[0001] latitude géographique sélectionnables.
[0002] On connaît également des montres-bracelets électroniques digitales à fonction de
calculatrice qui constituent en fait de véritables petites calculatrices de poche.
Un inconvénient majeur de ces montres-là réside toutefois dans la difficulté de prévoir,
sur la surface relativement petite d'une montre-bracelet, la grande quantité de boutons-poussoirs
nécessaires à une calculatrice de poche. C'est ainsi que l'on a prévu, sur la majeure
partie de la face de.la montre, les quelques dizaines de boutons-poussoirs nécessaires,
mais en étant obligé de leur donner des dimensions très petites et une disposition
très serrée, qui ne permet pas de les manipuler avec le doigt, mais nécessitent un
organe pointu, similaire à la pointe d'un stylo. Malgré tout, ces montres calculatrices-là
ne pouvaient correspondre qu'à une calculatrice de poche peu sophistiquée, permettant
les quatre opérations et quelques fonctions analogues, mais ne permettant pas l'accomplissement
de programmes composites compliqués, comportant différentes opérations en chaîne,
et nécessitant la mise en mémoire d'un programme complexe.
[0003] Il faut noter encore que, à l'heure actuelle, l'intérêt à pouvoir appréhender, en
différentes circonstances, des informations relatives à la position du soleil s'est
notamment accru, en particulier pour les personnes de plus en plus nombreuses qui
ont à établir les plans d'installations relatives à la captation de l'énergie solaire,
de même que pour les architectes et urbanistes ayant à s'occuper de questions d'ombre
et de direction d'ombre, de même encore que pour les pilotes et les usagers d'avions
effectuant des vols longs, qui sont intéressés à savoir où et depuis quelle heure
ils rencontreront des conditions de nuit, de jour, de crépuscule, etc. En tant que
catégorie de personnes intéressées par
[0004] La présente invention concerne une montre, notamment une montre-bracelet, électronique,
à affichage digital, avec fonctions géographico-solaires, comprenant des moyens garde-temps
pour l'heure et la date courantes.
[0005] On a déjà proposé diverses montres qui, en plus de l'information de l'heure et l'information
de la date (pour les plus perfectionnées avec comptage des mois et des années du cycle
de quatre ans), fournissent des informations concernant la course solaire, indiquant
notamment l'heure de lever et de coucher du soleil, avec toutefois la restriction
que les informations solaires étaient rapportées à l'heure locale qui n'est que rarement
en coïncidence avec l'heure officielle, celle-ci étant l'heure du centre du fuseau
horaire considéré, voire même l'heure du centre d'un fuseau horaire éloigné vers l'est
(heure d'été, double heure d'été). De plus, les montres proposées ne fournissaient
des informations solaires correctes que pour une certaine zone de latitude géographique,
ou pour un certain nombre de zones de les paramètres de position du soleil, il faut
noter encore les adeptes de la religion musulmane, dont les heures de prière sont
régies par la course du soleil. En particulier, la sixième heure de prière, définie
comme l'heure de tombée de la nuit complète, peut se définir physiquement comme l'heure
où le soleil est descendu d'approximativement 12° au-dessous de l'horizon, et l'instant
où cela se produit, relativement à l'instant du coucher du soleil, varie selon la
latitude et selon la période de l'année solaire (les mois musulmans se décalent progressivement
d'été en hiver et vice versa, en un cycle d'approximativement 30 ans).
[0006] Des considérations qui précèdent, il ressort que des fonctions de calcul particulièrement
intéressantes à intégrer dans une montre sont les fonctions relatives au soleil. Par
ailleurs, les montres calculatrices existantes sont agencées pour l'utilisation générale,
non particulièrement dirigées vers les opérations de calcul solaire, dont elles ne
seraient du reste pas à même de mémoriser les programmes fort complexes.
[0007] L'art antérieur présente donc des lacunes en ce qui concerne une montre calculatrice
du type très particulier en question, et qui devrait, vu la spécialisation de ses
fonctions de calcul, permettre une commande par un petit nombre de boutons-poussoirs
facilement manipulables du doigt et n'encombrant pas la face de la montre, une mémorisation
permanente ou semi-permanente
-des programmes complexes de calcul devant pouvoir être possible en ces circonstances,
toujours du fait de la spécialisation susmentionnée.
[0008] Il y a lieu de noter encore que, dans les montres calculatrices existantes, la plus
grande partie de la face de la montre est occupée par des boutons-poussoirs de sorte
que la surface pour l'affichage est petite, ce qui oblige soit à n'avoir que très
peu de digits affichés soit à n'avoir que des caractères d'affichage extrêmement petits.
Cet inconvénient devrait être éviter dans la montre spécialisée précédemment considérée.
[0009] Le but de la présente invention est de fournir une telle montre électronique à affichage
digital munie de fonctions solaires, qui réponde
": aux exigences et intérêts ressortant des considérations précédemment exposées et
qui évite les inconvénients également susmentionnés des montres-bracelets calculatrices
à fonction générale connues de l'art antérieur.
[0010] Conformément à l'invention, ce but est atteint par les caractères énoncés dans la
revendication indépendante annexée.
[0011] Les revendications dépendantes définissent des formes d'exécution particulièrement
avantageuses en ce qui concerne principalement la commodité de manipulation de la
montre calculatrice solaire et sa commodité de lecture des informations fournies,
et également en ce qui concerne le groupement des fonctions et commandes de fonction,
étant entendu que, sur un très grand nombre de fonctions possibles avec la montre,
chaque utilisateur doit pouvoir retenir aisément un groupe particulier de fonctions
qui l'intéressent particulièrement, sans avoir forcément à garder en tête le mode
d'emploi complet de la montre pour toutes les autres fonctions qui l'intéressent .
moins. Les formes d'exécution avantageuses définies par les revendications dépendantes
précisent donc, d'une part, un grand nombre de fonctions qui seront avantageusement
incluses dans la montre pour qu'elle soit très universelle, et, d'autre part, un agencement
rationnel de ces fonctions pour permettre à l'utilisateur, selon ce qui vient d'être
expliqué, un apprentissage sélectif des manipulations nécessaires aux fonctions qui
lui sont particulièrement utiles.
[0012] Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une forme d'exécution, présentant de
nombreuses possibilités de variantes, de l'objet de l'invention. Dans ce dessin:
La fig. 1 est une vue frontale d'une montre-bracelet électronique à affichage digital
des fonctions géographico-solaires, selon la conception en question, cette fig l'représente
la montre en régime de tableau I,
la fig. 2 montre une série d'aspects C11-C16, C21-C26, C31-36, que l'affichage de
la montre peut fournir, dans les différents régimes où elle peut se trouver, dans
les différentes situations de non correction, de correction en avant, de correction
en arrière et de travail sur tableau, dans différentes hypothèses d'utilisation, cette
figure 2 n'étant bien sûr pas exhaustive,
la fig. 3 montre schématiquement comment se compose, à l'aide des fig. 4, 5, 6 et
7, le schéma électronique et logique général de la montre,
la fig. 4 est une partie du schéma de la montre selon la fig. lqui présente l'ensemble
de circuits servant à l'élaboration et à l'emmagasinement des informations de temps,
de date, de lieu, d'heure locale, d'azimut du soleil (AS)et de hauteur du soleil (HS)
traitées ou à traiter, et à afficher sélectivement,
les fig. 5a et 5b représentent le schéma de la partie des circuits de la montre comprenant
les circuits de commande liés aux organes de commande d'utilisation, de même qu'un
certain nombre de circuits auxiliaires pour différentes fonctions,
la fig. 6 est un schéma représentant la partie du circuit de la montre constituant
la commande générale interne des fonctions de la montre, en particulier la commande
des fonctions de la calculatrice, en dépendance des commandes d'utilisation (fig.
5) et des informations générales élaborées (fig. 4), cette fig. 6 représentant également
la commande d'affichage et l'affichage en multiplexage des informations principales,
les fig. 7a, 7b et 7c représentent schématiquement la partie de la montre constituant
la calculatrice, réalisée sous forme de microprocesseur, les éléments visibles à la
fig. 5 symbolisant principalement des programmes élémentaires de micro-processeurs,
les éléments matériels par lesquels le micro-processeur effectue ces programmes, éléments
qui sont en grande partie les mêmes pour la plupart des programmes, n'étant pas représentables
comme tels,
la fig. 8 est un schéma plus détaillé d'un des six circuits identiques "d'entrée de
commande", ou de "bouton-poussoir", visibles aux fig. 5a et 5b,
la fig. 9 représente d'une façon détaillée le schéma logique d'un bloc de "LOGIQUE
A.M.P." visible à la fig. 7b, et
la fig 10 représente, d'une façon détaillée, le schéma logique d'un bloc de "LOGIQUE
DE PREPARATION" également visible à la fig. 10.
[0013] On commencera par considérer la présentation de la montre et ses fonctions telles
qu'elles apparaissent uniquement pour l'utilisateur (sans entrer encore dans' les
détails de la constitution interne, ce qui sera fait plus loin en liaison avec les
fig. 4 et suivantes).
[0014] D'une façon générale, la montre est susceptible de se trouver dans trois régimes,
à savoir le régime normal RN, le régime de tableau I RTI et le régime de tableau II
RTII. L'ensemble des deux régimes RTI et RTII est désigné comme étant le régime tableaux
RT. Par ailleurs, la montre peut se trouver en quatre situations pour le traitement
des informations qu'elle affiche, à savoir la situation de non correction SCN, la
situation de correction en avant SCAV, la situation de correction en arrière SCAR
et la situation de travail en tableaux STT.
[0015] A la fig. 1, la montre est représentée en régime de tableau I RTI et en situation
de travail en tableau STT. Les 18 exemples de la fig. 2 C11-C16, C21-C26, C31-C36
(ce nombre indiquant les coordonnées de la position de chaque exemple à la fig..2)
représentent d'abord trois exemples de la montre en régime normal RN (Cll, C12, C13),
nuis onze exemples de la montre en régime tableau I RTI (C14-C16, C21-C26, C31-C32),
et.enfin quatre exemples de la montre en régime tableau II RTII (C33 - C36).
[0016] L'exemple Cll de la fig. 2 représente la montre dans sa fonction usuelle, la plus
simple, dans laquelle elle n'affiche que l'heure et la minute, sur douze heures avec
en plus l'indication A/P. Dans l'exemple Cll de la fig. 2, la montre indique lOh 35
du soir.
[0017] Comme on le voit à la fig. 2, la montre peut présenter jusqu'à trois lignes d'information
superposées, la ligne du haut, la ligne du milieu et la ligne du bas, et elle présente
encore, tout à droite, une série de signes indicateurs du régime, de la situation
et d'autres circonstances particulières concernant différents états dans le cadre
du travail en tableaux. Chacune des trois lignes comprend quatre postes d'affichage
à sept segments, principaux, un poste d'affichage à sept segments, auxiliaire. tout
à gauche, et deux points d'affichage séparant les deux postes principaux de gauche
des deux postes principaux de droite. Six boùtons-poussoirs se répartissent sur les
flancs de la carrure de la montre, trois à gauche (BPH', BPM', BPB') et trois à droite
(BPH, BPM, BPB). Dans la mesure où ces boutons-poussoirs ne commandent pas des fonctions
tout à fait générales affectant toute la montre, ils commandent toujours des fonctions
relatives à l'information affichée sur celle des lignes en face de laquelle se trouve
le bouton-poussoir. Par exemple, à la fig. 1, la ligne du milieu affiche l'heure,
8 h 46 du matin. Pour corriger cette information horaire, le bouton du milieu à droite
BPM sera utilisé, si l'on est en situation de correction.
[0018] En haut tout à gauche, l'affichage comporte deux traits presque verticaux pour l'indication
du régime. Lorsqu'aucun n'est activé (par exemple Cll à C13, fig. 2), la montre est
en régime normal RN. lorsqu'un est activé (par exemple C21-C26 fig. 2) on est en régime
tableau IRTI et lorsque deux sont activés (par exemple C33-C36 de la fig. 2) la montre
est en régime de tableau II, RTII.
[0019] En bas, tout à gauche, la montre peut afficher un trait presque vertical avec soit
une pointe de flèche vers le haut, soit une pointe.de flèche vers le bas, soit deux
pointes de flèche vers le haut et vers le bas. Lorsque rien n'est affiché à cet endroit,
la montre se trouve en situation de non correction SNC, lorsqu'une flèche dirigée
vers le haut est affichée, la montre se trouve en situation de correction en avant
SCAV, lorsqu'une flèche dirigée vers le bas est affichée, la montre se trouve en situation
de correction en arrière SCAR, et lorsqu'une flèche bidirectionnelle est affichée,
la montre se trouve en situation de travail en tablea
LKSTT. On verra plus loin la signification des autres symboles affichés tout à gauche.
[0020] Pour multiplier les possibilités de commande fournies seulement par six boutons,
on a, comme on le verra en liaison avec les fig. 5 et 8, des circuits de commande
d'entrée qui distinguent le cas où un bouton-poussoir a été : "brièvement poussé puis
relâché"(courte pression),"pressé au moins durant une seconde avant d'être relâché"(longue
pression) et"pressé, puis relâché puis pressé une nouvelle fois dans un intervalle
d'une seconde"(double pression). Chacun de ces trois types de manipulation fournit
une commande distincte, ce qui revient à la possibilité de donner dix-hit imjonctions
différentes, avec les six boutons-poussoirs. Dans tous les régimes et dans toutes
les situations (à l'exception du cas où une correction est en cours) une brève pression
sur un bouton-poussoir de gauche fait avancer d'un pas le type d'information que l'on
a sur la ligne correspondante. En régime normal RN, la ligne du milieu n'a qu'un seul
type d'information, à savoir l'information de l'heure courante, et une brève pression
sur le bouton du milieu à gauche n'a pas d'influence..Par contre, la ligne supérieure
peut à choix ou bien ne fournir aucun affichage (par exemple Cll, fig. 2) ou bien
fournir l'affichage du jour de la semaine et de la seconde (C13, fig.2). En régime
normal, chaque courte pression sur le bouton supérieur gauche BPH' fait apparaître,
