[0001] La présente invention a trait à la réalisation d'un four chauffé par résistance électrique
ayant une faible inertie thermique.
[0002] La réduction de l'inertie thermique d'un four est particulièrement intéressante lorsqu'il
s'agit d'un four à chauffage intermittent, de façon à réaliser, d'une part, une économie
d'énergie dans la mesure où l'on peut maintenir une qualité d'isolation analogue à
celle des fours de types connus et, d'autre part, une accélération des cycles de fonctionnement.
L'économie d'énergie provient évidemment du fait que les calories emmagasinées par
les matériaux isolants que comporte le four, calories qui sont perdues au moins partiellement
à chaque cycle de fonctionnement, sont d'autant plus réduites que l'inertie thermique
du four est plus faible.
[0003] Dans l'état de la technique, la paroi calorifuge d'un four à chauffage électrique
est constituée d'un empilement de briques réfractaires, qui ont une résistance mécanique
suffisante pour supporter les supports des résistances électriques du chauffage. Malheureusement,
de telles briques réfractaires ont une inertie thermique importante et emmagasinent
une grande quantité de chaleur au moment de la montée en température du four de sorte
que, pour les fours intermittents où l'on effectue des chargements et des déchargements
successifs de pièces à cuire, il se produit une assez forte perte calorifique ce qui
entraîne un rendement thermique défavorable ; de plus, la durée de cycle de cuisson
est d'autant plus forte que l'inertie thermique du four est plus grande, de sorte
que les fours de ce type ont malheureusement une cadence de fonctionnement réduite.
[0004] On connaît des matériaux calorifuges réfractaires, qui, d'une part, ont une faible
inertie thermique et, d'autre part, constituent de bons isolants thermiques. Malheureusement,
ces matériaux constitués à base de fibres réfractaires, ont toujours une faible résistance
mécanique, de sorte que, si on les utilise à la place des briques réfractaires pour
une réalisation classique des parois calorifuges d'un four, il n'est plus possible
d'accrocher aux parois les résistances électriques de chauffage du four, surtout dans
le cas où les températures atteintes dans le four sont élevées, par exemple de l'ordre
de 1200° C, comme pour les fours de cuisson de céramique.
[0005] La présente invention a pour but de décrire un four à chauffage électrique, dont
la paroi calorifuge est réalisée au moyen d'un matériau à faible inertie thermique
et à bonnes caractéristiques d'isolation, l'invention ayant prévu des moyens particuliers
permettant le soutien des résistances électriques de chauffage malgré la faible résistance
mécanique des matériaux isolants mise en oeuvre. Dans une réalisation préférentielle
mais non limitative, on prévoit selon l'invention de réaliser la paroi calorifuge
du four, au moyen de briques creuses constituées d'un feutre de fibres réfractaires,
lesdites briques étant remplies d'une bourre de fibres réfractaires en vrac ; des
briques creuses de ce type sont disponibles sur le marché sous le nom "FIBERCHROM"
et sont fabriquées par la Société américaine dite "Johns-Manville" : ce matériau résiste
à des températures de l'ordre de 1200 à 1300° C et permet de réaliser des parois calorifuges
ayant, au mètre carré, des poids de l'ordre de 20 kg environ.
[0006] La présente invention a, en conséquence, pour objet un four chauffé par résistances
électriques comportant une paroi calorifuge maintenue par un châssis, des supports
de résistances électriques étant disposés sur la face de ladite paroi qui est tournée
vers l'intérieur du four, caractérisée par le fait que la paroi calorifuge est constituée
d'un assemblage d'éléments modulaires réalisés en un matériau thermiquement isolant
à faible résistance mécanique et à faible inertie thermique, les supports de résistance
étant disposés au niveau des plans de joints horizontaux des éléments modulaires assemblés
et étant constitués de plaquettes réfractaires rigides assemblées côte à côte horizontalement,
chaque plaquette étant soutenue par au moins un organe porteur rigide disposé à l'intérieur
d'un élément modulaire de la paroi, ledit organe reposant sur la plaquette, qui se
trouve au droit de lui à un niveau inférieur, les plaquettes, qui se trouvent au niveau
le plus bas étant soutenues par un organe porteur, qui repose sur le châssis du four.
