[0001] La présente invention a pour objet une arme individuelle épaulable comportant un
frein de recul. Capable d'assumer des rôles multiples, elle est à même d'augmenter
l'autonomie de l'infanterie, comblant une lacune de son équipement.
[0002] La conception permet de réaliser une arme simple d'un fonctionnement sûr et d'un
service aisé. Son efficacité procure un appui de feu important au fantassin.
[0003] Cette arme très maniable en raison de son faible encombrement, de sa légèreté et
de la bonne position de son centre de gravité, est en mesure de lancer en tir tendu
à des vitesses initiales importantes et avec précision des projectiles explosifs de
différents types.
[0004] Les performances inhabituelles de cette arme peuvent l'assimiler à un véritable canon
de poche.
[0005] Les dispositions constructives qui concilient la simplicité mécanique, la robustesse
et la faible longueur permettent aussi d'obtenir une proportion avantageuse de la
masse recu- lante, par rapport à la masse fixe. Son frein de recul à longue course,
qui absorbe la majeure partie de l'énergie de recul, réduit considérablement l'effet
de réaction sur l'épaule du tireur qui peut ainsi la supporter normalement.
[0006] Les basses pressions d'emploi assurent la discrétion de tir précieuse pour l'utilisateur
qui peut rester fondu dans les unités d'infanterie au cours des engagements.
[0007] La légèreté relative de la munition, en comparaison de son calibre et de la vitesse
initiale de l'obus, permet au servant de disposer des nombreux coups qu'il est capable
de transporter.
[0008] Les caractéristiques de l'arme l'autorisent à des missions très diverses les unes
des autres. Son canon raye lui permet d'atteindre avec précision des objectifs ponctuels
à des distances inhabituelles en tir tendu, s'agissant d'obus explosifs pour l'infanterie.
[0009] On peut signaler l'intervention efficace de l'arme contre des objectifs diversifés.
Ainsi, l'arme peut être utilisée pendant la progression de l'infanterie pour exécuter
des tirs d'embrasure destinés à détruire des nids de mitrailleuses, des tirs pour
neutraliser des armes antichars même protégées par des boucliers qui ont été postés
par l'ennemi dans des replis de terr&i
in, ou, pendant que l'infanterie est en attente sur ses positions, des tirs instantanés
contre des hélicoptères ennemis évoluant à basse altitude, de même que des tirs sur
des véhicules transportant des troupes ennemies, comme pa
L exemple des VTT. Contre ces cibles, le tir à balles des fusils conventionnels est
sans effet.
[0010] Ne nécessitant aucune préparation particulière, l'arme a la faculté d'intervenir
sans délai. Cette rapidité de mise en oeuvre, comme les facilités de rechargement
et la grande maniabilité, contribuent à obtenir un bon rendement. Ce type d'arme,
qui a été prévu pour être distribué à l'infanterie à raison de quelques exemplaires
par compagnie, renforce sa puissance de feu et ses moyens d'action sans diminuer sa
mobilité.
[0011] Le canon épaulable à frein de recul selon l'invention comprend un bâti, un tube-canon
solidaire d'un bloc présentant une chambre à cartouche coulissant dans le bâti et
un frein de recul capable d'absorber partiellement l'énergie de recul du tube-canon
et du bloc précités et de provoquer la remise en batterie du tube-canon et du bloc.
Selon l'invention, la chambre à cartouche est ouverte vers l'arrière de sorte que
c'est la douille de la munition qui assure seule la fermeture de la chambre à cartouche
sans nécessiter de culasse. La douille est maintenue en position par un mécanisme
de verrouillage de la munition qui est monté sur le bloc précité solidaire du tube-canon.
De cette manière, le mécanisme de verrouillage peut être actionné lors du mouvement
du tube-canon et du bloc précité, par contact avec des moyens solidaires du bâti.
[0012] Le mécanisme de verrouillage de la munition comprend de préférence au moins un cliquet
de verrouillage pivoté sur le bloc précité et maintenu élastiquement normalement en
position verrouillée. Dans la pratique, on constate qu'il est préférable de prévoir
deux cliquets de verrouillage disposés symétriquement, qui sont analogues à des mâchoires
pivotantes, retenant la douille latéralement et à l'arrière sur deux secteurs, lorsque
la munition a été introduite dans le tonnerre de l'arme.
