[0001] La présente invention concerne une serrure, notamment pour portière de véhicule automobile,
du type comportant d'une part un boîtier pour le mécanisme de serrure et d'autre part
une gâche mobile par rapport à ce boîtier, le mécanisme de serrure étant pourvu d'une
part d'un pêne oscillant autour d'un axe qui est perpendiculaire à la direction de
mouvement de la gâche avec laquelle ce pêne coopère par une portion en forme de fourche,
et d'autre part d'un levier mobile de manoeuvre de la serrure qui est destiné à autoriser
la rotation du pêne dans le sens de la libération de la gâche par l'intermédiaire
d'un organe de blocage interposé entre le pêne et le levier de manoeuvre, l'organe
de blocage étant monté mobile dans l'une des deux pièces formées par le pêne et le
levier de manoeuvre entre une position en saillie pour solidariser les pièce et une
position rétractée pour autoriser le libre mouvement de rotation du pêne par rapport
au levier, la seconde des deux pièces comportant pour la solidarisation au moins une
encoche dans laquelle l'organe de blocage est destiné à pénétrer, les deux pièces
étant montées de manière à pouvoir s'écarter l'une de l'autre pour faire sortir l'organe
de blocage de l'encoche prévue dans ladite seconde pièce (voir FR-A N° 2472651).
[0002] La présente invention vise à perfectionner la serrure définie ci-dessus principalement
pour les raisons suivantes.
[0003] D'une manière générale, les serrures de portière de véhicules automobiles actuelles
du type défini ci-dessus assurent la fermeture de la portière sous l'action d'un effort
dû à une poussée manuelle conjuguée aux efforts d'inertie résultant du claquement
de la portière. L'action manuelle conjuguée aux efforts d'inertie donne aux joints
d'étanchéité, en général fixes sur la carrosserie, une certaine compression qui assure
l'étanchéité à l'air du véhicule
[0004] Actuellement, on peut reprocher aux portières de tous les véhicules un manque d'étanchéité
qui se traduit d'une part par des bruits aérauliques perceptibles par les occupants
du véhicule et la pénétration d'air froid ou d'air chaud perturbant la climatisation.
Il résulte de ces phénomènes une réduction du confort.
[0005] Par ailleurs, le gain en poids recherché actuellement par tous les constructeurs
pour diminuer la consommation énergétique du véhicule aboutit à une réduction de la
masse des portières, ce qui diminue les efforts d'inertie dus au claquement de la
portière et entraîne une moins bonne compression du joint d'étanchéité de celle-ci,
ce qui accentue encore les défauts cités ci-dessus.
[0006] L'invention a précisément pour but de remédier à ces défauts et elle a donc pour
objet une serrure définie ci-dessus qui est caractérisée en ce que le pêne est couplé
à un mécanisme assisté d'entraînement autour de son axe d'oscillation dans le sens
de la fermeture de la serrure.
[0007] Grâce à cette caractéristique particulière, la fermeture de la portière n'est plus
tributaire d'une action manuelle ou de l'inertie de la portière elle-même mais d'une
force motrice d'une valeur prédéterminée engendrée dans la serrure et déclenchée dans
la phase finale de la fermeture de la portière.
[0008] Des modes de réalisation additionnels sont caractérisés dans les revendications 2
à 7.
[0009] L'invention est exposée ci-après plus en détail à l'aide de dessins représentant
seulement un mode d'exécution sur lesquels:
La fig. 1 est une vue en élévation et en coupe d'une serrure suivant l'invention.
Les fig. 2,3,4 et 5 sont des vues en coupe prises respectivement selon les lignes
2-2, 3-3, 4-4 et 5-5 de la fig. 1.
Les fig. 6A à 6D représentent schématiquement quatre phases de fonctionnement de la
serrure suivant l'invention, et
les fig. 7A à 7D représentent quatre phases de fonctionnement d'un schéma électrique
qui est associé à cette serrure.
