| (19) |
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(11) |
EP 0 079 273 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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22.01.1986 Bulletin 1986/04 |
| (22) |
Date de dépôt: 28.10.1982 |
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| (54) |
Artifice pyrotechnique éclairant à fragmentation
In Leuchtpartikel zerfallender Feuerwerkskörper
Self-fragmenting fireworks
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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BE DE FR GB IT |
| (30) |
Priorité: |
10.11.1981 FR 8120996
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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18.05.1983 Bulletin 1983/20 |
| (71) |
Demandeur: SOCIETE NATIONALE
DES POUDRES ET EXPLOSIFS |
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F-75181 Paris Cédex 04 (FR) |
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| (72) |
Inventeurs: |
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- Autret, Lucien
F-29230 Saint-Sauveur (FR)
- Godfrin, Jean-Philippe
F-29213 Plougastel Daoulas (FR)
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] L'invention concerne un artifice pyrotechnique éclairant, destiné à émettre un flux
lumineux à partir de multiples sources ponctuelles mobiles, notamment à l'occasion
des spectacles de feux d'artifices, cet artifice pyrotechnique étant constitué par
une enveloppe qui contient une composition pyrotechnique solide réalisée à partir
d'au moins un liant polymérisé, un oxydant et un métal combustible.
[0002] Les artifices pyrotechniques comportant une enveloppe externe incombustible ou diffifcilement
combustible sont d'utilisation courante, et par exemple les feux de Bengale sont très
souvent constitués par un tube de carton épais dans lequel est coulée et solidifiée
la composition pyrotechnique éclairante qui adhère totalement à cette enveloppe.
[0003] Les compositions pyrotechniques éclairantes à liant polymérisé sont connues, et par
exemple le brevet français 2 248 252 se rapporte à de telles compositions qui présentent
une haute efficacité lumineuse et qui utilisent un liant pouvant être soit un polybutadiène
carboxylique, soit un silicone, de telles compositions étant destinées à être conformées
en cylindre, afin de constituer des torches de signalisation ou des artifices éclairants
qui présentent une grande durée de fonctionnement puisque ces compositions brûlent
en couches parallèles, comme le ferait un propergol, et que la vitesse de combustion
est faible, généralement inférieure à 2 millimètres par seconde. Plus particulièrement,
de telles compositions éclairantes utilisant un liant du type phénoplaste sont également
connues par le brevet FR 2 471 959, qui décrit notamment un bloc brûlant en couches
parallèles d'un diamètre de 45 millimètres dont l'oxydant minéral présente une granulométrie
inférieure à 100 micromètres et qui comporte un combustible métallique, le brevet
GB 1 202390 décrivant également des compositions à liant polymérisé du type phénoplaste
comportant un oxydant et un métal combustible.
[0004] La présente invention a pour but de réaliser des artifices pyrotechniques dont la
composition éclate en une multitude de fragments incandescents après la mise à feu,
les différents fragments continuant de brûler et d'émettre des étincelles avec une
lueur vive qui marque leurs trajectoires aériennes, l'ensemble constituant une immense
étoile ou une immense gerbe scintillante, et, l'invention se caractérise en ce que
d'une part ce bloc comporte des amorces de rupture au sein de cette composition, provoquées
par un refroidissement rapide après polymérisation qui crée des tensions internes,
et d'autre part la composition pyrotechnique n'adhère que partiellement à l'enveloppe,
de manière à ce que cette composition éclate après la mise à feu de l'artifice.
[0005] Ces caractéristiques permettent la fragmentation de la composition pyrotechnique,
la mise à feu s'effectuant non seulement sur la surface libre de la composition, mais
également dans les zones de non-adhérence à l'enveloppe, ce qui a pour effet de créer
des zones locales de surpression latérale qui favorisent l'éclatement du bloc initial
de composition en une multitude de fragments. Selon le mode de réalisation habituel,
l'enveloppe est cylindrique et présente un diamètre interne supérieur à 20 millimètres
pour les compositions les plus performantes, à comminution aisée, et supérieure à
30 millimètres pour les compositions à comminution courante.
