[0001] Les dispositifs d'ouverture d'une paroi par déchirure et arrachage d'une portion
de cette paroi se sont largement répandus, en particulier, pour des boîtes de conserves
dites à ouverture facile. Dans une paroi de ces boites, un panneau d'ouverture est
défini par une ligne d'incision. Une languette à bec perforant, fixée au panneau,
facilite d'abord le percement de la paroi le long de la ligne d'incision puis la préhension
du panneau en cours d'arrachage. Ces languettes sont, le plus souvent, fixées au panneau
par un rivet, le plus souvent un rivet intégré. On trouvera une description détaillée
de ces languettes et de leur rivet de fixation par exemple dans les brevets français
FR 1 583 709 et FR 2 000 528.
[0002] Il est rapidement apparu que l'un des problèmes posé par ces dispositifs d'ouverture
est la disposition de la languette par rapport à la ligne d'incision. En début de
perforation, le bec perforant doit se trouver très précisément à l'aplomb de la ligne
d'incision, tandis que l'axe de la languette doit se présenter perpendiculairement
à la portion de la ligne d'incision où s'amorce cette perforation. De plus , la position
et l'orientation de la languette sont déterminées pour permettre le gerbage des boites,
tout en évitant une perforation accidentelle lors du transport. Pour ces raisons,
également, il importe d'empêcher la rotation accidentelle de la languette autour de
son rivet de fixation. Diverses solutions ont déjà été proposées pour résoudre ce
problème. Ainsi, le FR 2 111 640 propose de réaliser deux protubérances sur la paroi
à déchirer, ceci de part et d'autre de la languette. On a même proposé de fixer la
languette par deux rivets. Le US 3 463 107 et le FR 2 143 563 proposent d'utiliser
des rivets ainsi que des orifices de fixation dans la languette, qui soient de section
hexagonale ou carrée.
[0003] Ces diverses solutions ne donnent pas toute satisfaction. Des protubérances sur la
paroi à déchirer ne sont pas toujours souhaitables. Elles n'immobilisent pas la languette
de façon parfaite. Des rivets autonomes, comme proposés par le US 3 463 117. posent
des problèmes d'étanchéité et ne sont plus utilisés dans l'industrie des boites de
cunserve. Des rivets intégrés, dont la forme ne soit pas de révo-
lution, comme le propose le FR 2 143 563, amènent à avoir des épais- s
eurs variables aussi bien du métal que de la couche de matière plastique assurant la
protection contre la corrosion.
[0004] Cela entraîne des problèmes de résistance mécanique et de corrosion.
[0005] L'objet de la présente invention est ainsi un dispositif de fixation d'une languette
sur une paroi métallique, en particulier d'une languette d'arrachage sur un panneau
d'un couvercle à ouverture facile, au moyen d'un rivet de forme de révolution traversant
axialement un orifice complémentaire de la languette.
[0006] Ledit orifice est un orifice circulaire de diamètre égal à celui du col du rivet
majoré du jeu habituel,cet orifice comportant sur son bord au moins une encoche, de
préférence trois, disposées à 120°. Ces encoches ont, de préférence, une forme sensiblement
semi-circulaire de diamètre au plus égal au 1/5 du diamètre de l'orifice de la languette.
[0007] L'invention sera mieux comprise par la description d'un exemple précis ainsi que
par l'examen des figures illustrant cet exemple donné à titie non limitatif.
La figure 1 représente en coupe à grande échelle une languette selon l'invention.
La figure 2 représente en coupe la languette au moment où elle est posée sur le couvercle
avant que la tête du rivet ne soit formée par emboutissage.
La figure 3 représente, en coupe et à l'échelle semblable, la languette selon l'invention
après sa fixation par emboutissage du rivet.
La figure 4 représente en plan à échelle plus réduite l'ensemble du couvercle de la
boîte de conserve à ouverture facile avec sa languette fixée par le rivet.
