[0001] L'invention concerne un procédé pour munir des couvercles de récipients de languettes
de perçage par effet de levier, lesdits couvercles étant réalisés en une matière souple
et déchirable.
[0002] On connaît de nombreux dispositif d'ouverture de couvercle.
[0003] C'est ainsi qu'il a été proposé des couvercles à préempreinte de fragilisation munis
d'un élément qu'on saisit et qu'on tire pour provoquer la rupture du couvercle le
long de ses lignes de fragilisation. Ce système d'ouverture est généralement malcommode
et exige une préempreinte qui n'est pas compatible avec la conservation de certains
produits (oxydation et/ou contamination bactériologique au niveau du fond des lignes
de préempreinte , par exemple lorsque le fond de la préempreinte atteint une couche
oxydable et/ou non stérile d'un couvercle multicouche stérilisé en surface).
[0004] Une autre solution a été proposée, consistant à préformer un trou dans le couvercle
et le recouvrir d'un élément adhésif facile à enlever. Cependant, ce système n'a pas
non plus donné satisfaction quant aux garanties de conservation de certains produits.
[0005] Un dispositif de couvercle pelable a reçu un accueil très favorable de la part des
fabricants et des utilisateurs. Généralement associé à une installation de fabrication
de récipients thermoformés, il a conduit à un système d'ouverture sûr et économique.
[0006] Il existe cependant des produits pour lesquels cette dernière solution ne peut être
retenue, notamment dans le cas des conditionnements longue durée ou de type stérile
nécessitant une étanchéité parfaite au niveau du couvercle qui ne peut s'obtenir qu'avec
un scellement par soudure autogène donc non pelable.
[0007] On connait également par le brevet français 2.241.466 des dispositifs d'ouverture
de couvercle à l'aide de languettes de perçage par effet de levier mais d'une part,
ces languettes sont collées directement à plat sur des couvercles relativement rigides,
en matière thermoplastique ; d'autre part, ces dispositifs d'ouverture sont obligatoirement
associés à un couvercle comportant des lignes de fragilisation et opèrent l'ouverture
plus par cisaillage au niveau des lignes de fragilisation que par réel perçage du
couvercle. Ces dispositifs connus présentent l'inconvénient soit de ne pas offrir
à la languette une articulation précise, auquel cas le dispositif fonctionne mal ou
même la languette peut se décoller du couvercle ; soit de nécessiter la présence sur
le couvercle même des moyens indépendants de la languette assurant à la languette
une articulation certaine. Mais, dans ce dernier cas, la fabrication de ces moyens
supplémentaires - quand elle est possible - complique et ralentit la chaîne de fabrication
des récipients scellés ; par ailleurs, cela oblige ensuite à positionner les languettes
dans une position très précise prédéterminée en fonction desdits moyens supplémentaires,ce
qui n'est pas toujours facile et compatible avec une cadence de production élevée.
[0008] L'invention vise à proposer un nouveau type de dispositif d'ouverture simple et économique,
pouvant s'adapter à beaucoup de types de couvercles et notamment à ceux utilisés généralement
dans les équipements de fabrication et de conditionnement de récipients thermoformés
à couvercles soudés qui sont découpés à partir de bandes à couvercles, et ne présentant
pas les inconvénients précités. Les équipements de fabrication et conditionnement
particulièrement visés sont du type dit F.F.S. (désignation abrégée de trois verbes
anglais signifiant : former, remplir, sceller).
[0009] Les buts de l'invention sont atteints par le fait que :
- on réalise des languettes rigides sensiblement planes,
- on matérialise sur les languettes un axe d'articulation divisant les languettes
en un bras de perçage et un bras de manoeuvre,
- on fixe lesdits axes d'articulation sur les couvercles.
[0010] L'invention concerne aussi un dispositif de perçage constitué d'une languette sensiblement
plane sur laquelle est matérialisé un axe d'articulation divisant la languette en
un bras de perçage et un bras de manoeuvre, l'axe d'articulation étant fixé au couvercle.
[0011] L'invention concerne aussi une installation de fabrication d'un dispositif de perçage,
comprenant des moyens pour réaliser des languettes sensiblement planes, des moyens
pour matérialiser sur les languettes un axe d'articulation divisant les languettes
en un bras de perçage et en bras de manoeuvre, et des moyens pour fixer lesdits axes
d'articulation sur les couvercles des récipients.
[0012] Selon un premier mode de réalisation, on matérialise l'axe d'articulation par une
nervure sur la languette.
[0013] Ainsi, le dispositif de perçage comprend une languette sensiblement plane, munie
sur une de ses faces d'une nervure fixée sur la face extérieure du couvercle du récipient,
la nervure séparant la languette en deux bras respectivement de manoeuvre et de perçage,
moyennant quoi un soulèvement manuel du bras de manoeuvre provoque, dans un premier
temps, un basculement de la languette autour de la nervure et le percement du couvercle
par le bras de perçage, et, dans un second temps, la déchirure d'une partie du couvercle
à partir du perçage.
[0014] Grâce au dispositif conforme à l'invention, il est tout à fait possible de se passer
de préempreinte. Naturellement, on peut cependant y avoir recours, notamment lorsqu'on
veut obtenir une déchirure selon une ligne donnée ou lorsque le couvercle est particulièrement
épais.
[0015] Le système d'ouverture conforme à l'invention possède, en dehors de sa simplicité,
d'autres avantages : il n'exige pas de mouvement puissant et/ou brusque (pouvant conduire
au renversement du produit contenu dans le récipient) ; si la languette est peu tirée,
on peut refermer provisoirement le récipient en la remettant en position ; la languette
pouvant être tirée et rester attachée au couvercle partiellement déchiré, il n'est
pas créé d'élément séparé générateur de pollution quand il est jeté.
[0016] Avantageusement, la nervure-est formée intégralement avec la languette. Plus précisément,
la nervure est constituée par une déformation de la languette obtenue par exemple
par matriçage.
