(19)
(11) EP 0 097 600 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
03.02.1988  Bulletin  1988/05

(21) Numéro de dépôt: 83420088.3

(22) Date de dépôt:  26.05.1983
(51) Int. Cl.4A47C 1/026

(54)

Chaise-longue

Liegestuhl

Lounge chair


(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE GB IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 22.06.1982 FR 8211323

(43) Date de publication de la demande:
04.01.1984  Bulletin  1984/01

(73) Titulaire: ALLIBERT S.A. Société Anonyme Française
F-38100 Grenoble (FR)

(72) Inventeur:
  • Deconinck, Didier
    F-38170 Seyssinet Pariset (FR)

(74) Mandataire: Maureau, Bernard 
CABINET GERMAIN & MAUREAU 20, boulevard E. Deruelle B.P. 11
69392 Lyon Cédex 06
69392 Lyon Cédex 06 (FR)


(56) Documents cités: : 
GB-A- 328 563
GB-A- 1 285 213
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] L'invention a pour objet une chaise-longue.

    [0002] Il existe divers types de chaises-longues; et c'est ainsi que sont connues des chaises-longues qui, destinées plus particulièrement aux jardins et aux terrasses, comportent un châssis servant à la fois de piétement et d'assise, et équipé, d'une part, de deux roues et, d'autre part, de deux poignées ou organes similaires pour permettre de déplacer la chaise-longue; et sur le châssis est articulé un dossier dont l'inclinaison est réglable.

    [0003] Ce type de chaise-longue est relativement complexe, car il est constitué par une pluralité d'élements comprenant, entre autres, des axes d'articulation, des béquilles, des biellettes... La multiplicité de ces éléments conduit non seulement à un montage relativement long, mais aussi à une certaine fragilité, et entraîne des impératifs d'entretien, car certains éléments, tels que notamment les axes, les biellettes, les béquilles..., sont nécessairement des pièces métalliques qui, à plus ou moins long terme, sont sujettes à oxydation et à rouille si elles ne sont pas régulièrement entretenues. Ces chaises-longues présentent par ailleurs la caractéristique regrettable d'être volumineuses, y compris en période de non utilisation, ce qui nuit à leur stockage.

    [0004] Par le GB-A-328 563, est d'autre part connu un fauteuil à dossier inclinable dans lequel le positionnement et le réglage de la position du dossier sur le bâti du fauteuil sont obtenus par coopération de trois doigts dont le premier coopère avec l'un ou l'autre de plusieurs crans aménagés dans l'accoudoir, dont le second coopère avec l'un ou l'autre de plusieurs crans aménagés dans une crémaillère, et dont le troisième coopère avec une glissière. L'agencement de ce fauteuil est relativement complexe; mais il présente surtout pour inconvénient de ne pas permettre l'utilisation du fauteuil en chaise-longue et de rendre pratiquement impossible sinon très difficile le démontage du dossier par rapport au bâti du fauteuil.

    [0005] L'invention remédie à tous ces inconvénients. Elle a pour objet une chaise-longue du type dont le bâti forme la surface d'assise et dont le dossier est d'inclinaison réglable par rapport à cette surface et prend appui sur le bâti par deux moyens ou deux paires de moyens, dont l'un est constitué par un doigt prenant appui en un point réglable situé sur le bâti sensiblement au niveau de la surface d'assise. L'originalité de la chaise-longue selon l'invention réside dans le fait que son dossier se prolonge en dessous de la surface d'assise, et le bord inférieur de ce prolongement constitue le deuxième moyen d'appui qui est ainsi situé en dessous de cette surface d'assise, de telle sorte que, par simple effet de porte-à-faux, le dossier conserve sur le bâti la position qui lui a été donnée et qu'aucune force agissant d'avant en arrière en une zone visible de la face avant du dossier ne peut le dégager de cette

    position.



    [0006] L'invention sera bien comprise d'ailleurs, et ses avantages ainsi que d'autres caractéristiques ressortiront de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette chaise-longue:

    [0007] Figures 1 et 2 en sont des vues en perspective, respectivement, à l'état de séparation des deux éléments essentiels qui la constituent et en position d'utilisation;

    [0008] Figures 3, 4, 5 et 6 en sont, à plus grande échelle, des vues partielles de côté en élévation dans diverses positions d'inclinaison du dossier.

    [0009] Cette chaise-longue est composée de deux éléments essentiels: une assise (1) et un dossier (2). Il s'agit de deux éléments qui sont avantageusement constitués en résine synthétique et sont obtenus par moulage.

