[0001] Le domaine de la présente invention est celui du calcul analogique, et notamment
du calcul de transformées rapides de Fourier. L'une des applications les plus intéressantes
des transformées de Fourier est l'analyse spectrale de signaux électriques, et l'un
des buts à atteindre est la possibilité d'effectuer cette analyse spectrale en temps
réel, au fur et à mesure de l'arrivée de ces signaux. La rapidité du calcul est donc
essentielle.
[0002] Les transformées discrètes de Fourier se résument mathématiquement en un produit
d'un vecteur de nombres complexes (qui en pratique sont des échantillons de signaux
avec une partie réelle et une partie imaginaire) par une matrice complexe dont les
termes sont des nombres complexes de module 1 et d'angles multiples entiers de 2π/N
si N est le nombre d'échantillons de signaux servant au calcul de la transformée.
[0003] Chaque terme complexe du vecteur représentant la transformée de Fourier est donc
une somme de produits d'un échantillon (partie réelle et partie imaginaire) par un
coefficient cos 2Kπ/N + j sin 2kπ/N où k est un entier compris entre 0 et N - 1, N
est le nombre d'échantillons traités, j est le nombre imaginaire pur dont le carré
est -1.
[0004] On voit donc que l'obtention des divers coefficients complexes de la transformée
discrète de Fourier consisterait à effectuer une série de N
2 multiplications de nombres complexes par des coefficients cos 2k7t/N + j sin 2kTt/N
et N
2 additions des produits obtenus.
[0005] M.C. Pease a montré que l'on pouvait exécuter un calcul analogique d'une transformée
rapide de Fourier selon un algorithme répétitif qui se traduit par l'utilisation en
parallèle d'un réseau de N/2 opérateurs complexes à deux entrées et deux sorties,
qui reçoivent sur leurs entrées deux nombres complexes et qui fournissent sur leurs
sorties des sommes pondérées des entrées. En pratique, chaque opérateur fournit d'une
part la somme des entrées et d'autre part la différence multipliée par un vecteur
unitaire d'angle 2Jtk/N, k pouvant varier de 0 à N - 1.
[0006] Les sorties des opérateurs sont envoyées vers un autre réseau de N/2 opérateurs complexes,
avec un certain brassage des interconnexions entre les sorties du premier réseau et
les entrées du second ; de même, les sorties du deuxième réseau sont à nouveau envoyées,
avec le même brassage d'interconnexions, vers un troisième réseau, et ainsi de suite
: si N = 2
P, p réseaux sont nécessaires pour qu'à partir de N échantillons de signaux appliqués
au premier réseau, on obtienne sur les sorties du dernier réseau N grandeurs représentant
la transformée rapide de Fourier du signal échantillonné à l'entrée.
[0007] Cependant, comme le brassage entre les interconnexions est le même entre les réseaux
successifs, il y a une configuration spatiale répétitive dont le motif unitaire ne
comprend qu'un seul réseau de N/2 opérateurs complexes. Bien que les rotations vectorielles
d'angle 27tk/N exécutées par les opérateurs varient d'un - opérateur d'un réseau à
l'opérateur de même position du réseau voisin, on peut aussi souhaiter profiter de
la répétitivité de la configuration spatiale pour n'utiliser qu'un seul réseau de
N/2 opérateurs dont les coefficients de pondération (c'est-à-dire les cosinus et sinus
de l'angle 27tk/N) seront commandables, les sorties du réseau étant ramenées plusieurs
fois successivement vers les entrées (avec toujours le même brassage, mais avec une
modification des angles 2kπ/N des différents opérateurs à chaque recirculation). Si
N = 2
P, on utilisera un réseau de N/2 opérateurs complexes, on introduira N échantillons
de signaux, on fera recirculer p fois les grandeurs de sortie vers les entrées avec
un brassage des interconnexions, en modifiant à chaque fois convenablement les rotations
introduites par chaque opérateur, et on obtiendra à la fin N grandeurs complexes représentant
la transformée rapide de Fourier du signal d'entrée. Ce type de traitement en parallèle
avec recirculation est plus long qu'un traitement avec p réseaux mais il économise
un bon nombre d'opérateurs.
[0008] On pourra se reporter à l'article de M.C. Pease : "An adaptation of the fast Fourier
transform for parallel processing", dans le Journal ACM-vol.15, pages 252-264, avril
1968, et à l'article de H.S. Stone "Parallel processing with the perfect shuffle"
dans IEEE transactions on computers, vol. C-20 n°2, pages 153-161, février 1971.
[0009] Quel que soit le mode de traitement adopté, c'est-à-dire avec ou sans recirculation
des grandeurs calculées, on est amené à utiliser des opérateurs complexes qui, à partir
de deux grandeurs complexes d'entrée c
0 = a
0 + jb
0 et c
1 = a
1 + jb
l introduites en fait sous forme de quatre grandeurs électriques (tensions) a
o, b
o, a
1, b
1' fournit deux grandeurs complexes de sortie :

obtenues en fait sous forme de quatre grandeurs électriques (tensions) x
o, y
0, x
1, Y
1, avec :




