[0001] La présente invention se rapporte aux transducteurs électromécaniques comportant
un élément en polymère dans lequel une anisotropie électrique a été induite sous la
forme d'un excès de charge électrique ou d'une orientation dipolaire des chaînes macromoléculaires.
L'invention concerne plus particulièrement les transducteurs tels que haut-parleur,
microphone, hydro- phone, sonde pour échographie, etc ... dans lesquels la structure
active est constituée par au moins un film de polymère ayant subi une mise en forme
de type non- développable. Une telle structure est autoportante et ne nécessite aucun
autre support qu'une fixation périphérique. En pratique, on rencontre deux modes de
déformation suivant que la structure lamellaire est homogène ou hétérogène. L'exemple
le plus simple est celui d'un film unique portant des métallisations sur ses deux
faces planes. Un tel film souris à un champ électrique d'excitation se déforme suivant
trois directions qui sont la normale à ses faces et deux directions contenues dans
son plan. Dans le cas d'une structure bimorphe composée de deux films qui adhèrent
l'un à l'autre, il suffit que les déformations induites se différencient l'une de
l'autre pour que l'ensemble fléchisse.
[0002] Mise à part la déformation en épaisseur, les autres déformations dépendent de l'étirement
que le film a subi lors du formage. Lorsque l'étirement est unidirectionnel, les déformations
sont plus importantes selon la direction d'étirement. Par contre en l'absence d'étirement,
ou lorsque l'étirement est isotrope, les déformations sont également isotropes.
[0003] Dans les transducteurs utilisant comme élément actif une calotte sphérique, la fixation
périphérique s'oppose localement à toute déformation circonférentielle de sorte que
le déplacement dépend largement de l'effet d'arcboutement qui s'exerce selon les lignes
méridiennes. En remplaçant la fixation périphérique par une suspension passive à ondulation
annulaire, on donne plus de liberté à la structure, mais l'effet de piston vibrant
est encore loin de s'approcher du déplacement radial qui caractérise une surface sphérique
pulsante. Il en résulte une perte d'efficacité et un rayonnement assez différent de
celui d'une source ponctuelle.
[0004] L'invention a pour objet un transducteur électromécanique à structure rayonnante
autoportante comportant au moins un élément actif sous la forme d'au moins un film
de matériau polymère, cette structure rayonnante étant munie d'au moins une fixation
marginale faisant office d'appui, caractérisé en ce que cette structure rayonnante
comporte au moins une suspension active ayant deux bords reliés par une paroi active
; le premier bord étant relié à cette fixation ; le second bord de cette suspension
active se raccordant à un élément de fermeture de cette structure rayonnante ; cet
élément de fermeture étant constitué par un film épousant la forme d'une portion de
surface sphérique ; le mouvement du second bord circulaire de la suspension active
étant dirigé suivant les rayons marginaux de cette portion de surface sphérique.
[0005] L'invention a également pour objet le procédé de fabrication du transducteur électromécanique
mentionné ci-dessus.
[0006] L'invention sera mieux comprise au moyen de la description ci-après et des figures
annexées parmi lesquelles :
- la figure 1 est une coupe méridienne d'un transducteur selon l'invention ;
- la figure 2 est une coupe méridienne d'une variante de réalisation du transducteur
selon l'invention ;
- les figures 3 et 4 sont des vues en perspectives des transducteurs représentés en
coupe sur les figures 1 et 2 ;
- les figures 5 à 8 sont des figures explicatives ;
- la figure 9 est une coupe méridienne d'une autre variante de réalisation du transducteur
selon l'invention ;
- la figure 10 est une vue en plan des électrodes équipant le transducteur de la figure
9 ;
- les figures 11, 12 et 13 illustre le procédé de fabrication d'un transducteur selon
l'invention ;
- la figure 14 est une coupe méridienne d'un transducteur a double suspension active.
