[0001] Le procédé et le dispositif, qui font l'objet de l'invention, concernent de la façon
la plus générale la coulée continue des métaux sur roue.
[0002] Ce procédé et ce dispositif permettent la coulée continue de métaux ou alliages sous
forme de barres ou de bandes. Ce procédé s'applique à une très large gamme de métaux
ou alliages. Bien qu'il puisse être utilisé efficacement pour la coulée de métaux
à relativement bas point de fusion tels que l'aluminium, il convient particulièrement
bien pour la coulée des métaux à point de fusion élevé tels que le cuivre et ses alliages
et, surtout, l'ensemble des alliages ferreux, aciers ordinaires, alliés, inoxydables,
réfractaires. Il convient aussi à la coulée d'autres métaux ou alliages réfractaires
tels que les superalliages.
[0003] La description et les figures ci-après permettent de mieux comprendre les caractéristiques
du procédé qui fait l'objet de l'invention.
Figure 1 : dispositif connu de coulée continue sur roue avec fermeture de la jante
par un ruban métallique sans fin.
Figure 2 : détail de la roue de la figure 1.
Figure 5 : ensemble comprenant le dispositif de la figure 1 et une installation de
laminage continu qui lui est associée de façon connue. Figure 4 : dispositif de coulée
continue sur roue, également connu, dans lequel le ruban métallique s'enroule sur
des poulies de renvoi.
Figure 5 : dispositif de coulée continue sur roue avec fermeture de la jante par des
volets suivant l'invention.
Figure 6 : vue de la jante de la roue de coulée et d'un volet, suivant l'invention,
en position de fermeture.
Figure 7 : vue d'un volet, suivant l'invention, en position d'ouverture.
Figure 8 : détail d'un volet, suivant l'invention, en appui sur la jante de la roue
de coulée.
Figure 9 : vue du mode d'accrochage suivant l'invention, des volets les uns aux autres.
[0004] Le brevet FR. 981 897 décrit un procédé de coulée continue sur roue., Les figures
1 et 2 permettent de comprendre les caractéristiques de ce procéda maintenant bien
connu. Une roue (1), entraînée en rotation à vitesse lente par un moteur non représenté,
comporte une jante creuse (2) dans la gorge (3) de laquelle un dispositif d'alimentation
(4) permet d'introduire en (5) le métal liquide au moyen d'une busette.
[0005] Un ruban métallique sans fin (6) s'enroule sur la roue de coulée et sur une roue
libre (7) disposée dans le même plan. Cette roue libre est montée sur un bras oscillant
(8) qui joue le rôle de tendeur. Le ruban est ainsi plaqué sur les bords (9) de la
jante de la roue (1) et empêche donc le métal coulé en (5) de sortir de la gorge.
La jante est refroidie par circulation d'eau dans l'espace (10), ce qui permet une
solidification rapide du métal dans la gorge. Cette eau est introduite par l'axe de
la roue en (11) puis envoyée dans l'espace (10) à travers deux rayons diamétralement
opposés (12) et (13). Le retour: de l'eau s'effectue par deux autres rayons (14) et
(15) et à travers l'axe de la roue en (16). La roue tourne dans le sens de la flèche
et le serrage du ruban métallique sur la jante est tel qu'il ne se produit pas de
glissement notable. La vitesse de solidification du métal dans la gorge est relativement
rapide et la barre solidifiée (17) est extraite en continu de la gorge à l'endroit
où le ruban métallique se décolle de la jante pour aller s'enrouler sur la roue (7).
On voit que la barre (17) formée ainsi de façon continue doit être déviée par rapport
au plan de symétrie de la jante (2) d'une quantité suffisante pour permettre de la
faire sortir de l'espace délimité par les roues (1) et (7) et le ruban (6) sans heurter
ce dernier. Une telle déviation ne présente pas de difficultés particulières dans
le cas de barres de faible section en un métal de dureté limitée. Elle est, par contre,
plus difficilement réalisable lorsqu'il s'agit de barres de forte section ou de bandes
relativement larges, ou encore, de métaux ou alliages durs.
[0006] La figure 3 représente, toujours d'après l'enseignement du même brevet cité ci-dessus,
la barre (17) extraite de la roue de coulée (1) qui est ainsi déviée de son plan de
sortie puis envoyée vers une installation de laminage continu (18).
[0007] Afin de remédier à l'inconvénient de cette déviation de la barre, le FR. 1 178 580
propose de faire circuler le ruban ou bande, qui assure l'obturation de la jante,
non pas sur une seule roue libre, jouant le rôle de tendeur, mais sur, au moins, deux.
roues libres.
