[0001] La présente invention a pour objet un dispositif d'entraînement intermittent d'une
pièce en rotation.
[0002] De façon plus précise mais non limitative, l'invention concerne un mécanisme d'entraînement
d'indicateur de quantième pour montres à affichage analogique et, de préférence, pour
montres électroniques.
[0003] Ce dispositif comprend un mobile menant, un ensemble de transmission et des premiers
et seconds moyens d'immobilisation.
[0004] Le mobile menant est monté pivotant autour d'un axe et comporte sur une portion de
sa périphérie, au moins un moyen d'entraînement comprenant un secteur denté.
[0005] L'ensemble de transmission est monté pivotant autour d'un axe et comporte des premier
et deuxième pignons muni chacun d'une denture périphérique pour engrener avec le secteur
denté, respectivement une denture portée par la pièce à entraîner.
[0006] Les premiers et seconds moyens d'immobilisation coopèrent les uns avec les autres
pour ne laisser tourner le premier pignon que lorsqu'il est en prise avec le secteur
denté, lesdits moyens d'immobilisation laissant tourner librement le mobile menant.
[0007] Il est bien connu que dans les montres analogiques, l'affichage du quantième se fait
classiquement par un disque ou une-couronne qui porte sur une de ses faces les nombres
de 1 à 31, ces nombres défilant successivement devant un guichet ménagé dans le cadran
de la montre. Cet indicateur est entraîne en rotation par le train d'engrenages, de
telle manière qu'il progresse d'un pas toutes les 24 heures. Le verrouillage dans
chacune des positions d'affichage de l'indicateur de quantième est réalisé habituellement
par un organe élastique de verrouillage s'engageant successivement entre les différentes
dents d'une denture ménagée sur le disque ou la couronne au fur et à mesure de l'avance
de l'indicateur. Lors de l'actionnement quotidien de cet indicateur, la force motrice
qui doit lui être appliquée est ainsi nettement supérieure àt la force motrice seulement
nécessaire pour entraîner les aiguilles de la montre, du fait qu'il faut fournir en
plus l'énergie pour effacer l'organe élastique de verrouillage.
[0008] Cet excès d'énergie nécessaire qui n'est que très temporaire puisqu'il ne se produit
qu'une fois par 24 heures, est particulièrement préjudicible dans le cas des montres
électroniques. En effet, le moteur doit être alimenté pour pouvoir fournir effectivement
le couple nécessaire pour l'entraînement de l'indicateur. Pour éviter d'avoir à fournir
en permanence au moteur la quantité d'énergie nécessaire pour fournir ce couple, il
est possible de prévoir un circuit d'asservissement du moteur qui adapte l'énergie
fournie au moteur à la charge et donc en particulier au couple qui doit être appliqué
à l'indicateur de quantième. Cependant, un tel circuit complique le circuit de commande
de la montre.
[0009] Une autre solution consiste bien sûr à tenter de diminuer le couple qu'il est nécessaire
d'appliquer à l'indicateur de quantième pour le faire progresser d'une pas.
[0010] CH-A-538.136 un décrit un tel mécanisme qui permet de réduire le couple à appliquer
pour entraîner l'indicateur de quantième. Selon ce mécanisme, on supprime effectivement
le dispositif de verrouillage élastique de l'indicateur de quantième dans ses différentes
positions, ce qui diminue le couple à appliqeur. Mais ce mécanisme présente d'autres
inconvénients. Un tel dispositif comprend un disque d'entraînement, un plateau intermédiaire
muni de goupilles qui coopèrent avec le disque et un disque d'affichage de quantième
qui est muni sur sa périphérie interne d'encoches profondes. Le plateau intermédiaire
est muni de deux goupilles qui peuvent pénétrer dans les encoches du disque de quantième
et qui peuvent coopérer également avec une saillie et deux encoches ménagées sur la
périphérie du disque d'entraînement. Le disque entraîne ainsi le disque de quantième
d'un pas à chacune des ses rotations par l'intermédiaire du plateau muni de ses deux
goupilles. Le verrouillage du disque est assuré par le présence de deux ergots supplémentaires
montés sur le disque. En dehors des phases d'entraînement, un des ergots et une des
goupilles sont en appui sur la face latérale du disque assurant ainsi l'immobilisation
du disque tout en permettant une libre rotation du disque d'entraînement. Cette solution
présente de graves inconvénients en raison de la coopération entre les goupilles et
les fentes ménagées dans le disque de quantième et entre ces mêmes goupilles et la
saillie ménagée sur la disque d'entraînement. Il est en effet nécessaire de prévoir
des jeux importants pour que le dispositif puisse fonctionner et l'immobilisation
du disque est donc médiocre. De plus, ces jeux entraînent des chocs supplémentaires
qui consomment de l'énergie et provoquent des frottements. En outre, selon ce même
document, pour assurer un verrouillage effectif de la couronne de quantième, il est
prévu un aimant permanent qui maintient effectivement la couronne et le plateau portant
les ergots.
