| (19) |
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(11) |
EP 0 050 088 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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11.07.1984 Bulletin 1984/28 |
| (22) |
Date de dépôt: 12.10.1981 |
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| (54) |
Mécanique d'armure à commande par poulies
Fachbildungsvorrichtung mit Scheibenantrieb
Pulley-driven shed mechanism
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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BE CH DE GB IT LI |
| (30) |
Priorité: |
15.10.1980 FR 8022421
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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21.04.1982 Bulletin 1982/16 |
| (71) |
Demandeur: VERDOL S.A. |
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F-69643 Caluire Cedex (FR) |
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| (72) |
Inventeur: |
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- Decuq, Guy
F-69005 Lyon (FR)
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| (74) |
Mandataire: Karmin, Roger et al |
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Cabinet Lavoix Lyon
62, rue de Bonnel 69448 Lyon Cédex 03 69448 Lyon Cédex 03 (FR) |
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] On sait qu'on désigne sous le terme général de mécaniques d'armure les dispositifs
qui permettent de commander automatiquement la levée et la baisse des lisses portant
les oeillets dans lesquels passent les fils de chaîne en vue de l'insertion de la
trame dans les métiers à tisser. On a parfois distingué entre, d'une part, les mécaniques,
dérivées de celle imaginée par Jacquard et qui peuvent assurer la commande individuelle
de ces lisses par le moyen de crochets et, d'autre part, les ratières qui agissent
sur des cadres dans chacun desquels est monté un grand nombre de lisses (FR-A N
° 1305638).
[0002] Qu'il s'agisse de mécaniques à crochets individuels ou de ratières à cadres, le problème
de base réside dans la commande sélective à la lève ou à la baisse de dispositifs
individuels, que ceux-ci entraînent une lisse unique ou un cadre renfermant une multiplicité
de telles lisses. Pour le résoudre, on a imaginé bien des moyens autres que les crochets
et les griffes qui les soulèvent. On a ainsi établi des mécaniques à électro-aimants
agissant soit directement, soit plutôt par l'intermédiaire de relais mécaniques. On
a également proposé d'attacher à une poulie la corde ou autre organe funiculaire de
levée correspondant à une ou plusieurs lisses et d'impartir sélectivement à cette
poulie des rotations de moins de 360° dans un sens et dans l'autre à partir d'éléments
se déplaçant en mouvement alternatif en synchronisme avec le fonctionnement du métier
auquel la mécanique est associée, de manière à soulever ou à abaisser la corde aux
instants voulus. Toutefois, les moyens prévus pour actionner ainsi les poulies de
la mécanique sont relativement compliqués et de prix de revientélevé, tandis que,
par ailleurs, ils exigent une place notable, ce qui constitue un inconvénient important
dans une mécanique d'armure.
[0003] La mécanique d'armure selon l'invention, telle que définie à la revendication 1,
permet de réaliser une mécanique à poulie d'actionnement des cordes ou lisses dans
laquelle les moyens prévus pour entraîner sélectivement les poulies en rotation dans
un sens ou dans l'autre sont particulièrement simples, peu coûteux et de très faible
encombrement.
[0004] Dans une forme d'exécution, l'organe tournant est constitué par un arbre commun à
au moins un certain nombre des poulies de la mécanique, tandis que les moyens de liaison
associés à chaque poulie comprennent une première dépression creusée dans la périphérie
de l'arbre, une seconde prévue dans la paroi de l'alésage de la poulie et un élément
roulant susceptible de se loger en position effacée dans la dépression de cette poulie,
les choses étant agencées de façon telle qu'à la position de repos de cette dernière
(position basse de la lisse), l'élément roulant demeure dans la dépression de la poulie
qui n'est alors pas entraînée par l'arbre, tandis que, lorsque la première et la seconde
dépression passent en face l'une de l'autre lors de la rotation de l'arbre dans le
sens correspondant à la levée de la lisse, un doigt d'actionnement traversant une
perforation radiale de la poulie peut venir repousser l'élément roulant dans la dépression
de l'arbre, celle-ci et celle de la poulie étant profilées de manière telle qu'il
y ait alors coincement et que la poulie soit entraînée par l'arbre pendant un cycle
de fonctionnement de la mécanique à la fin duquel ledit élément retombe en position
effacée dans la dépression de la poulie si le doigt d'actionnement s'est lui-même
effacé.
[0005] On profile avantageusement le doigt d'actionnement et la perforation radiale de la
poulie à travers laquelle il agit sur l'élément roulant de manière qu'il soit repoussé,
à l'encontre d'un ressort approprié lorsque la poulie commence à être entraînée par
l'arbre.
[0006] On sait qu'un premier perfectionnement important, apparu dans les mécaniques classiques
notamment du type Jacquard et de ses dérivés (Vincenzi et surtout Verdol), a consisté
en ce qu'on appelle le système à pas ouvert, c'est-à-dire en un ensemble de dispositifs
permettant de maintenir en position haute une lisse qui doit se retrouver à cette
même position lors du cycle suivant de la mécanique, en lui évitant ainsi d'avoir
à descendre inutilement pour remonter ensuite. La présente invention se prête parfaitement
à la mise en oeuvre d'un tel système. Il suffit de prévoir des moyens de retenue propres
à maintenir la poulie de la lisse considérée de manière à l'empêcher de tourner en
arrière avec l'arbre, et de profiler les dépressions en présence pour que, au début
du mouvement de retour de cet arbre, l'élément roulant soit repoussé en position effacée
dans celle de la poulie.
[0007] Dans une forme d'exécution préférée, l'on fait comporter à la poulie une creusure
extérieure disposée de façon telle que, à la position levée de la lisse, elle se trouve
en face du doigt d'actionnement, de façon que, si la lisse doit demeurer à ladite
position, le doigt s'y engage et retienne la poulie, les dépressions qui coopèrent
avec l'élément roulant étant profilées de telle manière que, lors du mouvement de
retour de l'arbre, cet élément soit automatiquement repoussé en position effacée dans
la dépression de la poulie. On peut d'ailleurs prévoir de réaliser sous forme de ruban
la corde qui s'enroule sur la poulie et de faire comporter, à la face de ce ruban
tournée vers cette dernière, une pointe ou pion qui s'engage dans la perforation radiale
de la poulie pour solliciter l'élément roulant dans la dépression de l'arbre en assurant
ainsi la course de retour lorsque le doigt est dégagé de la creusure.
[0008] Un autre perfectionnement important apporté aux mécaniques d'armure est le système
à double lève, selon lequel la baisse des lisses qui doivent passer de la position
haute à la position basse s'effectue en même temps que la levée de celles qui au contraire
doivent passer de la position basse à la position haute. Pour une même vitesse des
pièces, par exemple des organes de sélection et des crochets dans le cas d'une mécanique
classique, on double la cadence d'ouverture et de fermeture du pas, c'est-à-dire la
vitesse de tissage. La présente invention est, là encore, adaptable à un
[0009] tel système. On associe alors à chaque poulie non plus un, mais deux organes tournants
coaxiaux entraînés en mouvement angulaire alternatif de même amplitude et de même
fréquence avec un déphasage d'une demi-période et l'on prévoit les moyens de liaison
de façon qu'ils permettent de relier la poulie à celui de ces deux organes qui se
trouvent substantiellement au même point mort qu'elle, c'est-à-dire au point mort
bas, s'il s'agit de lever la lisse, ou au contraire au point mort haut, s'il s'agit
de l'abaisser.
[0010] Les organes tournants peuvent être constitués par deux bagues montées sur un même
arbre. L'une de ces bagues peut être calée sur l'arbre convenablement entraîné en
va-et-vient angulaire, tandis que l'autre, prévue folle, est pourvue d'une denture
latérale engrenant avec un pignon oscillant en position de phase avec l'arbre. En
variante les deux bagues peuvent être folles sur l'arbre prévu fixe et comporter chacune
une denture entraînée par un pignon individuel. Là encore, les moyens de liaison comprennent
avantageusement, d'une part, une dépression sur la périphérie de chaque bague jouant
le rôle d'organe tournant et une dépression correspondante dans la paroi de l'alésage
de la poulie, cette troisième dépression étant suffisamment large dans le sens axial
pour chevaucher l'une ou l'autre des deux premières, d'autre part, une bille propre
à coopérer avec ces dépressions, la dépression de la poulie débouchant vers l'extérieur
par une perforation radiale dans laquelle peut s'enfoncer un doigt d'actionnement
propre à agir sur la bille.
