[0001] La présente invention concerne une plaquette à face rayonnante alvéolée pour brûleur
radiant.
[0002] D'une façon générale, des plaquettes pour brûleurs radiants comportent des rangées
de trous les traversant et servant à canaliser le mélange combustible-comburant de
la face arrière de la plaquette à la face rayonnante. Pour augmenter le pouvoir rayonnant
de la plaquette, on a déjà envisagé dans l'art antérieur de former, dans la face frontale
de la plaquette,des cavités ou alvéoles groupant plusieurs trous. En effet, un trou
qui a été tronqué avant de déboucher dans la face frontale de la plaquette répartit
la flamme qu'il produit de façon qu'elle chauffe les surfaces environnantes de la
cavité ou alvéole.
[0003] Cependant, dans les plaquettes connues, les alvéoles formés laissent subsister entre
eux un certain nombre de trous qui ne participent pas ainsi à l'augmentation du pouvoir
rayonnant de la plaquette.
[0004] L'invention a pour but de remédier aux inconvénients précités, et à d'autres, des
réalisations connues à l'aide d'une plaquette à face frontale alvéolée pour brûleur
radiant, formée d'une matière céramique, comportant des rangées de trous de passage
de mélange comburant-combustible et dans laquelle il est possible de ménager des alvéoles,
réparties de façon régulière en rangées et faisant intervenir tous les trous existant
dans la plaquette, quel que soit le motif de quinconçage, de quadrillage ou de décalage
des rangées de trous
[0005] On obtient ainsi un transfert maximal de chaleur entre les flammes et la plaquette
par augmentation de la surface de contact avec le matériau de la plaquette, tous les
produits de combustion balayant les parois des alvéoles.
[0006] Il en résulte une élévation de température de ces parois et, par conséquent, à puissance
consommée égale, une augmentation sensible. de la puissance rayonnée, donc du rendement
de.rayonnement.
[0007] En outre, on obtient une diminution des pertes par conduction vers l'arrière de la
plaquette, la quantité de matière existant entre deux alvéoles adjacents étant réduite
au minimum et également l'émisivité étant augmentée grâce au relief particulièrement
prononcé de la face rayonnante de la plaquette.
[0008] Pour résoudre le problème-conformément à la présente invention, on part des considérations
géométriques suivantes :
[0009] Etant donné une plaquette comportant plusieurs rangées de trous qui peuvent être
répartis conformément à un quadrilllage, un quinconçage ou un décalage quelconque,
comme cela sera précisé par la suite, il faut d'abord définir la répartition des bases
des alvéoles sur la face frontale de la plaquette par rapport à ces rangées. On choisit
un trou quelconque d'une rangée : on considère soit quatre, soit six trous voisins
de ce trou quelconque ; cependant il est à noter que cette alternative n'a aucun effet
limitatif sur l'invention car on peut partir de l'un ou l'autre nombre de trous voisins
pour trouver un ensemble d'alvéoles satisfaisant.
[0010] A partir du centre de ce trou quelconque, on trace des vecteurs joignant ce centre
aux centres des trous voisins. On obtient ainsi quatre ou six vecteurs caractérisés
par leur direction, leur sens et leur longueur. La figure formée par des segments
joignant les extrémités desdits vecteurs définit ce qu'on appellera dans la suite
la base théorique d'alvéole. Suivant le nombre de vecteurs, cette figure a une forme
de quadrilatère ou d'hexagone. Dans cette figure, si on considère un vecteur donné,
il existe toujours, par rapport à ce vecteur, un vecteur placé à droite, un vecteur
placé à gauche et un vecteur placé à l'opposé, qui sera appelé "vecteur contraire"
car il ne se confond pas toujours, notamment quand la figure a la forme d'un polygone
irrégulier, avec le vecteur opposé au sens mathématique du terme.
