[0001] La présente invention concerne un dispositif pour produire successivement des débits
de fluide hydraulique de valeurs échelonnées, destinés à un circuit d'utilisation,
par exemple un vérin hydraulique, nécessitant des débits de fluide qui varient rapidement.
[0002] De nombreuses techniques ont recours à des installations hydrauliques, dans lesquelles
le circuit d'utilisation nécessite des débits de fluide qui varient rapidement entre
plusieurs valeurs échelonnées, par exemple entre une valeur minimale et une valeur
maximale. C'est le cas notamment d'un vérin hydraulique qui, pour maintenir sa charge
dans une position déterminée, nécessite un débit relativement faible, correspondant
sensiblement aux fuites, alors que, pour déplacer rapidement sa charge, il nécessite
un débit de fluide beaucoup plus important. De telles exigences sont imposées par
exemple aux dispositifs de commande, équipant la tuyère primaire d'éjection, à section
variable, d'un turboréacteur : ces dispositifs de commande doivent être capables de
rester en charge pendant de longues durées, et d'assurer en outre des manoeuvres très
rapides.
[0003] Pour résoudre ce problème, on a déjà envisagé différentes solutions : on peut par
exemple faire alimenter'en fluide hydraulique le circuit d'utilisation par une pompe
centrifuge, capable de produire des débits de fluide hydraulique susceptibles de varier
rapidement entre des valeurs échelonnées. Cependant, lorsque la pompe fonctionne à
régime élevé, et produit un faible débit, une fraction importante de l'énergie motrice
est dissipée en échauffant la pompe et le fluide hydraulique ; dans ce cas, non seulement
le rendement de l'installation est très mauvais, mais il en résulte une usure de la
pompe et de son dispositif d'entraînement. Il serait aussi possible d'utiliser une
pompe produisant un débit constant, dont une fraction appropriée seulement serait
envoyée dans le circuit d'utilisation, en fonction de ses besoins en fluide hydraulique,
l'excédent de débit étant par exemple renvoyé à l'aspiration de la pompe au moyen
d'un clapet de surpression.Onpeut aussi envisager de faire varier la vitesse de rotation
de la pompe en fonction des besoins du circuit utilisateur en fluide hydraulique,
par exemple au moyen d'un asservissement approprié. Cette solution n'est cependant
pas applicable dans les cas où la vitesse de la pompe doit demeurer constante, par
exemple parce qu'il en est de même de son moteur d'entraînement, en particulier parce
que ce dernier doit entraîner simultanément d'autres dispositifs, à vitesse constante
; c'est précisément le cas des pompes destinées à alimenter les dispositifs de commande
associés aux turboréacteurs. Par ailleurs, on pourrait envisager d'utiliser une pompe
volumétrique à débit réglable, telle qu'une pompe à barillet, dont l'inclinaison du
plateau est réduite lorsque la pression de refoulement de la pompe dépasse un seuil
déterminé. Cependant, une telle pompe donne lieu à des frottements importants, et
sa fiabilité est insuffisante pour certaines applications, notamment en aéronautique.
[0004] Le brevet français n° 2 247 112 (POCLAIN) décrit un dispositif pour faire envoyer
simultanément des débits de fluide hydraulique, dans deux circuits d'utilisation distincts,
par deux pompes, qui sont entraînées par un moteur unique, et dont l'une présente
une cylindrée variable ; lorsque les besoins prioritaires en fluide hydraulique de
l'un des deux circuits d'utilisation augmentent de façon importante, il est prévu,
pour éviter le calage du moteur unique, de réduire la cylindrée de la pompe alimentant
l'autre circuit d'utilisation ; celui-ci reçoit donc alors un débit de fluide hydraulique
qui peut être momentanément inférieur à ses besoins, ce qui n'est admissible que pour
des applications très particulières.
[0005] Le brevet français n° 2 271 416 (POCLAIN) décrit un dispositif d'alimentation analogue
à celui décrit dans le brevet précédemment mentionné, mais destiné à faire alimenter
en parallèle, par les deux pompes, un unique circuit d'utilisation. Il est prévu à
cet effet un régulateur de la cylindrée variable de l'une des deux pompes, réalisé
de façon que, lorsqu'il exerce sa fonction de régulation, la puissance maximale absorbée
par les deux pompes est constante et égale à la puissance maximale du moteur.
[0006] Le brevet français n° 1 545 432 (GENERAL ELECTRIC Cy) décrit un système d'alimentation
en carburant pour le dispositif de post-combustion d'un moteur à turbine à gaz, comprenant
deux pompes centrifuges à capacités de débit respectives, notablement différentes,
qui.sont entraînées en rotation en permanence par les rotors de la turbine ; des valves
et des dispositifs de commande à fluide permettent d'alimenter d'abord seulement la
pompe à plus faible débit, puis, ensuite, seulement la pompe à plus fort débit, selon
les conditions de fonctionnement de la turbine. Chacune des deux pompes est donc constamment
entraînée en rotation, même pendant les périodes où elle n'a pas à débiter de carburant,
ce qui entraîne des pertes d'énergie.
[0007] Le brevet français n° 2 234 463 (TRW INC.) décrit un dispositif de pompage de carburant
comprenant une pompe centrifuge entraînée constamment en rotation, et une pompe volumétrique,
qui n'est entraînée, par l'intermédiaire d'un embrayage, que pendant la période de
démarrage, lorsque la pression de refoulement de la pompe centrifuge est insuffisante.
Ce dispositif a donc essentiellement pour objet de compenser l'insuffisance de la
pression de refoulement d'une pompe centrifuge à bas régime, bien plutôt que de délivrer
un débit de carburant variant rapidement entre des valeurs échelonnées. L'emploi d'un
embrayage, sujet à une usure relativement rapide, est en outre peu souhaitable pour
les applications qui sont envisagées dans le cadre de la présente invention, et qui
ont été mentionnées précédemment.
