[0001] La présente invention concerne une semelle perfectionnée pour chaussures de sport,
à saillies sous-jacentes de tenue sur le terrain, pour la pratique notamment du football,
du rugby, du hockey sur gazon ou autres.
[0002] Actuellement, une telle semelle est spécifique à chaque nature de terrain et, si
elle convient parfaitement pour jouer sur le terrain pour lequel elle a été conçue,
elle ne donne évidemment pas satisfaction pour jouer sur les autres terrains.
[0003] Certaines semelles sont équipées de crampons métalliques interchangeables de hauteurs
différentes (6 à 8) et conviennent pour des pelouses grasses ou tendres. D'autres
semelles sont pourvues de crampons moulés (12 à 20) et sont différenciées suivant
un échantillonnage adapté aux pelouse tendres à dures ou aux terrains stabilisés.
Il existe aussi des semelles présentant-en saillie des crampons et des crans dont
les situations mutuelles sont choisies pour satisfaire spécialement au jeu sur terrains
stabilisés, éventuellement sur pelouse sèche ou gelée. D'autres semelles encore comportent
un très grand nombre de petits crampons répartis au plus près les uns des autres pour
jouer sur terrains synthétiques ou en salles.
[0004] Par conséquent, le footballeur, le rugbyman, le hockeyeur ... devrait disposer d'autant
de paires de chaussures qu'il rencontrera de surfaces de jeu différentes durant la
saison. Il est bien évident que, pour des raisons financières, les joueurs, dans leur
grande majorité, ne peu- vant pas satisfaire à cette contrainte et se contentent d'une
ou deux paires de chaussures seulement, de sorte que, durant la saison, ils ne peuvent
pas mettre parfaitement et régulièrement en valeur leurs qualités de jeu.
[0005] La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients, en proposant une
semelle polyvalente dont les saillies sous-jacentes pourront convenir, sous réserve
de l'interchangeabilité de certaines, pratiquement à un jeu très satisfaisant sur
tous les terrains, cette semelle étant en outre légère et très résistante à l'usure,
plus souple que jusqu'à présent et cependant suffisamment rigide localement pour que
le pied du joueur ne sente pas les saillies à travers la semelle proprement dite.
[0006] Conformément à l'invention, la semelle présente en saillie, en combinations avec
les bossages taraudés coopérant sélectivement avec un échantillonnage diversifié de
crampons, des lèvres saillantes déformables élastiquement et tendant lors de l'utilisation
de la semelle à s'aplatir, les lèvres saillantes entourant concentriquement certains
au moins des bossages taraudés; chacune s'amincit de sa base vers son extrémité libre,
sa fibre neutre penchant du côte où elle doit s'aplatir, à l'opposé du bossage taraudé.
[0007] Pour illustrer l'arrière plan technologique, le brevet français 2220128 et le modèle
d'utilité allemand 8 022 761 sont cités.
[0008] Le brevet français 2 220 128 prévoit, non pas des crampons, mais des pointes dont
la pénétration dans le sol est limitée. Ces pointes coopèrent en premier lieu avec
des évidements qui pourraient être assimilés à des ventouses mais dont les bords ne
font pas saillie de la semelle et ne peuvent par conséquent pas se comporter comme
les lèvres déformables selon l'invention. Lesdites pointes coopèrent également avec
deux types de saillies dénommées dans le brevet »premières et secondes saillies«;
ces saillies (21 et 22, par exemple) ne ressemblent pas du tout à celles de l'invention
car il s'agit de pédoncules écartés les uns des autres et disposés autour de la pointe
correspondante; ces pédoncules présentent dans la plupart des cas la forme de petits
ergots cylindriques (21) ou de petites pointes (22) ou de petites barrettes crantées
(122); de toute façon, ces saillies semblent rigides et indéformables au lieu d'être
souples et aplatissables comme le sont les lèvres de la présente invention.
[0009] En réalité, la semelle de ce brevet français est destinée à permettre aux coureurs
et aux sauteurs de »s'accrocher« sans la détériorer à une piste élastique caoutchouteuse
étanche, en évitant d'être victime, en cas de pluie, du phénomène »d'aquaplanning«;
par contre, dans l'invention il s'agit pour le footballeur, le rugbyman, le hockeyeur
... de pouvoir évoluer dans les meilleures conditions avec une seule paire de chaussures
sur des surfaces des jeu différentes durant toute la saison.