[0010] Sous une autre forme mathématique, cela revient à dire que l'opérateur complexe réalise
:
- d'une part, un premier vecteur complexe qui est simplement la somme des grandeurs
complexes d'entrée :
z0 = c0 + c1, et
- d'autre part, un deuxième vecteur qui est la différence des grandeurs d'entrée multipliée
par une rotation simple d'angle 2kπ/N :
z1 = (co - cl) ej2k7t/N.
[0011] Le but de la présente invention est de réaliser un tel opérateur complexe utilisant
un minimum de composants, modifiable à volonté en ce qui concerne la valeur de l'angle
de rotation 2kπ/N, afin qu'il soit particulièrement adapté au calcul analogique de
transformées rapides de Fourier selon l'algorithme de Pease.
[0012] Ce module est essentiellement constitué de la manière suivante, pour réaliser d'abord
les quantités x
1 et y
1 à partir de tensions a
o, a
l, b
o, b
l : il comprend d'abord deux amplificateurs opérationnels à capacités commutées montés
identiquement, avec une capacité de bouclage reliée d'une part à l'entrée inverseuse
de l'amplificateur et d'autre part soit à la masse par un premier transistor soit
à la sortie de l'amplificateur par un second transistor, un troisième transistor étant
prévu pour permettre de court-circuiter sortie et entrée de l'amplificateur ; une
pluralité de capacités d'entrée en parallèle est prévue, chacune pouvant être mise
en service ou isolée par un interrupteur (transistor) respectif, ces capacités ayant
pour valeurs, rapportées à la valeur de la capacité de bouclage, des cosinus d'angles
2k7t/N répartis entre 0 et π/4 ; une autre pluralité de capacités, agencée de la même
manière, est prévue à l'entrée de l'amplificateur, mais elles ont pour valeurs les
sinus des mêmes angles ; l'une des pluralités de capacités reçoit d'un côté le signal
a
0 à travers un transistor de commutation et le signal a
1 à travers un autre, tandis qu'elle est reliée de l'autre côté à l'entrée de l'amplificateur
; l'autre pluralité de capacités reçoit complémentairement d'un côté le signal b
o à travers un transistor de commutation et le signal b
1 à travers un autre, tandis qu'elle est reliée de l'autre côté à l'entrée de l'amplificateur.
Les deux amplificateurs sont montés de la même manière, chacun avec une capacité de
bouclage et deux pluralités de capacités, mais il existe une symétrie de connexions
entre les deux amplificateurs en ce sens que si, pour l'un des amplificateurs, ce
sont les capacités ayant pour valeur des cosinus qui reçoivent les signaux a
0 et a
l, alors, pour l'autre amplificateur, les capacités correspondantes, ayant aussi pour
valeur des cosinus, recevront non pas a
0 et a
l, mais b
o et b
1. La réciproque est vraie pour les capacités ayant pour valeur des sinus ; le module
opérateur comprend enfin un circuit de commande de commutation des différents transistors,
apte à établir des phases de conduction synchronisées entre les différents transistors.
[0013] Les tensions de sortie des deux amplificateurs dans ce montage représentent des valeurs
approchées des quantités cherchées x
1 et y
1.
[0014] En pratique, le module opérateur comportera quatre amplificateurs supplémentaires
ayant un double rôle : d'une part, ils serviront tous les quatre de mémoires tampons
prélevant des échantillons de tensions a
0, b
o, a
l, b
1 et les gardant en mémoire pour les appliquer aux deux premiers amplificateurs ; d'autre
part, sur les quatre amplificateurs supplémentaires, deux serviront à préciser le
calcul approché fait par les deux premiers amplificateurs, tandis que les deux autres
serviront à établir les sommes a
0 + a
1 et b
0 + b
1 de manière à faire apparaître sur les sorties des quatre amplificateurs supplémentaires
respectivement les quantités x
l, y
1, a
0 + a
1 et b
o + b
1.
[0015] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés
dans lesquels':
- la figure 1 représente schématiquement un sommateur-pondérateur constituant la base
du module opérateur de l'invention,
- la figure 2 représente un sommateur-pondérateur capable de produire les tensions
x1 et y1 correspondant aux équations (3) et (4),
- la figure 3 montre un module opérateur avec une possibilité d'interpolation pour
préciser la valeur de x1 et y1,
- la figure 4 montre schématiquement l'ensemble de la structure du module opérateur
complexe avec six amplificateurs opérationnels.
[0016] Dans la description qui suit, on s'intéressera à un module opérateur capable d'effectuer
la somme simple de deux nombres complexes, et la différence de ces nombres multipliée
par e 2jkπ/N avec N = 2P et k = 0 à N-1. Cette somme et cette différence correspondent
aux équations (1) à (4) écrites plus haut.
[0017] Lorsque des exemples numériques seront donnés, on prendra N = 256, p = 8 qui constituent
des valeurs réalistes pour obtenir une précision de calcul suffisante pour beaucoup
d'applications (par exemple, l'analyse de la parole).
[0018] Le module est contrôlé en ce qui concerne le coefficient k, c'est-à-dire l'angle
de rotation, par un séquenceur qui délivre des signaux binaires représentant la valeur
désirée pour le coefficient k, dont on rappelle qu'il prend des valeurs successives
différentes pour un même module opérateur lorsque la transformée de Fourier est calculée
par un réseau unique, bouclé sur lui-même, de N/2 opérateurs. Pour N = 256, k sera
représenté par un nombre de huit éléments binaires.
[0019] Comme on le remarque d'après les équations (3) et (4), il y a lieu d'établir à partir
de quatre tensions électriques a
o, a
l, b
o, b
1, des différences a
o - a
l et b
o - b
1, puis de faire une somme ou une différence pondérée de ces deux différences, la pondération
étant faite pour les deux équations avec des coefficients qui sont le sinus et le
cosinus d'un même angle.
[0020] A priori, il faudrait utiliser un certain nombre d'amplificateurs opérationnels pour
réaliser d'abord deux différences puis la multiplication de chacune par un sinus et
par un cosinus puis la somme et la différence des quantités ainsi pondérées.
[0021] On va décrire d'abord une structure de sommateur-pondérateur capable de réaliser
ces quantités pondérées avec seulement deux amplificateurs différentiels, après quoi
on décrira l'ensemble du module opérateur qui utilise cette structure pour établir
les équations (1) à (4).
[0022] Cette structure, visible à la figure 1, comprend un amplificateur opérationnel A0,
une capacité de bouclage C
1, deux capacités d'entrée C
o et C'
0, et des commutateurs qui sont de préférence des transistors à grille isolée de type
MOS (métal- oxyde-semiconducteur) si le module opérateur est fabriqué sous forme de
circuit intégré en technologie MOS.
[0023] L'amplificateur a une entrée non-inverseuse à la masse et une entrée inverseuse reliée
à une borne de chacune des trois capacités C
0,
C'o, C
1.
[0024] L'autre borne de C
0 est reliée, par l'intermédiaire d'un transistor MOS T
a a une entrée de signal a
0 dont elle peut être isolée lorsque le transistor T
a est bloqué. Elle est aussi reliée à une autre entrée pour le signal a
1 par un transistor T'a qui peut également l'en isoler. Les phases de conduction de
T
a et T'a sont disjointes, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas conducteurs en même temps.
[0025] De la même manière, l'autre borne de la capacité C'
o est reliée à une entrée de signal b
0 et une entrée de signal b
1 respectivement par un transistor T
b et un transistor T'
b dont les phases de conduction sont disjointes et sont soit les mêmes que celles de
T
a et T'a, soit permutées c'est-à-dire les mêmes que celles de T'a et T
a. Sur la figure 1, les phases sont permutées, c'est-à-dire que T
a et T'
b conduisent simultanément les signaux a
0 et b
1 aux capacités C
0 et C'
0, après quoi, dans une phase disjointe de la précédente, T'a et T
b conduisent simultanément les signaux a
1 et b
0 aux capacités C
0 et C'
0.
[0026] L'autre borne de C
1 est reliée par l'intermédiaire d'un commutateur (transistor Tl) à la masse, et par
l'intermédiaire d'un autre commutateur (transistor T2) à la sortie de l'amplificateur
A0. Les phases de conduction de Tl et T2 sont les mêmes que celles de T
a et T'a ou sont permutées. Sur la figure 1, ce sont les mêmes. Enfin, un transistor
T3 est relié entre l'entrée inverseuse de l'amplificateur AO et sa sortie et peut
donc réaliser un bouclage en gain unitaire de cet amplificateur. La phase de conduction
de T3 est la même que celle de Tl.
[0027] Le fonctionnement de ce sommateur-pondérateur est le suivant : dans une première
phase (Tl, T3, T
a, T'
b conducteurs), C
1 est déchargé à zéro ; en même temps, C
0 et C'
o se chargent respectivement aux tensions a
0 et b
l, l'amplificateur étant bouclé en gain unitaire par le transistor T3 pour maintenir
le potentiel de l'entrée inverseuse sensiblement à zéro. Les charges des capacités
C
o, C'
0 et C
1 sont ainsi respectivement C
0a
0, C'
0b
1 et zéro. En réalité il faudrait tenir compte de la tension de décalage (offset),
de l'amplificateur, mais le montage décrit présente l'avantage d'éliminer l'influence
de cette tension sur le résultat final.
[0028] Les transistors Tl, T3, T
a, T'
b sont alors bloqués et une charge globale - (C
oa
o + C'
0b
1) est emprisonnée sur les bornes des capacités reliées à l'entrée inverseuse (d'où
elles ne peuvent s'échapper).
[0029] A la phase suivante, les transistors T'a, T
b et T2 sont rendus conducteurs. Les capacités C
0 et C'
0 prennent respectivement des charges qui sont -a
1C
0 et -b
oC'
o sur leurs armatures. reliées à l'entrée de l'amplificateur. La conservation globale
des charges reliées à l'entrée inverseuse, d'où elles ne peuvent s'échapper, exige
que l'armature de la capacité C
1 reliée à cette entrée prenne une charge telle que la somme de cette charge et des
nouvelles charges stockées sur G
0 et C'
0 soit égale à la charge globale - (a
0C
0 + b
1G'
0), emprisonnée à la phase précédente.
[0030] Autrement dit, l'armature de la capacité C
1 reliée à l'entrée de l'amplificateur doit prendre une charge égale à (
alC
o + b
oC'
o) - (a
0c
0 + b
1C'
0).
[0031] Pour cela le potentiel de sortie de l'amplificateur opérationnel prend une valeur
:

[0032] Si on donne au rapport C
0/C
1 une valeur égale au cosinus d'un angle et à C'
0/C
1 une valeur égale au sinus du même angle, et en l'occurence d'un angle de 2k7r/N,
on obtient en sortie du sommateur pondérateur un niveau de tension :

[0033] Ceci correspond à la valeur x
1 de l'équation (3).
[0034] Mais on peut remarquer que ce montage ne se contente pas de fournir cette valeur,
car il permet aussi d'inverser les signes des coefficients de pondération en cosinus
et sinus : en effet, si on permute les phases de T
b et T'
b, c'est-à-dire si on fait conduire Tb en même temps que T
1 et T'
b en même temps que T2, on obtient en sortie la valeur :

[0035] Si on revient à la figure 1 et qu'on modifie les phases de manière à faire conduire
T'a et T'
b en même temps que Tl et T
a et T
b en même temps que T2, on obtient un signal de sortie :

[0036] Enfin, si on fait conduire T'a et T
b en même temps que Tl et T
a et T'
b en même temps que T2, on aura la valeur :

[0037] Un deuxième amplificateur monté de manière identique mais dans lequel ce seraient
les signaux a
0 et a
1 qui seraient reliés par des transistors à une capacité C'
0 = C
1 sin 2kπ/N et inversement les signaux bo et bl à une capacité C
0 = Ci cos 2kπ/N, permet de réaliser de la même manière les sommes pondérées suivantes
:




[0038] En résumé, on peut, au moyen de deux amplificateurs opérationnels montés comme à
la figure 1, réaliser un produit matriciel du type :

où X
1 et Y
1 sont les tensions en sortie des deux amplificateurs opérationnels.
[0039] Enfin, si on croise les connexions d'entrée ou de sortie on peut obtenir aussi un
produit matriciel du type :

[0040] On conçoit qu'on pourrait utiliser les deux sommateurs pondérateurs de la manière
qui vient d'être décrite, l'un réalisant simplement la quantité (5) et l'autre la
quantité (9) puisque ces deux quantités correspondent justement à la forme des équations
(3) et (4) que l'on cherche à réaliser.
[0041] Pourtant, on expliquera dans la suite comment on profite au contraire des multiples
possibilités de signes des coefficients de pondération en sinus et cosinus et des
possibilités de croisement des entrées et sorties des deux sommateurs pondérateurs
pour réaliser différents couples de valeurs X
I, Y
1 pris parmi les équations matricielles (13) et (14), définissant donc des équations
différentes de (3) et (4) mais permettant, en combinaison avec la connaissance de
relations trigonométriques simples, de réduire l'encombrement du module opérateur
complexe que l'on cherche à réaliser.
[0042] On peut d'ores et déjà noter, car c'est selon ce principe que fonctionne le dispositif
décrit ci-après dans le détail, que si un premier sommateur pondérateur est principalement
affecté à la réalisation de la quantité (5), il pourra servir également à établir
la quantité (8) par changement de signe, c'est-à-dire inversion des phases de commande
de T
a et T'a, à établir aussi la quantité (11) par permutation des signaux d'entrée a
0 et b
o d'une part, a
l et b
1 d'autre part, et enfin à établir la quantité (10) en combinant ce changement de signe
et cette permutation. De même, si le second amplificateur est affecté principalement
à la réalisation de la quantité (9), il pourra aussi servir à établir les quantités
(12) par changement de signe, (6) par permutation des entrées, et (7) en combinant
les deux. D'autres possibilités pourraient être envisagées, par exemple l'affectation
du premier amplificateur à l'établissement des équations (5) à (8) et l'affectation
du second à l'établissement des équations (9) à (12) ceci par simple permutation des
phases de commande des transistors Ta, T'a, Tb, T'b.
[0043] On va maintenant expliquer en référence à la figure 2 comment on utilise au mieux
ces propriétés pour réaliser un double sommateur pondérateur, programmable en ce qui
concerne la valeur de k, ce qui sera particulièrement utile pour la réalisation d'un
module opérateur complexe réalisant une rotation dont l'angle est programmable.
[0044] Si l'on veut que le double sommateur pondérateur soit programmable, on va disposer
à l'entrée de chaque amplificateur opérationnel non pas une capacité C
0 et une capacité C'
0, mais une pluralité de capacités C
0 et de capacités C'
0, ayant pour valeurs les cosinus et sinus d'angles 2kπ/N (valeurs prises en référence
à la capacité de bouclage C
1 supposée de valeur unitaire pour simplifier puisque seuls interviennent des rapports
entre les capacités d'entrée C
0, C'
o et la capacité C
1).
[0045] Le choix d'un angle de rotation (déterminé par les éléments binaires du nombre k
transmis par le séquenceur) se traduira par la mise en service d'une seule capacité
C
0 et d'une seule capacité C'
0 parmi la pluralité de capacités prévues. Les autres capacités restent horse service.
[0046] A cet effet, chaque capacité est en série avec un interrupteur de mise en service
(transistors T
c pour les capacités C
0 représentant des cosinus d'angles 2kπ/N, et transistors T
s pour les capacités représentant des sinus des mêmes angles). Tous les ensembles T
c, C
0 sont en parallèle et remplacent la capacité C
0 de la figure 1 ; de même, tous les ensembles T
s, C'
o sont en parallèle et remplacent la capacité C'
o de la figure 1. La programmation consistera notamment à désigner un couple unique
de capacités C
0, C'
o correspondant au cosinus et au sinus d'un même angle, ceci pour chaque amplificateur
opérationnel, la désignation se faisant par mise en conduction des transistors T
c, T
s correspondant à ce couple, les autres transistors T
c, T
s restant bloqués. Un décodeur recevant le nombre k permettra de procéder à cette désignation
pour un cycle de calcul donné, les capacités désignées s'insérant dans le circuit
selon le schéma de la figure 1.
[0047] Toutefois, pour obtenir une possibilité de programmation complète de k entre 0 et
N-1, il faudrait 2N capacités à l'entrée de chacun des deux amplificateurs opérationnels,
soit 4N en tout pour un module, c'est-à-dire 1024 pour N = 256.
[0048] On conçoit qu'il n'est pas souhaitable de prévoir dans chaque module un nombre aussi
élevé de capacités dont quatre seulement seront utilisées simultanément au cours d'un
cycle de calcul. En effet, non seulement les capacités sont encombrantes dans un circuit
intégré MOS, mais en plus la précision du rapport des capacités se dégrade lorsque
ce rapport devient trop élevé alors que cette précision est fondamentale pour l'exécution
du calcul ; il faut donc non seulement essayer de réduire le nombre de capacités,
mais aussi éviter d'avoir dans un même circuit des capacités de valeurs très différentes.
Pour N - 256, le rapport entre la plus grosse capacité (correspondant à cos 2π = 1)
et la plus petite (correspondant à sin 2π/256 = 0,0245) est nettement trop élevé pour
qu'on ait, en technologie MOS, une précision suffisante sur ce rapport.
[0049] Deux mesures sont adoptées selon l'invention pour réduire le nombre de capacités
et éviter d'avoir des capacités très petites par rapport à l'unité représentée par
la capacité de bouclage C
1.
[0050] La première mesure consiste à remarquer que si on dispose de capacités représentant
les sinus et cosinus des angles entre 0 et π/4, on peut en déduire les sinus et cosinus
de tous les autres angles du cercle trigonométrique, d'une part, par modification
du signe du sinus ou du cosinus, en ramenant certains angles à un angle entre 0 et
7C/4 par complémentation à π ou 2π, ou par soustraction de 7r, et d'autre part, par
remplacement d'un sinus en un cosinus et réciproquement en ramenant certains angles
à un angle entre 0 et 7C/4 par complémentation à 7C/2 ou 3π/2 ou par soustraction
de 7T/2 ou 3π/2.
[0051] Or, justement, on a vu que l'on pouvait, avec un double sommateur-pondérateur réalisant
des quantités (5) et (9), réaliser aussi des quantités (6), (7), (8), (10), (11),
(12) qui ne différent des quantités (5) et (9) que par des changements de signes ou
des permutations de sinus et cosinus.
[0052] Si donc le sommateur-pondérateur reçoit un nombre k correspondant à un angle quelconque
2kπ/N, on pourra transformer cet angle en un angle 2k'7t/N compris entre 0 et π/4
avec une relation simple bien définie entre les cosinus et sinus des angles 2kπ/N
et 2k'7t/N. Cette relation simple permettra de définir quelles sont les quantités
parmi (5) à (12) qui, exprimées en fonction de k', correspondent justement aux quantités
(5) et (9) exprimées en fonction de k, à charge pour un circuit logique de commander
le sommateur-pondérateur pour qu'il établisse les quantités ainsi définies.
[0053] A chaque demi-quadrant du cercle trigonométrique on peut faire correspondre une transformation
trigonométrique simple (changement de signe ou permutation de sinus ou cosinus) par
laquelle on passe d'un angle 2kπ/N de ce demi-quadrant à un angle 2kπ/N du premier
demi-quadrant (0,π/4).
[0054] A titre d'exemple, supposons que k est tel que 2kπ/N est compris entre 37C/4 et π
(quatrième demi-quadrant) ; on détermine un angle 2k'π/N = π - 2k7T/N compris entre
0 et π/4. Les relations trigonométriques simples qui en découlent sont :