[0017] Avantageusement, le bras de manoeuvre comporte sur la face de la languette tournée
vers le couvercle, un téton d'écartement pour faciliter la préhension de de la languette.
[0018] Avantageusement, le couvercle est en matériau à base d'aluminium,et notamment en
matériau composite polyéthylène/aluminium, polypropylène/aluminium ou analogue.
[0019] Avantageusement, la languette est à base de matière plastique rigide, et notamment
de la matière plastique constituant le récipient lui-même.
[0020] Dans le cadre de la fabrication de récipients thermoformés à partir d'une bande thermoplastique,
munis d'un couvercle soudé et découpés, il est avantageux de former les languettes
de perçage dans la bande thermoplastique servant à faire les récipients.
[0021] Avantageusement, on découpe les languettes dans la bande thermoplastique dans les
zones libres situées entre les zones de formation des récipients.
[0022] Avantageusement, on découpe les languettes au moment de la découpe des récipients.
[0023] Une installation pour la fabrication du dispositif conforme à l'invention, dans le
cadre d'un équipement de conditionnement de récipients thermoformés à partir d'une
bande thermoplastique, munis d'un couvercle soudé et découpés au niveau d'un poste
de découpe, comprend des moyens de formation de nervures, des moyens de découpe de
languettes, des moyens de saisie et des moyens de transfert des languettes à un poste
d'encollage, des moyens de transfert des lan
- guettes depuis le poste d'encollage jusqu'aux couvercles des récipients, et des moyens
d'application des languettes sur les couvercles.
[0024] Selon un second mode de réalisation de l'invention, encore plus avantageux, on matérialise
l'axe d'articulation des languettes rigides en les munissant de façon contiguë d'une
languette souple ayant au moins la même extension approximativement que les languettes
rigides, fixée sur une face aux languettes rigides uniquement du coté du bras de perçage,
et fixée sur l'autre face aux couvercles, au moins du côté du bras de manoeuvre des
languettes rigides.
[0025] De cette façon, l'articulation de la languette rigide sur le couvercle est matérialisée
par la ligne de séparation entre la partie de la languette souple, partie fixée sur
la languette rigide, et la partie de languette souple libre par rapport à ladite languette
rigide mais fixée sur le couvercle. En basculant vers le haut le bras de manoeuvre
de la languette rigide, le bras de perçage de celle-ci pivote nécessairement vers
le bas en déchirant le couvercle à cet endroit jusqu'à la ligne d'articulation. En
tirant ensuite la languette rigide vers l'extrémité- arrière de la languette souple
solidaire du couvercle, on déchire en même temps le couvercle suivant des lignes suivant
au moins approximativement les bords de la languette souple. Ainsi, dans ce mode de
réalisation également, il n'est pas nécessaire de munir le couvercle de lignes d'affaiblissement
ou de déchirure.
[0026] Pour la fixation de la languette souple sur la languette rigide et/ou sur le couvercle,
on utilise généralement une colle à chaud ou une laque ou un vernis thermocollant
ou d'autres substances collantes.
[0027] Bien que le couvercle puisse être réalisé en une matière quelconque déchirable, il
est avantageux de le réaliser en une feuille métallique notamment d'aluminium munie
le cas échéant d'un film thermocollant.
[0028] La languette rigide et la languette souple peuvent être réalisées en des matières
quelconques appropriées mais lorsque l'on réalise les récipients à partir d'une feuille
thermoplastique et le couvercle à partir d'une bande d'aluminium le cas échéant munie
d'un film thermocollant, il est avantageux de fabriquer les languettes rigides à partir
de la bande thermoplastique et les languettes souples à partir de la bande d'aluminium.
[0029] Dans ce cas, il est recommandé d'utiliser pour la fabrication des languettes rigides
et des languettes souples.les zones de bande thermoplastique et de bande d'aluminium
situées entre les bords curvilignes ou arrondis des récipients thermoplastiques au
moment du découpage des récipients de la bande à récipients et de la bande à couvercles.
[0030] A cet effet, on peut au moment du scellement de la bande à couvercle sur les bords
des récipients remplis et encore attachés à la bande thermoplastique à récipients,
sceller une partie de la bande à couvercles, partie correspondant à celle de la languette
souple, destinée à être fixée sur la languette rigide et ensuite, de préférence, après
l'avancement des récipients scellés d'au moins un pas, on découpe ensemble les languettes
rigides et souples dans les zones sou
- vent en forme d'étoiles, comprises entre les bords des récipients qui à ce moment
ne sont pas encore ou ne sont que partiellement découpés de l'ensemble bande à récipients
- bande à couvercles, la zone de découpe des languettes rigide et souple superposées
étant choisie de telle sorte qu'elle coincide avec la zone de scellement préalable
qui doit alors correspondre au bras de percée de la languette rigide découpée.
[0031] Bien entendu, on récupère les ensembles découpés et scellés des languettes rigide
et souple et on colle de préférence toute la face de la languette souple, face détournée
de la languette rigide,sur le couvercle d'un récipient scellé dans la zone située
à l'aplomb de l'ouverture d'un récipient. De préférence, la languette souple est collée
sur le couvercle - qui est réalisé en la même matière que cette dernière - de telle
sorte que le bras de perçage de la languette rigide est situé près du bord et, le
cas échéant, près d'un coin de l'ouverture du récipient.
[0032] Pour assurer le collage de la languette souple sur le couvercle, on peut encoller
la face libre extérieure de celle-ci avec une colle appropriée et appliquer ensuite
l'ensemble languette rigide - languette souple avec la face encollée contre le couvercle
correspondant mais on peut également encoller la zone de couvercle destinée à recevoir
la face libre de la languette souple qui sur son autre face adhère fermement au bras
de perçage de la languette rigide.
