[0001] Les serrures électriques, telles que celles décrites dans les demandes de brevet
français déposées par la demanderesse le 18.10.1978, sous le n° 78 29650, le 5.12.1978
sous le n° 78 36231, le 14.9.1979 sous le n° 79 27580, le 22.12.1981 sous le n° 81
23916, et le 2.6. 1982 sous les n° 82 09598 et 82 09599, permettent l'ouverture facile,
avec un effort réduit, des portes de véhicules et sont, par suite, appelées à être
de plus en plus utilisées.
[0002] La commande extérieure de ces serrures comporte généralement un organe de manoeuvre
mobile, rappelé élastiquement, qui actionne le circuit électrique de commande de la
serrure et provoque son ouverture, et un barillet actionné par une clé et solidaire
d'un mécanisme de condamnation permettant d'interdire cette ouverture. La serrure,
dans sa position de fermeture, ne peut être ouverte que par l'intermédiaire du circuit
électrique de commande. En conséquence, si une défaillance de ce circuit se produit,
la serrure est bloquée et la porte ne peut plus être ouverte.
[0003] La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient en réalisant une
commande extérieure qui permette, si nécessaire, une ouverture mécanique de la serrure
tout en conservant les avantages des serrures électriques.
[0004] Cette invention a en effet pour objet une commande extérieure du type ci-dessus,
dans laquelle l'extrémité interne de l'organe de manoeuvre est recourbée et forme,
d'une part une patte d'actionnement du circuit électrique de commande de la serrure,
et d'autre part un talon de coopération avec une tringlerie de commande de l'ouverture
mécanique de la serrure, tandis que le barillet porte une came de condamnation, munie
d'une butée d'arrêt du pivotement du levier, qui est écartée de la trajectoire du
talon par la rotation du barillet, ce qui permet au levier de provoquer l'ouverture.
Ainsi, selon le degré de basculement qui lui est permis, le levier de manoeuvre provoque
l'ouverture électrique normale ou une ouverture mécanique de sécurité. Comme par ailleurs
c'est la rotation de la clé et du barillet de serrure qui détermine l'ampleur de ce
basculement, l'ouverture est toujours possible.
[0005] Selon une autre caractéristique, la came de condamnation comporte un bossage de commande
du basculement d'un relais bistable de condamnation de la serrure.
[0006] Ainsi, la clé d'actionnement du barillet provoque la condamnation ou la décondamnation
de la serrure, aussi bien en fonctionnement normal qu'en fonctionnement de sécurité.
Par ailleurs, dans tous les cas elle est tournée dans le même sens, ce qui simplifie
considérablement le fonctionnement.
[0007] La description ci-dessous d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif,
et représenté aux dessins annexés, fera d'ailleurs ressortir les avantages et caractéristiques
de l'invention. Sur ces dessins :
- la fig. 1 est une vue en coupe horizontale d'une commande extérieure selon l'invention;
- la fig. 2 est une vue de ce même dispositif selon la flèche F, avec arrachement
partiel;
- la fig. 3 est une vue, analogue à la figure 1, de la commande en position d'ouverture
de la serrure;
- la fig. 4 est une vue, analogue à la figure 2, montrant la position de la came de
condamnation lors de l'action de la clé;
- la fig. 5 est une vue, analogue aux figures 1 et 3, du dispositif en position d'ouverture
de secours.
[0008] La commande extérieure représentée sur les dessins comporte un boîtier 1 fixé de
la manière habituelle, par exemple par des vis 2, sur la paroi 4 de la porte du véhicule.
Le boîtier 1 contient un levier de manoeuvre 6 qui est monté pivotant autour d'un
axe 8 porté par deux oreilles, respectivement 7 et 8, solidaires de la paroi du boîtier
1. Un ressort 10 enroulé autour de l'axe 8 et en appui, d'une part sur le levier 6
et, d'autre part, sur le boîtier 1, repousse le levier 6 dans sa position de repos.
[0009] De préférence, le ressort 10 appuie sur un bossage du boîtier qui constitue un fourreau
12 de logement d'un barillet de serrure 14.