[0013] Ce dispositif original remplaçant la culasse est de préférence utilisé en combinaison
avec une douille dont l'épaisseur de culot est renforcée de façon à résister aux efforts
de poussée en l'absence de toute culasse. Etant donné que l'arme fonctionne sous de
basses pressions, ce renforcement du culot de la douille n'est pas très conséquent
et l'alourdit peu.
[0014] Le mouvement de pivotement de chacun des.cliquets de verrouillage est de préférence
obtenu au moyen d'une première came solidaire de chaque cliquet de verrouillage et
pouvant coopérer, lors de la course de recul et lors de la remise en batterie du tube-canon
et du bloc précités avec une seconde came solidaire d'un volet monté pivotant sur
le bâti et soumis à un rappel élastique tendant à le déplacer en direction du bloc
précité.
[0015] Les première et seconde cames présentent de préférence une forme de parallélogramme
dont deux faces sont inclinées de façon à définir des extrémités en forme de coin.
Ces extré
- mités facilitent le pivotement de chaque volet lors du recul ainsi que le pivotement
de chaque cliquet de verrouillage lors de la remise en batterie. Dans un autre mode
de réalisation, la forme et la disposition des cames peut être différente de façon
que le pivotement de chaque cliquet de verrouillage entraînant la libération de la
douille de la cartouche se fasse au contraire lors du mouvement de recul.
[0016] Le mécanisme de percussion est avantageusement monté sur le bloc précité solidaire
du tube-canon et il se sépare donc du mécanisme de détente porté par le bâti lors
du recul du tube-canon et du bloc précité. Le chien du mécanisme de percussion est
de préférence monté sur le bloc précité de façon à entrer en contact, lors de la course
de recul, avec une butée solidaire du bâti qui provoque ainsi son réarmement. Lorsque
le tube-canon et le bloc précité sont en batterie, une butée mobile commandée par
le mécanisme de détente se trouve en contact avec un cliquet oscillant du mécanisme
de percussion qui verrouille le chien en position armée.
[0017] Un dispositif éjecteur monté élastiquement, par exemple soumis à l'action d'un ressort,
est en outre prévu pour l'éjection de la douille.
[0018] Dans ces conditions, le dispositif sans culasse du canon épaulable de l'invention
qui a été conçu pour bloquer la douille, permet à cette dernière de bénéficier d'une
éjection automatique tout en ayant le mérite d'autoriser encore une simplification
de différents organes mécaniques et de procurer une facilité et une rapidité de chargement
remarquable de la munition.
[0019] Le canon épaulable à frein de recul selon l'invention constitue une arme individuelle
à un coup munie d'un éjecteur automatique de la douille mais à chargement manuel.
Le type de munition utilisée est encartouchée. Son projectile est d'un calibre important
en regard de la légéreté de l'arme et de la vitesse initiale relativement élevée.
[0020] La présente invention permet donc de réaliser une arme individuelle maniable, robuste,
de fabrication simple, d'un emploi aisé et qui ne présente aucune difficulté technique
particulière.
[0021] Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple non limitatif une
forme d'exécution du canon épaulable selon la présente invention.
Les fig. 1 à 3 en sont des vues de côté, respectivement par dessus et par l'arrière;
la fig. 4 illustre à plus grande échelle et en coupe une partie de l'arme à feu montrant
le mécanisme de détente;
la fig. 5 illustre à plus grande échelle et en coupe la partie arrière de l'arme à
feu;
la fig. 6 est une vue de l'arrière de l'arme, certaines parties étant vues en coupe;
la fig. 7 est une coupe partielle suivant la ligne X-X de la fig. 5;
la fig. 8 est une vue en plan, partiellement en coupe de la partie arrière de l'arme
à feu en position de tir;
la fig. 9 est une vue schématique de la partie arrière de l'arme pendant le recul
du canon;
la fig.10 est une vue schématique de l'arrière de l'arme, le canon revenant en batterie
après le départ d'un coup;
la fig. 11 est une vue de côté de la partie arrière de l'arme.