[0007] Avant d'entrer dans le détail de la description, il est utile de rappeler que les
transducteurs électromécaniques considérés sont excités électriquement via un système
d'électrodes et émettent via une surface rayonnante couplée à des milieux propageant
des ondes vibratoires longitudinales. Cependant, ces transducteurs linéaires fonctionnent
aussi bien en sens inverse. Les effets transducteurs induits dans des films polymères
polaires sont des effets piézoélectriques. Pour les films polymères non polaires,
on peut induire un excès de charge permanent qui linéarise des effets d'attraction
de charges électriques et conduit à un comportement transducteur apparenté à l'effet
piézoélectrique. Selon la constitution de la structure polymère, la déformation d'un
élément actif peut produire essentiellement une variation de surface isotrope ou anisotrope
avec changement correspondant de courbure s'il y a lieu (cas de la structure homogène),
ou au contraire produire un fléchissement cumulatif accompagné de déplacement transverse
(cas de la structure bimorphe).
[0008] Les matériaux polymères utilisables sont des homo- polymères polaires tels que le
PVF
2 (polyfluorure de vinylidène) et le PVF (polyfluorure de vinyle) ou encore des copolymères
polaires tels que.le PVF
2-PTFE. Les matériaux polymères non polaires sont également utilisables.avec un excès
de charge électrique obtenu par implantation, par électrisation thermique ou par décharge
corona.' Beaucoup de diélectriques organiques de synthèse sont utilisables tels que
le polyurethane (PU) et le-polytétrafluorure d'éthylène (PTFE).
[0009] Sur la figure 1, on peut voir la coupe méridienne d'un transducteur électromécanique
conforme à l'invention. Ce transducteur comporte un appui annulaire 2 d'axe de révolution
XX auquel est fixé un film de polymère 1 dont la mise en forme a été telle qu'il se
présente au centre sous la.forme d'une calotte sphérique de demi angle d'ouverture
α ayant son centre C sur l'axe XX. Entre la périphérie de la calotte et l'appui 2,
ce film a une forme tronc-cônique avec des génératrices rectilignes selon les rayons
marginaux de la calotte sphérique. La partie tronc-cônique de la structure rayonnante
de la figure 1 constitue une suspension active. A cet effet elle est revêtue sur ses
deux faces d'électrodes 3 et 4. A titre d'exemple non limitatif, la structure rayonnante
de la figure 2 peut être réalisée par thermoformage d'un film mince de polyfluorure
de vinylidène ayant une épaisseur de l'ordre de 25 ,um. Les électrodes 3 et 4 sont
obtenues par évaporation thermique sous vide d'aluminium jusqu'à une épaisseur de
1500 Å. La partie du film 1 formant la calotte a été étirée biaxialement tandis que
la partie tronc-conique a été étirée unidirectionnellement selon les rayons représentés
en pointillé. Après un traitement . de polarisation électrique créant entre les électrodes
3 et 4 un champ électrique transverse d'intensité élevée (1 MV/cm), la suspension
périphérique du dôme central est activée. En reliant les électrodes 3 et 4 à un générateur
de tension alternative 5, la suspension périphérique active se comporte comme un transducteur
piézoélectrique. Les allongements et contractions alternés de la paroi cônique de
la suspension périphérique active sont par construction orientés comme le montre la
flèche double 8. Il en résulte que la calotte sphérique passive est sollicitée selon
ses rayons marginaux ce qui entraîne son déplacement parallèlement à l'axe XX. La
ligne pointillée 6 représente la position basse de la structure rayonnante et la ligne
en trait mixte 7 représente la position haute. Bien que n'étant pas active, la calotte
sphérique balaye un volume relativement important,car l'effet transducteur est concentré
dans la suspension cônique avec un maximum de sensibilité pour les déformations selon
les méridiens. Pour obtenir une meilleure compliance mécanique de la suspension périphérique
active, on peut comme le montre la figure 3 réduire la raideur circon- férentielle.
Ce résultat est obtenu par une mise en forme particulière qui consiste à créer des
protubérances 11 orientées radialement qui alternent avec des secteurs actifs 12.
