[0001] L'invention concerne une pompe primaire d'un réacteur nucléaire à eau sous pression
comportant un dispositif d'étanchéité de son arbre d'entraînement.
[0002] Dans les réacteurs nucléaires à eau sous pression, le circuit de refroidissement
du coeur du réacteur, ou circuit primaire, comporte au moins deux boucles de refroidissement
comportant chacune un générateur de vapeur et une pompe primaire.
[0003] Les pompes primaires sont constituées par une volute à l'intérieur de laquelle tourne
une roue à aubes fixée rigidement à l'extrémité inférieure d'un arbre d'entraînement
relié à un moteur.
[0004] L'étanchéité le long de l'arbre d'entraînement est assurée par un ensemble de joints
disposés dans un espace annulaire compris entre l'arbre et un boîtier qui entoure
cet arbre depuis sa sortie de la volute jusqu'au moteur d'entraînement.
[0005] Le dispositif d'étanchéité de l'arbre d'entraînement des pompes primaires est généralement
constitué de trois joints comportant une partie fixe solidaire du boîtier et une partie
mobile solidaire de l'arbre.
[0006] Les surfaces en regard de ces éléments d'étanchéité sont soit en contact frottant,
le joint est alors de type mécanique, soit séparées par une couche de fluide en circulation
entre les surfaces du joint, le joint est alors du type hydrostatique.
[0007] Les joints de type mécanique sont généralement utilisés pour assurer l'étanchéité
entre deux zones dont les pressions ne sont pas trop différentes, alors que les joints
hydrostatiques peuvent être utilisés dans le cas d'une très grande différence de pression
de part et d'autre du joint.
[0008] Dans le cas des pompes primaires, l'eau mise en circulation par la pompe est à une
pression très élevée, de l'ordre de 150 bars. Le joint disposé le plus en amont sur
l'arbre d'entraînement, c'est-à-dire le plus près de la partie interne de la pompe,
est donc un joint hydrostatique qui permet une chute de pression importante entre
sa partie amont et sa partie aval, alors que les joints disposés en aval sont généralement
des joints de type mécanique.
[0009] Un circuit d'alimentation en eau froide sous haute pression permet d'amener dans
l'espace annulaire limité par le boîtier, à l'amont du joint hydrostatique, de l'eau
dont une partie est refoulée vers la volute de la pompe et dont une autre partie fournit
le courant de fuite du joint hydrostatique. Après être passée par le joint hydrostatique,
cette eau sert également au refroidissement des joints mécaniques.
[0010] Dans le brevet US-A-3.215.083, est décrite une pompe pour un fluide à haute pression,
tel que l'eau primaire d'un réacteur nucléaire à eau sous pression et son moteur d'entraînement.
L'arbre d'entraînement de la pompe est placé dans un boîtier cylindrique qui ménage
autour de l'arbre un espace annulaire recevant le fluide sous pression. Un joint hydrostatique
est disposé entre l'arbre d'entraînement et le boîtier, à l'extrémité par où sort
l'arbre d'entraînement, afin d'éviter des fuites de fluide à haute pression vers l'extérieur
et en particulier vers le moteur. Du fluide de refroidissement du joint hydrostatique
à une pression légèrement supérieur à la pression du fluide mis en circulation par
la pompe est introduit dans l'espace annulaire, en amont du joint hydrostatique, c'est-à-dire
dans la partie de l'espace annulaire située vers la pompe.
[0011] Un joint hydrostatique tel qu'utilisé sur les pompes primaires comme joint amont
a par exemple été décrit dans les brevets FR-A-1.435.568 et FR-A-2.049.690.
[0012] Pour qu'un tel joint hydrostatique puisse fonctionner correctement, c'est-à-dire
sans que les éléments disposés en vis-à-vis limitant la fuite viennent en contact,
il faut que la chute de pression à travers ce joint hydrostatique, appelée Δp, soit
supérieure à une certaine limite.
[0013] Dans le cas des pompes primaires utilisées actuellement, cette limite de pression
est de l'ordre de 14 bars.
[0014] Dans le cas du fonctionnement normal du réacteur nucléaire, l'eau de refroidissement
du réacteur est à une pression de l'ordre de 150 bars et l'eau froide injectée en
amont du joint hydrostatique est à une pression un peu supérieure, si bien que la
chute de pression à travers le joint hydrostatique est très élevée et généralement
voisine de 150 bars. Le bon fonctionnement du joint hydrostatique est alors assuré.