[0022] L'arme à feu représentée comporte un bâti tubulaire 1, ouvert à ses deux extrémités,
présentant à son extrémité avant un frein de bouche 2. Ce frein de bouche 2 est soit
usiné dans le bâti, soit rapporté sur celui-ci.
[0023] Sur la partie inférieure de ce bâti 1 sont fixés un manche 3, un épauloir 4 et une
poignée 5 renfermant une partie du mécanisme de détente et accessoirement une poignée
rabattable de préhension 71.
[0024] La partie supérieure de ce bâti 1 porte l'ensemble fixe 6 d'un frein de recul dont
la partie mobile 7 est fixée rigidement à un bloc 8 renfermant la chambre à cartouche
vissée sur l'extrémité arrière d'un tube-canon rayé 9 monté coulissant à l'intérieur
du bâti tubulaire 1. L'ensemble fixe 6 du frein de recul est emmanché dans deux colliers
69 du bâti 1 de l'arme. Un capuchon avant 6a, et une douille arrière 6b, tous deux
vissés sur le corps 6 du frein rendent ce dernier solidaire du bâti 1. Ainsi, le frein
de recul est monté de façon amovible sur le bâti.
[0025] En position de tir, le tube-canon 9 est entièrement logé dans le bâti 1 qui le garantit
efficacement contre les chocs et qui constitue simultanément une protection thermique
pour l'usager.
[0026] Le bloc 8 comporte une extension arrière 10 renfermant le mécanisme de percussion
qui se déplace avec le tube-canon lors du recul après le départ du coup.
[0027] La poignée 5 comporte sur sa face arrière une gâche de sécurité 12 pivotée en 13
sur le bâti 1 et munie d'un bec 14 coopérant avec une pièce 15 du mécanisme de détente.
[0028] La tranche avant de la poignée supporte une détente 16 pivotée sur la poignée en
17 et agissant sur un bras d'un levier 18 en forme de V articulé par son centre 19
sur le bâti. L'autre bras de ce levier 18 agit sur une tige de transmission
.20 portant la pièce 15.
[0029] Un verrouillage manuel est prévu constitué par un axe fraisé semi-circulaire 21 pivoté
dans le boîtier de la poignée et actionné par un levier de sécurité 22. Lorsque cette
sécurité est verrouillée, comme illustré à la fig. 4, toute rotation du levier 18
est interdite.
[0030] Pour que la tige de transmission 20 puisse coulisser vers l'arrière sous l'action
d'une rotation du levier 18, provoquée par la détente 16, il faut que la sécurité
21 soit enlevée et que par ailleurs la gâche 12 soit enfoncée, ce qui entraîne l'effacement
du bec 14 qui en fait partie, et libère ainsi la pièce 15 solidaire de la tige de
transmission.
[0031] La poignée 5, de détente 16, le levier 18,
'ainsi que la gâche 12 constituent un ensemble monté de façon amovible et retenu sur
le bâti 1 à l'aide de deux axes fraisés semi-circulaires 23, dont les têtes présentent
des fentes de vis accessibles depuis l'extérieur du bâti 1.
[0032] L'épauloir 4 est également fixé de façon amovible à l'aide de deux axes fraisés semi-circulaires
à têtes fendues 24, 25 sur le bâti 1.
[0033] La tige de transmission 20 coulisse dans des paliers 26, 27 solidaires du bâti 1
et son extrémité arrière, émergeant hors du bâti 1 est constituée par une butée 28.
Cette tige 20 et cette butée 28 sont soumises à une action élastique de rappel, ici
un ressort 29 tendu entre la butée 28 et le bâti 1, destinée à maintenir cette tige
20 contre le levier 18. Cette butée comporte un perçage transversal 28a traversant.
[0034] Un couvercle 30 fixé au bâti 1 par des vis 31, 32 cache la tige.
[0035] Un amortisseur 11, fixé sur le bâti 1, sert d'appui et de protection, lorsque l'arme
est posée verticalement sur le sol.
