[0001] La présente invention se rapporte aux procédés de construction d'un immeuble à partir
de panneaux préfabriqués qui permettent de mettre en oeuvre un tel procédé.
[0002] Il est connu dans l'industrie du batiment de préfabriquer des panneaux en béton qui
servent par exemple de mur de façade, de mur de refend, de pignon, ou de plancher.
Il existe différentes méthodes pour assembler entre eux ces panneaux et la plus connue
consiste à mettre en place les panneaux d'un premier niveau en réservant entre eux
certains intervalles adaptés complétés par un ferraillage en ronds à béton constituant
ainsi une armature secondaire. On coule ensuite du béton dans cette ossature et lorsque
le chaînage ou l'assemblage ainsi obtenus sont secs, on peut monter le niveau supérieur.
Il est bien clair qu'un tel procédé nécessite une main d'oeuvre qualifiée rare et
coûteuse pour procéder à un tel assemblage. Par ailleurs au temps nécessaire pour
l'assemblage il s'ajoute le temps de séchage du béton. Même si l'on peut employer
la main-d'oeuvre ailleurs ou à d'autres taches sur un chantier suffisamment important,
on immobilise un matériel coûteux, notamment un nombre important d'étais pendant toutes
ces opérations.
[0003] Pour pallier ces inconvénients, l'invention propose un procédé de construction d'un
immeuble, du type consistant à assembler des panneaux préfabriqués, principalement
caractérisé en ce que l'on assemble ces panneaux avec des ferrures noyées dans les
panneaux à la préfabrication de ceux-ci et qui permettent un autoverrouillage des
panneaux par simple mise en place.
[0004] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront clairement dans
la description suivante présentée à titre d'exemple. non limitatif et faite en regard
des figures annexées qui représentent :
- la figure 1, une vue en perspective de deux panneaux comportant les éléments de
verrouillage à la base de l'invention ;
- la figure 2, une vue en coupe des panneaux de la figure 1 assemblés entre eux ;
- la figure 3, une vue en coupe d'un panneau de plancher assemblé avec deux panneaux
de façade ;
- la figure 4, une vue en coupe de deux panneaux de plancher assemblés avec un panneau
de refend ;
- la figure 5, une vue en coupe de deux panneaux de façade assemblés avec un panneau
de refend ;
- la figure 6, une vue en perspective d'un niveau d'un immeuble en cours de montage
; et
- la figure 7, une vue de dessus du coin du niveau de la figure 6, comportant les
panneaux 628 et 629 et la pièce de liaison 727.
[0005] Le système de verrouillage qui est à la base de l'invention est représenté en perspective
sur deux panneaux avant leur assemblage en figure 1 et en coupe sur ces deux panneaux
assemblés en figure 2.
[0006] Sur ces figures un panneau vertical 101 faisant partie d'un mur de façade doit être
fixé dans un panneau 102 faisant partie d'un plancher. Ces deux panneaux sont entièrement
terminés à la préfabrication à l'exception d'une plinthe 103 située en bas du panneau
101 entre deux plinthes 104 et 105 et qui est rajoutée en finition, et donc présente
sur la figure 2 et absente sur la figure 1.
[0007] Cette plinthe manquante permet de dissimuler, lorsqu'elle est posée, un évidement
en forme de coin qui entaille le bord inférieur de la face intérieure du panneau 101.
Une ferrure mâle formée d'une lame métallique verticale 107 est prise dans la masse
du panneau vertical et déborde du chant inférieur de celui-ci à l'intérieur de l'évidement
106 et vers le fond de ce dernier. Le ferraillage 108 du panneau 101 est étudié pour
que la lame 107 vienne prendre appui sur celui-ci, afin d'une part d'avoir un positionnement
correct avant la coulée du béton constituant le panneau, et d'autre part de ne pas
transmettre les efforts uniquement sur la masse du béton.
[0008] Le panneau horizontal 102 comporte une cavité 109 connue sous le nom de chapelle,
qui est située au droit de l'évidement 106 lorsque les panneaux sont assemblés. L'intérieur
de cette chapelle est garnie d'une pièce métallique 110 dont la section est en forme
d'un U dont les ailes sont plus ou moins parallèles, et qui peut être formée avantageusement
à partir d'un fer plat replié convenablement. Ceci laisse libre dans ce cas les bords
latéraux de la cavité qui est alors obtenue avec un noyau dégagé au démoulage. Eventuellement
des goussets de retour peuvent complèter cette chapelle si besoin est. De cette manière
l'un au moins des ronds 111 formant le ferraillage du panneau 102 peut passer à l'intérieur
du fer 110, de manière à maintenir celui-ci et à éviter qu'il ne se décolle des parois
de la chapelle sous l'effet des efforts qu'il subira après l'assemblage.
