du type ET dont la sortie est reliée à l'entrée d'horloge
CK du compteur 191,
- un multiplicateur de fréquence discrète 193, par exemple du type BRM, comportant
une entrée qui reçoit un signal d'horloge à une fréquence F3 = Fo/2m-m",
- un circuit de programmation de vitesse 194, par exemple une mémoire ROM adressée
par les données du bus B2.
[0070] Toutes les considérations précédentes relatives au modulateur 18, demeurent valables,
et notamment, le choix de la valeur du paramètre m' qui impose la performance de résolution
du modulateur et la programmation des entrées du BRM.
MEMOIRE NUMRIQUE 17.
[0071] La figure 20a représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
de la mémoire numérique 17, cette mémoire comprenant les éléments suivants :
- un compteur 171 programmable, du type direct/inverse, comportant une entrée d'horloge
CK, une entrée du sens de comptage U/D , une entrée de chargement L, des entrées de
données Do à Dn-1 et des sorties des états des étages de comptage Co à Cn-1 qui fournissent,
sur un bus B4 un signal numérique M (À ) qui correspond à la valeur filtrée du signal de sortie
M de l'intégrateur numérique 15,
- un comparateur numérique 172 comportant : des premières entrées Ao à An-1 reliées
en correspondance aux sorties Mo à Mn-1 du compteur 151 de l'intégrateur numérique
15, des secondes entrées Bo à Bn-1 reliées en correspondance aux sorties Co à Cn-1
du compteur 171 précédent et une sortie de comparaison indiquant si la grandeur du
signal M (À) est supérieure à la grandeur du signal M (λ),
- des moyens d'incrémentation/décrémentation du compteur 151, incluant: une bascule
173dutypeD dans laquelle : l'entrée D est reliée à la sortie de comparaison du comparateur
172, la sortie Q est reliée à l'entrée U/D sens de comptage du compteur 171 et une
porte 174 du type ET dont la sortie est reliée à l'entrée d'horloge CK du compteur
171.
[0072] La vitesse de recopie de cette mémoire numérique 15 est déterminée par la fréquence
F
R d'un signal d'horloge H
R de recopie, la recopie du signal M (λ) par cette mémoire numérique 15 est autorisée
par un signal RECOP.EN au niveau haut; ce signal étant fourni par le circuit logique
23 est appliqué à une première entrée de la porte 174. La fréquence F
R du signal H
R d'horloge de recopie peut être égale à la fréquence de cycle F des électro- vannes
ou à un multiple de cette fréquence selon la vitesse de recopie désirée, ce signal
H
R est appliqué à une seconde entrée de la porte 174 et à travers un inverseur 175 à
l'entrée d'horloge CK de la bascule 173.
[0073] Lors'de la première mise en service du contrôleur 6, il est nécessaire d'initialiser
le contenu du compteur 171 ; à cet effet, une source de tension numérique de valeur
Mo est connectée aux entrées de données D. à D
n-1 de poids fort et les entrées de données D
o à D
i-1 de poids faible sont connectées à un niveau bas, cette source de tension numérique
peut être constituée par un potentiomètre numérique alimenté par la source de tension
V
cc. Le chargement de cette grandeur numérique Mo dans le compteur 171 s'effectue sous
l'action d'un signal INIT.EN d'autorisation de l'initialisation appliquée à l'entrée
de chargement L de ce compteur.
[0074] La figure 20b représente, sous la forme d'un schéma électrique, un mode de réalisation
d'un circuit permettant d'élaborer le signal INIT.EN autorisant l'initialisation du
compteur 171, ce circuit est essentiellement constitué par un transistor T1, du type
NPN, alimenté à partir de la tension continue Vcc stabilisée, fournie par le circuit
d'alimentation 27, la base de ce transistor T1 est reliée à la tension Vcc à travers
un circuit retardateur incluant les résistances R3, R4 et la capacité C2. Lors de
la mise sous tension de ce transistor, la tension au point de jonction de la résistance
R2 et du collecteur est au niveau haut durant une fraction de seconde, du fait du
réseau retardateur en série avec la base du transistor, ce qui a pour effet d'autoriser
le changement de la grandeur Mo dans le compteur 171.