Chaque protubérance 11 réalise l'étanchéité de la structure rayonnante,afin de contrecarrer
le court-circuitage acoustique entre les faces rayonnantes du piston vibrant. Elle
n'offre cependant aucune raideur circonférentielle susceptible d'empêcher les secteurs
actifs 11 de suivre le mouvement de translation du dôme central. Comme le dôme central
joue un rôle passif et qu'il peut subir une incurvation, on peut le réaliser dans
un autre matériau que la suspension active tronc-cônique ou avec une autre épaisseur
de paroi. En jouant sur les paramètres piézoélectriques et en dosant le rapport de
la surface active à la surface passive compte tenu de l'angle d'ouverture a, on peut
s'approcher des conditions de rayonnement d'une source ponctuelle.
[0010] Sur la figure 2, on peut voir la coupe méridienne d'une variante de réalisation de
la structure rayonnante de la figure 1. La figure 4 montre en perspective cette variante.
[0011] Les mêmes références désignant les mêmes éléments. que sur les figures 1 et 3, on
voit que la suspension périphérique active est ici du type bimorphe. Il en résulte
un montage différent puisque la suspension périphérique est encastrée dans l'appui
2 alors que sur la figure 1 elle pouvait pivoter autour de l'appui grâce à un effet
de charnière au pli extérieur. Une autre différence réside dans le fait que le raccordement
entre la calotte sphérique et la suspension active tronc-conique ne comporte pas la
pliure à 90° qui est visible sur la figure 1.
[0012] Pour obtenir un fonctionnement bimorphe, la suspension active de la figure 2 est
munie d'un film 10 de forme tronc-cônique qui adhère parfaitement à la partie tronc-cônique
du film 1. En choisissant des conditions telles que les déformations superficielles
du film 1 diffèrent de celle du film 10, on observe un effet de fléchissement alterné
de la suspension active bimorphe. Le long de la ligne de raccordement avec la calotte
sphérique, on observe un déplacement orienté selon les rayons marginaux de celle-ci.
Ce déplacement est illustré par la flèche double incurvée 9 et si l'on se reporte
à la figure.1, on voit qu'il diffère peu du déplacement symbolisé par la double flèche
8. En ce qui concerne le mouvement d'ensemble imprimé à la calotte sphérique, les
deux types de suspensions actives sont tout à fait comparables. On peut faire la remarque
que la compliance mécanique de la suspension active de la figure 1 est supérieure
à celle de la suspension de la figure 2 ; il en résulte que le bord de la calotte
sphérique de la figure 2 se déplace d'une façon plus précise suivant les rayons marginaux
représentés en pointillé.
[0013] Les structures représentées aux figures 1 et 2 ont des diagrammes de rayonnement
moins directifs que ceux d'une calotte active s'appuyant directement sur l'anneau
de fixation 2.
[0014] Conformément à l'invention, on peut s'approcher davantage du rayonnement d'une source
ponctuelle en s'arrangeant pour que la suspension active et la calotte sphérique présentent
les mêmes déformations le long de la circonférence de raccordement.
[0015] La figure 5 représente une surface sphérique 13 avec au point H un système d'axes
1, 2, 3. L'axe 3 est orienté suivant un rayon, l'axe 1 est tangent à un parallèle
et l'axe 2 est tangent à un méridien.
[0016] La figure 6 est une vue en coupe méridienne d'un transducteur sphérique ayant un
rayonnement omnidirectionnel par ondes sphériques de centre de phase C. Le film de
polymère 16 possède une épaisseur de paroi e et il porte sur ses faces externe et
interne des métallisations 14 et 15. Un orifice est nécessaire pour la prise de contact
sur la métallisation 15. Un tel transducteur est d'une fabrication très délicate et
il présente l'inconvénient d'enfermer un faible volume d'air qui accroît fortement
la rigidité de la structure rayonnante.
[0017] Pour pallier cet inconvénient, on peut imaginer qu'un piston vibrant constitué par
une portion de surface sphérique pourrait émettre des ondes de centre de phase C.
