[0001] La présente invention a pour objet un ensemble permettant de marcher sur l'eau, constitué
d'une paire d'unités flottantes formées chacune d'une armature rigide munie d'au moins
un flotteur et d'une plateforme pourvue de moyens immergeables de retenue du pied
de l'utilisateur qui n'entravent pas le déplacement vertical du talon par rapport
à la plante du pied et qui comportent un organe de sécurité à actionnement instantanée.
[0002] Plusieurs systèmes ont été préconisés pour permettre de fixer les pieds d'un utilisateur
sur différents dispositifs permettant, selon leurs inventeurs, de marcher sur l'eau,
mais ces dispositifs ne permettent, en fait, que de glisser et non de marcher.
[0003] Ce qui caractérise la marche, c'est que l'individu se déplace vers l'avant par des
enjambées successives qui font passer à tour de rôle, chaque jambe et donc chaque
pied, en position avant, puis arrière, et ainsi de suite.
[0004] Il faut remarquer, cependant, que la position du pied diffère totalement selon que
celui-ci se trouve en position avant ou arrière.
[0005] En position avant, le pied est "à plat", c'est-à-dire que l'avant et le talon du
pied reposent en même temps sur le support sur lequel s'appuie la jambe avant de l'individu.
En position arrière, il en va tout autrement : le pied, dans sa partie avant, reste
en contact avec le support sur lequel la jambe arrière s'appuie, mais il s'articule
vers l'arrière en permettant à la voute plantaire et à son prolongement formé par
le talon, de s'élever au-dessus de ce support, jusqu'à une hauteur variable selon
les individus et leur rythme de marche.
[0006] C'est dire qu'il est essentiel que tout dispositif de fixation du pied, visant à
permettre à un individu de marcher sur l'eau, conserve au talon et à la voute plantaire
une mobilité verticale suffisante.Il faut, par ailleurs, rappeler que la marche s'effectue
sur un milieu liquide, donc instable, et qu'à tout instant, l'utilisateur doit contrôler
son équilibre. Cela entraîne une double conséquence, tout à fait spécifique à ce milieu
particulier :
- il faut, en premier lieu, que le pied de l'utilisateur soit constamment très bien
tenu, tout en conservant au talon la mobilité qui lui est indispensable pour permettre
à l'utilisateur de rester en équilibre et, ce, d'autant plus que l'élément liquide
est agité. Il est donc de grande inportance que les fixations puissent être adaptées
à toutes les pointures, afin d'assurer qu'elles chaussent bien l'utilisateur, quelle
que soit la longueur du pied ;
- il faut, en second lieu, pour des raisons de sécurité évidente, que l'utilisateur
puisse instantanément dégager ses pieds en cas de chute. On conçoit aisément le danger
qu'il y aurait à tomber dans l'eau, les pieds fixés à des flotteurs, le reste du corps
et particulièrement la tête ayant tendance à aller vers le bas, c'est-à-dire sous
l'eau.
[0007] Aucun des systèmes actuellement connus et qui ont été présentés comme permettant
de marcher sur l'eau, ne peuvent répondre aux impératifs décrits ci-dessus.
[0008] Dans certains systèmes, le pied est complètement immobilisé, de telle sorte que le
talon ne peut pas se soulever verticalement au cours de la marche. Celle-ci est donc
entravée, ce qui entraîne fatigue et blessure des pieds.
[0009] Dans d'autres systèmes, l'avant du pied est placé dans un sabot ou dans une butée
souple, mais aucun moyen n'est prévu pour tenir le talon, de telle sorte que le pied
peut à tout moment glisser vers l'arrière ; l'avant du pied sort alors de son sabot
ou de sa butée, ce qui enlève toute efficacité à de telles fixations.
[0010] La présente invention vise donc à permettre de réaliser une fixation qui réponde
aux impératifs de la marche sur l'eau, à savoir :
- un maintien ferme du pied à tout instant, avec un nombre infini de réglages ;
- une mobilité verticale du talon et une immobilisation permanente de l'avant du pied
;
- une possibilité de dégager aisément et instantanément les pieds en cas de chute
dans l'eau,
[0011] ce que ne permet aucun des dispositifs actuellement connus.