[0010] On va tout d'abord se référer aux fig. 1 à 5 pour décrire la construction de la serrure
suivant l'invention.
[0011] La serrure représentée aux dessins comporte un boîtier 1 dans lequel est pratiqué
un passage borgne 3 muni d'une entrée évasée 4 dans laquelle est destinée à pénétrer
une gâche 5, étant entendu que cette serrure est conçue pour être montée sur le chant
d'une portière de véhicule automobile, la gâche étant fixée sur le montant de la carrosserie
associé à la portière. Toutefois la conception de la serrure n'empêche nullement une
inversion de cette implantation, moyennant des modifications mineures. La gâche 5
est donc mobile en translation par rapport au passage 3.
[0012] La serrure comporte un mécanisme de serrure 6 qui comprend tout d'abord un pêne 7B
monté oscillant autour d'un axe 8 qui est fixé dans le boîtier parallèlement au fond
de ce dernier. Avec ce pêne coopère un levier de manoeuvre 9 qui est monté oscillant
autour d'une broche 10 également fixée sur le fond du boîtier 1.
[0013] Ces deux pièces 7B et 9 sont commandées par l'ensemble d'actionnement 11.
[0014] Entre le pêne 7B et le levier de manoeuvre 9 est prévu un organe de blocage 12 qui
présente la forme générale d'un galet. Ce galet est logé dans une encoche 20 qui est
pratiquée dans le pourtour du pêne 7B, ce dernier comportant également un talon 23
formant butée destiné à venir en appui contre le bord arrière du levier de manoeuvre
9 lorsque le pêne se trouve dans la position correspondant à l'ouverture de la serrure.
[0015] Le pêne 7B comporte, à peu près diamétralement opposée à l'encoche 20, une encoche
24 qui est destinée à recevoir la gâche 5 et à retenir celle-ci lorsque le pêne se
trouve dans la position correspondant à la fermeture de la serrure. Autour de l'axe
10 d'articulation du levier de manoeuvre 9 est monté un ressort 25 qui sollicite ce
levier dans sa position de dégagement ou de libération du galet 12 et ce ressort est
en appui d'une part sur une butée 26 solidaire du boîtier 1 et d'autre part dans une
encoche 27 pratiquée dans le bord arrière du levier de manoeuvre 9.
[0016] Dans le bord concave 28 de ce levier, en regard d'un bord convexe 29 du pêne 7B sont
pratiquées des encoches 30, 31 et 31 a servant à recevoir l'organe de blocage 12,
l'encoche 30 correspondant à la fermeture complète de la serrure, l'encoche 31 à une
fermeture dite «premier cran» et une troisième encoche qui correspond à une position
dite «second cran». Les deux premières positions sont destinées à assurer le retenu
de la portière du véhicule lorsque l'utilisateur ne l'a pas bien fermée. Cette mauvaise
fermeture est en général perceptible, lorsque le véhicule roule, par des vibrations
de la portière, du fait que celle-ci n'est pas fermée jusqu'à compression des joints,
l'utilisateur étant ainsi incité à procéder à une fermeture complète. Dans la serrure
décrite ici, les premier et second crans sont en fait prévus pour satisfaire les normes
internationales régissant la construction des serrures de portière pour véhicules
automobiles, bien que ces crans ne soient strictement parlant pas nécessaires dans
la serrure suivant l'invention puisque comme on le verra ci-après, dès que le mécanisme
6 de cette serrure se trouve dans l'une ou l'autre des positions correspondant au
premier ou au second cran, il est procédé au blocage assisté de la serrure.
[0017] La serrure comporte également un moteur électrique 33 couplé à une vis sans fin 34
qui engrène avec la denture d'une roue dentée 35 montée à rotation sur une broche
36 fixe dans le boîtier. Cette roue dentée comporte à la périphérie de l'une de ses
faces une cavité formant surface de came 39 coopérant avec un poussoir 41 d'un commutateur
42 monté fixe dans le boîtier.