[0011] La demande de brevet anglais GB-A-2.026.213 décrit un mécanisme de quantième comportant
un mobile menant entraîné par le rouage de la montre et muni à sa périphérie d'un
secteur denté et un ensemble de transmission comportant une première denture pour
engrener avec le secteur denté et une deuxième denture pour entraîner le disque de
quantième, ainsi qu'un sautoir coopérant d'une part avec la seconde denture de l'ensemble
de transmission et avec une came portée par le mobile menant. Le sautoir monté pivotant
sur la platine de la montre, comporte deux bras dont l'un prend appui contre la came
et l'autre, élastique, dans la seconde denture. La came est agencée de manière que,
lorsque le secteur denté n'est pas en prise avec la première denture, le bras élastique
est armé et assure le positionnement du mobile de transmission alors que lorsque le
secteur denté engrène avec la première denture, le bras élastique est désarmé et permet
au mobile de transmission de tourner librement. La présence du sautoir permet l'entraînement
du disque de quantième, par un mécanisme de correction, du moins lorsque le secteur
denté n'engrène pas avec la denture du mobile de transmission. Cette solution présente
deux inconvénients. Tout d'abord, le sautoir frotte pratiquement en permanence contre
la came, d'où une perte d'énergie. En outre, lorsque le secteur denté est en prise,
l'entraînement du disque de quantième par le mécanisme de correction risque d'abîmer
l'une ou l'autre pièce du mécanisme de quantième.
[0012] La présente invention a précisément pour objet un dispositif d'entraînement intermittent
d'une pièce, et plus particulièrement d'un disque de quantième qui ait un faible couple
mais qui ne présente pas les inconvénients de l'art antérieur décrit, c'est-à-dire
qui assure effectivement un bon verrouillage du disque de quantième dans chaque position,
qui évite les chocs et les frottements lors du déplacement du disque et qui permet
une correction du disque en tout temps.
[0013] Ce but est atteint grâce au fait que, dans le dispositif selon l'invention, l'ensemble
de transmission comporte en outre des moyens de liaison escamotables pour solidariser
en rotation les deux pignons, tant que le couple de retenue ne dépasse une valeur
limite.
[0014] On voit qu'ainsi le disque de quantième peut être librement corrigé, quelles que
soient les positions relatives du mobile menant et du mobile de transmission, tout
en garantissant un bon positionnement du dispositif de quantième, cette position étant
définie par les moyens de liaison, tels qu'on sautoir solidaire de l'un des pignons
et coopérant avec la denture de l'autre.
[0015] De préférence, les moyens d'entraînement du mobile menant comportent deux dents d'engrenage
qui engrènent avec la denture du mobile de transmission. En outre, les deuxièmes moyens
d'immobilisation comprennent n ergots (de préférence 4) solidaires en rotation du
mobile de transmission. Ces ergots sont disposés sur un même cercle centré sur l'axe
de rotation du mobile de renvoi et ils sont angulairement décalés de 360°/n. En outre,
les premiers moyens d'immobilisation comprennent un rebord circulaire qui est solidaire
en rotation du mobile menant et disposé au même niveau que les ergots. Ce rebord est
muni de deux encoches disposées de telle manière que, lors de la phase d'entraînement
de l'indicateur de quantième, un des ergots puisse franchir le rebord et que, au contraire,
en dehors des phases d'entraînement de l'indicateur de quantième, deux ou les deux
ergots soient en butée sur le rebord pour assurer ainsi le verrouillage du mobile
de transmission et en conséquence le verrouillage de l'indicateur de quantième par
l'intermédiaire de l'engrènement du mobile de transmission avec la denture du disque
de quantième.