[0011] Ainsi, selon l'invention, la plaquette à face frontale alvéolée pour brûleur radiant,
formée d'une matière céramique et comportant des rangées de trous de passage de mélange
comburant-combustible, est caractérisée en ce que les alvéoles sont ménagés dans la
face frontale rayonnante de la plaquette suivant une famille de motifs de distribution
régulière en rangées, généralement différentes des rangées de trous, en ce que tous
les trous existant dans la plaquette débouchent chacun en totalité ou en partie et
cela dans toutes les conditions de distributions régulières quinconcées, quadrillées
ou décalées des rangées de trous, dans les alvéoles correspondants contenant chacun
un trou central, et en ce que la famille de motifs de répartition régulière d'alvéoles
dans la face rayonnante de plaquette est déterminée de la façon suivante :
- on définit une base théorique d'alvéole en traçant à partir du centre d'un trou
donné quatre ou six vecteurs joignant ce centre aux centres des quatre ou six trous
voisins choisis et en joignant les extrémités de ces quatre ou six vecteurs ainsi
choisis, à chacun desquels sont toujours associés un vecteur de droite, un vecteur
de gauche et un vecteur contraire,
- on trace à partir de l'extrémité de chacun de ces vecteurs choisis, un vecteur de
même longueur orienté en sens inverse à leur vecteur contraire associé,
- on trace, à partir de l'extrémité de chacun de ces nouveaux vecteurs, soit chaque
fois un vecteur identique à leur vecteur de droite associé, soit chaque fois un vecteur
identique à leur vecteur de gauche associé, les points correspondant aux extrémités
des vecteurs cités en dernier définissant, dans chacune des deux possibilités ainsi
crées, les centres des bases théoriques des alvéoles adjacents à celui de départ,
semblables et de même orientation, cette orientation étant définie par celle de la
plus grande diagonale passant par le centre de l'alvéole, et
- en opérant ensuite de proche en proche, on détermine l'un des deux motifs de répartition
régulière d'alvéoles selon le choix de l'une ou l'autre des deux possibilités.
Selon d'autres particularités de l'linvention :
- la base théorique des alvéoles a une forme d'hexagone régulier ou non régulier suivant
le degré de décalage des différentes rangées de trous de la plaquette ;
- la base théorique des alvéoles a la forme d'un quadrilatère irrégulier ou en forme
de rectangle ou de carré suivant le degré de décalage des différentes rangées de trous
de la plaquette.
- la base réelle des alvéoles est définie soit par un cercle, soit par un polygone
semblable à celui de la base théorique, ledit cercle ou polygone devant couper ou
contenir chacun des trous dont les centres sont situés sur le pourtour de la base
théorique d'alvéole ;
- en profondeur, chaque alvéole a un profil cylindrique, conique, hémisphérique ou
un autre volume de révolution ;
- chaque alvéole a en profondeur un profil à facettes ;
- chaque alvéole a en profondeur un profil constitué par un ou plusieurs volumes de
révolution complets ou tronqués, par exemple un profil cylindroconique ;
- l'angle au sommet du fond d'alvéole, partant du centre du trou central dudit alvéole,
est compris entre environ 30 et 180' ;
- les orifices ménagés dans la plaquette sont de préférence cylindriques et on un
diamètre compris entre environ 0,4 et 5 mm ;
- la profondeur des alvéoles est comprise entre 0,5 mm et 3/5 de l'épaisseur de plaquette
;
- le diamètre équivalent de la base théorique de l'avéole est défini par la somme
des diamètres de deux trous voisins et de l'épaisseur de matière entre ces deux trous
;
- pour reculer la limite de rentrée de combustion par augmentation de la vitesse d'écoulement
du mélange combustible-comburant, on bouche un ou plusieurs orifices de chaque alvéole.
