[0001] L'invention concerne un nouveau type de chaussure de ski intégrée à une fixation
de sécurité multidirectionnelle.
[0002] Comme on le sait, une fixation de sécurité traditionnelle se compose essentiellement
de deux parties :
- une butée avant, destinée à coopérer avec la pointe de la chaussure, dénommée également
"le nez",
- une talonnière arrière, destinée à coopérer avec le talon de la chaussure.
[0003] Pour permettre l'adaptabilité des fixations aux différentes sortes de chaussures,
les zones avant (nez, pointe) et arrière (talon) des chaussures ont des dimensions
normalisées.
[0004] Bien que très largement répandues, ces fixations présentent de nombreux inconvénients.
On peut citer :
- comme la butée et la talonnière sont éloignées du centre de pivot, en cas de chute,
on a une inertie importante, donc un temps de réponse substantiel, donc des risques.
de fractures avant l'ouverture de la fixation ;
- la nécessité d'adapter l'écartement entre la talonnière et la butée pour chaque
pointure de chaussure ;
- l'obligation de faire appel à deux dispositifs distincts pour assurer la sécurité
:
. la talonnière pour les chutes avant,
. la butée avant pour les chutes latérales, alors que ces deux dispositifs ne coopèrent
pas et n'interréagissent pas entre eux ; ainsi, lors d'une chute, la chaussure est
soumise à une torsion, de sorte que l'ouverture de la fixation ne se fait pas toujours
dans les conditions idéales prévues.
[0005] , Récemment, on a proposé de réaliser des ensembles chaussure-fixation intégrée.
[0006] Dans une première version commercialisée, la semelle de la chaussure présente deux
décrochements l'un sur l'avant, l'autre sur l'arrière, destinés à coopérer avec une
butée et une talonnière dont l'écartement est constant. Si l'on règle ainsi en le
supprimant le problème dû aux réglages selon les pointures, en revanche, ces chaussures
ne peuvent pas être utilisées sur d'autres types de fixation . Enfin, là encore, talonnière
et butée travaillent séparément. En outre, ces ensembles n'assurent aucune sécurité
lors des chutes arrière
[0007] Dans une deuxième version, également commercialisée, décrite notamment dans les demandes
de brevets français publiées sous les n° A2.409.063 et 2 409 064 (US-SN 853.258 et
853.500 du 21 Novembre 1977), on a proposé de ménager une plaque sous la semelle de
la chaussure destinée à coopérer avec un organe de verrouillage en protubérance -assujetti
au ski. Si l'on assure ainsi assez bien la sécurité lors des chutes combinées, en
revanche, ce dispositif reste dangereux et gène la marche du fait qu'il est protubérant
et que parfois la chaussure n'est pas parfaitement maintenue sur le ski. (voir aussi
brevet US-A-3 902 729 et Canadien 926 889).
[0008] Dans le brevet US-A-3 061 325, on a décrit un ensemble intégré : chaussure-fixation,
dans lequel la chaussure présente un évidement où vient se loger un élément solidaire
du ski. Malheureusement, cette solution d'une part ne peut fonctionner qu'en tout
ou en rien et d'autre part, est totalement inefficace lors des chutes latérales et
est même parfois dangereuse.
[0009] Dans une version perfectionnée décrite dans les brevets US-A-3 869 136 et 3 957 280,
le ski comporte un bloc destiné à s'engager dans l'évidement ménagé dans la semelle
de la chaussure. Afin de solidariser ce ski à la chaussure, ce bloc présente à l'avant
et à l'arrière des organes de blocage, tels que des ressorts associés à des billes,
destinés à s'appuyer sur les faces avant et arrière de l'évidement. Pour améliorer
l'imbrication de la chaussure sur le ski et éviter les glissements de l'un par rapport
à l'autre, la face interne de l'évidement et la face supérieure du bloc présentent
des rainures inversées destinées à coopérer les unes avec les autres. Malheureusement,
cette disposition n'assure aucune course élastique évitant les ouvertures intempestives,
notamment lors des chutes avant vers le haut, et ne procure également qu'une solidarisation
souvent contestable de l'ensemble de la chaussure. (voir également dans le même sens
les brevets français publiés sous le n° A 2 470 617, autrichien B 317 740 et allemand
A 2 311 175).
