[0001] La présente invention concerne un procédé de traitement de surface d'une dalle de
béton routier, suivant lequel on répand sur la dalle fraichement mise en oeuvre, un
agent retardateur de prise de surface du béton et on élimine une couche supérieure
de mortier au moyen d'une brosse.
[0002] Le procédé a pour but d'éliminer la couche supérieure de mortier de la dalle de béton,
entre les granulats en vue d'obtenir un béton rugueux. Il s'applique particulièrement
au finissage du revêtement d'une route en béton, afin de conférer à celle-ci de bonnes
caractéristiques anti-dérapantes. L'invention concerne également un dispositif conçu
pour mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention.
[0003] On connait un procédé de dénudage mécanique du béton qui consiste à éliminer le mortier
de surface, lorsque le phénomène de prise a commencé, à l'aide d'une brosse rotative
alimentée en eau par son axe. Le mortier enlevé est projeté dans un bac récepteur
d'où il est refoulé latéralement par une chaine à raclettes.
[0004] L'inconvénient de ce procédé réside dans le fait que la machine qui porte les brosses
rotatives doit nécessairement être montée à cheval sur la dalle de béton.
[0005] Or, comme la largeur de la dalle de béton peut atteindre environ 12 mètres, le montage
en porte-à-faux exige un châssis suffisamment solide que pour reprendre le poids et
les efforts des brosses rotatives s'étendant sur toute la largeur de la dalle ainsi
que le poids du bac récepteur du béton enlevé par les brosses et de la chaine à raclettes
destinée à éliminer le béton latéralement.
[0006] Un second inconvénient de ce procédé connu réside dans la difficulté de déterminer
le moment où il doit être mis en oeuvre. Ce moment est difficile à choisir parce que
le délai de prise du béton est étroitement lié aux variations inévitables de teneur
en eau du béton frais, aux variations des conditions atmosphériques et, en particulier,
à la température ambiante, à l'action du vent et du soleil, qui influencent le processus
de prise à la surface du béton.
[0007] Le délai de prise du béton peut, en effet, varier dans de larges limites, comprises
entre 1 et 15 heures, et même plus, si la température est basse.
[0008] Un autre inconvénient des procédés connus consiste dans le fait qu'il est difficile
de communiquer à la machine de dénudage chimique la cadence de déchargement des camions
de béton qui alimentent la machine de pose du béton.
[0009] On connait également par la demande de brevet d'invention FR A 2473579 un procédé
de dénudage chimique du béton qui consiste à appliquer très régulièrement une solution
aqueuse à 15% de sucre à raison de 200 à 250 g de solution par mètre carré à la surface
d'une dalle de béton fraîchement coulée. Cette solution d'eau sucrée retarde la prise
du ciment dans la couche supérieure de la dalle. Au bout de cinq à douze heures, selon
les conditions atmosphériques, on élimine la couche supérieure de béton au moyen d'un
balai à moteur.
[0010] Les inconvénients sont analogues à ceux décrits ci-dessus. Ainsi, il est encore difficile
de prévoir le moment opportun pour éliminer le mortier de la couche superficielle
dont la prise a été retardée.
[0011] De plus, le délai maximum du retard de prise est limité pour ce procédé. Ceci peut
obliger à travailler de nuit.
[0012] En outre, le procédé ne peut pas être utilisé par temps pluvieux. Il y a en effet
un risque de lavage de l'agent retardateur de prise par la pluie.
[0013] Enfin, pour éviter la formation de fissures dans le béton, on doit pulvériser sur
celui-ci, après répandage de l'agent retardateur de prise, des produits de cure constitués
entre autres de latex. Ces produits empêchent l'évaporation de l'eau à la surface
supérieure de la dalle de béton. Or, les produits de cure sont assez coûteux. Ils
n'offrent une protection qu'après séchage, c'est-à-dire qulaprès formation d'une fine
pellicule devenue imperméable à l'eau. Tant qu' ils n'orit pas séché, ils peuvent
donc être délavés par la pluie.