[0009] La face extérieure du panneau de façade 101 se termine vers le bas par une aile 112
qui fait saillie en-dessous du chant inférieur de ce panneau, et qui est destinée
à venir s'appuyer sur le bord extérieur du panneau de plancher 102. Ceci est une solution
parmi d'autres, mais il est évident que cette aile 112 peut être remplacée par une
face complète de béton dans le cas de panneaux sandwich.
[0010] Lors du montage on amène, avec des moyens de levage, le panneau 101 au-dessus de
la position qu'il devra occuper après l'assemblage définitif. On le fait descendre
en le guidant vers cette position et en le ramenant vers l'intérieur du batiment,
de telle manière que l'aile 112 - vienne s'appuyer sur le chant extérieur du panneau
102 avant que le chant inférieur du panneau 101 ne repose sur le panneau 102. En continuant
la descente on engage la lame 107 dans la chapelle 109, et on termine la mise en place
en laissant reposer le chant inférieur du panneau 10 sur le dessus du panneau 102.
Si la largeur de la lame 107 est sensiblement la même que celle de la chapelle dans
laquelle elle rentre, le panneau vient se mettre également en place dans le sens de
la largeur.
[0011] Dans ce mouvement, la lame 107 vient d'abord appuyer sur la partie haute de la jambe
de la ferrure en U .110 qui est située le plus près du chant du panneau 102. Cette
jambe présente une inclinaison en forme de rampe qui tend à repousser la lame 107,
et donc le .panneau 101 dont elle est solidaire, vers l'intérieur du panneau 1U2.
Ce mouvement s'arrête lorsque l'aile 112 s'applique contre le chant du panneau 102.
En continuant la descente, l'action de la rampe de la ferrure 110 sur la lame 107
provoque la flexion de celle-ci et, lorsque finalement le panneau 101 repose sur le
panneau 102, l'effet de ressort de la lame 107, combiné avec l'appui de l'aile 112,
assure un verrouillage du panneau de façade 101 sur le panneau de plancher 102. Ce
verrouillage permet la poursuite de l'assemblage des autres panneaux moyennant quelques
précautions éventuelles qui seront décrites avec l'ensemble du procédé d'assemblage.
[0012] Lorsque les panneaux d'un même étage sont bien en place on procède à la fixation
définitive de la lame 107 sur la ferrure 110, par exemple par soudage. L'accès à ces
deux pièces se fait par l'ouverture de l'évidement 106 qui présente un angle d'intervention
D largement suffisant pour permettre de souder la lame 106 avec la ferrure 110 sur
les trois côtés de cette lame. Le soudage n'est qu'un procédé de fixation parmi d'autres
et on peut utiliser également un boulonnage, ou même le cas échéant une fixation indirecte
en plaçant une pièce métallique supplémentaire qui est soudée ou boulonnée d'un côté
sur la lame 106 et de l'autre sur la ferrure 110.
[0013] Il est utile de ménager un jeu volontaire entre le chant inférieur du panneau de
façade 101 et la face supérieure du panneau de plancher 102. Pour cela, on prévoit
sur le chant inférieur du panneau de façade 101 des plots, connus sous le nom de drageoirs,
qui débordent légèrement de ce chant inférieur et qui viennent reposer sur le panneau
de plancher 102. Les moyens de moulage utilisés pour la fabrication des panneaux sont
spécialement prévus pour obtenir un dimensionnement très rigoureux de ces drageoirs
dont la surface inférieure sert de référence. Il est en effet plus facile d'avoir
deux points d'appui rigoureux qu'une surface complète parfaitement plane. On remarque
d'ailleurs que les plots pourraient être prévus sur la surface supérieure du panneau
de plancher 102, et que de même la répartition entre ces deux panneaux de la chapelle
femelle et de la ferrure mâle pourrait être inversé. En fait le modèle décrit correspond
à celui qui est le plus facile à obtenir par moulage, car dans ces conditions la surface
supérieure du panneau 102 est obtenue par réglage de la surface libre du moule.