[0075] La mémoire numérique 17 est continuellement alimentée par la tension Vcc d'alimentation;
après une première mise en marche du moteur, le contenu de cette mémoire sera la grandeur
M (À), toutefois, en cas d'interruption accidentelle de la tension d'alimentation
Vcc, la mémoire numérique pourra être initialisée à nouveau à la valeur Mo.
[0076] La mémoire numérique telle qu'elle vient d'être décrite, a une capacité de stockage
de n bits, cette capacité étant égale à celle de l'intégrateur numérique 15, cette
condition n'est absolument pas nécessaire,lacapacité de stockage de cette mémoire
numérique est essentiellement déterminée par le nombre de bits m' ou m" des modulateurs
numériques de durée 18 et 19. Dans le but de disposer de la dynamique maximale de
fonctionnement du contrôleur, le réglage initial du carburateur doit être tel que
la valeur de la source numérique Mo soit égale à 2
n-1, dans ce cas, les entrées de données Do à D
n-2 sont polarisées au niveau bas et l'entrée de données D
n-1 est polarisée au niveau haut.
CIRCUITS ANNEXES.
[0077]
- un circuit de butée supérieure du signal R
- un circuit de butée inférieur du signal R (λ),
- un circuit permettant de disymétriser le gain de l'intégrateur numérique selon le
signe du signal Cλ;
- un circuit permettant d'introduire un retard à l'appauvrissement.
CIRCUIT DE BUTEE SUPERIEURE.
[0078] La figure 21 représente, sous la formed'un schéme synoptique, un mode de réalisation
d'un circuit de butée supérieure du signal R (λ) de régulation en boucle fermée des
électrovannes EV1 et EV2, ce circuit est essentiellement constitué par une bascule
28 du type D dans laquelle : le signal de sortie R ( ) du modulateur de durée 16 est
appliqué à l'entrée D, le signal de sortie R (N) du modulateur de durée 19 est appliqué
à l'entrée d'horloge CK et le signal de sortie ERC.D est prélevé sur la sortie Q.
[0079] Le signal R (λ) est échantillonné par le signal R (N). Lorsque la durée du signal
R (λ) est supérieure à la durée du signal R (N), le signal de sortie FRC.D est au
niveau haut ; ce signal est relié à l'entrée CLR de la bascule 153 ; il en résulte
que le contenu du compteur 151 de l'intégrateur numérique 15 est décrémenté.
CIRCUIT DE BUTEE INFERIEURE.
[0080] La figure 22 représente, sous la formed'un schéma synoptique, un mode deréalisation
d'un circuit 29 de butée inférieure du signal R (λ) de régulation en boucle fermée
des électrovannes EV1 et EV2.
[0081] Pour certaines plages de température du moteur, notamment celle correspondant à la
zone B définie au début de la description, le RCO du signal R (λ) de régulation ne
doit pas être inférieur à une grandeur [ M (λ)-ΔM]/2
n-1, ΔM étant une grandeur fixe prédéterminée ; pour ce faire, un additionneur 291
est prévu entre les sorties de poids fort de l'intégrateir numérique 15 et les entrées
de poids fort du comparateur 172 de la mémoire numérique 17. neur 291 comporte des
premières entrées Ao-Ap-1 reliées en correspondance aux bits de poids fort du bus
B3 et des secondes entrées Bo-Bo-1 reliées à la sortie d'un multiplexeur 292 commandé
par le signal d'horloge Hc1,les premières entrées Co-Cp-1 de ce multiplexeur sont
connectées au niveau bas tandis que les secondes entrées Do-Dp-1 sont connectées à
la grandeur numérique ΔM. Pendant _un court instant, correspondant à la durée du signal
d'horloge H
c1,la grandeur numériqueΔM est transférée aux entrées Bo-Bp-1 de l'additionneur 291
et sommée à la grandeur M (λ). La sortie de comparaison du comparateur numérique 172
est échantillonnée par une bascule 293 du type D qui reçoit sur son entrée d'horloge
CK le signal d'horloge H
c2.Ie signal de sortie INCR prélevé sur la sortie Q de la bascule 293 indique le signe
de l'écart. Lorsque la valeur du RCO du signal R ou son correspondant M (À) est inférieure
à la valeur [M̂ (λ)-ΔM] et que la température du moteur correspond à la zone B, le
compteur 151 est forcé dans le sens direct.