[0008] On voit, à la figure 4, une disposition proposée dans ce brevet, dans laquelle le
ruban métallique sans fin (19), qui assure la fermeture de la jante creuse (20) de
la roue de coulée (21), s'enroule sur deux poulies de renvoi (22) et (23) et une poulie
de tension (24). Par ailleurs, des rouleaux d'appui (25) et (26) permettent d'améliorer
le contact entre le ruban métallique et les bords de la jante. De plus, pour améliorer
le refroidissement du ruban métallique, un support mobile (27) est pourvu de moyens
d'arrosage (28) qui projettent l'eau sur la face apparente du ruban.
[0009] De nombreuses modifications au procédé de coulée continue sur roue, qui vient d'être
décrit, ont été proposées. Cependant, l'expérience a montré que, si ce procédé s'adapte
bien à la coulée continue de métaux à relativement bas point de fusion, tels que l'aluminium,
il est beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre dans le cas où on désire effectuer
la coulée de métaux à point de fusion beaucoup plus élevé tels que le cuivre ou encore
tels que l'acier. Il devient alors de plus en plus difficile d'assurer un refroidissement
satisfaisant du ruban métallique qui assure la fermeture de la jante. Pour des raisons
de caractéristiques mécaniques, ce ruban est généralement réalisé en acier, et si
son refroidissement est insuffisant, il risque, d'une part, d'être attaqué par le
métal liquide qui vient à son contact et, d'autre part, de perdre par recuit une partie
de ses caractéristiques de résistance mécanique. Par ailleurs, les efforts de torsion
alternée auxquels ce ruban est soumis sont une cause de fissuration transversale,
au bout d'un temps qui peut être court et, enfin, l'arrosage du ruban sur sa face
externe; pratiquement nécessaire dans tous les cas, n'est pas dépourvu de risque.
Il peut arriver, en effet, que l'eau ainsi projetée vienne en contact avec le métal
liquide qui est coulé dans la jante. On risque alors de voir se produire des explosions
qui provoquent, dans la plupart des cas, la rupture du ruban métallique et peuvent
aussi endomna- ger très sérieusement la roue de coulée.
[0010] Enfin, un sérieux défaut des produits obtenus par coulée de barres sur jante de roue,
avec obturation par ruban métallique, est l'existence de deux angles vifs sur le produit
solidifié à l'endroit où les deux bords du ruban se raccordent aux parois latérales
de la jante. Ces angles vifs sont une cause de défauts et, très souvent, il est nécessaire
de faire subir à la barre qui est extraite de la jante, un ébarbage avant de la faire
passer dans le laminoir.
[0011] On a alors recherché la possibilité d'étendre les applications de la coulée sur roue
à toutes sortes de métaux ou alliages et, en particulier, à ceux à haut point de fusion,
en s'affranchissant des limitations actuellement imposées à l'utilisation de cette
méthode de coulée, en particulier par les moyens d'obturation de la jante dont on
dispose.
[0012] Le dispositif et le procédé suivant l'invention permettent précisément de s'affranchir
de ces limitations.
[0013] Le dispositif suivant l'invention est constitué par une roue de coulée comportant
une jante à gorge dont l'obturation est assurée par des volets mobiles qui accompagnent
de façon permanente la roue dans sa rotation. L'ouverture et la fermeture de ces volets
sont commandées par des moyens de commande qui permettent la fermeture des volets
dans la zone d'introduction du métal liquide et leur ouverture dans la zone d'extraction
de la barre ou de la bande solidifiée. De façon préférentielle, les volets comportent
un moyen de refroidissement par circulation interne d'eau et de plus, des moyens de
serrage assurent le plaquage des volets sur la jante de la roue avec une pression
suffisante. Enfin, des moyens de liaison permettent de solidariser les-volets les
uns avec les autres.
[0014] De façon beaucoup plus détaillée, on va décrire maintenant un mode de réalisation
du dispositif suivant l'invention.