[0033] Une installation de fabrication de ce dispositif de perçage, présentant une languette
souple et une languette rigide superposées, comprend notamment des moyens de scellement
d'une bande souple sur une bande rigide dans des zones correspondant ultérieurement
aux bras de perçage des différentes languettes rigides, des moyens de découpe des
languettes rigides et souples superposées, des moyens de transfert des ensembles découpés
et scellés de languettes souple et rigide entre le poste de découpage et l'endroit
de leur mise en place sur les couvercles des récipients scellés, des moyens d'encollage
soit de la face libre de la languette souple soit de la zone de couvercle destinée
à recevoir l'ensemble de languette rigide et souple ainsi que des moyens d'application
des ensembles de languettes souple et rigide sur les couvercles correspondants de
telle sorte que la face libre de la languette souple adhère fermement au couvercle.
[0034] Lorsque l'on applique le dispositif de.perçage à des récipients thermoformés et thermoscellés,
on peut intégrer avantageusement les différents moyens de l'installation de fabrication
des dispositifs de perçage à un équipement de conditionnement du type F.F.S. c'est-à-dire
qui thermoforme les récipients à partir d'une bande thermoplastique, qui les remplit
avec un produit et qui les scelle avec une bande à couvercles et qui découpe finalement
les récipients scellés de la bande thermoplastique et de la bande à couvercles.
[0035] Dans ce cas, le poste de scellement de la bande à couvercles sur la bande thermoplastique
à récipients comprend aussi les moyens de scellement de la bande souple sur la bande
rigide et les moyens de découpe des ensembles de languettes rigide et souple peuvent
être prévus soit dans le poste de découpe partielle des récipients scellés soit juste
en amont de celui-ci.
[0036] L'invention sera mieux comprise par la description qui va suivre, faite en référence
aux dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 est une vue en plan d'un r.é- cipient et de son couvercle muni d'un
premier mode de réalisation du dispositif de perçage de l'invention ;
- la figure 2 est une vue de face du récipient de la figure 1 ;
- la figure 3 est un détail agrandi du dispositif de la figure 2 ;
- la figure 4 est une vue en plan de récipients formés dans une bande thermoplastique
et montrant l'emplacement de découpe des languettes du premier mode de réalisation
du dispositif ;
- la figure 5 est un détail agrandi de la figure 4 ;
- la figure 6 est une vue schématique latérale partielle d'une installation de fabrication
du premier mode de réalisation du dispositif de l'invention ;
- la figure 7 représente une pince élastique utilisée dans l'installation de la figure
6 ;
- la figure 8 est une vue en coupe verticale à travers un récipient dont le couvercle
est muni d'un second mode de réalisation de dispositif de perçage de l'invention ;
- la figure 9 est une vue agrandie du dispositif de la figure 8 mais en position de
perçage.
- la figure 10 est une vue en plan d'une bande à couvercles scellée à une bande thermoplastique
à récipients, cette figure montrant à la fois les contours de découpe des récipients
et des languettes, dans le cadre du second mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 11 est une vue schématique latérale d'une installation de fabrication
du second mode de réalisation du dispositif de perçage de l'invention ;
- la figure 12 est une vue de dessus de l'installation de la figure 11.
[0037] Le premier mode de réalisation du dispositif de perçage de l'invention (figures 1
à 7) comprend une languette 1 sensiblement plane munie d'un axe d'articulation sous
forme de nervure 2 sur l'une 3 de ses deux faces.
[0038] La languette 1 est collée à l'endroit de la nervure 2 avec de la colle 4 non cassante
sur le couvercle 5 d'un récipient 6.
[0039] La nervure 2 sépare la languette 1 en deux bras : l'un 7 dit de manoeuvre, et l'autre
8 dit de perçage.
[0040] En soulevant vers le haut (flèche 9, figure 3), le bras de manoeuvre 7 de la languette
1, celle-ci bascule autour de la nervure 2 de telle sorte que l'extrémité du bras
de perçage vient toucher le couvercle 5 (figure 3, position en pointillé). Ce basculement
est possible à cause de la souplesse du couvercle 5 qui se déforme légèrement, et,
le cas échéant, à cause de la souplesse de la colle 4.
[0041] Le soulèvement du bras de manoeuvre se poursuivant, l'extrémité du bras de perçage
8 entame et perce le couvercle 5. Afin de faciliter cette opération, l'extrémité du
bras de perçage 8 est angulaire (pointe 10).
[0042] En continuant le pivotement de la languette 1 autour de la nervure 2 jusqu'à la mettre
dans une position sensiblement perpendiculaire au plan du couvercle 5, le bras de
perçage élargit la déchirure du couvercle jusqu'à obtenir.sensiblement la largeur
1 de languette 1 au niveau de la nervure 2. Le bras de perçage 8 s'élargit progressivement
depuis la pointe 10 vers la nervure 2 de façon à faciliter l'élargissement progressif
de la déchirure.
[0043] Une fois que le couvercle est percé et déchiré sur la largeur 1, il suffit, si on
désire prolonger l'ouverture, de tirer la languette 1 par le bras de manoeuvre 7 dans
la direction opposée au bras de perçage, de façon à poursuivre la déchirure.
[0044] La déchirure se poursuit d'une façon générale sur la largeur 1. Cette opération se
passe particulère- ment facilement si, dans le cas d'un couvercle composite comprenant
une matière plastique, la déchirure se fait dans le sens où le plastique a été extrudé
: il est donc préférable dans ce cas de placer la languette avec sa nervure 2 perpendiculaire
à l'orientat,ion du film plastique.
[0045] Naturellement, si le couvercle comporte des lignes de fragilisation, réalisées par
exemple par préempreinte, la languette peut être placée de façon que, lors du pivotement
de celle-ci provoquant le perçage et le début de déchirure du couvercle, la déchirure
rencontre les lignes de fragilisation et, en continuant de tirer la languette, la
déchirure se poursuit en suivant les lignes de fragilisation. Celles-ci peuvent être
prévues de façon à obtenir une déchirure annulaire se faisant tout le tour du couvercle
et permettant de retirer celui-ci pratiquement intégralement.
[0046] La nervure 2 de la languette 1 peut être constituée par une pièce rapportée fixée
à la languette ; elle peut être constituée par le cordon de colle 4 lui même si celui-ci
est assez gros.