[0008] Le brevet français n° 2 046 559 (ROBERT BOSCH) décrit des systèmes de plusieurs pompes
dont les rotors, à axes parallèles, sont munis par exemple de pistons axiaux, commandés
par des plateaux inclinés fixes ; des engrenages permettent à volonté d'accoupler
l'un à l'autre les rotors d'au moins deux pompes, de façon à obtenir l'actionnement,
à partir d'un arbre moteur unique, d'une seule pompe, ou d'au moins deux pompes. Cependant,
dans le cas par exemple de deux pompes seulement, il n'est pas possible de faire fonctionner
seulement la pompe dont le rotor n'est pas calé sur l'arbre moteur.
[0009] Le brevet français n° 2 307 994 (CHANDLER EVANS) décrit un dispositif de pompage,
en particulier pour l'alimentation en carburant des moteurs à turbine à gaz, comportant
deux pompes de débits notablement différents, qui sont entraînées par un arbre moteur
unique, l'une directement et l'autre par l'intermédiaire d'un embrayage. Ce dispositif
ne permet pas de faire fonctionner uniquement la pompe à fort débit, puisque la pompe
à faible débit est toujours en service. D'autre part, il offre l'inconvénient d'utiliser
un embrayage, susceptible d'une usure rapide.
[0010] Le dispositif selon la présente invention, pour produire successivement des débits
de fluide hydraulique de valeurs échelonnées, comporte également plusieurs pompes
rotatives de débits nominaux convenablement échelonnés, entraînées à partir d'un moteur
unique, ainsi que des moyens pour commuter sélectivement chacune desdites pompes entre
l'arrêt et le régime nominal ; il ne présente cependant aucun des inconvénients des
dispositifs antérieurs, précédemment mentionnés.
[0011] Le dispositif selon la présente invention est du type qui vient d'être indiqué, et
il est caractérisé en ce que les différentes pompes sont accouplées respectivement
à des arbres de sortie d'une transmission mécanique, comprenant un ou plusieurs différentiels
épicycloidaux, montés en cascade, l'arbre d'entrée du premier différentiel de la cascade
étant accouplé au moteur, qu'un frein est associé à chacune desdites pompes, et que
des moyens sont prévus pour faire commander chaque frein par le franchissement d'un
seuil déterminé par la pression de refoulement desdites pompes.
[0012] Dans la mesure où il ne comporte qu'une transmission mécanique à engrenages, à l'exclusion
de tout embrayage, le dispositif selon la présente invention offre un haut degré de
fiabilité et une longue durée de vie ; les freins qu'il comporte ne travaillent en
effet que peu de temps, à chaque arrêt d'une pompe précédemment en service ; il s'y
ajoute les avantages suivants : la puissance du moteur unique peut être choisie notablement
inférieure à la puissance qui serait nécessaire pour entraîner une pompe unique, ayant
à fournir à elle seule le débit maximal requis sous la pression maximale requise,
d'où une économie substantielle sur la puissance installée ainsi que sur la consommation
d'énergie ; on évite en outre que l'excès de puissance ne soit dissipé en échauffement
de la pompe et du fluide hydraulique, ce qui va également dans le sens d'un accroissement
de la fiabilité et de la durée de vie du dispositif.
[0013] Dans son application principale, le dispositif selon la présente invention permet
d'envoyer dans un circuit unique d'utilisation un débit de fluide hydraulique, qui
est rapidement commutable entre deux valeurs, minimale et maximale, respectivement
; pour cette application, le dispositif selon la présente invention est caractérisé
en ce que deux pompes de débits nominaux différents, accouplées respectivement aux
deux arbres de sortie d'un unique différentiel épicycloïdal, débitent en parallèle
dans l'entrée du circuit d'utilisation, et que des moyens sont prévus pour faire commander
deux freins associés chacun à l'une des deux pompes, par le franchissement d'un seuil
déterminé par la pression à l'entrée du circuit d'utilisation. Cette forme de réalisation,
particulièrement simple et fiable, convient parfaitement pour alinenter par exemple
un vérin hydraulique à haute pression, nécessitant des débits de fluide qui peuvent
varier très rapidement entre une valeur maximale et une valeur minimale, par exemple
pour les applications aéronautiques précédemment mentionnées.
[0014] Une forme de réalisation préférée du dispositif selon la présente invention, spécialement
destinée à l'application qui vient d'être indiquée, comporte, dans un même ensemble,
un différentiel épicycloidal, un arbre d'entrée, accouplé à un premier axe du différentiel,
deux pompes rotatives, accouplées respectivement au second et au troisième axe du
différentiel, et au moins un frein associé à chacune des deux pompes. Un tel dispositif,
particulièrement compact, léger et fiable, est très bien adapté, en raison de ses
qualités, aux applications aéronautiques.
[0015] A titre d'exemples non limitatifs, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement
dans les dessins annexés deux formes de réalisation du dispositif selon la présente
invention.
[0016]
La figure 1 est le schéma par blocs de la première forme de réalisation, qui est spécialement
destinée à alimenter en fluide hydraulique un circuit d'utilisation nécessitant des
débits de fluide qui varient rapides ment entre une valeur minimale et une valeur
maximale.
Les figures 2 et 3 sont des diagrammes destinés à illustrer le fonctionnement du dispositif
de la figure 1 en faisant ressortir ses avantages.
La figure 4 est une vue, en coupe par un plan axial, d'une forme de réalisation du
détecteur de pression à seuil, combiné avec un commutateur de pression, qui fait partie
du dispositif illustré sur la figure 1.
La figure 5 correspond à la figure 4, pour une autre position du tiroir de ce détecteur-commutateur.
