[0001] La présente invention est relative à un procédé et à un appareil pour le traitement
d'un bain de fixateur photographique, en vue d'en extraire l'argent sous forme d'argent
métallique par électrolyse dans un bain comportant des électrodes, c'est-à-dire au
moins une cathode et des anodes.
[0002] On connaît un procédé et un appareil dans lesquels on soumet un bain de fixateur
à une électrolyse en vue de récupérer l'argent sous forme métallique sur au moins
une cathode. Dans ce procédé et cet appareil connus, le courant électrique d'électrolyse
doit présenter une intensité suffisamment faible pour que l'on .évite la sulfuration
de l'argent. En raison du fait que le courant d'électrolyse doit être faible, la récupération
de l'argent est loin d'être complète et il arrive parfois que plus de 2 grammes/litre
d'argent soient perdus dans les bains de fixage envoyés à l'égout après leur électrolyse.
Ceci se traduit évidemment par une perte d'argent importante sur le plan économique.
[0003] De plus, les législations des pays industrialisés ne tolèrent plus l'évacuation à
l'égout de bains de fixateurs photographiques contenant des sels d'argent. Bien que
les législations diffèrent d'un pays à l'autre, on peut affirmer que la quantité maximale
que peuvent contenir les bains de fixateurs photographiques est de l'ordre de 0,1
mg d'argent par litre d'eaux usées. En pratique, on se trouve donc dans l'obligation
de n'envoyer à l'égout que des bains sensiblement exempts d'argent, la mesure de la
teneur en argent de ces bains devant s'effectuer à la sortie de l'appareil de développement
photographique.
[0004] Dans un procédé connu de traitement d'un bain de fixateur photographique en vue d'en
extraire l'argent sous forme métallique, on soumet le bain de fixateur photographique
contenant un excès d'un agent antioxydant à une électrolyse de manière à assurer le
dépôt d'argent métallique sur au moins une cathode disposée entre deux anodes dans
le bain électrolytique, soumis à une turbulence, le pH étant maintenu à environ 3,5
à 4,5 et le courant d'électrolyse étant soumis dans ce bain à une régulation en fonction
de sa teneur en argent, l'intensité du courant étant amenée à diminuer à mesure que
la teneur en argent du bain décroît. Le bain électrolysé peut être utilisé à nouveau
comme bain de fixateur photographique.
[0005] La différence de potentiel à appliquer aux électrodes au cours de l'électrolyse doit
comprendre au moins la différence de potentiel pour vaincre la résistance ohmique
de la cellule d'électrolyse, la polarisation de concentration due aux gradients de
concentration dans l'électrolyte et la surtension inhérente à la vitesse des réactions
se produisant aux électrodes.
[0006] Si on applique une différence de potentiel trop élevée aux électrodes lors de l'électrolyse,
il se produit à l'endroit des électrodes des réactions secondaires qui nuisent à la
pureté et à la qualité du dépôt d'argent sur la cathode. Il peut éventuellement se
former un précipité indésirable de sulfure d'argent dans le bain de fixateur photographique.
[0007] La vitesse d'électrolyse est liée au courant d'électrolyse et par conséquent à la
différence de potentiel appliquée aux électrodes. Pour effectuer l'électrolyse assez
rapidement, tout en évitant des réactions secondaires dans le bain de fixateur photographique
à de faibles concentrations d'argent, on modifie le courant d'électrolyse au cours
de l'opération.
[0008] On connaît des appareils de traitement de bains de fixateurs photographiques dans
lesquels le courant électrique d'électrolyse est réglé au cours de l'électrolyse,
soit en fonction de la concentration en argent du bain de fixateur photographique,
soit en fonction de la résistivité de la cellule d'électrolyse, soit encore en fonction
de la surtension à la cathode. L'état de la technique antérieure est illustré par
exemple par la publication DE-B-1 187 806. Ces appareils connus ont les inconvénients
suivants.