[0012] Ces buts sont atteints par l'invention, en ce sens qu'elle propose un ensemble du
type précité, dans lequel les moyens de retenue du pied sont constitués :
- soit d'une butée revêtant la forme d'une portion avant de chausson adaptée à recevoir
l'avant du pied et d'une lanière souple et/ou élastique adaptée à contourner le talon,
ladite lanière ayant une première extrémité fixée à demeure à la butée, ou au voisinage
de celle-ci, et une seconde extrémité temporairement solidarisable, au moyen de l'organe
de sécurité, de ladite butée ou d'une pièce voisine de celle-ci ;
- soit d'une chausson souple et d'un organe de sécurité assurant l'immobilisation
de l'extrémité avant dudit chausson, prévu sur la plateforme ;
- soit d'un chausson souple qui s'ouvre sur sa partie supérieure et est susceptible
d'être maintenu fermé par un organe de sécurité s'ouvrant sous l'effet d'une traction
sensiblement perpendiculaire à la plateforme.
[0013] Lorsque les moyens de retenue sont constitués d'une butée en forme de partie avant
de chausson et d'une lanière dont les deux extrémités sont fixées sur la butée, ou
au voisinage de celle-ci, les deux points de fixation de la lanière sont sensiblement
symétriques par rapport à l'axe longitudinal de la butée, ce, pour un meilleur équilibre.
[0014] Dans une forme d'exécution possible, l'une des extrémités de la lanière est fixée
à demeure sur un des côtés de la butée ou au voisinage de celle-ci et l'autre extrémité
de la lanière coopère avec un organe de réglage en longueur prévu sur l'- autre côté
de la butée. Cet organe de réglage peut, par exemple, être un boucle à anneau autocoinceur,
un taquet autocoinceur ou un simple anneau dans lequel est enfilé la lanière, une
partie de cette dernière étant, dans ce cas recouverte de l'un des éléments d'un couple
de surfaces bouclettes astrakan/cro- chets, tandis qu'une autre partie de la lanière,
susceptible d'être rabattue sur la précédente, une fois enfilée dans l'anneau, est
munie de l'élément complémentaire de ce couple.
[0015] L'organe de sécurité dont sont munis les moyens de retenue du pied peut revêtir différentes
formes.
[0016] Ainsi, lorsque les moyens de retenue sont constitués d'une butée en forme de partie
avant de chausson et d'une lanière, cet organe de sécurité peut être un coinceur qui
se débloque sous l'effet d'une traction sensiblement perpendiculaire à la plateforme.
[0017] Il peut être également formé d'un anneau dans lequel est enfilé la lanière munie
d'un couple de surface à bouclettes astrakan et de surface à crochets tel que décrit
à propos de l'organe de réglage en longueur, les deux surfaces se séparant sous l'effet
d'une traction sensiblement perpendiculaire à la plateforme.
[0018] Il peut encore s'agir d'un piton prévu sur la butée ou au voisinage de celle-ci,
ledit piton étant susceptible de s'ancrer dans l'un des trous d'une succession de
trous prévus dans la lanière, et de se désancrer sous l'effet d'une traction sensiblement
perpendiculaire à la plateforme.
[0019] Enfin, il peut être constitué d'une agrafe dont une partie est solidaire de la butée
ou d'une zone voisine de celle-ci, et dont l'autre partie est solidaire de la lanière,
les deux parties se séparant sous l'effet d'une traction exercée vers l'avant du pied.
[0020] La solution que l'on préfère toutefois est une solution qui permet à l'utilisateur
de libérer ses pieds à volonté, sans intervention des mains et qui utilise des moyens
limiteurs de course.
[0021] Comme indiqué plus haut, les moyens de retenue du pied ne doivent pas entraver le
déplacement vertical du talon. Il est cependant facile de constater qu'au cours de
la marche sur l'eau, l'élévation du talon s'interrompt naturellement à une certaine
hauteur, qui est loin d'être la hauteur maximale à laquelle il pourrait s'élever.
En effet, l'articulation située entre l'avant du pied et le reste du pied (voute plantaire
et talon) est très souple ; elle permet, si besoin est, de dresser la voute plantaire
jusqu'à la verticale du plan sur lequel repose l'avant pied. C'est la position atteinte
lorsqu'on se met "sur la pointe èps pieds". Mais cette éleva- tion extrême du talon
n'est pas ormalement atteinte pendant la marche.
[0022] La solution préférée, pour la réalisation de l'organe de sécurité, repose sur cette
double constatation et elle réside dans l'utilisation de moyens limiteurs de course
qui relient la plateforme à la partie des moyens de retenue qui contourne le talon
(lanière ou partie arrière de chausson) et que l'on appellera "organe de retenue arrière"
dans la suite.