[0006] Plus particulièrement le liant phénoplaste est une résine phénolique alcaline qui
polymérise à une température supérieure à 140 °C. En effet, il a été constaté au cours
des essais que les résines qui catalysent en milieu acide et les résines Phénol-Formol-Résorcine
ne permettent que difficilement l'obtention de compositions autodispersables, et nécessitent
un traitement thermique beaucoup plus important et difficilement reproductible. Au
cours de ces essais il a été également découvert qu'en dessous d'une température de
polymérisation de 140 °C, l'effet d'autodispersion s'atténuait considérablement, et
cela d'autant plus que la résine phénolique est très alcaline et est très condensée,
la condensation étant en rapport direct avec la longueur de la chaîne moléculaire
du prépolymère et donc avec la viscosité initiale de ce prépolymère.
[0007] Avantageusement le liant phénoplaste non polymérisé présente une concentration inférieure
à 60 % et constitue de 25 à 45 % du poids total de la composition pyrotechnique. La
concentration est le pourcentage de produits solides par rapport au solvant, ce solvant
pouvant notamment être de l'eau, de l'alcool ou du formol, et un taux de concentration
inférieur à 60% permet d'obtenir un retrait de polymérisation suffisant pour produire
des décollements entre la composition polymérisée et l'enveloppe qui entoure partiellement
cette composition, ce qui facilite l'éclatement ultérieur du bloc de composition polymérisée.
Les essais réalisés ont permis de constater que les proportions de liant phénoplaste
dans la composition avaient une influence directe sur la fragmentation du bloc polymérisé
au moment de la mise à feu et, il a été observé d'une part qu'en dessous de 25 % de
liant la plus grande partie des compositions préparées n'éclataient plus, même lorsque
la concentration était inférieure à 50 % et que la vitesse de refroidissement était
augmentée, et d'autre part, qu'au dessus de 45 % de liant, le gonflement au cours
de la polymérisation était tel que des fentes profondes risquaient d'apparaître dans
la composition, ce qui affaiblit sa résistance mécanique et nuit aux possibilités
de transport ou de stockage.
[0008] Plus particulièrement, le liant phénoplaste est combiné à un oxydant choisi dans
le groupe des perchlorates à caractère alcalin, et plus particulièrement au perchlorate
de potassium, introduit dans des proportions comprises entre 40 % et 60 % du poids
total de la composition. La granulométrie de l'oxydant est l'un des paramètres essentiels
qui permet le réglage de l'effet d'éclatement, et préférentiellement la granulométrie
est inférieure à 100 micromètres et même à 70 micromètres lorsque le refroidissement
de la composition n'est pas assez rapide ou lorsque des blocs d'un diamètre inférieur
à 50 millimètres veulent être obtenus.
[0009] Plus particulièrement le liant phénoplaste est combiné à un métal combustible qui
constitue de 10 % à 30 % du poids total de la composition pyrotechnique, et le métal
combustible peut être de l'aluminium passivé tel que l'aluminium oxydé ou chromaté
superficiellement.
[0010] Avantageusement la composition pyrotechnique est polymérisée en place dans l'enveloppe
extérieure, mais il est alors souhaitable que le liant soit une résine phénolique
alcaline dont la température de polymérisation est supérieure à 140 °C, et cette enveloppe
extérieure est commodément constituée par un tube cylindrique muni d'un fond. Selon
une autre forme de réalisation de l'invention, des blocs cylindriques de composition
polymérisée peuvent être rapportés dans des enveloppes extérieures, mais il est alors
avantageux que d'une part un jeu d'au moins quelques dixièmes de millimètre soit ménagé,
et que d'autre part un collage discontinu soit effectué entre ce bloc et cette enveloppe
de manière à ménager des zones d'inflammation latérale, les zones de non-adhérence
devant être d'autant plus importantes en surface que la plus petite dimension du bloc
est faible.