[0009] Les appareils connus basés sur la mesure de la concentration en argent sont coûteux
et complexes.
[0010] Les appareils connus basés sur la mesure de la variation de la résistivité du bain
au cours de l'électrolyse ne donnent qu'une mesure relative de l'épuisement du bain.
La résistivité de la cellule d'électrolyse varie la composition du bain. Il est donc
nécessaire de régler l'appareil avant chaque traitement en fonction de la quantité
exacte d'antioxydant et autres produits ajoutés au bain de fixateur photographique.
De plus, il est indispensable de maintenir le bain à une température constante, d'où
la nécessité d'un thermostat.
[0011] Les appareils connus basés sur la mesure de la surtension à la cathode utilisent
une électrode de référence reliée par un pont de nitrate d'argent placé au voisinage
de la cathode et permettent de contrôler l'électrolyse jusqu'à des concentrations
en argent très faibles. Ce système implique cependant l'obligation d'utiliser un ensemble
de jonctions liquides d'électrolytes différents, tels que nitrate d'argent et par
exemple du chlorure de mercure, lorsqu'on fait usage d'une électrode de référence
au calomel. La migration d'ions différents provoque, lors de l'électrolyse, des phénomènes
irréversibles qui modifient la valeur de la surtension aux jonctions d'électrolytes.
[0012] La présente invention vise à remédier aux inconvénients décrits ci-dessus par un
procédé de traitement d'un bain de fixateur photographique en vue d'en extraire l'argent
sous forme métallique, dans lequel on soumet le bain de fixateur photographique agité
contenant un antioxydant à une électrolyse de manière à assurer le dépôt d'argent
métallique sur au moins une cathode disposée entre des anodes, une électrode de contrôle
étant disposée à proximité de la cathode, caractérisé en ce qu'on règle l'intensité
du courant d'électrolyse en mesurant à la fois la résistivité de la cellule d'électrolyse
et la surtension aux électrodes par la différence de potentiel entre une cathode servant
d'électrode de travail et l'électrode de contrôle. L'invention concerne également
un appareil de traitement d'un bain de fixateur photographique en vue d'en extraire
l'argent sous forme métallique, cet appareil comprenant une cellule d'électrolyse
comportant, comme électrodes, au moins une cathode et des anodes ainsi qu'une électrode
de contrôle, caractérisé en ce que l'électrode de contrôle est composée de carbone
pur et est plongée dans le bain électrolytique agité à proximité de ladite ou d'une
cathode servant d'électrode de travail, et en ce qu'il comprend un dispositif de régulation
connecté à l'électrode de contrôle et à ladite cathode et agencé pour régler le courant
d'électrolyse en mesurant la résistivité en réponse à la différence de potentiel entre
ladite électrode de contrôle et ladite cathode.
[0013] En particulier, le dispositif de régulation du courant d'électrolyse comprend un
montage additionneur connecté pour additionner le potentiel de l'électrode de contrôle
et un potentiel de référence prédéterminé ; un montage comparateur/intégrateur ayant
une entrée connectée à la sortie du montage additionneur et une seconde entrée connectée
pour recevoir le potentiel de ladite cathode, ledit montage étant agencé pour intégrer
la différence de potentiel entre ladite électrode de contrôle et le potentiel de référence
et pour comparer la valeur intégrée au potentiel de la cathode en sorte de produire
un signal de commande, et un générateur de courant connecté pour fournir le courant
d'électrolyse en réponse audit signal de commande du montage comparateur/intégrateur.
r.