[0012] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans
la suite de la description donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence aux
dessins annexés dans lesquels :
- la fig. 1 est une vue en plan partielle de la face rayonnante d'une plaquette de
brûleur radiant, mettant en évidence le processus de détermination des motifs de distribution
régulière des alvéoles dans la plaquette,
les figs. 2 et 3 montrent les différentes répartitions d'alvéoles qu'on peut obtenir
dans le cas d'un quinconçage équilatéral des trous des rangées,
- les figs. 4 et 5 montrent les différentes répartitions d'alvéoles qu'on peut obtenir
dans le cas d'un quadrillage des trous de rangées,
-les figs. 6 et 7 montrent les différentes répartitions d'alvéoles qu'on peut obtenir
dans le cas d'un décalage quelconque des rangées de trous,
- les figs. 8 et 9 montrent, pour une même disposition des rangées de trous et une
même base théorique d'alvéole, deux motifs d'alvéoles hexagonaux réels qu'il est possible
d'obtenir conformément à la présente invention,
- les figs.10 et 11 représentent deux coupes transversales des plaquettes des figures
8 et 9, faites respectivement suivant les lignes X-X et Y-Y de façon à montrer le
profil en profondeur des alvéoles, et
- les figs 12A à 12E sont des coupes transversales de plaquettes montrant différents
profils en profondeur des alvéoles.
[0013] Sur la fig. 1, on a représenté, en vue en plan, une partie d'une plaquette pour brûleur
radiant comportant plusieurs rangées de trous désignés par T et on a mis en évidence
les processus géométriques qui permettent d'obtenir les motifs de répartition régulière
d'alvéoles dans la face rayonnante de la plaquette conformément à la présente invention.
[0014] Pour un trou donné, tel que celui dont le centre est désigné par 0, on peut considérer
qu'il existe six trous voisins dont les centres sont désignés respectivement par A,
B, C, D, E et F. Pour bien définir les positions relatives des trous, on trace, à
partir du centre 0 du trou donné des vecteurs reliant ce centre aux centres des trous
voisins, ce qui donne les vecteurs OA, OB, OC, OD, OE, et OF.
[0015] Les alvéoles à ménager dans la plaquette sont définis par leur base théorique, c'est-à-dire
leur base géométrique, et leur profil en profondeur. La forme réelle des alvéoles
est ensuite déterminée à partir du profil théorique en tenant compte, des conditions
de mise en oeuvre, telles que les conditions technologiques d'usinage , de moulage
et autres façonnages.
[0016] Dans l'exemple de réalisation de la fig. 1, il exsite deux cas de figure, suivant
que :
- on relie entre eux les points extrêmes des six vecteurs, ce qui donne à la base
théorique d'alvéole une forme d'hexagone AV comme indiqué sur la partie gauche de
la fig. 1, on fait intervenir seulement quatre vecteurs OA, OC, OD, OF et on obtient
alors une base théorique d'alvéole en forme de quadrilatère AVL, comme indiqué sur
la partie droite de la fig. 1, l'orientation principale du quadrilatère étant définie
par la plus grande diagonale passant par le centre de l'alvéole, c'est-à-dire AD sur
la fig. 1.
[0017] On va maintenant décrire comment on obtient les différents motifs de répartition
d'alvéoles.
[0018] On part d'un vecteur donné OA. Pour ce vecteur OA, il existe, dans tous les cas de
figure,un vecteur de droite OB, un vecteur de gauche 0F et un vecteur placé à l'opposé
OD,qui est appelé le vecteur contraire du vecteur doné car, s'il est directement opposé
au vecteur OA sur la figure considérée, il peut arriver que ce vecteur ne soit pas
placé dans cette condition géométrique précise, comme le montre par exemple les figures
6 et 7.
[0019] A partir de l'extrémité A du vecteur OA, on trace un vecteur AA
1 qui est parallèle de même longueur, et de sens opposé au vecteur contraire OD. Puis,
à partir du point A
1, on trace un vecteur A1O1 qui est parallèle, de même longueur et de même sens que
le vecteur de droite OB. Le point O
1 ainsi obtenu est le centre de la base théorique d'un alvéole AV
1.
[0020] En opérant de la même manière pour les cinq autres vecteurs partant du point 0, on
obtient finalement pour une base théorique centrale AV six bases théoriques voisines
et, en opérant ensuite de proche en proche, on obtient dans l'ensemble de la plaque
frontale de la plaquette un motif de répartition d'alvéoles qui fait intervenir tous
les trous débouchant chacun en totalité ou en partie dans un alvéole et qui peut être
établi pour n'importe quel motif de distribution desdits trous, c'est-à-dire pour
n'importe quel motif de quinconçage, ou quadrillage, ou décalage quelconque.