[0014] Le jeu volontaire 114 ainsi obtenu permet de faciliter le coulage d'un produit de
remplissage formé d'un matériau fluide durcissable tel que du mortier, qui ne joue
aucun rôle mécanique capital, mais qui peut collaborer à la tenue de la structure.
Il vient colmater tant le jeu compris entre les deux panneaux que les cavités 106
et 110 dans lesquelles les ferrures d'assemblage sont à nu au départ. On enrobe ainsi
ces ferrures ce qui supprime tous les risques de corrosion, dus notamment aux produits
de nettoyage du sol qui pourraient s'infiltrer entre les panneaux. On note que les
drageoirs qui délimitent ce jeu sont entièrement entourés par le produit de remplissage,
et que de ce fait les interstices qui pourraient exister entre ces plots et la surface
de l'autre panneau sont entièrement clos. En vue du coulage, et pour éviter tout débordement
en façade du produit de remplissage, on a placé un joint 113 dans une cannelure ménagée
au raccordement de l'aile 112 et du chant du panneau 101. Le produit de remplissage
permet également le collage de la dernière plinthe 103, qui vient complèter la ligne
de plinthes 104, 105 et dissimuler la fermeture de l'évidement 106 lors des opérations
de finition. Cette plinthe par la même occasion maintient le produit de remplissage
dans l'évidement 106.
[0015] A partir du dispositif de base représenté sur les figures 1 et 2, de nombreuses variantes
de réalisation permettent toutes les combinaisons nécessaires à la réalisation d'un
immeuble.
[0016] Ainsi sur la figure 3 on a représenté la coupe de la liaison entre deux panneaux
de façade, inférieur 101 et supérieur 201, et un panneau de plancher intermédiaire
202.
[0017] Ce panneau intermédiaire 202 est creux et fermé par un plancher flottant 216. Il
peut aussi être une dalle pleine.
[0018] Le panneau supérieur 201 est fixé à l'aide d'une aile 212, d'une lame métallique
207, et d'un évidement 206, sur le panneau 202 muni lui-même d'une première chapelle
209. Le produit de remplissage, ainsi que le joint périphérique, n'a pas été représenté
sur la figure, mais on a par contre figuré l'un des drageoir 215 qui vient saillir
du chant du panneau 201 pour s'appuyer sur le dessus du panneau 202. Ce drageoir sur
la figure est bien entendu situé en arrière de l'ensemble lame 207, chapelle 209.
[0019] L'aile 212 du panneau 201 est suffisamment grande pour déborder du panneau de plancher
202 et constituer ainsi la surface de référence sur laquelle s'appuie le panneau inférieur
101.
[0020] Le chant supérieur de ce panneau 101 est muni d'une lame 307 débouchant dans un évidement
306, et d'un drageoir 309 situé lui aussi derrière l'ensemble lame-évidement. Le panneau
202 repose sur ce drageoir et comprend une chapelle 309 dans laquelle s'engage et
est soudée la lame 307.
[0021] Un tel dispositif s'applique également à l'assemblage des refends dont un exemple
est représenté sur la figure 4, dans laquelle un refend 401 est assemblé à deux éléments
de plancher 302 et 402 dont la jonction se situe en dessous de ce refend.
[0022] Ces deux éléments de plancher sont aboutés l'un contre l'autre en ménageant entre
eux un jeu volontaire 314 obtenu à l'aide d'au moins un drageoir 415. Le positionnement
et la fixation de ces deux éléments entre eux se fait.au besoin à l'aide des mêmes
moyens que ceux utilisés dans le procédé de construction selon l'invention. Le jeu
314 sera ultérieurement rempli avec le produit de remplissage utilisé pour remplir
le jeu volontaire 414 laissé entre le refend 401 et le plancher, et délimité par le
drageoir 315.
[0023] Le chant inférieur du panneau de refend 401 comprend deux dispositifs identiques
à ceux des panneaux de façade, mais disposés symétriquement par rapport au plan médian
de ce panneau. Ces dispositifs comprennent les deux lames verticales 307 et 407 débouchant
dans les évidements 306 et 406. Dans l'exemple décrit, pour obtenir une meilleure
solidité, et plus de facilité de positionnement lors du moulage du panneau, ces deux
lames sont réunies par une pièce métallique transversale 41 sur laquelle elles sont
soudées.