[0007] Dans un mode préféré de réalisation, les éléments modulaires sont des briques creuses
constituées d'un feutre de fibres réfractaires ; les briques creuses sont remplies,
de préférence après leur mise en place, d'une bourre de fibres réfractaires en vrac
; la paroi calorifuge est constituée d'une seule épaisseur d'éléments modulaires,
chaque élément modulaire étant fixé sur châssis du four par au moins une attache disposée
sur la face de l'élément modulaire, qui est tournée vers l'extérieur du four ; les
attaches des éléments modulaires sont disposées au niveau des plans de joint horizontaux
desdits éléments ; dans la zone médiane de chaque élément, chaque attache agissant
simultanément sur deux éléments modulaires superposés.
[0008] Avantageusement, les plaquettes constituant les supports de résistance ont une forme
sensiblement rectangulaire et comportent deux rebords sensiblement parallèles à une
bordure de plaquette, ces deux rebords étant disposés à l'intérieur du four et délimitant
entre eux une rigole, où est placée une résistance électrique de chauffage, une partie
de la plaquette étant disposée à l'intérieur de la paroi calorifuge ; les plaquettes
constituant un support de résistance dans un plan horizontal sont disposées à bords
jointifs et constituent une rigole continue sur la face intérieure de la paroi calorifuge,
les joints de deux plaquettes adjacentes étant décalés par rapport aux joints de deux
éléments modulaires adjacents d'un même niveau de la paroi ; le joint de deux plaquettes
adjacentes d'un support de résistance est sensiblement perpendiculaire à la paroi
calorifuge du four et disposé dans la zone centrale d'un élément modulaire, la longueur
des plaquettes étant égale à la longueur des éléments modulaires de la paroi; chaque
plaquette comporte un troisième rebord, qui est disposé au voisinage du milieu de
l'épaisseur de la paroi calorifuge, parallèlement aux deux autres rebords et le long
d'une bordure de la plaquette ; le troisième rebord des plaquettes coopère avec une
découpe appropriée des plans de joint horizontaux des éléments modulaires pour assurer
un maintien des plaquettes perpendiculairement à la paroi calorifuge.
[0009] De préférence, les organes porteurs rigides sont des tubes en matériau réfractaire,
chaque tube étant positionné par rapport à chacune des plaquettes, entre lesquelles
il forme une entretoise, par une portée de centrage ; chaque plaquette comporte en
relief, dans sa partie située à l'intérieur de la paroi calorifuge et de part et d'autre
de son plan moyen disposé horizontalement, au moins un bossage dont la section horizontale
correspond, au moins en partie, à la section droite intérieure des tubes constituant
les organes porteurs ; les tubes constituant les organes porteurs ont une section
circulaire et chaque plaquette comporte, de part et d'autre de son plan moyen disposé
horizontalement, un bossage ayant une section horizontale en demi-cercle, ménagé en
bordure de la plaquette pour constituer avec le bossage correspondant de la plaquette
adjacente un bossage circulaire ayant sensiblement le diamètre de la section intérieure
des tubes ; la face de chaque brique creuse, qui est disposée vers l'intérieur du
four, est insérée entre le tube disposé à l'intérieur de ladite brique et celui des
rebords délimitant la rigole qui est le plus vers l'extérieur du four.
[0010] On a constaté que la structure ci-dessus définie permettait d'utiliser des matériaux
à faible inertie thermique malgré leur faible résistance mécanique et d'assurer néanmoins
un maintien satisfaisant des supports de résistance électrique. On a constaté, en
outre, que la structure ci-dessus définie permettait d'améliorer considérablement
le rendement thermique des fours à chauffage électrique et plus particulièrement des
fours intermittents. L'invention trouve, en particulier, son application dans les
fours de cuisson de pièces céramiques, où l'on a pu noter, grâce à l'invention, une
économie d'énergie de 30 % pour un four réalisant une cuisson à environ 1200° C ayant
un volume intérieur disponible de 8m
3 et réalisant la cuisson d'une charge de 1200 kg.