[0021] Le motif de répartition correspondant au point O
1 n.'est pas unique. En effet, à partir du point A
1, on peut tracer un vecteur parallèle, de même longueur et de même sens que le vecteur
de gauche OF, ce qui donne le vecteur A11O'1.Ce point 0'
1 constitue le centre d'une base théorique d'alvéole, désignée par AV'
1 sur la fig. 1 et qui correspond à un autre motif de répartition d'alvéoles hexagonaux.
[0022] Sur la partie droite de la fig. 1, après définition de la base théorique d'alvéole
en forme de quadrilatère AVL, on choisit un vecteur donné OA, on trace le vecteur
AA1 parallèle, de même longueur et de sens inverse au vecteur contraire OD puis on
trace soit un vecteur identique au vecteur de droite OC pour arriver au point O"
1, soit un vecteur iden- tique au vecteur de gauche OF pour arriver au point O"'
1. Ces points 0"
1 et 0"'
1 constituent les centres de bases théoriques d'alvéoles, désignées respectivement
par AVL
1 et AVL'
1 et définissant deux motifs de répartition d'alvéoles en forme de quadrilatère.
[0023] Sur les figures 2 à 7, on a représenté plusieurs motifs de répartition d'alvéoles
qui peuvent être obtenus en fonction des motifs de.distribution des trous et des rangées
dans la plaquette. Ainsi, sur la fig. 2, on a affaire à une distribution de trous
correspondant à un quinconçage équilatéral et on obtient, dans ce cas, des alvéoles
en forme d'hexagone régulier. On a désigné par AV
1 à AV
7, et par des lignes en trait plein, les alvéoles du type obtenu à partir du vecteur
de droite et par AV'
l à AV'
4, et par des lignes en trait interrompu, les alvéoles des motifs obtenus à partir
du vecteur de gauche.
[0024] Sur la fig. 3, à partir du même motif de quinconçage équilatéral des trous des rangées
et en choisissant une base théorique d'alvéole AVL en forme de
quadrilatère,on a obtenu deux motifs de répartition correspondant d'une part aux alvéoles
en traits pleins AVL
1 à AVL7 et aux alvéoles AVL'
l à AVL'
5.
[0025] La fig. 4 montre les motifs obtenus avec une distribution de trous correspondant
à un quadrillage, la base théorique d'alvéole ayant la forme d'un carré.
[0026] La fig. 5 montre, pour la même distribution quadrillée des trous, des motifs de répartition
d'alvéoles obtenus en choisissant pour la base théorique d'alvéole une forme d'hexagone,
de profil aplati.
[0027] Les figs. 6 et 7 montrent des motifs de répartition d'alvéoles obtenus dans le cas
d'un décalage quelconque des trous des différentes rangées. Sur la fig. 6, la base
théorique d'alvéole se présente sous la forme d'un hexagone irrégulier tandis que,
sur la fig. 7, pour la même répartition de trous, on a choisi comme base théorique
d'alvéole une forme de quadrilatère irrégulier.
[0028] Une fois qu'on a déterminé les motifs théoriques d'alvéoles,il faut définir leurs
formes réelles et on fait alors intervenir des considérations thermiques et technologiques.
Les plaquettes selon l'invention sont fabriquées par moulage sous pression et il est
évident que la répartition et la forme des alvéoles ont une influence sur le processus
de fabrication puisqu'elles conditionnent la réalisation des parties correspondantes
du moule, qui doit avoir l'efficacité et la fiabilité optimales tout en étant d'un
prix de revient aussi peu élevé que possible.
