[0001] L'invention a pour objet un dispositif qui se monte sur les machines à coudre classiques
pour qu'on puisse exécuter sur celles-ci de façon automatique l'ourlet qui termine
les extrémités libres des parties tubulaires des vêtements, comme les manches et les
jambes par exemple.
[0002] Jusqu'à présent un ourlet à l'extrémité d'une partie tubulaire s'exécute essentiellement
de façon manuelle en ce sens que l'ouvrière qui est chargée de cette opération plie
deux fois l'extrémité libre de l'étoffe, engage le pli terminal intérieur de l'ourlet
dans un guide placé sur une machine à coudre en avant du pied-presseur, puis elle
exécute une couture en guidant à la main l'extrémité repliée, en veillant à la maintenir
en alignement correct avec l'aiguille et en veillant aussi à bien tenir dans le guide
le pli terminal.
[0003] Le document FR-A-2 121 896 décrit un dispositif s'adaptant à une machine à coudre,
dans lequel il existe un rouleau d'entraînement perpendiculaire à la direction de
la couture et placé en arrière de l'aiguille, un rouleau de maintien parallèle au
rouleau d'entraînement mais placé en avant de l'aiguille, un rouleau tendeur parallèle
aux rouleaux précédents mais placé à un niveau inférieur et susceptible de s'effacer
en se rapprochant de ceux-ci pour la mise en place de l'extrémité d'une partie tubulaire
autour de ces trois cylindres ou rouleaux et d'être déplacé à une position de tension
dans laquelle il tend cette extrémité pour en permettre la couture. En avant du cylindre
de maintien sont supportés d'une part une butée de profondeur constituée par un fil
plié en triangle rectangle, d'autre part un organe remplieur constitué par un fil
plié en U qui peut contenir la partie extrême libre de la butée. Ainsi quand l'organe
remplieur se rapproche de la butée jusqu'à la contenir, il oblige la partie extrême
libre de l'étoffe à se plier quand elle rencontre la pointe de la butée.
[0004] Ce dispositif forme un ourlet simple sur la lisière d'une étoffe qui n'est pas déjà
pliée; dans cet ourlet simple le bord terminal intérieur de l'étoffe reste libre,
sans qu'il existe un second pli à l'intérieur de l'ourlet.
[0005] L'invention a pour but principal de réduire considérablement le nombre des opérations
manuelles dans le processus décrit plus haut de formation d'un ourlet à deux plis
successifs, en apportant un dispositif capable d'exécuter automatiquement le second
pli ou pli intérieur de l'ourlet, ainsi que la couture de celui-ci, quand le premier
pli a déjà été exécuté.
[0006] Le but et les avantages de l'invention apparaîtront mieux au cours de la description
détaillée que l'on donnera plus loin d'un exemple de réalisation.
[0007] On atteint le but de l'invention grâce à un dispositif qui se monte sur toute machine
à coudre prévue pour faire la couture des ourlets à l'extrémité libre des manches
et des jambes des vêtements. Une machine de ce genre comprend un pied-presseur associé
à une aiguille, une platine sur laquelle ce pied-presseur applique l'étoffe à coudre,
un galet entraîneur qui fait avancer l'étoffe sous le pied presseur. Une telle machine
classique comprend encore un guide qui pro-
' voque le repli de l'étoffe et la maintient repliée juste en avant de l'aiguille pendant
l'avance de l'étoffe. Selon l'invention ce guide classique n'est pas utilisé.
[0008] Un dispositif pour la couture d'un ourlet comprend un premier cylindre de guidage
monté en avant de l'aiguille dans le sens de la couture avec son axe sensiblement
perpendiculaire à la direction de la couture, un second cylindre tendeur parallèle
au premier cylindre et déplaçable entre une première position d'effacement où il est
rapproché du premier cylindre et une seconde position de tension où il est éloigné
du premier cylindre; selon l'invention il comprend en outre un guide replieur ayant
une gorge latérale pour replier et guider le bord libre terminal intérieur de l'étoffe
formant l'ourlet, ce guide étant placé entre le pied presseur et le premier cylindre
et étant déplaçable entre une position d'effacement et une position d'activité dans
laquelle la gorge donne naissance en avant de l'aiguille à un pli intérieur du bord
libre terminal de l'ourlet, cependant que le premier cylindre est associé à une butée
du pli d'extrémité de l'étoffe donnant naissance à l'ourlet.
