[0001] La présente invention est relative à une installation pour la régulation d'un groupe
de cellules d'électrolyse à anodes multiples déplaçables en regard d'une cathode de
mercure, notamment des cellules pour l'électrolyse de solutions aqueuses d'halogénure
de métaux alcalins, et plus particulièrement de chlorure de sodium.
[0002] Pendant le fonctionnement de cellule d'électrolyse à cathode de mercure, il est important
de réduire à une valeur aussi faible que possible, la distance séparant les anodes
de la cathode, afin de diminuer la consommation d'énergie électrique et rendre ainsi
le rendement énergétique de l'opération d'électrolyse optimum. En particulier, dans
le cas de cellules équipées d'anodes métalliques, par exemple des anodes du type de
celles décrites dans le brevet BE-A-811 155 (IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED),
il est habituel de régler la distance anode-cathode au voisinage et même au-dessous
de 2 mm.
[0003] La mise en oeuvre de distances anode-cathode faibles impose de contrôler périodiquement
la position.des anodes dans les cellules d'électrolyse et d'opérer éventuellement
un ajustement des anodes. Pour obtenir un rendement énergétique optimum, il est en
effet nécessaire de corriger la position des anodes dont la distance, par rapport
à la cathode, deviendrait exagérément grande. Il convient par ailleurs d'éviter que
l'une ou l'autre anode entre occasionnellement en contact avec la cathode de mercure,
car le court-circuit qui en résulterait serait susceptible d'occasionner des dégradations
graves à l'anode, principalement dans le cas d'anodes en titane portant un revêtement
actif à base d'oxyde de métal noble. Les causes d'une augmentation intempestive des
distances anode-cathode ou d'un contact fortuit entre une anode et le mercure sont
nombreuses ; elles peuvent résider notamment dans une déformation ou une usure de
l'anode, la formation d'agglomérats de gros mercure (appelé parfois "beurre de mercure")
adhérant à la sole de la cellule ou flottant à la surface du mercure, une variation
intempestive du niveau du mercure dans la cellule, une turbulence fortuite survenant
dans l'écoulement du mercure.
[0004] Dans le brevet BE-A-668 236 (IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED), on décrit un
procédé pour régler la position d'une anode dans une cellule à cathode de mercure,
selon lequel on mesure la conductance électrique de la couche d'électrolyte séparant
l'anode de la cathode, on compare la valeur mesurée de la conductance à une valeur
de consigne et on règle la position de l'anode pour que ces deux valeurs s'égalent.
[0005] Dans le brevet BE-A-695 771 (IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED), on décrit un
appareillage mettant ce procédé en oeuvre pour la régulation automatique de la position
des anodes d'une cellule à cathode de mercure. Cet appareillage connu comprend un
chariot qui est déplaçable au-dessus de la cellule et qui porte un organe de scrutation
sélective des anodes individuelles, un organe de mesure de la valeur instantanée de
la conductance électrique de la couche d'électrolyte entre l'anode scrutée et la cathode,
un transformateur de ladite valeur instantanée en un signal électrique, par exemple
une tension, un circuit de comparaison de ce signal électrique avec un signal de consigne
représentatif d'une valeur de consigne de la conductance électrique et un dispositif
de réglage motorisé de la position de l'anode scrutée, couplé à ce circuit de comparaison
[0006] L'appareillage est programmé de manière à scruter sélectivement et successivement
toutes les anodes de la cellule et exécuter une séquence complète des opérations du
procédé, pour chaque anode scrutée.
[0007] Dans l'exploitation de cette installation, la valeur de consigne est une valeur fixe
de la conductance électrique de la couche d'électrolyte, correspondant à une distance
anode-cathode prédéterminée. Elle est généralement le résultat d'un compromis acceptable
entre la recherche d'un rendement énergétique optimum et la recherche d'un taux de
sécurité suffisant dans la marche de la cellule. Elle doit être définie dans chaque
cas particulier en fonction des conditions de marche de la cellule.
[0008] Dans le but d'assurer la régulation d'un groupe de cellules à mercure, par exemple
d'un atelier industriel d'électrolyse, on a déjà imaginé d'associer à chaque cellule
du groupe un appareillage de régulation autonome.
[0009] Ainsi, dans le brevet US-A-4 212 721 (HOECHST AG), on décrit une installation pour
la régulation d'un groupe de cellules d'électrolyse à mercure, comprenant un ensemble
d'unités locales de régulation qui sont associées chacune à une cellule d'électrolyse
individuelle et qui sont reliées ensemble à une unité centrale de contrôle conçue
pour relever les données générales de marche du groupe de cellules et les transférer
aux unités locales de régulation.
[0010] Cette installation de régulation connue présente la particularité d'être à fonctionnement
entièrement décentralisé, du fait que chaque unité locale de régulation relève les
informations sur la marche propre de la cellule à laquelle elle est associée et régule
seule la marche de cette cellule, au départ de ces informations, sans interaction
avec les autres unités locales. Cette particularité conduit à une série de désavantages,
parmi lesquels un coût de mise en oeuvre élevé, un temps de réponse relativement long
des unités locales de régulation et l'impossibilité d'assurer une régulation ordonnée
de l'ensemble du groupe de cellules.
[0011] L'invention tend à remédier à ces désavantages, en fournissant une installation à
fonctionnement partiellement centralisé qui assure une régulation automatique, rapide,
ordonnée et fiable des distances anode-cathode d'un groupe de cellules d'électrolyse.