[0011] Bien entendu, l'on combine au système de double lève celui de pas ouvert réalisé
aussi par le moyen d'une creusure extérieure prévue dans la poulie pour recevoir le
doigt d'actionnement à la position de point mort haut de celle-ci. On fait aussi comporter
au ruban de traction de la lisse le pion destiné à s'enfoncer dans la perforation
de la poulie pour repousser la bille. En outre, pour faciliter l'insertion de celle-ci
dans la dépression de l'une des bagues, ce qui implique obligatoirement un certain
déplacement latéral (donc dans le sens axial), on fait préférablement comporter à
chaque bague une sorte de biseau latéral local prévu de manière à se trouver au droit
de la dépression de la poulie lors de la mise en action de la bille.
[0012] Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention,
les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de
procurer:
la fig. 1 est une vue en perspective schématique d'une mécanique établie suivant une
première forme d'exécution de l'invention,
la fig. 2 est une coupe transversale de détail par le plan moyen d'une poulie, les
pièces étant représentées à l'instant où une dépression de l'arbre passe en face de
la dépression de la poulie correspondante, la bille d'encliquetage étant en position
effacée,
la fig. 3 est une coupe longitudinale correspondant à la ligne III-III de la fig.
2,
la fig. 4 est une coupe transversale complète par le plan moyen de la poulie, les
pièces étant représentées à la fin du mouvement de retour de l'arbre à mouvement alternatif
qui commande les poulies,
tes fig. 5 à 11 sont des vues semblables à celle de la fig. 4, mais correspondant
à d'autres instants des cycles opératoires successifs,
la fig. 12 est une vue semblable à celle de la fig. 4, mais correspondant à une forme
d'exécution prévue avec système de pas ouvert,
les fig. 13 à 15 sont des vues semblables à celle de la fig. 12, mais correspondant
là encore à d'autres instants des cycles opératoires,
la fig. 16 est une vue en perspective explosée d'une forme d'exécution pour système
à double lève et à pas ouvert,
la fig. 17 est une coupe axiale de l'ensemble de la poulie et de ses bagues d'entraînement
suivant la fig. 16,
la fig. 18 est une coupe suivant XVIII-XVIII (fig. 17), cette vue indiquant en XVII-XVII
le plan correspondant à la coupe de la fig. 17,
la fig. 19 est une vue partielle en plan par- dessous de l'ensemble des deux bagues
d'entraînement de la poulie, cette dernière étant supposée enlevée et les pièces se
trouvant à la position des fig. 17 et 18,
la fig. 20 est une coupe axiale partielle par le plan passant par le centre de la
bille en fig. 19,
les fig. 21-22, 23-24, 25-26 et 27-28 sont des vues respectivement semblables à celles
des fig. 19 et 20, mais pour d'autres positions des pièces au cours d'un cycle opératoire,
les fig. 29 à 31 sont des vues de côté avec coupe montrant divers modes de disposition
des bagues et divers modes d'entraînement de celles-ci.
[0013] Dans la vue en perspective schématisée de la fig. 1, on a représenté en 1 un arbre
animé d'un mouvement de rotation alternatif. Pour fixer les idées, on supposera que
l'amplitude de ce mouvement est de 150°, étant bien entendu que cela n'a rien d'obligatoire.
On n'a pas représenté les moyens utilisés pour entraîner ainsi l'arbre 1, mais ils
sont faciles à imaginer. On peut, par exemple, caler sur lui une manivelle à laquelle
on attelle une bielle articulée d'autre part sur un maneton porté par un arbre entraîné
en rotation continue, en synchronisme avec le fonctionnement imposé à la mécanique,
c'est-à-dire avec celui du métier à tisser correspondant. Sur l'arbre 1 sont montées
folles des poulies 2 sur chacune desquelles s'enroule un organe funiculaire 3 constitué
de préférence par un ruban (comme on le verra plus loin) auquel est attachée une lisse4
du métier à tisser considéré, cette lisse étant sollicitée vers le bas par un ressort
de rappel 5. Chaque lisse porte un oeillet 6 traversé par un fil de chaîne 7. On n'a
représenté que deux poulies seulement, mais il en est évidemment prévu un nombre égal
à celui des fils de chaîne ou groupes de fils de chaîne à commander, lesdites poulies
pouvant au reste être réparties sur plusieurs arbres 1 disposés côte à côte, si on
le désire.
[0014] Chaque poulie 2 porte un taquet radial 8 (voir aussi par exemple fig. 4) qui, lorsque
le fil de chaîne 7 està la position abaissée (fil 7 de droite en fig. 1 ), vient buter
contre une traverse commune 9 qui s'étend parallèlement à l'arbre 1 et qui limite
la contraction du ressort de rappel 5 correspondant.
[0015] Pour simplifier les explications, on appellera course angulaire de levée de l'arbre
1 celle qui s'effectue dans le sens de la flèche 10 et par laquelle la poulie 2 considérée
est entraînée avec l'arbre en soulevant la lisse 4 qui lui est associée. On définit
de ce fait pour l'arbre 1 une position de point mort haut (à la fin des 150° suivant
la flèche 10) et une position de point mort bas correspondant à la fin de la rotation
de 150° en sens inverse de ladite flèche. Cette même terminologie peut d'ailleurs
s'appliquer aux poulies, comme on le comprendra mieux ci-après.
[0016] Dans la périphérie de l'arbre 1, il est prévu au droit de chaque poulie 2 une dépression
1 a, qui, lorsque l'arbre est au point mort bas, se trouve dans la zone inférieure
de celui-ci, légèrement au-delà de la position représentée à la fig. 2 dans le sens
de retour (sens inverse de celui de la flèche 10), savoir plus exactement comme indiqué
en coupe en fig. 4. La poulie 2 elle-même, supposée également à la position basse
de la lisse à laquelle elle correspond (point mort bas de cette poulie) comporte dans
son alésage intérieur, par lequel elle est montée sur l'arbre 1 une dépression 2a,
mais qui se poursuit en direction de l'extérieur par une perforation débouchante 2b.
Comme le montre bien la fig. 2, les dépressions 1 a et 2a sont profilées de façon
à comporter vers l'amont par rapport à la flèche 10 un plan incliné 1b, respectivement
2c, tandis que, à l'aval, la première 1 a se termine par une paroi 1 c à profil en
quart de cercle et la seconde 2a par une paroi droite 2d orientée à peu près radialement.
[0017] Les dépressions 1 a et 2a coopèrent avec un élément roulant constitué par une bille
11. Les dimensions respectives sont telles que cette bille puisse se loger en position
effacée dans la dépression 2a de la poulie, en s'engageant au besoin en partie dans
la perforation 2b, mais que, au contraire, la dépression 1 a de l'arbre ne puisse
la refermer qu'à peu près à moitié, l'autre moitié dépassant radialement dans la dépression
2a.
[0018] Il est par ailleurs prévu, au-dessous de chaque poulie 2, un doigt d'actionnement
12 propre à s'engager dans la perforation 2b pour repousser la bille 11. Ce doigt
comporte un biseau 12a sur son bord aval par rapport à la flèche 10. Il est porté
par un bras 13 articulé en 14 (fig. 4) au bâti de la mécanique et il est sollicité
en direction de la poulie 2 par un ressort 15. Le bras 13 est fait en fer ou acier
doux de façon à pouvoir coopérer avec un électro-aimant 16 propre à le maintenir à
la position abaissée à l'encontre de la réaction du ressort 15.
[0019] Le fonctionnement est le suivant:
En fig. 4, la corde ou ruban 3 est en position basse avec la lisse qu'elle commande.
Le taquet 8 est en butée contre la traverse commune 9 et la poulie 2 est donc à son
point mort bas. L'arbre 1 est également à son point mort bas, sa dépression 1 a ayant
légèrement dépassé celle 2a de la poulie lors du mouvement de retour précédent (sens
inverse de la flèche 10). L'électro-aimant 16 est excité et il retient le bras 13
à une position pour laquelle le doigt 12 est substantiellement dégagé de la perforation
2b. La bille 11 est entièrement logée dans la dépression 2a et la perforation 2b (position
effacée par rapport à l'arbre 1 ).
[0020] Lorsque l'arbre commande sa course aller ou course de lève, suivant la flèche 10,
sa dépression 1 a vient passer juste en face de celle 2a de la poulie (position des
pièces représentée en fig. 2, 3 et 5) mais, comme la bille 11 est en position effacée,
il ne se passe rien. L'arbre effectue sa course d'aller, arrive à son point mort haut
(position de fig. 6), puis revient, le tout sans entraîner la poulie. La lisse correspondante
reste donc basse.