[0011] Selon une caractéristique essentielle de l'invention, après le délai de polymérisation
du liant, effectuée en étuve, l'artifice est immédiatement placé à l'air libre, les
différents artifices étant suffisamment éloignés les uns des autres pour que les interactions
thermiques soient négligeables. Les tensions internes et les amorces de rupture, constituées
par des microfissures qui déterminent un réseau tridimensionnel de craquelures, peuvent
être augmentées soit en choisissant une résine phénolique alcaline qui polymérise
à plus haute température, soit en effectuant un refroidissement plus rapide après
polymérisation, par exemples, en plaçant les artifices dans un courant d'air à température
ambiante, ou en plaçant les artifices dans des alvéoles ménagées dans des plaques
métalliques qui sont partiellement plongées dans un liquide réfrigérant.
[0012] Les avantages obtenus grâce à cette invention résident essentiellement dans la répartition
de la source lumineuse au sein d'un très grand volume. Une telle répartition peut
être notamment utilisée dans le cadre d'un spectacle de feu d'artifice pour constituer
des « embrasements très vastes qui s'apparentent aux fontaines lumineuses puisque
chaque fragment du bloc initial émet de multiples étoiles, qui restent allumées quelques
secondes ou quelques fractions de secondes, et qui marquent ainsi le sillage de ces
fragments. Cette répartition de la source lumineuse dans un très grand volume peut
également être utile pour une illumination intense de courte durée, généralement inférieure
à 5 secondes, qui atténue les ombres portées, et, des applications peuvent être envisagées
soit pour l'éclairage de monuments, ou de sites dans le cadre d'un spectacle « son
et lumière utilisant des articles, soit pour l'éclairage temporaire d'un « champs
de bataille ».
[0013] Dans ce qui suit, l'invention est exposée plus en détail à l'aide de quelques exemples
de réalisation appartenant au domaine préférentiel.
[0014] Les meilleures propriétés d'éclatement et d'autodispersion ont été obtenues avec
des compositions du type : résine phénolique, perchlorate alcalin et métal combustible,
lorsque l'on utilise d'une part une résine phénolique légèrement alcaline dont la
prise en masse s'effectue au-dessus de 140 °C, et que d'autre part la composition
solidifiée est ramenée rapidement à la température ambiante. Les travaux effectués
ont permis de sélectionner les autres constituants les plus appropriés et de déterminer
leurs proportions respectives, et les meilleurs résultats aux niveaux de la répartition
et de l'intensité de ela source lumineuse ont été obtenus en utilisant le perchlorate
de potassium et l'aluminium passivé, les limites pondérales étant les suivantes :
25 à 45% de résine phénolique légèrement alcaline et faiblement condensée durcissant
à une température supérieure à 160 °C,
40 à 60 % de perchlorate de potassium,
10 à 30% d'aluminium oxydé,
et les proportions relatives de ces constituants étant définies par les relations
:

[0015] En ce qui concerne la fabrication des artifices selon la présente invention, il faut
noter que la composition non polymérisée se présente sous l'aspect d'un liquide plus
ou moins épais coulable, ou d'une pâte molle injectable, ce qui offre une grande sécurité
de fabrication puisque la composition fluide est difficilement inflammable et qu'aucune
évacuation importante de solvant n'est à prévoir. De plus, dans le domaine préférentiel
défini ci-dessus, toutes les compositions sont coulables et ne nécessitent pour la
plupart qu'un refroidissement à l'air libre après la polymérisation en étuve, l'utilisation
d'air pulsé ou de bacs de réfrigération pouvant néanmoins être nécessaires pour des
compositions proches des limites du domaine préférentiel.
[0016] Ce domaine préférentiel de l'invention écarte donc les liants phénoplastes qui catalysent
en milieu acide, car ces liants conduisent à une dispersion très réduite et non instantanée,
l'artifice tendant alors à se comporter plus comme une fontaine éclairante à combustion
frontale irrégulière que comme un bloc autodispersable ; de plus l'utilisation d'un
système catalytique acide impose d'utiliser de l'aluminium rigoureusement passivé
afin d'éviter l'attaque par l'acide, et le dégagement d'hydrogène qui accentue le
gonflement au moment de la polymérisation nuit à une polymérisation homogène et reproductible.