[0009] De préférence, dans l'esprit de l'invention, il existe un moyen d'entraînement de
l'étoffe sous le pied-presseur indépendamment du fonctionnement normal de la machine
à coudre. Il est avantageux d'utiliser à cette fin le galet entraîneur habituel qui
existe sur la machine en intercalant sur l'arbre moteur de ce galet un moyen approprié
tel qu'une roue libre associée à un moteur auxiliaire permettant de la faire tourner
seul sans que la machine fonctionne.
[0010] Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, une tubulure de soufflage d'air
est placée entre le cylindre de guidage et le cylindre de tension et il existe une
réserve d'air sous pression avec une vanne capable de faire communiquer cette réserve
avec la tubulure pendant un instant, après la couture de l'ourlet, afin d'éjecter
la partie tubulaire ourlée.
[0011] En décrivant un exemple de réalisation de l'invention, on se reportera aux dessins
annexés dans lesquels:
- la figure 1 est une vue frontale d'une machine à coudre représentée partiellement
équipée d'un dispositif automatique d'ourlet conforme à l'invention,
- la figure 2 est une vue de côté de la machine de la figure 1 et du dispositif de
l'invention,
- la figure 3 est une vue de côté agrandie du cylindre de guidage qui fait partie
du dispositif,
- la figure 4 est une vue en perspective du guide replieur qui fait partie du dispositif
de l'invention,
- les figures 5 et 6 sont des vues de dessus du cylindre de guidage et du guide replieur
servant à expliquer leur fonctionnement,
- la figure 7 montre schématiquement un ourlet pour définir les termes utilisés.
[0012] Dans ce qui suit on admet qu'une partie tubulaire 1 d'un vêtement se termine par
un ourlet 2 constitué par un premier pli 3 ou pli extérieur et un second pli 4 ou
pli intérieur; ensuite une aiguille 5 d'une machine à coudre conçue à cet effet effectue
une piqûre qui réunit les trois épaisseurs de l'étoffe et constitue ce que l'on appelle
ici la couture de l'ourlet. Jusqu'à présent, le pli 3 est fait à la main, le pli 4
est amorcé à la main puis il est introduit à la main dans un guide pendant que l'étoffe
est entraînée sous l'aiguille 5. Cette étoffe est guidée à la main pendant l'exécution
de toute la piqûre. Le guidage consiste à maintenir le pli extérieur 3 correctement
formé, à distance constante de l'aiguille 5, et à assurer l'entrée convenable de l'étoffe
dans le guide pour une formation correcte du pli intérieur 4.
[0013] Selon l'invention seul le pli extérieur 3 est exécuté manuellement avant la marche
de la machine. Toutes les autres opérations s'exécutent automatiquement.
[0014] Une machine à coudre à ourler comprend, en plus de l'aiguille 5, un pied-presseur
6 qui se lève et qui s'abaisse; quand il est abaissé il applique l'étoffe à coudre
sur une platine 7 à laquelle est associé un galet entraîneur 8. En dessous de ce dernier
se trouve, sous la platine 7, un galet fou 9 antagoniste au galet entraîneur 8. Il
n'est pas nécessaire de décrire davantage ces organes classiques bien connus.
[0015] Le dispositif de l'invention se monte sur toute machine à coudre à ourler; il comprend
un premier cylindre 10 ou cylindre de guidage, monté libre en rotation dans un palier
11 fixé à la machine en avant de l'aiguille 5 dans le sens de la piqûre. Ce cylindre
10 s'étend en porte à faux vers l'extérieur de la machine au niveau de la platine
7, avec son axe géométrique de rotation perpendiculaire au plan général de la couture
d'ourlet qui contient l'aiguille 5.