[0010] Comme le montre la figure 2, le levier 6 se divise en deux bras, respectivement 15
et 16, qui passent chacun d'un côté du fourreau 12 et sont réunis par une partie recourbée
qui forme, d'une part un talon 18 et, d'autre part, une patte 20 d'actionnement d'un
interrupteur 22 constituant un composant du circuit électrique de commande de la serrure
19. L'interrupteur 22 est fixé, par exemple par des organes 23, sur des bossages 24
du boîtier 1. Il est coiffé d'une enveloppe souple, étanche, 25 et sa partie arrière
porte des connexions électriques qui sont noyées dans-une résine, ou analogue, pour
en assurer l'étanchéité.
[0011] Lorsque la patte 20, dans la position représentée sur la figure 1, enfonce l'enveloppe
souple 25, elle écarte la partie mobile de l'interrupteur de sorte que celui-ci est
ouvert et que l'organe électromagnétique de commande de la serrure n'est pas alimenté.
[0012] Si, la serrure étant fermée, on exerce une pression sur le levier 6 pour le faire
basculer dans la position représentée sur la figure 3, contre l'action du ressort
10, la patte 20 libère la partie mobile de l'interrupteur 22 qui ferme le contact
et permet l'alimentation de l'organe électromagnétique de commande de la serrure.
Celle-ci s'ouvre.
[0013] Le talon 18 coopère, lui, avec une tringlerie 27 reliée à un mécanisme interne de
la serrure, de façon à commander cette dernière. La tringlerie 27, dans l'exemple
de réalisation représenté, est montée dans une oreille 28 du talon 18. Elle comporte,
dans ce cas, une course morte correspondant au déplacement de la patte 20 et du talon
18 en vue de la commande de l'interrupteur 22, de sorte qu'elle n'entre pas en action
pendant le déplacement normal du levier.
[0014] L'ouverture de la porte peut toutefois être interdite à l'aide d'une clé coopérant
avec le barillet 14 monté à l'intérieur du fourreau 12. Dans ce but ce barillet se
prolonge dans la portière par une tête 30, par exemple de section carrée, sur laquelle
est fixée au moyen d'une vis 31 une came de condamnation 32. La came de condamnation
est de préférence sensiblement plate mais porte, d'une part une butée 34 en saillie
en direction du talon 18 du levier 6, et d'autre part un bossage 36 dirigé vers le
fourreau 12. Autour de la tête 30 le fourreau 12 comporte deux fentes périphériques,
respectivement 37 et 38 (fig. 2), séparées par deux saillies 39, 40. Un ressort hélicoïdal
42 est enroulé autour de la tête 30 et maintenu radialement par les saillies 39, 40.
Les extrémités 43, 44 de ce ressort traversent chacune l'une des fentes du fourreau,
respectivement 37 et 38, et se prolongent chacune d'un côté du bossage 36 de la came.
[0015] L'écartement en position normale des extrémités 43 et 44 du ressort correspond sensiblement
à la largeur de la saillie 39 du fourreau ainsi qu'à celle du bossage 36 de la came,
et le ressort est légèrement précontraint. Par suite, lorsque l'on fait tourner le
barillet 14 au moyen d'une clé 46, ce barillet entraîne la came 32 jusque dans la
position représentée sur la figure 4, et cette came, par l'intermédiaire du bossage
36, déplace l'extrémité 43, de sorte que dès que la clé cesse son action le ressort
42 rappelle automatiquement la came 32 dans sa position initiale.
[0016] A l'opposé de la butée 34, la came 32 comporte un autre bossage 48 qui coopère avec
un interrupteur 49 pour provoquer le basculement d'un relais bistable commandant l'alimentation
générale de la serrure. Selon le sens du basculement de ce relais, l'action du bossage
48 provoque ainsi la condamnation de la serrure ou, au contraire, la décondamnation
de celle-ci. Dans tous les cas, dès que ce relais a basculé et que la clé a été retirée
du barillet 14, le ressort 42 rappelle la came 32 dans la position représentée sur
la figure 2.