puis disparaître, puis à nouveau apparaître, etc, les indications de jours de la semaine
et de secondes. Il en va de même pour la ligne inférieure en ce qui concerne la date,
en mois, quantième, éventuellement année (0,1,2, 3) du cycle de quatre ans, en situation
de correction, l'indication de date apparaît et disparaît en régime normal, chaque
fois que l'on exerce une courte pression sur le bouton inférieur gauche BPB'.
[0021] En régime tableaux, le cycle des trois lignes est le suivant: ligne supérieure: "écart
horaire" EH, "hauteur du soleil" HS, ligne du milieu: "fuseau horaire, latitude" FHL,
"heures et minutes" HT, et ligne inférieure: "date" DT, "azimutl. du soleil" AS. Cet
agencement est le même pour les deux régimes tableaux RTI et RTII.
[0022] Ainsi donc, on voit que, en régime tableaux, les lignes médiane et inférieure présentent
une fois la même information qu'en régime normal et une fois une autre information,
et que seule la ligne supérieure présente, en régime tableaux,-deux informations autres
que celle que cette même ligne donne en régime normal.
[0023] Le fonctionnement en régime normal est simple, la montre affiche soit uniquement
l'heure courante, soit l'heure courante avec une des informations de "date courante"
et de "jour de la semaine, secondes", soit l'heure courante et ces deux informations.
Pour les corriger, s'il y a lieu, il faut mettre la montre en situation de correction
avant ou arrière. Une pression longue sur le bouton inférieur gauche BPB' amène la
situation de correction en avant SCAV , puis la pression suivante, la situation de
correction en arrière SCAR, puis la pression suivante la situation de travail sur
tableaux STT,.puis la suivante ramène la situation de non correction SNC. Si on a
établi la situation de correction (par exemple C13, fig. 2), une courte pression sur
le bouton-poussoir de droite fait avancer (ou reculer) d'un pas l'information des
unités, c'est-à-dire du dernier.digit principal à droite de la ligne considérée, une
longue pression fait avancer d'un pas le digit situé juste à gauche des deux points,
et une double pression provoque, selon le cas, soit une avance(ou un recul) d'un pas
de l'information auxiliaire dans le champ auxiliaire tout à droite, soit une avance
d'un pas des dizaines, dans le second digit principal depuis la droite. Comme on le
verra plus loin, pour faciliter certaines mises en position, une longue pression sur
un bouton-poussoir de droite venant, dans le même processus de correction, après une
courte ou une double pression, fait avancer d'un pas le digit des dizaines, à droite
des deux points, au lieu des digits situés à gauche des deux points. Chaque fois que
l'on a effectué une correction, on doit, lorsque celle-ci est inachevée, la quittancer
par une courte pression sur le bouton-poussoir gauche de la ligne considérée. Tant
que la correction n'est pas quittancée, elle est considérée comme n'étant pas achevée
et il est notamment impossible de passer en une situtation autre que la situation
de commande en avant et la situation de commande en arrière. Il est clair que la courte
pression de quittance ne provoque pas de décalage du type d'affichage de la ligne,
et c'est l'exception précédemment mentionnée. Par ailleurs, tant que l'on fait des
corrections, on peut passer sans difficulté de la correctionen avant à la correction
en arrière sans repasser chaque fois par les situations de travail en tableaux STT
et de non correction SNC. Dès que toutes les corrections commencées sont quittancées,
le cycle de quatre positions pour la commande des corrections (longue pression sur
le bouton-poussoir inférieur gauche, contrôle par les flèches en bas à gauche), redevient
applicable.
[0024] Le régime (normal, RN, tableau I RTI et tableau II RTH), est sélectionné par des
pressions longues sur le bouton supérieur gauche BPH'. La succession est: RN, RTI,
RTII, RN.... Le signe tableau, imitant les caractères I et II, en haut à gauche, apparaît
en correspondance. Une conséquence particulière de la présence d'une correction, c'est-à-dire
une correction en cours, non encore quittancée, est que le passage du régime nor
- mal en régime tableaux, et vice versa, n'est plus possible. Si donc on se trouve
en régime normal, on y reste constamment, indépendamment de toute pression longue
sur le bouton supérieur gauche, et si l'on est en régime tableaux, les longues pressions
sur le bouton supérieur gauche font passer du tableau I au tableau II, puis du tableau
II au tableau I, etc.
[0025] Il faut remarquer que les corrections effectuées concernent toujours l'information
qui se trouve affichée.
[0026] En C13, fig. 2, on a par exemple la situation de correction en arrière. En C12, fig.
2, un petit trait, qui fera le cas échéant un angle avec le trait d'indication RTI,
indique que le régime tableau I RTI que l'on pourrait appeler sera d'un type spécial,"sans
alignement automatique", particularité qui sera examinée plus loin.
[0027] Après une longue pression sur le bouton supérieur gauche BPH, on passe en régime
tableau I RTI, et l'affichage d'un trait vertical apparaît en haut à gauche. Lorsque
le régime tableau RTI apparaît, ce sont toujours les premières informations du cycle
qui apparaissent, c'est-à-dire que l'on a sur la ligne du haut l'écart horaire EH,
sur la ligne du milieu le fuseau horaire et la latitude FHL, et sur la ligne du bas
la date DT. Pour les heures et la date, on distingue la date tableau DT de la date
en régime normal DN, et l'heure tableau HT de l'heure en régime normal HN, bien qu'elles
soient affichées sur les mêmes lignes (mains non dans les mêmes conditions).
[0028] La ligne du milieu indique le fuseau horaire, de zéro à 24 selon les désignations
classiques. La latitude est indiquée en degrés par les deux postes d'affichage principaux
de droite, et en dixièmes de degré par le poste d'affichage auxiliaire tout à droite;
le point supérieur des deux points indique une latitude nord et le point inférieur
des deux points indique une latitude sud.
[0029] L'écart horaire (ligne supérieure) indique, directement en heures et en minutes,
la longitude du point considéré par rapport à celle du centre du fuseau horaire indiqué.
Lorsque l'heure officielle au point considéré est celle de son propre fuseau horaire,
l'écart . horaire est au maximum de 30 min, au centre du fuseau horaire l'écart horaire
est 00. Par contre, quand un point a l'heure officielle d'un fuseau horaire autre
que celui dans lequel il se trouve (par exemple la Bre- tagne a, en été, l'heure du
fuseau horaire 2 alors qu'elle se trouve à l'Ouest du centre du fuseau horaire O)
l'écart horaire peut prendre des valeurs dépassant une heure. L'avantage d'exprimer
ainsi cette position longitudinale est que la mesure est indépendante de la latitude
et quelle est la plus familière aux utilisateurs. Elle présente également l'avantage
que le passage à l'heure d'été se fait simplement par augmentation de un rang du fuseau
horaire et augmentation de une heure de l'écart horaire. Pour les recherches de positions
géographiques d'après des relevés solaires, fonction que l'on examinera plus loin,
l'indication de l'écart horaire est également utilisée; pour des raisons de convenance,
on a toutefois limité l'écart horaire à 6 h 59 min en plus ou en moins. Les régions
qui peuvent avoir l'heure officielle d'un fuseau horaire donné, selon les possibilités
de la montre, s'étendent donc sur six fuseaux horaires de part et d'autre de ce fuseau
horaire-là, c'est-à-dire sur la moitié d'une circonférence terrestre. Pour exprimer
les autres positions, il faudra en tous les cas se référer au fuseau horaire antipode.
Ainsi, on pourra par exemple désigner tous les endroits de la terre en se référant
soit au méridien de Greenwich (fuseau horaire O), soit au méridien 180 des îles Aléoutiennes,
(fuseau horaire 12). En fait, il est rare que l'heure officielle s'écarte de plus
de 3 h de l'heure locale; en tout endroit on sait l'heure de quel fuseau horaire on
a, et l'on sait combien le midi effectif a de retard ou d'avance par rapport au centre
de ce fuseau horaire.
[0030] Les trois informations EH, FHL et DT, fixent ainsi le lieu, en longitude et en latitude,
et la date, du point considéré. En passant alors à la deuxième position du cycle d'affichage,
on obtiendra (toujours en régime tableaux) la hauteur du soleil sur la ligne supérieure,
l'heure sur la ligne médiane, et l'azimut du soleil sur la ligne inférieure. Dans
ces conditions, si l'heure qui subsiste sur la ligne médiane est l'heure actuelle,
et si l'on a réglé le lieu géographique de la montre sur le point où l'on se trouve,
les lignes respectivement supérieure et inférieure indiqueront automatiquement la
position du soleil, en hauteur et en azimut., à l'instant et l'endroit actuel. Chaque
minute, les deux informations d'azimut et de hauteur solaire AS, HS, seront rectifiées,
en même temps que l'information de minutes courantes. On peut toutefois désolidariser
l'heure affichée de l'heure courante et faire apparaître par exemple sur la ligne
du milieu, une autre heure de la journée, par une correction en avant ou en arrière.
Dès que cette correction est confirmée (quittancée), la partie calculatrice de la
montre entre en fonction et réaligne'automatiquement les indications AS et HS (azimut
et hauteur solaire) en fonction de la nouvelle heure. De même, on peut corriger l'information
d'azimut AS, ou l'information de hauteur solaire HS, les deux autres informations
se réalignent automatiquement sur celle qui vient d'être corrigée dès que la correction
est quittancée. Ceci constitue la particularité tout à fait originale du fonctionnement
de la montre en régime tableau I RTI. Dans ce régime, on peut également faire apparaître
par exemple la hauteur du soleil sur la ligne supérieure, l'heure sur la ligne médiane,
et la date sur la ligne inférieure. Si le dernier réalignement s'est fait sur l'heure,
ou s'il n'y a pas encore eu de réalignement, toute modification de la date provoquera
automatiquement un réalignement de l'information de hauteur solaire en fonction de
la date, l'heure étant conservée. En même temps, l'information d'azimuth solaire,
provisoirement non affichée mais malgré tout présente, est également réalignée compte
tenu de la nouvelle date. On peut ainsi savoir par exemple à quelle hauteur le soleil
se trouvera en un endroit déterminé pour n'importe quel jour de l'année. Si le dernier
alignement avant la correction de date a été fait par exemple sur la hauteur solaire,
le réalignement en fonction de la date se fait avec conservation de la hauteur solaire
et redétermination de l'heure à laquelle, à la nouvelle date, le soleil se trouvera
à la hauteur fixée (par exemple 26,4°, quatrième heure de prière des musulmans).
[0031] En régime tableau I RTI, une possibilité particulièrement intéressante est offerte
par les corrections "MONOBLOC". Il s'agit de positions particulières de la hauteur
solaire HS qui sont préétablies et que l'on peut faire apparaître en bloc , sans qu'il
soit nécessaire de corriger la valeur HS pas à pas. Il existe trois positions"monoblocs"
principales, à savoir le lever du soleil, le passage du soleil au méridien (hauteur
maximum) et le coucher du soleil. Ces trois situations particulières peuvent être
amenées à l'affichage, la première, lever du soleil, par une longue pression sur le
bouton supérieur droit BPH la seconde, midi, par une longue pression sur le bouton
du milieu à droite BPM, et la troisième, coucher du soleil, par une longue pression
sur le bouton inférieur droit BPB. Ces trois positions particulières intéresseront
pratiquement tous les utilisateurs. En plus, il existe trois positions qui seront
surtout importantes pour les adeptes de la religion musulmane, il s'agit de la position
"aube", soleil montant encore 12° en dessous del'horizon, de la position "déclin",
soleil descendant encore 26,4° au-dessus de l'horizon, et "crépuscule", soleil descendant
12° au-dessous de l'horizon. Ces trois positions peuvent être appelées respectivement,
la première, aube, par une courte pression sur le bouton supérieur droit BPH (position
voisine du lever, même bouton), la seconde, déclin, par une courte pression sur le
bouton médian 3 BPM (position voisine de midi, même bouton), et la troisième, crépuscule,
par une courte pression sur le bouton inférieur droit BPB (position voisine du coucher,
même bouton). Ces mises en position "monoblocs" interviennent en régime tableau I
en situation de travail sur tableau STT, et ceci indépendamment des affichages qui
se présentent au moment où les boutons correspondants sont actionnés. Les affichages
de la ligne médiane et de la ligne inférieure restent ce qu'ils sont, c'est-à-dire
que si, par hasard, par exemple l'affichage inférieur présente à ce moment-là la date,
la date restera affichée, mais la mise en position d'azimut solaire AS s'effectuera
quand même, et l'information apparaitre dès que l'on fera apparaître en ligne inférieure
l'azimut et non pas la date. Il en va de même pour la ligne médiane. Par contre, les
corrections monoblocs établissent obligatoirement sur.la ligne supérieure l'affichage
de la hauteur solaire HS, car cet affichage permet de reconnaître les positions monoblocs.
[0032] En passant, il y a lieu d'indiquer de quelle manière l'affichage de la hauteur solaire
est déterminé quant au fait que le soleil est dans la partie ascendante de sa course
ou dans la partie descendante de sa course, ou encore à son apogée ou à son périgée.
Sur la ligne supérieure, en cas d'affichage de la hauteur solaire HS, les deux digits
d'affichage principaux de droite indiquent la valeur de la hauteur solaire en degrés
(maximum 90
0) et le digit auxiliaire, tout à droite, indique les dixièmes de degré. Le digit situé
immédiatement à gauche de la position des deux points (qui n'apparaissent pas pour
cet affichage-là) est réservé au signe "-", pour les hauteurs en dessous de l'horizon.
Le dernier digit vers la gauche affiche un "h" lorsque le soleil est dans la partie
montante de sa course, plus près de midi que de minuit, c'est-à-dire le matin. Lorsque
le soleil est dans son ascencion, mais encore plus près de 00 h que de midi, le fi
est pourvu d'une barre horizontale supérieure, comme on le voit par exemple en C21
à la fig. 2. Ensuite, lorsque le soleil atteint sa position maximum (méridien) le
signe devient un "H" comme cela est montré par exemple en C23 à la fig. 2. Puis, lorsque
le soleil redescend , mais est encore plus près de midi que de minuit, le "h" s'inverse
pour devenir "