[0016] Il faut observer que, selon l'invention, les ergots ne jouent aucun rôle d'entraînement
lors de la rotation du mobile de transmission. En conséquence, les dimensions des
encoches sur le rebord ne sont pas critiques et il est possible de leur donner une
largeur suffisante pour qu'il n'y ait aucun problème d'introduction des ergots dans
ces encoches.
[0017] De toute façon l'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui
suit d'un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif.
La description se réfère au dessin annexé sur lequel:
la figure 1 est une vue de dessus de l'ensemble du mécanisme d'entraînement;
la figure 2 est une vue en coupe et en élévation du mécanisme selon la ligne II-II
de la figure 1;
les figures 3 et 4 représentent une partie du mécanisme d'entraînement au début et
à la fin d'une phase d'entraînement de l'indicateur de quantième.
[0018] La description qui suit concerne les cas où le mécanisme sert à entraîner la couronne
de quantième dans une montre électronique. Il va cependant de soi que ce mécanisme
pourrait être utilisé pour l'entraînement intermittent d'autres pièces mobiles en
rotation, dès lors que ces pièces comportent un denture et qu'il est nécessaire d'assurer
un verrouillage de la position de la pièce entraînée entre les phases d'entraînement
et que cet entraînement intermittent doit être fait avec un couple aussi faible que
possible.
[0019] La montre comporte de façon classique une chaussée 2 et une roue à canon 4 qui sont
montées sur un axe 6 solidaire du bâti 8 de la montre. Une roue de minuterie 10 est
entraînée par la chaussée 2 et elle entraîne la roue à canon 4. La chaussée 2 est
entraînée de façon classique par un train d'engrenages entraîné par le moteur et qui
agit sur la roue des minutes 2a solidaire de la chaussée 2. Ce train d'engrenages
et le moteur n'ont pas été représentés, car ils sont de type classique et ils ne concernent
pas l'invention. Le pignon 10a de la roue de minuterie 10 engrène avec une roue 12a
d'un renvoi de quantième 12. Un pignon 12b faisant partie du renvoi 12 engrène avec
un mobile menant portant la référence générale 14 et dont la structure sera décrite
ultérieurement. Ce mobile menant 14 coopère avec un ensemble de transmission portant
la référence générale 16. Cet ensemble sera également décrit ultérieurement. Enfin,
l'ensemble de transmission coopère avec un indicateur de quantième 18 ou couronne
de quantième.
[0020] Le mobile 14 est monté pivotant sur un tenon 20 faisant partie intégrante du bâti
8. Ce mobile est maintenu sur cet axe par la tête d'une vis 22 engagée dans l'alésage
taraudé 20a du tenon 20. Le mobile 14 comprend tout d'abord un pignon denté 24 dont
le moyeu 24a se prolonge au-delà de la denture. Le mobile 14 comporte une deuxième
partie constituée par une portion massive 26. La portion 26 forme d'une part un disque
26a à proximité du bâti 8, ce disque comportant un secteur denté constitué par exemple
par deux dents respectivement référencées 26'a et 26"a. La pièce 26 définit, d'autre
part, une portion cylindrique 26b dont le diamètre est inférieur à celui du disque
26a. La portion 26b comporte donc une paroi latérale 26'b et une paroi plane 26"b
parallèle au disque 26a. La portion cylindrique 26b comporte une rainure 30 ayant
sensiblement la forme d'une portion de couronne circulaire qui débouche d'une part
dans la face plane 26"b et d'autre part dans la face latérale 26'b par deux encoches
30' et 30". Il fait observer que la portion restant 32 de la pièce cylindrique 26b
délimitée par la rainure 30 présente une épaisseur inférieure à l'épaisseur du reste
de cette pièce. L'axe de symétrie de la rainure 30 coïncide avec l'axe de symétrie
des dents 26'a et 26"a. La pièce 26 comporte de plus un alésage central 26c dans lequel
est chassé le moyeu 24a du pignon 24. On réalise ainsi une solidarisation entre ces
deux pièces qui tournent ensemble autour de l'axe défini par le tenon 20.