[0010] L'invention pallie ces inconvénients. Elle concerne un nouveau type de chaussure
de ski et de fixation de sécurité intégrée qui soit efficace aussi bien lors des chutes
avant que des chutes arrières, que latérales ou combinées, tout en restant adaptable
à n'importe quelles pointures de chaussure en outre et surtout,. ce nouveau dispositif
selon l'invention comporte une course de rappel élastique ce que l'on ne savait obtenir
jusqu'alors. En d'autres termes, ce nouveau dispositif permet à la fixation de se
déclencher, c'est-à-dire de s'ouvrir seulement lorsque l'on a atteint des valeurs
limites prédéterminées, sinon ce dispositif permet de revenir en arrière, ce qui évite
utilement les ouvertures intempestives provoquées dans les dispositifs cités dans
le préambule par le fait justement qu'on ne pouvait revenir en arrière.
[0011] Cette chaussure-fixation multidirectionnelle composée de deux ensembles à savoir
:
- l'un faisant partie intéqrante de la chaussure constitué par un évidement transversal
ménaqé dans la semelle de la chaussure,
- l'autre fixé au ski constitué par un bloc solidaire du ski portant à l'avant comme
à l'arrière des moyens de blocage sur les faces avant et arrière dudit évidement,
[0013]
- en ce que le bloc fixé au ski comprend :
. à l'avant un moyen destiné à venir se loger sous le décrochement correspondant en
creux de la semelle de la chaussure, apte à assurer le maintien de la chaussure.sur
le ski et à assurer le dégagement de la chaussure lors d'une chute arrière,
. et à l'arrière,une pièce mobile apte à coulisser dans un plan horizontal et à pivoter
sur elle-même, destinée à venir se loger sous la partie correspodante en creux de
la semelle de la chaussure, contre laquelle elle est maintenue en pression ;
- et en ce que l'évidement transversal ménagé dans la semelle de la chaussure de ski
comprend sur chacune de ces deux faces avant et arrière, deux décrochements destinés
à coopérer respectivement : -
. sur l'avant,avec ledit moyen de maintien,
. sur l'arrière,avec la pièce mobile coulissable et pivotable.
[0014] Dans une première forme de réalisation, le moyen de maintien situé à l'avant est
formé par un ergot horizontal fixe, le dégagement s'effectuant alors grâce à la compression
et au pivotement de la pièce mobile arrière.
[0015] Dans une seconde forme de réalisation préférée :
- le moyen de maintien situé à l'avant est formé par un ergot coulissable dans un
plan horizontal selon l'axe longitudinal, maintenu en pression par le même moyen de
compression agissant sur la pièce mobile arrière coulissable et pivotable, par exemple
un ressort spiralé ;
- le moyen de maintien situé à l'avant a une forme générale vue de dessus légèrement
arrondie et a une section générale en forme de V dissymétrique ouvert vers le bas
; le dessous de la semelle de la chaussure présente alors à l'avant un décrochement
femelle de forme correspondante ; afin d'assurer une meilleure tenue verticale de
la chaussure pendant l'action du skieur, la face inférieure du V dissymétrique présente
une légère rainure qui formera ainsi un point précis de déclenchement lors des chutes
arrières ;
- la pièce mobile coulissable pivotante, maintenue en compression par un ressort dont
la pression est réglable, présente deux lumières symétriques dans lesquelles sont
engagés deux axes verticaux, la face arrière de cette pièce ayant :
. vu de dessus, une forme générale en V ou en U dont les deux branches se raccordent
par une portion d'arc de cercle,
. vu en coupe, une forme de V dont la branche supérieure est inclinée vers le haut
pour assurer la mise en place de la chaussure, alors que la branche inférieure est
inclinée vers le bas pour assurer le dégagement lors des chutes avant ou combinées
;
' - l'arrière de la chaussure présente un moyen pour permettre le dégagement de la
chaussure à l'arrêt : ce moyen de dégagement est constitué par un levier escamotable
lors -de la marche,qui est solidaire du talon de la chaussure et prend appui sur le
ski lui-même.