[0024] Ces lames pénètrent dans deux chapelles 309 et 409 disposées sur la surface supérieure
des panneaux de plancher 302 et 402 et dont les rampes de positionnement sont symétriques
l'une de l'autre par rapport au plan de jonction des panneaux de plancher, qui est
confondu avec le plan médian du panneau de refend 401.
[0025] Après la pose du panneau de refend sur les panneaux de plancher, on soude, comme
pour le cas du panneau de façade, les lames 307 et 407 sur les garnitures métalliques
des chapelles 309 et 409. Il ne reste plus alors qu'à couler le produit de remplissage,
qui va également s'infiltrer dans le jeu 314, et à placer les portions de plinthes
qui servent à cacher les évidements 306 et 406.
[0026] Enfin les mêmes moyens permettent d'assembler les panneaux de façade entre eux, ainsi
que les panneaux de refend aux panneaux de façade. Il faut parfois utiliser certaines
variantes de réalisation en raison de la place nécessaire pour manipuler les éléments.
Ces variantes de réalisation peuvent d'ailleurs aussi être mises en oeuvre dans les
assemblages précédemment décrits.
[0027] La figure 5 représente l'assemblage de deux panneaux de façade 501 et 601 entre eux,
et d'un panneau de refend 401 avec ces deux panneaux de façade. Elle permet sur un
seul exemple de décrire plusieurs de ces variantes.
[0028] Le dispositif de base décrit par rapport aux figures 1 et 2 suppose un pincement
entre d'une part une aile 112, et d'autre part une lame 107 qui est repoussée par
l'action sur la rampe présentée par la chapelle 109. Dans le cas d'un mur de façade
il n'est pas toujours possible d'utiliser de telles ailes, pour des raisons d'esthétique
par exemple. Par ailleurs les panneaux de façade sont déjà positionnés lors de leur
assemblage avec les panneaux de plancher, et si l'on utilisait le même système entre
les panneaux de façade il faudrait les amener de biais pour faire pénétrer les lames
d'un panneau simultanément dans les chapelles du plancher et les chapelles du panneau
contigü, ce qui nécessiterait des mouvements verticaux et horizontaux simultanés délicats
à obtenir. Il est plus simple de descendre purement et simplement le panneau à l'aplomb
de sa position définitive.
[0029] Dans ces conditions, on utilise pour les deux chants des panneaux 501 et 601 qui
se font face, deux parties mâles du dispositif de base qui comprennent une lame 707
débouchant dans un éventuel évidement 706 pour le panneau 501, et une lame 807 débouchant
dans un éventuel évidement 806 pour le panneau 601. Le panneau 501 est muni d'un drageoir
615 qui délimite un jeu volontaire 614, et dont l'action est éventuellement complétée
par d'autres drageoirs portés par le panneau 601.
[0030] A la différence des dispositifs précédents les lames 707 et 807 ne débordent que
très légèrement du chant des panneaux, de manière à ne pas interférer entre elles
car elles sont placées dans les panneaux pour se faire face lorsque les panneaux sont
en place. Ainsi donc, lorsque les panneaux sont positionnés, il suffit de fixer entre
elles ces deux lames par exemple par soudure. Tous les autres moyens de fixation sont
utilisables et l'on peut par exemple, si l'on désire prévoir un jeu important entre
l'extrémité des lames pour éviter toute interférence entre celles-ci mais en ne permettant
pas alors la soudure, utiliser une pièce métallique rapportée permettant de réunir
ces deux lames et fixée sur elles, soit par soudure soit par boulonnage, réalisant
ainsi une soudure ou un boulonnage indirect.
[0031] Le même problème de mise en place se pose pour le panneau de refend 401. Il peut
être d'autant plus critique que, si ce panneau est par exemple le dernier du refend
à être mis en place, alors que les panneaux de façade sont déjà placés, il n'est plus
possible de prévoir un débattement latéral pour engager les lames dans les chapelles.
Ainsi donc dans l'exemple décrit, ce panneau de refend 401 comprend deux lames symétriques
507 et 607, réunies dans cet exemple par une pièce intermédiaire 516 et débouchant
dans deux évidements 506 et 606. Sur la figure ces lames métalliques ne débordent
pas du champ du panneau de refend. Ceci peut être obtenu dans le cas où l'on aurait
prévu par exemple de les faire pénétrer dans les chapelles de panneaux de façade et
que, par suite d'une erreur dans la séquence de mise en place, ceci ne soit plus possible,
en sectionnant tout simplement ces lames sur place.