[0011] Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant,
à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté
sur le dessin annexé.
[0012] Sur ce dessin :
la figure 1 représente, en perspective, une vue extérieure d'un four intermittant
à chauffage électrique selon l'invention ;
la figure 2 représente, en élévation, le four de la figure 1 ;
la figure 3 représente une vue en plan du four de la figure 2, selon III-III de la
figure 2 ;
la figure 4 représente une vue en bout du four des figures 1 à 3, selon IV-IV de la
figure 3 ;
la figure 5 représente une coupe transversale selon V-V de la figure 2, ladite coupe
ayant été supprimée dans sa zone médiane pour une question d'encombrement ;
la figure 6 représente une coupe longitudinale selon VI-VI de la figure 3, les parties
médianes de la coupe ayant été supprimées pour une question d'encombrement ;
la figure 7 représente, en perspective, une plaquette réfractaire constitutive d'un
support de résistance ;
la figure 8 représente, vu en plan, l'assemblage de plusieurs plaquettes réfractaires
successives constituant un support de résistance et le positionnement de ces plaquettes
par rapport aux briques creuses constituant la paroi calorifuge du four ;
la figure 9 représente, en perspective, une brique creuse constitutive de la paroi
calorifuge du four comportant les entailles, qui assurent le maintien des plaquettes
par rapport aux briques.
[0013] En se référant au dessin, on voit que le four selon l'invention comporte un châssis
extérieur désigné par 1 dans son ensemble ; le châssis 1 est constitué d'un assemblage
de poutrelles métalliques 2 entre lesquelles sont disposées des tôles 3 constituant
le recouvrement externe du four. Le chàs- sis 1-a la forme générale d'un parallélépipède
rectangle de grande longueur ; le four constitue un tunnel comportant un fond 4 et
une porte d'entrée 5 susceptible d'être ouverte pour l'enfournement et le défournement
de la charge dont le four est destiné à assurer la cuisson. Le four, qui va être décrit
à titre d'exemple, est destiné à la cuisson d'une charge de céramique de 1200 kg à
1230° C. Son volume intérieur utile est 3 de 8m
3. La puissance théorique de chauffage est de 340 Kva.
[0014] La charge est introduite dans le tunnel, que constitue le four, sur trois wagonnets,
qui roulent sur des rails 6 disposés au sol, de part et d'autre de l'axe du four et
parallèlement à cet axe. Les wagonnets, désignés par 7 dans leur ensemble, sont bien
visibles sur les figures 5 et 6 du dessin ; la figure 6 représente seulement, en raison
de la suppression de la partie médiane de la coupe, les extrémités des premier et
troisième wagonnets introduits dans le four. Les wagonnets 7 comportent un plateau
réfractaire 8, qui supporte une couche isolante 9 sur laquelle sont placées, dans
des cornières réfractaires 10, des résistances électriques 11. Le plateau 8 supporte
des tubes verticaux 12, qui traversent la couche calorifuge 9 et supportent des tables
13 sur lesquelles est disposée la charge à cuire. Les tubes 12 et les tables 13 sont
réalisés en matériau réfractaire. La couche d'isolation 9 est réalisée au moyen d'un
assemblage de briques creuses constituées d'un feutre de fibres réfractaires ; on
a utilisé, dans cet exemple, des briques répondant à la dénomination commerciale "FIBERCHROM"
produites par la Société américaine "Johns-Manville". Ces briques ont une forme sensiblement
parallélépipédique et comportent sur l'une de leurs petites faces latérales un relief
arrondi 14a, qui coopère pour l'assemblage avec un creux arrondi 14b de forme correspondante.
La couche isolante 9 est réalisée par l'assemblage d'une seule épaisseur de ces briques
sur le plateau 8, les deux bordures longitudinales de la couche 9 présentant des reliefs
arrondis 14a, la bordure transversale avant de la couche 9 présentant également un
relief arrondi 14a, alors que la bordure transversale arrière représente un creux
arrondi 14b.