[0047] Préférablement, la nervure 2 est formée intégralement avec la languette 1 et peut
être, dans le cas où la languette est en matériau plastique, une simple déformation
(figure 3) obtenue à chaud ou à froid par matriçage.
[0048] La hauteur de la nervure 2 n'est pas critique, et peut être choisie égale à 1 à 2
mm par exemple. D'elle, et de la longueur du bras de perçage dépend l'angle sous lequel
la pointe 10 du bras de perçage 8 attaque le couvercle 5, angle en rapport avec la
facilité de perçage.
[0049] Afin de pouvoir procéder manuellement sans difficulté au perçage du couvercle 5,
il est préférable que la longueur du bras de levier a du bras de perçage soit inférieure
à celle b du bras de préhension (figure 2), par exemple dans un rapport d'un quart
ou d'un tiers.
[0050] Afin de faciliter la préhension manuelle du bras 7 de préhension, celui-ci est muni
d'un téton d'écartement 11 sur;sa face 3. Ce téton peut être obtenu comme la nervure
2 par matriçage.
[0051] Le téton 11 peut être très légèrement collé au couvercle 5, de façon à s'opposer
à un soulèvement fortuit du bras de manoeuvre 7 entraînant un perçage accidentel.
Le collage est cependant suffisamment faible pour céder sous l'effort de l'opérateur
lors du soulèvement manuel intentionnel de la languette 1. Quoiqu'on puisse placer
la languette 1, laquelle est de taille quelconque dépendant du type d'ouverture qu'on
veut pratiquer, à de très nombreux emplacements sur le couvercle, il est intéressant
de le placer, comme représenté aux figures 1 à 3, de telle sorte que l'extrémité 10
de la zone de perçage 8 soit située à proximité immédiate de l'arête 12 du bord du
récipient 6 sur lequel est posé le couvercle 5. De la sorte, lorsque la languette
1 a pivoté et que la pointe 10 commence à attaquer le couvercle 5, le point d'attaque
13 du perçage se trouve très près (par exemple de 1 à 3 mm) de l'arête 12 du bord
du récipient, de sorte que cette région du couvercle est soutenue par la présence
proche du bord, et peu déformée et le perçage est ainsi facilité (effet de cisaillage).
[0052] L'invention s'applique à toute sorte de couvercle déchirable sous l'action d'une
pièce rigide en coin et dont la déchirure peut être étendue éventuellement par traction
de la partie déchirée.
[0053] Tout particulièrement, l'invention s'applique à l'ouverture des récipients thermoformés
à couvercle thermoscellé non pelable. C'est le cas notamment des récipients thermoformés
à partir d'une bande composite polystyrène 14/polyéthylène 15 munis d'un couvercle
composite aluminium 16/polyéthylène 17 scellé par soudure autogène sur les bords du
récipient.
[0054] Dans le cadre de tels récipients, il est particulièrement avantageux, quand la forme
choisie pour les languettes 1 s'y prête, de former celles-ci dans la bande thermoplastique
18 (figures 4,5) de formation des récipients dans les déchets en étoile (figures 4,
5) restant entre les récipients.
[0055] On va expliquer (figures 4,7) dans ce qui va suivre un exemple de fabrication et
de mise en place des languettes d'ouverture 1 dans le cadre d'un équipement conventionnel
de conditionnement de récipients thermoformés comprenant en aval de toute une chaîne
de postes de thermoformage, remplissage, scellage d'une bande à couvercle, un poste
19 de découpage des récipients.
[0056] Le découpage des récipients se fait de façon connue au moyen de matrices et poinçons
non représentés, sur toute la largeur de la bande 18 et par pas de deux récipients
par exemple. Ces techniques sont connues de l'homme de l'art et ne seront pas plus
amplement décrites.
[0057] Les languettes 1 sont avantageusement formées dans les étoiles situées entre les
récipients, au niveau du poste de découpage 19 des récipients. A ce niveau, la bande
18 porte les récipients thermoformés 6 et est recouverte de la bande à couvercle (par
exemple en composite aluminium/polyéthylène) : par conséquent, en étant découpées
à ce poste 19, les languettes 1 seront formées d'une structure comprenant, d'une part,
ce composite thermoplastique et, d'autre part, la bande à couvercle, ce qui permettra,
par une impression adéquate de la bande à couvercle,de faire figurer sur la languette
1 les indications désirées (telles que des flèches ou des instructions codifiées d'ouverture)
ou des motifs quelconques.
[0058] Afin de découper les languettes 1 simultanément à la découpe des récipients 6, on
munit l'outil de découpe inférieur 20 utilisé pour la découpe des récipients 6, de
poinçons en relief 21 à la forme des languettes 1 et situés dans les zones inter-récipients.
Les poinçons 21 coopèrent avec des matrices 22 dont la section d'entrée coincide avec
la section des poinçons 21 de façon à permettre le découpage par cisaillement des
languettes 1. Celles-ci ont préalablement été matricées au poste de formage des récipients
pour former à leur surface la nervure 2 et le téton 11, de sorte que ce sont des languettes
parfaitement formées qui s'entassent au fur et à mesure de leur découpe dans les matrices
22 (cet entassement de languettes 1 a seulement été représenté sur la matrice de droite
de la figure 6).
[0059] Afin de limiter le frottement des languettes sur les parois des matrices, qui pourrait
conduire à un blocage, les parois de la matrice sont, d'une façon générale, plus larges
qu'au niveau de leur section d'entrée.
[0060] Les languettes 1 sont conduites à la sortie des matrices 22 par des guides 23 qui
peuvent notamment être des guides réalisés à partir de plusieurs guides filiformes
enserrant les languettes, lesquelles peuvent être spécialement conformées à cet effet
en présentant des bords concaves, voire des encoches, permettant un guidage facile
par ce type de guide.
[0061] A la sortie des guides 23, chaque languette est reprise par une pince élastique 24
montée sur un tambour rotatif 25 autour d'un axe 26 perpendiculaire à la direction
d'avancement 27 de la bande 18.