[0018] Sur la broche 36 de la roue dentée 35 est montée en rotation une coupelle 60 dont
le fond est tourné vers la roue dentée et dont le rebord périphérique 61 constitue
une came avec laquelle coopère un galet 62 formant contre-came qui est monté en rotation
sur un pivot 63 solidaire du levier de manoeuvre 9. On remarquera que le rebord 61
présente une déformation 64 sur une petite partie de sa périphérie, cette déformation
correspondant à la partie basse du chemin de came constitué par ce rebord.
[0019] Un crevé 65 est pratiqué dans le fond de la coupelle 60 formant une languette 66
recourbée à 90° en direction de la roue 35 et pénétrant ainsi dans une cavité 67 ménagée
dans la roue 35. Cette cavité 67 est en arc de cercle centré sur l'axe de la broche
35 et s'étend sur un angle a prédéterminé.
[0020] Dans la roue 35 est pratiqué également un chambrage central 68 traversé par la broche
36 autour de laquelle est enroulé un ressort hélicoïdal 69 qui est retenu par l'une
de ses extrémités dans la roue 35 et par son extrémité opposée dans la coupelle 60.
Le ressort 69 sollicite cette coupelle dans le sens de la flèche F6 (fig. 1).
[0021] Le rebord 61 de la coupelle 60 comporte également un taquet 70 qui s'étend axialement
à partir de son bord périphérique et qui coopère avec un levier 71 de déverrouillage
de secours qui est monté oscillant sur une broche 72 fixée entre le fond 1 du boîtier
et une plaque de support 73 dans laquelle sont également fixées les extrémités correspondantes
de la broche 8 et de l'axe 10. A l'extrémité du levier 71 opposée à celle destinée
à venir en contact avec le taquet 70, est prévue une chape 74 dans laquelle est articulée
une tringle de manoeuvre 75 au bout de laquelle est prévu un bouton d'actionnement
de secours 76 qui se trouve de préférence dans un logement ménagé dans la paroi intérieure
de la portière de façon à être facilement accessible aux passagers du véhicule. Le
levier 71 est attaché par la même extrémité à un ressort de rappel 77 attaché par
ailleurs au boîtier 1 et sollicitant cette extrémité du levier contre une butée 78
solidaire de la paroi du boîtier 1.
[0022] La broche 36 est fixée dans une plaque de support 79 solidaire du boîtier et servant
également à consolider une autre broche 80 dont l'axe est parallèle à ceux des broches
8, 10, 36 et 72, et autour de laquelle est monté oscillant un équipage 81 de blocage
assisté de la serrure. Cet équipage comprend un secteur denté 82 dont la denture 83
engrène avec une portion de denture 84 prévue à la périphérie du pêne 7B. L'équipage
81 qui présente à peu près la forme d'une chape à branches dissymétriques, comporte
également une portion de liaison 85 qui s'étend parallèlement à l'axe de la boche
80 et qui se prolonge, à angle droit, par un bras de manoeuvre 86 s'étendant parallèlement
au fond du boîtier 1 mais du côté opposé par rapport à la plaque de support 79. L'équipage
81 est ainsi articulé doublement sur la broche 80. A l'extrémité du bras de manoeuvre
86 opposée à la broche 80 est prévue une patte de poussée 87 qui s'étend de nouveau
à angle droit par rapport à ce bras en direction de la roue 35 et qui coopère avec
un galet 88 monté rotatif autour d'un pivot 89 solidaire de la roue 35 et dont l'axe
de rotation s'étend parallèlement à l'axe de la broche 36. Un ressort hélicoïdal 90
est enroulé autour de la broche 80 pour solliciter l'équipage 81 dans le sens contraire
des aiguilles d'une montre comme représenté à la fig. 1, c'est-à-dire dans un sens
tendant à placer le pêne 7B dans sa position d'ouverture.
