[0001] La présente invention a trait à un nouveau procédé d'inhibition de la corrosion aqueuse
au moyen d'un inhibiteur appartenant à la famille des fluorophosphates, pour protéger
les surfaces métalliques, notamment celles des installations et dispositifs utilisant
de l'eau comme fluide énergétique ou thermique. L'invention a trait également à une
composition renfermant cet inhibiteur de corrosion en association avec une ou plusieurs
autres substances utiles dans le domaine de la protection vis-à-vis de la corrosion
aqueuse.
[0002] On sait que toute surface métallique d'usage industriel courant, et que tout matériel
composé d'un ou de plusieurs métaux, tels le fer et ses alliages, notamment l'acier
galvanisé, le cuivre et ses alliages, l'aluminium et ses alliages, pour ne citer que
les plus employés, sont soumis, au contact de l'eau, à des phénomènes de corrosion
d'autant plus importants et cumulatifs que les apports d'eau nouvelle sont eux- mêmes
fréquents, ou importants en quantités dans les installations, réseaux ou dispositifs
utilisant de l'eau comme fluide énergétique ou thermique.
[0003] On sait que, dans le passé, pour résoudre le problème de la protection de surfaces
métalliques vis-à-vis de la corrosion, on a proposé un certain nombre de solutions
techniques. Parmi les solutions techniques récentes et très efficaces on connaît celles
préconisées dans EP-B-10 485 et dans EP-A-65 609 qui font appel à des compositions
renfermant soit au moins une polyamine et au moins un dérivé d'acide alkylènephosphonique,
soit au moins une polyamine et au moins un polyélectrolyte organique résultant de
la polymérisation ou copolymérisation d'un monomère présentant un motif C = C.
[0004] Parmi les solutions techniques plus anciennes et moins efficaces, on connaît celles
préconisées par FR-A-2192192 et FR-A-2 231 777 qui mettent en oeuvre une composition
inhibitrice comprenant en association (i) un orthophosphate, c'est-à-dire un phosphate
non fluore, et (ii) un dérivé d'acide organophosphonique hydrosoluble ou un polymère
tel que les polyacrylamides, acides polyacryliques et polyacrylates.
[0005] On sait par ailleurs que les fluorophosphates (également désignés par l'expression
« dérivés oxyfluorés du phosphore 5 •) sont des substances connues, notamment de FR-A-2
352 895, en tant que moyens de passivation de surfaces métalliques avant peinture.
FR-A-2 352 895, qui (voir page 3, lignes 1-16) rappelle que la phosphatation (i) est
une opération ayant pour but de protéger les surfaces en acier contre la corrosion,
et (ii) n'est pas suffisante pour empêcher les pièces de rouiller, préconise avant
peinture, en remplacement de la phosphatation et d'un traitement au moyen d'anhydride
chromique, d'effectuer une phosphatation et un traitement avec un fluorophosphate.
[0006] Selon l'invention, on préconise une nouvelle solution technique, pour résoudre le
problème de la protection de surfaces métalliques vis-à-vis de la corrosion aqueuse,
qui fait appel à un nouveau procédé différent des procédés antérieurement connus dans
le domaine de l'inhibition de la corrosion.
[0007] Cette nouvelle solution technique est particulièrement avantageuse pour protéger
vis-à-vis de la corrosion aqueuse les surfaces métalliques des installations, réseaux
et dispositifs utilisant de l'eau liquide (eau brute, eau déminéralisée, eau synthétique,
eau industrielle pouvant notamment contenir un antigel, eau salée telle que l'eau
de mer, boue aqueuse notamment pour forage pétrolier, etc...) comme fluide énergétique
ou thermique (circuits de refroidissement ou de chauffage).
[0008] Le nouveau procédé selon l'invention pour la protection de surfaces métalliques vis-à-vis
de la corrosion aqueuse, notamment les surfaces métalliques des installations utilisant
de l'eau comme fluide corrosif énergétique ou thermique, est caractérisé en ce que
l'on introduit dans le fluide aqueux corrosif un inhibiteur de corrosion appartenant
à la famille des fluorophosphates et choisi parmi l'ensemble constitué par
(i) les composés de formule M21PO3F, xH2O
(ii) les composés de formule LiMIP03F, xH20
(iii) les composés de formule NaMIP03F, xH20
(iv) les composés de formule M"P03F, xH20
(v) les composés de formule M21M11(PO3F)2, xH2O
(vi) les composés de formule M1PO2F2, xH2O, et
(vii) les composés de formule M11(PO2F2)2, xH2O,
dans lesquelles M' est Na, K, Rb, Cs ou NH
4 ; M
11 est Mg, Ca, Ba, Sr, Zn, Cd, Mn, Ni ou Co ; et, X est un nombre entier ou fractionnaire
compris entre 0 et 6, et,
[0009] (viii) leurs mélanges, la quantité de fluorophosphate étant telle que, après introduction
dans le fluide aqueux corrosif la teneur en poids dudit fluorophosphate soit comprise
entre 3 et 500 ppm par rapport au poids dudit fluide aqueux.
[0010] Les moyens inhibiteurs de corrosion préférés selon l'invention sont les fluorophosphates
de zinc et de potassium, à savoir ZnPO
3F et K
2PO
3F, le moyen le plus intéressant étant ZnPO
3F.
[0011] Les fluorophosphates selon l'invention sont des substances en général peu hydrosolubles,
le seuil de solubilité dans l'eau étant de l'ordre de 10 g/I.
[0012] Cette faible hydrosolubilité n'est pas gênante eu égard aux quantités à utiliser.
On a en effet observé que pour protéger les surfaces métalliques vis-à-vis de la corrosion
aqueuse, qu'il convient d'utiliser une dose de 3 à 500 ppm de moyen inhibiteur selon
l'invention, et de préférence une dose comprise entre 5 et 200 ppm notamment pour
ZnPO
3F, A ce sujet, il est signalé que par rapport aux eaux brute A et synthétique B décrites
ci-après, la dose de ZnP0
3F donnant une inhibition maximale est de 20 à 25 ppm (voir tableau III ci-après).
[0013] Selon un autre aspect de l'invention, on préconise une composition inhibitrice de
corrosion comprenant, en association dans de l'eau :
A) un moyen inhibiteur de corrosion choisi parmi l'ensemble des fluorophosphates tel
que défini ci-dessus, et
B) une substance choisie parmi l'ensemble constitué par les polyamines, les polyélectrolytes
organiques résultant de la polymérisation ou copolymérisation d'un monomère présentant
un motif C = C, les dérivés d'acide alkylènepolyphosphonique, les dérivés d'acide
aminoalkylènephosphonique et leurs mélanges.
[0014] Par rapport à l'utilisation des moyens A et B seuls, l'association de A et de B présente
une synergie en ce qui concerne l'inhibition de la corrosion.
[0015] Parmi les substances B utilisables, on peut faire appel aux moyens décrits dans le
brevet européen et la demande de brevet européen précités et à leurs mélanges.
[0016] Parmi les polyamines qui conviennent, on préconise celles qui répondent à la formule
générale