[0012] L'invention concerne à cet effet une installation pour la régulation d'un groupe
de cellules d'électrolyse à anodes multiples déplaçables en regard d'une cathode de
mercure, comprenant des unités locales de régulation qui sont associées chacune à
une unité électrolytique du groupe de cellules et qui comprennent chacune, un organe
de scrutation sélective d'unités anodiques déplaçables individuellement dans l'unité
électrolytique, un organe de mesure de la valeur instantanée de la conductance électrique
de la couche d'électrolyte entre l'unité anodique scrutée et la cathode, un transformateur
de ladite valeur en un signal électrique, un circuit de comparaison dudit signal avec
un signal de consigne représentatif d'une valeur de consigne de la conductance électrique,
et un dispositif de réglage motorisé de la position de l'unité anodique scrutée, relié
au circuit de comparaison ; selon l'invention, chaque unité locale de régulation comprend
en outre un détecteur de conditions de marche locales de l'unité électrolytique et
un convertisseur des conditions de marche locales détectées en signaux électriques,
et les unités locales de régulation du groupe de cellules sont couplées à une unité
centrale de régulation qui comprend :
- un organe de scrutation sélective des unités locales de régulation,
- un circuit de consigne pour le traitement des signaux provenant du convertisseur
de l'unité locale scrutée et la définition, au moyen de ceux-ci, du signal de consigne,
- un organe de transmission du signal de consigne vers le circuit de comparaison de
l'unité locale scrutée.
[0013] Dans l'installation selon l'invention, l'unité électrolytique consiste en général
en une cellule d'électrolyse du groupe, un ensemble défini de cellules du groupe,
par exemple une paire de cellules couplées électriquement en série, une zone définie
d'une cellule, par exemple un groupe de plusieurs anodes raccordées à un collecteur
de courant commun.
[0014] L'unité anodique peut être une anode individuelle ou un groupe d'anodes déplaçables
ensemble vis-à-vis de la cathode de mercure, par exemple un groupe d'anodes fixées
ensemble, en dérivation, à un collecteur de courant rigide et déplaçable.
[0015] Dans chaque unité locale de régulation, l'organe de scrutation des unités anodiques,
consiste généralement en un circuit logique conçu pour relier les unités anodiques
de l'unité électrolytique successivement, séparément et dans un ordre prédéterminé,
avec l'organe de mesure de conductance et avec le détecteur des conditions de marche
locales.
[0016] L'organe de mesure de conductance, le transformateur et le circuit de comparaison
sont couplés entre eux et peuvent avantageusement être combinés en un appareil unique,
du type de celui décrit dans le brevet BE-A-668 236 précité, comprenant un dispositif
pour la mesure de l'intensité du courant électrique traversant l'unité anodique scrutée,
un dispositif pour la mesure de la tension entre cette unité anodique et la cathode
de mercure, un calculateur couplé à ces deux dispositifs de mesure et conçu pour soustraire,
de la tension mesurée, le potentiel réversible de la réaction d'électrolyse, diviser
le résultat par la valeur mesurée de l'intensité du courant et sortir un signal de
tension représentatif du résultat de la division, et un calculateur conçu pour soustraire
une tension de consigne de ce signal de tension et sortir un signal électrique représentatif
du résultat de cette soustraction.
[0017] Le dispositif de réglage motorisé consiste généralement en un moteur électrique commandé
par le signal de sortie du circuit de comparaison pour éloigner l'unité anodique scrutée
de la cathode ou l'en rapprocher selon que la valeur instantanée de la conductance
est supérieure ou inférieure à la valeur de consigne.
[0018] Le détecteur peut comprendre, par exemple, des thermocouples pour mesurer la température
de l'électrolyte ou du mercure dans l'unité électrolytique, des densimètres pour mesurer
la densité de l'électrolyte et définir ainsi sa concentration, des débitmètres pour
mesurer les débits de l'électrolyte et du mercure dans l'unité électrolytique, des
ampèremètres et des voltmètres pour mesurer l'intensité globale du courant d'électrolyse
dans l'unité électrolytique et la tension aux bornes de celle-ci.
[0019] Dans l'unité centrale de régulation, l'organe de scrutation des unités locales consiste
généralement en un circuit logique, conçu pour coupler les unités locales de régulation
successivement et séparément avec l'unité centrale, dans un ordre prédéterminé. Ce
circuit est par ailleurs conçu pour transférer dans le circuit de consigne de l'unité
centrale, les signaux émis par le convertisseur de l'unité locale scrutée-et pour
transférer les signaux de consigne de l'unité centrale vers l'unité locale scrutée.
[0020] Le circuit de consigne sert à définir la valeur de consigne de la conductivité de
l'électrolyte pour chaque unité anodique de l'unité électrolytique dont l'unité locale
de régulation est scrutée. Il consiste en un calculateur analogique ou numérique qui
est alimenté par les signaux provenant du convertisseur de l'unité locale scrutée
et qui est conçu pour calculer, en fonction de conditions locales régnant dans l'unité
électrolytique scrutée, la valeur de la conductance de la couche d'électrolyte pour
une distance anode-cathode imposée (valeur de consigne de la conductance).
[0021] Dans l'installation selon l'invention, les unités locales de régulation remplissent
une double fonction : d'une part, elles servent à mesurer la conductance électrique
de la couche d'électrolyte sous chaque unité anodique, transformer cette mesure en
un signal électrique, comparer celui-ci à un signal de consigne et actionner le dispositif
de réglage motorisé de l'unité anodique, en fonction du résultat de la comparaison;
d'autre part, elles servent à relever les conditions de marche locales afférentes
à chaque unité anodique et à les convertir en signaux électriques qui sont transférés
vers l'unité centrale de régulation.
[0022] L'unité centrale de régulation a pour fonction de calculer les valeurs de consigne
des unités anodiques, au départ des conditions de marche locales relevées par les
unités locales de régulation, et à transférer ces valeurs de consigne vers les unités
locales de régulation.
[0023] En pratique, dans une cellule d'électrolyse à cathode de mercure, en exploitation,
la valeur optimum de la distance anode-cathode est rarement identique pour toutes
les anodes. Elle diffère généralement d'une anode à l'autre, en fonction notamment
de la géométrie de l'anode, de son dégré d'usure ou de sa position dans la cellule.
[0024] Par ailleurs, toutes autres choses restant égales, la valeur optimum des distances
anode-cathode dans une cellule à mercure est souvent influencée par la position de
la cellule parmi un groupe de cellules.