[0016] La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent
ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent donnés à titre indicatif
et non limitatif, à l'appui des figures annexées.
La figure 1 est une représentation très schématique montrant un tel ensemble chaussure-fixation
intégrée, positionné sur le ski.
La figure 2 est une vue perspective sommaire de l'ensemble bloc-fixation positionné
sur le ski.
Les figures 3,4 et 5 montrent respectivement : vu de dessus, en vue trois quart perspective
et en coupe, la pièce mobile coulissable pivotante arrière.
Les figures 6 et 7 montrent respectivement vu de dessus et en coupe longitudinale
l'ensemble bloc de fixation positionné sur la partie médiane du ski.
La figure 8 est une autre forme de réalisation montrant un tel ensemble de fixation
coopérant avec la semelle vue de dessous.
La figure 9 montre en coupe une chaussure de ski et plus précisément la semelle réalisée
conformément à l'invention.
Les figures 10 et 11 montrent en vue perspective sommaire respectivement vue d'un
côté, puis de l'autre, le dessous d'une telle semelle.
Les figures 12 et 13 montrent respectivement en position sur le ski et en position
de marche, l'organe permettant le déchaussage.
Les figures 14 et 15 montrent vu de dessus respectivement le corps de l'organe de
fixation dans lequel viendront se positionner les différentes pièces et la pièce de
maintien positionnée à l'avant de la fixation.
[0017] La figure 1 montre schématiquement un ski (1) avec sa spatule (2) équipé d'un ensemble
chaussure (3)-bloc fixation (4) intégré, multidirectionnel, fixé - au ski (1).
[0018] La figure 2 montre en vue perspective sommaire l'ensemble bloc (4) fixé sur la partie
médiane (5) du ski (1) par des vis (6). Cet ensemble est formé par un bloc (10) en
matière plastique moulée (polyamide, polya- cétal) sur lequel vient se plaquer un
couvercle (14) également moulé. Ce bloc (10) qui peut être monobloc présente :
- dans la direction de l'avant du ski un ergot horizontal (11) ayant, vu de dessus,
une forme générale (12) légèrement arrondie (voir figure 15) et une section générale
(13) en forme de V dissymétrique ouvert vers le bas. Cet ergot (11) apte à coulisser
dans un plan sensiblement horizontal par rapport au ski est maintenu en pression par
un ressort spiralé (voir figures 6 et 7) ; cet ergot est destiné à assurer le maintien
de la chaussure sur le ski et à assurer le dégagement de la chaussure lors des chutes
arrières ;
- dans la direction de l'arrière du ski, un logement (15) où viendra se loger la pièce
mobile coulissable et pivotante détaillée aux fiqures 3 à 5.
[0019] Cette pièce mobile (20) (voir figures 3,4 et 5) également en plastique ou en métal
moulé (par exemple en aluminium moulé par gravité), a,vu de dessus,sur le côté-de
la face mâle arrière destinée à venir au contact de la chaussure, une forme générale
d'un V très aplati, voire d'un U, dont les branches (22) et (23) se raccordent par
une portion d'ârc de cercle (24), destiné à maintenir et à centrer la chaussure (3)
lors de la pratique du ski. Les branches (22-23) de ce V horizontal sont bordées par
des raccords (21). En coupe, cette face arrière présente deux rampes (25) et (26)
également en forme de V destinées respectivement :
- la rampe supérieure (25),à la mise en place de la chaussure (3),
- la rampe inférieure (26), au dégagement de la chaussure'(3) lors d'une chute.