[0021] En partant encore de la position de la fig. 4, si l'on suppose au contraire que l'électro-aimant
16 n'est pas excité, le ressort 15 sollicite le doigt 12 vers le haut. La bille 11
monte quelque peu dans la perforation 2b et la dépression 2a de la poulie 2, mais
elle vient buter contre la périphérie de l'arbre, puisque les deux dépressions 1 a
et 2a ne sont pas en face l'une de l'autre. Dès que l'arbre 1 commence sa course d'aller
ou de lève et que sa dépression 1 a vient au-dessus de celle 2a de la poulie, la bille
s'engage dans la première sous l'effet du doigt 12 soulevé par le ressort 15, cet
engagement étant d'ailleurs progressif grâce au plan incliné 1 b. On arrive donc à
la position de la fig. 7 pour laquelle ladite bille 11 se trouve pour moitié dans
la dépression 1 a et pour moitié dans celle 2a. On voit clairement que la bille ainsi
disposée forme une sorte de cliquet ou clavette coincé entre la paroi aval incurvée
1 b de la dépression 1 a et le plan incliné amont 2c de la dépression 2a. La poulie
2 est donc entraînée par l'arbre 1 dans le mouvement d'aller ou lève de celui-ci (flèche
10).
[0022] La fig. 8 montre la position des pièces un peu après que la bille 11 a été ainsi
coincée. On voit que, grâce à son bord aval biseauté 12a, le doigt 12 a été repoussé
vers le bas à l'encontre de la réaction du ressort 15 et qu'il ne gêne donc pas le
mouvement. Il glisse seulement sur la périphérie de la poulie. On arrive ainsi au
point mort haut de l'arbre 1 (position de la fig. 9). La poulie 2 se trouve alors
à la position dans laquelle sa lisse est levée au maximum (point mort haut de la poulie).
Puis l'arbre 1 effectue sa course de retour, la bille 11 restant en position coincée
grâce à la force de rappel exercée par le ressort 5 (fig. 1) associé à la lisse considérée.
Quand la perforation radiale 2b de la poulie 2 revient en face du doigt 12, le taquet
8 bute contre la traverse commune 9 en arrêtant la poulie 2 à son point mort bas.
Deux cas peuvent alors se présenter:
[0023] 1. Si l'électro-aimant 16 est à nouveau excité, ce doigt a été abaissé, la bille
11 peut donc descendre librement dans la perforation 2b de la poulie pour s'effacer,
sa descente étant d'ailleurs aidée par le plan incliné 1 b de la dépression 1 a de
l'arbre 1, qui tend à la repousser vers le bas aussitôt que la poulie est arrêtée.
L'arbre 1 tourne encore d'un faible angle en sens inverse de la flèche 10 pour arriver
lui aussi à son point mort bas et l'on se retrouve à la position de la fig. 4 pour
un nouveau cycle de la mécanique.
[0024] 2. Si l'électro-aimant 16 est resté au repos, le doigt 12 s'engage au passage dans
la perforation 2b (position de la fig. 10), mais la poulie 2 étant arrêtée par le
taquet 8 et la traverse 9, le plan incliné 1 b repousse positivement la bille 11 vers
le bas, et celle-ci abaisse à son tour le doigt 12 à l'encontre de la réaction du
ressort 15. On arrive ainsi à la position de point mort bas de l'arbre 1 représentée
en fig. 11 et qui est semblable à celle de la fig. 4, à cette très légère différence
près que la bille porte contre la périphérie de l'arbre. Lors du cycle suivant, si
l'électro-aimant reste au repos, la bille remontera dans la dépression 1 a de l'arbre,
comme sus-expliqué, et la poulie 2 sera entraînée pour soulever la lisse qui lui est
associée. Si, au contraire, l'élecro-aimant 16 est excité, on retrouvera un cycle
de non-rotation de la poulie, la lisse restant en position basse.
[0025] On a donc bien réalisé une mécanique à pas simple susceptible de commander la lève
et la baisse sélectives d'un nombre quelconque de fils de chaîne sous l'effet du courant
électrique judicieusement envoyé aux divers électro-aimants 16 par tous circuits sélecteurs
appropriés: à contacts mécaniques, interrupteurs électroniques, cellules photo-électriques,
etc.
[0026] On notera d'ailleurs que, pour chaque poulie 2, l'électro-aimant 16 n'a pas à commander
l'abaissement du bras 13 puisque, en tout état de cause, ce bras est positivement
abaissé par l'effet du biseau 12a en début de la rotation de la poulie 2 (position
de la fig. 7) et par la bille 11 en fin de cycle, comme montré aux fig. 4 et 11. Donc,
l'intensité du courant de commande peut rester relativement faible, ce qui est important
pour la réalisation des interrupteurs mécaniques ou autres.
[0027] Il est à noter que la dépression 1 a de l'arbre 1 peut se réaliser sous la forme
d'une rainure longitudinale profilée, commune à toutes les poulies 2, ce qui simplifie
l'usinage. Par ailleurs, au lieu d'une bille 11, on peut tout aussi bien envisager
d'utiliser un rouleau.
[0028] La forme d'exécution à pas ouvert représentée en fig. 12 ne se distingue de celle
des figures précédentes que sur deux points seulement:
1. sur la périphérie de chaque poulie 2, on a prévu une creusure extérieure 2e disposée
de manière telle que, à la position de point mort haut de la poulie (lisse en position
haute), elle vienne se situer exactement en face du doigt 12;
2. la corde 3 étant réalisée sous la forme d'un ruban plat comme sus-indiqué, on a
prévu sur sa face tournée vers la poulie 2 un pion 17 disposé et dimensionné de façon
que, à la position de point mort haut de la poulie, il vienne s'engager dans la perforation
2b.
[0029] Dans ces conditions, le fonctionnement est le suivant:
En partant toujours de la position de point mort bas de l'arbre et de la poulie, position
qui est celle de la fig. 12 (semblable à celle de la fig. 4), si la lisse correspondant
à la poulie considérée doit se lever au cycle suivant et rester ensuite levée pendant
un ou plusieurs cycles, les circuits sélecteurs désexcitent l'électro-aimant 16, le
bras 13 se soulève (comme indiqué en fig. 11), lors du passage en vis-à-vis des dépressions
1 a et 2a, la bille 11 vient en position de coincement (à la façon montrée en fig.
7) et la poulie 2 arrive à son point mort haut. Les pièces se trouvent alors à la
position de la fig. 13. Le doigt 12 a rencontré la creusure 2e dans laquelle il s'est
engagé sous l'effet de son ressort de rappel 15 (fig. 9) - puisque l'électro-aimant
16 n'est pas excité -, tandis que, de son côté, le pion 17 s'est enfoncé dans la perforation
2b en venant au contact de la bille 11, ou du moins à une faible distance de celle-ci.
[0030] Lors de la course de retour de l'arbre 1 (rotation en sens inverse de la flèche 10),
la poulie 2 reste bloquée par le doigt 12 dont le bord aval (ce terme étant toujours
utilisé en référence à la flèche 10) est orienté de façon sensiblement radiale par
rapport à l'arbre et à la poulie. Le plan incliné 1 b de la dépression 1 a de l'arbre
repousse donc la bille 11, qui repousse elle-même le pion 17 pour le faire sortir
plus ou moins complètement de la perforation 2b, le tout comme le fait bien comprendre
la fig. 14. On notera que ce déplacement du pion 17 entraîne une légère surtension
du ruban 3, mais celle-ci est extrêmement faible et reste négligeable dans la pratique.
Il en résulte que, finalement, l'arbre 1 peut revenir à sa position de point mort
haut, ce qui réalise bien le système de pas ouvert. On remarquera que, lorsqu'au cycle
suivant de la mécanique l'arbre 1 revient à sa position de point mort haut, le pion
17 repousse positivement la bille 11 dans la dépression 1 a. Deux cas sont alors à
envisager:
1. La lisse associée à la poulie 2 considérée doit revenir à la position basse. Dans
ce cas, l'électro-aimant 16 est excité par les circuits sélecteurs et le doigt 12
est abaissé (comme montré en fig. 15). Donc le mouvement de retour de l'arbre 1 et
de la poulie 2 en sens inverse de la flèche 10 peut s'effectuer comme si la creusure
2e n'existait pas. Il n'est pas non plus gêné par le pion 17 qui se dégage automatiquement
de la perforation 2b lors du déroulement du ruban 3.
2. La lisse associée à la poulie 2 doit au contraire demeurer en position haute. L'électro-aimant
16 reste au repos, le doigt 12 demeure dans la creusure 2e et la poulie 2 reste bloquée
au point mort haut. Donc, lors du début du mouvement de retour de l'arbre 1 en sens
inverse de la flèche 10, la bille 11 est, là encore, chassée par le plan incliné 1
b et l'on fonctionne à nouveau à pas ouvert.