[0015] La figure 5 représente une roue de coulée (29) entraînée par un moteur non représenté,
qui tourne dans le sens de la flèche et dont la jante (30) est équipée de volets mobiles
tels que (31). Comme le montre cette figure, les volets (31) sont en appui sur les
bords de la jante dans une zone angulaire située entre le point d'introduction du
métal liquide dans la gorge par un moyen d'alimentation (32) jusqu'à un point proche
de celui où la barre ou la bande solidifiée (33) est extraite de la gorge par un moyen
convenable tel que les rouleaux de guidage (34). Dans toute la zone qui s'étend entre
le point d'extraction de la barre solidifiée et le point d'introduction du métal liquide,
les volets sont en position d'ouverture et disposés de façon à ne pas gêner le fonctionnement
du moyen d'extraction, et à ne pas faire obstacle au passage de la barre ou de la
bande solidifiée qui est généralement dirigée vers des moyens de réduction par exemple
par laminage, et à ne pas faire obstacle non plus au fonctionnement du moyen d'alimentation
en métal liquide.
[0016] Une particularité essentielle de l'invention est que les volets mobiles (31) accompagnent
de façon permanente la roue de coulée dans sa rotation et que chacun d'eux conserve
le long de la jante de celle-ci, un emplacement déterminé. Des crochets de liaison
(35),:représentés de façon schématique sur la figure 5, assurent le maintien des volets
les uns contre les autres, pour éviter toute fuite de métal liquide à travers un éventuel
espace entre deux volets adjacents. Par ailleurs, comme on le verra plus loin de façon
détaillée, une rampe fixe (36) entoure la roue de coulée dans toute la région angulaire
où les volets doivent rester fermés, et assure le plaquage de ceux-ci sur le rebord
de la jante par l'intermédiaire d'un moyen de serrage classique. On voit sur la figure
6, de façon détaillée, un mode avantageux de réalisation des volets suivant l'invention.
[0017] La roue de coulée (29), qui est représentée en coupe partielle suivant un plan parallèle
à l'axe, comporte une jante (30) pourvue d'une gorge (37) destinée à recevoir le métal
liquide et à permettre sa solidification. Cette jante est refroidie par une circulation
d'eau qui a lieu de façon connue dans l'espace annulaire (38) et qui est entretenue
par un système d'arrivée-et de départ d'eau, qui s'effectue par exemple à travers
l'axe de la roue qui est creux et comporte de façon connue, les liaisons nécessaires
avec le réseau extérieur. Le volet (39) est un ensemble qui s'articule au moyen d'un
bras (40) sur l'axe (41) qui est lui-même fixé dans une chape liée rigidement à la
structure de la roue - de coulée au voisinage de la jante. Le bras (40) est prolongé
au-delà de l'axe (41) par un levier (42) sur lequel est fixé un galet (43).
[0018] On comprend qu'en appliquant sur le galet des forces dirigées soit vers le haut (flèche
A), soit vers le bas (flèche B), on agit sur le levier (41) qui, soit maintient le
volet (38) en appui sur les bords de la jante (30) par sa plaque de fermeture (45),
soit, au contraire, le soulève.
[0019] On voit, figure 7, le volet (39) en position ouverte, l'espace au-dessus de la gorge
de la jante est alors complétement dégagé, ce qui permet d'engager dans cette gorge,
dans des zones déterminées, des moyens d'extraction de la barre solidifiée ou un moyen
d' introduction du métal ou alliage liquide.
[0020] Dans la pratique, l'ouverture et la fermeture de chaque volet sont provoquées pour
une position angulaire très bien déterminée par rapport au bâti, comme on le voit
figure 7, au moyen de rampes fixes (44) solidaires du bâti sur lequel est montée la
roue de coulée. Le profil de ces rampes est conçu pour déplacer les galets (43) vers
le haut ou vers le bas suivant l'angle voulu.
[0021] On conçoit qu'il est absolument nécessaire d'obtenir une fermeture étanche de la
gorge pour éviter toute fuite de métal liquide qui serait une cause de perte de métal
et, surtout, de défaut de surface. Pour celà, il est possible, de façon complémentaire,
d'améliorer le centrage des volets par rapport aux jantes et aussi d'assurer, d'une
part, un serrage avec une pression suffisante du volet sur la jante et, d'autre part,
un maintien des volets successifs les uns contre les autres grâce à un moyen de liaison
tel que des crochets.
[0022] On voit sur la figure 8 que la plaque de fermeture (45) du volet figurée en coupe,
est centrée par rapport à la jante (30) au moyen de goupilles de centrage, telles
que (46). Ces goupilles reliées à la plaque de fermeture (45) pénètrent au moment
du basculement du volet, lorsqu'il vient en appui sur la jante (30), dans des logements
tels que (47) ménagés dans cette jante. De cette façon, la plaque de fermeture (45)
est mise en place de façon reproductible chaque fois qu'elle vient en appui sur la
jante (30). Par ailleurs, afin d'assurer un serrage constant de cette plaque de fermeture
sur la jante, un moyen de serrage élastique est utilisé.