[0025] Tenant compte de ces observations, dans une forme de réalisation spécialement avantageuse
de l'invention, le détecteur associé à chaque unité locale de régulation comprend
un organe de repérage de la position de l'unité anodique scrutée dans l'unité électrolytique,
et l'unité centrale de régulation comprend un organe de repérage de la position, dans
le groupe de cellules, de l'unité électrolytique associée à l'unité locale scrutée.
[0026] Dans cette forme de réalisation de l'installation selon l'invention, le circuit de
consigne associé à l'unité centrale est alimenté en signaux supplémentaires définissant
la position de l'unité anodique scrutée et de l'unité électrolytique qui la contient
et il est ainsi à même d'apporter un correctif supplémentaire dans la définition de
la valeur de consigne.
[0027] Généralement, dans les cellules d'électrolyse en activité, on peut répartir les unités
anodiques en trois catégories, selon la distance qui les sépare de là cathode. Une
première catégorie comprend les unités anodiques qui occupent une position pour laquelle
cette distance est proche de la valeur idéale et qui ne requièrent dès lors pas un
ajustement ; une deuxième catégorie d'unités anodique est constituée par celles qui
occupent une position exagérément éloignées de la cathode et qu'il convient d'ajuster
si on cherche à améliorer le rendement énergétique de l'électrolyse ; la troisième
catégorie d'unités anodiques regroupe celles qui occupent une position exagérément
proche de la cathode et qui requièrent de ce fait une intervention rapide pour éviter
un court-circuit local et une détérioration de l'anode.
[0028] En pratique, il est souhaitable d'assurer, dans l'ordre, d'abord un réglage des unités
anodiques de la troisième catégorie, puis un réglage de celles de la deuxième catégorie.
[0029] Selon une forme de réalisation préférée de l'installation selon l'invention, conçue
spécialement pour la mise en oeuvre de ce mode idéal de régulation, chaque unité locale
de régulation comprend, d'une part, entre le circuit de comparaison et le dispositif
de réglage motorisé, une mémoire de comparaison pour le stockage des signaux provenant
dudit circuit de comparaison et, d'autre part, un programmateur conçu pour réaliser
le fonctionnement de l'unité locale en deux phases comprenant, dans une première phase,
une scrutation des unités anodiques et un couplage du circuit de comparaison avec
la mémoire de comparaison et, dans une seconde phase, une scrutation des unités anodiques
et un couplage de la mémoire de comparaison avec un organe d'actionnement du dispositif
de réglage motorisé.
[0030] Dans cette forme de réalisation de l'invention, la première phase de scrutation sert
à établir les signaux de comparaison des unités anodiques et la seconde phase de scrutation
sert exclusivement au réglage des unités anodiques à partir de ces signaux. Il est
possible de programmer le programmateur de manière, par exemple, qu'au cours de la
seconde phase de scrutation, les unités anodiques soient scrutées successivement l'une
après l'autre dans l'ordre des distances anode-cathode croissantes.
[0031] A cet effet, selon une variante avantageuse de cette forme d'exécution de l'invention,
la mémoire de comparaison de chaque unité locale de régulation comprend un répartiteur
des signaux stockés dans un ordre correspondant à des distances anode-cathode croissantes
et son programmateur est couplé au répartiteur en sorte d'exécuter la scrutation dans
la seconde phase, dans l'ordre du stockage des signaux dans la mémoire de comparaison.
[0032] Selon une forme de réalisation spécialement avantageuse de l'installation selon l'invention,
chaque unité locale de régulation comprend une mémoire pour le stockage des signaux
de consigne (qui, dans la suite, sera appelée "mémoire de consigne"), une mémoire
pour le stockage des signaux provenant du transformateur (qui, dans la suite, sera
désignée "mémoire de conductance") et une mémoire pour le stockage des signaux provenant
du convertisseur (qui, par la suite, sera désignée "mémoire de marche locale"); par
ailleurs, l'unité centrale de régulation comprend une mémoire pour le stockage des
signaux provenant du convertisseur des unités locales de régulation et une mémoire
pour le stockage des signaux provenant du circuit de consigne (dans la suite, ces
deux mémoires sont appelées respectivement "mémoire de marche locale" et "mémoire
de consigne").
[0033] Cette forme de réalisation de l'invention permet une plus grande souplesse de fonctionnement
de l'installation, en permettant notamment que les unités locales et l'unité centrale
de régulation réalisent plusieurs fonctions simultanément.
[0034] Ainsi, selon une variante intéressante de cette forme de réalisation de l'invention,
chaque mémoire de l'unité centrale de régulation est divisée en plusieurs sections
de stockage correspondant chacune à une unité locale de régulation, et l'unité centrale
de régulation est programmée de manière à réaliser des séquences opératoires successives
de trois étapes comprenant :
- une étape de scrutation d'une unité locale de régulation avec couplage de la mémoire
de marche locale de cette unité locale de régulation à la section afférente à cette
unité locale dans la mémoire de marche locale de l'unité centrale;
- une étape de couplage du circuit de consigne de l'unité centrale de régulation avec
la section afférente à une unité locale de régulation, dans la mémoire de marche locale
de l'unité centrale;
- une étape de scrutation d'une unité locale de régulation avec couplage de la mémoire
de consigne de cette unité locale à la section afférente à cette unité locale dans
la mémoire de consigne de l'unité centrale de régulation.
[0035] Dans cette forme de réalisation de l'invention, les trois étapes de chaque séquence
opératoire peuvent être opérées sur la même unité locale de régulation ou sur des
unités locales distinctes, et elles peuvent être exécutées simultanément ou séparément,
selon les caractéristiques constructives de l'unité centrale.
[0036] Selon un mode d'exécution particulier de cette forme de réalisation de l'invention,
on préfère toutefois que les deux étapes citées en premier lieu ci-dessus soient exécutées
sur une même unité locale de régulation, tandis que la troisième étape est exécutée
sur une autre unité locale. On préfère par ailleurs que l'unité centrale de régulation
exécute l'étape citée en deuxième lieu, après avoir exécuté les deux autres étapes.