[0062] Les pinces élastiques 24 peuvent être réalisées comme représenté figure 7 par un
plateau 28 porté par un pied 29 susceptible de coulisser pour rentrer plus ou moins
dans le tambour 25. Le plateau 28 est muni d'éléments de retenue élastiques 30 qui
permettent à une languette 1 de venir s'encliqueter et porter contre le plateau 28.
[0063] Au cours d'une rotation du tambour 25, les languettes 1 passent devant un poste d'encollage
31 où les nervures 2 (et les tétons d'écartement 11, le cas échéant) sont encollés.
[0064] Après avoir à nouveau tourné d'un angle convenable, les pinces 24 viennent déposer
les languettes 1 sur les couvercles des pots 6a,6b situés au-dessus du tapis de reprise
32, grâce à une tige d'expulsion 33 montée coulissante dans chaque pince 24.
[0065] Il est à noter que, comme on le remarque sur les figures 4 et 5, les languettes sont
prélevées dans les régions entre les récipients et déposées sur les récipients à un
endroit généralement déporté transversalement par rapport à l'endroit du prélèvement.
Il faut donc tenir compte de ce déport latéral, soit au niveau des guides 23, soit
par un dispositif associé aux pinces 24 leur permettant d'effectuer au cours de la
rotation du tambour 25 un petit transfert latéral.
[0066] De façon à assurer un placement exact de la languette, sur les récipients 6a,6b,
il est bon que la position de ceux-ci soit elle-même très précise.
[0067] A cet effet, il est prévu,. au niveau du poste de découpe 19, de ne pas entièrement
détacher les récipients 6c (figure 4) dans le poste de découpe 19 d'avec les récipients
6e immédiatement en amont, et de les maintenir par une partie non découpée de leur
côté commun 34 ; ainsi, après une avance d'un pas au cours de laquelle les récipients
6c,6d ont pris la position 6a,6b dans laquelle ils reçoivent les languettes, les récipients
6a,6b sont parfaitement positionnés puisqu'encore reliés aux récipients en amont.
[0068] Ils en seront séparés par les outils de découpe du poste 19 qui comportent des moyens
pour découper la dernière attache restante (c'est-à-dire le côté commun 35 correspondant
au côté 34 avancé d'un pas). Les récipients sont alors libres pour être repris par
le tapis 32 en vue de leur stockage ou autre.
[0069] Les figures 8 à 12 montrent un second mode de réalisation du dispositif de perçage
101 fixé sur le-couvercle 102 d'un récipient 103 dont le bord supérieur 104 est rendu
solidaire, par exemple par scellement, du bord du couvercle 102. Le dispositif de
perçage 101 est appliqué aux couvercles qui sont déchirables et qui, de préférence,
ne peuvent être séparés facilement du récipient, par exemple par pelage.
[0070] Le dispositif de perçage 101 comprend une languette supérieure rigide 105 et une
languette inférieure souple 106 qui sont superposées et présentent sensiblement les
mêmes contours, vus en plans (voir figure 10). Dans sa partie avant, la languette
souple 106 est fixée fermement à la partie correspondante de la languette rigide 105
devant former le bras de perçage. La zone de fixation de la languette souple 106 sur
la languette rigide 105 est en général plus petite que la zone libre de la languette
rigide 105. L'autre face de la languette souple 106, c'est-à-dire la face inférieure,
détournée de la languette rigide 105 est fixée, de préférence sur toute sa surface
et, en tous cas, suivant une surface plus grande que la zone de fixation de la languette
souple 106 sur la languette rigide 105, sur le couvercle 102 notamment de telle sorte
que la zone de fixation entré la languette souple 106 et la languette rigide 105 soit
tournée vers le bord de l'ouverture du récipient 103.
[0071] Grâce à ce genre de fixation entre les languettes rigide 105 et souple 106 et de
la languette souple 106 sur le couverc,le 102, on réalise sur la languette rigide
105 un bras de perçage 107 et un bras de manoeuvre 108 qui de préférence est plus
grand que le bras de perçage 107.
[0072] On matérialise ainsi à la limite rectiligne intérieure de la zone de fixation des
languettes rigide 105 et souple 106 l'une sur l'autre et se trouvant au dessous de
la zone de fixation de la languette souple 106 sur le couvercle 102, un axe d'articulation
109 qui est lui-même solidement fixé aussi bien à la languette rigide 105 qu'à la
languette souple 106 et par là au couvercle 102 et qui permet le pivotement du bras
de manoeuvre 108 vers le haut (voir flèche F1, figure 9) et du bras de perçage 107
vers le bas de sorte que ce dernier déchire le couvercle 102. En tirant ensuite le
bras de manoeuvre 108 vers l'arrière suivant la direction plus ou moins horizontale
indiquée par la flèche F2 on peut déchirer le couvercle suivant les contours déterminés
par ceux de la languette souple 106.
[0073] La matière constitutive du récipient ou de la languette rigide est sans importance
pourvu que cette dernière puisse être fixée convenablement sur la languette souple.
Il en est de même en ce qui concerne les matières constitutives du couvercle et de
la languette souple pourvu que le couvercle puisse être déchiré par la languette rigide
et que la languette souple puisse être fixée fermement sur la languette rigide et
sur le couvercle et que cette fixation résiste aux efforts appliqués aux différentes
liaisons.
[0074] Lorsque l'on utilise le dispositif de perçage 101 avec des récipients thermoformés
et recouverts de couvercles en feuille ou bande d'aluminium ou d'une feuille ou bande
complexe comportant un film métallique, il est avantageux de fabriquer la languette
rigide 105 à partir de la bande thermoplastique à récipients et les languettes souples
106 à partir de la bande d'aluminium.
[0075] Sur la figure 10 est représentée une vue en plan d'une partie de bande à couvercles
110 recouvrant la bande à récipients. L'ouverture 111 des récipients est représentée
en traits interrompus, les lignes de découpe 112 des bords de récipients avec leurs
couvercles scellés étant représentées en traits pleins. Plusieurs récipients groupés
peuvent être séparés l'un de l'autre suivant les lignes d'affaiblissement 113.