Un tel piston est représenté sur la figure 7. Il s'agit d'une calotte sphérique 13
de rayon R et de demi angle d'ouverture a. On voit que l'état déformé idéal est une
calotte dilatée 17 de rayon R + ΔR ; tous les points ont subi un déplacement radial
ΔR. La figure 8 montre que la fixation de cette calotte sphérique dans un support
rigide annulaire 18 ne reproduit pas du tout le déplacement purement radial de la
figure 7. Le centre de courbure passe de C en C') et le rayon de courbure passe de
la valeur R à la valeur R'.
[0018] En vue de conserver à une calotte sphérique active sa qualité potentielle de calotte
pulsante idéale, l'invention prévoit d'effectuer son raccordement au moyen d'une suspension
périphérique active qui reproduit les conditions aux limites de la sphère pulsante
dont elle est extraite et qui assure l'immobilité du centre C.
[0019] Sur la figure 9, on peut voir une coupe méridienne d'une structure rayonnante à centre
de phase fixe. Elle est réalisée en étirant un film 1 de polyfluorure de vinylidène
de façon à former une calotte sphérique d'épaisseur e, de rayon de courbure R et de
demi angle.d'ouverture a. Cette mise en forme doit conserver l'isotropie des propriétés
piézoélectriques induites dans la calotte ; après polarisation électrique, cette calotte
présente des coefficients piézoélectriques ayant par exemple les valeurs suivantes
d
31 = d
32 = 5 10
-12 C.N
-1. Une mise en forme par étirement unidirectionnel a été appliquée à une suspension
active tronc-conique de longueur L, de demi angle. d'ouverture a et d'épaisseur e'.
Les coefficients piézoélectriques résultant de cet étirement unidirectionnel et de
la polarisation électrique de la suspension tronc-cônique sont par exemple : d'
32 = 15.10
-12 C.N
-1,

[0020] Pour réaliser la condition d'un raccordement neutre de la calotte sphérique et de
la suspension active, il faut que |ΔR| = |ΔL| et que le générateur 5 fournisse des
tensions V et V' dont les polarités soient telles que si R augmente, L diminue.
[0021] Le calcul de ΔR (variation de rayon de courbure) se fait à partir de l'expression
:

[0022] Le calcul de ΔL (variation.de longueur de la suspension) se fait à partir de l'expression
:

[0023] En supposant par exemple que V = V' et que

, on obtient avec R =
50 mm :

d'où :

[0024] Comme l'angle a reste constant, la suspension active vibre sans rayonner pour son
propre compte. Le diagramme de rayonnement est uniquement déterminé par le fonctionnement
en calotte pulsante du dôme . central.
[0025] Pour faire fonctionner le dôme central comme élément actif, il faut le munir d'électrodes
18 et 19. La figure 10 est une vue en plan des métallisations 3 et 18 portées par
la.face supérieure du film polymère 1. Ces métallisations 18 et 3 sont indépendantes
l'une de l'autre pour permettre que les polarisations électriques de la calotte sphérique
et de la suspension active soient faites dans un signe tel que l'application des tensions
d'excitation soient facilitées. Après polarisation, les électrodes 18 et 3 peuvent
être in- terconnectées si une même tension d'excitation est appliquée à la calotte
sphérique et à la suspension périphérique.Les électrodes 19 et 4 sont agencées de
la même façon que les électrodes 18 et 3. On peut sans inconvénient métalliser complètement
l'une des faces du film 1. L'utilisation d'une calotte sphérique active dans la configuration
de la figure 2 est également possible. Cependant, il faut remarquer que la suspension
active de la figure 2 assure une partie du rayonnement global.