La figure 6 est une vue, en coupe par un plan axial, d'une réalisation particulièrement
compacte du dispositif de la figure 1, dans laquelle les principaux composants, à
l'exception du détecteur-commutateur, sont groupés dans un même ensemble.
La figure 7 est le schéma par blocs d'une seconde forme de réalisation, permettant
de produire successivement des débits de fluide hydraulique de valeurs échelonnées,
destinés à un même circuit d'utilisation.
[0017] Sur la figure 1, 1 désigne un différentiel épicycloïdal, comportant un arbre d'entrée
1a, et deux arbres de sortie 1b et 1c. On sait que les vitesses de rotation de ces
trois arbres du différentiel 1 sont liées par une relation linéaire de la forme :
Na = B.Nb + C.Nc, dans laquelle B et C sont des coefficients constants, positifs ou
négatifs, dépendant des caractéristiques des engrenages constituant le différentiel
1. A son arbre d'entrée 1a est accouplé l'arbre d'un moteur 2, d'un type quelconque,
dont nous désignerons la vitesse de rotation par No. Aux arbres de sortie 1b et 1c
du différentiel 1 sont accouplés les axes respectifs d'une pompe principale, 3b, à
grand débit, et d'une pompe auxiliaire, à petit débit, 3c. Sur les axes respectifs
des pompes 3b et 3c peuvent agir des freins d'un type quelconque, 4b + 4c, dont les
moyens de commande sont réalisés, selon la présente invention, de manière que la commande
du serrage ou du desserrage du frein 4b soit synchronisée avec celle du desserrage
ou du serrage du frein 4c. Ces moyens de commande, synchronisés, des deux freins 4b
et 4c reçoivent un signal - de serrage pour l'un et de desserrage pour l'autre - de
la sortie d'un détecteur à seuil,5, de la pression à l'entrée,6a, d'un circuit d'utilisation
6 ; à ladite entrée, 6a, sont raccordées en parallèle les sorties respectives des
pompes 3b et 3c. 7 désigne un réservoir à fluide hydraulique, dans lequel plongent
une conduite d'amenée 8, raccordée en parallèle aux entrées des deux pompes 3b et
3c, et une conduite de retour 9, à laquelle sont connectées en parallèle les sorties
du détecteur de pression à seuil 5 (tout au moins s'il fonctionne hydrauliquement),
ainsi que du circuit d'utilisation 6 ; un limiteur de pression 10 est inséré entre
l'entrée 6a du circuit d'utilisation 6 et la conduite de retour 9.
[0018] A l'aide desfigures 2 et 3, on va maintenant expliquer le fonctionnement du dispositif
de la figure 1, dans le cas, pris à titre d'exemple, où le circuit d'utilisation 6
est un accumulateur de liquide hydraulique, dans lequel ce dernier doit être maintenu
sous une pression maximale, déterminée par le limiteur de pression 10, malgré des
prélèvements intermittents du liquide contenu dans ledit accumulateur. Sur le diagramme
de la figure 2, on a porté en abscisse le débit de fluide hydraulique,Q,à l'entrée
6a de l'accumulateur 6 à un instant donné, et, en ordonnée, la pression Δp du fluide
hydraulique dans l'accumulateur 6, ou à son entrée 6a. Pendant la phase de démarrage
du moteur 2, sa vitesse croît de la valeur 0 à la valeur N
0. Le frein 4c de la pompe auxiliaire 3c est serré, tandis que le frein 4b de la pompe
principale 3b est desserré, seule cette dernière débite dans l'entrée 6a de l'accumulateur
6 ; comme la pompe principale 3b est alors entraînée en rotation à la vitesse

le débit de fluide que ladite pompe 3b envoie dans l'accumulateur 6 augmenteprogressivement
jusqu'à une valeur correspondant, sur la figure 2, à l'abscisse du point A, et propor-
tiotionnelle à la vitesse d'entraînement de la pompe 3b, N
0/B, donc aussi à la vitesse N
0 du moteur 2. Pendnnt cette phase de démarrage, l'accumulateur 6 est rempli avec du
fluide hydraulique sous une pression pratiquement égale à la pression atmosphérique
(Δp = 0). Le moteur 2 continuant à entraîner la pompe principale 3b à sa vitesse N
0, son débit cesse lui-même d'augmenter, et la pression du liquide remplissant l'accumulateur
6 augmente progressivement au-delà de la pression atmosphérique, jusqu'à un premier
seuil déterminé, S1, qui correspond, sur la figure 2, à l'ordonnée du point E. Dès
que le détecteur de pression hydraulique 5 a détecté ce premier seuil 51, il envoie
aux freins 4b, 4c un signal qui commande simultanément le serrage du frein 4b et le
desserrage du frein 4c. Dès lors, la pompe principale 3b cesse de débiter dans l'accumulateur
6, qui est alimenté seulement par la pompe auxiliaire 3c ; comme celle-ci est entraînée
en rotation par le moteur 2 à sa vitesse N
0/C, proportionnelle à la vitesse N
0 dudit moteur 2, le débit de fluide que la pompe auxiliaire 3c refoule dans l'accumulateur
6 a sa valeur nominale, correspondant au débit minimal prévu ; sur la figure 2, ce
débit minimal correspond à l'abscisse du point F. Le débit de la pompe auxiliaire
3c dans l'accumulateur 6 provoque ensuite un accroissement de la pression dans l'accumulateur,
depuis le seuil 51, correspondant au point F sur la figure 2, jusqu'à la pression
maximale Δ
PM, qui est déterminée par le clapet de surpression 10, et qui, sur la figure 2, correspond
à l'ordonnée du point D. L'accumulateur 6 est alors rempli de liquide hydraulique
à la pression maximale. Si le liquide sous cette pression est ensuite prélevé dans
l'accumulateur 6, le débit de la pompe auxiliaire 3c est insuffisant pour empêcher
que la pression du liquide subsistant dans l'accumulateur 6 ne diminue jusqu'à la
valeur correspondant au premier seuil 51, et même jusqu'à une valeur S2, qui, sur
la figure 2, correspond à l'ordonnée du point G ; le détecteur de pression 5 est aménagé
pour être sensible, lorsqu'il détecte des pressions décroissantes, à ce second seuil
S2, inférieur au premier seuil, 51, auquel il est sensible lorsqu'il détecte des pressions
croissantes. En d'autres termes, le détecteur de pression 5 est aménagé de façon à
présenter un phénomène d'hystérésis, et l'on en décrira ultérieurement une forme de
réalisation possible. Dès qu'il détecte le second seuil de pression 52, le détecteur
5 envoie aux freins 4b, 4c un signal, qui provoque simultanément le serrage du frein
4c et le desserrage du frein 4b. La pompe auxiliaire 3c est par suite arrêtée et la
pompe principale 3b envoie à nouveau dans l'accumulateur 6 un débit de fluide hydraulique
correspondant, sur la figure 2, à l'abscisse du point H, et sous une pression correspondant
à l'ordonnée, 52, du point H. Quand le prélèvement de fluide hydraulique cesse, la
pression du fluide hydraulique contenu dans l'accumulateur atteint à nouveau le premier
seuil S1, ce qui a pour effet de faire commander par le détecteur 5 l'arrêt de la
pompe principale 3b et la mise en service de la pompe auxiliaire 3c, qui ramène le
liquide remplissant l'accumulateur 6 à sa pression maximale Δ
PM.