[0023] Grâce à cette structure, les moyens limiteurs de course laissent l'organe de retenue
arrière, quelle que soit sa forme de réalisation, s'élever à une hauteur suffisante
pour permettre la marche sur l'eau. Mais cette même structure empêche l'organe de
retenue arrière de s'élever au-délà de la hauteur déterminée par les moyens limiteurs
de course. L'utilisateur pourra donc, en prenant appui sur la pointe du pied et en
dressant davantage son talon, le libérer automatiquement de l'organe de retenue arrière
qui le maintient en place. Le pied n'étant plus tenu par l'arrière pourra librement
sortir de la partie avant des moyens de retenue du pied, quelle que soit leur forme
de réalisation.
[0024] Pour une plus grande liberté de mouvement, il est avantageux que le point de liaison
entre l'organe de retenue arrière et les moyens limiteurs de course soit mobile le
long d'au moins une partie de cet organe de retenue arrière.
[0025] Dans une forme d'exécution préférée de l'invention, les moyens limiteurs de course
sont constitués par un lien dont une extrémité est fixée sur l'organe de retenue arrière
et dont l'autre extrémité est fixée sur la plateforme.
[0026] Ce lien est avantageusement une cordelette qui est de préférence réglable en longueur.
Ainsi, chaque utilisateur aura la possibilité de régler à volonté la hauteur à laquelle
l'organe de retenue arrière peut s'élever, en fonction de ses besoins propres.
[0027] L'invention est décrite en détail par référence aux dessins annexés, donnés uniquement
à titre d'exemple, et dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective d'une unité flottante permettant de marcher
sur l'eau ;
- la figure 2 est une vue de dessus des moyens de retenue du pied de la figure 1 ;
- la figure 3 montre une variante de réalisation des moyens de retenue du pied des
figures 1 et 2, le pied étant à plat ;
- la figure 4 est une vue similaire à la figure 2, le talon étant soulevé ;
- les figures 5a, 5b et 5c montrent différentes formes d'exécution de l'organe de
sécurité à ouverture instantanée ;
- la figure 6 montre un deuxième exemple de réalisation des moyens de retenue du pied
;
- la figure 7 présente un troisième exemple de réalisation des moyens de retenue du
pied ;
- la figure 8 est un exemple de réalisation de l'organe de sécurité, se présentant
sous la forme d'un limiteur de course, les moyens de retenue du pied étant du type
de celui, illustré aux figures 1 à 4 ;
- les figures 9a à 9d illustrent le fonctionnement de l'organe de sécurité présenté
sur la figure 8 selon les différentes positions possibles du pied ;
- les figures lOa et lOb montrent respectivement, à plat et le talon soulevé, une
autre forme de réalisation de l'organe de sécurité, se présentant sous la forme d'un
limiteur de course, les moyens de retenue étant du type de celui illustré à la figure
6 ;
- la figure 11 est une vue de détail montrant un des organes de retenue d'eau équipant
l'unité flottante de la figure 1 ;
- la figure 12 est une vue similaire à la figure 11, avec une forme d'exécution différente
de l'organe de retenue d'eau, et
- les figures 13a et 13b montrent les éléments constitutifs de l'armature rigide,
respectivement avant et après assemblage.
[0028] Si l'on se réfère à la figure 1, on voit que l'unité flottante est formée d'une armature
rigide 1 munie de flotteurs 2 rigides ou gonflables et d'une plateforme 3. La plateforme
3 est pourvue de moyens 4 adaptés à retenir le pied d'un utilisateur.
[0029] La structure de l'armature rigide 1 et de la plateforme 3 ressort plus clairement
des figures 13a et 13b. La plateforme 3 est constituée d'une plaque à laquelle sont
soudés deux tronçons de tube, respectivement 8a et 8b. Il est prévu deux couples de
tubes, respectivement 8'a et 8'b, servant de support de flotteurs et qui sont enfilables
bout à bout à la manière de piquets de tente dans les tronçons de tubes 8a et 8b.
Les tubes 8'a , 8'b sont solidarisables des tronçons 8a et 8b par pénétration d'une
vis dans les trous 10 et 11 venus en vis- à-vis des parties mâle 12 et femelle 13
de ces tubes (les moyens de retenue du pied n'ont pas été représentés pour simplifier
le dessin). Un écrou 16 maintient la vis 9 en place, solidarisant ainsi les tubes
8'a, 8'b et la plateforme 3.