[0014] Le procédé et l'appareil de traitement de bains de fixateurs photographiques suivant
l'invention présentent les avantages suivants :
1. La différence de potentiel entre l'électrode de contrôle et la cathode de travail
est une mesure précise et continue à la fois de la résistivité du bain électrolytique,
d'habitude assez faible, et de la surtension à la cathode de travail, ce qui n'est
pas le cas dans les procédés qui font parfois intervenir deux électrodes de contrôle
;
2. L'absence de jonctions liquides d'électrolytes supprime les réglages de l'appareil
avant chaque traitement de bain de fixateur photographique en fonction des phénomènes
irréversibles qui modifient la valeur de la surtension des jonctions ;
3. L'appareil ne nécessite aucun réglage même si la composition des bains de fixateurs
photographiques à traiter varie ;
4. L'appareil ne nécessite pas le maintien d'une température constante au cours de
l'électrolyse.
[0015] D'autres particularités et détails de l'invention ressortiront de la description
qui suit dans laquelle il est fait référence aux dessins schématiques ci-annexés,
dans lesquels :
la figure 1 est une vue en perspective avec brisures partielles d'une cellule d'électrolyse
utilisée suivant l'invention ;
la figure 2 est une vue schématique du dispositif régulation du courant d'électrolyse
suivant l'invention.
[0016] Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments
identiques.
[0017] Le procédé et l'appareil suivant l'invention visent à extraire l'argent contenu dans
un bain de fixateur photographique au fur et à mesure de la saturation de ce bain
en argent, en vue de prolonger la durée d'utilisation de ce bain. L'appareil de traitement
d'un bain de fixateur photographique suivant l'invention, représenté à la figure 1,
comprend, de manière connue, une cellule d'électrolyse 1 montée en aval d'une enceinte
(non représentée) dans laquelle s'effectue le fixage d'un film photographique et dont
le trop plein est envoyé par une conduite 2 dans la cellule d'électrolyse 1.
[0018] Comme le montre la figure 1, la cellule d'électrolyse 1 suivant l'invention contient
au moins une cathode 3 sous forme d'une plaque, par exemple en acier inoxydable, disposée
entre deux anodes 4 constituées, par exemple, par des plaques en graphite de densité
élevée et de grande pureté. La cathode 3 et les anodes 4 sont maintenues en place
et guidées dans la cellule d'électrolyse 1 par des moyens connus (non montrés).
[0019] Dans chacun des intervalles entre la cathode 3 et les anodes 4 est prévu un dispositif
d'agitation de l'électrolyte pouvant être constitué par un tube plongeant 5 dont l'extrémité
supérieure est recourbée comme montré en 6. A ce tube plongeant dont l'extrémité inférieure
est trouée pour permettre l'entrée d'électrolyte dans le tube, est relié un tuyau
7 alimentant ce tube 5 en air comprimé provenant d'une source d'air comprimé, non
montrée. L'air comprimé amené à la partie inférieure du tube plongeant 5 est expulsé
en mélange avec du fixateur liquide par l'extrémité libre 6, en créant une agitation
ou turbulence permanente dans les intervalles entre la cathode 3 et les anodes 4,
de telle sorte que les ions argent se trouvant dans le bain électrolytique soient
amenés à proximité de la ou des cathodes 3 afin de s'y fixer. Entre la cathode 3 et
une des anodes 4 est placée une électrode de contrôle 8, composée de carbone pur,
plongeant dans le bain électrolytique. Cette électrode qui a un potentiel déterminé
par rapport à la cathode, joue un rôle qui sera expliqué plus loin.
[0020] La cathode 3, les deux anodes 4 et l'électrode de contrôle 8 sont reliées par des
conducteurs électriques à un dispositif de commande monté dans un boîtier (non représenté)
dans lequel est également monté le dispositif d'alimentation en air comprimé.
[0021] Le bain de fixateur photographique utilisé dans le procédé suivant l'invention est
avantageusement une solution aqueuse contenant environ 100 à 200 g/I de thiosulfate
d'ammonium ou de sodium et de 0 à 50 g/I de thiocyanate d'ammonium, ainsi qu'un excès
de sulfite de sodium pouvant atteindre une concentration de 60 g/I. Ce bain contient
également un agent tannant connu, à une concentration de départ qui peut atteindre
15 g/litre, cette concentration étant habituellement comprise entre environ 5 et 15
g/litre. Le pH du bain de fixage photographique est maintenu à une valeur d'environ
3,5 à 4,5 en y ajoutant, le cas échéant, une petite quantité d'un acide, tel que l'acide
acétique.