[0037] L'installation selon l'invention, principalement dans son mode d'exécution qui vient
d'être décrit, présente le grand avantage de raccourcir la durée globale du contrôle
et du réglage des unités anodiques et, par voie de conséquence, d'augmenter la fréquence
de ces contrôles et de ces réglages. Il s'ensuit qu'en régime normal de fonctionnement
des cellules d'électrolyse, les unités anodiques occupent en permanence des positions
proches de l'optimum et ne requièrent dès lors que des ajustements modérés. Cette
particularité autorise l'utilisation, pour le dispositif de réglage motorisé, de moteurs
électriques à vitesse de rotation lente et par conséquent de faible puissance et de
faible encombrement, dont le coût, la consommation électrique et les frais d'entretien
sont modérés.
[0038] La possibilité, offerte par l'installation selon l'invention, de s'accomoder de moteurs
électriques de puissance modérée apporte l'avantage supplémentaire de simplifier grandement
leur circuit électrique de commande. Celui-ci s'accomode facilement et avantageusement
de composants électroniques à semi-conducteurs du type du thyristor ou du type du
TRIAC, selon que les moteurs utilisés sont à courant continu ou à courant alternatif,
les semi-conducteurs du type TRIAC étant des assemblages équivalents à deux thyristors
opposés, munis d'une gachette unique d'amorçage, (Techniques de l'Ingénieur, électronique
E-1022, 3-1972, p. 10).
[0039] Dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse de l'installation selon
l'invention, le dispositif de réglage motorisé est constitué de moteurs à courant
alternatif du type synchrone, éventuellement équipés d'un réducteur de vitesse. Du
fait qu'ils se caractérisent par une vitesse de rotation constante, l'utilisation
de moteurs synchrones présente l'avantage de faciliter le contrôle de l'amplitude
du déplacement des unités anodiques, en opérant simplement une mesure de la durée
de fonctionnement des moteurs.
[0040] L'utilisation de moteurs synchrones s'est révélée spécialement avantageuse dans la
forme de réalisation préférée décrite plus haut, où les unités locales de régulation
fonctionnent en deux phases successives comprenant respectivement une première phase
de scrutation des unités anodiques servant à l'établissement des signaux de comparaison
afférents aux unités anodiques et une seconde phase de scrutation servant au réglage
des unités anodiques à partir de ces signaux de comparaison. En effet, dans une variante
de cette forme de réalisation préférée, le programmateur de chaque unité locale de
régulation est programmé de manière que, dans la seconde phase de scrutation, l'organe
de scrutation opère, pour chaque unité anodique, une séquence de scrutations successives
comprenant :
- une première scrutation avec couplage de la mémoire de comparaison de l'unité locale
de régulation avec l'organe d'actionnement du dispositif de réglage motorisé de l'unité
anodique : au cours de cette première scrutation, le dispositif de réglage motorisé
de l'unité anodique est démarré automatiquement dans le sens adéquat en fonction du
signal de comparaison afférent à cette unité anodique ;
- des scrutations ultérieures répétées, avec couplage de l'organe de mesure, du transformateur,
du circuit de comparaison et du dispositif de réglage motorisé de l'unité anodique
scrutée : au cours de chacune de ces scrutations, l'unité locale de régulation opère
une comparaison entre la conductance instantanée mesurée et la valeur de consigne
et elle arrête le dispositif de réglage motorisé si la différence entre ces deux grandeurs
tombe, en valeur absolue, sous une valeur de seuil prédéterminée.
[0041] Cette variante de l'invention présente l'avantage remarquable de permettre le réglage
de plusieurs unités anodiques simultanément sur chaque unité électrolytique, puisqu'entre
deux scrutations successives d'une unité anodique, l'organe de scrutation peut scruter
d'autres unités anodiques de l'unité électrolytique et démarrer, si nécessaire, leurs
dispositifs de réglage motorisé respectifs.
[0042] Des particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description
suivante de quelques formes de réalisation, en référence aux dessins annexés.
[0043] La figure 1 est une vue schématique, en plan, d'un groupe de cellules d'électrolyse
à cathode de mercure, reliées à une installation de régulation conforme à l'invention;
[0044] La figure 2 est une échelle des signaux de comparaison des anodes d'une cellule du
groupe de cellules d'électrolyse.
[0045] On a représenté à la figure 1 un groupe de trois cellules à cathode de mercure 1,2,3
pour l'électrolyse de solutions aqueuses de chlorure de sodium. Ces cellules d'électrolyse
sont du type à cathode horizontale de mercure (J.S.Sconce, Chlorine, its manufacture,
properties and uses, 1962, Reinhold Publishing Corporation, New York, pages 181 à
194). Elles comprennent une cathode mobile de mercure faiblement inclinée, au-dessus
de laquelle des anodes telles que 4, 4', 4", 5, 5', 5" sont suspendues par des tiges
de support individuelles 6. Les anodes sont réparties en plusieurs rangs pamllèles
d'anodes couplées en dérivation à des barres omnibus d'amenée de courant 7 (par exemples
le rang des anodes 4, 4' et 4" et le rang des anodes 5, 5' et 5"). Les tiges de support
6 des anodes sont déplaçables verticalement et individuellement pour ajuster l'écart
entre chaque anode et la cathode et, à cet effet, un moteur électrique, non représenté,
est associé à chaque tige d'anode 6. Pour éviter une détérioration des moteurs au
contact de l'atmosphère corrosive régnant généralement autour des cellules, chaque
moteur est noyé dans une masse d'une résine synthétique coulée autour du moteur et
traversée de manière étanche par l'arbre du moteur.
[0046] L'installation de régulation du groupe de cellules 1, 2, 3 comprend trois unités
locales de régulation 8, associées chacune à une cellule d'électrolyse individuelle
et une unité centrale de régulation 9 associée aux trois unités locales 8.