[0031] Ici également, la dépression 1 a de l'arbre peut être réalisée sous la forme d'une
rainure longitudinale profilée et la bille 11 peut être remplacée par un rouleau.
Par contre, la présence du pion 17, qui doit rester orienté vers la poulie, impose
de réaliser l'organe funiculaire 3 sous la forme d'un ruban ou équivalent.
[0032] Là encore, l'électro-aimant 16 n'a pas à commander l'abaissement du bras 13 hormis
à l'instant de la sélection initiale.
[0033] La vue explosée de la fig. 16 et les coupes des fig. 17 et 18 montrent une forme
d'exécution de l'invention propre à la mise en oeuvre du système à double lève. Ici,
la poulie 2 repose non plus sur un organe tournant unique (qui, dans les deux formes
d'exécution précédentes, était constitué par l'arbre 1 ), mais bien sur deux organes
réalisés sous forme de bagues 18 et 19 juxtaposées sur l'arbre 1 (comme indiqué en
traits mixtes en fig. 16 pour la clarté du dessin), lequel est, là encore, animé d'un
mouvement angulaire alternatif. La bague 18 est calée sur cet arbre, comme indiqué
par la clavette 20 en fig. 17 et 18, tandis que la bague 19 est folle sur lui, mais
est solidaire d'une roue dentée 21, de faible épaisseur, qui engrène avec un pignon
22 porté par un arbre secondaire 23 parallèle à l'arbre 1 et entraîné en synchronisme
avec celui-ci suivant une amplitude telle que ladite bague 18 oscille exactement comme
la bague 18, mais avec un déphasage d'une demi-période.
[0034] Les deux bagues 18 et 19 sont, à part cela, identiques en ce qui concerne leurs détails,
mais elles sont tournées en face l'une de l'autre. En d'autres termes, on peut considérer
que, si l'on fait abstraction de la rainure de clavetage de la bague 18 et de la roue
21 associée à la bague 19, chacune d'elles présente l'image de l'autre vue dans un
miroir.
[0035] Comme dans les formes d'exécution précédentes, la poulie 2 comporte une dépression
intérieure 2a, mais prévue suffisamment large pour s'étendre sur les deux bagues 18
et 19, ainsi que le montre bien la fig. 17. Cette dépression débouche, là encore,
à l'extérieur par la perforation 2b. Chaque bague comporte comme l'arbre 1 en fig.
2 par exemple, une dépression 18a, 19a convenablement profilée pour recevoir environ
la moitié de la bille 11 (plan incliné 18b, paroi incurvée 18c). Toutefois, ces dépressions
débouchent sur celle des faces latérales de chaque bague qui est tournée vers l'autre.
En outre, chaque bague est creusée sur la périphérie d'un biseau local 18d, 19d incliné
transversalement vers l'autre bague, respectivement 19, 18, ce biseau étant disposé
en un point tel qu'il vienne en face de la dépression de cette autre bague quand ladite
dépression se trouve en face de celle 2a de la poulie 2 supposée au point mort haut
ou au point mort bas. En fig. 18, on se trouve au point mort bas, la dépression 18a
de la bague 18 a légèrement dépassé celle 2a de la poulie 2 dans le sens du mouvement
de retour (donc sens inverse de celui indiqué par la flèche 10) et l'on voit que le
biseau 19d de la bague 19 se trouve substantiellement à la même distance angulaire
de la dépression 2a que la dépression 18a, mais de l'autre côté de cette dépression
2a, de sorte que, lorsque les deux bagues vont se déplacer en sens inverse, la bague
18 tournant alors dans le sens de la flèche 10 (course de lève), le biseau 19d et
la dépression 18a viendront en même temps en face de la dépression 2a de la poulie
2.
[0036] La forme d'exécution des fig. 16 à 28 comprend le doigt d'actionnement 12, ainsi
que la creusure de pas ouvert 2e et le pion 17 (comme en fig. 12).
[0037] Le fonctionnement est le suivant:
On partira de la position de la fig. 18, pour laquelle la poulie 2 est à son point
mort bas (taquet 8 butant contre la traverse 9, dépression 2a et perforation 2b dans
le bas, bille 11 reposant sur le doigt 12). Comme sus-indiqué, la bague 18 est elle-même
à son point mort bas, sa dépression 18a se trouvant légèrement en arrière de celle
2a de la poulie par rapport à la flèche 10. Au contraire, la bague 19 est à son point
mort haut.
[0038] La bague 18 va maintenant effectuer sa course aller ou de lève dans le sens de la
flèche 10, la bague 19 tournant en sens inverse. Si le doigt 12 est abaissé, il ne
se passe rien, le ruban 3 reste bas. Si, au contraire, ce doigt est soulevé par le
ressort correspondant (ressort 15 en fig. 4), la bille est appliquée contre les deux
bagues, comme le font bien comprendre les fig. 10 et 20, la première étant une vue
partielle en plan au-dessous, la poulie supposée enlevée pour laisser voir les bagues,
et la seconde une coupe de détail sur un plan axial passant par le centre de la bille
11.
[0039] Peu après le début du mouvement, la dépression 18a de la bague 18 ainsi que le biseau
19d de la bague 19 se présentent progressivement au-dessus de la bille 11 (position
des fig. 21 et 22). Sous l'effet du doigt 12, la bille s'y engage, mais le biseau
tend à la repousser latéralement vers la bague 18 de sorte qu'elle pénètre de plus
en plus dans la dépression 18a, comme le font bien comprendre les fig. 23 et 24. Vers
la fin du croisement du biseau 19d et de ladite dépression 18a, la bille 11 est entièrement
logée dans cette dernière (fig. 25 et 26) en constituant ainsi cliquet ou clavette
entre la bague 18 et la poulie 2, laquelle est entraînée en course de levée.
[0040] Si l'on suppose que, au point mort haut de la poulie 2 et du ruban 3 correspondant,
le système de pas ouvert ne fonctionne pas (doigt 12 abaissé), la poulie 2 reviendra
en arrière (course de retour), et ainsi de suite. Si, au contraire, le doigt 12 reste
sollicité par son ressort, il s'engage dans la creusure de pas ouvert 2e de la poulie
et la retient à la position levée de la lisse correspondante (ou, si l'on préfère,
du ruban 3 auquel cette lisse est attachée).
[0041] Les deux bagues 18 et 19 étant symétriques par rapport à leur plan de contact, le
fonctionnement resterait le même si, lorsque la poulie 2 doit passer de sa position
basse à sa position haute, c'était la bague 19 qui se trouvait en position basse,
la bague 18 étant au contraire en position haute.
[0042] On notera que, à mi-course du mouvement de levée, les dépressions 18a et 19a des
deux bagues 18 et 19 passent en vis-à-vis (position des fig. 27 et 28). Il semblerait
que, à cet instant, la bille 11 risque de passer d'une dépression dans l'autre, ce
qui entraînerait une faute de fonctionnement. Mais il convient de noter que ladite
bille est alors en position coincée et ne peut donc se déplacer latéralement. Par
mesure de sécurité, l'on pourrait d'ailleurs faire comporter à la paroi arrière 18c,19c
une légère partie rentrante à sa jonction avec le plan de contact des deux bagues
(point A de la fig. 27), ou prévoir un très léger rebord le long de la face latérale
de chaque bague tournée vers l'autre. Lorsque la poulie 2 est retenue au point mort
haut par le doigt 12 et la creusure 2e, tout se passe comme décrit plus haut en référence
aux fig. 12 à 15, la bille 11 restant dans la dépression 2a de la poulie. Dès que
le doigt 12 est dégagé au point mort haut de l'une des bagues 18 et 19, la bille 11
s'engage dans la dépression 18a et 19a de cette bague pour réaliser la course de baisse
de la poulie 2 et de la lisse, le biseau de l'autre bague 19 ou 18 intervenant, là
encore, pour assurer l'engagement correct de cette bille sous l'effet de la pression
exercée par le pion 17.
[0043] En fig. 17, on a supposé que l'arbre secondaire 23 portait un pignon individuel pour
chaque roue 21, mais on conçoit qu'on puisse utiliser un pignon unique 24 (fig. 29)
pour entraîner toutes les roues 21 correspondant à une série de poulies 2 successives.