La résine phénolique commercialisée par la Société française CDF-CHIMIE sous la référence
1221 constitue un exemple de liant avec lequel il est très difficile de réaliser d'une
manière satisfaisante l'invention.
[0017] Le domaine préférentiel de l'invention écarte également les résines phénoliques très
alcalines et très condensées autodurcissantes à 120
DC car de telles résines, par exemple celle commercialisée par la Société HOECHST sous
la référence PHENODUR PW 799, provoquent un gonflement important de la pâte en cours
de polymérisation, mais l'artifice obtenu ne se fragmente que partiellement et irrégulièrement,
notamment lorsque le refroidissement rapide n'est effectué qu'à l'air libre.
[0018] Dans le domaine préférentiel de l'invention, l'une des résines permettant d'obtenir
les meilleurs résultats est la résine commercialisée par la Société HOECHST sous la
référence PHENODUR PW 759. C'est une résine qui utilise l'eau comme solvant, ce qui
est particulièrement avantageux au niveau de la sécurité, qui est autodurcissante
en une heure à 170 °C, qui est légèrement alcaline, qui présente une concentration
de 50 %, et qui est faiblement condensée. Il faut toutefois noter que l'aluminium
brut est légèrement attaqué par cette résine et qu'il est donc préférable d'utiliser
de l'aluminium passivé pour obtenir un effet lumineux plus spectaculaire. La nature,
le taux et la qualité du métal combustible à utiliser sont essentiellement déterminés
par les effets lumineux recherchés par l'homme de l'art, et, par exemple, en choisissant
comme base un taux de 13 % d'aluminium fin oxydé superficiellement, combiné au perchlorate
de potassium d'une granulométrie de 40 p.m et à la résine HOECHST référence PW 759,
les différents exemples ci-dessous illustrent les possibilités de mise en oeuvre :

[0019] Les essais ont été réalisés en coulant ces compositions données en exemple dans des
tubes de carton de 1,5 mm d'épaisseur, munis d'un fond rapporté également en carton,
dont le diamètre intérieur est de 34 millimètres et la hauteur de 50 millimètres,
le poids de composition étant de 45 grammes par tube, ce qui correspond à un remplissage
initial sensiblement égal aux trois quarts du volume interne des tubes. Après polymérisation
en étuve à une température de 170 °C pendant une heure, les artifices sont extraits
de l'étuve et passent brutalement de 170 °C à 18 °C dans un local aéré, ces artifices
étant espacés les uns des autres d'environ 25 centimètres et étant disposés sur un
même plan.
[0020] Ce refroidissement rapide qui suit le gonflement de la résine au cours de la polymérisation
crée des contraintes dans le bloc qui se contracte, et cet effet déclanche deux réactions
: d'une part le bloc de composition se décolle partiellement des parois de quelques
dixièmes de millimètres évitant l'inhibage du bloc par le tube de carton, et d'autre
part le bloc de composition se fendille d'une manière aléatoire en créant ainsi une
sorte de réseau tridimensionnel qui favorisera la séparation en fragments au moment
de la mise à feu. Le gonflement au cours de la polymérisation est très important puisqu'il
peut atteindre le quart du volume initial, alors que la contraction par refroidissement
est beaucoup plus faible, cependant c'est la phase de refroidissement qui est essentielle
pour obtenir l'éclatement du bloc et ce sont ces conditions de refroidissement qui
doivent être adaptées pour optimiser l'effet recherché, le régime initial d'éclatement
plus ou moins proche d'une explosion interne étant provoqué par la très grande surface
de combustion initiale offerte par les fentes internes et les zones décollées du carton,
qui assurent la mise en pression initiale et déterminent l'éclatement du bloc de composition.