[0036] Le mécanisme de percussion comporte'un cliquet oscillant 34 pivoté sur l'extension
10 du bloc 8 et soumis à l'action d'un ressort de rappel 35. En position armée, illustrée
à la fig. 5, le cliquet 34 est maintenu en butée contre une goupille 36 solidaire
de l'extension 10 et son extrémité 37, présentant un bec, est engagée sous l'extrémité
38 du chien 39, pivotg sur l'extension 10 en 40, et le maintient dans cette position
armée contre l'action d'au moins un ressort 41. La tête de percussion 39a du chien
39 vient, en pivotant sous l'action du ressort 41, lorsque son extrémité 38 est- libérée
du cliquet 37, frapper directement l'amorce 42 d'une munition 43 introduite dans la
chambre à cartouche 65 dont l'extrémité arrière de plus grand diamètre reçoit le rebord
arrière d'une douille 43a d'une munition. Un éjecteur 50 soumis à l'action d'un ressort
d'éjection 51 comporte un doigt d'éjection 52 logé dans une fraisure de la face arrière
du bloc 8 qui coopère avec une partie de la périphérie de la douille 43a. Cet éjecteur
50 est muni d'un anneau d'éjection manuelle 53. La course de l'éjecteur 50 est limitée
par une butée 60 fixée dans le bloc 8 et dont l'extrémité est engagée dans une rainure
longitudinale 61 de l'éjecteur 50 (fig. 9).
[0037] La munition logée dans la chambre à cartouche du bloc 8 est normalement maintenue
en position de départ du coup par deux cliquets de verrouillage 55 pivotés sur le
bloc 8, dont la partie arrière comporte des becs 56 entrant en contact avec le bord
arrière de la douille 43a. Chaque cliquet de verrouillage 55 est articulé sur deux
douilles 54 chassées dans le bloc 8 et est soumis à l'action d'un poussoir à ressort
57 tendant à le maintenir en position verrouillée. L'extrémité avant supérieure 58
des cliquets de verrouillage 55 constitue un organe de déverrouillage manuel. Deux
butées 67 limitent la course des cliquets de verrouillage 55 avant le chargement de
la munition.
[0038] L'arme est équipée d'un dispositif d'ouverture automatique des cliquets de verrouillage
55, laquelle ouverture a lieu pendant le retour en batterie du canon après le départ
du coup. Ce dispositif d'ouverture automatique comporte une came 59, solidaire du
bras inférieur de chaque cliquet de verrouillage 55, présentant la forme d'un parallélogramme.
Lors du recul du tube-canon 9 et du bloc 8, chaque came 59 coopère avec une came 62
correspondante, également de forme parallélépipédique, portées par des volets 63 pivotant
autour d'axes 64, parallèles à l'axe du tube-canon 9, montés sur le bâti 1 et soumj,s
-à l'action d'un ressort 66 tendant à les maintenir en position verticale illustrée
aux fig. 6 et 8. Chaque cli
- quet de verrouillage 55 comporte encore une extrémité avant inférieure 45 coopérant
avec un verrou 46 soumis à l'action d'un ressort de rappel 47. Ces verrous 46 coulissent
dans des passages transversaux du bloc 8 et sont coaxiaux au passage 28a de la butée
28.
[0039] Selon une variante non illustrée, les cliquets peuvent être solidaires l'un de l'autre,
par exemple au moyen d'un engrenage, de telle sorte que le déplacement de l'un entraîne
simultanément le même déplacement de l'autre.
[0040] Le diamètre externe de ces verrous 46 est légèrement inférieur au diamètre interne
du passage 28a.
[0041] En position verrouillée, (fig. 8) des cliquets de verrouillage 55, les verrous 46
sont situés hors du passage 28a de la butée 28. Par contre, dès que l'un des cliquets
de verrouillage 55 est déplacé angulairement dans le sens de la flèche f, le verrou
correspondant 46 pénètre dans le passage 28a de la butée 28 interdisant tout déplacement
de la tige de transmission 20 et de la butée 28, et empêchant ainsi le fonctionnement
de la détente.
