[0001] La présente invention concerne une bobine d'inductance shunt.
[0002] De telles bobines sont utilisées pour compenser la puissance réactive capacitive
des longues lignes de transport d'énergie électrique à haute tension.
[0003] Un type connu d'une telle bobine d'inductance shunt comporte un noyau magnétique
constitué par une pile de tronçons de fer feuilleté séparés les uns des autres par
des entrefers en matériau amagnétique, un enroulement électrique entourant ledit noyau
et un manteau magnétique pour la fermeture du flux magnétique. Un tel manteau magnétique
est un circuit magnétique feuilleté comportant deux jambes parallèles à l'axe de la
bobine réunies par deux culasses, le noyau étant compris entre les milieux des deux
culasses.
[0004] Plusieurs solutions existent pour le serrage des culasses contre le noyau central.
[0005] Il existe une solution où le serrage est réalisé à l'extérieur de l'enroulement entourant
le noyau au moyen de tirants, une autre où les tirants sont placés entre le noyau
et l'enroulement.
[0006] Ces deux solutions prennent beaucoup de place et dans la seconde le poids en cuivre
est augmenté.
[0007] Une autre solution connue consiste à placer un tirant de fixation dans le trou central
du noyau. Au point de vue gain de place et économie de cuivre cette solution est idéale,
par contre il y a un échauffement du système de fixation à cause des pertes par courant
de Foucault dans le tirant.
[0008] La présente invention a donc pour objet une bobine électrique d'inductance shunt
pour ligne de transport d'énergie électrique comprenant un noyau magnétique autour
duquel est placé un enroulement électrique, et un manteau magnétique pour la fermeture
du flux magnétique comportant deux branches parallèles à l'axe de l'enroulement réunies
par deux culasses, ledit noyau magnétique comportant un trou central et étant constitué
par un empilement de tronçons de fer séparés les uns des autres par des entrefers
en matériau amagnétique, caractérisé en ce que les culasses sont serrées contre le
noyau magnétique et lesdites branches au moyen de plusieurs tirants en matériau amagnétique
passant dans ledit trou central et traversant lesdites culasses, des rondelles entretoises
étant placées régulièrement le long des tirants de manière à empêcher leur vibration.
[0009] Selon une réalisation particulièrement avantageuse de la présente invention, les
tirants sont au nombre de sept dont l'un est situé dans l'axe du trou central du noyau
et les six autres régulièrement répartis autour .
[0010] Selon une autre catactéristique de l'invention, sur l'extrémité supérieure des tirants
est enfilée une pièce en forme de cuvette dont le fond est percé de sept trous, des
écrous vissés sur les tirants empêchant le retrait de ladite pièce, laquelle est filetée
sur sa périphérie externe et reçoit un écrou prenant appui sur des rondelles ayant
une élasticité axiale et exerçant une force d'appui sur la culasse supérieure.
[0011] Selon une réalisation, ledit écrou prenant appui sur les rondelles est divisé en
deux parties superposées pouvant se visser séparément sur ladite pièce en forme de
cuvette, la partie supérieure dudit écrou comportant un fond à sa partie haute, percé
d'un trou taraudé.
[0012] L'invention a aussi pour objet un procédé de réalisation d'une telle bobine, caractérisé
en ce que pour serrer ledit écrou en deux parties contre lesdites rondelles, on utilise
un vérin creux comportant une "jupe" et une tige se mouvant axialement à l'intérieur
de la "jupe", la jupe prenant appui sur lesdites rondelles et la tige étant vissée,
dans ledit trou taraudé dudit fond et en ce que l'on effectue les opérations suivantes
:
- on met la pression dans le vérin ce qui provoque la remontée de la tige dans le
corps du vérin et l'écrasement des rondelles par ladite "jupe",
- on visse à la main la partie inférieure dudit écrou, au travers d'une fenêtre percée
dans la "jupe", jusqu'à ce qu'il vienne en contact des rondelles,
- on relâche la pression du vérin,
- on dévisse la tige du vérin de la partie supérieure de l'écrou,
- on visse la partie supérieure de l'écrou sur ladite pièce en forme de cuvette jusqu'à
ce qu'elle vienne au contact de la partie inférieure dudit écrou.