(où R représente un radical hydrocarboné aliphatique saturé ou insaturé en C
12-C
22, m représente un nombre entier compris entre 2 et 8 inclus et n représente un nombre
entier compris entre 1 et 7 inclus, et leurs mélanges.
[0017] Les amines de formule I peuvent être utilisées telles qu'on peut les obtenir dans
le commerce, seules ou mélangées entre elles, sous leurs formes pures, ou techniques.
On peut également utiliser des polyamines préparées à partir d'acides gras d'origine
animale, végétale ou de synthèse. Parmi les polyamines commercialisées qui conviennent,
on peut notamment citer les produits connus sous les noms de marque DUOMEEN, DINORAM,
TRINORAM, POLYRAM, LILAMIN et CEMULCAT qui renferment au moins une polyamine I. Parmi
ces derniers produits, on peut mentionner le « DINORAM O » qui renferme approximativement
75 % en poids sec d'oléylamino-propylène-amine, 9 % en poids sec de stéarylaminopropylèneamine
et 6 % en poids sec d'hexadécylaminopropylèneamine, le « DINORAM S qui renferme approximativement
43 % en poids sec de stéarylaminopropylèneamine, 28 % en poids sec d'oléylaminopropylèneamine
et 28 % en poids sec d'hexadécylaminopropylèneamine, ces produits étant commercialisés
par la société CECA.
[0018] Parmi les polyélectrolytes pouvant être utilisés en tant que substances B, on préconise
les polyélectrolytes organiques polymériques ayant un poids moléculaire supérieur
ou égal à environ 150 et de préférence un poids moléculaire supérieur ou égal à 300.
La limite supérieure du poids moléculaire peut être très élevée et notamment de l'ordre
de 2 000 000 ou plus. Parmi les polyélectrolytes qui conviennent, on peut notamment
mentionner les polymères et copolymères obtenus à partir de l'acide acrylique, ses
esters et ses sels, l'acide méthacrylique, ses esters et ses sels, l'acrylamide, le
méthacrylamide, l'acide maléique, ses esters et ses sels.
[0019] D'une manière générale, ces polyélectrolytes sont des substances polymères obtenues
par polymérisation, copolymérisation ou terpolymérisation à partir d'un monomère pouvant
être schématiquement représenté par la formule