et

[0055] Il y a donc lieu de produire les quantités (7) et (10) exprimées en fonction de k'
:


pour que l'on obtienne bien les quantités (3) et (4) en remplaçant 2k'π/N par π-2kπ/N.
[0056] De nombreuses possibilités existent pour établir alors les quantités (7) et (10),
mais, si l'on s'en tient à la réalisation pratique décrite en détail, c'est-à-dire
celle pour laquelle le premier amplificateur produit les quantités (5) (8) (11) (10)
et le second les quantités (9) (12) (6) (7), et pour laquelle on prévoit des permutations
de signaux d'entrée et de sortie ainsi que des inversions de phase entre T
a et T'a plutôt que des permutations complètes entre T
a, T'a, T
b, T'
b, on devra alors effectuer :
- un changement de signe pour les deux amplificateurs opérationnels (donc simultanéité
de phase de T'a, Tb, Tl au lieu de Ta, Tb, Tl), qui revient à inverser les signes des quantités (5) à (9),
- une permutation des entrées a0 et bo d'une part et une permutation des entrée a1 et b1 d'autre part, qui revient à permuter ao - a1 et bo - b1 dans les quantités (5) à (9),
- enfin une permutation des sorties des amplificateurs opérationnels pour que se retrouve
sur la première sortie du sommateur pondérateur la quantité (7) produite par le second
amplificateur et sur la seconde sortie la quantité (10) produite par le premier.
[0058] Cette dernière équation montre bien qu'à partir de la fonction standard du sommateur
pondérateur capable de réaliser des quantités du type (5) et (9), il y a lieu, lorsqu'on
est en présence d'un angle du quatrième demi-quadrant, de permuter les entrées et
les sorties et de changer les signes des deux quantités établies.
[0059] On peut ainsi établir, pour tous les demi-quadrants des formules de transformation
analogues qui montrent clairement la transformation à effectuer. On aboutit aux transformations
suivantes :
demi-quadrant 0 (0, 7T/4) - pas de transformation
demi-quadrant 1 (π/4, π/2) - changement de signe sur le premier amplificateur - permutation
des entrées
demi-quadrant 2 (π/2, 3π/4) - changement de signe sur le second amplificateur - permutation
des sorties
demi-quadrant 3 (37C/4, π) - changement de signe sur les deux amplificateurs - permutation
des entrées et des sorties
demi-quadrant 4 (π, 5π/4) - changement de signe sur les deux amplificateurs
demi-quadrant 5 (5π/4,3π/2) - changement de signe sur le second amplificateur - permutation
des entrées
demi-quadrant 6 (3π/2,7π/4) - changement de signe sur le premier amplificateur - permutation
des sorties demi-quadrant 7 (7π/4, 2π) - permutation des entrées et des sorties
[0060] Pour ces divers demi-quadrants, il y aura lieu de définir exactement la valeur de
k' :