[0030] Les vis 9 et leurs écrous 16 constituent donc un moyen de verrouillage commun extrêmement
simple, ne nécessitant que l'usage d'une clé pour le démontage et le remontage de
l'ensemble ce qui le rend facilement démontable pour le transport.
[0031] A l'armature 1 sont fixées des poches de retenue d'eau 17. Ces poches 17, placées
sous la ligne de flottaison, sont fermées sur leur partie amont, de façon à ne pas
s'opposer à l'avancée de l'unité flottante, et largement évasées à leur partie aval
de telle sorte qu'elles s'opposent à tout recul de cette unité.
[0032] En éliminant ou en réduisant de manière très significative le recul du pied après
chaque pas, la poche permet à l'utilisateur d'avancer plus rapidement avec une économie
d'efforts. Par ailleurs, elle stabilise l'appareil car elle joue à la fois un rôle
de dérive et un rôle de quille, du fait du volume d'eau qu'elle emmagasine .
[0033] Les dimensions de la poche doivent être suffisamment grandes pour que le volume d'eau
emmagasiné permette d'obtenir les effets décrits ci-dessus.
[0034] Différentes structures de poches sont représentées avec plus de détailsaux figures
11 et 12. La figure 11 montre une poche rigide ou semi-rigide 17' comportant deux
replis 18a et 18b dans lesquels peuvent respectivement être enfilés les tubes 8a et
8b. Seul l'axe longitudinal de ces tubes a été représenté à la figure 11.
[0035] La dimension transversale "t" de la poche 17' est sensiblement égale à la largeur
de la partie immergée du flotteur 2 et la hauteur "h" sur laquelle s'ouvre cette poche
17' à l'arrière est sensiblement égale à "t".
[0036] La poche 17" de la figure 12 est semblable à celle de la figure 11 si ce n'est qu'elle
est souple. Il est prévu des plombs 19 pour lester l'extrémité inférieure du bord
libre de la poche 17" et maintenir la poche ouverte. Au lieu d'utiliser des plombs,
on pourrait employer des ressorts.
[0037] La poche de retenue 17 pourrait ne pas être fixée à l'armature rigide 1, mais être
réunie aux flotteurs 2 ou être montée sous la plateforme 3.
[0038] Une unité flottante comporte au moins une poche de retenue d'eau 17 ; de préférence
elle en comporte deux ou davantage. Dans une forme de réalisation particulière, les
poches 17 sont amovibles de sorte qu'il est possible d'en adapter le nombre aux conditions
particulières d'utilisation de l'appareil.
[0039] Si l'on revient aux moyens de retenue 4 du pied sur la plateforme 3, différentes
formes d'exécution sont possibles.
[0040] Aux figures 1 et 2, ces moyens de retenue 4 sont constitués d'une butée 5 en forme
de partie avant de chausson et d'une lanière 6 souple et élastique, dont une extrémité
est solidarisée de la partie avant de chausson 5 et dont l'autre extrémité est libre.
[0041] Un organe de sécurité à ouverture instantané 7 est adapté à recevoir l'extrémité
libre de la lanière 6 et à l'emprisonner temporairement.
[0042] Une variante de réalisation des moyens de retenue 4 est représentée aux figures 3
et 4.
[0043] Dans ce cas, la lanière 6' n'est pas solidaire de la partie avant de chausson mais
est ancrée en 20 dans la plateforme 3. Par ailleurs, ce n'est pas la lanière 6' elle-même
qui coopère avec l'organe de sécurité 7 mais un cordon 21 fixé à cette lanière 6'
et se terminant par une boucle de traction 22.
[0044] Que ce soit dans la forme d'exécution représentée aux figures 1 et 2 ou aux figures
3 et 4, l'avant du pied est maintenu en position fixe pendant la marche, tandis que
le talon conserve la possibilité de bouger de bas en haut et inversement. Cela ressort
clairement de la comparaison des figures 3 et 4.
[0045] I1 faut remarquer que, du fait de la souplesse et de l'élasticité de la lanière 6,
il est possible à l'utilisateur d'- exercer sur elle une tension variable plus ou
moins élevée, permettant de bloquer plus ou moins fortement le pied selon le goût
de l'utilisateur,et permettant également de régler de façon illimitée le dispositif
en l'adaptant à toute dimension de pied.
[0046] Dans une première forme de réalisation, l'organe de sécurité 7 à ouverture instantanée
s'ouvre automatiquement en cas de chute dans l'eau de l'utilisateur.