[0020] Comme on le verra plus tard, ces rampes (22-23) du V horizontal jouent lors des chutes
latérales, alors que les rampes (25) et (26) du V vertical jouent lors des chutes
avant.
[0021] La face avant (27) de cette pièce mobile (20) présente une cuvette (28) destinée
à recevoir la tête d'appui hémisphérique (29) d'un ressort. spiralé horizontal (30)
de compression. Afin de créer un meilleur centrage de la chaussure (3) dans l'axe
du ski et un point dur s'opposant aux déclenchements latéraux intempestifs, le fond
de cette cuvette (28) peut être creusé de manière à recevoir cette tête d'appui (29).
[0022] Enfin, cette pièce mobile (20) présente deux lumières (31-32), symétriques par rapport
à l'axe longitudinal (33), légèrement courbées vers cet axe (33), dans lesquelles
viennent se loger deux axes verticaux (34) et (35) fixés dans l'embase du corps (10).
Ces lumières (31-32) autorisent ainsi le coulissement horizontal de la pièce (20)
vers l'avant de la chaussure (recul) et leur courbure permet le pivotement de la pièce
(20) autour des deux axes verticaux (34) et (35) en comprimant le ressort (30) grâce
à la tête (29).
[0023] Ainsi les deux fonctions recul et pivotement se trouvent combinées.
[0024] La pièce mobile caractéristique (20) est positionnée dans un plan parallèle à la
face supérieure (36) (voir figure 2) du couvercle (14) du corps (10) et coulisse et
pivote dans un logement (37) (voir figure 14) prévu à cet effet dans le corps (10).
Il est à souligner que le plan de la portion médiane (5) du ski et celui de la face
supérieure (36) du corps (10) fixé sur cette portion (5) ne sont pas parallèles, mais
forment un angle de l'ordre de 10 degrés environ (voir figure 7), de manière à permettre
une mise en place aisée du talon de la chaussure dans le décrochement en creux prévu
à cet effet par une course de compression suffisante.
[0025] L'autre extrémité du ressort. taré comprimé (30) est enchassée dans une butée (40)
qui prend appui sur l'ergot coulissable (11). Par un filetage approprié (41), cette
butée (40) peut coulisser horizontalement dans un logement (42) prévu à cet effet
dans le corps (48) de l'ergot (11). Une vis de réglage latérale (43) qui agit sur
un pignon (44) et sur un renvoi (45), coopère avec le filetage (41), qui en tournant
déplace ainsi longitudinalement la butée (40) et par voie de conséquence comprime
le ressort et donne le réglage de dureté désiré. On peut remplacer l'ensemble (44-45)
par une câme transversale.
[0026] Cet ensemble est placé dans un logement (46) prévu à cet effet dans le bloc (10)
.
[0027] Dans une variante, la tête d'appui (29) présente un canal longitudinal dans lequel
viendra se loger une tige rigide mais souple, telle qu'une corde à piano dont l'extrémité
débouche à l'intérieur du ressort taré (30). De la sorte, lors d'un déclenchement
latéral, cette corde à piano aura tendance à ramener la pièce mobile (20) dans l'axe
longitudinal du ski et par voie de conséquence, la chaussure. En revanche, cette corde
à piano n'a aucune action lors d'une chute avant.
[0028] La face avant inférieure (47) de l'ergot (11) proprement dit, est inclinée vers le
ski de manière à assurer le contrôle des chutes arrières. Si cet ergot (11) était
fixe et non coulissable comme représenté, on ne contrôlerait plus ces chutes arrières.
[0029] La figure 8 montre une autre forme de réalisation de l'invention dans laquelle le
corps (48) de l'ergot (11) présente un canal (50) qui se termine par une portion filetée
(51), dans laquelle viendra se loger un axe fileté (52) en appui de la butée (40).