Ce phénomène d'éclatement dépend également de la granulométrie de l'oxydant et de
la plus faible dimension du bloc, l'éclatement étant favorisé par une granulométrie
fine, inférieure à 70 micromètres, et par l'augmentation de la plus faible dimension,
si possible au-delà de 25 millimètres.
[0021] La mise à feu des artifices d'essais a été effectuée avec une simple mèche étoupille
en contact avec la surface libre du bloc cylindrique de composition, mais tout autre
moyen de mise à feu couramment utilisé par les artificiers peut être utilisé, notamment
une charge relais, une amorce, ou un retard pyrotechnique.
[0022] Les mises à feu des artifices des exemples n
Ds 2, 3 et 4 déterminent de véritables explosions instantanées qui projettent dans un
rayon de 40 mètres des petits fragments incandescents et très brillants. Le nombre
de fragments et les directions de projections sont aléatoires, mais il se produit
des effets de compensation entre les milliers de fragments éjectés, et les effets
globaux sont très bien reproductibles. Chaque fragment incandescent est accompagné
d'un sillage d'étoiles qui restent quelques secondes allumées, et la combustion des
fragments les plus gros peut atteindre 5 secondes.
[0023] La fabrication de l'artifice n° 1 entraîne un gonflement trop important au cours
de la polymérisation ce qui conduit à de moins bonnes propriétés mécaniques, quant
aux artifices de l'exemple n° 5, le refroidissement à l'air libre ne convient plus,
car le bloc brûle avec de fortes projections d'éléments incandescents, ce qui entraîne
un effet esthétique appréciable, mais l'artifice n'éclate pas de façon significative
et répétitive.
[0024] L'utilisation d'un taux plus élevé de métal combustible est possible tout en restant
dans le domaine préférentiel de l'invention, et des compositions avec 25 % d'aluminium
passivé ont été réalisées. Une composition telle que :
33 % de résine PW 759,
42 % de perchlorate de potassium (40 µ),
25 % d'aluminium oxydé,
donne entière satisfaction et éclate instantanément lors de la mise à feu lorsque
les blocs présentant un diamètre de 30 millimètres ou de 50 millimètres mais, par
contre, il a été observé qu'un bloc d'un diamètre de 12 millimètres ne pouvait pas
éclater, malgré les différents essais effectués en abaissant la granulométrie du perchlorate,
en adoptant une enveloppe résistante, ou en trempant les blocs à la sortie de l'étuve
de polymérisation. Le taux de résine peut être abaissé jusqu'à 25 %, mais toutefois
en dessous d'un taux de 30 % la viscosité commence a être importante pour conserver
un procédé de remplissage des enveloppes tubulaires externes par coulée, et un procédé
d'injection est alors souhaitable, bien que la présence de bulles au sein de la composition
ou entre la composition et l'enveloppe ne constitue pas un inconvénient majeur.
[0025] L'artifice pyrotechnique éclairant selon l'invention peut être entouré par un tube
résistant qui transforme l'éclatement multidirectionnel en un jet dirigé dont les
fragments incandescents et générateurs d'étincelles durables sont projetés à grande
distance.
1. Artifice pyrotechnique éclairant constitué par une enveloppe contenant un bloc
de composition pyrotechnique, dont la plus faible dimension est supérieure à 15 millimètres,
qui est réalisé à partir d'au moins un liant polymérisé du type phénoplaste, un oxydant
dont la granulométrie est inférieure à 150 micromètres, et un métal combustible, caractérisé
en ce que, d'une part ce bloc comporte des amorces de rupture au sein de cette composition,
provoquées par un refroidissement rapide après polymérisation qui crée des tensions
internes, et d'autre part la composition pyrotechnique n'adhère que partiellement
à l'enveloppe, de manière à ce que cette composition éclate après la mise à feu de
l'artifice.
2. Artifice pyrotechnique selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'enveloppe
est cylindrique et présente un diamètre interne supérieur à 20 millimètres.
3. Artifice pyrotechnique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liant
phénoplaste est une résine phénolique.
4. Artifice pyrotechnique selon la revendication 3, caractérisé en ce que la résine
phénolique polymérise à une température supérieure à 140 °C.