[0061] k sera exprimé sous forme d'un nombre binaire (reçu du séquenceur). Pour N = 256,
k possède huit bits B7, B6, BS, B4, B3, B2, B1, BO dans l'ordre des poids décroissants.
[0062] Les trois premiers bits B7, B6, B5 constituent une adresse quadrantale désignant
un demi-quadrant parmi huit dans lequel se trouve l'angle 2kπ/N. Les demi-quadrants
numérotés 0 à 7 dans le sens trigonométrique ont pour adresses successives B7, B6,
B5 : 000, 001, ..., 111.
[0063] Ces trois premiers bits définissent quels sont les changements de signe et permutations
à effectuer selon le tableau donné ci-dessus.
[0064] Ils définissent aussi de quelle manière on passe de k à k'.
[0065] Ce passage est en fait extrêmement simple : si l'angle 2k7C/N est dans l'un des demi-quadrants
pairs 0, 2, 4, 6, c'est-à-dire si B5 est égal à 0, les bits suivants B4, B3, B2, Bl,
BO définissent exactement le nombre k' ; ceci correspond au passage de 2kπ/N à 2k'π/N
par soustraction de 7C/2 ou π ou 3π/2.
[0066] Si, au contraire, l'angle 2k7C/N est dans l'un des demi-quadrants impairs (B5 = 1),
le nombre k' est obtenu par inversion des bits B4 B3 B2 B1 BO et addition d'une unité
au dernier bit. Cette opération logique est extrêmement simple et correspond au passage
de l'angle 2kπ/N à l'angle 2k'π/N par complémentation à π/Z, π, 3π/2, ou 2π.
[0067] Ainsi, selon la valeur de B5, on passe de k à k' en utilisant simplement les derniers
bits de k ou en effectuant une inversion de ces derniers bits et une addition d'une
unité :
B5 = 0 B5 = 1
k' = B4 B3 B2 B1 BO k' = B4 B3 B2 B1 B0 + 00001 C'est le nombre k' qui servira à désigner
une capacité C0 et une capacité C'0 à l'entrée des amplificateurs opérationnels.
k' possède cinq bits, mais un cas particulier peut se présenter: si B5 = 1 et B4 B3
B2 Bl BO est égal à 00000, (2kπ/N= π/4 ou 3π/4 ou 5π/4 ou 7π/4) k' devient un nombre
à six bits 100000 lors de l'inversion et l'addition d'une unité. Si on supprime le
sixième bit, k' devient 00000 correspondant à un angle 2kπ/N = 0 qui ne satisfait
pas à la formule :
2k'π/N = n π/2 - 2kπ/N.
[0068] Ce sixième bit est donc nécessaire pour définir un angle :
2k'7t/N = π/4 .
[0069] Mais, pour éviter d'avoir à utiliser un bit de plus dans le calcul de k', bit qui
ne serait utile que dans le cas d'une adresse quadrantale impaire suivie de cinq zéros,
les circuits logiques de désignation des capacités C
0 et C'
0 comprendront un décodeur détectant l'égalité B5 B4 B3 B2 Bl BO = 100000 et permettront
alors la désignation de capacités de valeurs sin π/4 et cos π/4.
[0070] Tout ce qui vient d'être expliqué avait pour but de montrer en détail comment on
peut utiliser des capacités correspondant aux sinus et cosinus d'angles compris entre
0 et π/4, une logique de commande exécutant les inversions et permutations nécessaires
pour faire le calcul correspondant pour les angles des autres demi-quadrants. On s'aperçoit
donc qu'un maximum de N/4 capacités est nécessaire à l'entrée de chacun de deux amplificateurs
opérationnels pour établir les quantités (5) et (9) pour tous les angles 2kπ/N du
cercle trigonométrique.
[0071] Une deuxième mesure est prise pour réduire encore le nombre de capacités à matérialiser
dans le circuit intégré. Cette deuxième mesure consiste à ne conserver que les capacités
correspondant aux angles multiples de π/32 (k' multiple de 4) et à effectuer un calcul
par interpolation pour les valeurs intermédiaires de k', en utilisant les formules
d'interpolation suivantes :


valables si dA est un petit angle, ce qui est le cas par exemple si dA = π/128 ou
π/64.
[0072] Si on utilise ces formules dans les équations (3) et (4), on trouve que pour les
angles à interpoler correspondant à :
k' = 4 K' + 1 ou 4K' -1 ou 4 K' + 2,
angles qu'on écrira (8K'π/N + 2nπ/N), avec n = - 1 ou 1 ou 2, les équations (3) et
(4) se ramènent aux deux équations d'interpolation suivantes :