[0022] Il est évident qu'au lieu de comporter une cathode 3 et deux anodes 4, la cellule
d'électrolyse 1 pourrait contenir un plus grand nombre de cathodes et d'anodes, le
nombre d'anodes étant toujours supérieur d'une unité au nombre de cathodes.
[0023] Comme on l'a signalé plus haut, le courant d'électrolyse dans la cellule d'électrolyse
1 est soumis à une régulation en fonction de la teneur en argent du bain électrolytique
en sorte que le courant diminue lorsque la teneur en argent du bain électrolytique
devient inférieure à une valeur faible prédéterminée, par exemple 0,5-2 g/I. Cette
régulation est assurée à partir du potentiel de l'électrode de contrôle 8 par l'intermédiaire
d'un dispositif de régulation 10 illustré schématiquement à la figure 2. Ce dispositif
est organisé pour maintenir le potentiel Uec de l'électrode de contrôle 8 à une valeur
de consigne prédéterminée et pour comparer ce potentiel au potentiel de la cathode
3 afin de régler le courant d'électrolyse. A cet effet, le potentiel Uec de l'électrode
de contrôle 8 est appliqué par la ligne 103 à une borne 101 du dispositif de régulation
10. A une seconde borne 102 est appliqué le potentiel de référence ou de consigne
prédéterminé Uref. Les potentiels Uec et Uref sont de polarités opposées et sont additionnés
par un montage de résistances ou montage additionneur 11 : la somme de ces potentiels
est appliquée à une première entrée 104 d'un amplificateur opérationnel 12. Une seconde
entrée 105 de cet amplificateur reçoit le potentiel Uc de la cathode 3 par la ligne
106 à travers la résistance 13. Un condensateur d'intégration 14 se trouve connecté
en parallèle avec l'amplificateur 12 (montage comparateur/intégrateur).
[0024] Lorsque le potentiel Uec est égal au potentiel de consigne Uref en valeur absolue
(ces potentiels sont de polarités opposés), le courant sur la ligne d'entrée 104 est
nul et la tension aux bornes de condensateur 14 se trouve à une valeur constante.
La tension sur la ligne de sortie 107 de l'amplificateur 12 commande un générateur
de courant 15 pour engendrer un courant qui, après amplification dans l'amplificateur
16, alimente les anodes 4 pour fournir le courant d'électrolyse.
[0025] Lorsque le potentiel Uec devient inférieur en valeur absolue au potentiel de consigne
Uref, il apparaît sur la ligne d'entrée 104 un courant qui charge le condensateur
14 et la tension de commande sur la ligne de sortie 107 varie ; cette variation de
tension a pour effet de faire varier le courant engendré par le générateur 15 et partant
de réduire le courant d'électrolyse. Cette variation de courant tend à rétablir le
potentiel de l'électrode de contrôle 8 et la différence de potentiel entre cette électrode
et la cathode 3.
[0026] La loi qui régit la valeur de la différence de potentiel entre l'électrode de contrôle
8 et la ou les cathodes 3 revêtue(s) d'argent est exprimée par la relation suivante
:

dans laquelle
Uec est le potentiel de l'électrode de contrôle,
UeCa est le potentiel de l'électrode de contrôle au temps zéro,
[Ag] est la concentration en argent du bain au temps considéré
[Agha est la concentration en argent du bain au temps zéro.
[0027] Avantageusement, le potentiel de référence Uref est choisi égal au potentiel que
prendrait l'électrode de contrôle 8 pour une concentration du bain électrolytique
de l'ordre de 0,5 à 2 g/I avec un courant d'électrolyse nul. Le potentiel de référence
Uref est par exemple de 300 à 600 millivolts.