CIRCUITS DE DECALAGE.
[0082] La caractéristique (Figure 3a) signal de sortie- rapport A/C d'une sonde À est abrupte
et sensiblement centrée sur le rapport stoechiométrique (λ = 1). Le rapport stoechiométrique
ne correspond pas toujours au point optimal de fonctionnement en boucle fermée du
contrôleur, par exemple, il est quelquefois souhaitable de décaler le point de régulation
vers les mélanges carburés pauvres dans le but de réduire la consommation spécifique
en carburant ou les quantités de CO et HC émises. Ce décalage peut être obtenu selon
deux procédés connus : un premier procédé consistant à rendre asymétrique le gain
de boucle intégrale et un second procédé consistant à retarder l'ordre à l'appauvrissement.
CIRCUIT D'ASYMETRIE.
[0083] La figure 23 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
d'un circuit 30 permettant d'effectuer un contrôle asymétrique du gain de boucle.
Ce circuit 30 peut être inséré dans le bus B2, entre le convertisseur A/N 13 et l'intégrateur
numérique 15. On rappelle que le gain du contrôle intégral est proportionnel à la
fréquence du signal d'horloge d'incrémen- tation du compteur 151 de l'intégrateur
numérique 15 et, d'une manière pratique, en modifiant la grandeur de la donnée numérique
de programmation du multiplicateur BRM
[0084] Le circuit 30 comprend les éléments suivants :
- un multiplexeur double 301 dont l'entrée de commande S est reliée à la sortie du
comparateur de niveau 11 qui fournit le signal Cλ, ce multiplexeur comportant deux
groupes d'entrées : un premier groupe Xo-Xi-1 et X'o-X'i-1 programmées respectivement par les valeurs numériques A et A' et un second groupe
d'entrées Yo-Yi-1 et Y'o-Y'i-1 programmées respectivement par les valeurs numériques B et B', la grandeur des facteurs
A-A' et B-B" étant prédéterminées ; ce multiplexeur comportant deux sorties Wo-Wi-1 et Zo-Zi-1'
- une mémoire morte (ROM) 302 comportant un nombre j d'entrées d'adressage à la lecture
Ao-Aj-1 ; les entrées Ao-Ai-1 étant reliées en correspondance aux sorties Wo-Wi-1 du multiplexeur 301, et les entrées Ai-Aj-1 étant connectées en correspondance au bus B2 qui transmet une donnée numérique représentative
de la vitesse de rotation du moteur, comme indiqué précédemment,
- un additionneur numérique 303, cet additionneur comportant des premières entrées
A -A.-1 reliées en correspondance aux sorties Zo-Zi-1 du multiplexeur 301 et des secondes
entrées Bo-Bi-1 reliées en correspondance aux sorties Qo-Qi-1 de la mémoire ROM précédente les sorties So-Si-1 de cet additionneur sont reliées en correspondance aux entrées Mo-Mi-1 du multiplicateur BRM 156 de l'intégrateur numérise 15.
[0085] Le fonctionnement de ce circuit d'asymétrie est le suivant : la mémoire ROM 302 effectue,
par programmation alternativement, sous le contrôle du signal Cλ, le produit de la
vitesse de rotation N du moteur par les constantes A et A' ; l'additionneur 303 fixe
l'origine des produits AN et A'N.
[0086] Le circuit d'asymétrie qui vient d'être décrit permet, par le choix de la valeur
de A-A' et B-B', de modifier à la demande le gain de boucle intégral, cependant, dans
la pratique, une valeur unique de ces paramètres peut être déterminée, alors ce circuit
d'asymétrie peut être simplifié et ne comporter que la mémoire ROM 302 adressée, d'une
part, par le bus B2 et, d'autre part, par le signal Cλ.