où X
1 et Y
1 sont les sorties du sommateur-pondérateur double ayant fonctionné avec, comme capacités
d'entrée, des capacités de valeurs correspondant au sinus et cosinus de l'angle 8K'7C/N
qui est un multiple de π/32. La détermination de k' conduira alors à une détermination
de K' (en pratique K' en binaire sera constitué par les trois premiers bits de k'),
K' servant directement à la désignation de deux capacités d'entrée C
0 et C'
o.
[0073] On expliquera plus loin comment on effectue les opérations (17) et (18) pour passer
des valeurs approchées X
l et Y
1 aux valeurs x
l et y
1 précisées par interpolation.
[0074] En tout cas on peut d'ores et déjà voir qu'on n'a plus besoin à l'entrée de chaque
amplificateur opérationnel que de seize à dix-huit capacités qui représentent les
sinus et cosinus des angles multiples de π/32 entre 0 et π/4. En fait, dix-sept capacités
représentent le nombre le plus réaliste si on désire avoir à la fois l'angle 0 et
l'angle π/4 et si on remarque que sin 0 = 0 correspond à une capacité nulle donc une
absence de capacité. On a supprimé les très petites capacités correspondant par exemple
à sin π/128, sin π/64, etc.
[0075] La figure 2 représente le double sommateur-pondérateur selon l'invention, programmable
en angle de rotation et fonctionnant comme cela a été expliqué ci-dessus.
[0076] Il comprend un amplificateur A01 avec une capacité de bouclage C1 supposée unitaire
commutée par trois transistors Tl, T2, T3, et un autre amplificateur A02 bouclé de
la même manière par une capacité C2 également unitaire commutée par trois transistors
T'1, T'2, T'3. Les montages de ces capacités et transistors sont ceux de la figure
1. Ces amplificateurs fournissent des valeurs correspondant aux équations matricielles
(13) et (14) et reçoivent tous deux des signaux a
0 b
0 a
1 b
1 à travers deux réseaux de capacités commutées RCC1 et RCC2 qui sont pratiquement
identiques.
[0077] Seul RCC1 a été représenté en détail avec ses dix-sept capacités ayant comme valeurs
les cosinus et les sinus des angles multiples de π/32 entre 0 et π/4.
[0078] Les entrées a
0 et a
l sont reliées par des transistors T
a et T'a, non pas directement à des capacités C
0 comme à la figure 1, mais à une borne d'un dispositif de permutation d'entrée P
e qui reçoit d'autre part sur une autre borne les signaux b
0 et b
1 à travers les transistors T
b et T'
b.
[0079] Les signaux reçus par le dispositif de permutation P
e sont transmis tels quels ou sont croisés selon l'état de ce dispositif qui est commandé
par un détecteur D
1 recevant le nombre k
: pour certaines valeurs de k (en fait des trois bits de plus fort poids de k), il
y aura permutation des entrées a
o, a
1 et b
o, b
1.
[0080] Les sorties du dispositif de permutation P
e sont reliées l'une à une borne d'un ensemble comprenant en parallèle neuf capacités
C
o (et leurs interrupteurs individuels de mise en service T
c), ces capacités ayant pour valeur les cosinus d'angles multiples de π/32 entre 0
et 7C/4, l'autre à un ensemble comprenant en parallèle huit capacités C'
o et leurs interrupteurs individuels de mise en service T
s, ces capacités ayant pour valeur les sinus des mêmes angles sauf sin 0 qui est nul.
[0081] Les ensembles en parallèle sont par ailleurs reliés tous deux à l'entrée inverseuse
de l'amplificateur A01.
[0082] Le décodeur Dl définit soit un état dans lequel les signaux a
o et a
1 sont transmis aux capacités C
o (cosinus) et les signaux b
o et b
1 aux capacités C'
o (sinus), soit le contraire (a
o et a
1 aux capacités C'
o et b
o et b
1 aux capacités C'
o).
[0083] Les transistors T
a, T'a, T
b, T'
b sont commandés par un autre décodeur D2 qu'on peut appeler décodeur de changement
de signe, car, pour certaines valeurs du nombre k qu'il reçoit, il permet de passer
d'une quantité (5) à (12) à son inverse. Ce décodeur agit pour établir soit une simultanéité
de phase de conduction de Ta et T'
b avec Tl soit au contraire une simultanéité de phase de T'a et T
b avec Tl.
[0084] On notera que le réseau de capacités commutées RCC2 ne diffère du réseau RCC1 que
par le fait que son décodeur de changement de signe agit pour établir soit une simultanéité
de phase de T
a et T
b avec Tl soit au contraire une simultanéité de phase de T'a et T'
b avec Tl, et par le fait que les valeurs de k définissant ce choix sont différentes
des valeurs de k définissant le choix correspondant pour le réseau RCC1.
[0085] On notera aussi que le décodeur Dl de permutation d'entrée est commun aux deux réseaux
et commande les dispositifs de permutation d'entrée Pe des deux réseaux dans des sens
complémentaires de manière que si l'un des amplificateurs réalise une quantité prise
parmi (5) à (8), l'autre réalise bien complémentairement une quantité prise parmi
(9) à (12).
[0086] Les dispositifs de permutation d'entrée Pe peuvent être réalisés chacun par quatre
transistors MOS.
[0087] A la sortie des amplificateurs opérationnels est prévu un autre dispositif de permutation
Ps, commandé par un décodeur D3 recevant une information sur le nombre k (il ne reçoit
en fait que le second bit B6 de k car il n'y a permutation des sorties que pour B6
= 1), pour permuter ou non les sorties des deux amplificateurs selon la valeur de
k et fournir sur deux sorties du sommateur-pondérateur des quantités X
1, Y
1 qui sont des valeurs approchées des quantités x
1 et y
1 des équations (3) et (4) correspondant en fait aux valeurs de x
1 et y
l, pour des angles multiples de π/32.
[0088] Enfin, on a représenté à la figure 2 :
- un circuit logique de commande de commutation CL qui a pour fonction de commander
la commutation des divers transistors Ta, T'a, Tb, T'b, T1, T2, T3 selon les règles expliquées en référence à la figure 1 ; et plus généralement, le
circuit CL exécute d'autres fonctions de commutation nécessaires au cours d'un cycle
de calcul comme on le verra plus loin ;
- et un décodeur D4 qui reçoit le nombre k, qui le transforme en un nombre k' selon
les règles expliquées (k' - (B4B3B2B1BO) B5 + (B4 B3 B2 B1 B0 + 00001) B5), qui en
prend les trois premiers bits (K') et qui commande la fermeture d'un interrupteur
Tc et un interrupteur T8 de chaque réseau pour mettre en service dans chaque réseau une seule capacité Co et une seule capacité C'o, correspondant au cosinus et au sinus de l'angle multiple de π/32 le plus proche
de 2k'π/N.
[0089] En revenant au calcul de l'interpolation, les équations (17) et (18) qui en donnent
les règles sont calculées de manière optimale en utilisant justement les amplificateurs
opérationnels A01 et A02 de la figure 2 avec les réseaux de capacités qui leur sont
associés.
[0090] La figure 3 représente la constitution du circuit qui permet de faire cette interpolation
après que le calcul de X
l et Y
1 ait été effectué pour des angles multiples de 7C/32.
[0091] Pour simplifier l'explication, on a représenté à nouveau, sur la figure 3, les amplificateurs
A01 et A02, mais sans les réseaux de capacités RCC1 et RCC2. Toutefois la capacité
d'entrée C'
o de valeur sin π/32 (la plus petite) a été représentée car elle sera utilisée pour
faire l'interpolation.
[0093] Ayant calculé X
1 et Y
1 à partir de a
o, b
o, a
1, b
1, on stocke ces valeurs de tension dans deux capacités C
3 et C
4 qui constituent des mémoires des valeurs de X
1 et Y
1. Ces capacités sont les capacités de bouclage de deux amplificateurs opérationnels
A03 et A04 qui d'ailleurs peuvent servir initialement à transmettre les valeurs a
1 et b
1 aux entrées du circuit de la figure 2. Des commutateurs (transistors MOS) sont prévus
pour aiguiller soit les signaux a
l et b
l, soit les signaux X
1 et Y
1 à l'entrée des amplificateurs A03 et A04.
[0094] Les valeurs X
1 et Y
1 sont pour cela appliquées aux entrées des amplificateurs A03 et A04 par l'intermédiaire
de capacités C'
3 et C'
4, dont le rapport aux capacités C
3 et C
4 est 1 et dont le rapport aux capacités C
1 et C
2 des amplificateurs A01 et A02 est aussi de préférence 1.
[0095] Par une commutation des capacités d'entrée C'
3 et C'
4, similaire à celle décrite en référence à la figure 1, on transfère la valeur des
tensions d'entrée X
1 et Y
1 vers la sortie des amplificateurs opérationnels A03 et A04 qui les gardent en mémoire
grâce aux capacités de bouclage C
3 et C
4.
[0096] Ces tensions mémorisées sont alors appliquées aux capacités de valeur sin 7C/32 à
l'entrée des amplificateurs A01 et A02, par l'intermédiaire des transistors T'a ou
T'
b, des transistors T"
a et T"
b étant prévus en plus pour pouvoir mettre à la masse l'armature côté amont de ces
capacités.
[0097] Dans cette phase de calcul d'interpolation, les transistors Tl, T2, T3 fonctionnent
comme décrit en référence à la figure 1. Les transistors T'a et T"
a ou T'
b et T"
b sont commutés avec des phases de conduction disjointes correspondant respectivement
à celles de T'1 et T'2 pour l'amplificateur A02 mais correspondant respectivement
à celles de T2 et Tl pour l'amplificateur A01 (afin de réaliser une inversion de signe).
[0098] A la fin d'un cycle de commutation de ces transistors, on obtient une tension - Y
1 sin π/32 sur la sortie qui initialement était à la tension X
l et une tension + X
l sin π/32 sur la sortie qui initialement était à Y
1. X
1 et Y
1 sont toujours mémorisés sur les capacités C
3 et C
4.
[0099] Les tensions de sortie des amplificateurs A01 et A02 sont à nouveau ramenées sur
les entrées des amplificateurs A03 et A04 respectivement, mais cette fois à travers
des capacités commutées C"
3 et C"
4 de valeur sensiblement égale à 0,25 (par rapport à C
3 et C
4).
[0100] Comme les capacités C
3 et C
4 n'ont pas été déchargées, la commutation des capacités C"
3 et C"
4 aux entrées des amplificateurs A03 et A04 a pour effet d'augmenter les tensions aux
bornes de C
3 et C
4 d'une valeur correspondant aux tensions appliquées à l'entrée multipliées par le
rapport des capacités C"
3/C
3 ou C"
4/C
4 soit 0,25. Cette commutation se fait par charge de C"
3 reliée à l'entrée de l'amplificateur A03 pendant que ce dernier est bouclé en gain
unitaire et que C
3 est isolée à la fois de la masse et de la sortie de l'amplificateur, puis par connec-
tion de la capacité C"
3, isolée de la source qui l'a chargée, entre l'entrée de A03 et la masse, en même
temps que C
3 est rebouclée sur la sortie de A03.
[0101] On obtient donc bien, en sortie des amplificateurs A03 et A04, des tensions finales
:

et

qui correspondent aux valeurs cherchées (19) et (20).
[0102] Les commutations des différents transistors ont encore lieu sous la commande du circuit
CL de la figure 2 qui établit les signaux d'aiguillage nécessaires pendant cette phase
d'interpolation (par exemple aiguillage du signal X
1 vers l'entrée de A03 à travers l'une ou l'autre des capacités d'entrée C'
3 ou C"
3, ou au contraire aiguillage du signal d'entrée a
1 vers la capacité C'
3 pour mettre en mémoire sur C
3 le signal a
l), et qui établit aussi les phases de conduction adéquates, tenant compte des signes
arithmétiques des multiplications ou additions à effectuer, pour tous les transistors
qui travaillent en commutation en série ou en parallèle avec des capacités.
[0103] La remise à zéro de la charge des capacités C
3 et C
4 est nécessaire au début d'un cycle de calcul pour que ce soient bien les signaux
a
l et b
1 qui se présentent ensuite aux bornes de sortie des amplificateurs A03 et A04. Cette
remise à zéro peut se faire par un agencement de commutateurs tels que Tl, T2 et T3
à la figure 1, qui a l'avantage d'emmagasiner, en vue de la compenser, la tension
d'offset de l'amplificateur opérationnel. De même, après que X
1 et Y
1 aient été calculés et avant de les stocker dans C
3 et C
4, il faut décharger C
3 et C
4 jusqu'à zéro ou jusqu'à la tension d'offset des amplificateurs. Au contraire, cette
remise à zéro n'a pas lieu quand on ramène les tensions - Y
1 sin π/32 et X
1 sin π/32 à l'entrée des amplificateurs A03 et A04.
[0104] Si l'interpolation doit consister à ajouter un angle π/64 et non π/128 on peut choisir
soit de faire en sorte que les capacités C"
3 et C"
4 aient des valeurs 0,5 au lieu de 0,25 (par exemple avec deux capacités C"3 en parallèle),
soit de faire deux fois de suite l'interpolation à 7C/128, c'est-à-dire de ramener
encore une fois à l'entrée des capacités C"
3 et C"
4 les signaux déjà interpolés une première fois en sortie des amplificateurs A01 et
A02.
[0105] Une interpolation plus précise qu'à π/128 (si N est supérieur à 256) peut se faire
simplement en prévoyant par exemple des capacités C"
3 et C"
4 deux fois plus petites.
[0106] Une interpolation à - π/128 se fera en inversant les phases des transistors T'a et
T"
a ou T'
b, T"
b de commutation des deux capacités sin π/32.
[0107] Un décodeur D5 recevant le nombre k, ou plus simplement ses deux derniers bits, commande
le choix de la mise en service d'une capacité C"
3 ou C"
4 lorsqu'il y a lieu de faire une interpolation. Il permet aussi l'inversion de phase
des transistors T'a et T"
a ou T'
b, T"
b s'il y a lieu.
[0108] On remarquera que ce système d'interpolation ne nécessite pas de capacités dans un
trop petit rapport vis-à-vis de la capacité C
1 de valeur unité puisque la plus petite capacité utilisée est la capacité de valeur
sin π/32 = 0,0980.
[0109] Finalement, alors que dans la phase initiale de calcul de X
1 et Y
1, les sorties des amplificateurs A03 et A04 fournissent les signaux a
1 et b
1 (qu'ils ont reçu sur leurs entrées et pris en mémoire), pour appliquer ces deux signaux
aux deux amplificateurs A01 et A02, dans la phase d'interpolation, les sorties des
amplificateurs A03 et A04 fournissent d'abord respectivement X
1 et Y
1 puis, s'il y a effectivement un calcul d'interpolation à faire, elles fournissent
x
1 et y
1.
[0110] C'est donc sur les sorties des amplificateurs A03 et A04 que l'on retrouve finalement
les signaux cherchés x
1 et y
1 des équations (3) et (4).
[0111] Il reste donc à produire les signaux x
o et y
o qui sont respectivement les sommes a
o + a
1 et b
o + b
1.
[0112] On va pour cela utiliser deux amplificateurs supplémentaires A05 et A06 qui de toute
façon serviront, comme les amplificateurs A03 et A04, dans une phase initiale, à mémoriser
et fournir sur leur sortie, pour les appliquer aux amplificateurs A01 et A02, les
signaux d'entrée a
o et b
o.
[0113] En effet, cette disposition avec amplificateur formant mémoire d'entrée est particulièrement
utile dans le cas où le module opérateur complexe établissant les quantités x
o, y
o, x
1, à partir de signaux a
o, b
o, a
l, b
l, est bouclé sur lui-même : il faut bien une mémoire pour conserver les échantillons
de signaux d'entrée pendant tout le temps de la génération des signaux de sortie avant
que les signaux de sortie soient à nouveau appliqués aux entrées et traités pour subir
eux-mêmes les additions et pondérations.
[0114] Par conséquent, le module opérateur complexe selon l'invention comprend encore deux
autres amplificateurs A05 et A06 qui sont couplés au reste du circuit de la figure
3 de la manière représentée à la figure 4. Pour la simplification, on n'a pas représenté
à la figure 4 tous les éléments couplés aux amplificateurs A01 et A02, dont le détail
a déjà été expliqué.
[0115] Il faut d'abord préciser que le calcul de a
o + a
1 et b
o + b
1 est effectué après le calcul de X
1 et Y
1, mais avant que X
1 et Y
1 ne soient transférés sur les amplificateurs A03 et A04.
[0116] Les amplificateurs A05 et A06 sont montés selon un schéma qui se rapproche de celui
de la figure 1, c'est-à-dire que l'amplificateur A05 possède une entrée non-inverseuse
à la masse et une entrée inverseuse reliée à une capacité de bouclage C
5 (C
6 pour A06) et à deux capacités d'entrée C'
S et C"
5 (C'
6 et C"
6) ; les capacités C'
S et C"
5 sont par ailleurs chacune en série avec deux transistors (analogues à T
a, T'a, T
b, T'
b) ; pour la capacité C'
5 l'un de ces transistors est relié à une entrée de signal a
o et l'autre à la masse ; pour la capacité C"
5, l'un des transistors est relié à la sortie de l'amplificateur A03 et l'autre à la
masse ; l'autre borne de la capacité de bouclage peut être mise à la masse par un
transistor analogue à Tl, ou reliée à la sortie de A05 par un transistor analogue
à T2 ; un transistor analogue à T3 permet de boucler la sortie de l'amplificateur
A05 directement sur son entrée inverseuse. Les capacités C'
S et C"
5 ont la même valeur que C
5 et de préférence la même valeur que C
1 et C
2.
[0117] Le montage de l'amplificateur A06 est exactement le même avec une capacité C'
6 qui reçoit b
o et une capacité C"
6 reliée à la sortie de A04.
[0118] Ainsi, en choisissant de manière convenable les phases de commutation des divers
transistors, en s'inspirant de ce qui a été décrit en référence aux figures précédentes,
on peut, dans une première phase, appliquer tous les signaux d'entrée a
o, b
o3 a
1,
bl, sur les capacités respectives C'
5, C'
6, C'
3, C'
4 en même temps que les capacités C
5, C
6, C
3, C
4 sont déchargées ou plus exactement prennent en mémoire la tension de décalage (offset)
des amplificateurs respectifs.
[0119] Puis, dans une deuxième phase, ayant déconnecté les entrées a
o, b
o, a
l, b
1, mis à la masse les capacités C'
5, C'
6, C'
3, C'
4, et bouclé les amplificateurs par les capacités C
5, C
6, C
3, C
4 comme expliqué en référence à la figure 1, ces dernières capacités récupèrent la
charge des premières de sorte qu'il apparaît en sortie des amplificateurs les tensions
a
o, b
o, a
l, b
1 compte tenu du rapport unité qui existe entre les différentes capacités.
[0120] Ces tensions servent ensuite au calcul de X
1 et Y
1, les amplificateurs A05, A06, A03, A04 servant de source de signaux s
o, b
o, a
l, b
1 pour le schéma de la figure 2. Pour cela deux phases de fonctionnement (troisième
phase et quatrième phase) sont nécessaires ; on se réfèrera à la description des figures
1 et 2 pour le détail, mais, en gros, la troisième phase consiste à appliquer aux
amplificateurs A01 et A02 une paire de signaux, par exemple a
o et b
o, mais ce peut être a
o et b
1 ou a
1 et b
o ou a
1 et b
1 selon l'amplificateur et selon la valeur de k reçue et décodée par le dispositif
; en même temps les capacités C
1 et C
2 sont déchargées ; la quatrième phase consiste à appliquer l'autre paire de signaux
aux amplificateurs, à travers les mêmes capacités désignées par le décodage de k,
pendant que les capacités C
1, C
2 sont bouclées entre la sortie et l'entrée de chaque amplificateur A01 et A02. Ceci
termine le calcul de X
1 et Y
1, étant entendu que pendant ces troisième et quatrième phases, les circuits logiques
ayant reçu le nombre k ont procédé au choix d'un signe (décodeur D2 sur la figure
2), au choix d'une permutation d'entrées (décodeur Dl), au choix d'une permutation
de sorties (décodeur D3), et à la mise en service de capacités C
o, C'
o représentant un cosinus et un sinus du même angle à l'entrée des amplificateurs A01
et A02. X
1 et Y
1 restent en mémoire en sortie de ces amplificateurs.
[0121] La cinquième phase consiste à rendre conducteurs les transistors reliant les sorties
des amplificateurs A03 et A04 (portant a
1 et b
l) respectivement aux capacités C"
5 et C"
6 en bouclant A05 et A06 en gain unitaire, et en isolant C
5 et C
6 à la fois de la sortie de ces amplificateurs et de la masse pour qu'elles conservent
leurs charges.
[0122] La sixième phase exécute l'addition de a
o + a
1 et b
o + b
l : C
5 et C
6 sont reconnectées entre sortie et entrée des amplificateurs A05 et A06 dont le bouclage
en gain unitaire est supprimé, et les bornes amont des capacités C"
5 et C"
6 sont mises à la masse et déconnectées des sorties des amplificateurs A03 et A04.
Les charges stockées à la cinquième phase sur C"
5 et C"
6 sont ainsi transférées sur C
5 et C
6 et s'ajoutent à la charge déjà présente sur C
5 et C
6 ; les sorties des amplificateurs A05 et A06 passent à des potentiels :