dans laquelle M
1, M
2, M
3 ou M
4, qui peuvent être identiques ou différents, représentent chacun l'atome d'hydrogène,
un groupe alkyle en CI-C
4, nitrile, aldéhyde, alcool, amine, amide, imine, imide, ammonium, CO
2M ou SO
3M (où M est H, alkyle en C
1-C
4, NH
4+ ou un cation métallique, notamment Na
+ ou K
+).
[0020] Les définitions données ci-dessus pour la formulle Il englobent les copolymères obtenus
à partir de l'éthylène et de ses analogues éthyléniques (M
i, M
2, M
3 et M
4 représentant chacun H ou alkyle). Cependant, pour obtenir notamment des polymères
et copolymère du type acrylique, acrylate, acrylamide, acrylaldéhyde, acrylonitrile,
maléique, II est clair qu'au moins un des M
1, M
2, M
3 et M
4 soit différent de H et du groupe alkyle en C
l-C
4, dans la formule du monomère II.
[0021] Les polyélectrolytes préférés ont été mentionnés ci-après, à savoir :
[0022] (i) les dérivés du type polyacrylique répondant à la formule générale

(où R
1 est H, alkyle en C
1-C
4, Na
+, K
+ ou NH
4+, R
2 est H ou alkyle en C
1-C
4 et n
1 est un nombre entier supérieur ou égal à 2) et leurs mélanges ;
[0023] (ii) les dérivés du type polymaléique répondant à la formule générale

(où R
3 et R
4, qui peuvent être identiques ou différents, représentent chacun l'atome d'hydrogène
ou un groupe alkyle en C
1-C
4, et R
1 et n
1 sont définis comme indiqué ci-dessus) et leurs mélanges ;
[0024] (iii) les dérivés du type polyacrylamide répondant à la formule générale

(où R
2 et n, sont définis comme indiqué ci-dessus) et leurs mélanges ;
[0025] (iv) les dérivés copolymères du type acrylique-acrylamique présentant schématiquement
un motif

(où R
1, R
3 et R
4 sont définis comme ci-dessus, n
2 est un nombre entier supérieur ou égal à 1 et n
3 et n
4, identiques ou différents, sont des nombres entiers supérieurs ou égaux à 1, un seul
des n
3 et n
4 pouvant, dans le cas d'un copolymère séquencé, représenter 0) et leurs mélanges ;
[0026] (v) les dérivés copolymères du type styrène-maléique présentant schématiquement un
motif

(où R
1, n
2, n
3 et n
4 sont définis comme indiqué ci-dessus) et leurs mélanges ;
[0027] (vi) les dérivés copolymères du type acrylique-acrylaamide présentant schématiquement
un motif

(où R
1, R
3, R
4, n
2, n
3 et n
4 sont définis comme indiqué ci-dessus) et leurs mélanges.
[0028] Parmi les dérivés d'acide aminoalkylènephosphonique et alkylènepolyphosphonique qui
conviennent, on peut notamment mentionner les acides de formule III.1, III.2 et III.3
ci-après, leurs esters et leurs sels, et leurs mélanges, à savoir :
[0029] (i) les acides aminoalkylènephosphoniques de formule générale

(dans laquelle n
5 représente un nombre entier compris entre 0 et 4 et n
6 représente un nombre entier compris entre 1 et 6), leurs sels avec des ions métalliques
mono- ou polyvalents, tels que Na
+, K
+, NH
4+, l'un des produits préférés de formule 111.1 étant l'aminotriméthylènephosphonate
de sodium (où n
5 est 0) ;
[0030] (ii) les acides alkylènediphosphoniques, leurs esters et leurs sels, tels que notamment
l'acide 1-hydroxyéthylidène-1,1-diphosphonique de formule

et ses sels de sodium, potassium ou d'ammonium ; et
[0031] (iii) les acides aminoalkylènepolyphosphoniques de formule

où (Alk est un groupe alkylène en Ci-Ce et n
7 est un nombre entier compris entre 0 et 3), leurs sels métalliques ou d'ammonium.
[0032] On a consigné dans le tableau 1 ci-après un certain nombre d'exemples de moyens inhibiteurs
de corrosion aqueuse selon l'invention. Ces exemples nullement limitatifs sont donnés
à titre d'illustration.