[0047] Chaque unité locale 8 est conçue pour scruter successivement et séparément chaque
anode de sa cellule, selon un ordre logique prédéterminé, mesurer la conductance de
la couche d'électrolyte entre l'anode scrutée et la cathode, comparer la conductance
mesurée à une valeur de consigne et modifier, en cas de besoin, la position de l'anode
scrutée en fonction du résultat de la comparaison. A cet effet, les unités locales
8 comprennent chacune :
- un organe de scrutation schématisé en 10, qui a pour fonction de brancher les anodes
de la cellule, l'une après l'autre, sur les organes fonctionnels de l'unité locale
;
- un organe de mesure 11 de la conductance de la couche d'électrolyte séparant l'anode
scrutée de la cathode ;
- un transformateur 12 couplé à l'organe de mesure 11 et destiné à convertir la valeur
numérique de la conductance en un signal de tension électrique :
- une mémoire de conductance 13, associée au transformateur 12;
- un détecteur 14 de conditions locales de marche de la cellule associée à l'unité
locale ;
- un convertisseur 15 des valeurs numériques relevées par le détecteur 14, en signaux
de tension électrique ;
- une mémoire de marche locale 16 associée au convertisseur 15;
- une mémoire de consigne 17;
- un circuit de comparaison 18 associé aux mémoires 16 et 17;
- une mémoire de comparaison 19 associée au circuit de comparaison 18 ;
- un programmateur 20.
[0048] Dans chaque unité locale de régulation 8, les mémoires 13, 16, 17 et 19 sont divisées
chacune en plusieurs sections de stockage 13a, 13b,..., 16a, 16b,..., 17a, 17b,...,
19a, 19b,..., chaque section de stockage, dans chaque mémoire, correspondant à une
anode individuelle de la cellule d'électrolyse associée à l'unité locale de régulation.
Par exemple, dans l'unité locale 8 associée à la cellule 1, des sections de stockage
13a, 16a, 17a et 19a correspondent chacune à la seule anode 4 de cette cellule 1.
[0049] L'unité centrale 9 a pour fonction de calculer les valeurs de consigne afférentes
respectivement aux anodes scrutées, à partir des informations relevées par le détecteur
14 des unités locales 8. Elle comprend, à cet effet :
- un organe de scrutation 21 destiné à brancher sélectivement et successivement chaque
unité locale 8 sur l'unité centrale 9 ;
- une mémoire de marche locale 22, destinée à être couplée sélectivement aux mémoires
de marche locale 16 des unités locales 8;
- un circuit de consigne 23 qui a pour fonction de produire les signaux de consigne
nécessaires au fonctionnement des unités locales 8 ;
- une mémoire de consigne 24 associée au circuit de consigne 23;
- un organe de repérage 25 de l'unité locale 8 scrutée ;
- un programmateur 26.
[0050] Dans l'unité centrale de régulation 9, les mémoires 22 et 24 sont divisées chacune
en trois sections de stockage 22a, 22b, 22c, 24a, 24b, 24c, chaque section, dans chaque
mémoire, correspondant à une unité locale individuelle 8. Chaque section de stockage
est par ailleurs divisée en plusieurs zones de stockage indépendantes, non représentées,
qui correspondent chacune à une anode de l'installation d'électrolyse.
[0051] Dans l'exemple d'application qui va suivre, le programmateur 20 des unités locales
de régulation 8 à été programmé de manière que les unités locales fonctionnent de
manière cyclique, indépendamment les unes des autres, chaque cycle comportant cinq
phases opératoires successives telles que décrites ci-après.
[0052] Ainsi, un cycle de fonctionnement de l'unité locale 8 associée à la cellule 1 comprend,
dans l'ordre chronologique, les cinq phases opératoires suivantes.
[0053] Dans une première phase opératoire, l'unité locale 8 de la cellule 1 est scrutée
par l'unité centrale 9 et la mémoire de consigne 17 de cette unité locale est couplée
à la section 24a de la mémoire de consigne 24 de l'unité centrale 9, via un circuit
de transmission 27a. Pendant cette phase, la mémoire 17 stocke des valeurs de consigne
afférentes respectivement à toutes les anodes de la cellule 1.
[0054] A l'issue de la première phase opératoire, l'unité centrale 9 est débranchée de l'unité
locale 8 associée à la cellule 1.
[0055] Dans une deuxième phase opératoire, l'unité locale 8 de la cellule 1 scrute successivement
selon un ordre logique préétabli, toutes les anodes de la cellule 1, en commençant
par exemple par l'anode 4. Pendant que l'anode 4 est scrutée, le détecteur 14 relève
des données locales de marche de la cellule 1, telles que par exemple la température
et la concentration de la solution de chlorure de sodium à l'entrée et à la sortie
de la cellule, ou au niveau du rang des anodes 4, 4', 4", le débit du mercure dans
la cellule, le numéro de l'anode scrutée 4. Ces données locales sont transférées,
dans le convertisseur 15 où elles sont converties chacune en un signal de tension
électrique distinct, qui est ensuite stocké dans la section 16a de la mémoire de marche
locale 16. L'organe de mesure 11 relève l'intensité I du courant électrique dans l'anode
4 et la tension électrique U entre l'anode 4 et la sole de la cellule 1, puis exécute
l'opération :

dans laquelle E désigne la tension réversible de la réaction d'électrolyse pour l'anode
considérée.
[0056] La tension réversible E est une donnée fixe qui dépend notamment de la nature du
matériau de l'anode et de la position de celle-ci dans la cellule. Dans le cas d'anodes
en titane portant un revêtement actif formé d'un mélange d'oxyde de ruthénium et d'oxyde
de titane, E
o est généralement fixée entre 3,10 et 3,30V, selon la position de l'anode dans la
cellule.
[0057] Le résultat de l'opération précitée représente la conductance de la couche d'électrolyte
sous l'anode 4 dans la cellule 1 ; il peut être obtenu de la manière décrite dans
les brevets BE-A-668 236 et BE-A-695 771 cités plus haut.