5. Artifice pyrotechnique selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que la
résine phénolique est une résine alcaline.
6. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1 ou 3, caractérisé en ce
que le liant phénoplaste non polymérisé présente une concentration inférieure à 60
%.
7. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1 ou 3, caractérisé en ce
que le liant phénoplaste constitue de 25 à 45 % du poids total de la composition pyrotechnique
non polymérisée.
8. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1, 3 ou 7, caractérisé en
ce que le liant phénoplaste est combiné à un oxydant choisi dans le groupe des perchlorates
à caractère alcalin.
9. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1 ou 8 caractérisé en ce
que l'oxydant présente une granulométrie inférieure à 100 micromètres.
10. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce
que le perchlorate à caractère alcalin est le perchlorate de potassium introduit dans
des proportions comprises entre 40 et 60 % du poids total de la composition.
11. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en
ce que le perchlorate de potassium présente une granulométrie inférieure à 70 micromètres.
12. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1, 3 ou 7, caractérisé en
ce que le liant phénoplaste est combiné à un métal combustible qui constitue de 10
à 30% du poids total de la composition pyrotechnique.
13. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1 ou 12, caractérisé en
ce que le métal combustible est constitué par l'aluminium passivé.
14. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1, 4 ou 5, caractérisé en
ce que la composition pyrotechnique est polymérisée en place dans l'enveloppe extérieure.
15. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1, 2, ou 14, caractérisé
en ce que l'enveloppe est constituée par un tube cylindrique muni d'un fond.
16. Artifice pyrotechnique selon l'une des revendications 1 ou 14, caractérisé en
ce qu'après le délai de polymérisation du liant, effectuée en étuve, l'artifice est
immédiatement placé à l'air libre.
1. Illuminating pyrotechnic device consisting of an envelope containing a block of
pyrotechnic composition, the smallest dimension of which is greater than 15 millimetres,
the said block being produced from at least one polymerised binder of the phenoplast
type, an oxydising agent of particle size less than 150 micrometres and a combustible
metal, characterised in that, on the one hand, this block possesses rupture starting
points within the said composition, these being created by rapid cooling after polymerisation
so as to create internal stresses, and that, on the other hand, the pyrotechnic composition
only adheres partially to the envelope, so that the composition bursts after the device
has been lit.
2. Pyrotechnic device according to Claim 1, characterised in that the envelope is
cylindrical and has an internal diameter greater than 20 millimetres.
3. Pyrotechnic device according to Claim 1, characterised in that the phenoplast binder
is a phenolic resin.
4. Pyrotechnic device according to Claim 3, characterised in that the phenolic resin
polymerises at a temperature above 140 °C.
5. Pyrotechnic device according to Claim 3 or 4, characterised in that the phenolic
resin is an alkaline resin.
6. Pyrotechnic device according to one of Claims 1 or 3, characterised in that the
unpolymerised phenoplast binder has a concentration of less than 60 %.
7. Pyrotechnic device according to one of Claims 1 or 3, characterised in that the
phenoplast binder constitutes from 25 to 45 % of the total weight of the unpolymerised
pyrotechnic composition.
8. Pyrotechnic device according to one of Claims 1, 3 or 7, characterised in that
the phenoplast binder is combined with an oxidising agent chosen from the group of
the alkaline perchlorates.
9. Pyrotechnic device according to one of Claims 1 or 8, characterised in that the
oxidising agent has a particle size of less than 100 micrometres.
10. Pyrotechnic device according to one of Claims 8 or 9, characterised in that the
alkaline perchlorate is potassium perchlorate introduced in proportions of between
40 and 60 % of the total weight of the composition.
11. Pyrotechnic device according to one of Claims 9 or 10, characterised in that the
potassium perchlorate has a particle size of less than 70 micrometres.
12. Pyrotechnic device according to one of Claims 1, 3 or 7, characterised in that
the phenoplast binder is combined with a combustible metal which constitutes from
10 to 30 % of the total weight of the pyrotechnic composition.