[0028] L'électrode de contrôle 8 est avantageusement polarisée par un faible courant, de
1 mA par exemple, pour assurer une protection de cette électrode contre une altération
qui serait provoquée en surface. Cette disposition avantageuse est illustrée à la
figure 2 sur laquelle on voit que l'électrode 8 est connectée à un générateur de tension
17 à travers une résistance 18.
[0029] L'électrode de contrôle 8 est protégée par une gaine 9, par exemple en mousse, pour
éviter une turbulence du bain électrolytique au voisinage immédiat de cette électrode,
une telle turbulence pouvant avoir pour effet de provoquer une variation indésirable
du potentiel de cette électrode.
[0030] Il est évident que l'invention n'est pas limitée aux détails décrits plus haut à
titre d'exemple.
1. Procédé de traitement d'un bain de fixateur photographique en vue d'en extraire
l'argent sous forme métallique, dans lequel on soumet le bain de fixateur photographique
agité contenant un antioxydant à une électrolyse de manière à assurer le dépôt d'argent
métallique sur au moins une cathode (3) disposée entre des anodes (4), une électrode
de contrôle étant disposée à proximité de la cathode, caractérisé en ce qu'on règle
l'intensité du courant d'électrolyse en mesurant à la fois la résistivité de la cellule
d'électrolyse et la surtension aux électrodes par la différence de potentiel entre
la cathode (3) servant d'électrode de travail et l'électrode de contrôle (8).
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on maintient le potentiel
de l'électrode de contrôle (8) à une valeur (Uref) égale à celle qu'elle prendrait
dans le cas où la teneur en argent du bain électrolytique serait descendue à environ
0,5 à 2 g/I, lorsque le courant d'électrolyse est nùl.
3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on maintient le potentiel
de l'électrode de contrôle (8) à une valeur de référence d'environ 300 à 600 millivolts.
4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on
inhibe l'agitation du bain électrolytique au voisinage de l'électrode de contrôle.
5. Appareil de traitement d'un bain de fixateur photographique en vue d'en extraire
l'argent sous forme métallique par le procédé suivant l'une quelconque des revendications
précédentes, cet appareil comprenant une cellule d'électrolyse (1) comportant, comme
électrodes, au moins une cathode (3) et des anodes (4) ainsi qu'une électrode de contrôle,
caractérisé en ce que l'électrode de contrôle (8) est composée de carbone pur et est
plongée dans le bain électrolytique agité à proximité de ladite ou d'une cathode (3)
servant d'électrode de travail, et en ce qu'il comprend un dispositif de régulation
(10) connecté à l'électrode de contrôle et à ladite cathode et agencé pour régler
le courant d'électrolyse en mesurant la résistivité en réponse à la différence de
potentiel entre ladite électrode de contrôle et ladite cathode.
6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif de régulation
(10) comprend un circuit (11-14) pour mesurer l'écart entre le potentiel (Uec) de
l'électrode de contrôle (8) et un potentiel de référence prédéterminé (Uref) et pour
produire un signal de commande proportionnel audit écart de potentiel de manière à
réduire ledit écart à zéro et à maintenir à une valeur constante la différence de
potentiel entre l'électrode de contrôle (8) et la cathode (3).
7. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce
que le dispositif de régulation (10) comprend un montage additionneur (11) connecté
pour additionner le potentiel (Uec) de l'électrode de contrôle (8) et un potentiel
de référence prédéterminé (Uref) ; un montage comparateur/intégrateur (12, 14) ayant
une entrée (104) connectée à la sortie du montage additionneur (11) et une seconde
entrée (105) connectée pour recevoir le potentiel de ladite cathode (3), ledit montage
étant agencé pour intégrer la différence de potentiel entre ladite électrode de contrôle
et le potentiel de référence et pour comparer la valeur intégrée au potentiel de la
cathode en sorte de produire un signal de commande, et un générateur de courant (15)
connecté pour fournir le courant d'électrolyse en réponse audit signal de commande
du montage comparateur/intégrateur (12, 14).
8. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce
qu'il comprend un dispositif générateur de ten- sion/résistance (17, 18) pour polariser
l'électrode de contrôle (8).
9. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que
l'électrode de contrôle (8) est munie d'une gaine de protection (9) évitant l'agitation
du bain électrolytique au voisinage de cette électrode.
1. A process for treating a photographic fixing bath in order to remove therefrom
silver in a metallic form, comprising stirring a photographic fixing bath and electrolyzing
said bath so as to cause metallic silver to be deposited onto at least one cathode
(3) placed between anodes (4), with a control electrode being placed near the cathode,
characterized in that the electrolysis current intensity is regulated due to variations
encountered, said regulating being effected by measuring both the resistivity of the
electrolysis cell and the overvoltage at that electrodes by the potential difference
between the cathode (3) used as working electrode and the control electrode (8).
2. A process according to claim 1, in which the potential on the control electrode
(8) is maintained at a value (Uref) equal to that which it would have if the silver
content of the electrolysis bath would have decreased to a value between about 0.5
and 2 g/I, when the electrolysis current has an intensity of zero.
3. A process according to claim 2, in which the potential on the control electrode
(8) is maintained at a reference value of about 300 to 600 millivolts.
4. A process according to any of claims 1 to 3, in which a quiescent electrolyte zone
is maintained in the vicinity of the control electrode.
5. An apparatus for treating a photographic fixing bath in order to remove therefrom
the silver in metallic form by the process according to any of the preceding claims,
said apparatus comprising an electrolysis cell (1) having as electrodes, at least
one cathode (3) and anodes (4) as well as a control electrode, characterized in that
the control electrode (8) is made of pure carbon and is immersed in the stirred electrolyte
bath near said or one cathode (3) serving as working electrode, and in that it comprises
a regulating device (10) connected to the control electrode and said cathode, the
regulating device being arranged to regulate the electrolysis current by measuring
the resistivity in response to the potentiel difference between said control electrode
and said cathode.
6. An apparatus according to claim 5, wherein the regulating device comprises a circuit
(11-14) for measuring the difference between the potential (Uec) on the control electrode
(8) and a predetermined reference potential (Uref) and producing a control signal
proportional to said potential difference thereby to reduce the potential difference
to zero and maintain the potential on the control electrode (8) at a substantially
constant value relative to the potential on said cathode (3).
7. An apparatus according to any one of claims 5 and 6, wherein the regulating device
(10) comprises a circuit (11) connected to add the potential (Uec) on the control
electrode (8) and a predetermined reference potential (Uref); com- parator/integrator
means (12, 14) having an input (104) connected to the output of the adder circuit
(11) and a second input (105) connected to accept the potential on said cathode (3)
and arranged to integrate the potential difference between the control electrode and
said reference potential and to compare the integrated potential value with the cathode
potential in order to produce a control signal, and a current generator (15) connected
to be responsive to said control signal for generating the electrolysis current.
8. An apparatus according to any of claims 6 and 7, comprising a voltage generator/resistor
device (17, 18) for polarizing the control electrode (8).
9. An apparatus according to any of claims 5 to 8, wherein the control electrode (8)
is provided with a protective sheath (9) for inhibiting the stirring of the electrolyte
bath in the vicinity of the control electrode.
1. Verfahren zur Behandlung eines photographischen Fixierbades zwecks Rückgewinnung
von Silber als Metall, bei dem man das bewegte photographische Fixierbad, das einen
Oxidationsinhibitor enthält, einer Elektrolyse derart unterwirft, daß die Silberabscheidung
als Metall auf mindestens einer zwischen Anoden (4) angeordneten Kathode (3) erfolgt,
wobei eine Kontrollelektrode in der Nähe der Kathode angeordnet ist, dadurch gekennzeichnet,
daß man die Stärke des Elektrolysestromes einstellt, indem sowohl der Widerstand der
Elektrolysezelle als auch die Überspannung an den Elektroden durch die Potentialdifferenz
zwischen der als Arbeitselektrode dienenden Kathode (3) und der Kontrollelektrode
(8) gemessen wird.