CIRCUIT DE RETARD A L'APPAUVRISSEMENT 31.
[0087] La figure 24 représente, sous la forme d'un schéma synoptique, un mode de réalisation
d'un circuit 31 permettant d'introduire un retard à l'appauvrissement. Le retard à
l'appauvrissement varie linéairement dans la plage des vitesses de rotation du moteur
situé entre les valeurs Ni et Ns déjà définies, de part et d'autre de cette plage
des vitesses, le retard à l'appauvrissement demeure constant ; pour ce faire, le circuit
31 comprend les éléments suivants :
- une mémoire morte (ROM) 311, cette mémoire ROM comportant des entrées d'adressage
à la lecture ; les entrées Ao-Ai-1 étant reliées à une source numérique de grandeur fixe et les entrées Ai-Af-1 étant connectées en correspondance avec le bus B2 qui porte l'information numérique
de vitesse de rotation N du moteur,
- un soustracteur numérique 312, ce soustracteur comportant des premières entrées
Ao-Ak-1 reliées à une source numérique de grandeur D fixe et des secondes entrées Bo-Bk-1 connectées en correspondance aux sorties Qo-Qk-1 de la mémoire ROM précédente,
- un compteur 313 programmable du type inverse, ce compteur comportant des entrées
de programmation Po-Pk-1 connectées en correspondance aux sorties So-Sk-1 du soustracteur précédent, une sortie C0 indiquant que le contenu de ce compteur
a une valeur nulle, une entrée L de chargement reliée à la sortie du comparateur de
niveau 11, une entrée CLR de remise à zéro, la sortie CO et la sortie du comparateur
de niveau 11 sont reliées respectivement à une première et une seconde entrées d'une
porte logique 314 du type NON-OU, la sortie de cette porte étant reliée à l'entrée
CLR de ce compteur 313, de plus, ce compteur comporte une entrée d'horloge CK,
- un diviseur de fréquence 315, du type programmable, ce diviseur comportant : une
entrée d'horloge CK qui reçoit un signal d'horloge H et une sortie C0 reliée à l'entrée
d'horloge du compteur 313, des entrées de programmation Po-Pk-1 reliées à une source numérique de grandeur P fixe, une entrée L de chargement reliée
à une porte logique 316 de type NON-ET, une première entrée de cette porte étant reliée
à la sortie CO et une seconde entrée étant reliée par l'intermédiaire d'un inverseur
317 à la sortie du comparateur de niveau 11.
[0088] Le signal de sortie Cλ* est prélevé sur la sortie de la porte 314. Le fonctionnement
de ce circuit 31 est le suivant : la mémoire ROM 311,ou.mémoire de programme, fournit
la pente du retard à l'appauvrissement en fonction de la vitesse de rotation N du
moteur, le soustracteur 312 permet d'introduire un retard initial à l'appauvrissement,
le compteur 315 permet de régler le pas du retard introduit par le compteur 313.
[0089] On voit,maintenant, plus clairement, les avantages que présente un contrôleur électronique
de carburation, selon l'invention, les valeurs de réglage du débit des fluides obtenues
lors du fonctionnement en boucle fermée peuvent être conservées et utilisées lors
du fonctionnement en boucle ouverte. Les valeurs de réglage du débit desflui- des
en boucle ouverte sont déduites des valeurs en boucle fermée par un facteur multiplicatif
fonction de la valeur d'un paramètre de fonctionnement du moteur. Durant les périodes
d'arrêt du véhicule, la consommation électrique du contrôleur est extrêmement faible,
toutefois l'alimentation électrique du contrôleur peut être interrompue à l'arrêt,
le contrôleur comportant des moyens internes de réinitialisation.
[0090] L'invention trouve son application dans les moteurs à combustion interne équipés
d'un carburateur ou d'un système d'injection du carburant.