"; cela est montré par exemple en C24 à la fig. 2. Enfin, lorsque dans sa course descendante,
le soleil est plus près de la fin du jour que de midi, le "

" s'orne d'une barre supérieure pour devenir "3", comme cela est visible en C25 à
la fig. 2. Ensuite, lorsque le soleil passe au minimum sous l'horizon (minuit vrai),
le "H" s'orne d'une barre inférieure, ayant l'allure d'un "

" comme on le voit par exemple en C16 à la fig. 2.
[0033] Il est à remarquer que pour les positions "H" et "H", il n'est pas nécessaire d'indiquer
la valeur de la hauteur, on indique simplement qu'il s'agit du maximum ou du minimum,
la montre se charge de calculer la hauteur.
[0034] Les corrections monoblocs se contentent d'appliquer la valeur voulue du paramètre
solaire HS, avec le signe voulu, et la calculatrice fait le reste.
[0035] La colonne du milieu de la fig. 2, c'est-à-dire les positions C21 à C26, illustre
les six positions monoblocs successives. Celles-ci sont reconnaissables aux valeurs
HS suivantes : "

(ou

) -12,0":aube, "h" (ou h) 00,0"; lever, "H... (valeur quelconque calculée par la montre)";midi,
soleil au méridien "h 26,4"; déclin, h (ou h) 00,0"; coucher et "h (ou h) -12,0";
crépuscule. Ceci correspond aux six positions de la colonne centrale de la fig. 2.
[0036] En régime tableaux, l'heure et la date peuvent correspondre au temps présent, ou
peuvent être désynchronisés.Tout à gauche, légèrement au-dessus de la ligne médiane
(apte à afficher l'heure) et de la ligne inférieure (apte à afficher la date) figurent
des signes qui sont soit des "p" soit des "o". Le passage d'un signe à l'autre se
fait par adjonction ou effacement de la barre verticale. Cet affichage n'apparaît
qu'en régime tableaux. Le "p" indique que l'on a le "temps présent", selon le cas
pour l'heure et/ou pour la date. L'autre signe "o" indique que le temps est désynchronisé,
selon le cas pour la date ou pour l'heure. Il va de soi que, dès que l'on opère une
correction d'heure, ou une correction de hauteur solaire HS devant provoquer un réalignement
de l'heure, ou une correction d'azimut solaire AS devant provoquer un réalignement
de l'heure,ou encore une correction "monobloc" devant provoquer un réalignement de
l'heure, l'indication de l'heure, en régime tableau I, est automatiquement désynchronisée.
La date quant à elle ne se désynchronise que si elle subit'une correction (ou un appel-mémoire,
fonction qui sera examinée plus loin). Il est à remarquer que, par une double pression
respectivement sur le bouton médian gauche et sur le bouton infêrieurjgauche, il est
possible de désynchroniser et de resynchroniser respectivement l'heure et la date,
en régime tableaux.
[0037] Pour le travail en régime tableaux, l'heure et la date sont supportées par des registres
de travail distincts des registres compteurs qui établissent l'heure et la date courantes.
On peut ainsi modifier la position d'heure et de date, par exemple pour connaître
la hauteur du soleil dans trois mois- à 7h 30 du matin, sans aucunement perdre l'information
d'heure et de temps courant qui reviendront automatiquement si l'on resynchronise
la date et/ou l'heure et qui réapparaîtront d'une manière obligatoire si l'on revient
en régime normal RN.
[0038] Avec la montre en question, lorsque l'on passe en régime tableaux depuis le régime
normal (et en situation de non correction SNC), les informations d'heure et de date
du tableau qui apparaissent premièrement ne sont pas celles des registres de travail
mais celles des registres de temps normal. Ceci permet, par une manipulation très
simple, de connaître toujours les positions solaires à l'instant même que l'on vit.
Si l'on essaie d'effectuer une correction d'heure ou de date dans cette situation,
cette correction n'a pas lieu, mais en échange l'heure et/ou la date, se trouvent
désynchronisées. La prochaine correction sera efficace. Ensuite, lorsqu'on resynchronise
la date et l'heure (à l'aide d'une double pression sur le bouton gauche correspondant)
c'est le registre de travail qui s'aligne sur le compteur d'heure ou de date courante,
mais on ne reprend pas l'information directement des compteurs d'heure et de date
courantes. La désynchronisation à partir de la position primitive particulière susmentionnée
peut également se faire par une double pression sur le bouton correspondant de gauche.
Les signes "p" ou "o" s'établissent tout à gauche de la montre de toute façon en correspondance
avec ce qui a été indiqué précédemment. Il y a lieu de noter que ces questions de
synchronisation et désynchronisation des informations d'heure et de date en régime
tableau sont résolues exactement de la même façon dans le régime de tableau II RTII,
qui sera examiné plus loin.
[0039] Il reste à voir la question du lieu. En principe la montre mémorise trois lieux différents,
donnés chacun par une valeur d'écart horaire EH, une valeur de fuseau horaire FH et
une valeur de latitude L. La montre comprend trois mémoires de lieux "LOC A", "LOC
B", "LOC C". L'information "LOC A" est celle du"lieu de port d'attache, c'est (à une
exception près qui sera examinée plus loin) toujours ce lieu là qui intervient pour
l'heure usuelle, en régime normal RN. Il est vrai que le lieu n'est pas affiché dans
ce régime, mais implicitement, c'est le lieu de port d'attache LOC A qui compte.
[0040] En régime tableaux, le maintien du lieu de port d'attache LOC A intervient au début
de la même façon que l'heure usuelle et la date usuelle, comme mentionné plus haut.
Ensuite, dès que l'on veut effectuer une correction de lieu, ou dès que l'on tend
à effectuer un changement de lieu, c'est le régime de travail du lieu qui fournit
l'information de lieu. Les changements de lieux sont efffectués selon un cycle de
quatre ou cinq, par deslongues pressions sur le bouton médian gauche BPPZ'. Leur contrôle
est donné par un groupe de quatre points situé tout à gauche au milieu, entre les
deux marquages "p". Les quatre points de ce groupe occupent approximativement les
trois sommets et le milieu de la base d'un triangle isosèle posé sur sa base (côtés
égaux obliques). En principe, le marquage d'un point indique LOC A, le marquage des
deux points l'un à côté de l'autre indique LOC B et le marquage de trois points l'un
à côté de l'autre indique LOC C. Le marquage de trois points en triangle indique que
le lieu de travail n'est plus déterminé par l'une des trois momorisations LOC A, LOC
B, LOC C. Quant au point unique qui indique LOC A, s'il est en haut (sommet supérieur
du triangle) il signifie que ce LOC A est celui du port d'attache pris pour lui-même
en début de régime tableaux, tandis que s'il est tout à gauche de la base, il indique
qu'il s'agit du registre de travail de lieu synchronisé sur LOC A (comme il pourrait
être aussi synchronisé sur LOC B, ou synchronisé sur LOC C, ou encore non synchronisé).
A part le fait qu'il ne subit pas de changement automatiquement chaque minute ou chaque
24 heure, le registre de port d'attache LOC A joue le même rôle que les compteurs
de temps usuel pour l'heure et la date.
[0041] Théoriquement, le comptage du temps exact se fait en liaison avec le temps le plus
en retard de la planète, c'est-à-dire celui du fuseau horaire 12. Dans ls registres,
les fuseaux horaires sont comptés de façon telle que le fuseau 12 a la valeur zéro,
le fuseau 0 Greenwich) a la valeur 12 et le fuseau 11 (Australie, Nouvelle-Zélande)
a la valeur 23. En outre, pour tenir compte du fait que les derniers fuseaux pourraient
éventuellement introduire l'heure d'été, voire la double heure d'été, ou une heure
en avance de trois heures, on a prévu des fuseaux horaires 24, 25, 26, qui, pour l'affichage
sont dénommés 12', 13', 14', le ' étant en l'occurrence affiché devant le 1 du chiffre
12, 13 et 14, sur la ligne médiane, partie gauche, de la montre.
[0042] La transformation de la dénomination des fuseaux horaires se fait simplement à l'affichage,
un bit de pondération 12 étant inversé. Lorsque l'on modifie le fuseau horaire à considérer,
l'heure usuelle, calculée toujours pour le fuseau horaire le plus en retard, est augmentée
d'un nombre d'unités égal au rang du fuseau horaire (selon la série particulière susmentiônnée).
Ainsi, l'information du lieu de port d'attache, quoique non fournie en régime normal,
est sousjacente à la fourniture de l'information de l'heure et de la date courantes
au lieu du port d'attache, c'est-à-dire de l'information horaire fournie en régime
normal. On peut toutefois, sans se départir du régime normal, faire fournir un bref
instant,par la ligne médiane d'affichage de la montre l'heure qu'il est, non plus
au lieu de port d'attache, mais au lieu présent dans le registre de lieu de travail.
Il suffit pour cela, en régime normal, d'effectuer une longue pression sur le bouton
médian gauche BPM' qui, en régime de tableaux, sert au changement de lieu, et qui,
dans ce cas, tout aussi longtemps qu'il est pressé au-delà de la première seconde,
provoque, pour l'affichage, le remplacement du lieu de port d'attache par le lieu
contenu dans le registre de travail. On a là une possibilité facile de connaître en
tout temps, sans autres manipulations de la montre, l' heure qu'il est dans un endroit
important, par exemple à New York pour un homme d'affaire suisse ayant des intérêts
à New York, ou au Caire pour'un égyptien résidant à Hong kong.
[0043] On a vu approximativement le rôle des dix- huit commandes dans le régime normal RN
et dans le régime tableau I RTI. Il reste toutefois à voir le rôle d'une double pression
sur le bouton supérieur gauche BPH. En régime normal, une telle double pression a
pour effet d'enclencher la préparation du régime tableau I spécial, puis, le cas échéant,
de le déclencher, etc. Ceci est représenté par une petite barre en haut à gauche,
comme on le voit en C12 de la fig. 2. En régime tableau I, une telle double pression
ne peut avoir comme effet que de supprimer le régime tableau I spécial, pour ramener
le régime tableau I normal. De plus, une telle double pression, dans l'un et l'autre
des régimes tableaux, a pour effet, si tous les affichages sont sur la deuxième position
du cycle (HS, HT, AS), de ramener tous les affichages sur la première position (EH,
F
HL, DT). Si tous les affichages ne sont pas sur la seconde position, une première double
pression sur le bouton supérieur gauche les amène tous sur la seconde position, puis
la double pression suivante les ramène sur la première, et ainsi de suite.
[0044] On n'a pas vu encore également le rôle d'une double pression sur un des boutons-poussoirs
de droite, en régime tableaux et en situation de transfert tableaux STT. Une telle
commande provoque un "appel-mémoire" de l'information affichée sur la ligne en question.
Par appel-mémoire on désigne l'amenée sur le registre de travail correspondant d'une
information antérieurement mémorisée, les registres de travail de l'heure, de la date,
de l'azimut AS et de la hauteur solaire HS, possédant tous une annexe-mémoire dont
on peut tirer à tout moment la valeur de contenu, si désiré. L'écriture dans l'annexe-mémoire
des registres ne peut se faire qu'en régime tableau II, comme cela sera expliqué plus
loin. L.'appel-mémoire par contre intervient dans les deux régimes tableaux, pourvu
que l'on soit en situation de transfert en tableaux STT (signalée par une double flèche
en bas à droite). On se rappelle que le régime tableau I spécial(RTIS)est semblable
au régime tableau I, à ceci près que les alignements automatiques ne se font pas.
Si donc, ce régime spécial étant enclenché, on fait par exemple un appel monobloc,
l'information de hauteur solaire s'établira bien dans la ligne supérieure, mais les
deux informations d'heure et d'azimut ne seront pas réalignées.
[0045] On note également que, avec le régime de tableau I, il est possible d'introduire
des valeurs inacceptables. Par exemple, comme cela est montré en C15 de la fig. 2,
pour une latitude de 6,4° sud, l'azimut. solaire 232,7 (mesuré depuis le nord en partant
vers l'est), peut être inexistant, si l'on se trouve en été. En effet, pour une telle
latitude, durant les mois d'été (mai, juin, juillet août), le soleil reste nuit et
jour dans l'hémisphère nord et son azimut n'est jamais situé entre 90°et 270; mais
toujours en deça de 90 ou au-delà de 270°. Dans le cas illustré en C15 à la fig. 2,
la montre détecte qu'il s'agit d'une donnée impossible à traiter et elle l'indique
en faisant clignoter les deux segments verticaux inférieurs situés les plus à gauche
sur les lignes supérieure et inférieure, comme cela est indiqué en pointillé dans
le champ C15 de la fig. 2. D'autres éventualités de "fonctionnement impossible" ou
"pros- ciption" existent, et la montre les traduit toutes par un tel clignotement
de ces deux segments-là.
[0046] En régime tableau II RTII, les fonctions des boutons de gauche restent les mêmes
qu'en régime tableau I (sauf qu'une double pression sur le bouton supérieur gauche
ne peut plus établir le régime I spécial, son effet sur ce point est inexistant en
régime RTII; son effet de rassemblement en position I ou II du cycle d'affichage de
ligne est toutefois aussi actif en tableau II RTII qu'en tableau I RTI. Quant aux
boutons de droite, leurs fonctions sont différentes en régime tableau II-. Tout d'abord,
dans ce régime tableau II, il n'y a pas de réajustement automatique entre les trois
variables "heure" (HT), "hauteur solaire" (HS) et "azimut solaire" (AS), la date et
le lieu servant de paramètres, mais, dans ce régime tableau II, toutes les valeurs
peuvent être inscries et corrigées à volonté, sans réalignement mutuel. Par contre,
en régime tableau II, il est possible de faire des recherches sur la base de relevés
solaires de l'azimuth AS et de la hauteur HS en un instant donné, non obligatoirement
mais avantageusement connu. Dans ce régime tableau, trois recherches sont possibles,
il s'agit de la recherche de date RD, de la recherche de latitude RL et de la recherche
de date et de latitude RDL. La recherche de date permet, la latitude étant admise
comme connue, de calculer la date effective sur la base d'un relevé solaire (AS, HS).
Elle s'enclenche par une courte pression sur le bouton inférieur droit. La recherche
de latitude RL permet, la date étant admise comme connue et exacte, de rechercher
la latitude sur la base d'un relevé solaire. Elle s'enclenche à l'aide d'une courte
pression sur le bouton-poussoir médian droit BPM, en régime de tableau II avec la
situation de travail en tableaUKSTT. Enfin, la recherche de date et de latitude RDL
est commandée à l'aide d'une courte pression sur le bouton-poussoir BPH, en régime
RTII et en situation de travail en tableaux STT, sur la base de deux relevés solaires,
la date comme la latitude étant supposées inconnues et à trouver. Pour cette dernière
recherche, on fixe d'abord,sur les lignes supérieure et inférieure, le premier relevé
"HS, AS", puis on met en mémoire ces deux valeurs (d'une manière qui sera expliquée
plus loin) et on introduit les valeurs HS et AS du second relevé, sur quoi on opère
une courte pression sur le bouton supérieur droit. Si la ligne médiane affiche alors
le fuseau horaire et la latitude, la latitude du point où les relevés ont été faits
sera automatiquement marquée. Sinon, elle sera présente et n'attendra que le passage
sur l'affichage latitude pour être affichée. Il en ira de même pour la date. A noter
que, une fois introduit l'azimut du second relevé sur la ligne inférieure, on peut
faire apparaître sur cette ligne l'affichage de la date, l'azimuth présent mais non
affiché sera utilisé identiquement pour la recherche.
[0047] Les formules utilisées pour les différents alignements et recherches sont contenues
dans la calculatrice que l'on étudiera plus loin, en liaison avec l'étude des circuits
internes de la montre.
[0048] En régime tableau II RTII, en situation de travail en tableaux RTT, une pression
double sur un bouton de droite provoque un appel-mémoire simi-
lairement à ce qu'il en est en régime tableau I. Une longue pression sur ces boutons
provoque la mise en mémoire de l'information affichée sur la ligne correspondante,
pour autant que celle-ci soit apte à être mise en mémoire. Les valeurs de hauteur
solaire HS, d'heure de travail HT, de date de travail DT et d'azimut solaire AS, peuvent
toutes être mises en mémoire dans une annexe-mémoire du registre correspondant. Les
valeurs d'écart horaire EH et de fuseau horaire latitude FHL, qui forment ensemble
l'information.de lieu, peuvent être mises en mémoire dans les trois moyens de mémorisation
de lieu LOC A, LOC B, LOC C, pour autant seulement que simultanément les deux informations
1En sur la ligne supérieure et FHL sur la ligne médiane soient présentes. Lorsque tel
est le cas, les longues pressions sur le bouton supérieur droit BPH établissent le
choix entre les désignations de lieu à réa- limenter en une information de lieu, c'est-à-dire