[0032] Les faces intérieures des panneaux de façade 501 et 601 comprennent au droit des
lames 507 et 607 deux chapelles 509 et 609. Pour fixer les lames aux chapelles, on
utilise alors un mode de fixation indirect à l'aide de deux équerres métalliques 517
et 617 enfoncées dans les chapelles, et qui en débordent pour venir rejoindre les
lames 507 et 607. Ces équerres seront fixées, par soudure par exemple, aussi bien
sur les lames que sur les ferrures des parois des chapelles.
[0033] On pourrait utiliser de simples morceaux de lame droite pour prolonger les lames
507 et 607, mais il faudrait les maintenir pendant le soudage. Les équerres représentées
sur la figure sont prévues pour que les côtés destinés à pénétrer dans les chapelles
soient plus larges que ces dernières. En forçant ces équerres dans les chapelles,
avec un coup de masse par exemple, elles se déforment et restent donc en place toutes
seules jusqu'à ce que la soudure soit terminée.
[0034] Le panneau de refend 401 comprend en outre au moins un drageoir 515 qui permet de
délimiter un jeu contrôlé 514 qui sera rempli par le produit de remplissage injecté
dans les évidements 506 et 606. Ce produit sera de préférence assez fluide pour refluer
dans le jeu 614 et remplir ce dernier ainsi que les évidements 806 et 706.
[0035] Les exemples rassemblés sur la figure 5 peuvent être distincts, et l'on peut très
bien avoir par exemple simplement deux panneaux de façade tels que 501 et 601 réunis
entre eux de la manière illustrée sur la figure, sans avoir de panneau de refend 401
assemblé à leur jonction.
[0036] De même les moyens d'assemblage utilisés pour réunir les panneaux de façade 501 et
601 peuvent être utilisés dans les exemples décrits plus haut et permettre de réunir
entre eux par exemple les panneaux de plancher 302 et 402 de la figure 4.
[0037] Les moyens d'assemblage ainsi décrits permettent une rapidité de construction inégalée
jusqu'à ce jour. Le procédé de construction qui utilise ces moyens va être décrit
en référence à la figure 6, qui représente de manière très schématique un étage comportant
un plancher 621 sur lequel sont assemblés au moins partiellement deux pignons 622
et 623, une façade 624, un refend 625 et une façade 626.
[0038] Dans une première étape on commence par assembler un lit de panneaux de plancher
pour former le plancher 621. Ce lit est horizontal, soit parce que les panneaux reposent
sur une surface convenablement aménagée, soit parce qu'il constitue le plafond d'un
autre niveau obtenu selon le procédé, comme par exemple pour les panneaux 202 assemblés
sur les panneaux 101 dans la figure 3.
[0039] Dans une deuxième étape on dispose un gabarit de montage lesté 626, puis dans une
troisième étape l'un des panneaux verticaux. Ce panneau vertical est dans l'exemple
représenté sur la figure le panneau central 627 du pignon 622, mais tout autre panneau
peut être choisi, sous la seule condition que les moyens d'assemblage des différents
panneaux aient été prévus au départ pour pouvoir s'enclencher les uns dans les autres
selon une gamme de fabrication déterminée au bureau d'étude. Il en découle notamment
l'ordonnancement des différentes lames de verrouillage selon qu'elles débordent du
chant des panneaux ou non, ainsi qu'on l'a expliqué plus haut.
[0040] Ce panneau s'enclenche et se verrouille sur le panneau du plancher correspondant.
On le fixe au gabarit lesté 626 qui forme une équerre qui repose sur le plancher,
et qui maintient ce panneau tant au basculement vers l'intérieur qu'au basculement
vers l'extérieur.
[0041] On place ensuite le panneau suivant 628, qui se positionne et se verrouille lui aussi
automatiquement à côté du premier. Pour éviter d'utiliser des moyens d'étayage supplémentaires,
on solidarise ce deuxième panneau avec le premier, à l'aide d'une lame métallique
721 qui va être décrite plus loin. On arrive ainsi à l'extrémité du pignon 622.