[0019] Sur la figure 2, on a indiqué en traits interrompus des arcs d'hyperbole passant
respectivement par les points E, F et D du diagramme, ainsi que par le point B, qui
correspond au cas où le liquide remplissant l'accumulateur 6 aurait été amené à sa
pression maximale par le seul débit de la pompe principale 3b. Ces arcs d'hyperbole
sont des parties de courbes d'équi- puissance, correspondant respectivement aux puissances
P
E, P
B, P
D et P
F fournies par le dispositif de la figure 1 lorsque son point de fonctionnement se
trouve respectivement en E, B, D et F. Bien entendu, la puissance fournie est d'autant
plus grande que l'arc correspondant d'hyperbole est plus éloigné de l'origine 0 des
coordonnées. Sur la figure 3, on a porté en abscisse le temps t, à partir de l'instant
du démarrage du moteur 2 du dispositif de la figure 1, et, en ordonnée, la puissance
P fournie par ce dispositif. Si le remplissage de l'accumulateur 6 avec du fluide
hydraulique à la pression maximale Δ
PH avait été obtenu en faisant débiter constamment la seule ponpe principale 3b dans
l'accumulateur 6, la puissance fournie aurait varié suivant la courbe D A E B X. Dans
le cas précédemment décrit, du fonctionnement alterné des pompes 3b et 3c, la puissance
fournie a varié suivant la courbe O A E F D Y. Comme l'énergie fournie par le dispositif
correspond dans chaque cas à l'aire comprise entre la courbe de variation de la puissance
P d'une part, et l'axe des abscisses, t, d'autre part, on voit facilement, sur la
figure 3, que le fonctionnement alterné des pompes du dispositif de la figure 1 permet
une très importante économie d'énergie par rapport au cas de l'emploi d'une pompe
unique. D'autre part, l'emploi d'une pompe unique, par exemple 3b,nécessiterait de
dimensionner celle-ci, ainsi que le moteur 2, de façon qu'ils puissent fournir, au
rendement près, une puissance maximale P
B, alors que le recours alterné à deux pompes 3b et 3c permet de dimensionner la pompe
la plus puissante, 3b, et le moteur 2, de manière qu'ils puissent produire, au rendement
près, seulement une puissance maximale P
E9 qui est très inférieure à la puissance P
B à prendre en considération dans le cas d'une pompe unique par exemple presque la
moitié de celle-ci. A l'économie d'énergie s'ajoute donc une très importante économie
sur la puissance installée.
[0020] Il résulte clairement de la description précédente du fonctionnement du dispositif
illustré sur la figure 1, que le détecteur de pression à seuil 5 peut être d'un type
quelconque, adapté aux freins 4b et 4c. S'il s'agit par exemple de freins électromagnétiques,
le détecteur de pression 5 doit être réalisé de manière à transmettre un premier signal
électrique de commande du serrage du frein 4b et du desserrage du frein 4c, lorsqu'il
détecte le passage d'une pression croissante par le premier seuil S1, et un second
signal électrique de commande du desserrage du frein 4b et du serrage du frein 4c,
lorsqu'il détecte le passage d'une pression décroissante par le second seuil, S2.
[0021] On va décrire ci-après une forme de réalisation du détecteur de pression à seuil,
5, dans laquelle ce détecteur est combiné avec un commutateur de pression, permettant
d'utiliser le fluide hydraulique refoulé par l'une des deux pompes, 3b, 3c pour faire
commander le serrage de son frein et le desserrage du frein de l'autre pompe par un
vérin hydraulique, dont une réalisation sera décrite ensuite à l'aide de la figure
6.