[0023] Le pêne 7B est pourvu à sa périphérie, dans une position à peu près diamétralement
opposée par rapport à la denture 84, d'une piste isolante 91 formant chemin de came
coopérant avec un palpeur 92 solidaire du contact mobile 93 d'un commutateur 94 muni
de deux contacts fixes 95 et 96, le contact mobile 93 étant en appui contre le contact
fixe 95 lorsque le palpeur 92 se trouve sur la plage haute 91 du chemin de came (on
appellera ci-après cette position la position «0» du commutateur 94).
[0024] Un agencement analogue est prévu pour le commutateur 42 dont le palpeur 41 coopère
avec la cavité de la roue dentée 35. Sur la fig. 4, on voit que ce palpeur est solidaire
du contact mobile 97 du commutateur 42 qui comporte par ailleurs deux contacts fixes
98 et 99 contre lesquels le contact mobile 97 peut sélectivement être appuyé par le
palpeur 41. Dans ce qui va suivre, on considérera que lorsque le palpeur 41 se trouve
dans la cavité de la roue dentée 35, le commutateur 42 se trouve dans la position
«1 )).
[0025] Enfin, pour compléter la description qui précède, on notera que le galet 12 est maintenu
en place par une chape 100 qui chevauche la zone du pêne 7B dans laquelle se trouve
l'encoche 20 et cette chape est maintenue sur le pêne grâce à deux tiges 101 et 102
qui s'étendent entre les ailes de cette chape et qui pénètrent dans des petites encoches
103 et 104 ménagées dans le pêne.
[0026] Les fig. 7Aà 7D représentent, en quatreconfigu- rations, le circuit électrique qui
peut être utilisé avec la serrure suivant l'invention.
[0027] Le schéma représenté montre les commutateurs 42 et 94 branchés en série avec le moteur
33 sur une source d'alimentation qui peut être la batterie du véhicule. Il est prévu
également un bouton d'actionnement 105 qui est un commutateur à deux positions pouvant
être actionné par l'utilisateur du véhicule. Pour faciliter l'explication du fonctionnement
de la serrure, on n'a représenté qu'un seul commutateur 105, mais il est bien entendu
que normalement la portière devant pouvoir être ouverte de l'extérieur comme de l'intérieur
de la voiture, ce commutateur doit soit être double, soit être pourvu de moyens de
commande agencés de telle façon que ce commutateur puisse être actionné aussi bien
de l'extérieur que de l'intérieur du véhicule. En ce qui concerne l'extrémité par
exemple, on peut prévoir tout moyen de commande telle qu'une carte magnétique, un
interrupteur à clé, ou tout autre moyen semblable. A l'intérieur, un simple bouton
de commande peut être prévu.
[0028] On va maintenant examiner la partie du fonctionnement de la serrure qui vient d'être
décrite.
[0029] La fig. 6A représente la situation lorsque la serrure est ouverte. Dans ces conditions,
la gâche 5 est dégagée du pêne 7B et pour amorcer la fermeture, la gâche 5 doit se
rapprocher de la serrure dans le sens de la flèche F7, ce mouvement étant bien entendu
relatif. Le galet 12 ne se trouve dans aucune des encoches du levier de manoeuvre
9 tandis que le levier 86 se trouve dans sa position extrême inférieure définie par
sa liaison en rotation avec le pêne 7B, lequel est en butée par son talon 23 contre
le levier 9. Quant à la roue 35, elle est placée dans une position dans laquelle le
galet 88 est presque en contact avec le levier 86 qui est sollicité dans cette position
par le ressort 90. Par ailleurs, le commutateur 94 est sur la position «0» car le
palpeur 92 se trouve sur la plage basse du chemin de came 91. Le commutateur 99 est
sur la position «0» car le palpeur 41 est sorti de la cavité de la roue 35. Si maintenant
on amorce la fermeture de la portière, la gâche 5 repousse le pêne 7B dans la position
dans laquelle le galet 12 peut pénétrer dans la première encoche 31 a du levier de
manoeuvre 9. Dans ces conditions, le commutateur 94 change de position puisque son
palpeur remonte sur la plage haute du chemin de came 91, ce qui place le commutateur
dans sa position «1 ». Dans ces conditions, le circuit électrique du moteur 33 est
fermé et ce moteur est donc alimenté. Il en résulte la rotation de la roue 35 qui
par son galet 88 commence à repousser le levier 86 qui bascule autour de la broche
80 en entraînant le secteur denté 82. La denture 83 de celui-ci engrenant avec la
denture 84 du pêne, ce dernier oscille autour de son axe 8 en provoquant le déplacement
du galet 12 au-delà du dernier cran 30 du levier de manoeuvre 9, position qui est
représentée sur la fig. 6C. Dans ces conditions, la portière est donc appuyée sur
ses joints qui sont sollicités au-delà de leur compression normale.