    [0010] L'élément d'assise comprend l'assise proprement dite 1 qui vient de moulage avec deux longerons (3) venant eux-mêmes de moulage avec deux pieds (4) situés en-dessous de l'assise et avec deux prolongements (5) servant de support aux axes de deux roues (6) qui permettent de déplacer la chaise-longue, mais qui lui servent aussi en combinaison avec les pieds (4), à reposer sur le sol.

    [0011] Chacun des deux longerons (3) présente une lumière (7) aménagée dans un plan vertical; et lateralement à cette lumière (7), le bord supérieur du longeron (3) présente des encoches (8) qui sont, par exemple au nombre de quatre. Ces encoches jouent le rôle d'une crémaillère avec laquelle coopère tout autre organe permettant de positionner et de régler l'inclinaison du dossier (2).

    [0012] Ce dossier (2) vient de moulage avec deux bras (9) qui sont situés sur sa face dorsale, et qui dépassent par rapport au bord inférieur du dossier. L'écartement de ces bras (9) est égal à l'écartement des lumières (7) des deux longerons (3) de l'élément d'assise (1); et leur épaisseur est telle que, par leur extrémité inférieure débordante, ils puissent librement pénétrer à l'intérieur de ces lumières.

    [0013] Chacun des deux bras (9) porte un doigt latéral (10) dont le rôle est de prendre appui dans l'une ou l'autre des encoches (8) de la crémailière amenagée sur le bord supérieur du longeron correspondant (3) de l'élément d'assise; et sur son bord extrême inférieur chaque bras (9) présente deux encoches (12) dont l'une ou l'autre est destinée à coopérer avec l'une ou l'autre de deux butées (13 et 14) fixées sur la face intérieure du longeron correspondant (3) de l'élément d'assise (1).

    [0014] C'est par la coopération des deux doigts (10) du dossier avec les deux crémaillères (8) de l'élément d'assise et par la coopération des encoches (12) du dossier avec l'une ou l'autre des butées (13 et 14) de l'élément d'assise qu'il est possible, non seulement de positionner le dossier (2) sur l'élément d'assise (1) mais aussi de régler sa position d'inclinaison.

    [0015] Les figures 3, 4, 5 et 6 illustrent d'ailleurs les diverses positions d'inclinaison susceptibles d'être données au dossier (2) par rapport à l'assise (1).

    [0016] La figure 3 illustre une position dans laquelle le dossier (2) occupe la position d'inclinaison minimale. Dans cette position, chacun des deux doigts (10) du dossier (2) repose dans l'encoche (8a) qui est celle la plus proche de l'assise proprement dite (1); et contre la butée (13) de l'élément d'assise prend appui le bord supérieur du bras correspondant (9) du dossier, au-dessus des encoches (12).

    [0017] Dans la position représentée à la figure 4, chacun des deux doigts (10) du dossier (2) prend appui non plus dans l'encoche (8a) mais dans celle suivante (8b); et l'extrémité inférieure de chacun des deux bras (9) vient en appui contre la butée (13) non plus par le bord supérieur du bras, mais par son encoche supérieurr (12b). Dans cette position, le dossier (2) est plus incliné que dans la position précédente de figure 3.

    [0018] Dans la position illustrée à la figure 5, chacun des deux doigts (10) du dossier (2) prend appui non plus dans l'encoche (8b) mais dans l'encoche (8c) de la crémaillère (8); et le bord extrême de chaque bras (9) vient en appui contre la butée (13) non plus par son encoche (12b), mais par celle (12c). Dans cette position, le dossier (2) occupe une position encore plus inclinée que celle de la figure 4.

    [0019] Enfin, dans la figure 6, chacun des deux doigts (10) du dossier (2) prend appui non plus dans l'encoche (8c) de la crémaillère (8), mais dans son encoche (8d) qui est celle la plus éloignée de l'assise (1); et le bord extrême de chacun des deux bras (9) du dossier vient en appui par son encoche (12c) non plus contre la butée (13), mais contre celle (14) qui est située à un niveau plus haut. Dans cette position, l'inclinaison du dossier (2) est telle que l'assise (1) et le dossier (2) constituent un lit de repos, car ils sont situés sensiblement dans le prolongement l'un de l'autre.