[0029] On va donner dans la suite quelques exemples de réalisation de la plaquette selon
l'invention. Ainsi, comme indiqué sur les figs. 8 et 9, correspondant à une distribution
des trous avec quinconçage équilatéral, on a adopté pour la base réelle d'alvéole
une forme d'hexagone régulier, le motif de la fig.8 étant obtenu par le tracé faisant
intervenir le vecteur de droite et le motif de la fig. 9 étant obtenu par le tracé
faisant intervenir le vecteur de gauche. Une comparaison des figures 8 et 9 avec la
fig. 2, qui donne les motifs de répartition des bases théoriques d'alvéoles dans le
même cas, montre que les hexagones réels ont été légèrement tournés autour de leurs
centres par rapport aux hexagones théoriques, ce décalage angulaire étant justifié
par des considérations d'usinage. Dans l'exemple en question, les alvéoles ont un
profil en profondeur qui est mis en évidence sur les figures 10 et 11, la fig. 10
étant une coupe transversale faite suivant la ligne-X-X de la.fig. 8 tandis que la
fig. 11 est une coupe transversale faite suivant la ligne Y-Y de la fig. 9. Chaque
alvéole est ainsi délimité, à partir de la base en forme d'hexagone régulier, par
des facettes incurvées partant des côtés de l'hexagone et aboutissant à un fond défini
par un plan situé à une distance H de la face frontale de plaquette, les intersections
des facettes avec ledit plan de fond définissant de petits hexagones, visibles sur
les figs.8 et 9 et respectivement circonscrits aux trous centraux des alvéoles, visibles
en Tl, sur les figs. 8,9, 10, 11.
[0030] Pour former ces alvéoles à facettes,on doit fabriquer un poinçon de moule pourvu
de parties en saillie correspondant auxdites alvéoles. Il existe différentes solutions
pour fabriquer un tel poinçon, notamment :
- usinage dans la masse par fraisage ou par électro-érosion par exemple,
- moulage en cire perdue d'éléments dont la forme positive correspond au profil négatif
des alvéoles et fixation de ces éléments dans une plaque de poinçon, un peu à la façon
des ailettes de turbines.
[0031] Dans l'exemple considéré, on a adopté le procédé de fraisage de forme et, pour permettre
le passage de la fraise, on a adopté -la solution consistant à décaler angulaire-
ment les hexagones de base des alvéoles.
[0032] Sur les figures 12A à 12E, on a indiqué quelques exemples de profils en profondeur
qu'il est possible d'adopter pour les alvéoles, notamment un profil hémisphérique,
un profil conique tronqué, un profil cylindrique étagé et un profil cylindrique simple.
Il est possible d'envisager d'autres profils, par exemple des profils de surfaces
de révolution tels que des parabololdes ou des profils composites tels que cylindro-
coniques.
[0033] Pour la détermination du profil en profondeur, on peut faire intervenir différents
paramètres. Notamment, l'angle au sommet du fond d'alvéole, partant du centre du trou
central dudit alvéole , est compris entre environ 30 et 180°. La profondeur des alvéoles
doit de préférence être comprise entre 0,5 mm et 3/5 de l'épaisseur de plaquette.
Egalement, les orifices ménagés dans la plaquette sont de préférence cylindriques
et ont un diamètre compris entre environ 0,4 et 5 mm. Le diamètre équivalent de la
base théorique d'alvéole est défini par la somme des diamètres de deux trous voisins
et de l'épaisseur de matière entre ces deux trous. Cependant, il va de soi que toutes
les indications dimensionnelles données ci-dessus ne sont absolument pas limitatives
de l'invention.
[0034] En outre, il est à noter que, pour augmenter la vitesse d'écoulement du mélange combustible-comburant
dans les trous et faire reculer ainsi la limite de rentrée de combustion, il est possible
de boucher un ou plusieurs orifices dans chaque alvéole.
[0035] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus
décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres
formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention.
[0036] Ainsi, les trous peuvent ne pas être situés , comme dans la plupart des exemples
illustratifs précédents, sur le pourtour de l'alvéole, et notamment aux sommets du
périmètre de celui- ci, mais les trous peuvent être également disposés à l'intérieur
de l'alvéole.