Ainsi en passant un tourne-vis dans ce canal (50), on peut régler la pression, donc
la dureté du ressort (30).
[0030] En outre, ce corps (48) coulisse sur deux rails (53) et (54) prévus à cet effet au
bord du logement (46).
[0031] Les bords latéraux (55) et (56) de l'ergot proprement dit (11) sont biseautés afin
de servir de point d'appui et de pivotement pour la chaussure (3) lors d'une chute-latérale
dans la direction du côté opposé.
[0032] La semelle (7) de la chaussure (3) (voir figures 9 à 11) présente à l'avant un nez
(60) normalisé et à l'arrière un talon (61) également normalisé.
[0033] L'intérieur (62) de cette semelle (7) de cette chaussure est évidé transversalement
et présente :
- à l'avant, une entaille femelle (63) en forme de décrochement avec deux rebords
(64) et (65) et une rampe (66) inclinée vers l'arrière ; cette rampe (66) présente
une inclinaison identique mais complémentaire à celle de la rampe (47) de l'ergot
(11), de manière à coopérer par emboitement avec celle-ci ; de même les pentes et
les dimensions des rebords (64) et (65) sont identiques,mais complémentaires des rebords
inclinés (55) et (56) de l'ergot (11) ;
- à l'arrière, un bossage (67) arrondi également, formant décrochement, venu de moulage,
comportant deux rampes (68), (69) inclinées, mais d'inclinaisons identiques et complémentaires
aux rampes (25), (26) de manière à coopérer par emboitement avec celles-ci ; (90)
désigne une plage d'appui pour la face supérieure de (20).
[0034] La chaussure (3) est en matière plastique injectée semi-rigide (polyuréthane, A B
S...). Avantageusement, la semelle et plus précisément les zones de contact (63-64-65-67-68-69)
avec l'ensemble fixation de sécurité sont réalisées en un matériau semi-rigide auto-lubrifiant,
résistant mécaniquement et à l'abrasion (polyamide, PTFE...). De manière connue, la
semelle comporte également un cambrion raidisseur (70).
[0035] La mise en place de la chaussure (3) sur le bloc de fixation s'effectue de la manière
suivante.
[0036] Le skieur chaussé introduit l'entaille femelle avant (63) sur l'ergot coulissable
(11) du bloc (10) de la fixation.' Il recule alors son pied pour bien engager la rampe
(66) sur la rampe correspondante (47). Il porte ensuite tout son poids à l'arrière.
A ce moment, la rampe (68) entre en contact avec la rampe (25) des branches (22-23.)
en V de la pièce mobile (20). Ce faisant, la rampe (68) glisse sur cette rampe (25)
ét ainsi fait coulisser la pièce mobile (20) dans un plan horizontal tout en comprimant
le ressort (30), ce qui assure simultanément du côté avant une meilleure compression
de la rampe (66) sur la rampe (47). Lorsque le sommet de cette rampe mâle (69) passe
sur le sommet de la rampe (25), la rampe inférieure (26) vient alors immédiatement
se plaquer fermement contre la rampe mâle (68) pour assurer l'emboitage sous l'effet
de la compression du ressort (30). La chaussure (3) est alors verrouillée sur le ski
(1). Dans cette position, il subsiste néanmoins un léger jeu entre le dessous de la
semelle (7) et la portion médiane (5) du ski, de manière à éliminer les frottements.
[0037] Lors d'une chute avant, la semelle (7) de la chaussure se lève de l'arrière. Alors,
la rampe (69) de la semelle sollicite la rampe inférieure (26) de la pièce mobile
(20) en comprimant le ressort (30). On règle ce ressort (30) a la dureté désirée,
afin de ne pas faire jouer la fixation de manière intempestive. Une chute latérale
provoque sur la pièce mobile coulissante pivotante (20) une force latérale qui dans
un premier temps fait coulisser cette pièce (20) en la faisant basculer autour de
l'axe vertical (35-36) situé à l'opposé de cette force tout en comprimant le ressort
(30), afin d'éviter également les ouvertures intempestives. Plus précisément, lors
d'une chute à droite, la portion droite de la rampe inférieure (68) de la semelle
appuie sur la portion droite de la rampe inférieure (26) de la pièce mobile (20),
ce qui fait alors pivoter cette pièce (20) autour de l'axe vertical gauche (35). En
revanche, lors d'une chute à gauche, le pivotement s'effectùe de la même façon, mais
autour de l'axe vertical droit (36).