[0010] Le modèle d'utilisé 8 022 761 décrit une semelle présentant des aspérités qui semblent
destinées à placer des »tranchants« 16 à 21 à distance suffisante de la semelle. Ces
aspérités sont rigides car la souplesse, lorsqu'elle est évoquée dans la description,
concerne la semelle et les espace qui séparent lesdites aspérités. En d'autres termes,
ces aspérités ne ressemblent absolument pas aux lèvres déformable et aplatissables
de la présente invention. En outre, les aspérités sont parallèles entre elles et ne
coopèrent pas avec des crampons.
[0011] Divers autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent d'ailleurs
de la description détaillée qui suit.
[0012] Une forme de réalisation de l'objet de l'invention et des modes d'utilisation variés
sont représentés, à titre d'exemples non limitatifs, sur le dessin annexé.
[0013] Sur ce dessin:
- la figure 1 est une vue en plan de dessous d'une semelle conforme à l'invention;
- la figure 2 est une coupe longitudinale prise suivant le ligne II-II de la figure
1;
- les figures 3 à 5 sont des coupes transversales partielles prises à plus grande
échelle suivant la ligne IV-IV de la figure 1 et montrant plusieurs modes d'utilisation
de la semelle adaptés au terrain sur lequel le jeu doit être pratiqué;
- la figure 6 est un profil agrandi d'une lèvre saillante voisine d'un bossage, illustrant
la conformation idéale.
[0014] Ainsi que cela ressort clairement des figures 1 et 2, la semelle 1 est en matière
plastique moulée. De préférence, cette matière est un élastomère de polyuréthane choisi
par exemple parmi les élastomères thermoplastiques proposés à la vente par Bayer,
BASF, Europolymeres, Goo- drich ...; elle peut aussi être sélectionnée parmi les produits
de la nouvelle génération de copolymères polyéther ou polyester avec des polyamides,
l'un de ces produits étant commercialisé par ATO sous la dénomination Pebax.
[0015] De toute façon, le choix de ces matériaux est dicté par leurs propriétés particulièrement
intéressantes que l'invention se propose d'exploiter. Ils possèdent une remarquable
résistance à l'abrasion et sont facilement moulables en faible épaisseur; dès lors,
la semelle peut être utilisée sur n'importe quel terrain, y compris sur ceux qui sont
notablement abrasifs, et elle peut être très légère. Ces matériaux présentent une
dureté Shore comprise entre 20 et 40, ainsi qu'un module élastique compris entre 100
et 200 NM par m
2, de préférence égal à 150; par suite, la semelle est très souple et confortable,
propriété qui, alliée à la légèreté, améliore la qualité du jeu, atténu la fatigue
du joueur et rend le port de la chaussure ni douloureux ni contraignant; par contre,
cette semelle manque de rigidité à l'endroit où, comme cela est indiqué dans ce qui
suit, des inserts, de préférence métalliques et parfois en matière plastique, sont
rendus prisonniers et pour annihiler ce défaut, en évitant ainsi que ces inserts ne
se déchaussent et qu'ils ne soient sensibles au pied du joueur lors des contact violents
de la semelle sur le terrain, une surépaisseur de ladite semelle est prévue au moins
à ces endroits.
[0016] La semelle 1 présente un dessous 2 (figure 1 et 2) sensiblement plan dont le contour
est adapté à celui du pied dans les parties antérieure 3 et postérieure 4, alors que,
dans la partie intermédiaire 5 correspondant sensiblement à la cambrure, ce contour
s'amincit progressivement en largeur; le contour aminci du dessous est raccordé au
contour normal du dessus 6 dont la largeur est celle du pied, par des parties latérales
en pente remontante arrondie 7, 8.