En figure 1, on voit une languette de perforation (I) qui, dans son ensemble, a une
forme très classique. La languette (1) comporte à l'avant un bec de perforation (2),
à l'arrière un anneau de préhension (3). Dans sa partie centrale, mais à l'avant,
la languette (1) comporte un orifice de fixation (4) prévu pour être traversé par
le col du rivet solidaire du couvercle de la boite. Cet orifice (4) a un diamètre
(d) de 5 mm, soit sensiblement celui du col du rivet majoré du jeu habituel, pour
permettre le passage de ce dernier. On peut remarquer que cet orifice (4) comporte
trois encoches hémicylindriques (5) disposées à 120° sur son bord. Ces trois encoches
ont un rayon de 0,5 mm.
[0008] En figure 2, on voit la même languette (1) lors de sa mise en place sur le couvercle
(6) de la boîte. La languette (1) est posée sur le couvercle (6) à son emplacement
normal. L'ébauche de rivet intégré a la forme d'un bossage (7) à parois latérales
(8) perpendiculaires à la paroi du couvercle. Ce bossage cylindrique passe à travers
l'orifice (5) avec un jeu minimum. Selon les techniques décrites, par exemple dams
les brevets FR 1 400 659 ou FR 1 583 709, la tête du rivet (9) est ensuite formée
par emboutissage axial du bossage cylindrique (7) qui s'épanouit en venant s'écraser
sur la languette (1). Celle-ci se trouve solidement appliquée par la tête du rivet
(9) contre la surface du couvercle (6), comme représenté en figure 3. Lors de l'emboutissage
du bossage (7) par descente d'un poinçon (non représenté), il est connu que les parois
cylindriques (8) sont repoussées latéralement contre les bords de l'orifice (4) en
formant le col du rivet (9). Au cours de cette opération, le métal des parois latérales
(8) pénètre légèrement dans les trois encoches (5). La languette (1) se trouve ainsi
bloquée en rotation à l'endroit des encoches (5) par la déformation du col du rivet
(9). Il n'y a pas de détérioration des parois (8) du rivet au cours de cette déformation,
au contact des angles d'entrée des encoches (5) qui présentent un petit chanfrein
ou arrondi. La couche superficielle de plastique ou de vernis se trouvant sur la face
interne du couvercle (6) et du rivet (9) n'est pas sensiblement alté
lér. On obtient ainsi un blocage en rotation de la languette (1) sans entraîner de
problème de résistance mécanique ni de corrosion du rivet (9).
[0009] Le dispositif est, de plus, économique car il ne nécessite aucun passe d'usinage
supplémentaire. Il nécessite seulement d'utiliser un poinçon à trois nervures pour
réaliser l'orifice (4) à trois encoches (5) de la languette (1).
[0010] Comme on le voit en figure 4, une fois la languette (1) fixée sur le couvercle (6)
comportant une ligne d'incision (10), le couvercle (6) se présente apparemment comme
les couvercles de l'art antérieur.
1°) Dispositif de fixation d'une languette sur une paroi métallique, en particulier
d'une languette d'arrachage sur un panneau d'un couvercle à ouverture facile, la fixation
étant assurée par un rivet de forme de révolution traversant axialement un orifice
circulaire de la languette dont le diamètre est égal au diamètre du col du rivet majoré
du jeu habituel, caractérisé en ce que l'orifice circulaire de la languette comporte
sur son bord au moins une encoche.
2°) Dispositif selon revendication 1, caractérisé en ce que l'orifice circulaire de
la languette comporte sur son bord trois encoches disposées à 120°.
3°) Dispositif selon revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les encoches ont
une forme sensiblement semi-circulaire de diamètre au plus égal au 1/5 du diamètre
de l'orifice de la languette.
4°) Procédé de réalisation du dispositif selon l'une des revendications 1, 2 ou 3,
comportant selon l'art antérieur les étapes suivantes :
a) réalisation d'une parci métallique comportant une ébauche de rivet intégré en forme
de bossage à parois latérales cylindriques perpendiculaires à ladite paroi,
b, réalisation d'une languette comportant un orifice de fixation par le rivet intégré,
cet orifice ayant une forme générale circulaire dont le diamètre est égal à celui
du col du rivet majoré du jeu habituel,
c) mise en place de la languette sur la paroi en faisant passer le bossage à travers
l'orifice de la languette,
d) fixation de la languette sur la paroi en formant la tête du rivet par emboutissage
axial du sommet du rivet,
ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on réalise en une seule passe l'orifice de
la languette et la ou les encoches situées sur le bord dudit orifice en utilisant
un poinçon nervuré.