[0047] Dans une autre forme de réalisation, l'organe de sécurité 7 à ouverture instantanée
s'ouvre lorsqu'une traction est exercée sur l'extrémité de la lanière 6 qui dépasse
de cet organe de sécurité 7 ou sur la boucle de traction 22 du cordon 21.
[0048] L'organe de sécurité 7 peut, dans une forme d'exécution particulière, être constitué
par un coïnceur de cordon (figures 3 et 4) et qui a pour caractéristique de bloquer
le recul horizontal du cordon 21 qui y est glissé, tandis qu'une simple traction verticale.s'exerçant
sur le cordon fait sortir celui-ci des machoires du coinceur et le libère instantanément.
L'extrémité libre de la lanière souple 6'à laquelle est attaché le cordon se trouve
du même coup libérée.
[0049] Dans cette forme de réalisation, l'utilisateur peut aisément, après avoir installé
la lanière souple 6'autour du talon, bloquer l'avant de son pied dans la partie avant
du chausson 5 par traction du cordon dans l'organe de sécurité 7, après lui avoir
donné la tension souhaitée. Pour se libérer, il suffira à l'utilisateur de tirer le
cordon 21 dans un plan sensiblement perpendiculaire à celui de la plateforme 3.
[0050] La figure 5a montre une variante selon laquelle l'organe de sécurité 7 est formé
par la réunion d'une première surface à bouclettes astrakan et d'une seconde surface
à crochets. Ainsi, la lanière 6 peut être couverte sur une partie de sa surface d'une
surface à bouclettes astrakan 23 et sur une autre partie d'une surface à crochets
24, lesdites surfaces 23 et 24 venant s'appliquer l'une sur l'autre lorsque l'on rabat
la lanière 6 sur elle-même après enfilage dans l'anneau 43, donnant ainsi le blocage
attendu. L'ouverture instantanée sera alors obtenue sous l'effet d'une traction exercée
sur l'extrémité libre de la lanière selon une direction sensiblement perpendiculaire
à la plateforme 3.
[0051] Selon une autre variante (figure 5b), l'organe de sécurité 7 est constitué par un
piton 25 fixé sur la partie avant de chausson 5 ou au voisinage de celle-ci, et l'extrémité
libre de la lanière 6 comporte une succession de trous 26 permettant d'ancrer cette
extrémité dans le piton 25 en donnant à la lanière 6 une longueur variable. Une fois
ancrée dans le piton 25, l'extrémité libre de la lanière 6 résiste à toute traction
effectuée vers l'arrière ce qui permet de maintenir l'avant du pied dans la partie
avant de chausson 5 pendant la marche, tout en conservant au talon sa mobilité verticale.
[0052] En cas de nécessité, l'extrémité libre de la lanière 6 pourra être instantanément
désolidarisée du piton 25 par une traction qui sera exercée sur elle dans une direction
sensiblement perpendiculaire à la plateforme 3.
[0053] Selon une autre variante encore, l'organe de sécurité 7 comprend deux éléments agrafables
l'un à l'autre, 1/lun 27 étant fixé à l'extrémité libre.de la lanière 6, et pouvant
glisser sur elle pour en régler la longueur -cette possibilité de réglage n'étant
réalisable que lorsque la lanière 6 est détendue- l'autre élément 28 de l'agrafe étant
fixé sur la partie avant de chausson 5 ou à son voisinage.
[0054] Les deux parties de l'agrafe 27,28 se bloquent par venue en prise réciproque permettant
d'immobiliser temporairement l'extrémité libre de la lanière souple 6. Il suffit d'exercer
une traction vers l'avant sur l'extrémité libre de la lanière 6 pour la libérer.
[0055] La figure 6 montre une autre forme de réalisation des moyens de retenue 4 du pied.
Cette fois, le pied est enfilé dans un chausson 29 complet qui l'enserre totalement,
comme c'est le cas d'une chaussure par exemple. La semelle 30 du chausson 29 est souple.
[0056] L'avant 31 du chausson est fixé dans un organe d'immobilisation approprié 32 qui
le maintient fixement pendant la marche, le talon restant mobile verticalement.
[0057] Sous l'effet d'une traction sensiblement perpendiculaire à la plateforme 3 exercée
sur un organe de préhension 33, les moyens d'immobilisation 32 s'ouvrent instantanément
et libèrent le chausson 29.