[0033] Les produits des exemples 1 et 2 sont mis sous forme de compositions aqueuses par
mise en suspension de ZnPO
3F ou K
2PO
3F dans de l'eau ; on utilisera une composition renfermant 12g/l de ZnPO
3F ou K
2PO
3F que l'on dilue au moment de l'emploi dans le milieu corrosif. Les produits des exemples
3-7 sont préparés en introduisant ZnPO
3F dans le mélange des deux autres moyens, ledit mélange ayant été obtenu selon les
modalités décrites dans le brevet européen et la demande de brevet européen précités.
Les produits des exemples 8-10 sont préparés en introduisant dans de l'eau ZnP0
3F ou K
2PO
3F avec l'acide polyacrylique ou l'aminotriméthylènephosphonate de potassium.
[0034] De façon avantageuse, quand on utilisera une composition renfermant un moyen A et
une substance B, on fera appel à une composition comprenant :
1 à 15 parties en poids sec de moyen A, et
1 à 100 parties en poids sec de substance B.
[0035] On a résumé ci-après les essais qui ont été réalisés avec les produits selon l'invention.
[0036] I. Mesure directe de la corrosion par détermination de la perte de poids d'éprouvettes.
a) Matériel et protocole
[0037] Le matériel et le protocole relatifs à la détermination de la perte de poids des
éprouvettes par une mesure directe du type gravimétrique, sont ceux décrits dans le
brevet européen précité EP-B-10485.
[0038] Les essais ont été entrepris sur des éprouvettes en acier, en cuivre et/ou en aluminium
avec une eau brute « A (eau de forage) et une eau synthétique « B » très corrosive
du fait de la présence de chlorures et d'oxygène dissous obtenue par déminéralisation
totale de l'eau brute « A par passage sur résines échangeuses d'ions puis ajout de
200 mg/I de chlorure de sodium. Les eaux A et B avaient les caractéristiques suivantes
données dans le tableau Il.

[0039] La mesure de la perte de poids a été réalisé dans des essais du type « chauffage
et du type « refroidissement ». Pour simplifier la lecture des résultats, la perte
de poids a été traduite en vitesse de corrosion V (exprimée en µm/an) et en efficacité
inhibitrice E % (pourcentage d'inhibition) selon les relations

dans laquelle
V = vitesse de corrosion en µm/an,
P = perte de poids en mg,
J = nombre de jours d'exposition au milieu agressif,
S = surface externe de l'éprouvette en µm2,
d = masse spécifique du métal de l'éprouvette en mg/µm3 ; et

dans laquelle Vo et V représentent respectivement les vitesses de corrosion (exprimées
en µm/an) sans et avec inhibiteur.
b) Résultats
[0040] Les résultats obtenus ont été consignés dans les tableaux III, IV et V ci-après.
[0041] Ces résultats montrent que les fluorophosphates selon l'invention et leurs associations
avec des polyamines, des dérivés d'acide aminoalkylènepolyphosphoniques, et/ou des
polyélectrolytes organiques inhibent de façon très efficace la corrosion aqueuse de
surfaces métalliques.
(Voir tableau lll page 8)

[0042] Il. Etude de l'inhibition de la corrosion aqueuse au moyen de ZnPO
3F en fonction du pH.
[0043] Avec l'eau synthétique B décrite ci-dessus on a étudié l'inhibition de la corrosion
aqueuse d'éprouvettes en acier au moyen de ZnP0
3F (produit de l'exemple 1) en fonction du pH. La technique de mesure de la perte de
poids des éprouvettes, d'une part, et la détermination de la vitesse de corrosion
et de l'efficacité anticorrosive, d'autre part, qui a été mise en oeuvre est celle
utilisée ci-dessus.
[0044] Dans ces essais ZnPO
3F a été utilisé à la dose de 25 ppm. Les résultats sont consignés dans le tableau
VI.