[0030] Lorsque le galet 88 se trouve dans la position diamétralement opposée par rapport
à celle qu'il occupait lorsque la serrure était ouverte (position de la fig. 6C),
le levier 86 est libéré. Quant au pêne 7B, il tourne dans le sens opposé que précédemment
puisque la gâche 5 le repousse dans ce sens par suite de l'effort exercé par les joints
comprimés de la portière. Il en résulte donc que le galet 12 pénètre dans l'encoche
30 du levier de manoeuvre 9, ce qui amène le blocage de la serrure.
[0031] Entre-temps, le palpeur 41 du commutateur 42 a pénétré dans la cavité de la roue
35, ce qui fait basculer le contact mobile 97 dans la position «1 », interrompant
ainsi le circuit d'alimentation du moteur 33 qui est d'ailleurs arrêté brusquement
par le court-circuit du contact 97 et du contact mobile du bouton de manoeuvre 105.
On se retrouve alors dans la situation dans laquelle la serrure est complètement bloquée,
ce qui correspond à la situation représentée sur les fig. 1 à 5.
[0032] Pour l'ouverture de la serrure, on actionne le bouton 105, ce qui alimente de nouveau
le moteur 33 par l'intermédiaire du contact 97, du contact mobile du bouton 105 et
du contact mobile 93, ce circuit étant maintenu fermé dès que le contact mobile 97
bascule de nouveau en raison du fait que le palpeur 41 quitte la cavité de la roue
35. L'ouverture de la serrure est réalisée lorsque le galet 62 pénètre dans la déformation
64 du rebord de la coupelle 60 et la gâche 5 peut alors se libérer du pêne 78.
[0033] On voit donc que la serrure est bloquée par des moyens motorisés auxquels la force
motrice est fournie par le moteur 33 qui, du fait de son montage particulier et de
ses moyens de manoeuvre associés ne tourne que dans un seul sens pour effectuer toutes
les fonctions dans la serrure. Un circuit d'alimentation avec inversion de polarités
n'est donc pas nécessaire pour ce moteur.
[0034] Lorsque la tension d'alimentation vient à disparaître, la serrure peut néanmoins
être ouverte par la commande de secours formée par le levier 71 qui est actionné dans
ce cas par la tirette 75 et le bouton 76. Lorsqu'on enfonce ce bouton, le levier oscille
autour de l'axe 72 en venant en contact avec le taquet 70 du rebord 60. Il en résulte
une faible rotation de cette coupelle par rapport à la roue 35 autour de la broche
36, mouvement qui est autorisé en raison du fait que la cavité 67 prévue dans la roue
35 a une étendue angulaire a juste suffisante pour que le galet 62 puisse pénétrer
dans la déformation 64 prévue dans le rebord de la coupelle 60. Par conséquent, dès
que le levier 71 est actionné, cette coupelle effectue un mouvement relatif de faible
amplitude par rapport à la roue 35, le levier 9 peut basculer, le galet 12 est libéré
et la gâche peut s'échapper du pêne 7B.