[0014] On connait enfin, par un article intitulé "Afwerking van het oppervlak van een betonweg"
publié dans la revue WEGEN, vol.49, No.6, juin 1975 par SHAGEN différentes méthodes
possibles pour texturer la surface d'une dalle de béton.
[0015] L'article mentionne l'épandage de sable sur ladite dalle. Ce sable est maintenu humide
par pulvérisation à l'aide d'eau. L'article décrit également l'utilisation de nattes
de polyester que l'on maintient humide, ou encore la mise en place d'une couverture
de paille sur la dalle, mais alors en combinaison avec un produit de cure.
[0016] L'article enseigne également que pour assurer un degré d'humidité idéal au durcissement
du béton, il faut pulvériser finement une certaine quantité d'eau sur la dalle ou
recouvrir celle-ci de feuilles imperméables à l'eau.
[0017] L'article reconnait enfin, que le procédé le plus courant consiste à combiner la
pulvérisation d'un produit de cure et la mise en place d'un toit mobile afin d'empêcher
un délavement éventuel par la pluie ou,en protégeant la dalle de béton des rayons
du soleil, éviter un séchage trop rapide.
[0018] Ce procédé connu ne protège cependant pas la dalle de béton de l'action du vent qui,
en influençant la vitesse d'évaporation de l'eau, influence le processus de prise
à la surface du béton. Il n'assure pas une constance suffisamment rigoureuse du délai
entre la pulvérisation de l'agent retardateur de prise et le brossage.
[0019] La présente invention vise à remédier aux inconvénients des procédés précités. Elle
a pour objet un procédé de dénudage chimique d'une dalle de béton routier, suivant
lequel on répand par pulvérisation sur une dalle de béton, dès sa mise en oeuvre,
un agent retardateur de prise de surface du béton. Ce procédé est essentiellement
caractérisé en ce que, simultanément avec la pulvérisation de l'agent retardateur,
on étale sur la surface supérieure de la dalle de béton et immédiatement derrière
la rampe de pulvérisation, une feuille de matière plastique imperméable à l'eau et
qu'on élimine ultérieurement par brossage avec pulvérisation d'eau sous pression,
entre les granulats de surface, une couche supérieure de mortier, dont la prise a
été retardée, et ce dès durcissement du béton dans la couche sous-jacente.
[0020] Dans une forme particulière de réalisation, on protège la rampe de pulvérisation
de l'agent retardateur de prise, des effets du vent, à l'aide d'un carénage complètement
fermé, descendant jusqu'à une dizaine de centimètres du niveau du béton, de manière
à pouvoir être prolongé par la feuille de matière plastique.
[0021] Suivant une particularité de l'invention, on. protège la pulvérisation du retardateur
de prise, du lavage par la pluie, en couvrant la zone comprise entre la rampe de pulvérisation
et le système de déroulement de la feuille de matière plastique, au moyen d'une toiture.
[0022] On tend avantageusement la feuille de matière plastique au mieux, juste au-dessus
du niveau de la dalle par un rouleau réglable en hauteur et on l'applique convenablement
sur la surface de la dalle de béton, en trainant une toile de jute que l'on alourdit,
en la mouillant, lorsque l'intensité du vent le nécessite.
[0023] On utilise avantageusement comme feuille de matière plastique, une feuille de polyéthylène
d'une épaisseur constante d'environ 50 microns.
[0024] L'invention a également pour objet une machine pour mettre en oeuvre le procédé décrit
ci-dessus. Cette machine, comprenant un châssis, monté à cheval sur une dalle de béton
et une rampe de pulvérisation s'étendant sur toute la largeur de la dalle susdite,
est essentiellement caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de support d'un
mandrin destiné à porter un rouleau de feuille de matière plastique.
[0025] D'autres particularités et détails de l'invention apparaitront au cours de la description
des dessins annexés qui représentent schématiquement et à titre non limitatif, une
forme de réalisation du dispositif suivant l'invention.
[0026] Dans ces dessins :
- la figure 1 montre debout une machine pour la mise en oeuvre du procédé de dénudage
chimique d'une dalle de béton suivant l'invention;
- la figure 2 est une vue en élévation latérale de la machine représentée à la figure
1;
- la figure 3 montre la paire de galets destinée à porter le mandrin du rouleau de
feuille de matière plastique et le rouleau tendeur.