entre LOC A, LOC B, LOC C et une longue pression sur le bouton médian droit BPM provoque
le transfert en cet endroit de l'information de lieu affichée juste à ce moment-là.
On peut ainsi, après avoir établi un certain lieu, par exemple par une recherche de
latitude, mémoriser ce lieu par exemple en LOC C ou LOC A.
[0049] Concernant les recherches de date et/ou de latitude, il faut dire que la montre,
après avoir trouvé la date et/ou la latitude, détermine à quelle heure le relevé en
question aurait dû avoir lieu, s'il s'était effectué à la longitude correspondant
à la valeur EH contenue dans la montre, par rapport au centre du fuseau horaire indiqué
dans la montre. Si la montre indique une heure voisine de celle que l'on a effectivement
pu lire comme heure courante au moment de faire le relevé, c'est que la valeur EH,
et partant la longitude, est exacte. S'il y a des différences, c'est que la position
de longitude est fausse, et on peut alors la rétablir par une recherche de EH. Ceci
s'effectue en ramenant l'affichage de EH sur la ligne supérieure, et en inscrivant
sur la ligne médiane non pas l'heure calculée par la montre, mais l'heure qu'il était
lors du relevé. Dans la montre, le registre des heures locales conserve l'heure calculée
par la montre. Une courte pression sur le bouton supérieur droitBPHprovoque une recherche
d'écart horaire EH, c'est à dire amène la montre à emmagasiner un écart horaire tel
que, à l'heure locale emmagasinée à l'intérieur de la montre (et nulle part affichée)
correspond bien l'heure civile affichée, relevée en même temps que la hauteur et l'azimut
du soleil pour faire le point. Il est clair que si l'on obtient alors un EH d'approximativement
6 h, c'est la preuve que l'on n'a pas le fuseau horaire correct sur la montre et l'on
corrigera ce fuseau horaire de façon que le EH soit voisin de 0 h ou 1 h.
[0050] On peut également faire une recherche de EH non à la suite d'une opération de recherche
ou d'alingement mais en ayant mis en position le registre d'heure locale à partir
de l'heure civile, ce qui se fait automatiquement lorsque l'on effectue une mise en
mémoire d'heure civile. Dans les autres conditions, une recherche de EH n'est pas
nécessaire. A noter que si la recherche de EH devait donner un écart horaire supérieure
à 7 h, cela se traduirait par un clignotement de proscription, à la suite duquel il
faudrait prendre plutôt le fuseau horaire de l'antipode et recommencer l'opération.
Il faut noter également que pour les recherches de date ou de latitude il est possible
d'introduire dans la montre des données fantaisistes qui ne correspondent à aucune
latitude ou aucune date. Dans ce cas, la montre détecte d'elle-même ces données fantaisistes
et fournit une information "proscite", comme cela est montré par exemple en C36 à
la fig. 2. En effet, un azimut. supérieur à 180° ne peut pas se présenter avec un
soleil montant, en l'occurrence encore en position de hauteur -3°, et la montre, ayant
considéré qu'une des informations données est une information du matin tandis que
l'autre est une information de l'après-midi, refuse de faire cette recherche impossible
et traduit ce refus par le clignotement indiqué en pointillé dans le champ C36 de
la fig. 2.
[0051] Concernant le choix du LOC où l'inscription du lieu doit être faite, il est indiqué
par un clignotement des points qui sinon indiquent quel est le lieu qui régit le fonctionnement,
c'est-à-dire par un point clignotant s'il s'agit du LOC A, deux points clignotants
l'un à côté de l'autre s'il s'agit du LOC B (comme cela est montré en C34 à la fig.
2) ou trois points clignotants l'un à côté de l'autre s'il s'agit du LOC C.
[0052] On vient ainsi de voir, à peu près complètement, quelles sont les fonctions de la
montre, telles qu'elles apparaissent à l'utilisateur. On va considérer maintenant
la structure interne de la montre-calculatrice. Au cours de ces explications, certains
fonctions extérieures particulières, qui n'ont pas encore été mentionnées jusqu'à
maintenant, apparaîtront soit au vu du dessin, soit en liaison avec les explications
concernant le dessin. La fig. 3 montre comment se subdivisent les différents groupes
de circuit de la montre, les subdivisions adoptées au dessin étant toutefois approximatives,
l'interdépen- dence descircuitsne permettant pas de les situer tous exactement dans
un groupe ou dans l'autre. D'une façon générale, il est prévu de munir la montre d'un
double circuit intégré, c'est-à-dire d'un circuit intégré en deux parties, l'une comprenant
approximativement ce qui est représenté aux fig. 4, 5a, 5b et 6, et l'autre, de la
forme d'un micro-processeur, comprenant les éléments voulus pour réaliser les programmes
symbolisés aux fig. 7a, 7b et 7c. Le circuit intégré peut.soit être un circuit de
grandes dimensions, comprenant une partie du type "LSI horloger" pour lés composants
autres que la calculatrice, et une partie "micro-processeur" pour la calculatrice,
soit un circuit intégré à deux niveaux, l'un pour une partie et l'autre pour l'autre
partie, avec toutefois possibilité d'interconnexions très nombreuses, effectuées directement
sur le circuit intégré double. En variante, on pourrait également avoir deux plaquettes
séparées de circuit intégré, avec des interconnecteurs multiples, du type mille-feuilles,
qui assurent automatiquement les interconnexions correctes pour autant que la superposition
des deux circuits intégrés soit assez exacte.
[0053] A la fig. 4, on voit un oscillateur Osc, à cristal de quartz, d'un type en soi connu,
qui alimente un diviseur de fréquence. Ce diviseur de fréquence alimente un circuit
de cadencement qui produit toutes les impulsions utiles au fonctionnement de la montre,
selon les relations de temps adéquates. Ce circuit de cadencement produit notamment
des impulsions secondes pour le fonctionnement de la chaîne de comptage du temps courant.
Ces impulsions secondes sont. comptées successivement dans un compteur de secondes,
un compteur de minutes, un compteur. d'heures, suivi d'un compteur binaire A/P, un
compteur de date comprenant un comptage des quantièmes, un comptage des mois et un
comptage des années selon un cycle annuel (Ancy)pour le cycle des années bissextiles.
Le compteur de date établit automatiquement le comptage des quantièmes au nombre de
jours voulu en fonction du mois, et en fonction de l'année pour le mois de février.
Le compteur de date est suivi d'un compteur "11 GREG" qui compte un cycle de-11 ans
pour des "corrections grégoriennes" affectant l'heure exacte de l'équinoxe de printemps.
On sait en effet que, selon le calendrier grégorien qui saute trois années bissextiles
en 400 ans, l'heure exacte de l'équinoxe de printemps, rapportée à une année bissextile
(un décalage respectivement de 6,12, 18 h invervenant pour les trois autres années)
avance d'approximativement 2 h toutes les 11 années. Le compteur "11 GREG" fournit
deux impulsions tous les 11 ans qui serviront à tenir à jour une mémoire adéquate
contenue dans la partie calculatrice. Enfin, la chaîne de comptage du temps comprend
un compteur des jours de la semaine, à cycle de sept, recevant une impulsion par jour
comme le compteur de date. Tous ces compteurs sont visibles à la partie supérieure
de la fig. 4.Devant chaque étage compteur, on voit un étage marqué T, qui reçoit les
impulsions de cadencement, les informations de correction pour le.compteur suivant,
de même qu'une information signalant une situation de correction en arrière. Ces étages
établissent les relations de temps appropriées pour l'envoi des impulsions à tous
les compteurs qui sont du type synchrone. Le cadencement est basé sur des périodes
valant exactement 1/8 sec et qui, du fait de la division binaire, englobent 128, périodes
d'approximativement 1 ms (1/1024 sec exactement). Ces "ms" se divisent elles-mêmes
en "µs", cette unité étant l'échelle de fonctionnement d'une calculatrice. La première
des 128 ms est réservée à la mise en place des différentes conditions de circuit pour
les différentes fonctions. Les ms suivantes comprennent la transmission de l'information
d'avance normale de la chaîne de comptage du temps usuel. Ensuite, interviennent les
corrections que l'étage T précédant chaque compteur applique au compteur soit durant
la troisième ms soit durant la quatrième ms, selon qu'il s'agit d'une correction en
avant ou en arrière. Les compteurs de la chaîne de comptage du temps courant sont
bidirectionnels et, par principe, ils comptent en avant. Ils reçoivent une information
(entrée dessinée sur le dessus des compteurs à la fig. 4) qui les fait passer en situation
de comptage en arrière, durant la quatrième ms, lorsque l'on a simultanément le régime
normal RN (qui permet des corrections de la chaîne de comptage du temps courant) la
situation de correction en arrière SCAR et la constation qu'une correction est en
cours (CEC). Dans ce cas, les corrections agissent en sens inverse, quelles qu'elles
soient. Le fait de ne faire passer les compteurs en situation de comptage en arrière
que lorsque cela est absolument nécessaire, évite d'avoir, dans chaque compteur de
très nombreuses commutations qui interviendraient dans la très grande majorité des
cas d'une façon totalement superflue. De telles chaînes de comptage synchrones ont
été suffisamment décrites et il n'est pas nécessaire de s'y étendre plus avant. Pour
le compteur "11 GREG", on a dessiné les quatre bits de pondération 1, 2, 4, 8 et les
portes qui les combinent de façon à obtenir une impulsion positive pour les passages
O à 1 et 6 à 7, et, en cas de comptage en arrière, une impulsion négative pour les
passages de 1 à O et de 7 à 6 (impulsions COPEQ).
[0054] A la fig. 4 , on voit que l'information du fuseau horaire FH' (partant de O_au fureau
horaire 12, le plus en retard) est appliquée à un additionneur statique qui reçoit
l'information des heures. L'information horaire, initialement établie pour le fuseau
horaire le plus en retard est donc avancée dans la mesure voulue pour donner l'heure
du fuseau horaire considéré. On a vu qu'il existait des fuseaux horaires 12', 13',,
14', qui, dans le comptage partant du fuseau horaire 12, donnent respectivement 24,
25, et'26 h d'avance. L'information FH' est à cycle de douze, plus un bit
-de pondération 12, plus un bit de pondération 24. Les reports de l'addition peuvent
donc, le cas échéant, être de deux et non pas de un. Ils sont appliqués à des étages
incrémenteurs qui in- crémentent de un ou de deux les informations de date et de jour
de la semaine. Ces incrémenteurs , comme les additionneurs, sont d'un type connus
(formés d'étages additionneurs à trois entrées, une sortie de pondération identique
aux entrées et une sortie depondération double de celle des entrées), des circuits
de préparation P sont toutefois nécessaires pour ces incrémenteurs, compte tenu du
fait que les cycles de quantièmes et de jours de la semaine sont raccourcis par rapport
à une puissance de deux. Par exemple, le compteur des jours de la semaine est un compteur
à huit (o à 7) agencé de façon que la position 1 et non la position O suive automatiquement
la position 7. Lorsqu'une ou deux unités doivent être ajoutées à la position 7 ou
lorsque deux unités doivent être ajoutées à la position 6, il s'agit d'ajouter une
troisième unité pour que l'incrémenteur lui aussi saute la position zéro. L'étage
P pour l'incrémenteur des jours de la semaine est donc un ''additionneur à trois entrées
deux sorties" normal, comprenant en plus une porte qui n'admet l'entrée provenant
de la position 7 du compteur que lorsqu'une des deux autres entrées (report de l'additionneur)
commande une incrémentation d'une unité. Un agencement similaire est établi dans l'étage
deprépara- tion P de l'incrémenteur pour la date; il reçoit des ordres adéquats d'une
des positions 28, 29, 30 ou 31, selon la longueur du mois en cours.
[0055] L'agencement d'établissement des heures et des dates tel qu'il vient d'être expliqué,
présente l'avantage que, lorsque l'on augmente l'information du fuseau horaire à considérer,
l'information horaire avance automatiquement, le temps reste donc toujours adéquatement
conservé.
[0056] A gauche dela fig. 4, on voit les mémoires des informations LOC A, LOC B et LOC C.
Ces mémoires sont alimentées par l'intermédiaire de circuits-portes permettant l'introduction
de l'information de sortie de lieu sous des commandes respectivement mmLA, mmLB ét
mmLC. Au dessin, les blocs au milieu desquels est représenté le dessin d'une double
porte ET (formant un B si la disposition est verticale) sont des circuits-portes ET
qui comprennent une pluralité (autant qu'il en faut pour transmettre tous les bits
nécessaires) de portes ET, toutes commandées par l'entrée du circuit-porte. La sortie
de l'information de lieu est fournie par un agencement de portes de sélection formé
par deux circuits-portes ET, commandés complémentairement, puis d'un circ- cuit-porte
OU. L'un des circuits-portes ET passant en régime normal RN et, le cas échéant, au
début du régime RT, transmet l'information du LOC A (lieu de port d'attache), tandis
que l'autre de ces circuits-portes, passant lorsque l'autre ne l'est pas, transmet
l'information de lieu provenant d'un compteur de lieu de travail (CTlieu). On voit
différents circuits-portes et circuits d'entrée de connexion qui premettent à ce compteur
de lieu de prendre des valeurs indépendantes ou de s'aligner sur un des trois LOC,
ou encore d'appréhender des informations provenant de la calculatrice (EH
r, L
r (λ
r, Latt.).
[0057] La calculatrice travaille avec l'information du fuseau horaire transformé (0 à l'ouest
de l'Alaska, 12 à Greenwich). Par contre, l'affichage donne les fuseaux horaires selon
la numérotation classique. Pour cela, l'information FHaff est obtenue en transmettant
directement les bits 1, 2, 4, 8, 24 du signal de fuseau horaire, et en transmettant
avec une inversion le bit 12 de ce signal.
[0058] A la fig. 4, on voit également un compteur des heures pour le travail en tableaux
(CT HT), et un compteur de la date pour le travail en tableaux (CT DT). Ici, à nouveau,
un système de circuits à portes similaire à celui décrit pour le lieu et que l'homme
du métier comprendra immédiatement à la vue du schéma de la fig. 4 permet à ces compteurs
soit d'avoir leur contenu synchronisé sur celui du compteur comptant le temps courant,
soit d'avoir leur valeur propre,soit tirée de leur mémoire auxiliaire (commandes amHT,
amDT), soit provenant de corrections, soit provenant d'alignement avec une information
provenant de la calculatrice (commandes UHT, UDT). Une mise en mémoire est également
assurée, par des signaux de commande adéquats agissant sur des portes.
[0059] A la fig. 4, on voit encore le compteur des valeurs d'azimuth solaire (CT AS), sujet
à s'aligner par appel de mémoire, par correction, ou par implantation de contenu provenant
de la calculatrice (de deux endroits de celle-ci AS
r1 et AS
r2). On note que pour tous les éléments de travail qui n'ont pas à assurer l'avance
du temps usuel en même temps que des corrections, l'information de situation de correction
en arrière SCAR est appliquée non pas à l'étage de commande T mais directement au
compteur, pour le mettre dans la position de comptage voulue.
[0060] La fig. 4 montre encore le compteur de travail pour la hauteur solaire (CTHS). Alors
que le compteur des azimuts comptait depuis 00,0 à 359,9, toujours en valeur positive,
le compteur des hauteurs solaires compte, par dixième de degré, depuis 0,0 jusqu'à
+90,0 et -90,0. De plus, ce compteur des hauteurs solaires est accompagné d'un compteur
SHS (signe HS) à cycle de six, pour les six signes "F
1 ", " r
1 ", " H ", " r
1", "F
1 ", " H ",qui permettent de reconnaître les différentes parties de la course solaire.
L'agencement du compteur des hauteurs solaires est similaire à celui des azimuths
solaires, il a toutefois ceci de particulier que la partie SHS (présente aussi dans
la mémoire conjointe) délivre une information 0 qui distingue le groupe "h ", "H",
"r
1" du groupe "r
1", "H", "F
1", il délivre également une information A, M, P (de l'anglais: Ante Meridian, Meridian,
Post Meridian) qui délimite la partie de course à l'est (r
1, h) les deux positions au méridien (H, r
1 ) et la partie de course à l'ouest (r
1, r
1 ). Ce circuit à six positions SHS peut être remis en position par un grand nombre
d'informations (SHS
r1,2 ...⊕ ⊖ et par une information SHS
rAMP). Par ailleurs, la remise en position⊕, ⊖, affecte également la partie SHS de
la mémoire; ce cas est le seul dans la montre où une mémoire adjointe reçoit des injonctions
extérieures autres que la mise en mémoire normale.
[0061] Pour son alignement, le compteur des hauteurs solaires CT HS reçoit deux informations
distinctes de la calculatrice, HS
r1, HS
