[0001] La présente invention concerne une pièce d'horlogerie comportant au moins des moyens
d'affichage analogiques dont les aiguilles se trouvent situées entre un cadran et
une glace portant sur sa face interne une décoration métallisée la recouvrant partiellement
pour supporter un transducteur électro-acoustique et assurer le couplage électrique
avec la première électrode dudit transducteur, un circuit imprimé situé à l'intérieur
de la pièce d'horlogerie comprenant l'électronique de commande et les bornes de sorties
d'un signal électrique de fréquence acoustique, et un dispositif de liaison électrique
comportant deux amenées conductrices arrangées, la première pour entrer en contact
avec ladite décoration métallisée, la seconde pour entrer en contact avec la seconde
électrode dudit transducteur.
[0002] On connaît des pièces d'horlogerie dont le dispositif d'alarme se présente sous la
forme d'un transducteur électro-acoustique opéra- tivement associé à la glace de la
montre. Il s'agit généralement d'une pastille piézo-électrique collée sur la face
interne de la glace et qui reçoit un signal acoustique issu de l'électronique de la
montre. Par exemple, le modèle d'utilité JA 1 223 023 décrit un réveil électrique
qui comporte une plaquette piézo-électrique fixée à la face intérieure de la glace.
La plaquette oscille à une fréquence audible grâce aux signaux émis par le circuit
disposé dans la boite. La plaquette à son tour provoque la mise en vibration audible
de la glace. Dans le modèle cité, la plaquette se trouve au centre de la glace et
sa connexion au circuit interne est réalisée au moyen de deux fils qui d'abord traversent
la glace puis pénètrent à l'intérieur de la montre par un trou pratiqué à la périphérie
du cadran.
[0003] On conçoit que cette construction rend malaisé l'emboîtage de la pièce d'horlogerie.
En effet, après avoir monté le cadran et mis en place les aiguilles, il faut connecter
la plaquette aux fils d'alimentation au moyen de soudures ou de colle conductrice
qui oblige de prévoir pour cette opération un personnel ayant reçu une formation spéciale.
[0004] La présente invention remédie à cet inconvénient en proposant une construction où
l'on évite des soudures ou de la colle conductrice pour connecter la plaquette à sa
source d'alimentation, ce qui facilite grandement l'emboîtage de la montre.
[0005] Une montre ressemblant à la définition générique exposée au premier alinéa ci-dessus
est décrite dans l'exposé d'invention JA 54-59 968. Cependant, il s'agit là d'une
montre à affichage numérique donc dépourvue de cadran interposé entre le module et
la glace de la montre où le problème ne se pose pas de falloir ajouter aux amenées
électriques des lames de contacts après que le cadran ait été monté, comme cela apparaîtra
par la suite.
[0006] La présente invention a pour but de proposer dans une pièce d'horlogerie à affichage
mécanique analogique des moyens de connexion entre le module électronique et le transducteur
électro-acoustique, moyens qui apparaissent dans les revendications.
[0007] L'invention sera exposée maintenant dans la description qui suit et au moyen du dessin
qui montre à titre d'exemple une version préférée de l'invention et dans lequel :
La figure 1 est une vue en plan de la pièce d'horlogerie,et
La figure 2 est une coupe à échelle agrandie selon la ligne A - A de la figure 1.
[0008] La figure 1 montre une pièce d'horlogerie à affichage analogique pourvue d'aiguilles
18. Le cadran 1 porte les repères de l'heure 2 et apparaît au travers d'une glace
3. Le cadran est partiellement masqué pas une décoration 4 qui est apposée sur la
face interne de la glace. Sous cette décoration apparaît en pointillé un transducteur
piézo-électrique 5 et les tenons 12 dont il sera question plus loin.
[0009] La figure 2 qui est une coupe selon la ligne A - A de la figure 1 fait apparaître
les mêmes éléments. La glace 3 est revêtue sur sa face interne d'une décoration 4
qui la recouvre partiellement et qui a la particularité d'être électriquement conductrice.
Le transducteur 5 est une pastille piézo-électrique qui possède sur chacunede ses
faces des électrodes 6 et 7. Selon l'invention, la première électrode 6 est appliquée
directement sur la décoration métallique et y est fixée au moyen de colle par exemple.