[0016] Le dispositif de l'invention comprend encore un second cylindre 12 ou cylindre de
tension qui est monté libre en rotation à l'extrémité d'un bras 13 en dessous de la
platine 7. Ce bras 13 peut pivoter autour d'un pivot 14 fixé à la machine. Pour exécuter
ses mouvements, il est articulé à une extrémité d'un vérin 15 qui est lui-même articulé
par son extrémité opposée sur la machine à coudre. Le cylindre de tension 12 peut
être placé à une première position d'effacement représentée en trait mixte sur la
figure 1 et à une seconde position dite de tension représentée en trait plein sur
la même figure 1.
[0017] Le dispositif de l'invention comprend aussi un guide replieur 16 mieux visible sur
la fig. 4 pourvu sous sa face inférieure à une de ses extrémités d'une tige 17 grâce
à laquelle il est supporté dans un palier 18 fixé à la machine. En outre, il a sous
la même face inférieure un bossage 19 espacé de la tige 17 grâce auquel il peut être
accouplé à la tige d'un vérin 20. Ce dernier fait pivoter le guide replieur 16 entre
une première position d'effacement (visible sur la fig. 5) et une seconde position
d'activité (visible sur la fig. 6). Ce guide replieur 16 présente au-dessus de la
tige 17 et du bossage 19 dans un plan qui leur est substantiellement perpendiculaire
une gorge latérale plieuse 21 qui se trouve sur un côté approprié d'un corps 22 terminé
par une face supérieure 23 légèrement bombée. La gorge plieuse 21 commence sensiblement
en regard de l'emplacement de tige 17 et s'étend en s'éloignant de cette dernière
et en se creusant davantage jusqu'à l'extrémité opposée 24 du corps 22. A cette extrémité
24, la face supérieure 23 se prolonge par un aileron 25 qui s'étend vers l'extérieur,
en passant transversalement au-dessus de la gorge plieuse 21 qu'il contribue à limiter.
[0018] Le cylindre de guidage 10 comprend à son extrémité proche de la machine un épaulement
qui constitue une butée 26, puis une partie extrême 27 de faible longueur à surface
antidérapante. Une telle surface s'obtient par tout moyen connu approprié, par exemple
par des bracelets en caoutchouc 28, circulaires, logés partiellement dans des gorges
convenables. Cette partie extrême 27 est située au droit du galet entraîneur 8 et
du galet fou 9 de façon à assurer la tension et le guidage de l'étoffe pendant son
passage sous le pied presseur 6 pour l'exécution de la couture. Le montage du cylindre
10 et du palier 11 se fait au niveau déterminé par cette condition et par le diamètre
même de ce cylindre 10.
[0019] Après sa partie extrême 27, le cylindre 10 a une gorge 29 puis il se prolonge avec
un diamètre égal à celui de cette partie 27 jusqu'à son extrémité opposée.
[0020] Quand on utilise le dispositif de l'invention, le guide replieur 16 et le second
cylindre de tension 12 étant supposés être mis à leurs positions d'effacement, le
pied presseur 6 étant relevé, on enfile une manche ou une jambe à ourler sur le cylindre
10 en effectuant seulement le pli extérieur 3 et on applique le bord replié 3 contre
la butée 26 (voir la figure 3). On notera que cette butée 26 pourrait être une butée
fixe, indépendante du cylindre 10. Mais il est bien préférable qu'elle fasse corps
avec lui et qu'elle tourne avec lui.
[0021] Pour un meilleur guidage de l'étoffe pendant la couture, il est souhaitable aussi,
bien que ce ne soit pas nécessaire dans toutes les circonstances, d'associer au cylindre
10 un galet auxiliaire 30 monté libre en rotation à l'extrémité d'un vérin 31 monté
sur la machine à l'aide de supports convenables 32. Ce galet 30 est éloigné du cylindre
10 par la rétraction du vérin 31 avant la mise en place de l'étoffe puis il est appliqué
contre celle-ci au droit de la partie extrême 27 antidérapante du cylindre 10.