    [0020] Il est important de remarquer que le passage de l'une à l'autre de ces positions s'effectue très facilement et très rapidement, car il suffit d'exercer de simples mouvements de traction manuelle de bas en haut sur le dossier pour permettre à ses doigts (10) de se dégager de l'une ou l'autre des encoches de la crémaillère (8) et pour permettre à son bord inférieur extrême de se dégager de l'une ou l'autre des deux butées (13 et 14); et après que le dossier a ainsi été dégagé, il est amené dans la nouvelle position recherchée en faisant coopérer ses doigts (10) avec celle voulue des encoches (8), et les bords extrêmes de ses bras (9) avec celle voulue des deux butées (13 et 14).

    [0021] Ainsi, il n'existe pas de moyens de liaison permanente et définitive entre l'assise (1) et le dossier (2). Cela présente un avantage supplémenaire, à savoir celui de permettre le démontage instantané du dossier c'est-à-dire son dégagement total hors de l'élément d'assise (1).


    Revendications

    1. Chaise-longue constituée par un bâti (3) formant une surface d'assise fixe (1) et par un dossier (2) d'inclinaison réglable par rapport à cette surface, et dans laquelle le dossier (2) prend appui par deux moyens ou deux paires de moyens réglables sur le bâti (3), l'un de ces moyens étant constitué par un doigt (10) prenant appui en un point réglable situé sur le bâti (3) sensiblement au niveau de la surface d'assise (1), caractérisée en ce que le dossier (2) se prolonge en dessous de la surface d'assise (1), et le bord inférieur (12) de ce prolongement constitue le deuxième moyen d'appui qui est ainsi situé en dessous de cette surface d'assise (1), de telle sorte que, par simple effet de porte-à-faux, le dossier (2) conserve sur le bâti (3) la position qui lui a été donnée et qu'aucune force agissant d'avant en arrière en une zone visible de la face avant du dossier (2) ne peut le dégager de cette position.
     
    2. Chaise-longue selon la revendication 1, caractérisée en ce que son doigt (10) d'appui du dossier (2) sur le bâti (3) coopère avec l'un ou l'autre de plusieurs crans (8) du bâti (3), et le bord inférieur (12) d'extrémité du dossier (2) vient en butée contre l'un ou l'autre de deux doigts (13, 14) solidaires du bâti.
     
    3. Chaise-longue selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le bord inférieur (12) du dossier (2) présente une surface d'appui qui est située à la naissance du bord avant et supérieur du dossier et qui, dans une première position d'inclinaison du dossier (2) coopère avec le doigt (13) du bâti (3).
     
    4. Chaise-longue selon les revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le bord inférieur (12) du dossier (2) présente deux encoches frontales (12b, 12c) dont celle (12b) coopère avec le doigt (13) du bâti dans une deuxième position d'inclinaison du dossier (2), et dont celle (12c) coopère soit avec le doigt (13) dans une troisième position d'inclinaison du dossier (2) soit avec le doigt (14) dans une quatrième position d'inclinaison du dossier (2).
     
    5. Chaise-longue selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que son bâti est constitué par deux longerons (3) qui, réunis par la surface d'assise (1), comportent au-delà de cette surface deux lumières longitudinales (7) librement traversées par deux bras (9) du dossier (2) en ce que latéralement à chaque lumière (7) les longerons (3) du bâti présentent des encoches (8) pour l'appui du doigt (10) du dossier, et en ce que les deux encoches (12b, 12c) sont aménagees sur le bord inférieur d'extrémité des deux bras (9) du dossier (2).
     


    Ansprüche

    1. Liegestuhl, bestehend aus einem Grundgestell (3), welches eine feste Sitzfläche (1) bildet, und aus einer Rückenlehne (2) mit bezüglich der Sitzfläche einstellbarer Neigung, wobei die Rückenlehne (2) sich über zwei einstellbare Elemente oder Elementenpaare auf dem Grundgestell abstützt und wobei eines dieser Elemente durch einen Stift (10) gebildet ist, der sich auf einem veränderlichen, auf dem Grundgestell (3) im wesentlichen auf der Höhe der Sitzfläche (1) befindlichen Stützpunkt abstützt, dadurch gekennzeichnet, daß die Rückenlehne (2) bis unter die Sitzfläche (1) verlängert ist und die Unterkante (12) dieser Verlängerung das zweite Stützelement bildet, welches demnach unterhalb der Sitzfläche (1) angeordnet ist derart, daß die Rückenlehne (2) durch einfache Auslegereinspannung auf dem Grundgestell (3) die Position beibehält, die ihr einmal gegeben wurde und daß keine von vorne nach hinten wirkende Kraft auf den sichtbaren Bereich der Vorderseite der Rückenlehne (2) diese aus dieser Position verstellen kann.
     