[0022] Sur les figures 4 et 5, 11 désigne une chambre cylindrique, qui est aménagée dans
un carter étanche et qui est précédée par une antichambre 11a, également cylindrique,
et de diamètre un peu plus petit, de telle manière qu'elle est raccordée à la chambre
11 par une portée annulaire 12. Dans les chambres cylindriques 11, 11a est monté librement
coulissant un tiroir 13, de longueur inférieure à la somme des longueurs desdites
chambres ; du côté de l'antichambre 11a, le tiroir 13 comporte tout d'abord une section
cylindrique 13a, de diamètre un peu inférieur à celui de l'antichambre 11a,et, au-delà
de cette section 13a, des sections cylindriques 13b à 13d, dont au moins la première
est ajustée dans l'antichambre 11a de façon à assurer l'étanchéité tout en permettant
le libre coulissement du tiroir 13. Entre les sections 13b à 13d, le tiroir 13 comporte
des couronnes annulaires 13e à 13g, qui sont ajustées de façon à assurer l'étanchéité
avec la paroi de la chambre 11, tout en autorisant le libre coulissement du tiroir
13. Bien entendu, des moyens d'étanchéité connus peuvent être prévus au niveau des
sections 13b, 13e, 13f et 13g du tiroir 13. Ce dernier délimite donc dans la chambre
'11 des compartiments 11b, 11c, et 11d,qui sont isolés de façon étanche les uns des
autres, ainsi que de l'antichambre 11a. Dans le corps du tiroir 13 sont aménagés un
premier conduit 13h qui fait communiquer l'antichambre 11a avec le compartiment 11c,
et un second conduit, 13i, qui fait communiquer le compartiment 11d de la chambre
11 avec son compartiment arrière 11e. Dans ce dernier est disposé un ressort hélicoïdal
14, qui prend appui, d'un côté, sur la base de la couronne annulaire 13g du tiroir
13, et, de l'autre côté, sur une coupelle 15, portée elle-même par l'extrémité d'une
tige filetée 16, vissée, de façon étanche, dans un trou taraudé de la paroi arrière
17 du carter du détecteur 5. Dans ce carter, sont également aménagés un conduit 18
qui permet d'amener dans l'antichambre 11a la pression régnant à chaque instant à
l'entrée 6a du circuit d'utilisation 6, un conduit 19 qui est raccordé, d'un côté,
par des dérivations 19a et 19b, respectivement aux compartiments 11b et 11d ou 11c,
et,de l'autre côté, à une conduite 20, aboutissant à un vérin hydraulique de commande
des freins 4b et 4c, ainsi qu'un conduit 21, reliant le compartiment arrière 11e de
la chambre 11 à la conduite de retour 9 (voir aussi la figure 1).
[0023] Le détecteur-commutateur de pression illustré sur les figures 4 et 5 fonctionne de
la façon suivante : tant que la pression à l'entrée 6a du circuit d'utilisation 6
est inférieure au premier seuil, 51, cette pression, qui règne également dans l'antichambre
11a et, par l'intermédiaire du conduit 13h, dans le compartiment 11c, est insuffisante
pour surmonter la poussée du ressort comprimé 14, si bien que ce dernier maintient
l'extrémité gauche du tiroir 13 appliquée contre la surface terminale correspondante
de l'antichambre 11a, comme illustré sur la figure 4. Comme la conduite de retour
9, le compartiment arrière 11e, le conduit 13i du tiroir 13, le compartiment 11d,
les conduits 19b, 19, 19a, 20 et le compartiment 11b sont alors remplis de liquide
hydraulique à la pression atmosphérique, si bien que le vérin hydraulique de commande
des freins 4b et 4c n'est pas actionné, ce qui correspond au desserrage du frein 4b
et au serrage du frein 4c. Lorsque la pression à l'entrée 6a du circuit d'utilisation
6 approche du premier seuil S1 (point E sur la figure 2), la résultante des forces
que la pression régnant dans l'antichambre 11a exerce sur la face gauche et la couronne
annulaire 13i du tiroir 13 devient suffisante pour surmonter la poussée du ressort
14 et par suite pour déplacer ledit tiroir 13 vers la droite de la figure 4. Dès que
la couronne annulaire 13i du tiroir 13a mis en communication dans son mouvement vers
la droite de la figure 5, la dérivation 19b avec le compartiment 11c, la pression
51 règne également dans la dérivation 19a et dans le compartiment 11b ; par suite,
alors que précédemment, par exemple dans la position initiale de la figure 4, la résultante
des forces de pression exercées sur les deux surfaces, perpendiculaires à l'axe du
tiroir 13, de la couronne radiale 13e, était exactement égale et de sens contraire
à la résultante des forces de pression exercées sur les deux faces de la couronne
annulaire 13f, à partir de la position illustrée sur la figure 5 les forces de pression
exercées sur les deux faces de la couronne annulaire 13e ont une résultante nulle,
si bien que la résultante des forces de pression exercées sur les deux faces de la
couronne annulaire 13f cesse d'être équilibrée, et s'ajoute à la résultante des forces
de pression exercées dans l'antichambre 11a par la pression S1, pour accélérer le
mouvement du tiroir 13 vers la droite de la figure 5. Ce mouvement se poursuit jusqu'à
ce que l'extrémité droite du tiroir 13 arrive au contact d'une butée 15a aménagée
au centre de la coupelle 15 du ressort 14. Dès que le tiroir 13 occupe sa position
visible sur la.figure 5, du fluide hydraulique sous la pression S1 est transmis par
le circuit 18, 11 a, 13h, 11c, 19a, 19b, 19, 20 au vérin hydraulique qui commande
aussitôt le serrage du frein 4b et le desserrage du frein 4c. Grâce à l'accélération,
précédemment indiquée, du déplacement du tiroir 13, la commutation de la pression
régnant dans la conduite 20, de la valeur minimale (par exemple la pression atmosphérique),
à la valeur de commande 51, a lieu si rapidement que l'on réduit au maximum le temps
pendant lequel les deux pompes, 3b et 3c sont entraînées simultanément par le moteur
2. On obtient ainsi une commutation très rapide du débit de liquide hydraulique envoyé
dans l'entrée 6a du circuit d'utilisation 6, de sa valeur maximale, correspondant
à l'abscisse du point E sur la figure 2, à sa valeur minimale, correspondant à l'abscisse
du point F.