[0022] Sur la figure 3, on a volontairement dessiné avec un retrait le galet 30 pour laisser
voir l'étoffe 1 et le pli 3 qui est, lui aussi, dessiné légèrement ouvert. En réalité,
le pli 3 est écrasé et les deux épaisseurs de l'étoffe se touchent sous l'effet de
la tension que crée le cylindre tendeur 12. Celui-ci est mis à sa position de tension
dès que l'étoffe a été mise en place avec son pli 3, comme on vient de l'expliquer.
[0023] Dans cet état du dispositif, le pli 4 n'existant pas encore, le bord libre terminal
1A de l'étoffe 1 se trouve dans la région de la gorge 29 du cylindre 10. Le guide
replieur 16 est en retrait par rapport à ce bord libre 1A. Il est supporté par le
palier 18 dans une région intermédiaire ménagée entre le cylindre 10 et la zone de
piquage définie par le pied presseur 6 et l'aiguille 5.
[0024] Le palier 18 est légèrement incliné ou, en variante, la face supérieure 23 du guide
replieur 16 est conformée pour que l'aileron 25 soit appliqué contre l'étoffe 1 mise
en état de tension.
[0025] On fait alors pivoter de 90° environ le guide replieur 16, par l'intermédiaire du
vérin 20, en sens horaire quand on regarde les figures 5, 6, pour le mettre dans sa
position d'activité dans laquelle la gorge 21 s'étend parallèlement au bord plié 3,
dans un plan transversal à la gorge 29 du cylindre 10 au droit de la zone de piquage.
Pendant ce mouvement, l'aileron 25 rencontre le bord libre 1A de l'étoffe 1 et le
repousse vers le pli 3, en amorçant la formation du pli intérieur 4. Quand il est
repoussé, le bord libre 1A qui était perpendiculaire au cylindre 10 se met en oblique
en se rapprochant du pli 3. L'existence de la gorge 29 facilite cette mise en oblique
du bord libre 1A.
[0026] On pourrait se dispenser de la gorge 29 si on prévoyait entre le cylindre 10 et le
guide replieur 16 une distance assez importante pour que le bord libre 1A possède
assez de liberté, malgré la tension donnée par le cylindre tendeur 12, pour pouvoir
se mettre en oblique.
[0027] Pour une plus grande compacité du dispositif, il est préférable de rapprocher le
guide replieur 16 et le cylindre 10 et de prévoir sur ce dernier la gorge 29.
[0028] Quand le pli 4 a été amorcé comme on le voit sur la figure 6, on fait tourner l'étoffe
1 sur une longueur de quelques centimètres autour des cylindres 10, 12 et du galet
9, sans abaisser le pied presseur 6 et sans actionner l'aiguille 5. Tout moyen d'entraînement
agissant sur l'étoffel peut être adopté. Il est spécialement avantageux de se servir
du galet entraîneur 8 déjà prévu à cet usage sur la machine à coudre. Pour ne pas
faire tourner ce galet 8 à partir du moteur de la machine, ce qui actionnerait l'aiguille
5, on interpose une roue libre (non visible sur les figures) sur l'arbre du galet
8 et on fait tourner ce dernier au moyen d'un moteur auxiliaire (non représenté).
Quand l'étoffe 1 a été déplacée en rotation sur quelques centimètres, le pli intérieur
4 a été formé correctement par la gorge 21. Dès que ce pli 4 dépasse l'aiguille 5,
on abaisse le pied presseur 6 et on met en marche la machine qui effectue la couture
de l'ourlet. Avant que le début de la couture atteigne le guide replieur 16, on remet
celui-ci à sa position d'effacement et on coud encore sur quelques centimètres pour
que les piqûres se recouvrent légèrement.
[0029] On peut parfaire l'automaticité du dispositif de l'invention en installant sur la
machine, entre les cylindres 10 et 12, une tubulure 33 de soufflage d'air disposée,
de préférence, parallèlement à ces cylindres. Cette tubulure 33 a une extrémité 34
ouverte en direction de l'intérieur de la manche ou de la jambe en cours de confection
d'ourlet. Son extrémité opposée est raccordée par un tuyau 35 à une source 36 d'air
sous pression, à 8 bars par exemple. Une vanne 37 normalement fermée est montée sur
le tuyau 35.