r2, et il reçoit également les six injonctions monoblocs : "Aube", "lever", "midi",
"déclin", "coucher", "crépuscule". Chaque fois, par des connexions internes au compteur,
la position de hauteur solaire voulue (ou la position SHS=
H, pour la position midi), est établie d'une façon équivalente à ce que l'on obtiendrait
par des corrections de valeur effectuées pas à pas, donc beaucoup plus laborieusement.
[0062] .Le circuit de la fig. 4 comprend encore un registre des heures locales REG HL, qui
ne fait que de recevoir des données de la calculatrice et de lui en fournir, il est
à noter que ce registre est agencé de façon à fournir à la calculatrice (et à recevoir
d'elle) d'un côté l'information des heures et des minutes en heures et en minutes,
et de l'autre côté cette information transformée en angles (15° pour une heure, 1/4°
pour une minute). Sur la fig. 4, on a encore un flip-flop fournissant l'information
(SD ±), qui sert à distinguer les deux possibilités de date possibles lors d'une recherche
de date. Par ailleurs, un flip-flop de type RS, formé de deux portes, reçoit des informations
R
d+ et R
d- et fournit une information R
d, cette information, fournie par la calculatrice, utilisée par celle-ci en certains
cas, et affichée conjointement à l'information de l'heure lorsqu'elle se présente,
indique que l'heure trouvée n'est pas celle du jour en question mais celle de la course
solaire du jour en question, dans le cas où cette distinction est nécessitée par un
écart horaire EH important. Ce cas est illustré en C16 de la fig. 2. On a cherché
ici la situation du soleil au périgée. Par définition, le jour commence au périgée,
heure locale 00 h 00 min, et se termine juste avant le périgée suivant, heure locale
23 h 59 min. En l'occurrence, le soleil passe au périgée par 21,0 sous l'horizon (il
s'agit d'un pays nordique un 19 juin) et si le décalage était zéro, on aurait l'heure
officielle 0,0 en correspondance avec ce passage au périgée. L'endroit considéré se
trouvant 36 min à l'est du centre du fuseau horaire dont il a l'heure officielle,
ce passage au périgée a lieu à 23 h 24 (11 h 24 P, selon la désignation américaine
utilisée ici) et il s'agit de 11 h 24 du soir du 18 juin et non pas du 19 juin, malgré
l'indication figurant à la ligne du bas. Cette distinction est donnée par le segment
vertical inférieur tout à gauche de la ligne du milieu (jamais utilisée pour indiquer
les heures de cette façon). Son activation est donnée par le signal Rd que l'on voit
au bas de la fig. 4. A noter que, pour um affichage conventionnel sur 24 h, l'indice
distinctif en question pourrait figurer tout à droite, puisque l'indication A/P ne
serait pas nécessaire.
[0063] Aux fig. 5a et 5b, on voit d'abord six circuits de boutons-poussoirs d'entrée qui
portent les mêmes désignations que les boutons-poussoirs à la fig. 1. Intérieurement
ces circuits comprennent tous l'agencement représenté au schéma de la fig. 8. Ce schéma
logique, facilement compréhensible pour l'homme du métier, assure une distinction
absolue entre les trois commandes LP (longue pression), CP (courte pression) et DP
(double pression). Il permet encore comme on le voit un verrouillage mutuel par six
lignes VM, une conditionnée par le circuit et les cinq autres le conditionnant, de
telle façon que, quoiqu'il arrive, il ne puisse jamais y avoir deux circuits d'entrée
qui délivrent simultanément une commande. En principe, le premier bouton-poussoir
actionné a la priorité; en cas d'actionnement absolument simultané, un verrouillage
croisé existerait qui, simplement, empêcherait l'une comme l'autre des commandes d'être
émise. Aux fig. 5a et 5b, le verrouillage mutuel est représenté par une ligne en traits
forts reliant les six circuits semblables, chacun alimentant une de ces six lignes
et recevant le signal des cinq autres. A l'entrée de commande du circuit, un flip-flop
évite les effets de rebondissement possibles du bouton-poussoir mécanique. Une sortie
FS
1 "Q" sert aux commandes, comme par exemple celle de l'affichage del'heure en un autre
lieu, précédemment considérée, qui exige une longue pression prolongée d'un bouton-poussoir.
[0064] Le circuit reçoit un cadencement à 8 Hz, il discrimine le genre d'impulsions pendant
huit pas de ce cadencement et délivre la commande voulue juste après une seconde.
[0065] Aux fig. 5a et 5b, on a représenté séparément, ce qui est correct, les trois sorties
de commande CP, DP, LP, pour chacun des six circuits de boutons-poussoirs.
[0066] Les fig. 5a et 5b utilisant les symboles classiques des portes et des flip-flops
peuvent être comprises sans difficulté par l'homme du métier électronicien. La fig.
5b montre la sélection des régimes RN, RTI, RTII, de même que la sélection des situations
de non correction, de correction en avant, de correction en arrière et de travail
sur tableaux. Les fig. 5a, 5b sont à nouveau disposées synoptiquement, par ligne d'affichage,
et l'on voit que les boutons-poussoirs de gauche délivrent des impulsions β
1, β
2, β
3 qui, en situation de correction suppriment la délivrance d'un signal LBl, 2,3, qui
indiquait eue cette ligne était libre de correction. Dans ce cas, un signal général
LB, signifiant libération disparaît pour faire place à un signal général CEC (bas
de la fig. 5a) indiquant "correction en cours". On comprend aisément, d'après le jeu
des portes et des flip-flops, comment une courte impulsion sur la ligne considérée
met fin au régime de correction et rétablit la libération. Un circuit identique CIBL
1, 2, 3 effectue la quittance des corrections sur chaque ligne, l'agencement interne
d'un seul de ces circuits a été dessiné, les deux autres étant identiques. A la fig.
5a, on voit également comment la fonction LB, ou son inverse CEC agit pour restreindre
le choix des régimes et pour ne maintenir que les situations de correction SCAV et
SCAR, conformément à ce qui a été précédemment indiqué. Au reste, les fonctions du
circuit de la fig. 5 consiste à fournir les commandes d'affichage, conformément au
cycle d'affichage précédemment indiqué. Une commande supplémentaire cq, cq est fournie,
lorsque le bouton-poussoir commandant le changement de régime est maintenu pressé
plus d'une seconde. Le rôle de cette commande cq sera expliqué plus loin en liaison
avec le fonctionnement de la calculatrice, il s'agit du rétablissement de l'information
d'heure d'équinoxe. Un emsemble de flip-flops et de portes en bas à droite de la fig.
5a, fonctionne également en liaison avec certains circuits de la calculatrice; il
sera expliqué plus loin en liaison avec le fonctionnement de cette dernière.
[0067] On comprend aisément à la fig. 5a dans quelles circonstances les différents ordres
sont donnés, et on verra, principalement en liaison avec la fig. 6 et également en
liaison avec la fig. 5b, à quoi servent ces différents ordres.
[0068] La fig. 5b représente la distribution des neuf ordres différents qui peuvent être
donnés par les trois boutons-poussoirs de droite. Le schéma, qui comprend principalement
des portes ET,montre clairement comment ces commandes sont distribuées en fonction
de la situation de correction SC ou de la situation de travail en tableaux STT, de
même qu'en fonction des régimes RTI et RTII, de même . encore qu'en fonction des affichages
qui sont commandés par les commandes issues des circuits de la fig. 5a. A gauche de
la fig. 5b, les différentes commandes sont désignées par leur nom, elles s'adressent
soit au schéma général de la fig. 4, soit au schéma de commande générale de la fig.
6, certaines commandes sont également dirigées vers des éléments de circuit de la
fig. 5a.
[0069] A la fig. 5b, on voit également qu'un certain nombre de commandes sont réunies par
des portes OU; les signaux résultant sont appliqués principalement en des points des
circuits de commande de la fig. 6, pour désynchroniser l'heure de travail, la date
de travail, le lieu. Les six commandes "AUBE", "LEVER", MIDI", "DECLIN", "CREPUSCULE",
sont réunies en un signal "MONO" qui notamment, agit sur les deux flip-flops représentés
en haut de la fig. 5a pour assurer l'affichage de la hauteur solaire sur la première
ligne.
[0070] En liaison avec le fonctionnement externe de la montre, on a vu que, pour les corrections,
une courte impulsion agissait sur le premier digit principal à droite, une longue
impulsion agissait sur le premier digit principal à gauche (juste à gauche de l'endroit
des deux points d'affichage) et que la double impulsion agissait soit sur le digit
des dizaines (situé juste à droite de l'endroit des deux points), soit sur le digit
auxiliaire, qui représente en général des dixièmes. Par exemple pour la correction
de l'information "fuseau horaire, latitude", une courte impulsion agit sur le digit
des unités de degré de latitude. Une impulsion double agit sur la commande des dixièmes
de degré de latitude et une impulsion longue agit sur les unités de fuseau horaire
si elle est la première à intervenir depuis que des corrections sont en cours, par
contre elle agit sur le digit des dizaines de degrés, si, préalablement, on a corrigé
les unités ou les dixièmes de degrés. A cette fin, on utilise un circuit PDC représenté
au bas de la fig. 5b en détail et qui dédouble la commande de correction par une longue
impulsion de la manière susindiquée. Le schéma dans le cadre PDC est facile à comprendre,
un flip-flop de type RS formé de deux portes OU INVERSE,(qui passe en position de
travail lors de l'envoi d'une impulsion courte ou d'une impulsion double et qui revient
en position de repos lors de la libération intervenant lorsque toutes les corrections
sont quittancées) aiguille la commande de l'impulsion longue soit sur les dizaines
(deuxième digit principal depuis la droite) soit sur le digit suivant (dans le cas
des azimuts les centaines de degré, dans le cas de l'affichage du fuseau horaire et
latitude sur les unités de fuseaux horaires).
[0071] On voit également que la commande RDL, recherche de date et de lieu, ne peut avoir
lieu que si, depuis que la montre se trouve en régime tableau II, une mise en mémoire
de la hauteur solaire HS et une mise en mémoire de l'azimut solaire AS sont toutes
deux intervenues, ceci étant réalisé par l'ensemble de portes visible en bas à droite
de la fig. 5b.
[0072] Par ailleurs, la commande REH, de recherche - d'écart horaire, ne peut avoir lieu
que si la dernière mise en position du registre des heures locales HL s'est faite
depuis la calculatrice, ou alors si une mise en mémoire del'heure locale (mmHT) est
préalablement intervenue. Ceci est réalisé par l'ensemble de portes figurant au milieu
en bas de la fig. 5b.
[0073] On considérera maintenant la fig. 6, qui représente la commande générale de la montre
et principalement de la calculatrice, de même que la commande de l'affichage. Tout
en haut à gauche, on voit un ensemble de trois flip-flops et de différentes portes
qui assure la synchronisation et la désynchronisation de la date, comme précédemment
considéré. Un ensemble similaire, situé juste en dessous, assure la synchronisation
et la désynchronisation de l'heure (en régime tableaux). Cet ensemble émet un signal
TPDT pour la date et un signal similaire TPHT pour l'heure, qui, au début du régime
tableaux, maintient l'heure et la date provenant directement de la chaîne de comptage
du temps pour faire le cas échéant, travailler la calculatrice (établissement de la
hauteur solaire et de l'azimut solaire à l'instant présent). Un signal similaire tPDT
pour la date et tPHT pour l'heure rétablit la synchronisation de la date et de l'heure,
mais cette fois par l'intermédiaire du registre de travail de la date et de l'heure.
On remarque que le maintien des informations d'heure et de date en provenance directe
de la chaîne de comptage au début du régime tableaux n'est assuré que si, dans le
régime normal précédent, on a eu conjointement la situation de non correction SNC,
de sorte que trois flip-flops, désignés par les signes respectivement 61, 62 et 63,
ont passé à l'état de travail. Si tel n'a pas été le cas, c'est-à-dire si on a passé
par exemple du régime tableau II au régime tableau I par l'intermédiaire du régime
normal mais en situation de correction, le régime tableau I se rétablit directement
avec les informations de date, d'heure et de lieu provenant des registres de travail.
On remarque que la première désynchronisation, remettant en jeu les registres de travail,
est immédiate si l'on fait, par exemple, un appel-mémoire de l'heure ou un appel-mémoire
de la date(amHT, amDT), ou si une opération de la calculatrice tend à faire prendre
une position particulière au registre de travail de la date-ou de l'heure (impulsions
UDT ou UHT), par contre si c'est une tentative de correction de la date ou de l'heure
qui provoque cette première désynchronisation, elle n'a d'autre effet que la désynchronisation
elle-même, mais sans correction. Cela est nécessaire car la première désynchronisation
modifie l'affichage en question et, pour faire une correction, il faut connaître la
position de départ. Pour cela le signal tendant à faire basculer le flip-flop de retour
au registre de travail,est appliqué sur l'entrée de basculement du flip-flop, par
l'intermédiaire d'une porte OU dont l'autre reçoit un signal Fip qui intervient seulement
à la fin du processus. En haut à gauche de la fig. 6, on voit également l'agencement
à portes qui, en régime tableaux, provoque l'affichage du signe "p" ou du signe "o",
indiquant que la date ou que l'heure est synchronisée ou désynchronisée. Vers le milieu
de la fig. 6 , à gauche, une chaîne de quatre flip-flops, commandée par l'impulsion
de changement de lieu CML, et accessoirement par l'impulsion Dip qui intervient au
début du processus et l'impulsion Fip qui intervient à la fin du processus, établit
les commandes LA, LTA, LTB, LTC, qui commandent l'appel des informations de lieu mémorisées
dans les mémoires LOC A, LOC B, LOC C. La structure des portes représentées permet
aisément de voir comment cette chaîne de flip-flops travaille. En dessous, quatre
portes ET, une porte OU INVERSE et une porte OU établissent l'excitation des points
u, v, w, x disposés en triangle, qui indiquent la situation du lieu selon ce qui a
été précédemment indiqué. A droite de ces portes, une chaîne de trois flip-flops permet
la sélection d'une mémoire LOC, pour l'introduction en elle de l'information de lieu.
Cela n'est naturellement possible qu'en régime tableau II, les trois flips-flops étant
impérativement remis à zéro en régime normal RN et en régime tableau I RTI. La commande
"mmLOC choix" permet de choisir un des trois flip-flops, et par lui une des trois
mémoires LOC, ensuite, la commande "mmLOC act" effectue le transfert du lieu complet
affiché dans la mémoire sélectionnée. Ces mêmes flip-flops, par l'intermédiaire de
portes
' OU et ET assurent le clignotement d'un point, de deux points ou de trois points, au
moment où une mise en mémoire est possible respectivement en LOC A, LOC B, LOC C.
[0074] La fonction principale du circuit représenté à la fig. 6 est celle de commande des
programmes généraux et individuels de la calculatrice. Un certain nombre de circuits
IPS (simples) et IPD (doubles) dont la construction interne est montrée à la fig.
6, mettent en forme différents signaux qui sont ensuite connectés par une porte OU
et provoquent les réalignements en régime tableau I, pour autant qu'il n'y ait pas
de correction en cours (signal Lb) et pour autant que l'on n'ait pas le régime tableau
spécial (signal RTS). Comme on peut le voir, ces circuits IPS et IPD donnent une commande
qui, pour IPS commence au saut, selon le cas positif ou négatif, du signal appliqué
à l'entrée du circuit et finit à la prochaine impulsion Fip, et qui, pour les circuits
doubles IPD, commence à la prochaine impulsion Fip pour finir à la suivante. Par cet
agencement, chaque fois qu'un réalignement sur l'heure tableau HT ou sur l'azimut
solaire AS, ou sur la hauteur solaire HS, doit avoir lieu, un signal apparaît sur
une des trois entrées de commande de programme général CPG 1, CPG" où CPG 3 du bloc
de commande de programme. Le choix dé ces trois entrées est effectué par un ensemble
de trois portes OU et de trois portes OU INVERSE, visible en haut à droite de la fig.
6, et qui aiguille le signal de la grande porte OU à quatorze entrées sur l' une des
trois entrées précédemment indiquées de la commande de programme, en fonction de la
dernière opération de correction ou d'appel-mémoire qui a eu lieu, soit sur l'heure,
soit sur l'azimut solaire, soit sur la hauteur solaire. Ceci constitue la commande
des programmes en régime tableau I.
[0075] En régime tableau II, les ordres de recherche RL; RD, etc actionnent directement
des circuits IPS, qui, en variante pourraient être sautés et, pour autant qu'il n'y
ait pas de correction en cours et que l'on soit bien en régime tableau II, des impulsions