[0013] L'invention sera bien comprise à la lumière de la description d'un exemple de réalisation
de l'invention faite ci-après en regard du dessin annexé dans lequel :
La figure 1 montre en vue partielle en coupe le dispositif de serrage du noyau d'une
bobine d'inductance shunt selon l'invention.
La figure 2 est une vue de dessus de la figure 1 .
La figure 3 donne une vue partielle en coupe du noyau magnétique de la bobine selon
l'invention.
La figure 4 montre l'appareillage utilisé pour le serrage.
[0014] En se reportant à la figure 3 on voit une petite partie du noyau magnétique d'une
bobine d'inductance shunt. Un tel noyau se compose d'un empilement de tronçons de
fer feuilleté dont deux tronçons : 1 et 2 sont représentés sur la figure 3. Les tronçons
sont cylindriques et comportent un trou central 3. Les tronçons sont séparés les uns
des autres par des entrefers 4 en matériau amagnétique. Au sommet et à la base du
noyau magnétique sont situées une culasse supérieure et une culasse inférieure réunies
à leurs extrémités par des branches verticales , ces culasses et ces branches verticales
ne sont pas représentées sur la figure 3.
[0015] Afin de serrer le noyau magnétique et les culasses contre ce noyau, on utilise sept
tirants 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11, dont trois seulement sont visibles sur les figures
1 et 3.
[0016] Comme on le voit sur la figure 2, l'un de ces tirants, le tirant 6 est placé dans
l'axe du noyau et les autres répartis régulièrement autour.
[0017] La figure 1 montre le dispositif permettant d'exercer et de maintenir en traction
les tirants. Sur cette figure, la partie située à gauche de l'axe 26 de l'enroulement
est représentée avant serrage et la partie située à droite de l'axe 26 est représentée
après serrage. Sur l'extrémité des tirants, est enfilée une pièce 12 en forme de cuvette
comportant une paroi cylindrique extérieure
filetée. Des écrous 13 servent à retenir la pièce 12 sur les tirants. Un écrou 14
en deux parties indépendantes 14A et 14B est vissé sur la paroi externe de la pièce
12 en forme de cuvette, et l'extrémité inférieure de la partie 14B de l'écrou prend
appui sur des rondelles 15 qui présentent une certaine élasticité axiale. Les rondelles
15 reposent sur la culasse supérieure, non représentée, par l'intermédiaire d'une
plaque de répartition d'appui 16 et d'isolant 17.
[0018] Pour serrer l'ensemble, il s'agit de visser l'écrou 14 sur la pièce en forme de cuvette
12, afin d'écraser les rondelles 15. Pour réaliser ce serrage, on utilise, comme il
est représenté sur la figure 4, un vérin creux 18 qui comporte une "jupe" 19 prenant
appui sur les rondelles 15 et une tige 20 que l'on visse dans le fond 21 de l'écrou
14A comportant un trou taraudé 22. Au départ, l'ensemble est desserré et se trouve
tel que représenté sur la partie gauche de la figure 1. Lorsque la pression est envoyée
dans le vérin, la tige 20 du vérin rentre dans le corps du vérin et la jupe 19 écrase
les rondelles 15.
[0019] Par une fenêtre 23 de la jupe 19 on peut alors visser la partie 14B de l'écrou 14
jusqu'à ce qu'il vienne au contact des rondelles 15. On relâche alors la pression
du vérin, on le dévisse et on revisse la partie 14A de l'écrou 14 jusqu'à ce qu'il
vienne au contact de la partie 14B.
[0020] Pour éviter les vibrations des tirants, des rondelles entretoises 24 sont placées
sur les tirants : trois rondelles sont placées au niveau de chaque tronçon de fer.