[0015] Il n'en est plus de même lorsque la pression du circuit primaire diminue par exemple
dans le cas d'un arrêt du réacteur, puisqu'on est amené à diminuer la pression d'injection
de l'eau froide lorsque la pression du circuit primaire diminue. Il faut en effet
équilibrer les débits injectés dans la volute et dans le joint et ces débits dépendent
de la pression du circuit primaire.
[0016] En deçà d'une certaine valeur de la pression dans le circuit primaire la pression
d'injection en amont du joint hydrostatique n'est plus suffisante pour assurer un
tel ΔP supérieur à 14 bars et le joint hydrostatique ne peut plus fonctionner correctement.
[0017] Dans le cas des pompes primaires utilisées dans les réacteurs nucléaires à eau sous
pression actuellement en service, on considère que la pression minimale du fluide
primaire en deçà de laquelle on ne peut plus faire fonctionner le joint hydrostatique
est de l'ordre de 26 bars.
[0018] Lors de l'arrêt d'un réacteur nucléaire à eau sous pression, il est nécessaire de
laisser en fonctionnement au moins une pompe primaire pour permettre la circulation
du fluide primaire et assurer un bon refroidissement.
[0019] En fin de refroidissement, on est en présence d'eau à 26 bars et à une température
de 70 °C. A cette température, on ne peut plus maintenir la pression de 26 bars par
utilisation de l'équilibre IiquideNapeur dans le pressuriseur du réacteur et on est
obligé d'utiliser des pompes de charge d'un circuit auxiliaire pour maintenir la pression.
[0020] Le but de l'invention est donc de proposer une pompe primaire d'un réacteur nucléaire
à eau sous pression comportant un arbre d'entraînement, un boîtier entourant cet arbre
de façon à ménager un espace annulaire autour de l'arbre et un dispositif d'étanchéité
constitué par un ensemble de joints placés l'un à la suite de l'autre suivant la longueur
de l'arbre dans l'espace annulaire dont l'un au moins, disposé le plus en amont, c'est-à-dire
vers l'intérieur de la pompe, est du type hydrostatique à fuite de liquide entre deux
éléments limitant cette fuite reliés l'un à l'arbre et l'autre au boîtier, la partie
de l'espace annulaire qui se trouve en amont du joint et qui constitue une chambre
en communication avec la partie interne de la pompe étant alimentée en eau à une pression
supérieure à la pression primaire du réacteur par un circuit, cette pompe primaire
pouvant rester en fonctionnement même si la pression du fluide dont on effectue le
pompage atteint des valeurs faibles, par exemple inférieures à 26 bars.
[0021] Dans ce but, le dispositif d'étanchéité suivant l'invention comporte en outre :
- un joint auxiliaire du type mécanique dont les pièces frottantes en regard sont
liées, l'une à l'arbre et l'autre au boîtier, disposé dans là chambre, en amont du
point de jonction du circuit et séparant cette chambre en une partie amont et une
partie aval,
- et une canalisation disposée entre la partie amont et la partie aval de la chambre,
sur laquelle est placée une vanne permettant d'isoler ou de mettre en communication
les deux parties de la chambre.
[0022] Afin de bien faire comprendre l'invention, on va maintenant décrire, à titre d'exemple
non limitatif, en se référant aux figures jointes en annexe, une pompe primaire d'un
réacteur nucléaire à eau sous pression équipée d'un dispositif d'étanchéité suivant
l'invention.
[0023]
La figure 1 représente dans une vue en perspective éclatée, une pompe primaire suivant
l'art antérieur.
La figure 2 représente de façon schématique le dispositif d'étanchéité suivant l'invention.
La figure 3 représente dans une demi-vue en coupe par un plan vertical de symétrie,
la partie supérieure d'une pompe primaire pour réacteur nucléaire comportant un dispositif
d'étanchéité suivant l'invention.
[0024] Sur la figure 1 on voit une pompe comportant un corps de pompe ou volute 1 percée
d'une ouverture d'aspiration 2 et d'une ouverture de refoulement 3.
[0025] A l'intérieur de cette volute est disposé un diffuseur 4 à l'intérieur duquel tourne
la roue à aubes 5 solidaire de l'arbre d'entraînement 7 relié au moteur d'entraînement
de la pompe non représenté.
[0026] La partie supérieure du corps de pompe comporte une bride d'accouplement 8 permettant
de relier la pompe à son groupe moteur.
[0027] L'arbre 7 est entouré d'un boîtier 9 qui ménage autour de celui-ci un espace annulaire
10.