[0058] Dans la forme de réalisation présentée sur la figure 7, le pied est également enfilé
dans un chausson 29' complet qui l'enserre totalement, comme le chausson 29, Là encore,
la semelle 30'est souple. La partie avant du chausson 31', maintenue fixée à la plateforme
3 par un dispositif approprié 34, présente sur sa partie supérieure une fente 35 en
zig-zag qui peut être fermée par des moyens de sécurité 36 s'ouvrant sous l'effet
d'une traction sensiblement perpendiculaire à la plateforme 3 exercée par exemple
sur un organe de préhension 43.
[0059] Les figures 8 à 12 montrent un autre type d'organe de sécurité réalisé sous la forme
d'un limiteur de course.
[0060] Comme aux figures 1 à 4, les moyens de retenue du pied sont constitués aux figures
8 et 9, d'une partie avant de chausson 5" et d'une lanière 6", dont une extrémité
est fixée à la partie avant de chausson ou au voisinage de celle-ci et dont l'autre
extrémité est libre. Cette extrémité libre est susceptible de coopérer avec un anneau
rectangulaire 37 solidaire de la partie avant de chausson 5". Cet anneau rectangulaire
37 est muni d'un coulisseau auto-coinceur tel que la lanière 6", une fois passée autour
du coulisseau de l'anneau 37, se bloque dès qu'on exerce sur elle une traction. Avant
d'introduire l'extrémité libre de la lanière 6" dans l'anneau rectangulaire 37, on
lui aura fait contourner le talon du pied mis en place dans la partie avant de chausson
5" et lui aura donné la tension voulue qu'elle conservera une fois bloquée dans l'anneau
37. Au lieu d'un anneau muni d'un coulisseau autocoinceur, on pourrait utiliser un
taquet autocoinceur qui coopérerait, non pas avec la lanière elle-même, mais avec
un cordon fixé à l'extrémité libre de la lanière, comme représenté aux figures 3 et
4.
[0061] Une cordelette 38 fixée, d'une part, à la plateforme 3 en 39 par des moyens permettant
son réglage en longueur et, d'autre part, à un anneau souple 40 dans lequel est enfilé
la lanière 6", constitue l'organe de sécurité limiteur de course. L'anneau souple
40 pourrait en variante, être constitué d'une boucle formée par la cordelette 38 elle-même.
La cordelette 38, une fois réglée à une certaine longueur, empêche la lanière souple
6", qui maintient le pied engagé dans la partie avant de chausson 5", de s'élever
au délà d'une certaine hauteur. C'est-à-dire qu'une élévation suffisante du talon
provoquée volontairement par l'utilisateur fait sauter automatiquement la lanière
6" et, de ce fait, libère le pied qui peut être instantanément dégagé vers l'arrière,
sans que soit nécessaire l'intervention des mains.
[0062] Le mode d'action de l'organe de sécurité 38 ressort clairement des figures 9a-9d.
[0063] A la figure 9a, le pied est au repos, avec le talon à plat et l'avant du pied placé
dans la partie avant de chausson 5". La lanière E" contourne le talon et est fixée,
tendue à la tension souhaitée, dans l'anneau 37. La cordelette 38 de longueur réglable
et coulissant le long de la lanière 6", est en place à l'arrière du pied pour remplir
son rôle de limiteur de course.
[0064] La figure 9b montre l'élévation normale du talon pendant la marche sur l'eau et la
figure 9c illustre la limite maximum de l'élévation du talon avant que la cordelette
38 ne provoque le dégagement automatique de la lanière 6" du talon.
[0065] A la figure 9d, la lanière 6" a sauté.
[0066] Le pied est libéré par l'arrière et peut être dégagé instantanément de la partie
avant de chausson 5".
[0067] Les figures lOa et lOb montrent l'adaptation de moyens limiteurs de course au cas
où les moyens de retenue du pied sont constitués d'un chausson 40 à semelle souple
4l.La partie avant du chausson 5"'est fixée sur la plateforme 3 par un dispositif
approprié 42 qui la maintient bien en place. La semelle souple 41 qui permet au talon
de s'élever pendant la marche sur l'eau est munie d'une cordelette 38' de longueur
variable, que.l'utilisateur peut régler à volonté à la longueur choisie par lui. Le
fonctionnement de ce dispositif est le même que dans la forme de réalisation décrite
par référence aux figures 9a-9b. La cordelette 38', une fois réglée à une certaine
longueur, empêche la partie de chausson 6"'qui contourne le talon et qui maintient
le pied dans la partie avant du chausson 5''', de s'élever au délà d'une certaine
hauteur. C'est-à-dire qu'une élévation suffisante du talon provoquée volontairement
par l'utilisateur fait sauter automatiquement la partie arrière 6"' de chausson et,
de ce fait, libère le pied qui peut être instantanément dégagé vers l'arrière, sans
que soit nécessaire l'intervention des mains.