[0017] Ce dessus 6 (figure 2) est progressivement ascendant dans la partie intermédiaire
5 pour que la partie antérieure 3 relativement mince soit au niveau du bout du pied
en appui normal de repos sur le sol, que la partie postérieure 4 globalement plus
épaisse soit au niveau du talon dans cette position de repos la moins fatigante et
que la partie intermédiaire 5 soit conformée suivant la cambrure du pied. Pour obtenir
un tel dessus 6 sans alourdir la semelle, celle-ci présente des nervures longitudinales
9 et transversales 10 convenablement disposées et réparties pour recevoir la première
de montage sans que celle-ci ne se déforme à l'usage et ne transmette au pied la géométrie
du nervurage auquel ledit pied doit être insensible.
[0018] Comme le montrent les figures 1 et 2, la semelle présente en saillie sur son dessous
quatre bossages 11 dans la partie antérieure 3 et deux bossages 11 dans la partie
postérieure 4; ces bossages sont beaucoup plus épais que le reste de la semelle (figures
3 à 5); dès lors, des inserts taraudés 12 de préférence métalliques sur lesquels ladite
semelle est surmoulée se trouvent prisonniers desdits bossages dont la rigidité est
accrue, en raison de leur surépaisseur, et suffisante pour que le pied du joueur ne
puisse pas les sentir.
[0019] Chaque bossage 11 (figures 3 à 5) est entouré par une gorge annulaire 13 et son insert
taraudé 12 débouche sur une face circulaire centrale 14 reliée à la gorge par un épaulement
coronal épaulé et cranté 15.
[0020] Chaque bossage coopère avec des lèvres saillantes 16 déformables élastiquement et
tendant à s'aplatir, comme cela apparaît sur la figure 3 en comparant la position
de repos représentée en trait plein avec l'une des positions de sollicition illustrée
en trait pointillé.
[0021] Dans l'exemple représenté sur la figure 1, les lèvres 16 combinées à un même bossage
sont arquées concentriquement à celui-ci.
[0022] Lorsqu'il s'agit de la partie antérieure 3, ces lèvres sont au nombre de trois et
chacune un secteur angulaire, sensiblement égal à 90; elles sont séparées l'une de
l'autre, du côte de l'axe médian de la semelle, par des fentes 17 et, du côté périphétique,
par un très large évidement 18 pour que le bossage 11 et les deux lèvres qui lui sont
diamétralement opposées soient situés au plus près du bord de la semelle.
[0023] Lorsqu'ils s'agit de la partie postérieure 4, lesdites lévres (16) ne sont qu'au
nombre de deux et sont séparées les unes des autres pour les deux bossages par des
évidements pérépheriques 18 et un évidement médian commun 19. Ainsi, ces lèvres sont
situées au plus près des bords de la semelle et occupent la surface la plus grande.
[0024] Il résulte de l'exposé qui précède que certaines lèvres peuvent se coucher, lorsqu'elles
sont sollicitées, dans la direction antéroposté- rieure et, d'autres, dans la direction
transversale.
[0025] Ces lèvres 16 sont séparées des bossages correspondants 11 par les gorges annulaires
13 et elles s'amincissent de leur base vers leur extrémité libre. Dans l'exemple illustré
par les figures 3 à 5 et favorable au démoulage, chaque lèvre 16 est délimitée par
une paroi extérieure 20 perpendiculaire à la semelle, par une paroi intérieure 21
incurvée en inclinaison vers l'extérieur du bossage 11 correspondant et en s'écartant
du dessous 2 de la semelle et par une crête arrondie 22. La fibre neutre de la lèvre
16 considérée penche donc du côte où cette lèvre doit s'aplatir, c'est-à-dire à l'opposé
du bossage 11 précité. L'idéal pour favoriser ce fléchissement et son orientation
est que le profil de chaque lèvre soit celui représenté sur la figure 6; dans ce cas,
la lèvre est délimitée également par une paroi extérieure 23 en pente incurvée comme
la paroi intérieure 21.
[0026] Par ailleurs et pour que l'aplatissement élastique des lèvres s'effectue dans de
bonnes conditions, celles-ci font saillie du dessous 2 de la semelle au-delà de la
face libre 14 des bossage 11 correspondants; de préférence, la distance d de la crête
22 des lèvres à la face 14 des bossages, lorsque ces lèvres sont au repos, est comprise
entre 2 et 5 mm.