13. Pyrotechnic device according to one of Claims 1 or 12, characterised in that the
combustible metal consists of passivated aluminium.
14. Pyrotechnic device according to one of Claims 1, 4 or 5, characterised in that
the pyrotechnic composition is polymerised in situ in the outer envelope.
15. Pyrotechnic device according to one of Claims 1, 2 or 14, characterised in that
the envelope consists of a cylindrical tube provided with a bottom.
16. Pyrotechnic device according to one of Claims 1 or 14, characterised in that after
the period of polymerisation of the binder, carried out in an oven, the device is
immediately exposed to the atmosphere.
1. Feuerwerkskörper, bestehend aus einer Hülle, die einen Block aus pyrotechnischer
Zusammensetzung enthält, dessen kleinste Abmessung über 15 mm ist, der aus wenigstens
einem polymerisierten Bindemittel des Phenoplasttyps, einem Oxidationsmittel mit einer
Korngröße unter 150 IJ.m und einem brennbaren Metall hergestellt ist, dadurch gekennzeichnet,
daß einerseits dieser Block Bruchauslösestellen im Inneren dieser Zusammensetzung
aufweist, die durch eine rasche Abkühlung nach Polymerisation, die innere Spannungen
erzeugt, hervorgerufen sind, und daß andererseits die pyrotechnische Zusammensetzung
nur teilweise an der Hülle haftet, so daß diese Zusammensetzung nach dem Zünden des
Körpers zerplatzt.
2. Feuerwerkskörper nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Hülle zylindrisch
ist und einen Innendurchmesser über 20 mm aufweist.
3. Feuerwerkskörper nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Phenoplastbindemittel
ein Phenolharz ist.
4. Feuerwerkskörper nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß das Phenolharz bei
einer Temperatur über 140 °C polymerisiert.
5. Feuerwerkskörper nach Anspruch 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Phenolharz
ein alkalisches Harz ist.
6. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß
das nicht polymerisierte Phenolplastbindemittel eine Konzentration unter 60 % aufweist.
7. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß
das Phenolplastbindemittel 25 bis 45% des Gesamtgewichts der nicht polymerisierten
pyrotechnischen Zusammensetzung darstellt.
8. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1, 3 oder 7, dadurch gekennzeichnet,
daß das Phenoplastbindemittel mit einem aus der Gruppe der Perchlorate alkalischer
Eigenschaft gewählten Oxidationsmittel kombiniert ist.
9. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1 oder 8, dadurch gekennzeichnet, daß
das Oxidationsmittel eine Korngröße unter 100 µm hat.
10. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 8 oder 9, dadurch gekennzeichnet, daß
das Perchlorat alkalischer Eigenschaft das Kaliumperchlorat ist, das in Anteilen im
Bereich von 40 bis 60 % des Gesamtgewichts der Zusammensetzung eingeführt ist.
11. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 9 oder 10, dadurch gekennzeichnet, daß
das Kaliumperchlorat eine Korngröße unter 70 11m aufweist.
12. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1, 3 oder 7, dadurch gekennzeichnet,
daß das Phenoplastbindemittel mit einem brennbaren Metall kombiniert ist, das 10 bis
30 % des Gesamtgewichts der pyrotechnischen Zusammensetzung darstellt.
13. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1 oder 12, dadurch gekennzeichnet, daß
das brennbare Metall aus passiviertem Aluminium besteht.
14. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1, 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet,
daß die pyrotechnische Zusammensetzung am Ort in der äußeren Hülle polymerisiert wird.
15. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1, 2 oder 14, dadurch gekennzeichnet,
daß die Hülle aus einem zylindrischen, mit einem Boden ausgestatteten Rohr besteht.
16. Feuerwerkskörper nach einem der Ansprüche 1 oder 14, dadurch gekennzeichnet, daß
der Körper nach der im Heizschrank vorgenommenen Polymerisationszeitdauer des Bindemittels
unverzüglich in die freie Luft gebracht wird.