[0068] Le dispositif de fixation 42 de l'avant du chausson 5"' à la plateforme 3 peut être
formé de mâchoires latérales qui enserrent l'avant du chausson 40, empêchant tout
déplacement de celui-ci vers l'avant ou l'arrière.
[0069] Selon un autre dispositif, un organe approprié est fixé sous la partie avant de la
semelle 41 du chausson et permet de fixer cette dernière à la plateforme 3 sur laquelle
repose le pied.
[0070] Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux formes d'exécution ci-dessus
décrites et représentées qui ne sont données ici qu'à titre d'exemple.
1- Ensemble permettant de marcher sur l'eau, constitué d'une paire d'unités flottantes
formées chacune d'une armature rigide munie d'au moins un flotteur et d'une plateforme
pourvue de moyens immergeables de retenue du pied de l'utilisateur qui n'entravent
pas le déplacement vertical du talon par rapport à la plante du pied et qui comportent
un organe de sécurité à ouverture instantanée, caractérisé en ce que ces moyens de
retenue (4) du pied sont constitués d'une butée (5) revêtant la forme d'une portion
avant de chausson adaptée à recevoir l'avant du pied et d'une lanière (6) souple et/ou
élastique adaptée à contourner le talon, ladite lanière (6) ayant une première extrémité
fixée à demeure à la butée (5), ou au voisinage de celle-ci, et une seconde extrémité
temporairement solidarisable, au moyen de l'organe de sécurité de ladite butée (5)
ou d'une pièce voisine de celle-ci.
2- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux points de fixation
de la lanière (6) sont sensiblement symétriques par rapport à l'axe longitudinal de
la butée (5).
3- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de sécurité est
un coinceur (7) qui se débloque sous l'effet d'une traction sensiblement perpendiculaire
à la plateforme (3).
4- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de sécurité est
formé par un anneau (43) dans lequel est enfilée la lanière (6), une partie de cette
dernière étant recouverte d'une première surface à bouclettes astrakan (23) tandis
qu'une autre partie de la lanière (6) susceptible d'être rabattue sur la précédente,
une fois enfilée dans l'anneau (43), est munie d'une seconde surface à crochets (24),
les deux surfaces (23, 24) s'agrippant réciproquement par application de l'une sur
l'autre et se séparant sous l'effet d'une traction sensiblement perpendiculaire à
la plateforme (3).
5- Ensemble selon la revendication 1 dans lequel l'organe de sécurité est constitué
par un piton prévu sur la butée ou au voisinage de celle-ci, ledit piton étant susceptible
de s'ancrer dans l'un des trous d'une succession de trous prévus dans la lanière,
caractérisé en ce que le piton (25) est susceptible de se désancrer de la lanière
(6) sous l'effet d'une traction sensiblement perpendiculaire à la plateforme (3).
6- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de sécurité est
constitué d'une agrafe dont une partie (27) est solidaire de la butée (5) ou d'une
zone voisine de celle-ci, et dont l'autre partie (28) est solidaire de la lanière
(6), les deux parties (27, 28) se séparant sous l'effet d'une traction exercée vers
l'avant du pied.
7- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que
la traction est exercée au moyen d'un organe de préhension (22) fixé, d'un côté, à
la seconde extrémité de la lanière (6) et facilement saisissable,de l'autre côté,
par l'utilisateur.
8- Ensemble permettant de marcher sur l'eau, constitué d'une paire d'unités flottantes
formées chacune d'une armature rigide munie d'au moins un flotteur et d'une plateforme
pourvue de moyens immergeables de retenue du pied de l'utilisateur qui n'entravent
pas le déplacement vertical du talon par rapport à la plante du pied et qui comportent
un organe de sécurité à ouverture instantanée, caractérisé en ce que ces moyens de
retenue du pied sont constitués par un chausson souple (29) et par un organe de sécurité
(32) assurant l'immobilisation de l'extrémité avant dudit chausson (29), prévu sur
la plateforme (3).