[0076] La bande à couvercles 110 est scellée sur les bords des récipients dans les zones
annulaires 114 comprises entre les lignes 112,113 d'une part et les ouvertures 111
d'autre part.
[0077] On voit sur la figure 10 que les lignes de découpe 112 entre quatre récipients délimitent
une zone intermédiaire en forme d'étoile 115 qui, en principe, constitue un déchet.
Selon une particularité de l'invention, on utilise cette zone intermédiaire 115 pour
la fabrication de l'ensemble - languette rigide 105 languette souple 106 -. A cet
effet, on scelle (sous pression et à chaud) la partie frontale de languette souple
106 (partie de bande d'aluminium munie d'un film thermocollant se trouvant dans la
zone intermédiaire 115) sur la partie correspondante de la' bande à récipients et
constituant ultérieurement la languette rigide 105, ce scellement étant réalisé de
préférence en même temps que le scellement des couvercles sur les bords de récipients
dans les zones annulaires 114. On a indiqué la zone de scellement 116 de la languette
souple 106 sur la languette rigide 105 par des hachures et la limite intérieure de
cette zone 116 par une droite 117 s'étendant perpendiculairement à l'axe longitudinal
de la languette rigide 105.
[0078] . Après ce scellement partiel de la languette souple 106. sur la languette rigide
105, on découpe l'ensemble-languette rigide 105 languette souple 106 - suivant les
contours 118 et l'on encolle ensuite de préférence toute la face libre de la languette
souple 106 avant de l'appliquer, à l'état retourné, contre le couvercle, de préférence
de telle sorte que la partie pointue (bras de perçage 107) de la languette rigide
se trouve près de l'ouverture 111 du récipient. Autrement dit, la face extérieure
du couvercle et la face extérieure de la languette souple 106 sont collées dos à dos
l'une sur l'autre, ces faces ayant été dans le même plan et du même côté dans la bande
à couvercles 110 avant le découpage des languettes rigide 105 et souple 106 (voir
référence 119 de la figure 13).
[0079] L'installation de fabrication du dispositif de percée 101 comprend les moyens précédemment
mentionnés qui sont évidemment adaptés à la forme des languettes et aux endroits de
leur application.
[0080] Il se comprend de soi que la zone de scellement 116 correspond à la zone de la languette
rigide 105, zone formant le bras de percée 107 et la droite 117 constituera ultérieurement
l'articulation droite 109 lorsque le dispositif de perçage sera fixé sur le couvercle
102 du récipient 103.
[0081] Sur les figures 11 et 12 est représentée une installation de fabrication d'un dispositif
de perçage conforme à l'invention, cette installation étant associée à ou de préférence
incorporée dans un équipement de conditionnement 120 du type qui thermoforme des récipients
103 à partir d'une bande thermoplastique 121 qui les remplit avec un produit, qui
scelle les récipients remplis à l'aide d'une bande souple à couvercles 110 et qui,
finalement, découpe les récipients remplis et scellés 103 de la bande thermoplastique
121 et de la bande à couvercles 110. L'équipement de conditionnement 120 est d'une
structure connue de sorte qu'il n'est pas nécessaire de le décrire en détail. Cet
équipement 120 comprend successivement un poste de chauffage non représenté de la
bande thermoplastique 121, un poste de thermoformage non représenté dans le- .quel
sont réalisés des alvéoles constituant les récipients 103 qui restent encore attachés
à ladite bande 121, un poste de remplissage dans lequel les récipients 103
-sont remplis avec un produit, un poste de scellement 122 dans lequel la bande à couvercles
110 préalablement mise en place sur la bande thermoplastique 121 de façon à recouvrir
les ouvertures 111 des récipients 103 et les bords les entourant est scellée à chaud
et sous pression, suivant des zones annulaires de scellement 114 sur lesdits bords,
et un poste de découpe 123 dans lequel les récipients scellés 103 sont découpés, soit
individuellement soit par groupes, de la bande thermoplastique 121 et de la bande
à couvercles 110 à l'extérieur des zones, de scellement 114 suivant des lignes de
découpe 112 avant d'être évacués, par exemple à l'aide d'un tapis roulant 124 vers
un poste de suremballage non représenté.
[0082] Dans le cas présent on se sert avantageusement de la bande thermoplastique 121 pour
les récipients et de la bande à couvercles 110 pour réaliser le levier à deux bras
comprenant la languette rigide 105 et la languette souple 106 lorsqu'il subsiste des
zones intermédiaires 115 libres suffisamment grandes entre les zones de scellement
114 de plusieurs récipients voisins et appartenant à deux rangées successives de récipients.
Bien entendu, on pourra également réaliser l'ensemble de levier constitué par une
languette rigide 105 et une languette souple 106 en faisant appel à deux rubans superposés
dont l'un est en matière thermoplastique rigide et dont l'autre est en une matière
souple, pliable et thermoscellable, c'est-à-dire susceptible d'être scellée à chaud
et sous pression sur le ruban en matière thermoplastique rigide.
[0083] Comme on peut le voir sur les figures 11 et 12, l'installation de fabrication du
dispositif de perçage comprend des moyens de scellement 125 compren- nant un poinçon
supérieur chauffé 126 et un contre- poinçon inférieur 127 dont les faces de travail
présentent une configuration identique à celle des zones de scellement 116 des languettes
105 et 106 (voir aussi figure 10). Dans le cas du mode de réalisation représenté sur
les figures 10 à 12, les poinçons 126 et les contre-poinçons 127 sont prévus dans
le poste de scellement 122 et portés respectivement par les poinçons 128 et contre-poinçons
129 utilisés pour sceller la bande de couvercle 110 sur la bande thermoplastique à
récipients 121 suivant les zones annulaires 114.