[0027] Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments
identiques .
[0028] Comme montré à la figure 1, la machine pour la mise en oeuvre d'un procédé de dénudage
chimique d'une dalle de béton suivant l'invention comporte un châssis désigné dans
son ensemble par la notation de référence 1 et monté à cheval sur une dalle de béton
2 fraichement coulée.
[0029] La machine est utilisée à la suite d'une machine compacteuse-finisseuse, non représentée,
mise en oeuvre pour poser et lisser une dalle de béton 2.
[0030] Ce châssis porte une rampe de pulvérisation 3, s'étendant sur toute la largeur de
la dalle 2. Il comprend également des moyens de support 4 constitués- d'une paire
de galets de diamètre semblable, monté le long de chacune des faces latérales de la
machine, à des hauteurs identiques, de manière à porter un rouleau 5 de matière plastique
en permettant à celui-ci de tourner autour d'un axe sensiblement horizontal 1-1'.
[0031] La distribution de l'agent retardateur de prise est effectuéepar pulvérisation à
l'aide d'une rampe d'arrosage de type agricole, reliée à deux réservoirs 10. La rampe
3 s'étend sur toute la longueur de la dalle 2, de manière à répartir l'agent retardateur
de prise uniformément sur la dalle de béton 2 à l'aide des gicleurs 6.
[0032] Afin de permettre un contrôle visuel de l'homogénéité de la répartition de l'agent
retardateur de prise, on additionne avantageusement un pigment à la solution à pulvériser.
Ce pigment permet d'approcher au mieux le dosage prévu. Il permet également de régler
le niveau de la rampe de pulvérisation 3 par rapport au béton pour qu'il y ait recouvrement
mutuel des jets des divers gicleurs 6. Ce réglage de niveau de la rampe permet d'obtenir
une répartition homogène de l'agent retardateur sur la dalle de béton 2.
[0033] La rampe de pulvérisation 3 est protégée du vent par une coiffe 8 entourant totalement
la rampe et un carénage 9 descendant jusqu'à 10 à 15 cm de la surface de béton.
[0034] La quantité de solution d'agent retardateur à pulvériser par mètre carré est déterminée
expérimentalement, en fonction du degré de dénudage exigé ou souhaité.
[0035] Ce dosage étant fixé, l'étalonnage est effectué en fonction du débit de la rampe
et de la vitesse de déplacement de la machine, qui doit être constante dans les limites
les plus étroites possibles.
[0036] De légères variations sont acceptées à condition que la quantité de retardateur prévue
par mètre carré. soit de l'ordre de 500 g/m
2 de solution. Une telle concentration limite l'incidence des variations de dosage
due aux variations de vitesse de déplacement de la machine de pulvérisation.
[0037] Il est impératif de respecter le dosage imposé.
[0038] A ce propos, il est utile de faire remarquer qu'un défaut d'agent retardateur peut
entrainer un dénudage trop faible et même à la limite impossible. La seule solution
de rechange, dans ce cas, pour répondre aux impositions, est le bouchardage, processus
fort coûteux.
[0039] Un excès de produit entraine un dénudage trop profond qui, à la limite, risque éventuellement
de provoquer le déchaussement des pierres lors de l'opération de brossage ultérieure.
[0040] Lors d'un arrêt de la machine qui porte la rampe de pulvérisation 3, les gicleurs
6 laissant couler sur le béton ce qui reste dans la rampe, il faut l'éviter en prévoyant
une gouttière mobile que l'on glisse sous la rampe à chaque arrêt.
[0041] Dans le procédé suivant l'invention, on étale sur la surface supérieure de la dalle
de béton fraichement coulée et lissée, une feuille de matière plastique 7 imperméable
à l'au.
[0042] On tend au mieux la feuille de matière plastique 7 précitée sur la dalle de béton
2 à l'aide d'un rouleau tendeur 11 monté à l'extrémité d'une paire de leviers 1
2 réglables en hauteur grâce à des tiges filetées 13, fixées au cadre du châssis 1
par des ressorts 14 et actionnées par un volant 15.