[0027] Bien entendu, il y a avantage à ce que les lèvres soient arquées mais il n'est pas
impératif qu'elles soient centrées sur les bossages et cela peut être intéressant
pour mieux les répartir sur le dessous 2 de la semelle et occuper l'espace à l'endroit
qui convient le mieux. D'autre part, certains bossages peuvent être exempts de lèvres.
[0028] En outre, et ainsi que cela ressort des figures 1 et 2, la semelle 1 peut présenter
en saillie sur son dessous 2 des crans transversaux de retenue 24 et 25 situés de
préférence en bout avant et respectivement en bout arrière; de plus, elle peut comporter
des languettes incurvées longitudinales 26 s'étendant en saillie sur la partie intermédiaire
5 du dessous 2; elle peut encore présenter en creux des rainures transversales 27
favorisant la pliure de la semelle en correspondance avec l'articulation du bout du
pied.
[0029] Le joueur dispose normalement d'un échantillonnage de crampons et, dans le cas présent,
cela est nécessaire pour équiper suivant la nature du terrain les bossages taraudés
11.
[0030] S'il s'agit de jouer sur une pelouse ou un terrain gras, le joueur monte des crampons
métalliques destinés à pénétrer plus ou moins dans le sol, tout en permettant aux
lèvres 16 de s'aplatir plus ou moins. Pour respecter cet impératif, il choisit alors
des crampons courts 28 ou des crampons moyens 29 ou bien des crampons hauts 30 (figure
4); les crampons sélectionnés sont vissés par leur queue filetée 31 dans l'insert
correspondant 12 jusqu'à ce que le fond 32 de la cuvette de base de leur tête bute
contre la face 14 du bossage conjugué 11 et que la collerette annulaire périphérique
de base 33 de leur tête écrase les crans de l'épaulement 15 de ce bossage.
[0031] S'il s'agit de jouer sur un terrain gelé, le joueur monte des crampons de grand diamètre
34 en polyuréthane, offrant une surface de contact au sol suffisamment grande pour
que les lèvres 16 ne s'aplatissent pas (figure 5). La queue filetée 35 de ces crampons
est alors vissée dans l'insert correspondant 12 jusqu'à ce que la collerette périphérique
saillante 36 de ces crampons s'écrase et s'appuie solidement contre le fond de la
gorge annulaire 13 entourant le bossage conjugué 11.
[0032] S'il s'agit de jouer sur un terrain dur, seules les lèvres 16 doivent intervenir
en s'aplatissant et le joueur s'abstient alors de monter des crampons; cependant,
pour éviter l'obstruction des trous taraudés par la terre, les brins d'herbe ...,
ceux-ci sont obturés par des bouchons 37 (figure 3).
[0033] L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en
détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.
1. Semelle perfectionnée pour chaussure de sport, à saillies sous-jacentes de tenue
sur le terrain, pour la pratique notamment du football, du rugby, du hockey sur gazon
ou autres, comportant des crampons démontables dont la queue filetée est susceptible
d'être vissée dans un bossage taraudéé de cette semelle, ladite semelle étant caractérisée
en ce qu'elle présente en saillie, en combinaison avec les bossages taraudés (11)
coopérant sélectivement avec un échantillonnage diversifié de crampons (28 à 30, 34)
des lèvres saillantes (16) déformables élastiquement et tendant lors de l'utilisation
de la semelle à s'aplatir, les lèvres saillantes (16) entourant concentriquement certains
au moins des bossages taraudés (11).
2. Semelle selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque lèvre saillante
(16) s'amincit de sa base vers son extrémité libre, sa fibre neutre penchant du côte
où elle doit s'aplatir, à l'opposé du bossage taraudé (11).
3. Semelle selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque lèvre (16)
fait saillie de la semelle (1) au-delà de la face libre (14) du bossage taraudé correspondant
(11) d'une hauteur (d) comprise entre 2 et 5 mm.
4. Semelle selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que
la semelle est constituée par une matière plastique relativement souple présentant
une très grande résistance à l'abrasion, sa rigidité se trouvant accrue, notamment
à l'emplacement des crampons, par une surépaisseur qui forme au moins les bossages
précités dans lesquels les inserts taraudés de préférence métalliques sont maintenus
prisonniers.