[0024] Le tiroir 13 occupant sa position extrême droite, visible sur la figure 5, si la
pression à l'entrée 6a du circuit d'utilisation 6 parvient par valeurs décroissantes
à la valeur S1, la force de rappel exercée par le ressort 14 n'est pas encore suffisante
pour surmonter la résultante, de sens contraire, de toutes les forces de pression
appliquées sur le tiroir 13, du fait notamment du déséquilibre des forces de pression
exercées sur les faces de la couronne annulaire 13f. C'est donc seulement lorsque
la pression à l'entrée 6a du circuit d'utilisation 6 approche la valeur du second
seuil 52, inférieur à S1, que la poussée du ressort 14 peut surmonter la résultante
des forces de pression appliquées au tiroir 13 et commencer à le déplacer vers la
gauche de la figure 5 ; ce mouvement du tiroir 13 est fortement accéléré dès que la
couronne annulaire 13f du tiroir 13 a remis en communication dans son mouvement vers
la gauche la dérivation 19b avec le compartiment lld, ce qui a non seulement pour
effet de Vidanger le vérin hydraulique de commande des freins 4b, 4c, par le circuit
20, 19, 19b, 11d, 13i, 11e, 21, 9, mais aussi de rétablir la pression atmosphérique
dans le compartiment 11b, par l'intermédiaire de la dérivation 19a du conduit 19 ;
ceci a pour effet d'équilibrer à nouveau la résultante, dirigée vers la droite, des
forces de pression exercées sur les faces de la couronne annulaire 13f, et de réduire
par suite la résultante des forces de pression exercées sur le tiroir 13. C'est donc
très rapidement que ce dernier reprend sa position extrême gauche, visible sur la
figure 4, et que, simultanément, le frein 4c est serré, et le frein 4b est desserré,
ce qui remet en service la pompe principale 3b ; le commutateur 5 produit ainsi une
commutation très rapide du débit envoyé dans l'entrée 6a du circuit d'utilisation
6, de sa valeur minimale, correspondant à l'abscisse du point G sur la figure 2, à
sa valeur maximale, correspondant à l'abscisse du point H, et cela dès que le détecteur
5 a décelé l'abaissement de la pression à l'entrée du circuit d'utilisation jusqu'à
la valeur du second seuil 52, inférieure à celle du premier seuil S1. Bien entendu,
la valeur du premier seuil 51 peut être réglée en ajustant la compression minimale
du ressort 14, par rotation de la tige filetée 16 à l'extérieur du carter du détecteur
5.
[0025] Le dispositif illustré sur la figure 6 est un ensemble 22 comportant dans des carters
réunis 22a à 22e, un différentiel épicycloïdal 1, dont le premier axe, 1a, est accouplé
à un arbre d'entrée, qui peut être lui-même accouplé à un arbre moteur quelconque,
deux pompes rotatives, l'une, 3b, à grand débit, qui est accouplée au second axe,
1b, du différentiel 1 et l'autre, 3c, à petit débit, qui est accouplée au troisième
axe, 1c, du différentiel 1, ainsi que deux freins à disque, 4b et 4c, associés respectivement
aux pompes 3b et 3c, et notamment aux axes 1b et 1c auxquels elles sont respectivement
accouplées, enfin un vérin hydraulique 23, servant à la commande simultanée, et en
opposition de phase, des deux freins à disque 4b et 4c.
[0026] Dans l'exemple de réalisation illustré, le différentiel épicycloïdal 1 est constitué
essentiellement par un plateau à denture conique, 1d, calé sur le premier axe 1a,
une couronne 1e, de même diamètre et de même denture conique que le plateau 1d, et
solidaire du second axe, 1b, lui-même de forme tubulaire, ainsi que deux pignons planétaires,
1f et 1g, calés entre le plateau 1d et la couronne 1e, sur un même axe radial, 1h,
de manière à engrener simultanément avec les dentures respectives dudit plateau et
de ladite couronne ; le troisième axe 1c, qui est intérieur et coaxial au second axe
tubulaire, 1b, et de plus grande longueur que lui, est fixé par une extrémité à l'axe
radial 1h des planétaires, dans le prolongement du premier axe 1a du différentiel.