[0028] A sa partie supérieure le boîtier 9 comporte une bride 12 de raccordement au moteur
d'entraînement de la pompe.
[0029] Dans l'espace annulaire 10 sont disposés des joints 14 permettant d'assurer l'étanchéité
le long de l'arbre 7.
[0030] L'arbre 7 porte à son extrémité pénétrant dans la volute la roue à aubes 5 et sort
de cette volute au niveau d'un joint labyrinthe 16 au niveau duquel est également
placée une barrière thermique 17 parcourue par un serpentin de refroidissement. L'arbre
7 passe ensuite dans un palier 15 assurant son maintien et son guidage.
[0031] Le joint 14 disposé le plus en amont, c'est-à-dire vers l'intérieur de la pompe,
et donc placé le plus près du palier 15, est du type hydrostatique, de l'eau froide
sous une pression légèrement supérieure à la pression de l'eau dans la pompe étant
injectée par des tubulures d'injection 19, dans l'espace annulaire 10 dans lequel
sont placés les joints d'étanchéité.
[0032] Sur la figure 2, on voit une représentation schématique du dispositif d'étanchéité
associé à une pompe primaire du même type que la pompe représentée à la figure 1.
[0033] A l'intérieur de la volute 21 de cette pompe comportant une ouverture d'aspiration
22 et une ouverture de refoulement 23, la roue à aubes 25 solidaire de l'extrémité
de l'arbre 27 est mise en rotation par l'intermédiaire de cet arbre. A sa sortie de
la volute 21, l'arbre passe dans un ensemble de deux joints à labyrinthe 26 eux- mêmes
entourés par la barrière thermique 28 parcourue par un serpentin 29 alimenté en eau
de refroidissement.
[0034] L'arbre 27 traverse alors l'espace annulaire 30 délimité par un boîtier disposé autour
de l'arbre suivant toute sa longueur jusqu'à son raccordement avec le moteur d'entraînement
31.
[0035] A l'intérieur de cet espace annulaire sont disposés le palier 32 permettant le guidage
de l'arbre et les joints 33, 34 et 35.
[0036] Le premier joint 33 disposé en amont est du type hydrostatique à fuite de liquide
entre sa partie tournante liée à l'arbre 27 et sa partie fixe liée au boîtier.
[0037] Les joints 34 et 35 sont du type mécanique comportant deux parties flottantes dont
l'une est solidaire de l'arbre et l'autre du boîtier.
[0038] Un circuit d'alimentation en eau froide sous pression 36 permet d'amener cette eau
froide à une pression légèrement supérieure à la pression de l'eau mise en circulation
par la pompe, dans l'espace annulaire 30, en amont du joint 33.
[0039] La pression de cette eau froide est réglée grâce à une vanne de dérivation 38 et
à une pompe de charge 39 placée en dérivation sur la conduite principale du circuit
36. Un manomètre 40 permet de vérifier la pression dans le circuit 36. Des conduites
41, 42 et 43 permettent de recycler l'eau récupérée à l'aval du joint 33 dans le circuit
d'alimentation 36.
[0040] Le dispositif d'étanchéité suivant l'invention comporte de plus un joint auxiliaire
45 disposé en amont du joint hydrostatique 33 dans la partie de l'espace annulaire
30 constituant une chambre 46 en communication avec la partie interne de la volute
21, par l'intermédiaire des joints labyrinthes 26.
[0041] Le joint auxiliaire 45 est un joint mécanique à surfaces frottantes qui sépare la
chambre 46 en deux parties, 46a située à l'amont du joint 45 et 46b situé à l'aval
du joint 45 et à l'amont du joint 33.
[0042] Une conduite 47 permet de joindre les deux parties 46a et 46b de la chambre 46. Une
vanne 48 est disposée sur la canalisation 47 pour isoler ou mettre en communication
les deux parties de la chambre 46.
[0043] Un clapet 49 est placé en dérivation par rapport à la vanne 48.
[0044] En se reportant à la figure 3, on retrouve les mêmes éléments que ceux représentés
sur la figure 2 et avec les mêmes repères, la pompe primaire étant du même type que
la pompe représentée sur la figure 1.
[0045] Sur la figure 3, le circuit 36 n'a cependant pas été représenté pour éviter de compliquer
la représentation.
[0046] Le joint auxiliaire 45 est constitué d'une partie fixe 50 solidaire du boîtier 29
et d'une partie mobile 51 solidaire de l'arbre 27, dont les surfaces disposées en
vis-à-vis sont en contact frottant.