d'une durée approximativement 1/7 sec (jusqu'à la prochaine impulsion Fip) sont envoyées
sur les entrées CPG 4-10 de la commande de programmes.
[0076] En fonction de ces injonctions d'entrée, la commande de programmes envoie des impulsions
qui mettent en action les différents programmes élémentaires de la calculatrice. La
commande de programmes envoie également des impulsions, à la fin d'un programme général
comprenant normalement une pluralité de programmes individuels de la calculatrice,
une impulsion U (UHT, UDT ...UHS2) qui, comme on l'a vu en liaison avec la fig. 4
provoque l'inscription de l'information élaborée par la calcula- tricedans des registres
de travail correspondant des circuits d'élaboration d'information de la fig. 4. Le
détail de ces commandes sera encore considéré en liaison avec le fonctionnement de
la calculatrice.
[0077] Au bas de la fig. 6, on a encore représenté l'affichage, qui est en l'occurrence
du type à multiplexage "segments/lignes". Ce type de multiplexage est connu, chaque
ligne comprend 37 segments, y compris les deux points, et chacune des trois lignes,
tour à tour, est apte à recevoir une tension d'excitation sur les segments sélectionnés;
de cette façon, le nombre de connexions avec l'affichage est notablement réduit. Le
principe est connu, les électrodes arrière de deux ligues sur trois reçoivent une
tension zéro (voir fig. 6 en bas à droite) tandis que la troisième ligne reçoit une
tension S+-. Les segments reçoivent quant à eux, sélectivement, soit la même tension
S+- et alors il n'y a pas d'excitation, soit la tension S-+ (voir fig. 6 en bas à
droite), et alors le segment correspondant s'excite dans la ligne qui ne reçoit pas
la tension zéro. La tension S+-, en lieu et place de la tension zéro, est permutée
cyclique- ment avec rapidité sur chacune des trois lignes, en même temps que le circuit
multiplexeur MPX Segm sélectionne l'information pour la ligne correspondante (haut,
milieu, bas). Il est clair que de nombreux autres systèmes de multiplexage seraient
également utilisables. Ensuite, des portes multiples laissent passer sur chacune des
lignes l'information choisie par les circuits de la fig. 5a (même désignation que
l'information, mais en lettres minuscules, par exemple s+js pour commander l'affichage
de l'information S+JS). Dans la montre ci-décrite, on a choisi d'avoir un décodeur
par information, compte tenu du fait que les informations présentent une certaine
disparité d'apparence,. Il est bien clair que l'on pourrait également prévoir un seul
décodeur, mais relativement plus compliqué, à l'entrée de la commande d'affichage
par multiplexage.
[0078] Comme on l'a vu dans les explications concernant le fonctionnement général extérieur
de la montre, en certains cas des clignotements sont nécessaires. Ces clignotements
sont appliqués au décodeur correspondant, comme cela est représenté à la fig. 6. On
note qu'en régime normal, de même qu'en régime tableau avec heures synchronisées,
les deux points clignotent entre l'information d'heure et de minutes. Par contre,
ils sont fixes lorsqu'il s'agit d'une heure non synchronisée. L'instruction de "clignotement
non clignotement des points est fournie au décodeur HNHT pour les heures, sur la ligne
du milieu, par un signal issu d'un porte OU recevant sur ses entrées le signal RN,
le signal TPHT et le signal tPHT.
[0079] Pour l'information de date, l'indication de l'année (0,1,2,3) est donnée seulement
en situation de correction, ou alors en situation de travail en tableaux, dans le
régime tableau II. Ceci est assuré par un signal adéquat appliqué au décodeur de la
date.
[0080] Les signaux "Clign 1, 2, 3, 4"font clignoter de diverses façons l'information AS
et, en certains cas, l'information de date, l'information d'écart horaire et l'information
de hauteur solaire, comme on l'a vu en liaison avec la fig. 2. Ces signaux sont adéquatement
appliqués aux décodeurs. Un signal général de clignotement CLIGN, issus du circuit
de cadencement, est appliqué à tous les décodeurs devant assurer un clignotement en
certains cas.
[0081] On va maintenant considérer, en liaison avec les fig. 7a, 7b et 7c, le fonctionnement
de la partie calculatrice. D'une façon générale, à l'exception de quelques portes
OU, et de deux logiques (LOG.A.M.P. , LOG.PREP.), tout le fonctionnement de la calculatrice
est expliqué en admettant qu'il s'agit d'un micro-pro-- cesseur. Dans ces conditions,
on n'a pas représenté des éléments concrets effectuant les opérations, mais des blocs-programmes
effectuant différentes opérations sous la commande de programmes mémorisés en différents
endroits du micro-processeur et faisant chaque fois travailler la même unité de traitement
central, pour les opérations mathématiques et logiques les plus diverses, effectuant
le traitement des informations. D'une façon générale, chaque bloc-programme comprend
un cadre vertical qui représente l'entrée des informations (interface d'entrée), un
cadre comprenant l'indication "PROCESS" et qui comprend des flèches symbolisant le
traitement de l'information, un ou plusieurs cadres inférieurs allongés symbolisant
les données de programmes pour les opérations (addition, multiplication, comparaison
p-tc) et un certain nombre de cadres, parfois partiellement subdivisés, au même niveau
que le cadre "PROCESS", qui symbolisent les informations de sortie après traitement,
lesquelles seront, pour la durée voulue, c.-à-d.au maximum un programme général, emmagasinées
dans des mémoires-tampons pouvant servir à différents usages. On a ainsi représenté
un certain nombre de programmes individuels. Il faut noter que, sur la fig. 7b et
la fig. 7c, plusieurs programmes individuels ont été dessinés attenant à une même
interface d'entrée, afin de simplifier si possible le dessin. Tous les programmes
individuels ont-une désignation particulière. A l'exception du cas particulier des
programmes PSEQ 1 et PSEQ 2, tous les programmes généraux comportent une pluralité
de programmes individuels. Parmi ceux-ci un certain nombre sont des programmes préalables,
PPR 1 à PPR 6. Le choix des programmes préalables nécessaires est effectué directement
dans la commande de programmes (fig. 6), par contre, les différents programmes généraux
comprennent ensuite chacun leur propre série de commandes, et, pour les programmes
élémentaires ultérieurs, des commandes de différents programmes généraux sont combinées
à l'aide de portes, d'une façon symbolisée sur les schémas de la fig. 7.
[0082] Avant de considérer les programmes principaux de la calculatrice, il y a lieu de
parler du programme d'établissement de l'information COREQ. Pour le calcul des informations
solaires, la calculatrice a besoin de connaître notamment les dates, non pas à partir
du 1er janvier, mais à partir de l'instant de l'équinoxe (on- a choisi l'équinoxe
de printemps). Toutefois, outre le fait que par rapport à l'instant où il se produit
une année bissextile, l'équinoxe recule respectivement de 6, 12 et 18 h durant les
années suivantes, l'instant d'équinoxe lui-même rapporté à une année bissextile tend
à reculer, approximativementde 2 h toutes les 11 années. Par ailleurs, il est nécessaire
d'inscrire l'information d'e-quinoxe "REGISTRE COMPTEUR MEMOIRE COREQ" et ceci d'une
façon commode. Pour cela, on a créé le programme élémentaire COREQ qui nécessite,
pour l'information d'entrée, l'indication de l'année 0,1, 2, 3), l'indication du quantième
où l'équinoxe se produit (20 ou 21 mars actuellement), et l'indication soit du fuseau
horaire dans lequel l'équinoxe se produit au voisinage de midi, soit de l'heure GMT
(heure de Greenwich) à l'instant précis de l'équinoxe (les minutes peuvent être négligées).
Ayant introduit ces données dans la montre, il faut commander le programme PSEQ1,
si l'on a introduit le fuseau horaire de l'équinoxe à midi (FH'
eqmid), soit le programme PSEQ 2, si l'on a introduit l'heure GMT de l'équinoxe (HGMT
eq ). Pour cela, il faut effectuer une commande de passage du régime tableau I au régime
tableau II, en laissant le bouton-poussoir supérieur gauche BPH' pressé au-delà d'une
seconde, puis, ce bouton étant toujours pressé lorsque l'indication tableau II apparaît,
il faut encore presser le bouton-poussoir BPH qui lui fait face. C'est à cela que
sert le signal cq (et son inverse cq) dont il a été question à la fig. 5a. On voit
à la fig. 5b, qu'une longue pression sur le bouton droit en question, établit, lorsque
le signal cq est présent, soit la commande REQF, soit la commande REQH, selon que
la commande d'affichage est celle de l'heure ou celle du fuseau horaire. Ces commandes
passent par l'intermédiaire d'un circuit IPS à la fig. 6 et il en résulte les signaux
de commande CREQH et CREQF, appliqués aux deux programmes qui fournissent à choix
l'information COREQ. Le programme, lorsqu'il a calculé la valeur COREQ, envoie lui-même
une impulsion qui provoque l'inscription de son information dans le "REGISTRE COMPTEUR
MEMOIRE COREQ". A partir de ce moment-là, ce registre mémoire avance d'une heure tous
les cinq ou six ans, plus précisément de deux heures tous les 11 ans.
[0083] L'information COREQ est l'information du temps en heure qui s'écoule depuis l'instant
de l'équinoxe d'une année bissextile jusqu'à la première heure du 24 mars dans le
fuseau horaire le plus tardif, et il est bien clair que ce temps est toujours positif,
sa valeur allant en augmentant au fur et à mesure que l'instant de l'équinoxe recule.
Cette valeur COREQ sera ensuite combinée avec l'indication du fuseau horaire puis,
dans un programme ultérieur, avec l'information de l'année Ancy afin d'obtenir une
date établie en quarts de jour à partir de l'instant de l'équinoxe.
[0084] La circulation des informations entre les différents programmes de la calculatrice
est clairement représentée au dessin des fig. 7a, 7b et 7c, on note que la circulation
d'informationsmultiplesest représentée par une ligne en trait épais, tandis que la
circulationd'une information ne comprenant qu'un bit (un seul fil conducteur) est
représentée par un trait fin.
[0085] D'une façon générale, les informations doivent d'abord être transformées avant de
pouvoir être traitées, et c'est le rôle des programmes préliminaires, la plupart représentés
à la fig. 7a. Puis viennent les opérations de traitement proprement dites, pour déterminer
par exemple la hauteur solaire et l'heure en fonction de l'azimut, à une date et une
latitude données, ou pour déterminer par exemple la latitude en fonction d'une hauteur
solaire et d'un azimut donnés à une date connue. On a, dans toute la mesure du possible,
indiqué les différentes informations directement sur le schéma de la fig. 7c, toutefois,
la nature même des programmes effectués fait l'objet d'un tableau qui sera donné en
de prochaines pages.
[0086] On note qu'il est très important de savoir si des positions solaires sont des positions
du matin ou de l'après-midi, c'est-à-dire des positions est ou ouest, ou encore des
positions méridiennes. Ceci est établi par .la logique AMP, pour chacun des six programmes
généraux CPG1-CPG6, qui nécessitent cette discrimination AMP. Pour les recherches,
où les deux informations de hauteur solaire et d'azimut solaire sont utilisées comme
entrée, la logique AMP doit contrôler que les deux informations soient bien du même
côté. Si tel n'est pas le cas, elle refuse l'information Rposs, qui indique que la
recherche est possible. Par contre, pour les alignements, l'information A.M.P. est
prise sur l'information de base (heure, azimut, hauteur), et elle est imposée aux
deux autres paramètres.
[0087] On note en particulier que le programme P4 est apte à reconnaître qu'une hauteur
solaire, donnée comme étant du matin ou de l'après-midi, peut correspondre à la hauteur
maximum et minimum; dans ce cas, une impulsion est envoyée au registre SHS pour le
faire passer en position méridienne. Différents programmes individuels interviennent;
notamment les programmes P3, P3' calculent la hauteur solaire (par l'intermédiaire
de son sinus) dans le cas où l'information de base est l'azimut non méridien. Mais
l'information de base "azimut méridien" peut également provenir d'une information
de hauteur solaire, avec le signe H (maximum) ou le signe = (minimum). Dans le cas
où l'on introduit l'un de ces deux signes, il n'est pas nécessaire d'introduire l'information
de hauteur solaire, la calculatrice s'en charge.
[0088] Il faut considérer encore que, selon les latitudes, le soleil à certaines dates passe
au sud et au nord, et à certaines autres dates reste constamment au sud ou reste constamment
au nord. Il s'ensuit que l'on peut avoir, pour un même azimut, deux hauteurs solaires
différentes. La calculatrice indique toujours d'abord celle qui est la plus élevée,
mais l'affichage indique qu'il existe deux hauteurs pour le même azimut par le fait
qu'il fait clignoter la barre supérieure du A de l'information azimuth (C3l,fig. 2).
Dans ces conditions, le fait de faire disparaître l'affichage de l'azimut (pour le
remplacer par celui de la date), et de le faire réapparaître par une avance de cycle
à l'aide d'une courte pression sur le bouton inférieur gauche, provoque une répétition
de l'alignement mais en amenant cette fois la hauteur solaire inférieure qui correspond
à cet azimuth, le plus souvent une hauteur solaire négative. Dans ce cas, c'est la
barre horizontale médiane du A indiquant "azimut qui clignote. Une nouvelle opération
semblable fait apparaître à nouveau l'azimut supérieur, et ainsi de suite. Dans la
calculatrice, cette détermination intervient dans la logique de préparation, sous
la commande de l'impulsion Clog (fig. 5a). La logique de préparation, qui reçoit les
paramètres adéquats, détermine les cas où deux azimuts sont possibles. Elle détermine
également les cas où aucun azimut.ayant la la valeur indiquée n'existe, et cette logique
émet alors le signal "PRO" (proscrit). La formule de calcul de la hauteur solaire
comprend un coefficient (6 ±) qui peut avoir la valeur +1 ou la valeur -1, en certains
cas la valeur zéro. La logique de préparation calcule ce coefficient. Au voisinage
de l'équateur et à l'approche de l'équinoxe, la trajectoire du soleil peut être uniquement
une trajectoire est-ouest. Dans ces conditions, un azimuth autre que 90° ou 180° entraîne
automatiquement le signal PRO. Toutefois,, un azimut méridien, 0 ou 180°, n'entraîne
pas le signal PRO car, lorsque le soleil passe au zenith, il est par définition admis
comme étant sur le méridien. Enfin, si la trajectoire du soleil est "est-ouest" et
si l'azimut est 90 ou 270°, il y a indétermination; c'est une situation proscrite
spéciale que la logique de préparation détecte par le signal PROSP, et qui se traduit
par un clignotement de tout le A de l'affichage de l'azimut.. Il faut également considérer
les cas où le soleil passe par le zénith (ou par le nadir), cas limite entre une trajectoire
passant au nord et au sud et une trajectoire restant soit au nord soit au sud. Pour
les azimuts qui ne sont pas 00, 90, 180, 270, on proscrit, pour l'alignement basé
sur l'azimut , la valeur zénithale pour ne garder que l'autre valeur correspondant
à l'azimut , si elle existe. Si elle n'existe pas (soleil du mauvais côté), on a l'information
PRO. Par contre, pour les azimuts 00 et 180, on admet la valeur zénithale et, d'un
côté, on a deux hauteurs possibles (une 90° et l'autre située entre -45° et -90° et
l'on fait jouer l'affichage des deux hauteurs possibles, tandis que de l'autre côté,
on ne peut considérer que la hauteur zénithale. De même, pour les azimuts 90 et 270,
on indique la valeur zénithale, si la trajectoire zénithale n'est pas est-ouest; il
n'y a pas d'autres points sur ces azimuts.
[0089] Le schéma de la logique de préparation est représenté à la fig. 10, et on comprendra
aisément comment est élaborée l'information 6±, dans le programme général CAS, c'est-à-dire
commande d'alignement sur la base de l'azimut". En programme général CHS, c'est-à-dire
'commande sur la base de la hauteur solaire", il ne se pose pas de problèmes si compliqués/il
peut naturellement y avoir des hauteurs solaires proscrites (par exemple le soleil
ne monte jamais à 80° d'élévation à Bern). Avant de passer au détail des programmes
individuels, il convient encore d'indiquer quelle convention on a fait pour désigner
les grandeurs à traiter dans certains cas particuliers.
[0090] Une grandeur désignée par une ou plusieurs lettres, ou un ou plusieurs chiffres,
peut avoir toutes les valeurs mathématiques possibles. Il existe toutefois des grandeurs
(bits directeur de certaines grandeurs) qui ne peuvent avoir aucune valeur autre que
+1, O et -1. Il s'agit de valeurs mathématiques de signes. Pour les désigner, ou pour
désigner la partie grandeur de signe d'une grandeur complète, on a pris, entre parenthèses,
la désignation de la grandeur suivie des trois signes