[0021] L'ensemble de transmission 16 est monté pivotant autour d'un axe défini par une douille
40 chassée sur un tenon 42 faisant partie intégrante du bâti 8. L'ensemble 16 comprend
tout d'abord un pignon 44 monté pivotant autour de la douille 40. L'ensemble 16 comprend
également une plaque 46 solidaire en rotation du pignon 44 et qui comprend 4 bras
rayonnants 48a, 48b, 48c et 48d à l'extrémité desquels sont fixés des tenons ou ergots
50a, 50b, 50c et 50d. Ces ergots sont disposés sur un même cercle centré sur l'axe
XX' de rotation de l'ensemble 16. Les ergots tournent donc en même temps que le pignon
44. La longeur L des bras est telle que deux ergots consécutifs puissent venir au
contact de la face latérale 26'b du mobile menant. Leur position est également telle
qu'ils puissent pénétrer librement dans la rainure 30 lors du mouvement de rotation
relatif du mobile 14 et de l'ensemble de transmission 16. La rainure 30 a une largeur
et une profondeur suffisantes pour permettre le libre passage des ergots lors de la
rotation relative des deux mobiles. En outre les extrémités 30' et 30" de la rainure
30 sont disposées sur la paroi latérale 26'b de telle manière que, comme on l'expliquera
ultérieurement, les ergots puissent effectivement pénétrer dans la rainure 30 lorsque
les dents 26'a et 26"a entraînent en rotation l'ensemble de transmission 16. De plus,
le pignon 44 est disposé de telle manière qu'il engrène avec les dents 26'a et 26"a
du mobile menant pour certaines positions de celui-ci. Enfin, l'ensemble de transmission
comprend un deuxième pignon denté 52 qui peut pivoter librement sur la douille 40.
La liaison entre le pignon 44 et le pignon 52 est assurée de façon temporaire par
un sautoir 54. Ce sautoir 54 est par exemple solidaire de la plaque 46. Lorsque le
sautoir 54 remplit sa fonction, les pignons 52 et 44 sont donc solidaires en rotation.
La couronne de quantième 18 est munie sur sa périphérie interne de dents 18a qui engrènent
avec les dents du pignon 52 de l'ensemble de transmission 16.
[0022] En d'autres termes, le mobile menant 14 comprend un moyen d'entraînement constitué
par les dents 26'a, 26"a; et des premiers moyens d'immobilisation constitués par la
rainure 30 et le bord 26'b, et l'ensemble de transmission 16 comprend un mobile de
transmission constitué par les pignons 44 et 52 et des deuxièmes moyens d'immobilisation
constitués par les ergots 50 fixés au bout des bras 48. En outre, il est clair que
la pièce 26b pourrait être remplacée par un simple rebord définissant la paroi latérale
26'b de la pièce 26b, ce rebord étant percé de deux encoches correspondant aux débouchés
30' et 30" de la rainure 30, ménagée dans la pièce 26b.
[0023] Il faut ajouter que les rapports d'engrenage entre la roue de minuterie, le mobile
de renvoi de quantième 12 et le pignon 24 du mobile menant sont tels que le mobile
menant fasse un tour par période de 24 heures. Par ailleurs, le nombre de dents sur
le pignon 44 de l'ensemble de transmission est tel que ce pignon fasse un tour par
période de 4 jours. En conséquence, pour chaque période de 24 heures, le couronne
18 des quantièmes progresse effectivement d'un pas comme il se doit.
[0024] Le fonctionnement du mécanisme d'entraînement de la couronne de quantième découle
de la description précédente. En dehors des phases où la position de la couronne de
quantième doit être modifiée, deux des ergots sont en appui sur la face latérale 26'b
de la pièce 26b du mobile menant. Ainsi, l'ensemble de transmission 16 est immobilisé
en rotation mais le mobile menant 14 peut tourer librement sous l'effet de l'entraînement
du renvoi de quantième. Tant qu'aucun couple extérieur important n'est appliqué à
la couronne de quantième 18, le sautoir 52 remplit sa fonction et solidarise le plateau
46 avec le pignon 52. Par cet exemple l'extrémité élastique 54 du sautoir coopère
avec le pignon 52. Le pignon 52 est donc également immobilisé en rotation et la couronne
18 l'est également du fait de la coopération des dents du pignon 52 avec les dents
18a de la couronne de quantiéme. Il est important d'observer que le pignon 52 est
en permanence en prise avec la denture 18a de la couronne. Il s'ensuit que, grâce
aux techniques classiques de taillage de pignon denté, il est possible d'avoir un
jeu très réduit entre le pignon 52 et la couronne 18, ce qui assure un excellent positionnement
de celle-ci. Bien sûr si un couple extérieur est appliqué à la couronne 18, par exemple
par un dispositif de correction d'affichage du quantième, la pièce 46 reste verrouillée
mais le pignon 52 peut être entraîné en rotation par la couronne grâce à la liaison
élastique assurée par le sautoir 54.