[0047] Le joint hydrostatique 33 consiste en une garniture flottante et une garniture tournante
séparées par un film d'eau à fuite contrôlée.
[0048] L'épaisseur du film d'eau (eau filtrée et injectée en amont du joint 33 dans la chambre
46b par le circuit 36) est régulée par le profil géométrique des parties actives en
fonction de la pression dans la chambre 46b. La fuite d'eau de ce joint 33 est évacuée
en partie à travers le joint 34 et le reste vers le circuit 36 par la conduite 41
(figure-2).
[0049] On va maintenant décrire, en se référant aux figures 2 et 3, le fonctionnement du
dispositif d'étanchéité suivant l'invention.
[0050] Pendant le fonctionnement normal de la pompe, le réacteur nucléaire étant en service,
celle-ci provoque la circulation de l'eau du circuit primaire qui est à une pression
de l'ordre de 150 bars et à une température supérieure à 300 °C. La vanne 48 disposée
sur la conduite 47 mettant en communication les deux parties de la chambre 46 est
ouverte. De l'eau froide est amenée par le circuit 36 dans la partie 46b de la chambre,
à une pression un peu supérieure à la pression du circuit primaire. La mise en communication
des deux parties 46a et 46b de la chambre 46 par la conduite 47 produit un équilibrage
de pression entre ces deux parties de la chambre, si bien que la différence de pression
à travers le joint auxiliaire 45 est négligeable. On peut donc prévoir un contact
frottant entre les surfaces en regard du joint 45, avec une pression d'application
faible si bien que l'usure de ce joint est très limitée. D'autre part, le joint 45
est refroidi par l'eau du circuit 36 et travaille à température modérée.
[0051] Le dispositif d'étanchéité fonctionne alors comme les dispositifs de l'art antérieur,
la différence de pression à travers le joint hydrostatique 33 étant pratiquement égale
à la surpression du circuit primaire.
[0052] Lors d'un arrêt du réacteur, la pression du circuit primaire peut s'abaisser jusqu'à
une valeur faible, par exemple inférieure à 26 bars. Pour maintenir la pompe en état
de marche, Il suffit alors de fermer la vanne 48 et de régler le débit et la pression
de l'eau froide injectée par le circuit 36, en agissant sur la vanne 38 et la pompe
39, de façon à maintenir une pression suffisante dans la chambre 46b délimitée par
le joint hydrostatique 33 et par le joint auxiliaire 45. De préférence, on choisira
cette pression égale à 26 bars de façon à être juste au-dessus du seuil minimal du
Δp permettant le fonctionnement du joint 33.
[0053] Dans ces conditions, la différence de pression entre la chambre 46b soumise à une
pression voisine de 26 bars et la chambre 46a soumise à une pression voisine de celle
du circuit primaire est au plus égale à 26 bars, si bien que la chute de pression
de part et d'autre du joint 45 est au plus égale à cette valeur.
[0054] Ceci est compatible avec un fonctionnement du joint 45 dans de bonnes conditions.
[0055] Dans tous les cas, les joints à surfaces frottantes du dispositif d'étanchéité représenté
aux figures 2 et 3 fonctionnent dans de bonnes conditions car les chutes de pression
de part et d'autre de ces joints sont faibles et la circulation de l'eau venant en
contact avec ces joints permet la lubrification des surfaces frottantes. Le joint
45 est refroidi et lubrifié par l'eau injectée par le circuit 36 alors que les joints
34 et 35 sont refroidis et lubrifiés par une partie de l'eau traversant le joint 33.
Cette eau permettant le refroidissement et la lubrification est finalement recyclée
par les conduites 41, 42 et 43.
[0056] Le clapet 49 placé en dérivation par rapport à la vanne 48 est conçu pour rester
fermé tant que la pression dans la chambre 46a est inférieure à la pression dans la
chambre 46b. Ce clapet ne s'ouvre que dans le cas d'une surpression dans la chambre
46a par rapport à la chambre 46b. Pendant le fonctionnement normal du réacteur, ce
clapet reste donc fermé puisque le circuit 36 introduit de l'eau en légère surpression
par rapport à l'eau du circuit primaire.
[0057] Lors d'un arrêt du réacteur, la pression étant amenée à une valeur faible dans le
circuit primaire et la vanne 48 étant fermée, s'il se produit une avarie sur le circuit
d'alimentation 36, la pression dans la chambre 46a devient supérieure à la pression
dans la chambre 46b qui n'est plus alimentée et le clapet 49 s'ouvre, si bien que
l'eau du circuit primaire refroidie par la barrière thermique 28 peut pénétrer dans
la chambre 46b et assurer la fonction de refroidissement et de lubrification des joints
à surfaces frottantes en remplacement de l'eau froide injectée par le circuit 36.