[0043] On applique la feuille de matière plastique 7 sur la dalle de béton 2, en la recouvrant
éventuellement d'une toile de jute 16 que l'on traîne sur elle et que l'on mouille
si l'intensité du vent le nécessite.
[0044] L'élimination de la couche superficielle de béton dont la prise est retardée se fait
dès que la couche sous-jacente offre une résistance mécanique suffisante pour admettre
l'évolution de l'engin de brossage sur la dalle dans dégradation quelconque de celle-ci,
en général au moins après 24 heures.
[0045] On retire d'abord la feuille de polyéthylène 7 par tronçon de route sur une longueur
correspondant à celle que l'on compte pouvoir brosser immédiatement. On évite donc
d'enlever le polyéthylène sur une trop grande surface car le mortier sèche en surface
et forme une croûte plus difficile à éliminer. Pour éviter par temps chaud la formation
de cette croûte, on a même intérêt à arroser préalablement la surface à traiter.
[0046] Le rôle de la feuille protectrice de matière plastique, utilisée en combinaison avec
l'emploi du retardateur, suivant l'invention, est multiple :
- protéger le béton des risques de fissuration, jusqu'au moment du brossage de la
couche superficielle;
- protéger le retardateur de tous les risques d'intempéries;
- maintenir l'efficacité de l'agent retardateur de prise quelles que soient les conditions
atmosphériques, soleil, vent, pluie et ce, jusqu'au moment du brossage qui peut aller
jusqu'à 72 heures (soit _+ 3 jours après la mise en oeuvre du béton.).
[0047] C'ést l'utilisation du retardateur et sa protection simultanée par la feuille de
plastique, qui apporte les avantages précités. En protégeant et en isolant le retardateur
sous la feuille de plastique, on maintient l'efficacité dans le temps.
[0048] Le procédé décrit ci-dessus, permet de mettre en oeuvre le béton, même par temps
de pluie, avec cependant certaines contraintes, à savoir,bâcher les camions de ravitaillement
en béton et travailler au plus près de la machine de mise en oeuvre du béton. C'est
un avantage non négligeable pour le rendement des chantiers.
[0049] L'emploi d'une feuille de polyéthylène peut dans ces conditions devenir plus avantageux
que l'emploi d'un produit de cure jusqu'au moment de l'élimination du mortier et il
l'est certainement lorsque le délai entre la pulvérisation du retardateur et le brossage
atteint environ 72 heures parce que le produit de cure ne devient plus nécessaire
après ce délai.
[0050] Le feuille de polyéthylène s'enlève facilement de la surface du béton et la couche
supérieure de mortier ainsi mise à nu et non encore prise peut être éliminée sans
trop d'effort.
[0051] On peut ainsi régler le degré d'enfoncement de la brosse dans le béton d'une façon
précise pour réaliser l'opération de dénudage.
[0052] On travaille au mieux en réglant le niveau des brins à quelques millimètres en dessous
de la surface du béton.
[0053] On utilise ainsi dans les meilleures conditions l'effet dynamique de projection réalisé
par les brins en rotation, il n'y a pas d'usure prématurée et les brins n'ont pas
tendance à se plier d'une façon permanente.
[0054] La feuille de matière plastique posée sur la surface de la dalle de béton, immédiatement
après sa mise en oeuvre, remplace très avantageusement et avec plus de sécurité, le
produit de cure jusqu'au moment choisi pour l'opération de dénudage et l'économie
réalisée devient encore plus appréciable lorsque les conditions d'exécution du béton
permettant d'éliminer le mortier après + 72 heures.
[0055] La présente invention permet d'adapter la composition de la solution aqueuse de l'agent
retardateur de prise, en vue d'obtenir des résultats reproductibles, quelles que soient
les conditions atmosphériques et également de pouvoir faire varier le délai entre
la pulvérisation de l'agent retardateur et l'élimination du mortier.