[0015] Au niveau de la couche isolante 9, on a disposé dans la paroi, qui délimite le four,
et dans la porte 5, des briques creuses 15 identiques aux briques constitutives de
la couche 9, orientées de façon qu'en regard des reliefs arrondis 14a, les briques
creuses 15 présentent un creux arrondi 14b et qu'en regard d'un creux arrondi 14b,
les briques creuses 15 présentent un relief arrondi 14a. Entre les briques 15, qui
sont à la base des parois du four, et les briques constitutives de la couche isolante
9, on a ménagé un jeu 16 permettant d'assurer la mise en place des wagonnets 7 dans
le four, l'étanchéité thermique du four vis-à-vis de l'extérieur étant réalisée par
des plaques métalliques 17 disposées verticalement le long des bordures longitudinales
des wagonnets, lesdites plaques 17 plongeant dans des cornières 18 remplies de sable
19 et disposées à la base des parois longitudinales du four. Les briques 15, qui sont
disposées à la base des parois latérales du four à savoir soit par des supports 20
solidaires du châssis soit par un support 21 solidaire de la porte 5, laquelle est
elle-même portée par le châssis. Les briques 15 sont maintenues sur le châssis ou
sur la structure de porte par des attaches 22 constituées chacune d'un boulon et d'une
plaque de retenue, la plaque de retenue étant mise en place dans la brique creuse
15 ; il convient de remarquer que les attaches 22 sont thermiquement protégées par
les briques 15 et n'ont donc pas à souffrir de l'élévation de température à l'intérieur
du four. Les briques 15 sont remplies, au moment de leur mise en place, d'une bourre
de fibres réfractaires en vrac afin d'améliorer l'isolation.
[0016] La paroi calorifuge du four est ainsi réalisée, pour sa couche horizontale inférieure,
par la couche isolante 9 et les briques 15. En ce qui concerne la partie horizontale
supérieure de la paroi calorifuge, elle est réalisée de la même façon par un assemblage
de briques creuses 23, qui sont supportées grâce à des attaches 24 par les poutrelles
2, qui forment le toit du four. Les attaches 24 sont constituées de boulons et de
plaques d'attache et sont protégées de l'élévation de température par la couche isolante
que constituent les briques 23 elles-mêmes. Les briques 23 présentent sur leurs bordures
des décrochements 23a, 23b permettant leur assemblage mécanique pour constituer la
voute du four. Dans la zone centrale de la voute du four, on a prévu un orifice d'évacuation
d'air 25, qui est relié à un ventilateur d'aspiration, pour assurer le refroidissement
rapide du four ; pendant la phase de refroidissement, on ouvre des trappes d'aération
26 disposées à la partie basse du four de façon à permettre l'entrée d'air froid et
le refroidissement du four.
[0017] La paroi latérale du four porte des résistances électriques destinées à assurer le
chauffage du four. Bien entendu, les résistances 11 précédemment décrites, ont une
action complémentaire à celle des résistances 27. Le problème résolu par l'invention
est la réalisation d'une paroi calorifuge latérale au moyen de briques creuses du
même type, que celles qui constituent la couche isolante 9, en assurant simultanément
le soutien des résistances 27 ; la difficulté provient du fait que les briques creuses
"FIBERCHROM", si elles ont une faible inertie thermique, ont également une faible
résistance mécanique de sorte qu'elles ne sont pas capables de porter le poids des
supports des résistances 27. Selon l'invention, les briques creuses 15 sont traversées
par des tubes 28 de matière réfractaire résistante, ces tubes 28 reposant par leur
base sur les supports 20 et venant, par leur extrémité haute, au niveau du premier
support de résistance. Le tube 28 traverse une brique creuse 29, dont la partie avant
est évidée pour permettre le passage du tube 28. Par ailleurs, la partie du tube 28,
qui fait saillie au-dessus de la brique 15 correspondante, est entourée par un manchon
30 assurant sa protection thermique, ledit manchon 30 s'arrêtant au même niveau que
le tube 28. Le manchon 30 peut être obtenu par découpe d'une brique creuse identique
à la brique 29. Sur l'ensemble constitué par les tubes 28 et les manchons 30, on vient
disposer la plaquette 31 qui constitue le support de résistance 27 ayant le plus bas
niveau sur la paroi latérale du four.