Par exemple, au niveau du tronçon 2 (fig.3) on place une rondelle sur les tirants
7, 8 et 10 comme on le voit sur la figure 2. Sur la figure 3 on voit la rondelle 24
sur le tirant 7 et une partie de la rondelle située sur le tirant 8 placé derrière
les tirants 5 et 6. Au niveau du tronçon suivant, par exemple le tronçon 1, les rondelles
seront placées sur les tirants 5, 9 et 11. Ces rondelles prennent appui sur un cylindre
isolant 25 placé à l'intérieur du trou central de chaque tronçon.
[0021] Le dispositif de serrage selon l'invention occupe ainsi très
peu de place et l'échauffement des tirants est très faible. Par ailleurs, le nombre
de tirants égal à sept est celui qui permet le meilleur remplissage du trou pour un
diamètre donné et il permet également une réalisation très pratique du calage des
tirants au moyen de trois rondelles décalées alternativement au niveau des tronçons
successifs.
1/ Bobine électrique d'inductance shunt pour ligne de transport d'énergie électrique
comprenant un noyau magnétique autour duquel est placé un enroulement électrique,
et un manteau magnétique pour la fermeture du flux magnétique comportant deux branches
parallèles à l'axe de l'enroulement réunies par deux culasses, ledit noyau magnétique
comportant un trou central (3) et étant constitué par un empilement de tronçons de
fer (1,
2) séparés les uns des autres par des entrefers (4) en matériau amagnétique, caractérisée
en ce que les culasses sont serrées contre le noyau magnétique et lesdites branches
au moyen de plusieurs tirants (5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) en matériau amagnétique passant
dans ledit trou central et traversant lesdites culasses, des rondelles entretoises
(24) étant placées régulièrement le long des tirants de manière à empêcher leur vibration.
2/ Bobine électrique d'inductance shunt selon la revendication 1, caractérisée en
ce que les tirants sont au nombre de sept dont l'un est situé dans l'axe du trou central
du noyau et les six autres régulièrement répartis autour.
3/ Bobine électrique d'inductance shunt selon la revendication 2, caractérisée en
ce que sur l'extrémité supérieure des tirants est enfilée une pièce en forme de cuvette
(12) dont le fond est percé de sept trous, des écrous (13) vissés sur les tirants
empêchant le retrait de ladite pièce laquelle est filetée sur sa périphérie externe
et reçoit un écrou (14) prenant appui sur des rondelles (15) ayant une élasticité
axiale et exerçant une force d'appui sur la culasse supérieure.
4/ Bobine électrique d'inductance shunt selon la revendication 3, caractérisée en
ce que ledit écrou prenant appui sur des rondelles est divisé en deux parties superposées
pouvant se visser séparément sur ladite pièce en forme de cuvette, la partie supérieure
(14A) dudit écrou comportant un fond (21) à sa partie haute, percé d'un trou taraudé
(22).
5/ Procédé de réalisation d'une bobine d'inductance shunt selon la revendication 4,
caractérisé en ce que, pour serrer l'écrou en deux parties contre lesdites rondelles
on utilise un vérin creux (18) comportant une "jupe" (19) et une tige (20) se mouvant
axialement à l'intérieur de la "jupe", la jupe prenant appui sur lesdites rondelles
et la tige étant vissée dans ledit trou taraudé dudit fond, et en ce que l'on effectue
les opérations suivantes :
- on met la pression dans le vérin ce qui provoque la remontée de la tige dans le
corps du vérin et l'écrasement des rondelles par ladite "jupe",
- on visse à la main la partie inférieure dudit écrou, au travers d'une fenêtre percée
(23) dans la "jupe", jusqu'à ce qu'il vienne en contact des rondelles,
- on relâche la pression du vérin,
- on dévisse la tige du vérin de la partie supérieure de l'écrou,
- on visse la partie supérieure de l'écrou sur ladite pièce en forme de cuvette jusqu'à
ce qu'elle vienne au contact de la partie inférieure (14B) dudit écrou.