[0026] Le rapport complexe des tensions d'excitation de la calotte sphérique active et de
la suspension périphérique active peut ne pas être constant. On peut exciter ces deux
éléments avec des tensions dont les amplitudes et les phases n'assurent plus la neutralité
des déformations de part et d'autre de la ligne de raccordement que pour les fréquences
élevées du spectre acoustique. En effet, aux fréquences basses, un piston n'ayant
pas les caractéristiques d'une portion de sphère pulsante peut rayonner de façon peu
directive. Il est donc possible de faire varier le rapport des tensions excitatrices
avec la fréquence à seule fin d'obtenir une courbe de réponse en fréquence optimisée
dans un angle de rayonnement prédéterminé.
[0027] La fabrication d'une structure telle que représentée à la figure 9 peut se faire
en réalisant séparément la calotte sphérique et la suspension tronc-cônique.
[0028] Les figures 11 à 13 illustrent un procédé de fabrication permettant d'obtenir ces
deux éléments actifs à partir d'un film plan de polyfluorure de vinylidène. Dans une
première phase, le film de PVF
2 24 est pincé en deux mors périphériques 20 et 23; il est également pincé entre deux
mors 21 et 22 comme le montre la figure 11.
[0029] Dans une seconde phase, les mors 21 et 22 sont déplacés parallèlement à l'axe XX
pour étirer uniaxia- lement la suspension 25 ainsi que le montre la figure 12.
[0030] Dans une troisième phase, les mors 20, 21, 22 et 23 restent fixes et un poinçon 26
voient mettre en forme par étirement biaxial la calotte sphérique. L'état de la structure
est alors illustré par la figure 13.
[0031] L'invention n'est nullement limitée à une portion de surface sphérique passive ou
active en forme de calotte sphérique.
[0032] Sur la figure 14, on peut voir une coupe méridienne de transducteur selon l'invention
dont l'élément rayonnant principal est constitué par une zone sphérique raccordée
à deux suspensions périphériques actives et tronc-côniques. Le transducteur comporte
un support rigide 2 sur le quel s'appuient les deux suspensions périphériques tronc-coniques.
La suspension inférieure est munie d'électrodes 27 et 28 tandis que la suspension
supérieure a reçu des électrodes 29 et 30. La zone sphérique rayonnante est munie
d'électrodes 18 et 19. Toutes les électrodes sont reliées à un générateur d'excitation
5 qui réalise la condition de fonctionnement en sphère pulsante. Bien entendu, la
zone sphérique peut être purement passive et il est possible de lui adjoindre une
calotte sphérique supérieure passive-ou active de même courbure qui se raccorde à
la suspension active supérieure encadrée par les électrodes 29 et 30.
[0033] La fabrication d'une zone sphérique peut se faire par soufflage dans un moule en
deux parties d'un tube .de matériau polymère. Les suspensions tronc-côniques peuvent
être rapportées ou réalisées par une autre opération d'étirement du tube de matériau
polymère. On voit sur la figure 14 que la suspension active tronc-cônique peut être
évasée vers le support ou au contraire convergente vers le support. Cette dualité
de forme s'applique aussi aux figures 1 et 9. Les suspensions actives de la figure
14 peuvent être remplacées par des suspensions bimorphes comme illustré sur la figure
2. Ces dernières participent au rayonnement d'ensemble dé la structure rayonnante.
On peut aussi réaliser l'une des suspensions en film bimorphe et l'autre en film simple.
Dans le cas d'une calotte ou d'une zone sphérique passive, il peut être avantageux
de réaliser la portion de surface sphérique en matériau de plus grande compliance
que les suspensions actives. Par exemple, le polyuréthane sera utilisé comme élément
passif et le polyfluorure de vinylidène comme élément de suspension active.
[0034] Bien que les suspensions actives décrites soient réalisées à partir de films polymères,
on ne doit pas écarter les suspensions actives qui font appel à des forces électrodynamiques
ou magnétiques. Il ne faut pas davantage écarter les structures de suspensions actives
à ondulations qui peuvent réduire l'encombrement des structures bimorphes tout en
cumulant les effets de fléchissement sur une longueur effective supérieure à leur
longueur repliée.