[0018] Un support de résistance est disposé horizontalement sur la paroi latérale du four
et est constitué par l'assemblage de plaquettes 31 disposées côte à côte. Les plaquettes
31 sont réalisées en un matériau réfractaire ayant une bonne résistance mécanique
et ont une forme qui, vue en plan, est sensiblement rectangulaire. Le long des deux
bordures longitudinales de chaque plaquette 31 se trouvent deux rebords 32 et 33,
qui font saillie d'un côté du plan moyen de la plaquette. A proximité du rebord 32
se trouve un rebord 34, qui fait saillie de part et d'autre du plan moyen de la plaquette.
Les rebords 32 et 34 définissent entre eux une rigole 35 à l'intérieur de laquelle
peut venir se positionner la résistance de chauffage 27. Dans la zone comprise entre
les rebords 33 et 34, la plaquette 31 comprend, sur sa bordure transversale et de
part et d'autre de son plan moyen, un bossage 36 ayant, vu en plan, la forme d'un
demi-cercle. Lorsque les plaquettes 31 sont assemblées côte à côte, la rigole 35 est
continue et les bossages 36 de deux plaquettes adjacentes constituent des bossages
circulaires.
[0019] Le tube 28 est disposé au-dessous d'un bossage 36 et supporte deux plaquettes 31
adjacentes, dans la zone de plaquette qui est située au-delà du rebord 34 en direction
du bossage 36. Le tube 28 se trouve dans la zone médiane des briques 29 et 30 de sorte
que les joints de ces briques sont décalés par rapport aux joints des plaquettes 31
; la longueur des briques 29 et 30 est la même que la longueur des plaquettes 31.
[0020] Lorsque la mise en place des premières plaquettes 31 a été ainsi effectuée, on monte
l'ensemble de la paroi latérale du four en utilisant des briques du type "FIBERCHROM"
découpées comme indiqué sur la figure 9 et en mettant en place, entre deux rangées
de briques superposées, une rangée de plaquettes 31. Les briques creuses constituant
ainsi la paroi calorifuge ont été désignées par 37 dans leur ensemble ; chaque brique
est disposée au droit de la rangée de briques, qui lui est inférieure ; elle comporte
sur sa face inférieure une découpe 38, qui permet le passage du rebord 33 de la plaquette
31 sousjacente ; elle comporte, sur sa face supérieure, une découpe 39 qui permet
l'encastrement de la plaquette 31 disposée au-dessus de la brique 37, laquelle plaquette
31 repose par l'intermédiaire d'un tube 40 sur la plaquette 31 sousjacente. Le tube
40 est centré sur un bossage 36 de la plaquette 31 sousjacente et sur un bossage 36
de la plaquette 31 qu'il supporte. Le tube 40 est disposé à l'intérieur de la brique
creuse 37 et sa hauteur est égale à la distance de deux plaquettes 31 superposées.
La profondeur de la découpe 39 de la brique 37 est telle que la plaquette 31 supportée
par la brique 37 est horizontale, la plaquette 31 venant par sa face inférieure au
niveau de la bordure supérieure de celle des faces de la brique 37, qui est disposée
vers l'intérieur du four. On constate donc que toutes les plaquettes 31 superposées
sont portées, par l'intermédiaire des tubes 40 qui jouent le rôle d'entretoises, par
le tube 28 et, par conséquent, par le support 20 du châssis du four. Il en résulte
que les supports de résistance n'ont pas à être portés par les briques creuses 37,
qui constituent l'isolation thermique, de sorte qu'il n'est plus important que ces
briques aient une résistance mécanique propre. Les briques 37 sont également portées
par les plaquettes 31 disposées au-dessous d'elles et il n'y a donc aucun risque d'affaissement
de l'empilement de briques 37 réalisé pour constituer la paroi latérale du four.