[0044] En fig. 29, il est prévu une roue 21 pour chaque bague 19 ou, si l'on préfère, pour
chaque poulie 2. Les bagues se succèdent alors sur l'arbre 1 dans l'ordre alterné
simple 19, 18, 19, 18, etc. Mais, en variante, il est possible d'adopter un alterné
double 19, 19, 18, 18, 19, 19, etc., comme clairement montré en fig. 30, ce qui comporte
deux avantages:
1. il est possible de prévoir une roue 21 unique pour deux bagues 19 adjacentes;
2. chaque paire de bagues 19-19, puis 18-18, peut être réalisée d'une seule pièce
si on le désire, ce qu'on a indiqué en fig. 30 en référençant 18-18 une telle bague
double.
[0045] En fig. 30, on a figuré un pignon individuel 22 pour chaque roue 21, mais rien n'empêcherait
d'utiliser, là encore, un pignon unique pour toutes celles-ci, comme en fig. 29.
[0046] La fig. 31 montre une autre variante, dans laquelle les bagues 18 ne sont plus clavetées
sur l'arbre 1, lequel peut être fixe, mais comportent des roues dentées 25 en prise
avec des pignons 26 calés sur un autre arbre secondaire 27. On comprendra que cela
ne change rien au fonctionnement. Dans cette figure, on a supposé qu'on avait adopté
l'alternance double 19, 19, 18, 18, etc., les deux bagues 19 ou 18 adjacentes pouvant
être faites d'une seule pièce, mais cela n'a évidemment rien d'obligatoire.
[0047] Suivant une autre variante, non représentée, l'on se dispense de tout arbre secondaire
en faisant comporter à la mécanique au moins deux arbres porte-bagues tels que 1 disposés
côte à côte, parallèlement l'un à l'autre. On associe une roue dentéetelle que 21
à toutes les bagues 18 et 19 des deux arbres et on s'arrange pour que celle d'une
bague 18 d'un arbre engrène avec celle d'une bague 19 de l'autre. Il est facile de
voir que, si les deux arbres sont entraînés en va-et-vient de façon synchrone, sur
chacun d'eux les bagues folles 19 oscillent en sens inverse des bagues calées 18.
Il est ainsi possible d'établir une mécanique à arbres porte-bagues multiples de construction
simplifiée.
[0048] On exige parfois des mécaniques qu'elles assurent non seulement la levée de certains
des fils de chaîne, mais aussi la baisse des autres (mécaniques dite lève et baisse).
Pareil fonctionnement peut s'obtenir aisément dans le cadre de la présente invention
en faisant simplement osciller la butée 9. Si l'on considère le cas d'une poulie 2
qui ne doit pas être entraînée par l'arbre 1 et pour laquelle, par conséquent, l'électro-aimant
16 correspondant est excité (en se référant par exemple à la fig. 4), on comprend
que, si au cours du nouveau cycle la butée 9 tourne autour de l'axe de l'arbre 1 en
sens inverse des aiguilles d'une montre, la lisse attachée au ruban 3 va descendre
pendant que celles associées aux poulies sélectionnées à la lève vont monter. Il faut,
bien entendu, choisir l'angle de rotation des poulies à la lève de manière à laisser
un domaine angulaire suffisant pour que, à la baisse, l'extrémité supérieure du ruban
3 reste au moins tangente à la poulie 2.
[0049] Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à
titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne
sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents.
C'est ainsi, par exemple, que le diamètre des poulies et de l'arbre peut être quelconque.
A la limite, on pourrait même envisager un diamètre infini, l'arbre et les poulies
devenant des organes linéaires. Par ailleurs, bien qu'on ait supposé que l'organe
de liaison était constitué par une bille, un rouleau ou analogue, on pourrait tout
aussi bien le réaliser sous une autre forme, notamment sous celle d'une boucle établie
à l'extrémité d'une lame élastique fixée dans une creusure de faible profondeur pratiquée
sur la périphérie de l'arbre 1, cette boucle étant sollicitée par la lame dans le
sens centrifuge.
1. Mécanique d'armure, du genre comprenant des poulies sur chacune desquelles s'enroulé
au moins un organe funiculaire propre à soulever au moins une lisse du métier à tisser
à rencontre d'un organe de rappel approprié et des moyens pour impartir sélectivement
à ces poulies des rotations dans un sens et dans l'autre de moins de 360° à partir
d'éléments se déplaçant d'un mouvement alternatif en synchronisme avec le fonctionnement
du métier auquel la mécanique est associée, caractérisée en ce que, à chaque poulie
(2), est associé au moins un organe tournant (1, 18, 19) entraîné en synchronisme
avec le fonctionnement du métier, mais indépendamment de la sélection, des moyens
de liaison, mis sélectivement en action et hors d'action, étant disposés entre cette
poulie et ledit organe tournant à la façon connue pour les excentriques des ratières,
et en ce que l'organe tournant est entraîné en mouvement angulaire alternatif.
2. Mécanique suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de liaison
disposés entre chaque poulie (2) et l'organe tournant (1, 18,19) auquel elle est associée
comprennent une première dépression (1 a, 18a, 19a) creusée dans la périphérie de
l'organe tournant, une seconde (2a) prévue dans la paroi de l'alésage de la poulie
(2), et un élément roulant (11) susceptible de se loger entièrement en position effacée
dans la dépression de la poulie, laquelle n'est alors pas entraînée par l'organe tournant
(1, 18, 19), cette seconde dépression (2a) étant disposée sur la poulie (2) de façon
à se trouver dans le bas de celle-ci quand l'organe funiculaire (3) est à la position
abaissée de la lisse (4), afin que l'organe roulant y demeure par gravité en position
effacée, tandis que la première dépression (1 a, 18a, 19a), dont la profondeur est
telle que l'élément roulant (11) ne puisse s'y loger qu'en partie seulement, est elle-même
prévue sur l'organe tournant (1,18,19) de façon à se trouver en face de la première
(2a) au début du mouvement de cet organe qui correspond à la levée de l'organe funiculaire
(flèche 10), et en ce que le dispositif d'actionnement des moyens de liaison est constitué
par un doigt (12) qui, lorsque la dépression (1 a, 18a, 19a) de l'organe tournant
(1, 18, 19) est en face de celle (2a) de la poulie, traverse une perforation radiale
(2b) de celle-ci pour repousser l'élément roulant (11) dans la dépression (1 a, 18a,
19a) dudit organe tournant (1, 18, 19) dont il dépasse pour jouer ainsi le rôle de
cliquet de coincement propre à assurer l'entraînement de la poulie (2) par l'organe
tournant (1,18,19).
3. Mécanique suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le doigt d'actionnement
comporte, sur son bord qui se trouve en arrière par rapport au sens de rotation (10)
de la poulie (2) à la lève de l'organe funiculaire (3), un biseau (12a) grâce auquel
il est repoussé vers le bas à rencontre de moyens élastiques appropriés (15), au début
du mouvement de la poulie dans le sens précité (10).
4. Mécanique suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le doigt d'actionnement
(12) est sollicité vers la poulie (2) par au moins un ressort (15), mais peut être
retenu écarté de celle-ci par un électro-aimant (16) qui constitue ainsi organe sélecteur
à la façon en soi connue.
5. Mécanique suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la dépression (2a)
de la poulie comporte à l'avant, dans le sens (10) correspondant la levée de l'organe
funiculaire (3), un plan incliné (2c) contre lequel l'élément tournant (11) peut venir
se coincer lorsqu'il a été engagé par le doigt d'actionnement (12) dans la dépression
(1 a, 18a, 19a) de l'organe tournant (1,18,19).
6. Mécanique suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens
de butée (8, 9) arrêtant positivement la poulie (2) vers la fin de son mouvement,
la poulie de retour (sens inverse de 10) correspondant à la baisse de l'organe tournant
(1, 18, 19), et en ce que la dépression (1 a, 18a, 19a) de cet organe tournant comporte,
à l'avant, dans le sens (10) correspondant à la levée de l'organe funiculaire (3),
un plan incliné (1 b, 18b, 19b) qui agit alors sur un élément roulant (11) pour le
repousser dans la dépression (2a) de la poulie (2).
7. Mécanique suivant la revendication 6, caractérisée en ce que les moyens de butée
sont constitués par un taquet radial (8) fixé à la poulie (2) et par une traverse
fixe (9) commune à plusieurs poulies de la mécanique.
8. Mécanique suivant la revendication 1, avec système de pas ouvert, caractérisée
en ce qu'elle comprend des moyens de retenue (2e, 12) propres à maintenir la poulie
(2) à sa position correspondant à la levée de l'organe funiculaire (3).
9. Mécanique suivant la revendication 8, caractérisée en ce que les moyens de retenue
de la poulie (2) sont constitués par une creusure (2e) prévue sur une partie de la
poulie non recouverte par l'organe funiculaire (3) à la position levée de celui-ci
et par un doigt propre à s'engager sélectivement dans cette creusure quand l'organe
funiculaire (3) se trouve à ladite position.