[0025] Lorsqu'un déplacement de la couronne de quantième doit intervenir, une des dents
26'a du mobile 14 arrive au contact de la denture du pignon 44. Dans cette situation,
un des ergots, par exemple celui qui est référencé 50d et qui était primitivement
au contact de la face latérale de la pièce 26b, se trouve devant l'entrée 30' de la
rainure 30. C'est ce qui est représenté sur la figure 3. La rotation du mobile 14
dans le sens indiqué par la flèche f provoque la rotation de l'ensemble de transmission
16, c'est-à-dire du pignon 44 qui entraîne la rotation du plateau 46 et du deuxième
pignon 52. En conséquence, le pignon 52 commence à provoquer la rotation de la couronne
de quantième 18 et les ergots 50 commencent également à pivoter. En particulier, l'ergot
50d pénètre librement dans la rainure 30. Lorsque les dents 26'a et 26"a cessent d'être
en prise avec le pignon 44, l'ergot 50d est sorti de la rainure 30 par l'échancrure
30". Par ailleurs, l'ergot 50a est venu au contact de la paroi latérale de la piece
26b. L'ensemble de transmission 16 a effectué une rotation de 90° amenant ainsi la
couronne de quantième 18 dans la nouvelle position qu'elle doit occuper. Il n'y a
plus, bien sûr, entraînement du mobile de l'ensemble de transmission. De plus celui,ci
est verrouillé par l'action des ergots 50a et 50d sur la périphérie de la pièce 26b
ou sur la périphérie de la portion 32 de celle-ci. Ce verrouillage par les ergots
50a et 50d est maintenu jusqu'à ce que le mobile menant 14 ait fait un tour pour amener
son secteur denté à nouveau en prise avec la pignon 44.
[0026] Il faut simplement observer que, stricto sensu, le verrouillage n'existe pas lorsqu'un
des ergots se trouve vis-à-vis d'une des encoches 30' et 30". Cela ne présente pas
d'inconvénient majeur du fait que la largeur de cette encoche est sensiblement de
l'ordre de grandeur du diamètre des ergots. En conséquence, la fraction de la périphérie
26'b correspondant à cette situation est extrément faible et n'entraîne donc aucun
effet dommageable pour le bon fonctionnement du mécanisme.
[0027] Dans l'exemple particulier précédemment décrit, le mobile menant 14 fait un tour
par 24 heures. Il serait bien sûr possible d'envisager un mécansime d'entraînement
dans lequel le mobile menant ferait par exemple un tour pour px24 heures. Dans ce
cas, bien entendu, le mobile devrait comporter p secteurs dentés correspondant à la
denture 26'a, 26"a et p rainures correspondant à la rainure 30. Par ailleurs, l'ensemble
de transmission resterait identique avec ses quatre ergots.
[0028] Il serait également possible d'envisager un nombre d'ergots différent pour l'ensemble
de transmission c'est-à-dire de définir un nombre de positions de verrouillage différent
et donc un nombre de jours différents associé à une rotation d'un tour complet de
l'ensemble de transmission.
[0029] Il découle de la description précédente que l'invention permet effectivement d'obtenir
un dispositif d'entraînement d'une pièce ou plus précisément d'une couronne de quantième
à faible couple. En effet, d'une part il n'existe plus aucun organe de positionnement
élastique agissant directement sur la couronne de quantième, d'autre part, les transmissions
de mouvement entre les différents mobiles se font effectivement par des engrenages
ce qui diminue les jeux et les chocs et ce qui permet d'améliorer le positionnement
de l'indicateur de quantième lors du verrouillage ce qui supprime ainsi la nécessité
d'organes extérieurs.