[0021] Chaque brique 37 est retenue contré le châssis par des attaches 41 constituées d'une
plaque d'attache et d'un boulon, lesdites attaches étant protégées de l'élévation
de température par les briques 37 elles-mêmes. Le boulon des attaches 41 est disposé
au niveau du plan de raccordement des faces externes des briques 37 et l'on prévoit,
pour le passage des boulons des attaches 41, un évidement 42 dans la paroi correspondante
de la brique 37. Les attaches 41 sont disposées dans la partie des briques 37 qui
est située à mi-distance entre les reliefs arrondis 43a et les creux arrondis 43b,
qui permettent l'assemblage de deux briques 37 disposées côte à côte dans une même
rangée horizontale ; les conformations 43a, 43b sont, bien entendu, identiques aux
conformations 14a, 14b précédemment citées pour les briques creuses constitutives
de la couche isolante 9. La plaque d'attache d'une attache 41 agit simultanément sur
deux briques 37 superposées. De même que les briques de la couche isolante 9 et les
briques 15, les briques 29, 30 et 37 sont remplies au moment de leur mise en place,
d'une bourre de fibres réfractaires en vrac pour améliorer l'isolation. De plus on
bourre également de fibres réfractaires en vrac les tubes 28 et éventuellement les
tubes 40.
[0022] Il convient de préciser que les faces des briques 37, qui se trouvent vers l'intérieur
du four, sont en fait insérées entre les tubes 40 et les rebords 34 des plaquettes
31. Il en résulte que l'on assure déjà ainsi la solidarisation dans le sens transversal
des plaquettes 31 et de la paroi calorifuge constituée par l'ensemble des briques
37. Les joints de deux plaquettes 31 adjacentes d'un même niveau se trouvent approximativement
au milieu des briques 37, qui les supportent et qui les surmontent. En outre les découpes
38 et 39 des plans inférieur et supérieur des briques 37 permettent, par coopération
avec le rebord 33 des plaquettes 31, d'assurer le maintien transversal des plaquettes
par rapport aux deux rangées de briques, entre lesquelles les plaquettes sont mises
en place.
[0023] Il est clair que la réalisation, qui vient d'être décrite, permet de faire porter
le poids des supports de résistance directement par le châssis grâce aux entretoises
28 et 40 et de supporter également chaque brique de la paroi calorifuge de sorte que
l'on peut utiliser des briques dont la résistance mécanique est très faible. Cette
technique permet donc de mettre en oeuvre pour la réalisation des parois calorifuges
des briques de faible poids ayant une faible inertie thermique, ce qui constitue un
grand avantage sur le plan de l'économie d'énergie, cet avantage étant d'autant plus
sensible qu'il s'agit d'un four à fonctionnement intermittent. De plus, le temps nécessaire
au refroidissement du four par ventilation est plus faible, puisque l'inertie thermique
du four est plus faible, et l'on peut, en conséquence, réduire le temps des cycles
de cuisson et augmenter les cadences de production.
[0024] Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit n'est aucunement
limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour
cela du cadre de l'invention.
1 - Four chauffé par résistances électriques, comportant une paroi calorifuge maintenue
par un châssis, des supports de résistance électrique étant disposés sur la face de
ladite paroi, qui est tournée vers l'intérieur du four, caractérisé par le fait que
la paroi calorifuge est constituée d'un assemblage d'éléments modulaires (37) réalisé
en un matériau thermiquement isolant, à faible résistance mécanique et à faible inertie
thermique, les supports de résistance (27) étant disposés au niveau des plans de joint
horizontaux des éléments modulaires assemblés (37) et étant constitués de plaquettes
réfractaires rigides (31) assemblés côte à côte horizontalement, chaque plaquette
(31) étant soutenue par au moins un organe porteur rigide (28, 40) disposé à l'intérieur
d'un élément modulaire (29, 37) de la paroi, ledit organe reposant sur la plaquette
(31), qui se trouve au droit de lui à un niveau inférieur, les plaquettes (31), qui
se trouvent au niveau le plus bas, étant soutenues par un organe porteur (28), qui
repose sur le châssis (1) du four.