[0017] Lorsque la rotation de la clé 46 dans le sens horaire, en regardant la figure 1,
a commandé la décondamnation de la serrure, le levier 6 peut être actionné pour déplacer
la patte 20 et supprimer sa pression sur l'enveloppe souple 25 de l'interrupteur.
La partie mobile de celui-ci est alors libérée, ce qui établit un contact et alimente
l'organe électromagnétique de commande de la serrure. Toutefois le pivotement du levier
6 est limité par la venue en contact du talon 18 sur la butée 34 dans la position
représentée sur la figure 3. A ce moment, si le circuit électrique fonctionne normalement,
la serrure est ouverte.
[0018] Si, au contraire, la rotation de la clé dans le sens horaire a provoqué un basculement
de condamnation, le pivotement du levier et la libération de l'interrupteur 22 n'ont
aucun effet sur la serrure. Par contre, dans tous les cas la rotation de la came 32
écarte la butée 34 de la trajectoire du talon 18, de sorte que si l'on maintient la
clé,donc la came,dans cette position contre l'action du ressort 42, un nouvel effort
peut être exercé sur le levier 6 et l'amener dans la position représentée sur la figure
5, ce qui soulève ce talon 18 au-delà de la position de la figure 3. La tringlerie
27 est alors déplacée au-delà de sa course morte et entre en action pour provoquer
l'ouverture de la serrure.
[0019] Dès que la porte est ouverte la clé peut être retirée. Le ressort 10 repousse le
levier 6 vers sa position initiale.
[0020] La serrure peut ainsi toujours être ouverte de manière sûre, à l'aide de la clé.
Cette clé, comme la came de condamnation, tourne toujours dans le même sens, dans
le sens horaire en regardant les figures 1 et 5, de sorte que sa manoeuvre est la
même dans tous les cas.
[0021] Par ailleurs le dispositif de condamnation, constitué par l'interrupteur 49 et le
relais bistable qu'il commande, ne présente qu'un encombrement extrêmement faible,
ce qui permet de réduire le volume de l'ensemble de la commande tout en ayant une
sécurité accrue.
[0022] Bien entendu le levier de commande 6 peut être remplacé par un bouton, ou tout autre
organe équivalent, solidaire de la patte 20 et du talon 18, selon les applications.
1 - Commande extérieure de porte de véhicule équipée d'une serrure électrique, comportant
un organe de manoeuvre mobile , rappelé élastiquement en position de fermeture de
la serrure, et un barillet actionné par une clé, solidaire à son extrémité intérieure
de moyens de condamnation de la serrure, caractérisée en ce que l'extrémité interne
de l'organe de manoeuvre (6) est recourbée et forme, d'une part une patte (20) d'actionnement
du circuit électrique de commande de la serrure, et d'autre part un talon (18) de
coopération avec une tringlerie (27) de commande mécanique de l'ouverture de la serrure,
tandis que le barillet (14) porte une came (32) de condamnation munie d'une butée
(34) d'arrêt du pivotement du levier, qui est écartée de la trajectoire du talon par
la rotation du barillet, de sorte que le levier (6) peut provoquer l'ouverture.
2 - Commande suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la came de condamnation
(32) est rappelée élastiquement dans sa position initiale d'arrêt du levier (6).
3 - Commande suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la came
(32) comporte un bossage (48) latéral, éloigné de la butée (34), qui commande le basculement
d'un relais bistable d'alimentation 1 générale de la serrure.
4 - Commande suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la tringlerie
(27) est reliée à une oreille (28) du talon et comporte une course inactive correspondant
au déplacement de commande du cir- ) cuit électrique par la patte (20) du levier.
5 - Commande suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la patte
du levier commande un interrupteur (22) coiffé d'une enveloppe souple étanche (25),
qui est enfoncée pour ouvrir l'interrupteur en position de repos.
6 - Commande suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la butée
d'arrêt (34) et le bossage (48) de commande du relais bistable sont placés sur la
came (32) de façon à entrer en action alternativement, la rotation de la came écartant
la butée (34) du talon du levier lorsqu'elle actionne le relais.