[0058] Dans le transformateur 12, le résultat de l'opération susdite est convertie en une
tension électrique qui est transférée dans la section 13a de la mémoire de conductance
13.
[0059] Les opérations précitées de la deuxième phase opératoire du cycle sont répétées successivement
pour toutes les autres anodes de la cellule 1, et les signaux obtenus sont stockés
respectivement dans les sections 13b, 13c,... de la mémoire de conductance 13 et dans
les sections 16b, 16c,... de la mémoire de marche locale 16.
[0060] Dans la troisième phase opératoire, le circuit de comparaison 18 est actionné et
branché sur les mémoires de conductance 13, de consigne 17 et de comparaison 19. Le
circuit de comparaison 18 opère la soustraction des signaux de tension de la mémoire
17, de ceux de la mémoire 13 et transfère les signaux résultants (signaux de comparaison)
dans les sections de stockage 19a, 19b, 19c,... de la mémoire de comparaison 19.
[0061] Danns la quatrième phase opératoire du cycle de fonctionnement de l'unitee locale
1 de la cellule 1, l'organe de scrutation 10 opère ume nouvelle scrutation des anodes
de la cellule et, pour chaque anaode scrutée, il couple le circuit d'actionnement
du moteur de l'ambdee à la section 19a,19b,...de la mémoire de comparaison 19, ce
qui provoque le démarrage du moteur dans le sens requis, jusqu'à annulationn du signal
correspondant à cette anode dans la mémoire de compaisson 19.
[0062] Dans une cinquième phase, l'unité locale 8 est scrutée par l'unité ctentrale 9 et
les mémoires de marche locale 16 et 22 de ces deux umittés de régulation sont couplées
l'une à l'autre via un circuir dee transmission 28a, pour transférer les signaux de
la mémoire 166 dans la section de stockage 22a.
[0063] Le programmateur 26 de l'unité centrale 9 est programmé de manière qrue celle-ci
exécute une succession de séquences opératoires de trais étapes comprenant une première
étape correspondant à la cinqufème phase précitée d'un cycle de fonctionnement d'une
unité locale 8.. une deuxième étape correspondant à la deuxième phase d'un cycle de
fonctionnement d'une autre unité locale 8 et une troisième étape au cours de laquelle
l'unité centrale 9 définit, à partir des informations recueillies à la première étape,
des valeurs de consigne afférentes à un cycle ultérieur de fonctionnement de l'unité
locale 8 traitée à la première étape.
[0064] Par exemple, une séquence opératoire de l'unité centrale 9 va comprendre :
- une première étape au cours de laquelle l'unité centrale 9 scrute l'unité locale
8 de la cellule 2 pour coupler les mémoires de marche locale 16 et 22 de ces deux
unités de régulation via le circuit 28b et transférer les signaux de la mémoire 16
dans la section 22b de la mémoire 22;
- une deuxième étape, au cours de laquelle l'unité centrale 9 scrute l'unité locale
8 de la cellule 3 pour coupler la section 24c de la mémoire de consigne 24 à la mémoire
de consigne 17 de cette unité locale, via le circuit 27c; au cours de cette étape,
des valeurs de consigne, définies dans l'unité centrale 9 au cours d'une séquence
opératoire antérieure, sont transférées vers la mémoire de consigne 17 de l'unité
locale 8 de la cellule 3;
- une troisième étape, au cours de laquelle le circuit de consigne 23 de l'unité centrale
9 est couplé à la mémoire de consigne 24. Pendant cette étape, le circuit de consigne
23 traite les signaux qui ont été stockés dans la section 22b de la mémoire 22 au
cours de la première étape et fournit une tension de consigne propre à chaque anode
de la cellule 2, et cette tension de consigne est stockée dans la section 24b de la
mémoire de consigne 24 jusqu'à une séquence opératoire ultérieure, au cours de laquelle
l'unité locale 8 de la cellule 2 sera scrutée à la deuxième étape.
[0065] La tension de consigne est une valeur de tension électrique, qui est représentative
de la valeur de consigne de la conductance de la couche d'électrolyte sous l'anode
considérée, par exemple l'anode 4 de la cellule 2. Par définition, cette valeur de
consigne est la conductance qu'aurait la couche d'électrolyte entre l'anode 4 de la
cellule 2 et sa cathode de mercure, dans les conditions locales de marche relevées
par le détecteur 14, si l'anode 4 occupait une position idéale prédéterminée.
[0066] On peut éventuellement introduire dans le circuit de consigne 23 un signal de tension
supplémentaire provenant de l'organe de repérage 25, si, dans le calcul de la valeur
de consigne, on souhaite teneur compte de la position de la cellule scrutée 1 dans
le groupe de cellules d'électrolyse.
[0067] En régime normal de fonctionnement des cellules d'électrolyse, il n'y a en général
qu'un nombre limité d'anodes qui occupent des positions critiques très dangereuses
(très proches du court-circuit avec la cathode) ou très peu économiques (car exagérément
éloignées de la cathode), de sorte qu'en pratique, il n'y a qu'un nombre limité d'anodes
dont la position doit être ajustée.
[0068] Tenant compte de cette observation, dans une variante d'exécution préférée de l'installation
de régulation qui vient d'être décrite, la mémoire de comparaison 19 des unités locales
8 comprend un répartiteur des signaux de tension de comparaison qui y sont stockés.
Le répartiteur a pour fonction de répartir les signaux stockés en trois catégories
de signaux qui sont exemplifiés au diagramme de la figure 2, dans lequel l'axe des
ordonnées exprime les tensions de comparaison exprimées par exemple en millivolts.