, juste avant la fermeture de la parenthèse. Ainsi, la valeur (HS o) désigne la grandeur
qui correspond au signe de la hauteur solaire, valant +1 ou O ou -1. Certaines grandeurs,
comme par exemple le cosinus de la latitude, ne peuvent avoir que deux de ces trois
valeurs, par exemple on aura (cos λ

), valeur possibles +1 ou 0. Il y a encore des cas où deux de ces trois valeurs sont
assimilées l'une à l'autre, et l'on aura par exemple (SMSN
0±), cette valeur sera une valeur de signe valant +1 lorsque SMSN sera positif ou nul,
et valant -1 lorsque SMSN est négatif. Si l'on avait croisé le zéro et le +, la valeur
de signe serait 0 pour des valeurs positives ou nulles de SMSN et -1 pour des valeurs
négatives de SMSN.
[0091] Par ailleurs, il y a des grandeurs logiques qui par définition peuvent valoir seulement
O ou +1. Elles sont désignées par une lettre ayant des signes seulement sur un niveau.
Par exemple, la valeur (U+) est une grandeur logique valant 1 quand U est positif
et O quand U n'est pas positif (nul ou négatif). Par ailleurs, la valeur (U-) est
une valeur logique valant +1 lorsque U est négatif et O lorsque U n'est pas négatif.
Une grandeur de signe à trois valeurs (...

) peut être représentée par deux grandeurs logiques, à savoir (... ) et (... ). Dans
les équations mathématiques, les grandeurs logiques entrent sans difficulté mais elles
ne peuvent jamais valoir autre chose que 0 ou +1. Si elles sont précédées du signe
- elles sont soustraites, mais il s'agit de " - (+ 1)". Par ailleurs, une grandeur
logique surmontée d'une barre est une grandeur logique inverse, qui vaut 0 lorsque
la grandeur logique directe vaut 1 et qui vaut 1 lorsque la grandeur logique vaut
O, il n'est pas question de valeur -1.
[0092] Dans les programmes, on a souvent des valeurs (..

), qui sont décomposées en valeurs logiques. Si le + est immédiatement derrière le
cadre, une ligne partant de cet endroit du cadre est censée porter la valeur logique
(...+) si la ligne part de l'endroit du cadre où se trouve le signe -, elle est censée
porter la valeur logique (...-).
[0093] On note encore que les informations allant vers le traitement sont affectuées de
l'indice d (donnée) tandis que les informations revenant du traitement sont affectées
de l'indice r (résultat, réponse), si plusieurs informations de même nature reviennent
du traitement, on aura les indices r1, r2 (par exemple AS
r1, AS
r2 pour les informations d'azimut, solaire revenant respectivement d'une opération d'alignement
en fonction de la hauteur solaire et d'une opération d'alignement en fonction de l'heure).
[0094] Les différents programmes partiels ont été établis de façon à assurer qu'il n'y ait
pas d'indétermination pour certaines valeurs. Par exemple, un azimut. solaire calculé,
à partir de l'heure, uniquement par les fonctions sinus, devient très imprécis lorsqu'il
est 6 h, heure locale, c'est-à-dire lorsque le soleil se trouve à mi-distance entre
son périgée et son apogée. Huit' prochaines pages donnent successivement les indications
des programmes individuels, conjointement aux schémas des fig. 7a, 7b et 7c; ces programmes
permettront de comprendre comment fonctionne la calculatrice. Il faut noter que, par
mesure d'économie, certains programmes comprennent des variantes dénommées ', voire
''. Les signaux appliqués aux cadres de programmes, à des endroits marqués d'un petit
carré et d'un ', ne sont pas des signaux de commande de programmes mais des signaux
d'affectation du programme, qui modifient ce dernier. Ainsi, des programmes "'" sont
souvent établis pour les conditions méridiennes, alors que le programme de base est
établi pour des conditions non méridiennes. C'est alors l'information (M
+) qui commande l'affectation " ' ". Dans certains cas, on a même des affectations
" ' ", mais qui n'interviennent jamais simultanément avec une affectation "'".
[0095] On note que certains programmes ont été scindés, par exemple, en un programme 5 et
un programme 5', selon la latitude, afin d'avoir des calculs plus courts.
[0096] Toute la logique de la calculatrice se base sur une vision que l'on aurait de l'observateur
en le regardant depuis le plein est ou le plein ouest, le soleil tournant autour de
la terre, pour simplifier les choses. La trajectoire solaire est un plan vertical
si l'on est à l'équateur, horizontal si l'on est au pôle, oblique si l'on est entre
deux. A l'équinoxe, cette trajectoire passe par le centré, au solstice, elle est tangente
à un cercle dont le rayon est égal au sinus de l'inclinaison de l'axe terrestre. La
trajectoire effective du soleil n'est pas un plan, donnant une droite vue par la tranche,
mais une hélice à pas très fin. On l'assimile à un plan, avec modification d'inclinaison
à midi et à minuit. Au printemps, dans l'hémisphère nord, la ligne représentant la
trajectoire solaire dans les conditions précitées est redressée de Δϕ le matin, de
00 h à 12 h et couchée davantage de Δϕ l'après-midi, de 12 h à 00 h. A l'approche
du solstice, Δϕ diminue, est nul- au solstice et s'inverse après celui-ci. C'est la
raison pour laquelle les valeurs À (latitude) et ϕ (complément à l'angle formé par
l'axe terrestre et la ligne terre- soleil deviennent λ' et ϕ', légèrement modifiées
dans un sens le matin et légèrement modifiées dans l'autre sens l'après-midi.
[0097] Les pages de formules suivantes indiquent les fonctions des différents programmes-individuels,
ensuite de quoi est représentée la répartition des commandes des programmes individuels
dans les programmes généraux.
[0098] On remarque que, afin d'éviter les indéterminations aux pôles nord et sud, les latitudes
ne peuvent être établies que jusqu'à un maximum de
±89
0. Les registres de latitude dans lesmémoires LOC, de même que le registre de lieu
de travail, comprennent des verrouillages empêchant le comptage au-delà de 89,0°.
Toutefois, la calculatrice peut éventuellement délivrer des valeurs supérieures à
890. L'entrée par la porte commandée par l'impulsion UL sur le compteur de lieu est
toutefois agencée pour que tout compte supérieur à 89, de 89,1 à 90,0 établisse la
valeur 89, et fasse par ailleurs basculer un flip-flop qui modifiera le zéro de 89,0
dans l'affichage de la latitude, de façon que l'on sache que la latitude devrait être
encore supérieure. Lorsque cette valeur-là sera utilisée comme donnée, elle sera toutefois
simplement 89,0.
[0099] En position 89, le compteur empêche bien sûr toute correction augmentant la valeur
absolue de latitude, mais il lève tous les verrouillages qui s'opposeraient à un comptage
diminuant cette valeur absolue. C'est la raison pour laquelle le compteur de lieu
reçoit les deux informations SCAR et SCAV. Les autres compteurs ne reçoivent que l'information
SCAR, car les corrections ne sont émises qu'en situation de correction et il suffit
de distinguer SCAR de SCAV.
[0100] Les programmes généraux pourraient être composés d'une façon différente quant aux
programmes individuels qu'ils mettent en jeu. Les résultats devraient en tous les
cas être ceux qui sont indiqués.
Programmes individuels
PSEQ 1
[0101] COREQ = (24 - Deq)·24 - 12 + FH'
eqmid + (Ancy 0, 1, 2, 3)-6 Deq = date de l'équinoxe de printemps (quantième de mars) FH'
eqmid = fuseau horaire (de travail) où l'équinoxe de printemps est à midi
(Ancy 0,1,2,3) = 0 pour ann. bissext., = 1 pour ann. suiv. = 2 pour 2ème année après
l'ann. bissext., = 3 pour 3ème ann. après ann. bissext.
PSEQ 2
[0102] COREQ = (24 - Deq)· 24 + 12 - HGMTeq + (Ancy O, 1, 2, 3)-6. HGMTeq = heure GMT à
l'équinoxe de printemps. Deq, Ancy 0, 1, 2, 3 : voir PSEQ 1.
PPR 1
[0103] BLOCOR (en quarts de jours)= (EHd - FH'd+ COREQ) : 6 (Quotient entier) BLOCOR (en
heures) = reste.
PPR 1'
[0104] = comme PPR1, mais EHd toujours admis comme valant 00:00.
PPR 2
[0105] HLG = (HTd - EHd) mod 24 heures avec reports pos. (+) et nég. (-)
PPR 3
[0106] 
PPR 3'
[0107] = comme PPR3, mais (rép.HLG
+)et(rep.HLG
-) toujours admis comme O.
PPR 4
[0108] HLd' = (HLG - ES) mod 24 heures avec reports pos. (+) et nég. (-) ES donné à partir
de D
TRd par DECODEUR D
TR → ES.
PPR6,6',6"
[0110] PPR6 tous les paramètres, PPR6', PPR6" seulement les paramètres marqués resp. PPR6',
PPR6"


PPR6"



seuls existent l'un de Kd, Kd' et l'un de Q, Q'




PPR6'




P1 sinASd = sin(ASd) cosASd = cos(ASd); (bit(cosASd
+) et bit(cosASd
-)) P1a sinASr1 = sin(ASr1), cos- non calculé P1b sinASd = sin(ASd) cosASd = cos(ASd)
; (double bit non nécessaire) P2



P2' 1+K'
2 cos AS = 1+ K'd
2 (cosASd)
2 1-Q'
2+K'
2cosAS = 1 - Q'
-2 +K'd
2 + (cosASd)
2; (bit (...
+) et ((K-Q)