[0056] Elle permet également d'utiliser une solution suffisamment visqueuse que nour éviter
l'écoulement naturel du produit dans les pentes rencontrées normalement sur les routes.
Pour réaliser cette condition, la viscosité cinématique mesurée au viscosimètre d'Ubbelohde
est de l'ordre de 12.10 m/sec.
[0057] Cette viscosité n'empêche pas la pénétration de retardateur dans le béton, comme
cela pourrait être le cas pour d'autres procédés connus. De plus, ce procédé accorde
un peu plus de latitude dans le délai de pénétration du retardateur, puisque la feuille
de matière plastique protège cette opération d'une façon permanente.
[0058] - Grâce au procédé suivant l'invention, il devient possible de fixer le délai qui
doit s'écouler entre la pulvérisation de l'agent retardateur et le passage de l'engin
de brossage destiné à éliminer le mortier retardé, à au moins vingt-quatre heures.
Ceci élimine tout risque de dégradation de la dalle de béton.
[0059] Il est évident que l'invention n'est pas limitée aux détails décrits plus haut et
que de nombreuses modifications peuvent être apportées à ces détails sans sortir du
cadre de l'invention.
1. Procédé de dénudage chimique d'une dalle de béton, suivant lequel on répand par
pulvérisation sur la dalle de béton fraîchement mise en oeuvre, un agent retardateur
de prise de surface de béton, caractérisé en ce que, simultanément avec la pulvérisation
de l'agent retardateur, on étale sur la surface supérieure de la dalle de béton (2)
et immédiatement derrière la rampe de pulvérisation (3), une feuille de matière plastique
(7) imperméable à l'eau et qu'on élimine ultérieurement par brossage avec pulvérisation
d'eau sous pression, entre les granulats de surface, une couche supérieure de mortier
dont la prise a été retardée et ce, dès durcissement du béton dans la couche sous-jacente.
2. Procédé de dénudage chimique suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on
protège la pulvérisation de l'agent retardateur des effets du vent par un carénage
(9) prolongé par ladite feuille de matière plastique (7).
3. Procédé de dénudage chimique, suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce
qu'on protège la pulvérisation du retardateur de prise, du lavage par la pluie, en
couvrant la zone comprise entre la rampe de pulvérisation (3) et le système de déroulement
de la feuille de matière plastique (7), au moyen d'une toiture.
4. Procédé de dénudage chimique, suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'on tend la feuille de matière plastique (7) précitée , au mieux,
juste au-dessus du niveau de la dalle par un rouleau tendeur réglable en hauteur.
5. Procédé de dénudage chimique, suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'on applique convenablement la feuille de matière plastique (7)
précitée sur la surface de la dalle de béton (2), en trainant une toile de jute (16)
que l'on alourdit en la mouillant, lorsque l'intensité du vent le nécessite.
6. Procédé de dénudage chimique, suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la feuille de matière plastique (7) précitée présente une surlargeur
de part et d'autre de la dalle de béton (12), de façon à bien la maintenir au moyen
de matériaux d'apport jusqu'à l'opération de brossage.
7. Procédé de dénudage chimique, suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'on utilise comme feuille de matière plastique (7) une feuille
de polyéthylène d'une épaisseur constante d'environ 50 microns.
8. Machine pour la mise en oeuvre d'un procédé de dénudage chimique d'une dalle de
béton routier suivant l'une ou l'autre des revendications peécédentes, comprenant
un châssis monté à cheval au-dessus d'une dalle de béton et une rampe de pulvérisation
s'étendant sur toute la largeur de la dalle susdite, caractérisée en ce qu'elle comprend
des moyens de support (4) d'un mandrin destiné à porter un rouleau de feuille de matière
plastique (7).
9. Machine suivant la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comprend un rouleau
tendeur (11) réglable en hauteur et s'étendant sensiblement horizontalement sur toute
la largeur de la machine.
10. Machine suivant la revendication 7 ou 8, caractérisée en ce qu'elle comprend un
carénage dorsal et latéral (9) qui s'étend vers le bas au plus près de la surface
de béton et qui protège des effets du vent, le système de déroulement de la feuille
de matière plastique.