[0069] Une première catégorie comprend les signaux de comparaison qui sont compris entre
deux valeurs limites fixes prédéterminées a et b, situées de part et d'autre de la
valeur nulle idéale et qui correspondent ainsi aux anodes occupant une position proche
de l'optimum par rapport à la cathode de leur cellule; la deuxième catégorie regroupe
les signaux de comparaison qui sont inférieurs à la limite inférieure a, par exemple
le signal c, et qui correspondent ainsi aux anodes occupant une position exagérément
éloignée de la cathode; la troisième catégorie comprend tous les signaux de comparaison
tels que d, qui sont supérieurs à la limite supérieure b et qui correspondent ainsi
aux anodes qui sont trop proches de la cathode.
[0070] Dans la deuxième catégorie, les signaux de comparaison sont répartis dans l'ordre
de leurs valeurs absolues décroissantes, ce qui correspond à un classement des anodes
correspondantes dans l'ordre des distances anode-cathode décroissantes. Dans la troisième
catégorie, les signaux de comparaison sont répartis dans l'ordre de leurs valeurs
absolues décroissantes, ce qui correspond à un classement des anodes correspondantes
dans l'ordre des distances anode-cathode croissantes.
[0071] Les programmateurs 20 des unités locales 8 sont par ailleurs programmés de manière
que, dans la quatrième phase opératoire du cycle de fonctionnement des unités locales
8, la scrutation des anodes de chaque cellule soit réalisée dans l'ordre de répartition
des signaux de comparaison dans la mémoire de comparaison 19, en commençant par la
troisième catégorie de signaux, puis la deuxième catégorie.
[0072] Cet ordre de scrutation revient ainsi à scruter d'abord les anodes occupant une position
dangereuse, trop proche de la cathode, puis les anodes occupant une position exagérément
éloignées de la cathode par rapport à une position idéale de référence. Les anodes
de la première catégorie ne sont pas scrutées au cours de cette quatrième phase opératoire.
[0073] Cette variante d'exécution préférée de l'installation selon l'invention permet de
réduire le temps affecté à la quatrième phase opératoire du cycle de fonctionnement
des unités locales 8, à celui qui est nécessaire pour scruter et ajuster une partie
seulement des anodes de chaque cellule, car dans tous les cas, ce sont les anodes
dont la position est la plus dangereuse qui sont ajustées en premier lieu.
[0074] Cette variante d'exécution de l'invention permet ainsi de raccourcir la durée des
cycles de fonctionnement des unités locales et, par voie de conséquence, d'augmenter
la fréquence des contrôles et des réglages des anodes des cellules.
[0075] Dans un mode de réalisation spécialement avantageux de cette variante d'exécution
de l'invention, les moteurs des anodes sont des moteurs à courant alternatif du type
synchrone et le programmateur 20 des unités locales de régulation 8 est programmé
de manière qu'au cours de la quatrième phase opératoire, l'organe de scrutation 10
opère, pour chaque anode, une séquence de scrutations successives séparées l'une de
l'autre par un intervalle de temps constant, dont la durée est au maximum égale au
temps mis par l'anode pour parcourir une distance égale à celle séparant la position
(a) de la position (0). Entre deux scrutations consécutives d'une même anode (par
exemple l'anode 4), l'organe de scrutation 10 opère une série de scrutations d'anodes
voisines (par exemple des anodes 4',4",...).
[0076] Par exemple, dans le cas de la cellule 1, l'organe de scrutation 10 va, au cours
de la quatrième phase opératoire, scruter successivement, d'abord l'anode 4 et démarrer
son moteur dans le sens requis, puis l'anode 4' et démarrer son moteur et finalement
l'anode 4" et démarrer le moteur de celle-ci. Dès ce moment, les trois moteurs des
trois anodes 4,4',4" tournent en permanence, à vitesse constante, de sorte que les
anodes 4, 4' et 4" sont déplacées en permanence en regard de la cathode, chacune dans
un sens défini, à vitesse constante.
[0077] L'organe de scrutation 10 revient ensuite à l'anode 4 et opère une nouvelle scrutation
de celle-ci : au cours de cette deuxième scrutation, l'organe de mesure 11 relève
la valeur instantanée de la conductance de la couche d'électrolyte sous l'anode 4,
le résultat est transféré, via le transformateur 12, au circuit de comparaison 18
et celui-ci émet un signal représentatif de la différence entre la conductance instantanée
mesurée et la valeur de consigne qui avait été stockée au cours de la première phase
opératoire décrite plus haut. Si le signal de comparaison émis 18 ne tombe pas au-dessous
d'une valeur de seuil correspondant à une position correcte de l'anode 4, son moteur
est maintenu en marche. L'organe de scrutation 10 passe ensuite à l'anode 4' puis
à l'anode 4" et les opérations susdites sont exécutées séparément pour chacune de
ces deux anodes. Ce cycle de scrutations des anodes 4, 4', 4" est répété à plusieurs
reprises, à intervalles de temps réguliers définis plus haut. Dès que le signal de
comparaison 18 relevé pour une anode (4, 4' ou 4") tombe sous la valeur de seuil précitée,
le moteur de cette anode est arrêté.
[0078] Les scrutations successives du groupe d'anodes 4, 4', 4" sont poursuivies par exemple
jusqu'à épuisement d'un temps fixe imparti ou jusqu'à ce que les trois anodes 4, 4'
et 4" aient été correctement ajustées.
[0079] L'organe de scrutation 10 passe alors à un groupe voisin d'anodes, par exemple le
groupe des anodes 5, 5' et 5" et recommence pour celles-ci les mêmes séquences de
scrutation.