9- Ensemble selon la revendication 8, caractérisé en ce que, sous l'effet d'une traction
sensiblement perpendiculaire à la plateforme, l'organe de sécurité (32) s'ouvre et
libère le chausson.
10- Ensemble permettant de marcher sur l'eau, constitué d'une paire d'unités flottantes
formées chacune d'une armature rigide munie d'au moins un flotteur et d'une plateforme
pourvue de moyens immergeables de retenue du pied de l'utilisateur qui n'entravent
pas le déplacement vertical du talon par rapport à la plante du pied et qui comportent
un organe de sécurité à ouverture instantanée, caractérisé en ce que ces moyens de
retenue du pied sont constitués par un chausson souple (29') qui s'ouvre sur sa partie
supérieure et est susceptible d'être maintenu fermé par un organe de sécurité (36)
s'ouvrant sous l'effet d'une traction sensiblement perpendiculaire à la plateforme
(3).
11- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 ou 10, caractérisé en
ce que l'organe de sécurité est constitué par des moyens limiteurs de course (38)
fixés, d'une part, à la plateforme (3)et, d'autre part, à la partie (6", 6"') des
moyens de retenue souple et/ou élastique du pied qui contourne le talon, partie dite
"organe de retenue arrière".
12- Ensemble selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens limiteurs
de course sont constitués par un lien (38) dont une extrémité est fixée sur l'organe
de retenue arrière (6", 6"') et dont l'autre extrémité est fixée sur la plateforme
(3).
13- Ensemble selon la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que le point de liaison
entre l'organe de retenue arrière (6", 6"') et les moyens limiteurs de course (38)
est mobile le long d'au moins une partie de l'organe de retenue souple arrière (6",
6"').
14- Ensemble selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que le lien (38) est
une cordelette.
15- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en ce
que le lien (38) est d'une longueur réglable.
16- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisé en ce
que l'organe de retenue arrière est une lanière (6") et en ce que l'une des extrémités
(7) de la lanière (6") est fixée à demeure sur l'un des côtés de la butée (5") ou
au voisinage de celle-ci et en ce que l'autre extrémité de la lanière (6") coopère
avec un organe de réglage (37) en longueur prévu sur l'autre côté de la butée (5").
17- Ensemble selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'organe de réglage
(37) est une boucle à coulisseau autocoinceur ou un taquet autocoinceur.
18- Ensemble selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'organe de réglage
(37) est constitué par un anneau dans lequel est enfilée la lanière (6), une partie
de cette dernière étant recouverte d'une première surface à bouclettes astrakan (23)
tandis qu'une partie de la lanière (6) susceptible d'être rabattue sur la précédente,
une fois enfilée dans l'anneau (43), est munie d'une seconde surface à crochets (24),
les deux surfaces (23, 24) s'agrippant réciproquement par application de l'une sur
l'autre et se séparant sous l'effet d'une traction sensiblement perpendiculaire à
la plateforme (3).
19- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que
le déclenchement de l'organe de sécurité (7) est automatique en cas de chute.
20- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que
les moyens de retenue (4) du pied sont réglables à la pointure de l'utilisateur.
21- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, comportant, d'une manière
connue en soi, sous la ligne de flottaison, des organes profilés de façon à ne pas
s'opposer à l'avancée de l'unité flottante mais à s'opposer à son recul, caractérisé
en ce que ces organes sont constitués par au moins une poche (17) fermée à son extrémité
avant, vue dans le sens de l'avancée de l'ensemble, et ouverte à son extrémité arrière,
la dimension transversale (t) de cette poche (17) correspondant sensiblement à la
largeur de la partie immergée du flotteur (2).
22- Ensemble selon la revendication 21, caractérisé en ce que la hauteur (h) sur laquelle
s'ouvre la poche (17) à l'arrière est sensiblement égale à ladite dimension transversale
(t).
23- Ensemble selon la revendication 21 ou 22, caractérisé en ce que la poche (17")
est souple ou semi-rigide et en ce qu'elle comporte des moyens appropriés (19) à la
maintenir ouverte.
24- Ensemble selon la revendication 21 ou 22, caractérisé en ce que la poche (17')
est rigide ou semi-rigide.
25- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 21 à 24, caractérisé en ce
que la poche (17) est fixée amovible- ment ou à demeure à l'armature et/ou aux flotteurs.
26- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 25, caractérisé en ce que
l'armature rigide et la plateforme sont simultanément assemblables par des moyens
de verrouillage communs.