[0058] On voit donc qu'un avantage du dispositif suivant l'invention est de permettre le
fonctionnement des pompes primaires d'un réacteur nucléaire à basse pression. Pendant
les phases d'arrêt du réacteur il devient possible de continuer à faire circuler l'eau
du circuit primaire sans recourir à des moyens auxiliaires pour maintenir sa pression
au-dessus de 26 bars.
[0059] D'autre part le circuit de refroidissement du réacteur qui permet d'abaisser la température
et la pression du circuit primaire au cours des phases de mise en arrêt à froid du
réacteur peut être utilisé à des pressions inférieures à 26 bars ce qui n'était pas
possible antérieurement puisqu'une circulation de l'eau primaire doit être maintenue
pendant les phases de mise à l'arrêt.
[0060] Il en résulte que ce circuit de refroidissement pourra être utilisé jusqu'aux phases
ultimes de l'arrêt à froid du réacteur.
[0061] De façon générale, au joint hydrostatique disposé en amont du dispositif d'étanchéité
peuvent être associés des joints d'un type quelconque et le nombre de ces joints n'est
pas limité.
1. Pompe primaire d'un réacteur nucléaire à eau sous pression comportant un arbre
d'entraînement (27), un boîtier entourant cet arbre (27) de façon à ménager un espace
annulaire (30) autour de l'arbre (27) et un dispositif d'étanchéité constitué par
un ensemble de joints (33, 34, 35) placés l'un à la suite de l'autre suivant la longueur
de l'arbre (27) dans l'espace annulaire (30) dont l'un au moins (33) disposé le plus
en amont, c'est-à-dire vers l'intérieur de la pompe, est du type hydrostatique à fuite
de liquide entre deux éléments limitant cette fuite reliés l'un à l'arbre (27) et
l'autre au boîtier, la partie de l'espace annulaire (30) qui se trouve en amont du
joint (33) et qui constitue une chambre (46) en communication avec la partie interne
de la pompe étant alimentée en eau à une pression supérieure à la pression primaire
du réacteur par un circuit d'alimentation (36), caractérisé par le fait que le dispositif
d'étanchéité comporte en outre :
- un joint auxiliaire (45) du type mécanique dont les pièces frottantes en regard
sont liées l'une à l'arbre (27) et l'autre au boîtier, disposé dans la chambre (46),
en amont du point de jonction du circuit (36) et séparant cette chambre (46) en une
partie amont (46a) et une partie aval (46b),
- et une canalisation (47) disposée entre la partie amont (46a) et la partie aval
(46b) de la chambre (46), sur laquelle est placée une vanne (48) permettant d'isoler
ou de mettre en communication les deux parties (46a et 46b) de la chambre (46).
2. Pompe primaire suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'un clapet
(49) est placé en dérivation par rapport à la vanne (48) permettant l'isolation ou
la mise en communication des deux parties (46a et 46b) de la chambre (46), ce clapet
(49) étant conçu pour s'ouvrir lorsque la pression dans la partie (46a) de la chambre
située en amont est supérieure à la pression dans la partie (46b) de la chambre située
en aval du joint auxiliaire (45).
3. Pompe primaire suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, comportant successivement,
autour de son arbre d'entraînement (27), depuis sa volute (21) jusqu'à son moteur
d'entraînement (31), une barrière thermique (28), un palier (32), le joint hydrostatique
(33), un premier joint mécanique à surfaces frottantes (34) et un second joint mécanique
à surfaces frottantes (35), caractérisée par le fait que le joint mécanique auxiliaire
(45) est intercalé entre la barrière thermique (28) et le palier (32).