respectivement pour assurer l'équilibre des charges sur les armatures de C
5 et C
6.
[0123] Toujours pendant la sixième phase, avant de stocker sur C
3 et C
4 les tensions X
1 et Y
1 présentes en sorties de A01 et A02 (après le dispositif de permutation P
s), on décharge les capacités C
3 et
C4.
[0124] Pour cela, les sorties du dispositif de permutation P
s sont connectées aux capacités C'
3 et C'
4 respectivement en même temps que les capacités C
3 et C
4 sont mises à la masse et que les amplificateurs A03 et A04 sont bouclés en gain unitaire.
[0125] La septième phase isole C'
3 et C'
4 des sorties de A01 et A02 tout en les reliant à la masse et en reconnectant les capacités
C
3 et C
4 en bouclage entre l'entrée et la sortie des amplificateurs A03 et A04. Les charges
stockées sur C'
3 et C'
4 pendant la sixième phase sont transférées sur C
3 et C
4 de sorte qu'il apparaît en sortie de A03 et A04 les tensions X
1 et Y
1.
[0126] Toujours pendant la septième phase se prépare, s'il y a lieu, le calcul de l'interpolation
: mise en service des capacités sin π/32 sur les amplificateurs opérationnels, sélection
d'une capacité C"
3 et C"
4 de valeur 0,25 ou 0,50, inversion ou non des phases des transistors T'a, T"
a, T'
b, T"
b, etc. Les capacités C
1, C
2 des amplificateurs A01 et A02 sont déchargées, T'
b et T"
a (ou le contraire) sont rendus conducteurs conformément au schéma de la figure 3 et
les amplificateurs A01 et A02 sont bouclés en gain unitaire.
[0127] Pendant la huitième phase, les deux autres transistors T"
b et T'a (ou le contraire) sont rendus conducteurs en même temps que les capacités
C
1, C
2 sont isolées de la masse et rebouelées sur les amplificateurs A01 et A02 ; les quantités
-Y
l sin π/32 et X
1 sin π/32 sont ainsi stockées en sorties de A01 et A02.
[0128] Simultanément, ces tensions de sortie sont appliquées aux capacités C"
3 et C"
6 nedant que les amplificateurs A03 et A04 sont bouclés en gain unitaire et que les
capacités C
3 et C
4 (chargées par X
1 et Y
1) sont isolées à la fois de la masse et des sorties des amplificateurs A03 et A04.
[0129] La neuvième phase consiste à relier les bornes amont des capacités C"
3 et C"
4 sélectionnées à la masse en supprimant le gain unitaire des amplificateurs A03 et
A04 et en rebouclant les capacités C
3 et C
4 entre l'entrée et la sortie de ces amplificateurs. Cette commutation assure le transfert
d'une charge -(C"
3/C
3) Y
1 sin 7t/32 sur la capacité C
3, sans faire disparaître la charge C
3X
l qui y était déjà. Cette neuvième phase termine donc le calcul de l'interpolation
et les tensions présentes en sortie des amplificateurs A05, A06, A03, A04 sont respectivement
les tensions cherchées x
o, y
o, x
l, y
1 définies par les équations (1) à (4).
[0130] Ces tensions peuvent alors être lues à travers des transistors d'isolation en sortie
de chacun de ces amplificateurs.
[0131] Dans le cas où le module opérateur complexe ainsi décrit est utilisé avec d'autres
en parallèle selon un mode de recirculation comme cela a été expliqué au début de
la description, ces sorties sont transmises aux entrées d'autres modulateurs (avec
un certain brassage d'interconnexions) : la première phase du cycle suivant consiste
dans le prélèvement sur les capacités C'
5, C'
6, C'
3, C'
4 d'échantillons des nouveaux signaux d'entrée et de mise en mémoire de ces signaux
sur C
5, C
6, C
3, C
4, après quoi ces signaux peuvent disparaître ou être modifiés sans influer sur le
déroulement du nouveau cycle de calcul. Il n'y a donc pas besoin, pour un fonctionnement
avec recirculation, de mémoires tampons entre les modules puisque les amplificateurs
A05, A06, A03, A04 jouent ce rôle.
[0132] 0n a donc ainsi décrit un module opérateur complexe particulièrement performant et
comportant un nombre extrêmement réduit d'amplificateurs opérationnels et un nombre
limité de capacités représentant les cosinus et sinus des angles de rotation appliqués
par le module opérateur, module spécialement adapté au calcul analogique de transformées
de Fourier discrètes.