[0035] Lorsque le levier de secours 71 est relâché, le ressort 69 ramène la coupelle 60
dans sa position qu'elle occupait précédemment, la serrure revient à la position d'ouverture
normale et la tension électrique étant de nouveau disponible, la serrure peut fonctionner
conformément aux séquences décrites ci-dessus.
1. Serrure, notamment pour portière de véhicule automobile, du type comportant d'une
part un boîtier (1) pour le mécanisme de serrure (6) et d'autre part une gâche (5)
mobile par rapport à ce boîtier (1 ), le mécanisme de serrure étant pourvu d'une part
d'un pêne (7B) oscillant autour d'un axe (8) qui est perpendiculaire à la direction
de mouvement de la gâche (5) avec laquelle ce pêne coopère par une portion en forme
de fourche (24), et d'autre part d'un levier mobile de manoeuvre (9) de la serrure
qui est destiné à autoriser la rotation du pêne (7B) dans le sens de la libération
de la gâche (5) par l'intermédiaire d'un organe de blocage (12) interposé entre le
pêne et le levier de manoeuvre, l'organe de blocage (12) étant monté mobile dans l'une
des deux pièces formées par le pêne et le levier de manoeuvre entre une position en
saillie pour solidariser les pièces et une position rétractée pour autoriser le libre
mouvement de rotation du pêne par rapport au levier, la seconde des deux pièces comportant
pour la solidarisation, au moins une encoche (30) dans laquelle l'organe de blocage
(12) est destiné à pénétrer, les deux pièces (7B, 9) étant montées de manière à pouvoir
s'écarter l'une de l'autre pour faire sortir l'organe de blocage (12) de l'encoche
(30) prévue dans ladite seconde pièce, caractérisée en ce que le pêne (7B) est couplé
à un mécanisme (33, 81 ) assisté d'entraînement autour de son axe d'oscillation (8)
dans le sens du blocage de la serrure.
2. Serrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le mécanisme d'entraînement
en rotation du pêne comprend des moyens de détection (91, 94) destinés à détecter
le début du mouvement du pêne (7B) à partir de sa position d'ouverture, ces moyens
étant couplés audit mécanisme pour le commander afin d'achever le mouvement du pêne
dans le sens de la fermeture.
3. Serrure suivant la revendication 2, caractérisée en ce que ledit mécanisme d'entraînement
en rotation du pêne (7B) comporte un équipage oscillant (81 ) avec un organe denté
(82) engrenant avec une denture (84) prévue sur le pêne et avec un levier (86) qui
est couplé à l'organe denté et qui est agencé pour coopérer avec la roue dentée (35)
qui autorise les mouvements du levier de manoeuvre (9) constituant la seconde pièce
de la serrure, de manière à pivoter le pêne dans sa position de fermeture lorsque
lesdits moyens de détection reliés au moteur électrique d'entraînement (33) provoquent
l'alimentation de celui-ci.
4. Serrure suivant la revendication 3, caractérisée en ce que ladite roue dentée (35)
qui est couplée au moteur (33) par une vis sans fin (34) comporte un organe d'actionnement
(88), de préférence un galet, qui coopère avec le levier (86) dudit mécanisme pour
en provoquer le pivotement à peu près sur la moitié de la course de cette roue (35).
5. Serrure suivant la revendication 4, caractérisée en ce que lesdits moyens de détection
(91,94) comportent un chemin de came (91) prévu sur le pêne (7B) ainsi qu'un commutateur
électrique (94) branché dans le circuit du moteur (33).
6. Serrure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle
comprend des moyens de déblocage de secours (70, 71,75, 76) pour permettre le déverrouillage
de secours en l'absence de tension électrique d'alimentation dudit moteur électrique.