[0023] Corme le montre la figure, chaque volet comporte un boîtier (48) à l'intérieur duquel
la plaque de fermeture est fixée élastiquement par des ressorts tels que (49). A la
partie supérieure, le boîtier comporte des rouleaux tels que (50). Après fermeture
de chaque volet, au voisinage du point de remplissage de la gorge par le métal liquide,
les volets s'engagent dans un espace délimité par une rampe fixe annulaire (36) concentrique
à la roue contre laquelle les rouleaux (50) viennent rou-1er. La distance entre la
rampe et la jante de la roue de coulée est calculée de façon que les ressorts (49)
soient comprimés par l'intermédiaire des rouleaux (50). La plaque de fermeture est
ainsi appliquée contre la jante avec une force suffisante. Ce mode de réalisation
permet d'absorber les dilatations et des surépaisseurs éventuelles provoquées par
des débordements de métal liquide.
[0024] Corme le montre également la figure 8, chaque plaque de fermeture est équipée d'un
moyen de refroidissement interne (51). Comme on fait appel le plus souvent à l'eau
comme fluide de refroidissement, on voit que l'utilisation de volets articulés directement
sur la roue de coulée permet une alimentation en fluide extrêmement facile à partir
de la roue elle-même qui, elle, est alimentée sans difficulté grâce à des entrées
et sorties de fluide au niveau de son axe.
[0025] Comme le montrent les figures 6 et 8, la plaque de fermeture (45) comporte une double
paroi à l'intérieur de laquelle des passages d'eau (51) sont ménagés. Des raccords
d'entrée et de sortie d'eau (52) et (53) figures 6, 7, 8 et 9, sont reliés par des
tubes de liaison flexibles, par exemple en élastomère, symbolisés en (54), à des entrées
et sorties d'eau correspondantes telles que (55-56), ménagées sur la face latérale
de la roue de coulée non loin du point de fixation de l'axe de basculement (41). La
longueur de ces tubes de liaison est déterminée de façon à ne pas faire obstacle au
basculement du volet. Enfin, un système d'accrochage des volets successifs les uns
aux autres est représenté figure 9. On voit que chaque volet comporte un crochet (57)
articulé autour d'un axe (58) qui est susceptible de s'accrocher à un tenon (59).
L'ouverture et la fermeture du crochet sont commandées par un galet (60) qui est soulevé
ou abaissé par des butées convenablement disposées. Le moyen de liaison ainsi réalisé
permet d'éviter les fuites de métal liquide entre les plaques de fermeture.
[0026] L'utilisation des volets, de.relativement petites dimensions, et de structure compacte,
articulés séparément sur la roue de coulée elle-même, permet d'utiliser, pour la plaque
de fermeture, les métaux les plus appropriés à supporter un contact direct avec le
métal qu'il s'agit de couler. C'est ainsi qu'il sera possible d'utiliser, pour réaliser
la plaque de femeture, des métaux à grande chaleur spécifique et/ou grande conductivité
thermique, tels que l'aluminium, le magnésium, le cuivre, l'argent ou encore certains
alliages de ces métaux. Le plus souvent,'on préférera réaliser la plaque de fermeture
dans le même métal que la jante, c'est-à-dire dans bien des cas, en cuivre ou en alliages
à haute teneur en cuivre. Dans bien des cas, seule la face de la plaque de fermeture,
qui est en contact avec le métal liquide, sera réalisée en métal à haute conductivité.
La deuxième paroi, ou paroi extérieure de la plaque, pourra être réalisée en un métal
de résistance mécanique beaucoup plus élevée. Grâce à un refroidissement énergique
par fluide de la plaque de fermeture, on n'observe pratiquement pas de déformation
dûe à des phénomènes de dilatation différentielle. Les dimensions des plaques de fermeture
sont calculées de façon à tenir compte de la dilatation de la jante en cours d'utilisation
afin d'éviter les fuites de métal liquide.