III. Inhibition de la corrosion d'un puits de forage pétrolier.
[0045] On injecte dans l'espace annulaire d'un puits pétrolier en acier tonctionnant en
pompage et ayant une longueur de 2500 mètres, les produits des exemples 1, 3 et 6
dans la boue aqueuse de façon que la teneur des produits desdits exemples soit comprise
entre 20 et 150 ppm. On constate que la vitesse de corrosion exprimée en µm/an est
considérablement diminuée avec les produits des exemples 1, 3 et 6 par rapport au
témoin (injection de boue aqueuse seule).
1. Procédé pour la protection de surfaces métalliques vis-à-vis de la corrosion aqueuse,
notamment les surfaces métalliques des installations utilisant de l'eau comme fluide
corrosif énergétique ou thermique, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on
introduit dans le fluide aqueux corrosif un inhibiteur de corrosion appartenant à
la famille des fluorophosphates et choisi parmi l'ensemble constitué par
(i) les composés de formule M21PO3F, xH2O
(ii) les composés de formule LiM1PO3F, xH2O
(iii) les composés de formule NaM'P03F, xH20
(iv) les composés de formule M11PO3F, xH2O
(v) les composés de formule M21M11(PO3F)2, xH2O
(vi) les composés de formule M@P02F2, xH20
(vii) les composés de formule M11(PO2F2)2, xH2O
dans lesquelles M
1 est Na, K, Rb, Cs ou NH
4 ; M est Mg, Ca, Ba, Sr, Zn, Cd, Mn, Ni ou Co ; et, x est un nombre entier ou fractionnaire
compris entre 0 et 6 et,
(viii) leurs mélanges,
la quantité de fluorophosphate étant telle que, après introduction dans le fluide
aqueux corrosif, la teneur en poids dudit fluorophosphate soit comprise entre 3 et
500 ppm par rapport au poids dudit fluide aqueux.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen inhibiteur est
le fluorophosphate de zinc ZnP03F.
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen inhibiteur est
le fluorophosphate de potassium K2PO3F.
4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après introduction dans
le fluide aqueux corrosif, la teneur en fluorophosphate inhibiteur est comprise entre
5 et 200 ppm.
5. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le fluorophosphate inhibiteur
est ZnPO3F et en ce que, après introduction dans le fluide aqueux corrosif, la teneur dudit
fluorophosphate est comprise entre 5 et 200 ppm en poids par rapport au poids dudit
fluide aqueux.
6. Composition inhibitrice de corrosion aqueuse caractérisée en ce qu'elle renferme
en association dans de l'eau
A) un moyen inhibiteur de corrosion appartenant à la famille des fluorophosphates
et tel que défini à la revendication 1, et
B) une substance choisie parmi l'ensemble constitué par les polyamines, les polyélectrolytes
organiques résultant de la polymérisation ou copolymérisation d'un monomère présentant
un motif C = C, les dérivés d'acide alkylènepolyphosphonique, les dérivés d'acide
amino-alkylènephosphonique et leurs mélanges.
7. Composition inhibitrice de corrosion aqueuse selon la revendication 6, caractérisée
en ce qu'elle renferme :
1 à 15 parties en poids sec de moyen A, et
1 à 100 parties en poids sec de substance B.
1. A method for protecting metallic surfaces vis-a-vis water corrosion, in particular
metallic surfaces of installations which use water as energetic or thermic corrosive
fluid, said method being characterized in that into the aqueous corrosive fluid is
introduced a corrosion inhibitor belonging to the fluorophosphates family and selected
from the group consisting of :
(i) compound of the formula M21PO3 F. xH20
(ii) compound of the formula LiM1PO3F. xH2O
(iii) compound of the formula NaMIP03F. xH20
(iv) compound of the formula M11PO3F. xH2O
(v) compound of the formula M21M11(PO3F)2. xH2O
(vi) compound of the formula M1PO2F2. xH2O
(vii) compound of the formula M11(PO2F2)2. xH2O
(wherein M
1 is Na, K, Rb, Cs or NH
4 ; M
11 is Mg, Ca, Ba, Sr, Zn, Cd, Mn, Ni or Co ; and x is an integer or a fractional number
comprised between 0 and 6) and
(viii) mixtures thereof,
whereby, after introduction into the aqueous corrosive fluid, the fluorophosphate
inhibitor amount is between 3 and 500 ppm by weight with respect to the weight of