1. Dispositif d'entraînement intermittent en rotation d'une pièce (18) comprenant:
- un mobile menant (14) monté pivotant autour d'un axe (20) et comportant sur une
portion de sa périphérie au moins un moyen d'entraînement comprenant un secteur denté
(26'a, 26"a),
- un ensemble de transmission (16) monté pivotant autour d'un axe (40, 42) et comportant
des premier et deuxième pignons (44 et 52) muni chacun d'une denture périphérique
pour engrener avec le secteur denté (26'a, 26"a) respectivement une denture portée
par ladite pièce (18), et
- des moyens d'immobilisation (30, 26'b, 48, 50) coopérant les uns avec les autres
pour laisser tourner le premier pignon (44) seulement lorsqu'il est en prise avec
ledit secteur denté (26'a, 26"a), lesdits moyens d'immobilisation laissant tourner
librement le mobile menant (14),
caractérisé en ce que l'ensemble de transmission comporte en outre des moyens de liaison
escamotables (54) pour solidariser en rotation lesdits pignons (44 et 52), tant que
le couple de retenue appliqué sur le premier pignon ne dépasse pas une valeur limite.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de liaison
comportent un ressort sautoir (54) fixé rigidement à l'un desdits pignons et coopérant
élastiquement avec la denture de l'autre pignon.
3. Dispositif selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le secteur denté
comporte au moins deux dents juxtaposées (26'a et 26"a) pour engrener avec la denture
du premier pignon (44), en ce que les moyens d'immobilisation comprennent des premiers
moyens (30, 36'b) solidaires du mobile menant et munis d'un rebord circulaire (26'b)
ayant même axe (20) que le mobile menant et comportant deux encoches (30', 30"), et
en ce que lesdits moyens d'immobilisation comprennent des deuxièmes moyens (48, 50)
solidaires du premier pignon 44 et comportant n ergots (50), n'étant plus grand ou
egal à 2, disposés sur un même cercle centré sur l'axe (40, 42) du mobile de transmission,
lesdits ergots (50) étant décalés de 360°/n et disposés au même niveau selon la direction
des axes de rotation (20 et 40, 42) que ledit rebord circulaire (26'b) et que lesdites
encoches (30', 30") pour que l'un desdits ergots (50) puisse franchir ledit rebord
(26'b) lors de sa rotation sous l'effet de l'engrènement dudit mobile de transmission
(44, 52) avec lesdit au moins un moyen d'entraînement (26'a, 26"a), mais que lesdits
ergots (50), pour n=2, ou deux desdits ergots (50) pour n>2 soient en butée contre
ledit rebord (26'b) à l'extérieur desdites encoches (30', 30") lorsqu'il n'y a pas
engrènement.
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
ladite pièce (18) est une couronne de quantième d'une montre et en ce que ledit mobile
menant (14) comporte en outre un pignon (24) pour engrener avec un train d'engrenages
(2, 4, 10, 12) de ladite montre.
1. Anordnung zum intermittierenden Drehantrieb eines Bauteils (18), umfassend:
Ein antreibendes Trieb (14), das drehbar um eine Achse (20) angeordnet ist und auf
einem Abschnitt seiner Peripherie mindestens ein Antriebsmittel umfaßt, umfassend
einen verzahnten Sektor (26'a, 26"a),
eine Getriebebaugruppe, die um eine Achse (40, 42) drehbar montiert ist und erste
und zweite Ritzel (44 und 52) umfaßt, jeweils mit einer Umfangsverzahnung zum Eingriff
in den verzahnten Sektor (26'a, 26"a) beziehungsweise eine von dem genannten Bauteil
(18) getragene Verzahnung versehen, und
Arretiermittel (30, 26'b, 48, 50), die miteinander in Wirkverbindung stehen zum Drehenlassen
des ersten Ritzels (44) nur dann, wenn es im Eingriff mit dem genannten verzahnten
Sektor (26'a, 26"a) steht, wobei die genannten Arretiermittel das antreibende Trieb
(14) frei drehen lassen,
dadurch gekennzeichnet, daß die Getriebebaugruppe ferner wegbewegbare Verbindungsmittel
(54) umfaßt zur drehfesten Verbindung der genannten Ritzel (44 und 52) solange, daß
das auf das erste Ritzel wirkende Haltemoment nicht einen Grenzwert übersteigt.
2. Anordnung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die genannten Verbindungsmittel
eine Springfeder (54) umfassen, die starr an einem der genannten Ritzel befestigt
ist und elastisch mit der Verzahnung des anderen Ritzels zusammenwirkt.