2 - Four selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les éléments modulaires
(29, 37) sont des briques creuses constituées d'un feutre de fibres réfractaires.
3 - Four selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les briques creuses
(29, 37) sont remplies, de préférence après leur mise en place, d'une bourre de fibres
réfractaires en vrac.
4 - Four selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la paroi
calorifuge est constituée d'une seule épaisseur d'éléments modulaires, chaque élément
modulaire (29, 37) étant fixé sur le châssis (1) du four par au moins une attache
(41) disposée sur la face de l'élément modulaire, qui est tournée vers l'extérieur
du four.
5 - Four selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les attaches (41) des
éléments modulaires (29, 37) sont disposées au niveau des plans de joint horizontaux
desdits éléments, dans la zone médiane de chaque élément, chaque attache agissant
simultanément sur deux éléments modulaires superposés.
6 - Four selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les plaquettes
(31) constituant les supports de résistance (27) ont une forme sensiblement rectangulaire
et comportent deux rebords (32, 34) sensiblement parallèles à une bordure de plaquette,
ces deux rebords étant disposés à l'intérieur du four et délimitant entre eux une
rigole (35), où est placée une résistance électrique de chauffage (27), une partie
de la plaquette (31) étant disposée à l'intérieur de la paroi calorifuge.
7 - Four selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les plaquettes (31)
constituant un support de résistance dans un plan horizontal sont disposées à bords
jointifs et constituent une rigole (35) continue sur la face intérieure de la paroi
calorifuge, les joints de deux plaquettes adjacentes étant décalés par rapport aux
joints de deux éléments modulaires adjacents (29, 37) d'un même niveau de la paroi.
8 - Four selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le joint de deux plaquettes
(31) adjacentes d'un support de résistance est sensiblement perpendiculaire à la paroi
calorifuge du four et disposé dans la zone centrale d'un élément modulaire (29, 37),
la longueur des plaquettes (31) étant égale à la longueur des éléments modulaires
(29, 37) de la paroi.
9 - Four selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait que chaque
plaquette (31) comporte un troisième rebord (33), qui est disposé au voisinage du
milieu de l'épaisseur de la paroi calorifuge, parallèlement aux deux autres rebords
(32, 34) et le long d'une bordure de la plaquette (31).
10 - Four selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le troisième rebord
(33) des plaquettes (31) coopère avec une découpe appropriée des plans de joint horizontaux
des éléments modulaires (29, 37), pour assurer un maintien des plaquettes (31) perpendiculairement
à la paroi calorifuge.
11 - Four selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que les organes
porteurs rigides (40) sont des tubes en matériau réfractaire, chaque tube étant positionné
par rapport à chacune des plaquettes (31), entre lesquelles il forme une entretoise,
par une portée de centrage (36).
12 - Four selon la revendication 11, caractérisé par le fait que chaque plaquette
(31) comporte en relief, dans sa partie située à l'intérieur de la paroi calorifuge
et de part et d'autre de son plan moyen disposé horizontalement, au moins un bossage
(36), dont la section horizontale correspond, au moins en partie, à la section droite
intérieure des tubes (40) constituant les organes porteurs.
13 - Four selon la revendication 12, caractérisé par le fait que les tubes (40) constituant
les organes porteurs ont une section circulaire et que chaque plaquette (31) comporte,
de part et d'autre de son plan moyen disposé horizon- talerent, un bossage (36) ayant
une section horizontale en demi-cercle, ménagé en bordure de la plaquette pour constituer,
avec le bossage (36) correspondant de la plaquette (31) adjacente, un bossage circulaire
ayant sensiblement le diamètre de la section intérieure des tubes (40).
14 - Four selon les revendications 2 et 13 prises simultanément, caractérisé par le
fait que la face de chaque brique creuse (37), qui est disposée vers l'intérieur du
four, est insérée entre le tube (40) disposé à l'intérieur de ladite brique et celui
(34) des rebords délimitant la rigole (35) qui est le plus vers l'extérieur du four.