[0001] L'invention se rapporte à un procédé d'obtention sur une masse métallique, de phénomènes
de brillances locales imitant celles d'un diamant taillé.
[0002] On a déjà proposé d'obtenir de tels phénomènes en reproduisant dans le métal, la
taille de celui-ci (p.e. FR - A 749 762 ou US - A 1,675,715).
[0003] Les résultats constatés furent décevants. C'est qu'en effet chercher à obtenir une
illusion de diamant par la seule taille d'un bloc métallique, relève d'une gageure,
la brillance adamantine étant la composante des reflexions,non seulement des facettes
de la couronne, mais également des bezels et halefis de la culasse émergeant de la
table.
[0004] Le FR - A 485 345 propose de réaliser des similis brillants métalliques en taillant
en creux des facettes dans la masse. Pour réaliser de tels similis brillants, les
inventeurs de ce brevet proposent l'estampage, ce qui suppose une finition à l'échoppe
afin d'obtenir un brillant superficiel satisfaisant. Or, toute intervention manuelle
condamne le produit, par l'importance du prix de revient qu'elle entraîne en lui faisant
perdre tout intérêt commercial.
[0005] C'est pourquoi jusqu'à présent, il n'est proposé sur le marché que des bijoux, alliances
par exemple, dans lesquels l'effet décoratif est dû plus à la composition du dessin
qu'à son résultat optique.
[0006] Partant du principe que le métal étant opaque de nature, ses entailles ne peuvent
être le lieu que de reflexions superficielles, l'invention tend à réaliser une brillance
adamantine par un décor gravé dont chacun des motifs comporte une zone centrale taillée
en étoile concave, et une zone périphérique également taillée.
[0007] Le procédé, selon l'invention, d'obtention de l'étoile concave de la zone centrale
est caractérisé en ce qu'elle est obtenue ;
- en pratiquant une creusure annulaire délimitant une saillie centrale à base circulaire
;
- en faisant des saignées diamétrales au moyen d'un outil à profil triangulaire tourant
autour d'un axe horizontal situé à l'aplomb du centre de ladite saillie, lesdites
saignées partageant sa circonférence en un nombre de parties égales.
[0008] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description et des revendications qui suivent, faites en regard des dessins sur
lesquels :
- les figures 1 et 2 représentent un exemple de gravure traditionnelle d'alliance.
- Za figure 3 montre en plan une partie d'alliance dont le décor est obtenu selon
l'invention.
- la figure 4 illustre la première phase de fraisage du procédé objet du brevet utilisant l'outil
représenté à la figure 5.
- la figure 6 est un schéma se rapportant à la deuxième phase de ce procédé.
. Comme on peut le voir sur les figures 1 et 2, les décors de l'art connu n'ont aucune
prétention de simuler la brillance d'un diamant. Les gravures G sont effectuées sur
le pourtour du bijou, par exemple une alliance AD, a.u moyen d'une meule à profil
triangulaire.
[0009] Le dessin de la figure 1 est celui d'une marguerite dont les pétales ainsi creusés
comme visibles à la figure 2 convergent vers un point central K situé sur la surface
latérale du bandeau de l'alliance.
[0010] Si on rapproche cette figure 1 et la figure-3 représentant une alliance A décorée
de rosaces R par exemple réparties sur son bandeau B, de place en place, soit d'une
manière contigüe, soit séparées les unes des autres, on constate la différence de
résultat.
[0011] Pour donner une similitude de la brillance adamantines il est nécessaire de réaliser
au moins l'étoile concave centrale car c'est sa réflexion qui rappelle celle des halefis
et coins de culasse, telle qu'elle serait vue au travers de la couronne d'un brillant
et notamment de sa table.
[0012] Autour de cette zone centrale Z1 formée d'une partie taillée en étoile dont le centre
est la partie.la plus creuse de la concavité, on peut disposer une zone périphérique
Z2 également taillée dans une masse cylindrique ou tronconique selon une étoile,soit
concave, soit convexe.
[0013] Pour obtenir une étoile concave par exemple celle de la zone 1 de la figure 3, on
commence par faire une creusure annulaire C1 qui délimite une saillie S1, de préférence
conique dans la masse de l'alliance A enfilée sur le mandrin M d'axe horizontal et
ce, au moyen d'une fraise tournant autour d'un axe vertical.
[0014] Avantageusement, la mise diamantée de cette fraise a un profil triangulaire.
[0015] La demanderesse a observé qu'un profil isocèle d'angle au centre a = 110° convenait
particulièrement pour obtenir une saillie SI conique, pour autant que l'axe de rotation
de la fraise soit confondu avec l'axe du cône de cette saillie.
[0016] En deuxième phase, on établit une entaille (Fig.6) dans cette saillie S1, au moyen
d'une fraise 02 également à profil triangulaire (d'angle 120°), tournant autour d'un
axe horizontal 0 placé à l'aplomb du sommet du cône de SI.
[0017] L'étoile visible à la figure 3 est obtenue en pratiquant quatre entailles identiques
se croisant à 45°.
[0018] Il est à remarquer que cette saillie circulaire S1, si elle était d'un autre profil
par exemple sphérique, en goutte de suif, ou à génératrice brisée, conduirait à des
entailles dessinant des décors autres qu'une étoile.
[0019] Une étoile obtenue comme il vient d'être décrit, pourrait être un décor en soi. On
remarque en effet que le fait d'être concave permet d'obtenir un faisceau convergent
de rayons ré- flechis qui, étant donné les dimensions réduites, apparaissent à l'oeil
comme émanant d'un foyer concentrateur.
[0020] Bien entendu, il y a intérêt à accentuer la similitude avec le diamant taille "brillant''
en taillant la zone Z2 de manière à créer des brillances analogues à celles des bezels,
halefis et étoiles de la couronne d'un tel diamant.
[0021] Un assez bon résultat est obtenu en produisant une étoile extérieure du genre de
celle visible sur la figure 3.
[0022] Bien entendu, le mandrin M peut être déplacé angulaire- ment selon son axe horizontal
pour multiplier les décors sur le pourtour du bijou qui peut être un anneau de bague,
une alliance, une "créole" de boucle d'oreille et même un bracelet.
1 - Anneau de bijouterie comportant un décor gravé caractérisé en ce que chacun de
ses motifs comporte une zone centrale(Zl)taillée en étoile concave et une zone.périphérique(Z2)également
taillée.
2 - Procédé d'obtention par fraisage d'un décor constitué d'une étoile concave, par
exemple celle selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'elle est obtenue:
- en pratiquant une creusure (C1) annulaire délimitant une saillie (S1) centrale à
base circulaire,
en faisant des saignées diamétrales (C2) au moyen d'un outil (02) à profil triangulaire
tournant autour d'un axe horizontal (0) situé à l'aplomb du centre de ladite saillie
(S1), lesdites saignées (C2) partageant sa circonférence en un nombre de parties égales.
3 - Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que la creusure annulaire (C1)
a une section triangulaire.
4 - Procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'angle de fond de cette
creusure (C1) est d'environ 110°.
5 - Procédé selon l'une des revendications 2 à 4 inclus caractêrisé en ce que la saillie
centrale ( S1 ) a une forme conique ou similaire.
6 - Anneau de bijouterie comportant des décors dont la zone centrale est obtenue selon
l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que l'effet de brillance adamantine
est complété par la taille d'une étoile périphérique concentrique à l'étoile de la
zone centrale.