[0084] Les ensembles languette rigide 105 - languette souple 106 sont ensuite découpés soit
de la paire de rubans sus-mentionnée, soit de l'ensemble de bandes superposées constitué
par la bande à récipients 121 et la bande à couvercles 110, ce découpage étant effectué
suivant la forme prédéterminée 118 des paires de languettes superposées 105,106 et
de telle sorte que la zone de scellement 116 de chaque paire de languettes 105,106
se trouve située au droit du bras de perçage 107 et soit séparée de la zone non scellée
par la droite de séparation 117 qui matérialisera ultérieurement l'axe d'articulation
109 du dispositif de perçage. Le découpage des languettes superposées et partiellement
thermoscellées l'une sur l'autre 105,106 s'effectue à l'aide des moyens de découpe
130 du type comprenant un poinçon de découpe 131 et une matrice fixe sans fond 132
disposés de part et d'autre de la paire de rubans ou de bandes superposées 110,121.
Les paires de languettes découpées 105,106 sont évacuées à travers le fond des matrices
132 soit dans des moyens de transfert 133 constitués soit par des cartouches de stockage
amovibles, soit par des glissières de guidage. Lorsque les paires de languettes 105,106
sont découpées d'une paire de rubans superposés, leur stockage s'effectue dans des
cartouches raccordées au fond ouvert des matrices 132 et munies, de préférence, d'un
ressort de rappel facilitant ultérieurement l'expulsion une à une des paires de languettes
105,106 au dessus d'un endroit déterminé d'un couvercle plan 102 scellé sur le bord
du récipient correspondant 103, ledit endroit déterminé ayant été préalablement revêtu
d'une couche minuscule de colle ou d'une gouttelette de colle 134 provenant d'un distributeur
de colle approprié 135.
[0085] Dans le cas de l'exemple de réalisation représenté sur les figures 11 et 12 la matrice
132 est disposée au dessus de la paire de bandes 110,121 et le poinçon correspondant
131 est disposé en dessous de ladite paire de bandes aux endroits prédéterminés 136
pour la découpe des paires de languettes 105,106. Les moyens de découpe 130 peuvent
être prévus soit dans le poste de découpe 123 des récipients scellés soit un ou plusieurs
pas d'avance de bande en amont dudit poste 123, le pas d'avance de bande étant égal
à la largeur d'un récipient découpé, largeur prise dans le sens d'avancement F
1 de la paire de bandes 110,121. Bien entendu, les poinçons 131 sont commandés de façon
synchrone avec les éléments de découpe du poste 123.
[0086] Dans le cas présent, les glissières de guidage 133 peuvent être réalisées par des
tubes comportant une section transversale adaptée à la configuration des paires de
languettes 105,106 et conformés de façon à présenter une partie médiane semi-circulaire
136 et deux parties latérales verticales 137,138 dont l'une (137) débouche par son
extrémité inférieure au dessus du fond de la matrice 132 et dont l'autre (138) est
obturée, à son extrémité inférieure, par un poussoir à fenêtre 139 d'un type connu
(par exemple du genre des poussoirs utilisés dans les appareils de projection de diapositives).
et est disposé à proximité de l'endroit du dépôt d'une paire de languettes 105, 106
sur la zone du couvercle préalablement encollée. Le poussoir à fenêtre 139 se trouve
en position horizontale et écarté de la bande à couvercle 110 d'une distance au moins
légèrement supérieure à l'épaisseur d'une paire de languettes 105,106 qui au cours
de son transfert dans la glissière 133 a été retournée de 180°. Lorsque la partie
à fenêtre du poussoir 139 est sortie latéralement de la glissière 133, celle-ci se
trouve en dessous d'un piston applicateur t40 qui après avoir poussé une paire de
languettes 105,106 hors de la fenêtre où elle a été retenue sur ses bords par des
moyens élastiques, l'applique contre la zone préalablement encollée de la bande de
couvercle 110, zone située à l'aplomb de l'ouverture d'un récipient 103. On remarquera
sur les figures 10 et 11 que les moyens de scellement 125, les moyens d'encollage
135 et les moyens d'application 140 des paires de languettes 105,106 sont disposés
les uns derrière les autres (avec le décalage latéral approprié) dans le sens d'avance
des bandes 110,121 et que les moyens de découpe 130 sont disposés en aval des moyens
d'application 140. Lorsque la glissière de transfert 133 est entièrement remplie de
paire de languettes 105,106, chaque mouvement de découpe du poinçon 131 introduira
automatiquement une paire de languettes 105,106 dans la fenêtre du poussoir 139 à
l'autre bout de la glissière 133. Il est encore à noter que le type de glissière 133
coopérant à une extrémité avec le fond ouvert d'une matrice de découpe et à l'autre
extrémité avec un poussoir à fenêtre 139 peut aussi être utilisé lorsque les moyens
de découpe 130 ne coopèrent pas avec une paire de bandes 110,121, mais avec une paire
de rubans indépendante de ladite paire de bandes. Ceci pourrait être notamment le
cas lorsque les zones libres 115 entre les bords de récipients 103 sont trop petites
pour permettre la découpe des paires de languettes 105,106 à ces endroits.
1. Procédé pour munir des couvercles de récipients de languettes de perçage par effet
de levier, lesdits couvercles étant réalisés en une matière souple et déchirable,
caractérisé en ce que
- on réalise des languettes rigides sensiblement planes (1;101) ;
- on matérialise sur les languettes un axe d'articulation (2;109) divisant les languettes
(1;101) en un bras de perçage (8;107) et un bras de manoeuvre (7',108) ;
- on fixe lesdits axes d'articulation sur les couvercles (5;102).
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise les languettes
(1;101) à partir d'une feuille de matière thermoplastique rigide (18;121).
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, dans le cadre de la fabrication
de récipients thermoformés à partir d'une bande thermoplastique rigide (18;121), caractérisé
en ce qu'on découpe les languettes (1;101) dans ladite bande thermoplastique (18;121).