[0038] Lors d'une chute arrière, la rampe (66) de la semelle sollicite la rampe inférieure
(47) de l'ergot (11) qui coulisse alors longitudinalement en comprimant ce même ressort
(30).
[0039] Lors des chutes combinées, c'est-à-àire avant (ou arrière) et latérales, chutes qui
de loin sont les plus fréquentes et que malheureusement ne permettent pas de contrôler
les fixations actuelles classiques de sécurité, on effectue alors toutes les combinaisons
possibles de ces différents mouvements.
[0040] Lors d'une chute latérale avec dégagement en oblique, le déplacement latéral horizontal
provoque le basculement des rampes en V (22-23) horizontales, alors que la composante
de force oblique agit sur les rampes (25-26) en provoquant une compression du ressort
(30). Comme ces deux paires de rampes (22,23,24,25,26) sont réunies dans une seule
et même pièce (20) et au même endroit, on a bien une action simultanée dans les deux
directions. Ainsi la composante de force finale peut jouer dans n'importe quelle direction,
ce qui assure le déchaussage dans les meilleures conditions de sécurité.
[0041] On a donc bien réalisé ainsi un ensembla multidirectionnel, ce que l'on ne savait
pas faire jusqu'alors.
[0042] Dans une autre forme de réalisation perfectionnée non illustrée, le bossage (67)
de la semelle présente en son centre un autre bossage mâle destiné à venir se loger
dans le raccord en arc de cercle (24) pour former ainsi un point dur et assurer un
meilleur maintien de la chaussure (3) sur le ski (l). En effet, pour que ce bossage
mâle puisse quitter cette cuvette (24), il faut exercer des forces de compression
appréciables sur le ressort (30), ce qui évite les ouvertures intempestives et surtout
permet de bien maintenir et s'il y a lieu de ramener en permanence le pied dans l'axe
longitudinal (33), c'est-à-dire dans l'axe du ski (1) pendant la pratique du ski.
[0043] Pour assurer le déchaussage (voir figures 12 et 13), le dessous du talon (61) présente
un levier rigide (80) en forme de pédale, par exemple en matière plastique ou en métal
moulé, articulé à la base autour d'un axe horizontal (81) passant en (91). Cett pédale
(80) comporte dans l'ordre :
- une petite portion (82) destinée à prendre appui sur le ski (l) lors du basculement,
située au niveau de l'axe de pivotement (81) ;
- une rampe de raccordement (83) qui s'appuiera sur le ski (1) et plus précisément
sur la portion médiane (5) afin d'assurer l'effort d'ouverture ;
- puis un bras de levier (85) ;
- et enfin une surface d'appui (86).
[0044] Lors de la pratique du ski, cette pédale (80) est dans la position montrée à la figure
12, c'est-à-dire en position sortie. Lorsque le skieur désire déchausser, il lui suffit
d'appuyer sur la surface d'appui (66). Ce faisant, le raccord (84) vient alors prendre
appui sur le ski (1) et grâce à l'axe (81) soulève la semelle (7). On se retrouve
donc dans les mêmes conditions que dans une chute avant qui serait alors provoquée
'et le dégagement se fait dans les mêmes conditions.
[0045] Lorsqu'il désire marcher, le skieur (voir figure 13) bascule cette pédale (80) sous
la semelle (7) jusqu'à venir la replier dans un logement (83) prévu à cet effet. De
la sorte, cette pédale (80) ne le gène pas lors de la marche.