[0042] On démarre alors la construction de la façade 624, en commençant par la pose du premier
panneau 629 qui se place comme les panneaux 627 et 628. Pour éviter toujours des moyens
d'étayage supplémentaires, on utilise alors une équerre qui solidarise les panneaux
628 et 629. Elle est représentée plus en détail sur la figure 7.
[0043] Pour obtenir cette solidarisation, on a prévu lors du moulage des panneaux de laisser
déborder de la surface supérieure du béton les ferrailles d'armature telles que 723.
Dans le cas d'un procédé très industrialisé, ces ferrailles sont placées à des endroits
rigoureusement déterminés à l'avance, ce qui permet de préparer des équerres telles
que 722 en les découpant dans une plaque de tôle, et en perçant des trous à l'espacement
convenable. Les ferrailles 723 s'engageront alors sans problème dans ces trous, et
les deux panneaux seront solidarisés pour éviter des mouvements très improbables dus
à des efforts tout à fait accidentels.
[0044] Dans l'exemple décrit les ferrailles 723 ne dépassent pas le champ des panneaux,
mais .elles débordent du fond d'un lamage 724 obtenu au moulage. Ceci- permet aux
ferrailles de ne pas interférer avec les panneaux qui'seront placés pour former le
plafond de l'étage à construire. Une autre solution aurait consisté à prévoir un lamage
semblable, mais dans les panneaux de plafond, afin de recevoir les ferrures. Enfin
une dernière possibilité, plus délicate à mettre en oeuvre, consiste à araser les
ferrures, de manière à ce qu'elles débordent tout en restant dans le jeu volontaire
obtenu avec les drageoirs.
[0045] Dans tous ces cas le produit de remplissage qui permet de combler les jeux volontaires
et de protéger contre la corrosion les lames et les chapelles enrobera également les
ferrailles ainsi dégagées et les protégera également contre la corrosion.
[0046] Les lames de solidarisation telles que 721 sont obtenues de la même manière que les
équerres 722, et elles solidarisent elles aussi les panneaux à l'aide des ferrailles
d'armature et d'un lamage.
[0047] On continue alors la pose des différents panneaux verticaux, pour terminer la façade
624 et obtenir le pignon 623, le refend 625, la façade 626 et finir par le dernier
panneau du pignon 622.
[0048] Dans une quatrième étape, on procède alors à la pose d'un lit de panneaux supérieurs
qui ferme l'étage par le dessus. On termine par le panneau qui vient se placer sur
le panneau de pignon 627, après avoir bien entendu retiré le gabarit lesté 628.
[0049] Une cinquième étape consiste à souder les organes d'assemblage tels que les lames
dans les chapelles, ce qui assure la solidarisation définitive de l'ensemble de l'étage.
[0050] A partir de ce moment on peut commencer la construction de l'étage supérieur sans
plus attendre.
[0051] La dernière étape du procédé consiste à couler le produit de remplissage, du mortier
par exemple, dans les évidements d'où sortent les lames de connexion en faisant refluer
ce produit dans les joints volontaires. Au fur et à mesure que l'on procède à l'injection
et que les évidements sont remplis on place les morceaux de plinthe qui dissimulent
les évidements.
[0052] On notera bien que cette dernière étape est une étape de finition qui ne joue aucun
rôle pour la solidité de l'ouvrage et n'empêche en rien la continuation des autres
travaux et notamment l'édification des étages supérieurs,
1. Procédé de construction d'un immeuble, du type consistant à assembler des panneaux
préfabriqués avec des ferrures (107,110) noyées dans les panneaux (101,102) à la fabrication
de ceux-ci, caractérisé en ce que ces ferrures permettent un autoverrouillage et un
réglage des panneaux par simple mise en place, et que l'une au moins des ferrures
d'un premier panneau (101) a la forme d'une lame (107) faisant saillie de ce panneau,
et que l'une au moins des ferrures d'un deuxième panneau (102) verrouillé sur le premier
a la forme d'un U(110) logé dans une chapelle (109) creusée dans le deuxième panneau
et débouchant sur la face intérieure du panneau.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on solidarise les ferrures
(107) d'un panneau (101) avec celles (110) du panneau (102) sur lequel il se verrouille,
après la mise en place de ces panneaux.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solidarisation des ferrures
(107,110) se fait par soudage.
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ce soudage se fait de manière
indirecte en interposant entre les deux ferrures (507,510) une pièce métallique intermédiaire
(517) soudée sur ces deux ferrures.