3. Anordnung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß der verzahnte Sektor
mindestens zweit benachbarte Zähne (26'a und 26"a) umfaßt zum Kämmen mit der Verzahnung
des ersten Ritzels (44), daß die Arretiermittel erste Mittel (30, 26'b) umfassen,
die mit dem treibenden Trieb verbunden sind und mit einem runden Kragen (26'b) mit
gleicher Achse (20) wie das treibende Trieb versehen sind sowie zwei Einschnitte (30',
30") aufweisen und daß die genannten Arretiermittel zweite Mittel (48, 50) umfassen,
die mit dem ersten Ritzel (44) verbunden sind und n Vorsprünge (50) umfassen, wobei
n größer oder gleich 2 ist, die auf einem gleichen auf die Achse (40, 42) des Getriebetriebs
zentrierten Kreis angeordnet sind und zueinander um 360° durch n versetzt sind und
auf demselben Niveau liegen in Richtung der Drehachsen (20 und 40, 42) wie der genannte
runde Kragen (26'b) und die genannten Einschnitte (30', 30"), damit einer der genannten
Einschnitte (50) den genannten Kragen (26'b) bei seiner Drehung und unter der Wirkung
des Eingriffs des genannten Getriebetriebs (44, 52) mit dem genannten mindestens einen
Antriebsmittel (26'a, 26"a) passieren kann, jedoch die genannten Vorsprünge (50) für
n gleich 2 oder zwei der genannten Vorsprünge (50) für n größer 2 im Anschlag an den
genannten Kragen (26'b) außerhalb der genannten Einschnitte (30', 30") sind, wenn
kein kämmender Eingriff vorliegt.
4. Anordnung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß das genannte
Bauteil (18) ein Datumsring einer Uhr ist und daß das genannte antreibende Trieb (14)
ferner ein weiteres Ritzel (24) umfaßt zum Eingriff mit einem Räderwerk (2, 4, 10,
12) der genannten Uhr.
1. Driving arrangement for intermittent rotation of a component (18) comprising:
a drive gear means (14) pivotally mounted about an axle (20) and including on a portion
of its periphery at least one driving means comprising a toothed sector (26'a, 26"a),
a transmission assembly (16) pivotally mounted about an axle (40, 42) and including
first and second pinions (44 and 52) each provided with peripheral teeth for meshing
respectively with the toothed sector (26'a, 26"a) and teeth borne by said component
(18) and
blocking means (30, 26'b, 48, 50) cooperating with one another to allow rotation of
the first pinion (44) only when it is engaged with said toothed sector (26'a, 26"a),
said blocking means permitting free rotation of the drive gear means (14) characterized
in that the transmission assembly further includes retractable coupling means (54)
arranged to unite said pinions (44 and 52) in rotation so long as the retaining couple
applied to the first pinion does not exceed a certain limit.
2. Driving arrangement according to claim 1 characterized in that said coupling means
include a jumper spring (54) rigidly attached to one of said pinions and cooperating
elastically with the teeth of the other pinion.
3. Driving arrangement according to claims 1 or 2 characterized in that the toothed
sector includes at least two juxtaposed teeth (26'a and 26"a) to mesh with the teeth
of the first pinion (44), in that the blocking means comprise first means (30, 26'b)
fixed to the drive gear means and provided with a circular rim (26'b) having the same
axle (20) as the drive gear means and including two notches (30', 30") and in that
said blocking means comprise second means (48, 50) fixed to the first pinion (44)
and including n spurs (50) n being greater than or equal to 2 arranged on a common
circle centered on the axle (40, 42) of the transmission assembly, said spurs being
spread apart by 360°/n and arranged at the same level in accordance with the direction
of the rotation axles (20 and 40, 42), as said circular rim (26'b) and as said notches
(30', 30") so that one of said spurs (50) may cross over said rim (26'b) during its
rotation under the effect of the meshing of said transmission assembly (44, 52) with
at least one of the driving means (26'a, 26"a), but that said spurs (50) for n=2 or
two of said spurs (50) for n>2 butt against said rim (26'b) outside said notches (30',
30") when there is no meshing.
4. Driving arrangement according to any of claims 1 to 3 characterized in that said
component (18) is a date crown of a watch and in that said drive gear means (14) includes
moreover a pinion for engaging with a gear train (2, 4, 10, 12) of said watch.