Les pompes 3b et 3c sont par exemple des pompes volumétriques à engrenages. Le pignon
mené de la pompe principale 3b est calé sur un arbre 24, monté librement tournant
dans le carter, et il est entraîné en rotation par un pignon 25, claveté sur le second
axe, tubulaire, 1b, du différentiel 1. La pompe auxiliaire 3c est disposée dans le
carter à la suite de la pompe principale 3b, et son pignon mené est entraîné en rotation
par un pignon 27 claveté sur la partie extrême du troisième axe, 1c, du différentiel
1, qui s'étend au-delà de son second axe, tubulaire, 1b. Les supports des disques,
Db, De des deux freins 4b, 4c sont respectivement clavetés sur les deuxième et troisième
axes, 1b et 1c du différentiel 1 ; ces disques sont eux-mêmes disposés dans une chambre
cylindrique du carter 22d, qui est interposée entre les deux pompes 3b et 3c ; les
garnitures fixes Gb1 et Gc1 des deux freins 4b et 4c sont fixées, l'une en regard
de l'autre, au niveau des disques correspondants, aux parois extrêmes de la chambre
mentionnée ; les garnitures mobiles Gb2 et Gc2 des deux freins 4b et 4c sont d'autre
part montées dos à dos, entre les deux disques correspondants, Db et Dc, sur une pièce
annulaire 23a, qui est elle-même accouplée en translation au piston 23b du vérin hydraulique
de commande 23, par au moins une tige filetée 23d parallèle à l'axe 1c. La chambre
23e du vérin 23 est elle-même aménagée dans le carter 22e à l'extrémité opposée à
celle où est monté le différentiel 1 ; son piston 23b a notamment la forme d'une cuvette,
sur le fond de laquelle prend appui un ressort de rappel 26. 23f désigne le débouché,
dans la chambre 23e du vérin, de sa tubulure d'alimentation, qui peut être raccordée
par exemple par une conduite 20 au canal 19 du détecteur-commutateur de pression 5,
illustré sur les figures 4 et 5 et précédemment décrit. Lorsque la pression atmosphérique
règne dans la chambre 23e du vérin de commande, son piston 23b est maintenu par le
ressort 26 dans sa position extrême droite, illustrée sur la figure 6 ; par la tige
filetée 23d, le piston 23b serre par suite la garniture mobile Gc2 sur le disque Dc
du frein 4c, ce qui a pour effet de maintenir à l'arrêt la pompe auxiliaire 3c; comme
simultanément la garniture mobile Gb2 est écartée du disque Db du frein 4b, celui-ci
est desserré, si bien que le rotor de la pompe principale 3b tourne librement. Dès
qu'une pression suffisante est établie à partir de la tubulure 23f, dans la chambre
23e du vérin, son piston 23b se déplace vers la gauche de la figure 6, en comprimant
le ressort 26, si bien que la tige 23d déplace la pièce annulaire 23a, de manière
à desserrer le frein 4c et à serrer le frein 4b, ce qui produit la commutation des
pompes 3b et 3c.
[0027] La forme de réalisation illustrée sur la figure 6 est susceptible de nombreuses variantes,
entrant toutes dans le cadre de l'invention. Dans le cas du différentiel à pignons
coniques, illustré sur la figure 6, les vitesses de rotation des trois axes 1a à 1c
sont liées par la relation linéaire :

si bien que, lorsque l'arbre d'entrée 1a est entraîné à la vitesse,No,du moteur, ou
bien la pompe 3b tourne en sens contraire du moteur, à la même vitesse N
0, ou bien la pompe 3c tourne dans le même sens, à une vitesse moitié, N
O/2. Des rapports différents entre les régimes respectifs des deux pompes et celui du
moteur pourraient être obtenus en permutant les rôles des trois axes du différentiel.
Dans le même but, il serait aussi possible d'utiliser un différentiel épicycloidal
à pignons droits ; dans ce cas, en effet, si l'on désigne par D1 et D2 les diamètres
respectifs de la petite couronne dentée et de la grande couronne dentée, les vitesses
des trois axes du différentiel sont liées entre elles par la relation linéaire :

dans laquelle N3 désigne la valeur algébrique de la vitesse de rotation du système
de planétaires. Les pompes à engrenage 3b et 3c pourraient être remplacées par d'autres
pompes rotatives, par exemple des pompes à barillets ou des pompes centrifuges, associées
cependant à des clapets anti-retour pour éviter une inversion du débit dans une pompe
à l'arrêt. Il serait aussi possible d'utiliser deùx pompes de types différents dans
le même dispositif. Les freins è commande hydraulique pourraient être remplacés par
exemple par des freins électromagnétiques, commandés, ainsi qu'on l'a déjà indiqué
précédemment, par les signaux électriques d'un détecteur de pression à seuil, d'un
type approprié.
[0028] La figure 7 représente une seconde forme de réalisation de l'invention comportant
quatre différentiels épicycloidaux, 1A à 1D, qui sont montés en cascade ; le premier
axe a, ou axe d'entrée, du premier différentiel 1A, est accouplé à l'arbre d'un moteur
2 ; le second axe, tel que Ab, (respectivement, Bb, Cb, Eb) de chncun des différentiels,
tel que 1A (respectivement 1B, 1C, 1D) est accouplé à l'axe d'une pompe rotative telle
que 3a, (respéctivement 3b, 3c, 3d), tandis que son troisième axe, tel que Ac (respectivement
Bc, Cc) est accouple au premier axe, ou axe d'entrée du différentiel suivant de la
cascade, par exemple 1B (respectivement 1C, 1D) à l'exception du troisième axe, Ec,
du dernier différentiel, 1D, de la cascade, qui est également accouplé à l'arbre d'une
pompe rotative, 3e. Aux différentes pompes 3a à 3e sont associés respectivement des
freins 4a à 4e, par exemple de type électromagnétique. Les aspirations des pompes
3a à 3e sont alimentées par des conduites appropriées, à partir de réservoirs de liquide
hydraulique, qui peuvent être prévus en nombre égal à celui des pompes, ou bien groupés
en un bac commun 7. Les refoulements des différentes pompes 3a à 3e sont raccordés
par des conduites appropriées à l'entrée 6a du circuit d'utilisation 6 ; une dérivation
de la conduite de refoulement des cinq pompes aboutit à un dispositif de commande
5, dont partent des lignes électriques, destinées à transmettre des signaux électriques
de commande aux différents freins électromagnétiques 4a à 4e. Le dispositif de commande
automatique 5 est susceptible de nombreuses réalisations connues, adaptées à l'application
envisagée dans chaque cas. Il est programmé, de façon connue en soi, pour que les
différentes pompes 3a à 3e produisent successivement des débits de fluide hydraulique
de valeurs échelonnées, destinés au circuit d'utilisation 6 ; bien entendu, le débit
nominal de chacune des pompes 3a à 3e est adapté à la valeur du débit qu'elle doit
envoyer dans le circuit d'utilisation. Dans cette forme de réalisation, le dispositif
de commande automatique 5 est aménagé de manière à produire simultanément le serrage
des freins associés à toutes les pompes, à l'exception d'une seule, dont le frein
peut être ensuite serré à un instant programmé, en même temps que le frein de l'une
des autres pompes est immédiatement desserré ; cette dernière commutation est déclenchée
par le dispositif automatique 5 lorsque le détecteur de pression à seuil qui y est
incorporé, et qui détecte la pression de refoulement de la pompe actuellement en service,
passe par un seuil déterminé, par valeurs croissantes ou décroissantes, comme précédemment
décrit à propos de la première forme de réalisation.