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans le cadre du conditionnement
de récipients thermoformés (6;103) à partir d'une bande thermoplastique rigide (18;121)
et fermées par un couvercle (5;102) réalisé à partir d'une bande à couvercle (110)
superposée à la bande thermoplastique (18; 121) comportant les récipients, caractérisé
en ce que les languettes (1;101) sont fixées par leurs axes d'articulation (5;102)
aux couvercles (5;102) lorsque ceux-ci sont en position de fermeture sur les récipients
(6;103).
5. Procédé selon la revendication 3, dans lequel la bande thermoplastique (18;121)
comprend des zones de formation de récipients, et des zones libres (115) en dehors
desdites zones de formation, caractérisé en ce qu'on découpe les languettes (1;101)
dans lesdites zones libres (115).
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on
matérialise l'axe d'articulation (2) en formant une nervure (2) sur la languette (1)
et on fixe les languettes (1) par leur nervure (2) sur les couvercles (5).
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on
matérialise l'axe d'articulation (109) des languettes rigides en les munissant de
façon contiguë d'une languette souple (106) ayant au moins la même extension approximativement
que les languettes rigides (105),fixée sur une face aux languettes rigides (105) uniquement
du côté du bras de perçage (107) et fixée sur l'autre face aux couvercles (102) au
moins du côté du bras de manoeuvre (108) des languettes rigides (105).
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on réalise les languettes
rigides (105) dans une matière thermoplastique rigide et les languettes souples (106)
dans une matière composite souple et thermocollante, et en ce qu'on fixe les languettes
souple (106) sur le bras de perçage (102) des languettes rigides (105) par thermocollage,
et en ce qu'on fixe les languettes souples (106) sur les couvercles (102) à l'aide
d'une substance collante.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 ou 8, dans le cadre de la fabrication
de récipients thermoformés (103) dans une bande thermoplastique rigide (121) et fermés
par un couvercle réalisé à partir d'une bande à couvercle (110) superposée à la bande
thermoplastique (121) comportant les récipients (103) et thermocollée sur les bords
(114). desdits dits récipients (103), caractérisé en ce qu'on thermocolle la bande
à couvercle (110) à la bande thermoplastique (121) dans des zones (116) destinées
à former ultérieurement le bras de perçage (107) des languettes rigides (105) on découpe
dans les bandes superposées (121,110) des ensembles languettes rigide (105)/languette
souple (106) comprenant notamment lesdites zones (116) et on colle lesdits ensembles
par la languette souple (106) sur les couvercles.
10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que, à chaque pas, on thermocolle
à un premier poste la bande à couvercle (110) sur la bande thermoplastique (121) sur
les bords ( 114) des réci- pients et dans les zones (116) destinées à former ultérieurement un bras de perçage
(107), on dépose à un second poste une petite quantité de colle (134) sur les couvercles
de récipients (103), on applique à un troisième poste des ensembles languettes rigides
(105)/ languette souple (106) ur les couvercles, on découpe à un quatrième poste des
ensembles languette rigide (105)/ languettes souples (106) en vue de leur transfert
vers le troisième poste puis on découpe à un cinquième poste (123) les récipients
finis.
11. Dispositif de perçage de couvercle de récipients par effet de levier, ce couvercle
étant réalisé en une matière souple et déchirable, caractérisé en ce qu'il est constitué
d'une languette rigide. (1; 101) sensiblement plane sur laquelle est matérialisé un
axe d'articulation (2;109) divisant la languette en un bras de perçage (8;107) et
un bras de manoeuvre (7;108), l'axe d'articulation (2;109) étant fixé au couvercle
(5;102).
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'axe d'articulation
(2) est constitué par une nervure (2) de la languette (1).
13. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comporte une deuxième
languette (106) souple ayant au moins approximativement la même extension que la languette
rigide (105) et fixée, d'un côté sur le bras de perçage (107) de la languette rigide
(105) et, de l'autre côté, au moins dans la zone recouverte par le bras de manoeuvre
(108) de la languette rigide (105), sur le couvercle.
14. Installation de fabrication d'un dispositif de perçage de couvercle de récipient
par effet de levier, ce couvercle étant réalisé en une matière souple et déchirable,
caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens (20,21,22;131,132) pour réaliser des
languettes sensiblement planes, des moyens pour matérialiser sur les languettes un
axe d'articulation divisant les languettes (1;101) en un bras de perçage et un bras
de manoeuvre, et des moyens (31;135) pour fixer lesdits axes d'articulation sur les
couvercles des récipients.
15. Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle est associée
à un équipement de conditionnement du type qui thermoforme des récipients a partir
d'une bande thermoplastique, qui les remplit avec un produit et qui les scelle avec
une bande à couvercles et qui découpe finalement les récipients scellés de la bande
thermoplastique et de la bande à couvercles.
16. Installation selon l'une quelconque des revendications 14 ou 15, caractérisée
en ce que l'installation comprend des moyens de formation de nervures (2), des moyens
(20,21,22) de découpe de languettes (1), des moyens de saisie (30) et des moyens de
transfert (23,24,25) des languettes (1) à un poste d'encollage (31), des moyens de
transfert (25,24) des languettes (1) depuis le poste d'encollage (31) jusqu'aux couver-
clés des récipients, et des moyens d'application (33) des languettes (1) sur les couvercles.
17. Installation selon l'une quelconque des revendications 14 ou 15, caractérisée
en ce qu'elle comprend des moyens de scellement d'une bande souple (110) sur une bande
rigide (121) dans des zones (116) correspondant ultérieurement aux bras de perçage
des . différentes languettes rigides (105), des moyens de découpe (131,132) des languettes
rigides et souples superposées, des moyens de transfert (133) des ensembles découpés
et scellés de languettes souple et rigide (105,106) entre le poste de découpage (130)
et l'endroit de leur mise en place sur les couvercles des récipients scellés (103),
des moyens d'encollage (135) soit de la face libre de la languette souple soit de
la zone de couvercle destinée à recevoir l'ensemble (105,106) de languettes rigide
et souple ainsi que des moyens d'application (139,140) des ensembles de languettes
souple et .rigide sur les couvercles correspondants de telle sorte que la face libre
de la languette souple adhère fermement au couvercle.