[0042] Le fonctionnement du canon épaulable décrit est le suivant :
[0043] L'arme étant dans l'état illustré aux fig. 1, 2, 3, 4, 6 et 8 et en supposant qu'une
munition 43 soit introduite dans le tube-canon, c'est-à-dire que la douille 43a de
cette munition soit située dans la chambre à cartouche 65 et que son projectile s'étende
dans le tube-canon 9, les opérations suivantes sont effectuées :
a) le tireur libère la sécurité 21 en faisant pivoter le levier de sécurité 22 de
180°.
b) Le tireur épaule l'arme, vise le but à l'aide du viseur 70, prend la poignée en
main, ce qui déplace la gâche 12 et libère la tige de transmission 20.
c) Le tireur appuie sur la détente 16 provoquant le déplacement vers l'arrière de
l'arme de la tige de transmission 20 et de sa butée 28 contre l'action du ressort
29. Ce faisant, le cliquet 34 est déplacé angulairement jusqu'à ce que son,eytrémité
37 libère le chien 39.
d) Le chien, sous l'action de son ressort 41 pivote et vient frapper par sa tête 39a
l'amorce 42 de la douille 43a provoquant le départ du coup.
e) L'ensemble constitué par le bloc 8 et le tube-canon 9 recule sous l'effet du départ
du coup, le tube-canon coulissant dans le bâti 1. Le frein de recul 6, 7 absorbe une
partie de l'énergie de recul.
f) Pendant la course de recul du tube-canon 9 et du bloc 8, la came 59 des cliquets
de verrouillage 55, coopère avec la came 62 des volets 63, déplaçant ces volets 63
vers l'extérieur contre l'action de leur ressort de rappel respectif 66 (fig. 11).
Durant cette course de recul également, le chien 39 est réarmé automatiquement par
le fait que son extrémité 38.entre en contact avec la butée fixe 68 solidaire du bâti
1 par la vis 33, ce qui le ramène à sa position armée et l'y maintient à nouveau par
le cliquet oscillant 34 (fig. 5).
g) En fin de course de recul, les cames 59 échappent aux cames 62 des volets 63 et
ceux-ci reviennent en position verticale sous l'action de leur ressort de rappel 66.
h) Le frein de recul 67, équipé d'une action élastique de remise en batterie, provoque
le déplacement du tube-canon 9 et du bloc 8 en sens inverse pour sa remise en batterie.
i) Pendant la course de remise en batterie (fig. 10), les cames 59 des cliquets de
verrouillage 55 coopèrent avec les cames 62 des volets 63 provoquant le pivotement
des cliquets de verrouillage 55 contre l'action des poussoirs 57, ce qui libère la
douille 43a.
j) Une fois libérée, la douille 43a est éjectée par l'éjecteur 50 sous l'action de
son ressort 51.
k) Le tireur ayant relâché la détente 16 et la gâche 12, la tige de transmission 20
est ramenée et verrouillée dans sa position initiale illustrée à la fig. 4 sous l'action
du ressort de rappel 29.
1) En fin de course de remise en batterie, le tube-canon 9 et le bloc 8 sont à nouveau
en position avancée, le cliquet oscillant 34 revient en contact avec la butée 28 de
la tige de transmission, mais n'est pas déplacé par celle-ci. Les cliquets de verrouillage
55 reviennent dans leur position de verrouillage sous l'action des poussoirs 57.
m) Le tireur ou son servant peut alors ouvrir manuellement les cliquets 55 et introduire
une nouvelle munition dans la chambre à cartouche 65, puis il relâche les leviers
58 des cliquets de verrouillage 55, ce qui provoque automatiquement le verrouillage
de la munition dans la chambre à cartouche 65.
[0044] L'arme décrite est de conception simple et robuste et d'un maniement aisé.
[0045] Le frein de recul peut être de type classique, par exemple du type oléopneumatique
à tige creuse. Il comporte un dispositif de récupération d'énergie permettant le retour
automatique en batterie.
[0046] Dans une variante, les cliquets de verrouillage pourraient être reliés l'un à l'autre
par un mécanisme de synchronisation pour assurer un mouvement simultané et symétrique
des deux cliquets par rapport au bâti.
[0047] Dans une autre variante, la forme des cames 59 et 62 peut être différente, de sorte
que l'ouverture des deux cliquets de verrouillage s'effectue pendant la course de
recul au lieu de s'effectuer pendant la course de remise en batterie.