[0046] De même, lorsque le skieur équipé de cette chaussure (3-7) de ski veut pratiquer
le ski avec des fixations de sécurité traditionnelles, il lui suffit de replier cette
pédale (80) comme précédemment. Il verrouille alors la chaussure sur la butée et la
talonnière grâce au nez (60) et au talon (61) normalisés. Dans ce cas, le levier (85)
prend appui sur le ski et notamment sur les différents types de freïns de ski.
[0047] L'ensemble chaussure-fixation intégrée selon:l'invention présente de nombreux avantages
par rapport aux solutions commercialisées à ce jour. On peut citer :
- l'absence de réglage de l'écartement butée-talonnière en fonction des pointures,
ce qui est idéal pour un parc de location ;
- la possibilité pour la chaussure de pouvoir néanmoins s'adapter aux fixations classiques
normalisées du marché
- la sécurité nettement améliorée, puisque le même dispositif est multidirectionnel
et agira aussi bien lors des chutes avant, des chutes arrière, des chutes latérales
ou même des chutes combinées ;
- la possibilité d'avoir une grande course élastique avant le déclenchement de l'ouverture,
ce qui évite les déchaussages intempestifs ;
- la légèreté et la compacité ;
- le nombre restreint de pièces par rapport aux fixations traditionnelles ;
- l'obtention d'un point de pivotement ergonométri- que, puisque l'axe général de
pivotement et de déclenchement du dispositif est pratiquement confondu avec l'axe
de la jambe.
1/ Chaussure de ski à fixation multidirectionnelle intégrée, du type formé par deux
ensembles constitués respectivement :
- l'un par un évidement transversal (62) ménagé dans la semelle (7) de la chaussure
(3) ;
- l'autre par un bloc (4) solidaire du ski (1) portant à l'avant comme à l'arrière
des moyens de blocage sur les faces avant et arrière dudit évidement (62), caractérisée
:
- en ce que le bloc (4) fixé au ski (1) comprend :
. à l'avant, un moyen (11) destiné à venir se se loger sous un décrochement (63) correspondant
en creux,ménagé à l'avant de l'évidement (62) de la semelle (7) de la chaussure (3)
sur le ski (1) et à assurer le dégagement de la chaussure (3) lors d'une chute arrière
;
. et à l'arrière, une pièce mobile (22-23) apte à coulisser dans un plan horizontal
et à pivoter sur elle-même,destinée à venir se loger sous la partie correspondante
(69) ménagée en creux sur la face arrière de l'évidement (62) appliqué dans la semelle
(7) de la chaussure et contre laquelle elle est maintenue en pression ;
- et en ce que l'évidement transversal 62) ménagé dans la semelle (7) de la chaussure
de ski (3) comprend sur chacune de ces deux faces avant (63) et arrière (6-9) deux
décrochements (63) et (69) destinés à coopérer respectivement :
. sur l'avant (63) avec ledit moyen de maintien (11) ;
. sur l'arrière (69) avec la pièce mobile coulissable et pivotable (22-23).
2/ Chaussure à fixation intégrée selon revendication 1, caractérisée en ce que le
moyen de maintien (11) situé à l'avant du bloc (4) est formé par un ergot horizontal
(11,12,13) fixe.
3/ Chaussure de ski selon revendication 1, caractérisée en ce que le moyen de maintien
(11) situé à l'avant du bloc (4) est formé par un ergot (11,12,13) coulissable dans
un plan horizontal selon l'axe longitudinal, maintenu en pression par un ressort (30)
agissant sur la pièce mobile.arrière coulissable et pivotable (22-23).
4/ Chaussure-fixation selon revendication 3, caractérisée :
- en ce que le moyen de maintien (11) situé à l'avant a une forme générale vue de
dessus (12) légèrement arrondie et une section générale (13) en forme de V dissymétrique
ouvert vers le bas,
- et en ce que la face avant (63) de l'évidement (62) ménagé dans la chaussure (3)
présente un décrochement femelle (63-66) de forme correspondante.