1. Dispositif pour produire successivement des débits de fluide hydraulique de valeurs
échelonnées, destinés à un circuit d'utilisation (6), par exemple un vérin hydraulique,
nécessitant des débits de fluide qui varient rapidement, dispositif comportant plusieurs
pompes rotatives (3a à 3e) de débits nominaux convenablement échelonnés, entraînées
à partir d'un moteur unique (2), ainsi que des moyens (5) pour commuter sélectivement
chacune desdites pompes (3a à 3e) entre l'arrêt et le régime nominal, et étant caractérisé
en ce que les différentes pompes (3a à 3e) sont accouplées respectivement à des arbres
de sortie (Ab à Ec) d'une transmission mécanique comprenant un ou plusieurs différentiels
épicycloïdaux (1A à 1D), montés en cascade, l'axe d'entrée (a) du premier différentiel
(1A) de la cascade étant accouplé au moteur (2), qu'un frein (4a à 4e) est associé
respectivement à chacune desdites pompes (3a à 3e), et que des moyens (5) sont prévus
pour faire commander chaque frein (4a à 4e) par le franchissement d'un seuil déterminé
par la pression de refoulement desdites pompes (3a à 3e).
2. Dispositif selon la revendication 1 pour envoyer dans un circuit unique d'utilisation
(6) un débit de fluide hydraulique rapidement commutable entre deux valeurs, caractérisé
en ce que deux pompes (3b, 3c) de débits nominaux différents, accouplées respectivement
aux deux arbres de sortie (1b, 1c) d'un unique différentiel épicycloidal (1) débitent
en parallèle dans l'entrée (6a) du circuit d'utilisation (6), et que des moyens (5)
sont prévus pour faire commander deux freins (4b, 4c) associés chacun à l'une des
deux pompes (3b, 3c) par le franchissement d'un seuil (S1 ou S2) déterminé par la
pression à l'entrée (6a) du circuit d'utilisation (6).
3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de commande
(5) des freins (4b, 4c) respectivement associés aux pompes (3b, 3c) comportent un
détecteur à seuil, de la pression à l'entrée (6a) du circuit d'utilisation (6), ce
détecteur étant notamment aménagé de façon que lesdits freins (4b, 4c) soient l'un
serré, l'autre desserré dès que ladite pression atteint en croissant un premier seuil
(S1) ou en décroissant un second seuil (S2), égal ou de préférence inférieur au premier
seuil (S1).
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce
que les moyens (5) de commande du serrage ou du desserrage du frein (4b ou 4c), associé
à l'une des pompes (3b ou 3c), sont synchronisés avec les moyens de commande du desserrage
ou du serrage d'un frein (4c ou 4b) associé à l'autre pompe (3c ou 3b).
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce
que le détecteur à seuil est combiné avec un commutateur de pression, de préférence
sous la forme d'un tiroir (13) mobile, sous les actions antagonistes de la pression
à l'entrée (6a) du circuit d'utilisation (6) et d'un ressort taré (14), entre une
position de repos, correspondant aux valeurs de ladite pression inférieures au seuil
(S1) et une position de travail, où ladite pression est transmise pour commander les
freins (4b, 4c).
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'un deuxième seuil de
pression (S2), inférieur au premier seuil (S1), est obtenu par exemple en faisant
agir la pression à l'entrée du circuit d'utilisation (6a) sur une portée auxiliaire
(13e) du tiroir (13), peu après que ledit tiroir (13) a quitté sa position de repos.
7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce qu'il
comporte, dans un même ensemble (22), un différentiel épicycloïdal (1), un arbre d'entrée
acoouplé à un premier arbre (1a) du différentiel (1), deux pompes rotatives (3b, 3c),
accouplées respectivement au second et au troisième arbre (1b et tc) du différentiel
(1), et deux freins (4b, 4c) associé chacun à l'une des deux pompes (3b, 3c).
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le second ou le troisième
arbre (1b ou 1c) du différentiel (1) est tubulaire et coaxial à l'autre (1c ou 1b),
qui est plus long que lui, de sorte que les deux pompes (3b, 3c) peuvent être disposées
dans l'ensemble (22) l'une à la suite de l'autre dans la direction desdits arbres
coaxiaux (1b, 1c).
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce
qu'un frein à disque (4b ou 4c) est associé à chacun des deuxième et troisième arbres
(1b et 1c) du différentiel (1), la première (Gb2 ou Gc2) des deux garnitures de ce
frein (4b ou 4c) à disque étant portée par le piston (23b) d'un vérin (23) hydraulique,
disposé de façon à pousser d'abord ladite première garniture (Gb2 ou Gc2) contre le
disque (Db ou Dc) du frein (4b ou 4c), monté coulissant sur l'arbre correspondant
(1b ou 1c) du différentiel (1) puis ce disque (Db ou Dc) contre la seconde garniture
(Gb1 ou Gc1), fixe.
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les premières garnitures
(Gb2, Gc2) des deux freins (4b, 4c), dont les disques (Db, Dc) sont montés respectivement
coulissants sur les deuxième et troisième arbres (1b et 1c) du différentiel (1) sont
disposées dos à dos, entre les deux disques (Db, Dc), sur un prolongement (23d, 23a)
du piston (23b) du vérin (23), lequel est de préférence à simple effet, avec un ressort
de rappel (26) à compression réglable.