10. Mécanique suivant l'ensemble des revendications 4 et 9, caractérisée en ce que
la creusure de retenue (2e) est disposée sur la poulie (2) de façon que le doigt destiné
à s'y engager soit celui (12) d'actionnement de l'élément roulant (11) dont le bord
opposé au biseau (12a) est prévu substan- tielement radial.
11. Mécanique suivant l'ensemble des revendications 2, 6 et 8, caractérisée en ce
que l'organe funiculaire (3) est constitué par un ruban ou équivalent dont la face
tournée vers la poulie (2) porte un pion (17) disposé de manière à s'engager dans
la perforation radiale (2b) de cette poulie lors du mouvement de levée dudit organe
funiculaire (3) pour tendre à maintenir l'élément roulant (11 ) dans la dépression
(1 a, 18a 19a) de l'organe tournant (1, 18, 19) et à l'y ramener après qu'il en a
été chassé par l'effet du plan incliné (1 b, 18b, 19b) de ladite dépression au début
du mouvement de retour (sens inverse de la flèche 10) de cet organe tournant lorsque
la poulie (2) est retenue à la position levée de l'organe funiculaire (3).
12. Mécanique suivant la revendication 11, caractérisée en ce que l'avant de la dépression
(2a) de la poulie (2) dans le sens (10) correspondant à la levée de l'organe funiculaire
(3) est substantiellement radial de manière à éviter tout coincement lorsque l'élément
roulant (11) est repoussé radialement vers l'intérieur par le plan incliné (1 b, 18b,
19b) de la dépression (1 a, 18a, 19a) de l'organe tournant (1, 18, 19).
13. Mécanique suivant l'une des revendications qui précèdent, caractérisée en ce que
l'organe tournant est constitué par un arbre (1 ) sur lequel sont montées folles plusieurs
au moins des poulies (2) de cette mécanique.
14. Mécanique suivant l'une des revendications qui précèdent, caractérisée en ce que
l'élément roulant (11 ) est constitué par une bille, à la façon connue dans certains
accouplements à coincement.
15. Mécanique suivant l'ensemble des revendications 1 et 2, avec système de double
lève, caractérisée en ce qu'elle comprend pour chaque poulie (2) deux organes tournants
(18, 19) coaxiaux juxtaposés entraînés en mouvement angulaire alternatif de même amplitude
et de même fréquence, mais en déphasage d'une demi-période, c'est-à-dire en sens inverse
l'un de l'autre, en ce que chacun de ces organes comporte une dépression (18a, 19a)
qui débouche sur sa périphérie et sur sa face tournée vers l'autre organe, en ce que
la dépression (2a) de l'alésage de la poulie (2) est assez large pour chevaucher les
dépressions (18a, 19a) de ces deux organes, de manière que, lorsque la poulie (2)
se trouve à la position correspondant à la position basse de l'organe funiculaire
(3) et que les organes tournants (18, 19) commencent une course angulaire, le doigt
d'actionnement (12) puisse faire pénétrer la bille (11) dans la dépression (18a, 19a)
de celui de ces organes qui se déplace dans le sens (10) correspondant à la levée
de l'organe funiculaire (3).
16. Mécanique suivant la revendication 15, caractérisée en ce que chacun des organes
tournants (18, 19) comporte, sur sa face tournée vers l'autre (19, 18), un biseau
local (18d, 19d) orienté transversalement et disposé de manière à se trouver en face
de la dépression (2a) de la poulie (2) en même temps que la dépression (19a, 18a)
de l'autre organe tournant (19, 18) en vue de repousser latéralement la bille (11)
dans cette dernière dépression (19a, 18a) sous l'effet du doigt d'actionnement (12).
17. Mécanique suivant la revendication 15, caractérisée en ce que les organes tournants
sont constitués par des bagues (18,19) montées sur un même arbre (1).
18. Mécanique suivant la revendication 17, caractérisée en ce que l'une (18) des bagues
est calée sur l'arbre (1 ) convenablement entraîné en va-et-vient, tandis que l'autre
(19), montée folle sur lui, est solidaire d'une roue dentée (21 ) qui engrène avec
un pignon d'entraînement calé sur un arbre secondaire (23).
19. Mécanique suivant la revendication 17, caractérisée en ce que les deux bagues
(18, 19) sontfolles sur l'arbre (1 ) et sont solidaires chacune d'une roue dentée
(21, 26) engrenant avec un pignon monté sur un arbre secondaire propre (23, 27).
20. Mécanique suivant la revendication 17, caractérisée en ce que les bagues (18-18
ou 19-19) correspondant à deux poulies successives sont rigidement solidaires l'une
de l'autre de façon à pouvoir être entraînées par une même pièce (clavette 10, pignon
22 ou 26).
21. Mécanique suivant la revendication 19, caractérisée en ce que l'arbre secondaire
est constitué par un autre arbre porte-bagues, toutes les bagues (18, 19) des deux
arbres portant une roue dentée (21), celle d'une bague calée (18) d'un arbre engrenant
avec celle d'une bague folle de l'autre.
22. Mécanique suivant l'une des revendications 6 ou 7, caractérisée en ce que les
moyens de butée (9) se déplacent angulairement au cours du cycle de manière que les
poulies (2) qui n'ont pas été reliées à l'arbre (1) tournent en arrière en assurant
ainsi la baisse des lisses correspondantes.
1. Schaftmaschine mit Seilscheiben, auf denen wenigstens je ein Seilelement abrollt,
durch das wenigstens eine Litze der Webmaschine entgegen der Wirkung eines Rückzugorgans
anhebbar ist, und mit Mitteln, durch die auf die Seilscheiben wahlweise Drehbewegungen
in dem einen oder anderen Sinn um wenigstens 360° durch Elemente übertragbar sind,
die sich abwechselnd synchron zu dem Arbeitsspiel der Webmaschine, mit der die Schaftmaschine
verbunden ist, bewegen, dadurch gekennzeichnet, dass mit jeder Seilscheibe (2) wenigstens
ein Drehorgan (1,18,19) verbunden ist, das synchron mit dem Arbeitsspiel der Webmaschine
angetrieben wird, jedoch unabhängig von der Auswahl der Verbindungsmittel, die wahlweise
in und ausser Betrieb gesetzt werden und zwischen dieser Seilscheibe und dem genannten
Drehorgan angeordnet sind, wie dies bei Exzenterscheiben von Schaftmaschinen an sich
bekannt ist, und dass das Drehorgan hin- und hergehende Winkelbewegungen ausführt.
2. Schaftmaschine nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsmittel,
die zwischen jeder Seilscheibe (2) und dem Drehorgan (1,18,19), mit dem sie verbunden
sind, angeordnet sind, eine erste Vertiefung (1 a, 18a, 19a) aufweisen, die vom Umfang
des Drehorgans geschnitten wird, eine zweite Vertiefung (2a), die sich in der Wandbohrung
der Seilscheibe (2) befindet, und ein rollendes Element (11), das vollständig in verdeckter
Lage in der Vertiefung der Seilscheibe anordbar ist, wobei die zweite Vertiefung (2a)
so auf der Seilscheibe (2) angeordnet ist, dass sie in deren unterem Teil liegt, wenn
das Seilorgan (3) sich in der abgesenkten Stellung der Litze (4) befindet, damit das
rollende Element durch die Schwerkraft in der verdeckten Lage bleibt, während die
erste Vertiefung (1 a, 18a, 19a), deren Tiefe so gewählt ist, dass das rollende Element
nur teilweise dort aufgenommen wird, selbst auf dem Drehorgan (1, 18, 19) so vorgesehen
ist, dass sie zu Beginn der Bewegung dieses Organs, die in dem Anheben des Seilorgans
(Pfeil 10) entspricht, der ersten Vertiefung (2a) gegenüberliegt, und dass die Betätigungsvorrichtung
für die Verbindungsmittel aus einem Finger (12) besteht, der, wenn sich die Vertiefung
(1 a, 18a, 19a) des Drehorgans (1, 18, 19) gegenüber derjenigen (2a) der Seilscheibe
befindet, einen radialen Durchbruch (2b) dieser Scheibe durchquert, um das rollende
Element (11) in der Vertiefung (1 a, 18a, 19a) des genannten Drehorgans (1, 18, 19),
das er durchquert, zurückzustossen, um auf diese Weise als Festklemmklinke zu wirken
und somit den Antrieb der Seilscheibe (2) durch das Drehorgan (1, 18, 19) sicherzustellen.