[0030] Quand la couture d'un ourlet est terminée, la manche ou la jambe a fait un tour complet
sur elle-même. Ce mouvement de rotation a donné naissance à un étranglement avant
son raccordement avec le reste du vêtement. Par consequent, dès que le pied presseur
6 a été relevé, que le cylindre tendeur 12 a été remis à sa position d'effacement,
l'ouverture pendant un bref instant de la vanne 37 produit un effet de chasse d'air
comprimé qui éjecte la manche ou la jambe de la machine. Ceci suppose que l'aiguille
5 a été arrêtée au-dessus de l'étoffe 1 et que le fil a été coupé. Les machines à
coudre actuelles sont équipées d'un coupe-fil et d'un organe de contrôle de la position
de l'aiguille à l'arrêt. Ces deux moyens ne font donc pas partie du dispositif de
l'invention.
[0031] Aussitôt après l'éjection, la machine est prête à recevoir une nouvelle manche avec
son pli extérieur 3 fait manuellement. Toutes les opérations qui suivent, décrites
ci-dessus, s'exécutent automatiquement sous la commande et le contrôle de moyens connus
en automatisme (détecteurs, arbre à came, programmateur, etc....). L'exécution automatique
du pli intérieur 4 et de la couture d'ourlet laisse juste le temps de préparer la
manche suivante avec son pli extérieur 3 pour sa mise en place aussitôt que le cycle
automatique est terminé par l'éjection de la manche ourlée. De cette façon, il est
possible de doubler la cadence de réalisation des ourlets à l'extrémité des manches
et des iambes des vêtements.
1. Dispositif pour la couture d'un ourlet à l'extrémité d'une partie tubulaire en
étoffe, destiné à équiper une machine à coudre ayant une aiguille (5), un pied presseur
(6), un galet entraîneur (8), ce dispositif comprenant un premier cylindre de guidage
(10) monté en avant de l'aiguille dans le sens de la couture avec son axe sensiblement
perpendiculaire à la direction de la couture, un second cylindre tendeur (12) parallèle
au premier cylindre (10) et déplaçable entre une première position d'effacement où
il est rapproché du premier cylindre (10) et une seconde position de tension où il
est éloigné du premier cylindre (10), caractérisé en ce qu'il comprend en outre un
guide replieur (16) ayant une gorge latérale (21) pour replier et guider le bord libre
terminal intérieur de l'étoffe formant l'ourlet, ce guide (16) étant placé entre le
pied presseur et le premier cylindre (10) et étant déplaçable entre une position d'effacement
et une position d'activité dans laquelle la gorge (21) donne naissance en avant de
l'aiguille (5) à un pli intérieur (4) du bord libre terminal de l'ourlet, cependant
que le premier cylindre (10) est associé à une butée (26) du pli d'extrémité de l'étoffe
donnant naissance à l'ourlet.
2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le premier cylindre de
guidage (10) présente une gorge (29) se trouvant au droit de la gorge latérale (21)
du guide replieur (16) quand celui-ci a été mis à sa position d'activité et au droit
de la zone de piquage de la machine à coudre.
3. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la butée (26) est constituée
par un épaulement prévu sur le cylindre de guidage (10).
4. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le cylindre de guidage
(10) présente au droit du galet entraîneur (8) de la machine à coudre une partie extrême
(27) munie de moyens antidérapants (28).
5. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le guide replieur (16)
comprend un corps (22) avec une face supérieure (23) prolongée par un aileron (25)
qui s'étend transversalement à la gorge latérale (21) au-dessus de celle-ci.
6. Dispositif selon la revendication 5 caractérisé en ce que l'aileron (25) est situé
à une extrémité du corps (22) et le guide replieur (16) est muni sous sa face inférieure
à son extrémité opposée d'une tige de pivotement (17).
7. Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce que le guide replieur (16)
a sous sa face inférieure un bossage (19) d'articulation d'un moyen de manoeuvre.
8. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend une tubulure
(33) de soufflage d'air disposée entre le premier cylindre (10), le galet entraîneur
(8) et le second cylindre (12) et tournée dans la direction et vers l'intérieur de
la partie tubulaire se montant sur la machine à coudre, cette tubulure (33) étant
raccordée par l'intermédiaire d'une vanne (37) à un réservoir d'air comprimé, afin
d'éjecter la partie tubulaire après la couture et le déplacement du second cylindre
tendeur (12) à sa position d'effacement.
9. Dispositif selon la revendication 4 caractérisé en ce qu'il comprend un galet d'appui
(30) disposé au droit de la partie extrême (27) du cylindre (10), ce galet (30) étant
déplaçable entre une position d'appui contre ladite partie extrême (27) et une position
d'éloignement de cette dernière.
10. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend une roue
libre montée sur l'arbre du galet entraîneur (8) et permettant l'entraînement en rotation
de ce dernier pendant l'arrêt de l'aiguille (5).
1. Vorrichtung zum Nähen eines Saums am Ende eines rohrförmigen Stoffabschnitts, die
zur Ausrüstung einer Nähmaschine bestimmt ist, die eine Nadel (5) aufweist, sowie
einen Andruckfuss (6) und eine Antriebsrolle (8), wobei die Vorrichtung einen ersten
Führungszylinder (10) aufweist, der, gesehen in Nährichtung, vor der Nadel liegt und
dessen Achse im wesentlichen senkrecht zur Nährichtung angeordnet ist, sowie einen
zweiten Spannzylinder (12), der parallel zum ersten Zylinder (10) liegt und zwischen
einer ersten Ruhestellung, in welcher er dem ersten Zylinder (10) angenähert ist,
und einer zweiten Spannstellung, un welcher er vom ersten Zylinder (10) entfernt ist,
verschiebbar ist, dadurch gekennzeichnet, dass die Vorrichtung ferner eine Umschlagführung
(16) aufweist, die eine seitliche Auskehlung (21) zum Umschlagen und Führen des freien,
endseitigen, innerend Rands des den Saum bildenden Stoffs hat, dass die Umschlagführung
(16) zwischen dem Andruckfuss und dem ersten Zylinder (10) liegt und zwischen einer
Ruhestellung und einer Arbeitsstellung bewegbar ist, in welcher die Auskehlung (21)
vor der Nadel (5) zur Ausbildung eines Innenfalzes (4) des freien, endseitigen Rands
des Saumes führt, während der erste Zylinder (10) einem Falzanschlag (26) des Stoffendes
zugeordnet ist, welcher zur Ausbildung des Saumes führt.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der erste Führungszylinder
(10) eine Auskehlung (29) aufweist, die der seitlichen Auskehlung (21) der Umschlagführung
(16) gegenüberliegt, wenn letztere in ihre Arbeitsstellung und gegenüberliegend zur
Stichzone der Nähmaschine gebracht wurde.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Anschlag (26) durch
eine Schulter gebildet wird, die am Führungszylinder (10) vorgesehen ist.
. 4. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Führungszylinder
(19) gegenüberliegend der Antriebsrolle (8) der Nähmaschine einen äusseren Abschnitt
(27) aufweist, der mit einem Gleitschutz (28) versehen ist.
5. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Umschlagführung (16)
einen Hauptteil (22) mit einer Oberseite (23) aufweist, die durch einen Flügel (25)
verlängert wird, welcher sich quer zur seitlichen Auskehlung (21) oberhalb derselben
erstreckt.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Flügel (25) an einem
Ende des Hauptteils (22) liegt und dass die Umschlagführung (16) unterhalb seiner
Oberseite an seinem entgegengesetzten Ende mit einem Schwenkbolzen (17) ausgestattet
ist.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Umschlagführung (16)
unter ihrer Unterseite einen Gelenkzapfen (19) für eine Betätigungvorrichtung aufweist.