said aqueous fluid.
2. A method according to claim 1, characterized in that the inhibitor means is zinc
fluorophosphate ZnP03F.
3. A method according to claim 1, characterized in that the inhibitor means is potassium
fluorophosphate K2PO3F.
4. A method according to claim 1, characterized in that, after introduction into the
aqueous corrosive fluid, the content of said fluorophosphate inhibitor is between
5 and 200 ppm by weight with respect to the weight of said aqueous fluid.
5. A method according to claim 1, characterized in that the fluorophosphate inhibitor
is ZnP03F and that, after introduction into the aqueous corrosive fluid the content in said
ZnP03F is between 5 and 200 ppm by weight with respect to the weight of said aqueous fluid.
6. A composition for inhibiting water corrosion characterized in that it comprises
in association in water :
A) a corrosion inhibitor belonging to the fluorophosphates family according to claim
1, and
B) a substance selected from the group consisting of polyamines, organic polyelectrolytes
resulting from polymerization and copolymerization of a monomer having a C = C double
bond, alkylenepolyphosphonic acid derivatives, aminoalkylenephosphonic acid derivatives
and mixtures thereof.
7. An aqueous anticorrosion composition according to claim 6, characterized in that
it comprises :
from 1 to 15 parts by weight of means A, and
from 1 to 100 parts by weight of substance B.
1. Verfahren zum Schutz von Metalloberflächen vor Wasserkorrosion, insbesondere der
Metalloberflächen von Anlagen, die Wasser als energetisches oder thermisches korrosives
Fluid verwenden, dadurch gekennzeichnet, daß dem korrosiven, wäßrigen Fluid ein korrosionsinhibierendes
Mittel zugesetzt wird, das zur Gruppe der Fluorphosphate gehört und aus der folgenden
Gruppe ausgewählt wird :
(i) Verbindungen der Formel M21PO3F, xH20
(ii) Verbindungen der Formel LiM1PO3F, xH20
(iii) Verbindungen der Formel NaM1PO3F, xH20
(iv) Verbindungen der Formel M11PO3F, xH2O
(v) Verbindungen der Formel M21M11(PO3F)2, xH2O
(vi) Verbindungen der Formel M1P02F2, xH20 und
(vii) Verbindungen der Formel M11(PO2F2)2, xH2O,
wobei M' Na, K, Rb, Cs oder NH
4 ; M" Mg, Ca, Ba, Sr, Zn, Cd, Mn, Ni oder Co ; und x eine ganze Zahl oder ein Bruchteil
davon zwischen 0 und 6 ist, sowie
(viii) die Gemische aus diesen Verbindungen,
wobei die Fluorphosphatmenge derart zu dosieren ist, daß, nachdem sie dem wäßrigen,
korrosiven Fluid zugesetzt wurde, der Gewichtsgehalt des genannten Fluorphosphats
zwischen 3 und 500 ppm, bezogen auf das Gewicht des genannten wäßrigen Fluids, liegt.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das inhibierende Mittel
Zinkfluorphosphat ZnP03F ist.
3. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das inhibierende Mittel
Kaliumfluorphosphat K2P03F ist.
4. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß, nachdem das inhibierende
Mittel dem wäßrigen, korrosiven Fluid zugesetzt wurde, der Gehalt an inhibierendem
Fluorphosphat zwischen 5 und 200 ppm liegt.
5. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das inhibierende Fluorphosphat
ZnP03F ist und daß, nachdem dieses dem wäßrigen Fluid zugesetzt wurde, der Gewichtsgehalt
des genannten Fluorphosphats zwischen 5 und 200 ppm, bezogen auf das Gewicht des genannten
wäßrigen Fluids, liegt.
6. Wasserkorrosion inhibierende Zusammensetzung, dadurch gekennzeichnet, daß sie in
Wasser in Kombination enthält :
A) ein korrosionsinhibierendes Mittel der Gruppe der Fluorphosphate gemäß Anspruch
1 und
B) eine Substanz, die aus der Gruppe ausgewählt ist, die aus Polyaminen, aus organischen
Polyelektrolyten, die durch Polymerisation eines eine C = C-Gruppierung aufweisenden
Monomeren erhalten sind, aus Alkylenphosphonsäurederivaten, aus Aminoalkylenphosphonsäurederivaten
und deren Mischungen besteht.
7. Wasserkorrosion inhibierende Zusammensetzung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet.
daß sie
1 bis 15 Teile des Mittels A, bezogen auf das Trockengewicht, und
1 bis 100 Teile der Substanz B, bezogen auf das Trockengewicht, enthält.