5. Semelle selon la revendication 4, caractérisée en ce que la semelle est constituée
par un élastomère thermoplastique de polyuréthane, par un copolymère polyéther ou
polyester avec des polyamides ou autre, ces matériaux dont la dureté Shore D est comprise
entre 20 et 40 présentant un module élastique compris entre 100 et 200 MN par m2 et possédant une résistance à l'abrasion remarquable.
1. Verbesserte Sohle für Sportschuhe mit nach unten abstehenden Vorsprüngen zum Vermitteln
eines Halts auf dem Boden, insbesondere für die Ausübung von Fußball, Rugby, Rasenhockey
od. dgl., mit demontierbaren Spikes, deren Gewindeende jeweils in einem mit Gewinde
versehenen Höcker dieser Sohle einschraubbar ist, welche Sohle dadurch gekennzeichnet
ist, daß sie in Kombination mit den selektiv mit einer vielfältigen Auswahl an Spikes
(28 bis 30, 34) zusammenwirkenden, mit Gewinde versehenen Hökkern (11), vorspringend
elastisch verformbare und sich bei Verwendung der Sohle verflachende vorstehende Lippen
(16) aufweist, wobei die vorstehenden Lippen (16) zumindest gewisse mit Gewinde versehene
Höcker (11) konzentrisch umgeben.
2. Sohle nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß jede vorspringende Lippe (16)
von ihrer Basis zu ihrem freien Ende hin dünner wird, wobei ihre neutrale Faser nach
der Seite geneigt ist, wohin sie sich verflachen soll, d. h. gegenüber dem mit Gewinde
versehenen Höcker (11).
3. Sohle nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß jede Lippe (16) von der
Sohle (1) bis über die freie Seite (14) des jeweiligen mit Gewinde versehenen Höckers
(11) in einer Höhe (d) zwischen 2 und 5 mm vorsteht.
4. Sohle nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Sohle aus
einem relativ nachgiebigem Plastikmaterial mit sehr großer Abriebfestigkeit besteht,
wobei ihre Festigkeit, insbesondere an den Stellen der Spikes, durch eine Überdicke
erhöht ist, welche zumindest die genannten Höcker bildet, in denen die, vorzugsweise
metallischen, mit Gewinde versehenen Einsätze festgehalten sind.
5. Sohle nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Sohle aus einem thermoplastischen
Polyurethanelastomeren, aus einem Polyäther- oder Polyester-Copoloymerisat mit Polyamiden
od. dgl. besteht, wobei diese Materialien, deren Shorehärte D zwischen 20 und 40 beträgt,
einen Elastizitätsmodul zwischen 100 und 200 MN pro m2 aufweisen und eine bemerkenswerte Abriebfestigkeit besitzen.
1. Improved sole for sports shoe, with subjacent projections procuring a good hold
on the ground, for use in football, rugby, hockey on grass or like sports, comprising
removable spikes, the threaded end of which is adapted to be screwed into a tapped
boss of said sole, said sole being characterized in that it presents projecting lips
(16), elastically deformable and tending to flatten when the sole is used, in combination
with the tapped bosses (11) cooperating selectively with a variety of spiked (28 to
30, 34), said projekting lips (16) surrounding concentrically at least some of the
tapped bosses (11).
2. Sole according to claim 1, characterized in that each projecting lip (16) becomes
thinner from its base towards its free end, its neutral axis leaning towards the side
where it flattens down, opposedly to the tapped boss (11).
3. Sole according to claim 1, characterized in that each lip (16) projects from the
sole (1) beyond the free face (14) of the corresponding tapped boss (11), by a height
(d) varying between 2 and 5 mm.
4. Sole according to any of claims 1 to 3, characterized in that said sole is made
of a relatively supple plastic material, showing high resistance to abrasion, its
rigidity being increased, especially where the spikes are situated, by an extra thickness
forming at least the said bosses inside which the preferably metallic tapped inserts
are imprisoned.
5. Sole according to claim 4, characterized in that the sole is made either of thermoplastic
polyurethane elastomer, or polyether or polyester copolymer with polyamides or the
like, said materials whose shore hardness varies between 20 and 40, having an elastic
modulus varying between 100 and 200 NM per square meter and showing remarkable resistance
to abrasion.