7. Serrure suivant la revendication 6, caractérisée en ce que la came (60) de ladite
roue dentée est mobile en rotation par rapport à l'axe de celle-ci dans les limites
d'un certain débattement angulaire (a), et en ce qu'elle est pourvue d'un organe d'actionnement
(70) coopérant avec un levier de secours (71 ) pouvant être actionné à partir du côté
intérieur de la portière et permettant de provoquer une légère rotation de cette came
(60) sur ledit angle de manière à la présenter dans une position dans laquelle elle
libère ledit levier de manoeuvre (9).
1. A latch, in particular for a motor vehicle door, of the type comprising, on one
hand, a case (1) for the latch mechanism (6) and, on the other hand, a keeper (5)
movable relative to this case (1), the latch mechanism being provided, on one hand,
with a bolt (7B) pivotable about a pin (8) which is perpendicular to the direction
of movement of the keeper (5) with which this bolt cooperates by a fork-shaped portion
(24), and, on the other hand, with a movable lever (9) for actuating the latch which
is adapted to allow the rotation of the bolt (7B) in the direction for releasing the
keeper (5) through alocking element (12) interposed between the bolt and the actuating
lever, the locking element (12) being mounted to be movable, in one of the two parts
formed by the bolt and the actuating lever, between a projecting position for interconnecting
the parts and a retracted position for allowing the free movement of rotation of the
bolt relative to the lever, the second of the two parts comprising for the interconnection
at least one notch (30) in which the locking element (12) is adapted to penetrate,
the two parts (7B, 9) being mounted in such manner as to be capable of moving away
from each other so as to shift the locking element (12) out of the notch (30) provided
in said second part, characterised in that the bolt (7B) is coupled to an assisted
mechanism (33, 81 ) for driving it around its pivot pin (8) in the direction for locking
the latch.
2. A latch according to Claim 1, characterised in that the mechanism for driving the
bolt in rotation comprises detecting means (91, 94) for detecting the beginning of
the movement of the bolt (7B) from its opening position, these means being coupled
to said mechanism for driving it so as to complete the movement of the bolt in the
closing direction.
3. A latch according to Claim 2, characterised in that said mechanism for driving
the bolt (7B) in rotation comprises a pivotable unit (81) with a toothed member (82)
in mesh with teeth (84) provided on the bolt and with a lever (86) which is coupled
to the toothed member and is adapted to cooperate with the toothed wheel (35) which
allows the movements of the actuating lever (9) constituting the second part of the
latch so as to pivot the bolt into its closing position when said detecting means
connected to the electric driving motor (33) cause power to be supplied to the latter.
4. A latch according to Claim 3, characterised in that said toothed wheel (35), which
is coupled to the motor (33) through a worm (34), comprises an actuating member (88)
which is preferably a roller cooperating with the lever (86) of said mechanism so
as to cause the pivoting thereof roughly to the extent of one half of the travel of
this wheel (35).
5. A latch according to Claim 4, characterised in that said detectirg means (91, 94)
comprise a cam track (91 ) provided on the bolt (7B) and an electric switch (94) connected
in the circuit of the motor (33).
6. A latch according to any one of the Claims 1 to 5, characterised in that it comprises
safety unlocking means (70,71,75,76) for effecting a safety unlocking in the absence
of electric current supplying power to said electric motor.
7. A latch according to Claim 6, characterised in that the cam (60) of said toothed
wheel is movable in rotation relative to the axis of the latter within the limits
of a certain angular movement (a), and it is provided with an actuating member (70)
cooperating with a safety lever (71 ) which may be shifted from the inner side of
the door and permits the production of a slight rotation of this cam (60) through
said angle so as to place it in a position in which it releases said actuating lever
(9).