2. Verfahren gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man das Potential der Kontrollelektrode
(8) auf demjenigen Wert (Uref) hält, den die Elektrode hätte, falls der Silbergehalt
des Elektrolysebades auf etwa 0,5 bis 2 g/I gefallen wäre, wenn der Elektrolysestrom
Null beträgt.
3. Verfahren gemäß Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß man das Potential der Kontrollelektrode
(8) auf einen Referenzwert von etwa 300 bis 600 Millivolt hält.
4. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man die
Bewegung des elektrolytischen Bades in der Nähe der Kontrollelektrode verhindert.
5. Vorrichtung zur Behandlung eines photographischen Fixierbades zwecks . Rückgewinnung
von Silber als Metall mit dem Verfahren gemäß einem der vorangehenden Ansprüche, wobei
diese Vorrichtung eine Elektrolysezelle (1) enthält, welche als Elektroden mindestens
eine Kathode (3) und Anoden (4) sowie eine Kontrollelektrode aufweist, dadurch gekennzeichnet,
daß die Kontrollelektrode (8) aus reinem Kohlenstoff besteht und in das elektrolytische
Bad getaucht ist, das in der Nähe der genannten Elektrode oder einer als Arbeitselektrode
dienenden Kathode (3) bewegt ist und daß eine Einstelleinrichtung (10) vorgesehen
ist, die an die Kontrollelektrode und die genannten Kathode angeschlossen und betätigt
wird, um den Elektrolysestrom zu regeln, wobei der Widerstand in Abhängigkeit von
der Potentialdifferenz zwischen der genannten Kontrollelektrode und der Kathode gemessen
wird.
6. Vorrichtung gemäß Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Einstellvorrichtung
(10) eine Schaltung (11-14) enthält, die die Abweichung zwischen dem Potential (Uec)
der Kontrollelektrode (8) und einem vorbestimmten Referenzpotential (Uref) mißt und
ein der genannten Potentialabweichung proportionales Steuersignal erzeugt derart,
daß diese Abweichung auf Null reduziert und ein konstanter Wert der Potentialdifferenz
zwischen der Kontrollelektrode (8) und der Kathode (3) eingehalten wird.
7. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 5 und 6, dadurch gekennzeichnet, daß die
Einstellvorrichtung (10) eine Additionsschaltung (11) zum Addieren des Potentials
(Uec) der Kontrollelektrode (8) und eines vorbestimmten Referenzpotentials (Uref),
eine Komparator/Integrator-Schaltung (12, 14) mit einem an den Ausgang der Additionsschaltung
(11) angeschlossenen Eingang (104) und einem zweiten angeschlossenen Eingang (105)
enthält, um das Potential der genannten Kathode (3) zu empfangen, wobei die Schaltung
derart betrieben wird, daß sie die Potentialdifferenz zwischen der Kontrollelektrode
und dem Referenzpotential integriert und den integrierten Wert mit dem Potential der
Kathode vergleicht, so daß ein Steuersignal erzeugt wird, und daß sie einen Stromgenerator
(15) umfaßt, der derart geschaltet ist, daß er den Elektrolysestrom in Abhängigkeit
von dem Steuersignal der Komparator/Integrator=Schaltung (12-14) liefert.
8. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 6 und 7, dadurch gekennzeichnet, daß sie
eine Spannungs/Widerstands-Generatoreinrichtung (17, 18) zur Polarisierung der Kontrollelektrode
(8) enthält.
9. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 5 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß die
Kontrollelektrode (8) mit einer Schutzhülle (9) versehen ist, um die Bewegung des
elektrolytischen Bades in der Nähe dieser Elektrode zu vermeiden.