5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solidarisation des ferrures
(107,110) se fait par boulonnage.
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que ce boulonnage se fait de
manière indirecte en interposant entre les deux ferrures (507,510) une pièce métallique
intermédiaire (517) boulonnée sur ces deux ferrures.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que
après la solidarisation des ferrures (107,110) on injecte entre les panneaux (101,102)
un matériau fluide durcissable (114) permettant de combler les joints entre ces panneaux
et de noyer les ferrures, ce qui les protège contre la corrosion.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on ménage un jeu volontaire
(414) entre les panneaux (401,302,402) pour faciliter l'injection du matériau fluide
durcissable entre ces panneaux.
9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le jeu volontaire entre
deux panneaux (201,202) est obtenu à l'aide d'au moins un drageoir (215) ménagé sur
l'un des panneaux (201) à la préfabrication de celui-ci.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, pour la construction
d'un niveau d'un immeuble, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- pose d'un lit de panneaux de plancher (621) ;
- pose sur ce plancher d'un gabarit lesté (628) ;
- pose sur ce plancher d'un premier panneau vertical (627) maintenu par le gabarit
lesté ;
- pose successive des autres panneaux verticaux (628,629) du niveau sans étayage ;
ces panneaux étant réunis l'un à l'autre par des moyens de sécurité formés d'une lame
métallique (722) percée de trous (724) dans lesquels viennent se placer les extrémités
des armatures des panneaux qui débordent du champ supérieur de ces panneaux ;
- pose d'un lit de pannèaux de plafond à l'exception de celui placé sur le premier
panneau vertical (627) ;
- enlèvement du gabarit lesté (628) ;
- pose du dernier panneau de plafond ;
- solidarisation de tous les panneaux entre eux ; et
- injection ultérieure du matériau fluide durcissable dans les joints entre les panneaux.
11. Panneau préfabriqué (101) pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque
des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une ferrure mâle
(107) émergeant d'une première paroi du panneau réservé à l'assemblage.
12. Panneau selon la revendication 11, caractérisé en ce que la ferrure mâle (107)
a la forme d'une lame qui sort d'un évidement (106) débouchant à la fois sur la première
paroi et sur une deuxième paroi perpendiculaire à la première et permettant l'accès
à la ferrure après l'assemblage.
13. Panneau selon la revendication 12, caractérisé en ce que la première paroi constitue
un chant du panneau, que la deuxième paroi constitue une première face du panneau,
et que la deuxième face de celui-ci se prolonge par une partie du panneau pouvant
prendre la forme d'une aile (112) qui déborde du plan de la première paroi pour former
une surface de référence et constituer avec la lame (107) une pince permettant le
verrouillage du panneau lors de son assemblage.
14. Panneau selon la revendication 12, caractérisé en ce que la première paroi constitue
un chant du panneau et que celui-ci comprend en outre une deuxième ferrure mâle (307)
et un deuxième évidement (306) disposés symétriquement à la première ferrure et au
premier évidement par rapport à l'épaisseur du panneau.
15. Panneau selon l'une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisé en ce qu'il
comprend en outre au moins un drageoir (215) faisant saillie sur la première paroi
pour servir de butée lors de l'assemblage et délimiter un jeu volontaire (414) entre
les panneaux assemblés.
16. Panneau préfabriqué (102) pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque
des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une chapelle
(109) creusée dans une première paroi du panneau réservé à l'assemblage et garnie
d'une ferrure femelle (110).
17. Panneau selon la revendication 16, caractérisé en ce que la chapelle est située
près du bord de la première paroi et que la ferrure femelle (110) a la forme d'un
U disposé perpendiculairement à ce bord et dont la branche verticale située le plus
près du bord est inclinée pour former une rampe descendant vers le centre du panneau
et permettant le verrouillage du panneau lors de l'assemblage.
18. Panneau selon l'une quelconque des revendications 16 et 17, caractérisé en ce
qu'il comprend en outre au moins un drageoir (315) faisant saillie sur la première
paroi pour servir de butée lors de l'assemblage et délimiter un jeu volontaire (414)
entre les panneaux assemblés.
19. Panneau selon l'une quelconque des revendications 11. à 18, caractérisé en ce
que les ferrures d'assemblage sont entrecroisées avec le ferraillage du panneau pour
éviter l'arrachement des ferrures de la masse du panneau.