1. Plaquette à face frontale alvéolée pour brûleur radiant, formée d'une matière céramique
et comportant des rangées de trous de passage de mélange comburant-combustible caractérisée
en ce que les alvéoles sont ménagés dans la face frontale rayonnante de la plaquette
suivant une famille de motifs de distribuiton régulière en rangées, généralement différentes
des rangées de trous, en ce que tous les trous (T) existant dans la plaquette débouchent,
chacun en totalité ou en partie et cela, dans toutes les conditions de distributions
régulières quinconcées, quadrillées ou décalées des rangées de trous, dans les alvéoles
correspondants contenant chacun un trou central, et en ce que la famille de motifs
de répartition régulière d'alvéoles dans la face rayonnante de plaquette est déterminée
de la façon suivante :
- on définit une base théorique d'alvéole (AV) en traçant à partir du centre 0 d'un
trou donné quatre ou six vecteurs (OA, OB, OC, OD, OE, et OF), joignant ce centre
aux centres des quatre ou six trous voisins choisis et en joignant les extrémités
de ces quatre ou six vecteurs ainsi choisis, à chacun desquels sont toujours associés
un vecteur de droite (OB), un vecteur de gauche (OF) et un vecteur contraire (OD)
- on trace à partir de l'extrémité (A) de chacun de ces vecteurs choisis (AAA,...),
un vecteur de même longueur orienté en sens invese à leur vecteur contraire (OD) associé,
- on trace à partir de l'extrémité (A1) de chacun de ces nouveaux vecteurs, soit chaque fais un vecteur (A1O1) identique
à leur vecteur de droite (OB) associé,soit chaque fois, un vecteur (OA1O'1) identique
à leur vecteur de gauche (OF) associé, les points correspondants (O1, O'1....) aux extrémités des vecteurs cités en dernier, définissant, dans chacune des
deux possibilités ainsi créées, les centres des bases théoriques des alvéoles adjacents
à celui de départ, semblables et de même orientation, cette orientation étant définie
par celle de la plus grande diagonale passant par le centre de l'alvéole, et
- en opérant ensuite de proche en proche, on détermine l'un des deux motifs de répartition
régulière d'alvéoles (AVI, AV2... ; AV'1, AV'2...) selon le choix de l'une ou l'autre des deux possibilités.
2. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que la base théorique (AV)
des alvéoles a une forme d'hexagone régulier ou non régulier suivant le degré de décalage
des différentes rangées de trous de la plaquette.
3. PLaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que la base théorique (AVL)
des alvéoles a la forme d'un quadrilatère irrégulier ou en forme de rectangle ou de
carré, suivant le degré de décalage des différentes rangées de trous de la plaquette.
4. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que la base réelle des alvéoles
est définie soit par un cercle, soit par un polygone semblable à celui de la base
théorique, ledit cercle ou polygone devant couper ou contenir chacun des trous dont
les centres sont situés sur le pourtour de la base théorique d'alvéole.
5. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que, en profondeur, chaque
alvéole a un profil cylindrique conique, hémisphérique ou un autre volume de révolution.
6. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque alvéole a, en
profondeur, un profil à facettes.
7. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque alvéole a, en
profondeur, un profil constitué par un ou plusieurs volumes de révolution complets
ou tronqués, par exemple un profil cylindroconique.
8. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'angle au sommet du
fond d'alvéole, partant du centre du trou central dudit alvéole, est compris entre
environ 30 et 180'.
9. plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que les orifices ménagés
dans la plaquette sont de préférence cylindriques et ont un diamètre compris entre
environ 0,4 et 5 mm.
10. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que la profondeur des alvéoles
est comprise entre 0,5 mm et 3/5 de l'épaisseur de la plaquette.
11. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que le diamètre équivalent
de la base théorique d'alvéole est défini par la somme des diamètres des deux trous
voisins et de l'épaisseur de matière entre ces deux trous.
12. Plaquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que pour reculer la limite
de rentrée de combustion par augmentation de la vitesse d'écoulement du mélange combustible-comburant,
on bouche un ou plusieurs orifices de chaque alvéole.