): bit (...
-)) pas de calcul, toujours (...
+) = 1 et (...
-) = O P3


P3'


(σ

) → (σ
+), (σ
-); ( LOG.PREP.) (voir aussi fig. 10) (σ

) = +1; (σ
+) = 1; (σ
-) = 0 (σ

) = 0 ; (σ
+) = 0; (σ
-) = 0 (σ

) = -1; (σ
+) = 0; (σ
-) = 1
* "proscrit"; (σ
+) = 1; (σ
-) = 1 * = "Fausse manoeuvre", calcul arrêté (p.e. :AS inexistant pour date et latt.)
P4





pour rectif."MS" sur SHS (AMP) (A
+=0,(M
+)=1,(p
+) =0: (v
o) = (V'
o) (p+) (U
-) (V
-) = (V
,o) (P
+) (U
-)+(V'
-) sinHSd = sin(HSd) cosHSd = cos(HSd) P4a sinHS non calculé, cos HSr = cos(HSr) ,
(U
±) , (V

) non calculés P4a' sinHSr=sin (HSr), cosHSr = cos(HSr) " " " " P4b sinHSd = sin(HSd),
coshsd = cos (HSd) " P5


P5'

ASr
1: comme en P5 à partir de cos ASr
1 (σ

) = (σ±) pour P5 et P5' (σ
+) = 1 & (σ
-) = 1 : "proscrit" P6

P7

sinHS non calculé par P7 mais par P4a' P8a,P8b,P8c GA1 = cosHS·sinAS


8a,8b,8c: calculs identiques, provenance ces informations d'entrée différente:
8a: cos ASrl,sinASrl, cosHSd, sinHSd
8b: cosASd, sinASd, cosHSr, sinHSr
8c: cosASd, sinASd, cosHSd, sinHSd
P8a',P8b',P8c'
[0111] Programmes PBa, P8b, P8c inhibés (méridien) P9

P9'


P9",P9"sP
[0112] HLr = 90°((SHS±)+1) (sHS
±)
r3 = (σ±)
. pour P9", (σ±) : même rem. que (SHS
±)
r3 = "donnée" pourP9"sp pourP5,P5' P10E

P10 sinHSr
2 = sinφ'd'Ksd-cosHLd·cosφ)'d·Kcd HSr
2 = arc sin(sinHSr) val.nat.(-90° -÷ +90°) TRS =

(PAS±) = ((cosHLd·Ksd+tgφ'd·Kcd|-|) sinHLd|)°±) P10'


P11

P11'

P11"

P12

c.à.d. (PRO
+)=1 si: non"Rposs",ou (y
12+X
12-Sn
2φd)<0, ou (|Y
1|-|sinφld|)≡O avec(x
1
)≠ (sinφ'dO+)




sinφ'rl = sinφ'd valeur transmise, non traitée P13 yl = sinHSd; x
l = cosHSd·cosASd P13M y
2 = sinHSMd; x
2 = cosHSMd·cosASMl P14

P15

P15'

P16a,P16a'
[0113] PRO = (Rposs
+) + ((|sinφ'd|-sinφ'
max de ROM)
+) les cinq calculs suivants seulement si PRO=0, c.à.d. si(PRO
+)=0 λ'r2 = arc tg Kr pour P16a λ'r2 = arc ctg K'r pourPl6a' domaine λ'r
2: (-90
o÷+90
o) λ'r
2=arc ctg K'r pourP16a' sinφr2 = (xl+yl·tgλ'r2 ) ·cosλ'r2 =(xi+yi'tgλ'r2)

(SHSr4

)= ((YI-sinφ'r2.sinλ'r2)

) (SHSMr

((Y2-sinφ'r2'sinΛλr2)

)
P16,P16`
[0114] come P16a,P16a', avec POLd,Kd,K'd (de PPR6) au lieu de POLr,Kr,K'r P17 a,b,c, déterminant
seulement pour la provenance des données, les opérationssur les données homologues
sont semblables si elles ont les dix calculs suivants seulement si (Rposs
+)=1 lieu Δsinφr (=Δsinφ'r) _ (SD±) (sinφ
max de RCM).RP

(Pour a,b,c) RP=1461/2π pour φ'en rad RP=1461/360 pour φ' en
O sinφr = sin<j)'r
2- (2+ (P
+) - (P
+))·Δsinφr (seul.p.a,b) φr = arc sin(sinφr) : aussi arc sin(sinφ'r)-... (seul.p.a,b)
.-:(2+(P+)-(P
+ )Δφr Δφr =(SD±)·Rp·

(seul.p.a,b) τr =( 270°+ (SD±) arc

) mod360° (seul.p.a,b) dom÷359°





P18



P19 Discrimination de DSMj
DSMj ≥ 306, 1. janv. à fin févr., (gl = 1
DSMj >306, 2. janv. à fin févr., (gl'+ =1
DSMJ <306 1. août DSMj >152' 2, 1. août au 31. déc.,(g8+)= 1
DSMj ≤ 152, 1. mars au 31. juill., (g3+ = 1
INCR.DECR
[0115] Incrémente et/ou dêcrémente pour de quarts de jour restants et de la position de
l'année dans le cycle de 4 ans(Ancy 1,2,3,4); les quarts de jour restants sont traités
différemment les années bissextiles (Ancy=O) et les trois autres années (Ancy = 1,2,
ou3).
[0116] Fonction: selon portes logiques indiquées fig.7C, fournit DSMjr=DSMj rectifié.
[0117] P20 discrimination DSMjr JG (= jour"gamme") = 306 pour (gl
+) , 153 pour (g8
+) , 0 pour (g3
+) Poseg = DSMjr - (gl
+) .306 - (g8
+) 153 -(g3
+).0 division Poseg/61 donne quot. entier +reste, MOC = mois court, MOC = mois long
(mois de 31 jours) quot. de Poseg/61 =[rang de la pér. (MOC-MOC) dans la "gamme"]-1
reste de Poseg/61 =[rang du jour dans la période MOC-MOC] -1 reste>30→MOC, reste<31→MOC
pér. (MOC-MOC), complètes ou incomplètes : "janv.-févr.", "mars- avr.", "mai-juin",
"juill." (incompl.),"août-sept.","oct-nov",et "déc." (incompl. ) gamres : "début janv.
à fin févr.", "début mars à fin juill.", "début août à fin déc."
[0118] P21 pour MOC (mois longs) quantième pour DTr = (reste Poseg/61)+1 mois pour DTr =
2 (quot. Poseg/61) + (gl
+) .1+(g3
+) ·3+(g8
+)
' .8
[0119] P21' pour MOC (mois courts) - quant. pour DTr = (reste Poseg/61)-30 mois pour DTr
= 1+ 2 (quot.Poseg/61) + (gl
+) ·1+(g3
+).3+(g8
+)·8
[0120] P22 HTr = (HLr' ±ES-EHd)mod 24H, (ou 2·12H); avec reports:.. ..(rep
+) et (rep
-)
[0121] P23 EH' = HTd ∓F5-HLr' (en H et Min) Discrimination de EH' (el
+) = ((|EH'l-17H00)
o-)·((|EH'|-7HOO)
O+); (el
+)=1→ PRO (PROscrit) (e
2+) = ((|EH'| -7H00)
-) (e3+) = (( EH'+17H00)
-) (e3
+) =1 →R⊕ (e4+) = ((EH'
- 17H00)
+) (e4
+)=1→ R ⊝
EHr = EH' + 24H00·((e
3+)-(e4
+)) LOGIQUE A.M.P. : voir fig. 9 LOGIQUE DE PREPARATION: voir fig. 10
Commande des programmes
[0122]

[0123] Les différentes commandes de programmes susmentionnées commandent les programmes
d'une façon qui peut être vue aux fig. 7a, 7b, 7c, on indiquera toutefois ci-après
les correspondances.
[0124] Les commandes durables, ou étendues, CHL, CAS, CHS, CRL, CRD, CRDL commandent la
logique AMP. De plus, CAS et CHS commandent la logique de préparation.
[0125] La commande CPRl commande le -programme PPRl la commande CPRl' commande le programme
PPRl', la commande CPR2 commande le programme PPR2, la commande CPR3 commande le programme
PPR3, la commande CPR3' commande le programme PPR', la commande CPR4 commande le programme
PPR4, la commande CPR5 commande le programme PPR5, la commande CPR5' commande le programme
PPR5', la commande CPR6 commande le programme PPR6, lorsque l'on a CRL, elle devient
CPR6' et commande le programme PPR6', et lorsque l'on a CRD, elle devient CPR6" et
commande le programme PPR6''.
[0126] Les commandes CHL1-CHL3 commandent respectivement les programmes PlOE, PlOet 10';
Pll, Pll', P11'' .
[0127] Les commandes CASl-CAS7 commandent respectivement le programme Pl, le programme p2
et 2', le programme p3,p3', le programme p4a, p4a', le programme p8b, p8b', le programme
p9, p9',p9" , le programme p22.
[0128] Les commandes CHSl et CHS8 commandent successivement le programme P4, le programme
P7, le programme P6, le programme P4a P4a', le programme Pla, le programme P8a, P8a',
le programme P9, P9', P9" , le programme P22.
[0129] Les commandes CRL1-CRL8 commandent successivement le programme P13, le programme
P12, le programme P17c, le programme P4b, le programme Plb, le programme P8c, p8c',
le programme P9, p9',p9", p9"sp, le programme P22.
[0130] Les commandes CRpl-CRDl2 commandent successivement les programmes P13, P16 et 16',
P17a, P18, P19, P20, P21, P4b, Plb, P8c P8c', P9, P9',P9"Sp et P22 (avec le décodeur
D
TR- ES).Enfin les commandes CRDL1 à CRDL 15 commandent successivement les programmes
P13; P13M, P14; P15; P16; P17b', P18; P19; P20; P21; P4b; Plb; P8c P8c'; P9, P9',
P9", P9"sp;et P22, avec le décodeur D
RT-ES.
[0131] Les programmes de la calculatrice comprennent des mémoires ROM, au dessin, on ne
les a représentées que lorsque des valeurs particulières devraient être retenues,
comme par exemple les valeurs de transfert D
TR -τ, ou encore la mémorisation de différents nombres de jours, selon les mois, comme
dans la mémoire ROM pour les dates (fig. 7a).
[0132] La calculatrice a des programmes élémentaires particuliers pour les programmes généraux
de recherche permettant de déterminer la date (par l'intermédiaire de l'inclinaison
et la Iatitude). Une fois ces deux donnéés établies, soit la hauteur solaire soit
l'azimut. solaire permettrait de calculer l'heure effective du relevé solaire. On
applique toutefois ces deux grandeurs conjointement, au niveau même où, pour les alignements
sur l'azimut solaire ou la hauteur solaire, on calcule l'heure locale, après avoir
calculé l'azimut en fonction de la hauteur ou vice versa, c'est-à-dire au niveau du
programme P8a, P8a' P8b, P8b', P8c, P8c'.
[0133] On remarque que pour les grandeurs pouvant être négatives, les corrections en avant
provoquent une augmentation de la valeur absolue, même en direction négative. Toute
correction atteignant ou dépassant le zéro provoque un changement de signe au lieu
de provoquer un changement de valeur. Une exception est toutefois avantageusement
faite pour la latitude; en fait, tout le comptage des latitudes est effectué comme
si l'on avait O au pôle sud et 180 au pôle nord, et qu'un décodeur enlevait 90° du
côté nord et prenait le complément à 90 du côté sud. Cette manière de faire est du
reste tout à fait praticable, le décodage en question devrait toutefois avoir lieu
au niveau de la sortie de l'information de latitude
Ld (λ
d).
[0134] En étudiant les schémas et les formules des programmes en détail, d'autres particularités
fonctionnelles pourront encore apparaître, par exemple la commande de programme en
cas de signal "PRO". En fait, lorsqu'un signal PRO est appliqué à la commande de programme
(fig. 6), celle-ci termine le cycle mais sans plus commander de nouveaux programmes
individuels, et en évitant d'envoyer les impulsions d'inscription U...au cours ou
à la fin du programme général. On note qu'un programme général durera au maximum une
centaine de ms, chaque programme particulier pouvant durer quelque ms, ou pouvant
également se restreindre à moins de 1 ms, voire quelques Nanosecondes.
[0135] A la fig. 4, on remarque encore l'émission de- deux impulsions ImM et Im3, qui indiquent
respectivement les changements de minutes et les changements de jours. Ces impulsions
arrivent sur les circuits représentés à la fig. 6 et, pour autant que les conditions
soient remplies, elles provoquent un réalignement de l'azimut solaire et de la hauteur
solaire sur l'heure locale, dérivée de l'heure civile HT.
[0136] L'usager pourra ainsi, en mettant sa montre en régime tableau I et en laissant l'heure
et la date synchronisées, suivre minute par minute les développements du soleil ou
en tous les cas avoir, à tout instant, des informations horaires à disposition. Bien
sûr, le réalignement chaque minute n'a lieu que si les heures du tableau sont synchronisées
avec les heures courantes et si le réalignement n'a pas été commandé sur un facteur
autre que l'heure. Comme l'impulsion de début de cycle Dip peut encore modifier, le
cas échéant, la synchronisation des heures, le réalignement n'intervient que lors
de l'impulsion Dip', qui suit immédiatement l'impulsion Dip. On note encore que le
circuit de cadencement émet, outre les impulsions Dip et Dip' et l'impulsion Fip,
une impulsion Mip, qui doit intervenir notamment seulement après la commande CHL1,
alors que la logique AMP est déjà en position correcte. Cette impulsion intervient
aussi dans l'ensemble de portes et de flip-flops du'bas de la fig. 5a, où sont établies
les diverses sortes de clignotements, notamment pour les cas de double azimut. Le
fonctionnement de cette partie de la fig. 5a s'explique par le schéma logique même
qui est représenté.
[0137] Pour les fig. 9 et 10 qui représentent respectivement la logique AMP et la logique
de préparation, on a adopté dans la mesure du possible la même configuration d'entrée
des informations, il sera donc aisé de passer de la représentation sous forme de simples
blocs de la fig. 7b à la représentation plus détaillée des fig. 9 et 10, respectivement.
[0138] En ce qui concerne les commandes, on remarque qu'il ne peut jamais y avoir qu'une
seule commande à la fois, et que toutes les commandes, à l'exception de celles qui
proviennent du comptage du temps courant, ne peuvent intervenir qu'à une seconde d'intervalle.
Récapilatif des fonctions de la montre
[0140] Une demande de brevet suisse concernant un objet similaire mais non identique, à
savoir la demande de brevet CH 1636/77, avait déjà été déposée par le même déposant
initiai.Cette demande de brevet, non encore publiée en date du dépôt de la présente,
contient des dessins et explications concernant les circuits de montre dont certains
au moins à aptes à être utilisés dans l'objet de la présente invention. Le contenu
de cette demande de brevet CH 1636/77 est à considérer conjointement à la présente
en ce qui concerne la suffisance de la divulgation pour une réalisation par l'homme
du mérier.