3. Schaftmaschine nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Betätigungsfinger
an seinem Rand, der sich in bezug auf die Drehrichtung (10) der Seilscheibe (2) beim
Anheben des Seilorgans (3) hinten befindet, eine Abschrägung (12a) aufweist, durch
die er entgegen geeigneter Federelemente (15) zu Beginn der Bewegung der Seilscheibe
in der genannten Drehrichtung (10) nach unten zurückgestossen wird.
4. Schaftmaschine nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Betätigungsfinger
(12) mit der Seilscheibe (2) durch wenigstens ein Federelement (15) fest verbunden
ist, jedoch durch einen Elektromagneten (16) von ihr abgelenk werden kann, der somit
in an sich bekannter Weise das Auswahlorgan bildet.
5. Schaftmaschine nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Vertiefung (2a)
der Seilscheibe nach vorne, in Richtung des Pfeils (10), entsprechend dem Anheben
des Seilorgans (3) eine schräge Fläche (2c) aufweist, an der das drehende Element
(11 ) sich festklemmen kann, wenn es durch den Betätigungsfinger (12) in der Vertiefung
(1 a, 18a, 19a) des Drehorgans (1, 18,19) in Eingriff kommt.
6. Schaftmaschine nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass sie Anschlagelemente
(8,9) aufweist,diedieSeilscheibe (2) am Ende ihrer Bewegung und die Umkehrseilscheibe
(umgekehrter Richtungssinn 10) dementsprechend beim Absenken des Drehorgans (1, 18,
19) zwangsläufig anhalten, und dass die Vertiefung (1 a, 18a, 19a) dieses Drehorgans
vorne, im Richtungssinn 10, entsprechend dem Anheben des Seilorgans eine geneigte
Ebene (1 b, 18b, 19b) aufweist, die dann auf ein rollendes Element (11) einwirkt,
um es in die Vertiefung (2a) der Seilscheibe (2) zurückzustossen.
7. Schaftmaschine nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Anschlagelemente
von einem Zapfen (8),derauf der seilscheibe (2) befestigtist, und von einer festen
Stange gebildet werden, zu mehreren Seilscheiben der Schaftmaschine gehören.
8. Schaftmaschine nach Anspruch 1, mit einem Offenfachsystem, dadurch gekennzeichnet,
dass sie Rückhalteelemente (2e, 12) aufweist, die dazu dienen, die Seilscheibe (2)
in ihrer Stellung zu halten, die dem Anheben des Seilorgans (3) entspricht.
9. Schaftmaschine nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass die Rückhalteelemente
der Seilscheibe (2) von einer Nut (2e) gebildet werden, die auf einem Teil der Seilscheibe,
welcher von dem Seilorgan (3) nicht bedeckt wird,in ihrer angehobenen Stellung vorgesehen
ist, sowie von einem Finger, der wahlweise in diese Nuteingreifen kann, wenn das Seilorgan
(3) sich in der genannten Stellung befindet.
10. Schaftmaschine nach den Ansprüchen 4 und 9, dadurch gekennzeichnet, dass die Rückhaltenut
(2e) so auf der Seilscheibe angeordnet ist, dass der Finger, der dort eingreifen soll,
demjenigen (12) entspricht, der zur Betätigung des rollenden Elementes (11) dient,
dessen der Abschrägung (12a) gegenüberliegender Rand im wesentlichen radial ist.
11. Schaftmaschine nach den Ansprüchen 1, 6 und 8, dadurch gekennzeichnet, dass das
Seilorgan (3) aus einem Band od. dgl. gebildet ist, dessen der Seilscheibe (2) zugewandte
Fläche einen Zapfen (17) trägt, der so angeordnet ist, dass er während der Hubbewegung
des genannten Seilorgans (3) in den radialen Durchbruch (2b) dieser Seilscheibe eingreift,
um das rollende Element (11) in der Vertiefung (1a, 18a,19a) des Drehorgans (1, 18,
19) zu halten und es dorthin zurückzuführen, nachdem es unter der Wirkung der geneigten
Ebene (1 b, 18b,19b) der genannten Vertiefung zu Beginn der Rückbewegung - ungefähr
der Richtungssin des Pfeils (10) - dieses Drehorgans die Vertiefung verlassen hat,
wenn die Seilscheibe (2) in der angehobenen Stellung des Seilorgans (3) zurückgehalten
wird.
12. Schaftmaschine nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, dass der vordere Teil
der Vertiefung (2a) der Seilscheibe (2) in Richtung (10) entsprechend dem Anheben
des Seilorgans (3) im wesentlichen radial ist, so dass jegliches Einklemmen vermieden
wird, wenn das drehende Element (10) durch die geneigte Ebene (1 b, 18b, 19b) der
Vertiefung (1 a, 18a, 19a) des Drehorgans (1, 18, 19) radial nach innen zurückgestossen
wird.
13. Schaftmaschine nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet,
dass das Drehorgan aus einer Welle (1) besteht, auf der zumindest einige der Seilscheiben
(2) dieser Schaftmaschine beweglich montiert sind.
14. Schaftmaschine nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet,
dass das rollende Element aus einer Kugel besteht, wie sie aus gewissen Klemmkupplungen
bekannt ist.
15. Schaftmaschine nach den Ansprüchen 1 und 2, mit einem Doppelhubsystem, dadurch
gekennzeichnet, dass sie für jede Seilscheibe (2) zwei Drehorgane (18, 19) aufweist,
die koaxial nebeneinanderliegend abwechselnd um einen Winkel mit derselben Amplitude
und Frequenz, jedoch um eine halbe Periode phasenverschoben angetrieben werden, das
heisst in bezug aufeinander im entgegengesetzten Sinn, so dass jedes dieser Organe
eine Vertiefung (18a, 19a) aufweist, die auf seinem Umfang und auf der dem anderen
Organ zugekehrten Fläche mündet, dass die Vertiefung (2a) der Bohrung der Seilscheibe
(2) ausreichend gross ist, um die Vertiefungen (18a, 19a) dieser beiden Organe abzudecken,
so dass dann, wenn die Seilscheibe (2) sich in der Stellung befindet, die der unteren
Stellung des Seilorgans (3) entspricht und die Drehorgane (18,19) eine Drehbewegung
beginnen, der Betätigungsfinger (12) die Kugel (11) in die Vertiefung (18a, 19a) des
Organs eintreten lässt, das sich entsprechend dem Anheben des Seilorgans (3) in Richtung
10 verschiebt.
16. Schaftmaschine nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, dass jedes der Drehorgane
(18,19) auf der Fläche, die dem anderen Drehorgan (18,19) zugewendet ist, eine lokale
Abschrägung (18d, 19d) aufweist, die quer ausgerichtet und so angeordnet ist, dass
sie sich gegenüber der Vertiefung (2a) der Seilscheibe (2) befindet, und zwar zur
selben Zeit wie die Vertiefung (19, 18a) des anderen Drehorgans (19, 18), um die Kugel
(11) seitlich in diese letzte Vertiefung (19a, 18a) unter der Wirkung des Betätigungsfingers
(12) zurückzustossen.
17. Schaftmaschine nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, dass die Drehorgane aus
Ringen (18, 19) gebildet sind, die auf derselben Welle (1) montiert sind.
18. Schaftmaschine nach Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, dass der eine Ring (18)
auf der Welle (1) aufgekeilt ist, die entsprechend hin-und hergehend angetrieben wird,
während der andere (19), der beweglich auf ihr gelagert ist, mit einem Zahnrad (21
) fest verbunden ist, das mit einem Antriebsritzel in Eingriff steht, welches auf
einer Nebenwelle (23) aufgekeilt ist.
19. Schaftmaschine nach Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden Ringe
(18, 19) auf der Welle (1 ) beweglich sind und jeder mit einem Zahnrad (21, 26) fest
verbunden ist, das mit einem Ritzelrad in Eingriff steht, welches auf einer eigenen
Nebenwelle (23, 27) montiert ist.
20. Schaftmaschine nach Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, dass die Ringe (18-18
oder 19-19), die zwei aufeinanderfolgenden Seilscheiben entsprechen, miteinander fest
verbunden sind, so dass sie durch ein und denselben Teil (Keil 10, Ritzel 22 oder
26) angetrieben werden können.
21. Schaftmaschine nach Anspruch 18, dadurch gekennzeichnet, dass die Nebenwelle durch
eine andere Ring-Trag-Welle gebildet wird, wobei alle Ringe (18,19) der beiden Wellen
ein Zahnrad (21 ) tragen, wobei dasjenige des einen aufgekeilten Rings (18) einer
Welle mit demjenigen des beweglichen Rings der anderen in Eingriff steht.