[0035] Les structures rayonnantes en polymère sont vulnérables à des poussées exercées sur
leur face convexe. En vue d'assurer leur portection, on peut faire appel à des coussins
perméables acoustiquement que l'on applique contre la face concave. De telles mesures
ont été décrites dans la demande de brevet français N° 80.00311 déposée au nom de
la demanderesse le 8 Janvier 1980.
[0036] Pour terminer, il faut remarquer que l'invention n'est nullement limitée à des surfaces
rayonnantes présentant la symétrie de révolution. La suspension active peut épouser
la forme d'un tronc de cône ou de pyramide à directrice non circulaire se raccordant
avec une portion de surface sphérique. Lorsque la suspension active doit reproduire
les mouvements d'une sphère pulsante, il y a avantage à faire coincider le sommet
du tronc de cône ou de pyramide avec le centre de cette sphère. D'autre part, l'invention
n'est pas non plus limitée aux portions de surface sphériques utilisées en piston.
Elle comprend également à titre de variante de réalisation des pistons de fbrme généralement
sphérique, mais présentant un relief de faible amplitude destiné à accroître la compliance
mécanique.
1. Transducteur électromécanique à structure rayonnante auto-portante comportant au
moins un élément actif sous la forme d'au moins un film (1) de matériau polymère,
cette structure rayonnante étant munie d'au moins une fixation marginale (2) faisant
office d'appui, caractérisé en ce que cette structure rayonnante comporte au moins
une suspension active (3, 4) ayant deux bords reliés par une paroi active ; le premier
bord étant relié à cette fixation (2) ; le second bord de cette suspension active
se raccordant à un élément de fermeture de cette structure rayonnante ; cet élément
de fermeture étant constitué par un film épousant la forme d'une portion de surface
sphériaue ; le mouvement (8, 9) du second bord de la suspension active (3, 4) étant
dirigé suivant les rayons marginaux de cette portion de surface sphérique.
2. Transducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la paroi active épouse
la forme d'une pyramide ou d'un cône tronqué.
3. Transducteur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce
que l'élément de fermeture est un élément passif.
4. Transducteur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce
que l'élément de fermeture est un élément actif (18, 19) revêtu d'électrodes sur ses
deux faces et ayant été polarisé electrique- ment.
5. Transducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce
que l'élément de fermeture est une calotte sphérique.
6. Transducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce
que l'élément de fermeture est une zone sphérique ; deux suspensions actives (27,
28, 29, 30) de forme tronc-cônique étant raccordées aux bords circulaires de cette
zone sphérique.
7. Transducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce
que la paroi active de la suspension est un film se déformant selon des génératrices
rectilignes de celle-ci.
8. Transducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce
que la paroi active de la suspension est une structure bimorphe.
9. Transducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce
que la paroi active de la suspension comporte des protubérances (11) destinées à accroître
la compliance.
10. Transducteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que les excitations électriques
appliquées à l'élément de fermeture et à la suspension active sont telles que le bord
de raccordement de la suspension active simule en grandeur et en signe la déformation
qu'aurait imposé une portion de sphère pulsante venant compléter l'élément de fermeture.
11. Transducteur selon l'une quelconque des revendications,l à 10, caractérisé en
ce que l'élément de fermeture présente un relief destiné à accroître sa compliance.
12. Transducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en
ce qu'il comporte des moyens de protection contre l'enfoncement des parties convexes
de la structure rayonnante.
13. Procédé de fabrication d'un transducteur selon l'une quelconque des revendications
1 à 12; caractérisé en ce qu'il consiste : à pincer un film (24) de polymère entre
deux jeux concentriques de mors annulaires (20, 23, 21 21, 22) ; à déplacer l'un des
jeux par rapport à l'autre pour étirer la zone annulaire (25) du film qui forme la
suspension active et mettre en forme la portion (24) du film située à l'intérieur
du jeu central (21, 22) par enfoncement d'un poinçon (26) ayant une face d'appui sphérique.