    2. Liegestuhl nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Finger (10) zum Abstützen der Rückenlehne (2) auf dem Grundgestell (3) mit jeweils einer von mehreren am Grundgestell (3) ausgebildeten Kerben (8) zusammenwirkt, und daß die Unterkante (12) am Ende der Rückenlehne (2) gegen einen von zwei fest am Grundgestell angeordneten Fingern (13, 14) anschlägt.
     
    3. Liegestuhl nach dem Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Unterkante (12) der Rückenlehne (2) eine Stützfläche aufweist, die am Anfang der vorderen und oberen Kante der Rückenlehne liegt und die bei einer ersten Neigungsposition der Rückenlehne (2) mit dem einen Finger (13) des Grundgestells (3) zusammenwirkt.
     
    4. Liegestuhl nach den Ansprüchen 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Unterkante (12) der Rückenlehne (2) zwei frontale Ausnehmungen (12b, 12c) aufweist, deren eine (12b) mit dem einen Finger (13) des Grundgestells in einer zweiten Neigungsposition zusammenwirkt und deren dritte (12c) entweder mit dem einen Finger (13) in einer dritten Neigungsposition der Rückenlehne oder mit dem anderen Finger (14) in einer vierten Neigungsposition der Rückenlehne (2) zusammenwirkt.
     
    5. Liegestuhl nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Grundgestell durch zwei Längsträger (3) gebildet ist, die durch die Sitzfläche (1) miteinander verbunden sind und die außerhalb dieser Sitzfläche zwei Längsschlitze (7) aufweisen, durch die zwei Arme (9) der Rückenlehne (2) frei hindurchgreifen, daß jeweils seitlich von diesen Längsschlitzen (7) die Längsträger (3) des Grundgestells Kerben (8) für die Auflage des Stiftes (10) der Rückenlehne aufweisen, und daß die beiden Ausnehmungen (12b, 12c) an der unteren Kante am Ende der beiden Arme (9) der Rückenlehne (2) ausgebildet sind.
     


    Claims

    1. A reclining chair consisting of a framework (3) forming a fixed seating surface (1) and of a back-rest (2) of adjustable inclination relatively to that surface, and in which the back-rest (2) is supported on the framework (3) in two means, or two pairs of means, that are adjustable, one means consisting of a peg (10) resting on an adjustable point situated on the framework (3), approximately at the level of the seating surface (1), characterized in that the back-rest (2) extends below the seating surface (1), and the lower edge (12) of this extension forms the second means of support which is thus situated below this seating surface (1), such that by a simple overhang effect the back-rest (2) retains the position on the frame (3) that has been imparted to it and that no force acting from the front backwards against a visible area of the front face of the back-rest (2) can disengage it from that position.
     
    2. A reclining chair according to Claim 1, characterized in that its peg (10) by which the back-rest lies on the framework (3) co-operates with one or other of several notches (8) of the framework (3), and the lower edge (12) at the end of the back-rest (2) abuts against one or other of two pegs (13, 14) that are integral with the framework.
     
    3. A reclining chair according to Claims 1 and 2, characterized in that the lower edge (12) of back-rest (2) possesses a support surface situated at the point of origin of the front upper edge of the back-rest and which, in a first inclination position of the back-rest (2), co-operates with the peg (13) of the framework (3).
     
    4. A reclining chair according to Claims 1 to 3, characterized in that the lower edges (12) of back-rest (2) possesses two frontal notches (12b, 12c) of which (12b) cooperates with the peg (13) of the framework in a second inclination position of back-rest (2), and of which (12c) cooperates either with the peg (13) in a third inclination position of the back-rest (2), or with the peg (14) in a fourth inclination position of the back-rest (2).
     
    5. A reclining chair according to any of Claims 1 to 4, characterized in that its framework consists of two stringers (3) which, joined by seating surface (1), contain beyond that surface two longitudinal apertures (7) through which two arms (9) of the back-rest (2) can freely pass, in that at the side of each aperture (7) the stringers (3) of the framework possess notches (8) for support of the peg (10) of back-rest, and in that the two notches (12b, 12c) are provided on the lower edge of the end of the two arms (9) of back-rest (2).
     




    Dessins