1 - Installation pour la régulation d'un groupe de cellules d'électrolyse à anodes
multiples déplaçables en regard d'une cathode de mercure, comprenant des unités locales
de régulation (8) qui sont associées chacune à une unité électrolytique (1, 2, 3)
du groupe de cellules et qui comprennent chacune :
- un organe de scrutation sélective (10)d'unités anodiques (4, 4', 4", 5, 5', 5")
déplaçables individuellement dans l'unité électrolytique,
- un organe de mesure (11) de la valeur instantanée de la conductance électrique de
la couche d'électrolyte entre l'unité anodique scrutée et la cathode,
- un transformateur (12) de ladite valeur en un signal électrique
- un circuit de comparaison (18) dudit signal avec un signal de consigne représentatif
d'une valeur de consigne de la conductance électrique,
- un dispositif de réglage motorisé de la position de l'unité anodique scrutée, relié
au circuit de comparaison, caractérisée en ce que chaque unité locale de régulation
(8) comprend en outre un détecteur (14) de conditions de marche locales de l'unité
électrolytique et un convertisseur (15) des conditions de marche locales détectées
en signaux électriques, et en ce que les unités locales de régulation (8) du groupe
de cellules sont couplées à une unité centrale de régulation (9) qui comprend :
- un organe de scrutation sélective (21) des unités locales de régulation (8),
- un circuit de consigne (23) pour le traitement des signaux provenant du convertisseur
(15) de l'unité locale (8) scrutée et la définition, au moyen de ceux-ci, du signal
de consigne,
- un organe de transmission du signal de consigne vers le circuit de comparaison (18)
de l'unité locale scrutée,
2 - Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le détecteur (14)
associé à chaque unité locale de régulation (8) comprend un organe de repérage de
la position de l'unité anodique scrutée, dans l'unité électrolytique et en ce que
l'unité centrale de régulation (9) comprend un organe de repérage de la position,
dans le groupe de cellules, de l'unité électrolytique associée à l'unité locale (8)
scrutée.
3 - Installation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que chaque unité
locale de régulation (8) comprend, d'une part, entre le circuit de comparaison (18)
et le dispositif de réglage motorisé, une mémoire de comparaison (19)pour le stockage
des signaux provenant du circuit de comparaison et, d'autre part, un programmateur
(20) conçu pour réaliser le fonctionnement de l'unité locale en deux phases comprenant,
dans une première phase, une scrutation des unités anodiques et un couplage du circuit
de comparaison (18) avec la mémoire de comparaison (19) et, dans une seconde phase,
une scrutation des unités anodiques et un couplage de la mémoire de comparaison (19)
avec un organe d'actionnement du dispositif de réglage motorisé.
4 - Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que la mémoire de comparaison
(19) de chaque unité locale de régulation (8) comprend un répartiteur des signaux
stockés en trois catégories comprenant une première catégorie qui regroupe les signaux
afférents aux unités anodiques pour lesquelles la distance anode-cathode est comprise
entre une limite supérieure (a) et une limite inférieure (b), une deuxième catégorie
qui regroupe les signaux afférents aux unités anodiques pour lesquelles la distance
anode-cathode est supérieure à la limite supérieure (a) et une troisième catégorie
qui regroupe les unités anodiques pour lesquelles la distance anode-cathode est inférieure
à la limite inférieure (b), et en ce que le dispositif de réglage motorisé est doté
d'un organe d'actionnement qui est conçu pour actionner ledit dispositif uniquement
dans le cas des unités anodiques de la deuxième et de la troisième catégorie.
5 - Installation selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que le dispositif
de réglage motorisé est un moteur à courant alternatif du type synchrone.
6 - Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que le programmateur
(20) est programmé de manière que, dans la seconde phase précitée, l'organe de scrutation
(10) opère, pour chaque unité anodique (4, 4', 4",...,5, 5',...), une séquence de
scrutations successives comprenant une première scrutation avec couplage de la mémoire
de comparaison (19) avec l'organe d'actionnement du dispositif de réglage motorisé
de l'unité anodique et des scrutations ultérieures répétées avec couplage de l'organe
de mesure (11), du transformateur (12), du circuit de comparaison (18) et du dispositif
de réglage motorisé.
7 - Installation selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce
que chaque unité locale de régulation (8) comprend une mémoire de consigne (17) pour
le stockage des signaux de consigne, une mémoire de conductance (13) pour le stockage
des signaux provenant du transformateur (12) et une mémoire de marche locale (16)
pour le stockage des signaux provenant du convertisseur (15), et en ce que l'unité
centrale de régulation (9) comprend une mémoire de marche locale (22) pour le stockage
des signaux provenant du convertisseur (15) des unités locales et une mémoire de consigne
(24) pour le stockage des signaux de consigne provenant du circuit de consigne (24).
8 - Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que chaque mémoire (22,
24) de l'unité centrale de régulation (9) est divisée en sections de stockage (22a,
22b, 22c,..., 24a, 24b, 24c,...) correspondant chacune à une unité locale de régulation
(8), et l'unité centrale de régulation (9) est programmée de manière à réaliser des
séquences opératoires successives de trois étapes comprenant une étape de scrutation
d'une unité locale de régulation (8) avec couplage de la mémoire de marche locale
(16) de cette unité locale (8) à la section (22a, 22b, 22c,...) afférente à cette
unité locale, dans la mémoire de marche locale (22) de l'unité centrale de régulation
(9), une étape de couplage du circuit de consigne (23) de l'unité centrale de régulation
(9) avec la section (22b, 22c,..., 22a) afférente à cette unité locale de régulation
(8) dans la mémoire de marche locale (22) de l'unité centrale (9) et une étape de
scrutation d'une unité locale de régulation (8) avec couplage de la mémoire de consigne
(17) de cette unité locale à la section (24c,... 24a, 24b) afférente à cette unité
locale dans la mémoire de consigne (24) de l'unité centrale de régulation (9).
9 - Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en
ce que le détecteur (14) de conditions de marche locales de l'unité électrolytique
(1, 2, 3) comprend des organes de mesure de paramètres sélectionnés dans l'unité électrolytique
parmi le débit du mercure dans l'unité électrolytique, l'intensité globale du courant
électrique dans l'unité électrolytique, la température et la concentration de la couche
d'électrolyte sous l'unité anodique scrutée.
10 - Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en
ce que l'unité anodique (4, 4', 4", 5, 5', 5") est une anode individuelle de l'unité
électrolytique (1, 2, 3) et le dispositif de réglage motorisé comprend un moteur électrique
individuel pour chaque anode.