5/ Chaussure-fixation selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que
la pièce mobile coulissable pivotable (22-23) placée à l'arrière du bloc (4) maintenue
en compression par un ressort (30) présente deux lumières symétriques (31-32) dans
lesquelles sont engagés deux axes verticaux (34-35), la face arrière de cette pièce
ayant :
- vu de dessus,une forme générale en V ou en U (21,22,23,24), dont les deux branches
se raccordent par une portion d'arc de cercle (24) ;
- vu en coupe,une forme de V (25-26) dont la branche supérieure (25) est inclinée
vers le haut pour assurer la mise en place de la chaussure, alors que la branche inférieure
(26) est inclinée vers le bas pour assurer le dégagement lors des chutes avant ou
combinées.
6/ Chaussure-fixation selon la revendication 1 à 5, caractérisée en ce que la chaussure
(3) présente à l'arrière un levier (80) escamotable,lors de la marche, sous ladite
semelle (7) qui est solidaire du talon de la chaussure (3) et prend appui sur la face
supérieure (5) du ski (1) lui-même, cedit levier (80) permettant le dégagement de
la chaussure à l'arrêt.
7/ Chaussure de ski à fixation multidirectionnelle intégrée du type formé par deux
ensembles constitués respectivement :
- l'un par un évidement transversal (62) ménagé dans la semelle (7) de la chaussure
(3) ;
- l'autre par un bloc (4) solidaire du ski (1) portant à l'avant comme à l'arrière
des moyens de blocage sur les faces avant et arrière dudit évidement (62), caractérisée
:
- en ce que le bloc (4) fixé au ski (1) comprend :
à l'avant, un ergot horizontal (11,12,13) destiné à venir se loger dans un décrochement
(63) correspondant en creux ménagé à l'avant de l'évidement (62) de la semelle (7)
de la chaussure (3),.apte à assurer le maintien de la chaussure (3) sur le ski (1)
et assurer le dégagement de la chaussure (3) lors d'une chute arrière, ledit ergot
(11, 12, 13) étant coulissable dans un plan horizontal selon l'axe longitudinal et
étant maintenu en pression par un ressort (30) agissant sur la pièce mobile arrière
coulissable et pivotable (22-23), cet ergot (11) ayant en outre une forme géné rale
vue de dessus (12) légèrement arrondie et une section générale (13) en forme de V
dissymétrique ouvert vers le bas, la face avant (63) de l'évidement (62) présentant
alors un décrochement femelle (63-66) de forme correspondante ;
. et à l'arrière, une pièce mobile (22-23) apte à coulisser dans un plan horizontal
et à pivoter sur elle-même,destinée à-venir se loger sous la partie correspondante
(69) ménagée en creux sur la face arrière de l'évidement (62) appliqué dans la semelle
(7) de la chaussure et contre laquelle elle est maintenue en pression par un ressort
(30), cette pièce (22-23) présente deux lumières symétriques (31-32) dans lesquelles
sont engagés deux axes verticaux (34-35), la face arrière de cette pièce ayant :
- vu de dessus,une forme générale en V ou en U (21,22,23,24), dont les deux branches se raccordent par une portion d'arc de cercle
(24) ;
- vu en coupe une forme de V (25-26) dont la branche supérieure (25) est inclinée
vers le haut pour assurer la mise en place de la chaussure, alors que la branche inférieure
(26) est inclinée vers le bas pour assurer le dégagement lors des chutes avant ou
combinées;
- et en ce que l'évidement transversal (62) ménagé dans la semelle (7) de la chaussure
(3) comprend sur chacune de ces deux faces avant (63) et arrière (69) deux décrochements
(63) et (69) destinés à coopérer respectivement :
. sur l'avant (63) avec l'ergot (11) ;
. sur l'arrière (69) avec la pièce mobile coulissable et pivotable (22-23).