1. Primary pump of a pressurised water nuclear reactor incorporating a drive shaft
(27), a casing surrounding this shaft (27) so as to form an annular space (30) around
the shaft (27) and a sealing device consisting of a set of seals (33, 34, 35) placed
one following another along the length of the shaft (27) in the annular space (30),
at least one (33) of which, arranged furthest upstream, that is to say towards the
inside of the pump, is of the hydrostatic type with leakage of liquid between two
components which restrict this leakage and are connected one to the shaft (27) and
the other to the casing, the part of the annular space (30) which is upstream of the
seal (33) and which forms a chamber (46) communicating with the inner part of the
pump being supplied with water at a pressure greater than the primary pressure of
the reactor by a supply circuit (36), characterised in that the sealing device additionally
incorporates :
- an auxiliary seal (45) of the mechanical type whose facing rubbing parts are connected
one to the shaft (27) and the other to the casing, which is arranged in the chamber
(46), upstream of the junction point of the circuit (36) and dividing this chamber
(46) into an upstream part (46a) and a downstream part (46b),
- and a channel (47) arranged between the upstream part (46a) and the downstream part
(46b) of the chamber (46), in which is placed a valve (48) making it possible to isolate
or to bring into communication the two parts (46a and 46b) of the chamber (46).
2. Primary pump according to Claim 1, characterised in that a flap valve (49) is placed
in the bypass in relation to the valve (48) making it possible to isolate or to bring
into communication the two parts (46a and 46b) of the chamber (46), this flap valve
(49) being designed to open when the pressure in the chamber part (46a) situated upstream
is greater than the pressure in the chamber part (46b) situated downstream of the
auxiliary seal (45).
3. Primary pump according to either of Claims 1 and 2, incorporating successively,
around its drive shaft (27), from its volute (21) up to its drive motor (31), a thermal
barrier (28), a bearing (32), the hydrostatic seal (33), a first mechanical seal with
rubbing surfaces (34) and a second mechanical seal with rubbing surfaces (35), characterised
in that the auxiliary mechanical seal (45) is placed between the thermal barrier (28)
and the bearing (32).
1. Primärpumpe für einen Druckwasserkernreaktor bestehend aus einer Antriebswelle
(27), einem diese Antriebswelle (27) einschliessendes Gehäuse zur Bildung eines kreisförmigen
Raumes (30) um diese Welle (27) herum und einer Abdichtungsvorrichtung mit einem Satz
Dichtungen (33, 34, 35), die hintereinander in Längsrichtung der Welle (27) in dem
kreisförmigen Raum (30) angeordnet sind, wobei mindestens eine möglichst nahe von
der Pumpe angeordnete Dichtung (33), d. h. Richtung Pumpeninneres, hydrostatischer
Art mit Flüssigkeitsverlust zwischen zwei diesen Leck begrenzenden Elementen ist -
ein Element ist mit der Welle (27) und das andere mit dem Gehäuse verbunden - wobei
das der Dichtung (33) vorgeordnete Teil des kreisförmigen Raumes (30), das einer mit
dem Pumpeninneren in Verbindung stehende Kammer (46) bildet, über einen Versorgungskreis
(36) bei einem über dem Kernreaktorprimärdruck liegenden Druck mit Wasser gespeist
wird, dadurch gekennzeichnet, dass die Dichtungsvorrichtung weiterhin umfasst:
- eine in der Kammer (46) vor der Anschlussstelle des Versorgungskreises (36) untergebrachte
und diese Kammer (46) in ein vorgeordnetes Teil (46a) und ein nachgeordnetes Teil
(46b) unterteilende Hilfsdichtung (45) mechanischer Art, wobei eines seiner gegenüberliegenden
Reibungsstücke mit der Antriebswelle (27) und das andere mit dem Gehäuse verbunden
ist,
- und eine zwischen dem vorgeordneten Teil (46a) und dem nachgeordneten Teil (46b)
angeordnete Rohrleitung (47) mit einem Schieber (48) zum Absperren und Verbinden der
beiden Teile (46a und 46b) der Kammer (46).
2. Primärpumpe nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass eine Klappe (49) zum
Absperren und zur Verbindung der der beiden Teile (46a und 46b) im Bypass zu dem Schieber
(48) angeordnet ist, wobei die Klappe (49) so ausgelegt ist, dass sie öffnet wenn
der Druck in dem vorgeordneten Teil (46a) der Kammer über dem Druck in dem der Hilfsdichtung
(45) nachgeordneten Teil (46b) der Kammer liegt.
3. Primärpumpe nach einem der Ansprüche 1 und 2, die eine thermische Schranke (28),
ein Lager (32), die hydrostatische Dichtung (33), eine erste mechanische Dichtung
mit Reibungsflächen (34) und eine zweite mechanische Dichtung mit Reibungsflächen
(35) ab Spiralgehäuse (21) bis zum Antriebsmotor (31) um ihre Antriebswelle (27) herum
nacheinander aufweist, dadurch gekennzeichnet, dass die mechanische Dichtung (45)
zwischen der thermischen Schranke (28) und dem Lager (32) eingefügt ist.