1. Schloss,insbesonderefürdieTüreinesKraft- fahrzeugs, mit einem Gehäuse (1) für den
Schliessmechanismus (6) und einem gegenüber dem Gehäuse (1) beweglichen Schliesselement
(5), wobei der Schliessmechanismus sowohl mit einem Riegel (7B) versehen ist, welcher
um eine Achse (8) drehbar ist, die senkrecht zur Bewegungsrichtung des Schliesselements
(5) angeordnet ist, mit welcher dieser Riegel über ein gabelförmiges Teilstück (24)
zusammenwirkt, als auch mit einem beweglichen Betätigungshebel (9), welcher über ein
Sperrelement (12) zwischen dem Riegel und dem Betätigungshebel die Drehung des Riegels
(7B) in einer Richtung bewirkt, die das Schliesselement freigibt, wobei das Sperrelement
(12) beweglich in einem der beiden durch den Riegel und den Betätigungshebel gebildeten
Teile zwischen einer vorgeschobenen Stellung zur Verbindung der Teile und einer zurückgezogenen
Stellung zur Ermöglichung einer freien Drehbewegung des Riegels gegenüber dem Hebel
angeordnet ist, wobei das zweite der beiden Teile für die Verbindung mindestens eine
Ausnehmung (30) für die Aufnahme des Sperrelements (12) aufweist, wobei die beiden
Teile (7B, 9) so angeordnet sind, dass sie sich voneinander entfernen können, um das
Sperrelement (12) aus der in dem zweiten Teil befindlichen Ausnehmung (30) herauszuführen,
dadurch gekennzeichnet, dass der Riegel (7B) an einen Mechanismus (33, 81 ) für die
Drehung um eine Achse (8) in Sperrichtung des Schlosses gekoppelt ist.
2. Schloss nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der die Drehbewegung des
Riegels um seine Achse (8) bewirkende Mechanismus Erfassungselemente (91, 94) für
die Erfassung des Einsetzens der Bewegung des Riegels (7B) von seiner geöffneten Stellung
an aufweist, wobei diese Elemente mit dem Mechanismus zur Steuerung verbunden sind,
um die Bewegung des riegels in Schliessrichtung sicherzustellen.
3. Schloss nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der die Drehbewegung des
Riegels (7B) bewirkende Mechanismus ein umlaufendes Element (81) mit einem verzahnten
Element (82) umfasst, welches in eine Verzahnung (84) an dem Riegel eingreift, und
einen mit dem verzahnten Element verbundenen Hebel (86), welcher mit einem Ritzel
(35) zusammenwirkt, das den Hebel (9) betätigt, welcher das zweite Teil des Schlosses
bildet, dergestalt, dass der Riegel in seine Schliessstellung gedreht wird, sobald
die mit dem elektrischen Antriebsmotor (33) verbundenen Erfassungselemente diesen
in Betrieb setzen.
4. Schloss nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Ritzel (35), das mit
dem Motor (33) über eine Schnecke (34) verbunden ist, ein Betätigungselement (88),
vorzugsweise eine Rolle, aufweist, welche mit dem Hebel (86) des Mechanismus zusammenwirkt,
um eine Drehung um etwa die Hälfte des Drehweges des Ritzels (35) zu bewirken.
5. Schloss nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Erfassungselemente (91,
94) eine an dem Riegel (7B) vorgesehene Nockenbahn (91 ) sowie einen elektrischen
Schalter (94) aufweisen, welcher an den Stromkreis des Motors (33) angeschlossen ist.
6. Schloss nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass dieses zusätzliche
Entriegelungselemente (70, 71, 75, 76) aufweist, um beim Fehlen der von dem Elektromotor
zugeführten elektrischen Spannung eine Behelfsentriegelung vornehmen zu können.
7. Schloss nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Nocken (60) des Ritzels
innerhalb eines bestimmten Winkelbereichs (a) gegenüber der Achse desselben drehbeweglich
ist und dass der Nocken mit einem Betätigungselement (70) versehen ist, welches mit
einem Hilfshebel (71 ) zusammenwirkt, welcher von der Innenseite der Tür her betätigbar
ist und eine leichte Drehung des Nockens (60) über den genannten Winkelbereich ermöglicht,
so dass dieser sich in einer Stellung befindet, in welcher er den Hebel (9) freigibt.