8. Vorrichtung nach Anspruch 1, gekennzeichnet durch einen Rohrstutzen (33) einer
Luftblaseinrichtung, der zwischen dem ersten Zylinder (10), der Antriebsrolle (8)
und dem zweiten Zylinder (12) liegt und in Richtung zu dem auf der Nähmaschine liegenden
rohrförmigen Stoffabschnitt und dessen Innerem gerichtet ist, wobei der Rohrstutzen
(33) unter Zwischenschaltung eines Ventils (37) mit einer Druckluftquelle verbunden
ist, um den rohrförmigen Stoffabschnitt nach dem Nähen auszustossen und den zweiten
Spannzylinder (12) in seine Ruhestellung zu bewegen.
9. Vorrichtung nach Anspruch 4, gekennzeichnet durch eine Andruckrolle (30), die gegenüber
dem Endabschnitt (27) des Zylinders (10) angeordnet ist und die zwischen einer Andruckstellung
gegen diesen Endabschnitt (27) und einer von ihm gelösten Stellung beweglich ist.
10. Vorrichtung nach Anspruch 1, gekennzeichnet durch einen Freilauf auf der Welle
der Antriebsrolle (8), welcher den Antrieb dieser Rolle während des Stillstands der
Nadel (5) gestattet.
1. A device for sewing a hem at the end of a tubular piece of cloth and intended for
fitting to a sewing machine having a needle (5), a presser foot (6) and a feed roller
(8), the said device comprising a first, guide cylinder (10) mounted before the needle
in the direction of sewing with its axis substantially perpendicular to the direction
of sewing, a second, stretcher cylinder (12) parallel with the first cylinder (10)
and movable between a first position of effacement where it is brought close to the
first cylinder (10) and a second position of tension where it is moved away from the
first cylinder (10), characterized in that it comprises in addition a folder guide
(16) having a groove (21) at the side for folding back and guiding the free inner
end edge of the cloth forming the hem, the said guide (16) being placed between the
presser foot and the first cylinder (10) and being movable between a position of effacement
and an active position in which the groove (21) gives rise before the needle (5) to
an inside fold (4) of the free end edge of the hem, whilst the first cylinder (10)
is associated with a stop (26) for the end fold of the cloth giving rise to the hem.
2. A device as in Claim 1, characterized in that the first, guide cylinder (10) exhibits
a neck (29) lying at right angles to the groove (21) at the side of the folder guide
(16) when the latter has been put in its active position and at right angles to the
stitching zone of the sewing machine.
3. A device as in Claim 1, characterized in that the stop (26) consists of a shoulder
provided on the guide cylinder (10).
4. A device as in Claim 1, characterized in that the guide cylinder (10) exhibits
at right angles to the feed roller (8) of the sewing machine an end portion (27) equipped
with nonskid means (28).
5. A device as in Claim 1, characterized in that the folder guide (16) comprises a
body (22) having an upper face (23) prolonged by a fin (25) which extends transversely
to the side groove (21) and above it.
6. A device as in Claim 5, characterized in that the fin (25) is situated at one end
of the body (22) and the folder guide (16) is equipped at its opposite end below its
lower face with a pivot pin (17).
7. A device as in Claim 6, characterized in that the folder guide (16) has below its
lower face a boss (19) for linking to means of control.
8. A device as in Claim 1, characterized in that it includes an air-blast nozzle (33)
arranged between the first cylinder (10), the feed roller (8) and the second cylinder
(12) and turned in the direction of and towards the inside of the tubular piece being
mounted on the sewing machine, the said nozzle (33) being connected by way of a valve
(37) to a reservoir of compressed air in order to eject the tubular piece after sewing
and movement of the second, stretcher cylinder (12) to its position of effacement.
9. A device as in Claim 4, characterized in that it includes a pressure roller (30)
arranged at right angles to the end portion (27) of the cylinder (10), the said roller
(30) being movable between a position bearing against the said end portion (27) and
a position removed from the latter.
10. A device as in Claim 1, characterized in that it includes a freewheel mounted
on the shaft of the feed roller (8) and enabling the latter to be driven in rotation
whilst the needle (5) is at rest.