[0001] L'invention a pour objet un ski de slalom. Dans toutes les conditions de déplacement
sur la neige (déplacement longitudinal, dérapage, virage...), un ski est soumis à
des phénomènes vibratoires qui sont d'autant plus amples et nombreux que la vitesse
est plus élevée et la neige plus dure. Ces vibrations, qui provoquent des interruptions
de contact entre le ski et la neige, conduisent à une instabilité directionnelle et
à une diminution de l'accrochage sur neige dure, elles nuisent en outre au confort
du skieur.
[0002] Pour améliorer les performances et le confort, il a certes été proposé d'amortir
les vibrations ; et c'est ainsi qu'on a pensé à incorporer dans la structure du ski,
sur toute sa longueur, une bande de matériau visco-élastique. De tels skis sont décrits
par exemple dans les documents FR-A-2 237 653 et FR-A-2 237 654 ; ils présentent effectivement
un bon confort, mais ils manquent de vivacité, sont lents, et leurs performances sur
[0003] neige dure ne sont pas sensiblement améliorés. Partant de cet état de la technique,
la Demanderesse a procédé à des études et à des recherches qui l'ont amenée à conclure
que toutes les vibrations d'un ski ne sont pas nuisibles et que, si certaines méritent
d'être amorties ou d'être partiellement éliminées, d'autres doivent être conservées
; et c'est ainsi que dans les documents FR-A-2 476 495 et FR-A-2 503 570 publiés postérieurement
à la présente demande elle a décrit et revendiqué des skis qui, grâce au positionnement
et au rapport dimensionnel d'éléments amortisseurs du type précité, conviennent à
des applications particulières, à savoir le ski de loisir et le ski de slalom géant.
[0004] L'invention concerne un agencement du même genre, dans le cas de son application
à un ski de slalom.
[0005] Considérant que les vibrations d'un ski proviennent essentiellement de l'addition
de trois vibrations élémentaires dont l'une ou l'autre est prépondérante suivant les
évolutions (virages dérapés à courts rayons, virages coupés à longs rayons), la Demanderesse
a pensé qu'il convenait d'établir :
- d'une part, une courbe de distribution, en fonction de la fréquence, de l'énergie
développée par les vibrations en fonction de leur fréquence,
- et d'autre part, une courbe de la distribution, le long du ski, de cette énergie
sur le ski.
[0006] Les figures 1 et 2 du dessin annexé illustrent ces deux courbes dans le cas d'un
ski de slalom. Il en résulte que :
- comme le montre la figure 1, ce sont les vibrations de type a qui sont les plus
fréquentes et les plus fortes,
- et comme le montre la figure 2, c'est en avant de la zone (4) de montage de la fixation
que l'énergie liée à ces vibrations est essentiellement localisée.
[0007] Pour résoudre le problème des vibrations d'un ski de slalom, l'invention propose
en conséquence un agencement selon lequel est incluse dans la structure du ski une
bande de matériau visco-élastique contraint qui possède une longueur comprise entre
15 et 30% de la longueur du ski et est située à cheval sur la ligne de séparation
entre la zone (4) de montage de la fixation et la zone intermédiaire séparant cette
zone (4) et la zone de spatule (2).
[0008] L'invention sera d'ailleurs bien comprise à l'aide de la description qui suit et
se réfère à la figure 3 du dessin schématique annexé qui représente, vu en plan par
dessus, un tel ski de slalom.
[0009] (1) désigne l'ensemble du ski, (2) sa zone de spatule, (3) sa zone de talon et (4)
sa zone de montage de fixation. Selon l'invention, ce ski comporte un seul élément
amortisseur qui s'étend partieitement sur la zone (4) de montage de la fixation, en
direction de la zone de spatule (2). Cet élément amortisseur consiste en une bande
de matériau visco-élastique contraint (5) qui, pour la clarté du dessin, est représentée
en traits pleins, mais qui en fait est placée à l'intérieur de la structure du ski.
Cette bande (5) part essentiellement du milieu de la zone (4) et s'étend en direction
de l'avant.
[0010] La longueur de cette bande est par exemple de 45 cm pour un ski dont la longueur
est de 2 mètres à 2 mètres 05 ; et si tel est le cas, le positionnement longitudinal
de la bande (5) dans le ski est tel que ses extrémités arrière et avant sont situées
respectivement à 92 centimètres et à 137 centimètres du talon du ski.
[0011] Grâce à l'utilisation, aux dimensions et à la localisation de son seul élément amortisseur
(5), ce ski de slalom présente une nette supériorité sur les skis habituels de slalom,
car il combine les avantages ci-après :
- un excellent accrochage latéral permettant non seulement de très bonnes prises de
carre, mais aussi des reprises de carre très efficaces,
- une très grande précision en virage,
- et une douceur et un confort de conduite remarquables, quels que soient le relief
et la consistance de la neige, en raison notamment de la forte réduction des phénomènes
habituels de broutage.
[0012] L'invention ne se limite pas, bien entendu, au seul rapport précis :

et au seul positionnemnet exact de l'amortisseur qui ressortent de la description
ci-dessus et du dessin ci-joint.
Slalom-Ski, in dessen Struktur ein Dämpfungselement eingelagert ist, welches aus einem
Band aus visko-elastischem, unter Spannung stehenden Material besteht, dadurch gekennzeichnet,
daß das Band (5) eine Länge zwischen 15% und 30% der Skilänge aufweist und daß sich
das Band (5) zu beiden Seiten über die Trennungslinie zwischen dem Bindungsbereich
(4) für die Montage der Bindung und einem Zwischenbereich hinweg erstreckt, welcher
den Bindungsbereich (4) und den Schaufelbereich (2) voneinander trennt.