22. Schaftmaschine nach einem der Ansprüche 6 und 7, dadurch gekennzeichnet, dass
die Anschlagmittel (9) sich während des Zyklus im Winkel so verschieben, dass die
Seilscheiben (2), die nicht mit der Welle (1) verbunden sind, sich .zurückdrehen und
so das Absenken der entsprechenden Litzen sicherstellen.
1. Shedding mechanism of the type comprising pulleys on each of which runs at least
one funicular member capable of raising at least one warp yarn of a loom against a
suitable return member, and also means to selectively impart to these pulleys rotations
in one direction and in the other of less than 360° by means of elements moving with
an alternate movement in synchronisation with the operation of the loom to which the
device is attached, characterised in that-
- with each pulley (2) is associated at least one turning member (1,18,19) driven
in synchronisation with the operation of the loom but independent of the selection,
connecting means, put selectively into and out of action, being disposed between this
pulley and said turning member in the manner known for the eccentrics of dobbies;
- and in that the turning member is driven in alternating angular movement.
2. Mechanism according to Claim 1, characterised in that the connecting means disposed
between each pulley (2) and the turning member (1,18,19) with which it is associated
comprises a first depression (1 a,18a,19a) hollowed out in the periphery of the revolving
means, a second (2a) provided in the wall of the bore of the pulley (2), and a rolling
element (11) capable of lodging entirely in a retracted position in the depression
of the pulley, which is then not driven by the turning member (1, 18, 19), this second
depression (2a) being so disposed on the pulley (2) as to be located in the base of
the latter when the funicular member (3) is in the lowered position of the warp yarn
(4), so that the rolling element remains under gravity in the retracted position,
while the first depression (1 a, 18a, 19a), whose depth is such that the rolling element
(11) can only lodge therein to a limited extent, is itself so disposed on the turning
member (1,18,19) as to be opposite to the first (2a) at the beginning of the movement
of this member which corresponds to the raising of the funicular member (arrow 10),
and in that the device for activating the connecting means consists of a finger (12)
which, when the depression (1 a, 18a, 19a) of the turning member (1,18,19) is opposite
the depression (2a) of the pulley, passes through a radial perforation (2b) of the
latter to push the rolling member (11) back to the depression (1 a, 18a, 19a) of said
turning member (1, 18, 19), passing beyond this to thereby act as the wedging catch
to ensure driving of the pulley (2) by the turning member (1,18,19).
3. Mechanism according to Claim 2, characterised in that the activation finger comprises
on its edge which is rearward relative to the direction of rotation of the pulley
(2) on raising the funicular member 3, a bevel (12a) by means of which it is pushed
back towards the base against suitable resilient means (15), at the beginning of the
movement of the pulley in the aforesaid direction.
4. Mechanism according to Claim 3, characterised in that the activation finger (12)
is urged towards the pulley (2) by at least one spring (15), but may be held away
from it by an electromagnet (16), which thus constitutes a selector member in manner
known per se.
5. Mechanism according to Claim 2, characterised in that the depression (2a) of the
pulley comprises at its front in the direction (10) corresponding to raising of the
funicular member (3), an inclined plane (2c) against which the rolling element (11)
may wedge itself when it has been engaged by the activation finger (12) in the depression
(1 a, 18a, 19a) of the turning member (1,18,19).
6. Mechanism according to Claim 2, characterised in that it comprises abutment means
(8, 9), which positively stop the pulley (2) towards the end of its movement, the
return pulley (reverse direction to 10) corresponding to the lowering of the turning
member (1, 18, 19), and in that the depression (1, 18a, 19a) of this turning member
comprises at the front, in the direction (10) corresponding to the raising of the
funicular member (3), an inclined plane (1 b,18b,19b) with thus acts upon a rolling
element (11) to push it back into the depression (2a) of the pulley (2).
7. Mechanism according to Claim 6, characterised in that the abutment means consist
of a radial stop (8), fixed to the pulley (2), and a fixed cross-piece (9) common
to several pulleys of the mechanism.
8. Mechanism according to Claim 1, with an open shed system, characterised in that
it comprises retaining means (2e, 12) capable of keeping the pulley (2) in its position
corresponding to the raising of the funicular member (3).
9. Mechanism according to Claim 8, characterised in that the retaining means of the
pulley (2) consist of a hollow (2e) provided on apart of the pulley not covered by
the funicular member (3) in the raised position of the latter, and a finger capable
of selectively engaging in said hollow when the funicular member is in said position.
10. Mechanism according to Claims 4 to 9 taken together, characterised in that the
retaining hollow (2e) is so disposed on the pulley (2) that the finger intended to
engage it is that (12) for activating the rolling element (11) whose edge opposite
to the bevel (12a) is substantially radial.
11. Mechanism according to Claims 2, 6 and 8 taken together, characterised in that
the funicular member (3) consists of a type or equivalent, of which the face turned
towards the pulley (2) carries a pin (17), so disposed as to engage the radial perforation
(2b) of this pulley during the raising movement of the funicular member (3) to tend
to keep the rolling element (11) in the depression (1 a, 18a, 19a) of the turning
member (1, 18, 19) and to return it there after it has been displaced by the effect
of the inclined plane (1 b, 18b, 19b) of said depression at the beginning of the return
movement (reverse direction to arrow 10) of this turning member when the pulley (2)
is retained in the raised position of the funicular member (3).
12. Mechanism according to Claim 11, characterised in that the front of the depression
(2a) of the pulley (2) in the direction (10) corresponding to the raising of the funicular
member (3) is substantially radial so as to avoid any wedging when the rolling element
(11) is pushed back radially towards the interior by the inclined plane (1 b, 18b,
19b) of the depression (1 a, 18a, 19a) of the turning member (1, 18, 19).
13. Mechanism according to any one of the preceding claims, characterised in that
the turning member consists of a shaft (1) onwhich are freely mounted at least several
of the pulleys of this mechanism.
14. Mechanism according to any one of the preceding claims, characterised in that
the rolling element (11) consists of a ball, in the manner known for certain wedge
couplings.
15. Mechanism according to Claims 1 and 2 taken together, with double cam system,
characterised in that it comprises for each pulley (2) two turning members (18, 19),
coaxially disposed, driven in alternate angular movement of the same amplitude and
the same frequency, but out of phase by a half-period, that is in the opposite direction
to each other, in that each of these members has a depression (18a, 19a) opening on
to its periphery and on its face turned towards the other member, in that the depression
(2a) in the bore of the pulley (2) is sufficiently large to straddle the depressions
(18a, 19a) of these two members, such that when the pulley (2) is in the position
corresponding to the lowered position of the funicular organ (3) and the turning members
(18,19) begin angular stroke, the activation finger
(12) enables the ball (11) to enter the depression (18a, 19a) of that one of these
members which is displaced in the direction (10) corresponding to raising of the funicular
member (3).
16. Mechanism according to Claim 15, characterised in that each of the turning members
(18, 19) has on its face turned towards the other (19, 18), a local bevel (18d, 19d)
transversely orientated and so disposed as to be opposite the depression (2a) of the
pulley (2) at the same time as the depression (19a, 18a) of the other turning member
(19,18) inorderto push back the ball (11) laterally into this latter depression (19a,
18a) under the influence of the activation finger (12).
17. Mechanism according to Claim 15, characterised in that the turning members consist
of rings (18,19) mounted on a common shaft (1).
18. Mechanism according to Claim 17, characterised in that one (18) of the rings is
keyed on the shaft (1 ) suitably driven in a reciprocating motion, while the other
(19), freely mounted on the shaft, is integral with a toothed wheel (21) which is
meshed with a drive pinion keyed on a secondary shaft (23).
19. Mechanism according to Claim 17, characterised in that the two rings (18,19) are
free on the shaft (1) and are each integral with a toothed wheel (21, 26) engaged
with a pinion mounted on a respective secondary shaft (23, 27).
20. Mechanism according to Claim 17, characterised in that the rings (18-18 or 19-19)
corresponding to two successive pulleys are rigidly integral with each other so as
to be drivable by a single element (key 10, pinion 20 or 26).
21. Mechanism according to Claim 19, characterised in that the secondary shaft consists
of another ring-carrying shaft, all the rings (18,19) of the two shafts carrying a
toothed wheel (21), that of a keyed ring (18) of one shaft engaging with that of a
free ring of the other.
22. Mechanism according to either one of Claims 6 and 7, characterised in that the
abutment means (9) are angularly displaced during the cycle so that the pulleys (2)
which have not been connected to shaft (1) turn backwards so as to ensure the lowering
of the corresponding warp yarns.