[0027] Le mode de réalisation prévu pour la fermeture de la roue de coulée permet d'envisager
une très importante modification du profil des barres ou des bandes coulées par ce
procédé. En effet, dans la coulée sur roue classique avec femeture de la gorge par
un ruban métallique, l'angle formé entre la face intérieure du ruban métallique et
les parois latérales de la gorge est d'environ 80
0. Ceci résulte de la nécessité d'une dépouille d'environ une dizaine de degrés pour
pouvoir sortir la barre de la gorge. De plus, il ne peut y avoir d'arrondi au sommet
de cet angle qui est donc vif. Par ailleurs, au fur et à mesure de l'usure des parois
de la gorge, il risque de se produire de petites infiltrations de métal liquide entre
le ruban et le bord de la jante qui sont une raison supplémentaire pour effectuer
un ébarbage.
[0028] Dans le cas, au contraire, de la présente invention, grâce à la rigidité des plaques
de fermeture qui sont pratiquement indéformables, on peut donner à la face de ces
plaques, qui est en regard de la jante, un profil complémentaire de celui de la gorge.
[0029] Sur la figure 8, on voit une telle plaque de fermeture (45) qui présente des arrondis
(61) et (62) grâce auxquels la barre qui sera coulée dans la jante, comportera seulement
des arêtes arrondies et pourra donc être laminée dans des conditions particulièrement
favorables.
[0030] Le raccordement entre la plaque de fermeture et la jante est ainsi réalisé sur les
faces latérales de la barre et, grâce aux dispositifs de centrage qui sont utilisés,
on n'observe pas de déplacement transversal relatif de cette plaque de fermeture par
rapport à la jante.
[0031] L'invention concerne, non seulement, le dispositif de coulée qui vient d'être décrit,
mais aussi un procédé de coulée sur roue de métaux où alliages à haut point de fusion
tels que le cuivre et ses alliages, les aciers et les autres métaux ou alliages à
haut point de fusion.
[0032] Ce procédé permet, grâce à la fermeture de la jante dans la zone de coulée, au moyen
de volets refroidis par circulation d'un fluide tel. que l'eau, d'obtenir une solidification
très rapide des métaux ou alliages coulés.
[0033] Ceci réduit ainsi les risques de ségrégation et permet d'obtenir des structures de
métal brut de coulée à grain particulièrement fin.'Ce procédé permet également d'obtenir
des barres coulées dont la section ne présente pas d'angles vifs, ce qui évite les
risques de replis, et peut même se rapprocher du rond.
[0034] Différents moyens d'alimentation en métal liquide de la roue de coulée peuvent être
envisagés suivant les cas. On peut utiliser, en particulier, des busettes ou encore
des canaux à niveau sensiblement constant.
[0035] Dans le cas de la coulée de.- métaux oxydables tels que le cuivre, on pourra mettre
en atmosphère contrôla le moyen d'alimentation en métal liquide.
[0036] De très nombreuses variantes du dispositif suivant l'invention peuvent être réalisées,
qui font partie de l'invention.
1°/ - Dispositif pour la coulée continue de métaux ou alliages sous forme de barre
ou de bande comportant une roue de coulée (29) pourvue d'une jante (30) à gorge (37)
dans laquelle on introduit le métal liquide, caractérisé en ce que l'obturation de
la jante est assurée par des volets mobiles (31-39) qui accompagnent de façon permanente
la roue dans sa rotation.
2°/ - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les volets (31-39)
comportent une double paroi (51) pour circulation interne d'un fluide tel que de l'eau.
3°/ - Dispositif suivant revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que un moyen de serrage
élastique (49) assure le serrage des volets sur les bords de la jante.
4°/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que des
moyens de liaison (57) assurent le serrage des volets les uns contre les autres.
5"/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la
face de la plaque de fermeture (45) en regard de la jante présente un profil complémentaire
de celui de la gorge de la jante avec des arrondis au moins au niveau du raccordement
entre cette plaque et les deux bords latéraux de la gorge (61-62).
6°/ - Procédé continu de coulée sur roue de métaux ou alliages à haut point de fusion,
tels que le-cuivre et ses alliages, les aciers ordinaires, alliés ou inoxydables,
ainsi que les superalliages et certains métaux ou alliages réfractaires, caractérisé
en ce que le métal ou alliage liquide est introduit par exemple au moyen d'une bùsette
ou d'un canal de coulée, dans une cavité de moulage constituée par une gorge réalisée
dans la jante de la roue et fermée par des volets mobiles indéformables, suivant l'une
des revendications 1 à 5.
7°/ - Procédé suivant revendication 6, caractérisé en ce qu'on réalise des barres
ou bandes présentant des arêtes arrondies.
8°/ - Barres ou bandes à arêtes arrondies obtenues par coulée continue sur roue;