1. Canon épaulable à frein de recul comprenant un bâti (1), un tube-canon (9) solidaire
d'un bloc (8) présentant une chambre à cartouche (65) coulissant dans le bâti (1),
un frein de recul.(6,7) capable d'absorber partiellement l'énergie de recul du tube-canon
(9) et du bloc (8) et de provoquer la remise en batterie du tube-canon (9) et du bloc
(8), caractérisé par le fait que la chambre à cartouche (65) est ouverte vers l'arrière,
la douille (43a) de la munition (43) assurant seule la fermeture de ladite chambre,
un mécanisme de verrouillage de la munition étant monté sur le bloc (8) de façon à
être actionné lors du mouvement du tube-canon (9) et du bloc (8), par contact avec
des moyens solidaires du bâti (1).
2. Canon épaulable selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le mécanisme
de verrouillage de la munition comprend au moins un cliquet de verrouillage (55) pivoté
SUL le bloc (8) et maintenu élastiquement normalement en position verrouillée.
3. Canon épaulable selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le mécanisme
de verrouillage de la munition comprend deux cliquets de verrouillage (55) pivotés
sur le bloc (8) et maintenus élastiquement normalement en position verrouillée.
4. Canon épaulable selon les revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que chaque
cliquet de verrouillage (55) comporte une première came (59) pouvant coopérer, lors
de la course de recul et lors de la remise en batterie du tube-canon (9) et du bloc
(8), avec une seconde came (62) solidaire d'un volet (63) monté pivotant sur le bâti
(1) et soumis à un rappel élastique tendant à le déplacer en direction du bloc (8).
5. Canon épaulable selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les première
et seconde cames (59, 62) présentent une forme de parallélogramme dont deux faces
sont inclinées de façon à définir des extrémités en coin pour faciliter le pivotement
de chaque volet (63) lors du recul et le pivotement de chaque cliquet de verrouillage
(55) lors de la remise en batterie.
6. Canon épaulable selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
par le fait que le mécanisme de percussion est monté sur le bloc (8) et se sépare
du mécanisme de détente porté par le bâti (1) lors du recul du tube-canon (9) et du_bloc
(8) .
7. Canon épaulable selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le chien
(39) du mécanisme de percussion entre en contact, lors de la course de recul, avec
une butée (68) solidaire du bâti (1), provoquant ainsi son réarmement.
8. Canon épaulable selon les revendications 6 ou 7, caractérisé par le fait que lorsque
le tube-canon (9) et le bloc (8) sont en batterie, une butée mobile (28) commandée
par le mécanisme de détente est en contact avec un cliquet oscillant (34) du mécanisme
de percussion, verrouillant le chien (39) en position armée.
9. Canon épaulable selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
par le fait qu'il comporte un éjecteur (50) soumis à l'action d'un ressort (51).
10. Canon épaulable selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisée
par le fait que le bloc (8) est vissé sur l'extrémité arrière du tube-canon (9); par
le fait que ce bloc (8) porte le mécanisme d'éjection (50) de la douille (43), le
mécanisme de percussion (39), les cliquets de verrouillage (55) articulés et leur
dispositif d'ouverture automatique et par le fait que ce bloc (8) est fixé à la partie
arrière d'une tige mobile du frein de recul (6, 7).
11. Canon épaulable selon l'une quelconque des revendications 2 à 10, caractérisé
par le fait que chaque cliquet de verrouillage (55) comporte un levier avant (58)
supérieur constituant un organe d'ouverture manuelle du mécanisme de verrouillage
de la munition (43).
12. Canon épaulable selon la revendication 11, caractérisé par le fait que chaque
cliquet de verrouillage (55) comporte encore un levier avant inférieur (45) coopérant
avec un poussoir à ressort (46) coulissant dans le bloc (8).
13. Canon épaulable selon la revendication 12, caractérisé par le fait que les poussoirs
(46) sont coaxiaux à un passage (28a) transversal de la butée mobile (28) du mécanisme
de détente et d'un diamètre inférieur à ce passage.
14. Canon épaulable selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
par le fait que le tube-canon (9) est tontalement logé à l'intérieur du bâti (1).
15. Canon épaulable selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
par le fait qu'un frein de bouche (2) est monté ou usiné sur la partie avant du bâti
(1).