On réalise ainsi un couplage électrique et mécanique entre l'électrode 6 et la décoration
métallisée 4. Le dessin montre encore le cadran 1, le mouvement 8 et le circuit imprimé
9 qui comprend outre l'électronique deux bornes de sortie d'un signal acoustique dont
une seule 10 est représentée. Toujours selon l'invention, la liaison électrique entre
la borne de sortie 10 et la décoration métallisée 4 est réalisée au moyen d'une amenée
conductrice 11, dont une des extrémités s'appuie sur la décoration 4. La liaison entre
la borne de sortie non représentée - car se trouvant dans un plan différent - et la
seconde électrode 7 de la pastille 5 est réalisée de la même façon par une amenée
conductrice dont l'une des extrémités d'appui seule est représentée. Ces amenées sont
situées sous la décoration 4 et ne sont donc pas visibles de l'extérieur de la pièce
d'horlogerie.
[0010] Selon une réalisation préférée de l'invention, chacune des amenées conductrices comprennent
l'assemblage d'un tenon 12 et d'une lame 13. D'un côté le tenon est soudé sur le circuit
imprimé à sa borne 10 et de l'autre côté il est décolleté en 14 de façon identique
à ce qui est pratiqué pour le tigeron qui reçoit une aiguille de seconde habituelle.
La lame 13, qui de préférence est réalisée en bronze au béryllium doré, est rivée
à sa première extrémité sur un tube 15 ajusté à frottement gras sur le décolletage
14 et s'appuie à sa seconde extrémité 16 sur la décoration métallisée 4. L'autre amenée
conductrice est réalisée de la même manière et seule apparaît au dessin la seconde
extrémité 17 de sa lame qui s'appuie sur la seconde électrode 7 de la pastille piézo-électrique
5. On a indiqué en 16a et 17a les positions que prennent les lames 16 et 17 avant
qu'elles ne prennent appui la première sur la décoration 4 et la seconde sur llélectrode7.
[0011] On appréciera que la construction qui vient d'être décrite présente au moins deux
avantages importants :
Lors du montage de la montre et une fois le cadran 1 mis en place, on pose les lames
de contact 13 par emboîtage du tube 15 sur le décolletage 14 en même temps qu'on pose
les aiguilles de la montre. De cette façon, lorsque le mouvement est introduit dans
la boîte, les lames élastiques viennent faire contact avec les électrodes de la pastille
sonore. On peut ainsi confier cette opération d'emboîtage à un personnel non spécialisé
et de surcroît on économise du temps.
[0012] La figure 2 montre que le circuit imprimé 9 se trouve relativement éloigné de la
pastille piézo-électrique 5 et que le point de contact de la lame 17 avec l'électrode
7 ne se trouve pas superposé à la borne de sortie (non représentée) du signal sonore
située sur le circuit imprimé 9. Comme on le voit, la réalisation préférée de l'invention
pemet d'assurer le contact et avec des points éloignés (en ajustant la longueur du
tenon) et avec des points décentrés (en ajustant 1a longueur de la lame).
[0013] On mentionnera pour terminer que pour réaliser un bon couplage mécanique entre le
transducteur 5 et la glace 3, le film de colle sera très mince, permettant ainsi également
un couplage électrique capacitif entre la décoration métallisée 4 et l'électrode 6.
L'emploi d'une colle conductrice sur une partie au moins de l'électrode 6 est également
possible, réalisant ainsi une liaison galvanique avec la décoration métallisée 4.
1. Pièce d'horlogerie électronique comportant au moins des moyens d'affichage analogiques
dont les aiguilles (18) se trouvent situées entre un cadran (1) et une glace (3) portant
sur sa face interne une décoration métallisée (4) la recouvrant partiellement pour
supporter un transducteur électro-acoustique (5) et assurer le couplage électrique
avec la première électrode (6) dudit transducteur, un circuit imprimé (9) situé à
l'intérieur de la pièce d'horlogerie comprenant l'électronique de commande et les
bornes de sortie (10) d'un signal électrique de fréquence acoustique et un dispositif
de liaison électrique comportant deux amenées conductrices (11) arrangées la première
pour entrer en contact avec ladite décoration métallisée (4), la seconde pour entrer
en contact avec la seconde électrode (7) dudit transducteur, caractérisée par le fait
que les deux amenées conductrices (11) comprennent chacune un tenon arrangé pour traverser
1e cadran sous la décoration, la première extrémité dudit tenon étant soudée à l'une
desdites bornes de sortie (10) et la seconde extrémité recevant, une fois le cadran
en place, une lame élastique (13) susceptible d'entrer en contact électrique, la première
avec ladite décoration et la seconde avec ladite seconde électrode, quand on introduit
le mouvement dans la boîte de la pièce d'horlogerie.
2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ladite
lame est rivée sur un tube (15) ajusté à frottement gras sur ladite seconde extrémité
(14) du tenon.
3. Pièce d'_horlogerie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que ladite
lame est en bronze au béryllium doré.