[0001] La présente invention concerne la magnétographie, c'est-à-dire l'impression à l'aide
d'un tambour magnétique sur lequel on forme une image magnétique de l'impression à
réaliser, puis on fait adhérer à cette image magnétique des particules d'encre magnétique
solide généralement dénommée " toner qui révèle l'image enregistrée. Par pression
du tambour sur une feuille de papier, on transfère l'encre sur le papier où on la
fixe par chauffage. Pour cela, on utilise des encres magnétisables, fusibles.
[0002] Lorsqu'on désire réaliser des impressions par magnétographie dans des ambiances à
forte humidité relative, à partir de 50 % environ, on obtient généralement des résultats
gris du fait d'un mauvais transfert de l'encre sur le papier.
[0003] Le problème est donc d'obtenir des copies nettes dans des ambiances fortement humides,
mais néanmoins habituelles dans des locaux d'habitation des pays tempérés.
[0004] L'impression par magnétographie est plus particulièrement intéressante pour l'impression
à grande vitesse de documents émanant d'ordinateurs.
[0005] Les recherches ont apparemment essentiellement porté jusqu'ici sur la nature et les
qualités de l'encre, mais on a utilisé du papier ordinaire ou des papiers spécialement
étudiés pour l'impression par électrophotographie qui se sont révélés décevants.
[0006] Lorsque le papier a été exposé à une humidité relative de l'air supérieure à 50 %,
l'impression est très pâle, c'est-à-dire que sa densité optique est faible.
[0007] Avec les encres jusqu'ici utilisées, l'impression magnétographique requiert une humidité
de papier faible et un maintien de cette humidité par un emballage étanche le protégeant
de l'humidité ambiante jusqu'au moment de l'impression. Or, l'imprimante doit pouvoir
fonctionner dans des atmosphères non conditionnées.
[0008] L'invention a pour but de pallier les inconvénients de la magnétographie dans les
ambiances fortement humides et de permettre d'obtenir des impressions correctes sans
précautions particulières, même à des humidités ambiantes élevées.
[0009] L'invention a pour objet un procédé d'impression par magnétographie dans des conditions
atmosphériques ambiantes d'humidité relative (HR) pouvant dépasser 65 %, dans lequel
on transfère sur une feuille de papier une encre magnétisable pulvérulente fusible,
répartie suivant la configuration à reproduire sur un support temporaire magnétisable,
puis on fixe l'encre par fusion sur la feuille de papier, caractérisé en ce qu'on
utilise une feuille de papier dont la résistivité superficielle dans les conditions
d'humidité relative de 50 % lors du transfert est d'au moins 10
12 ohm/carré, et dont le lissé est d'au moins 20 Bekk.
[0010] Pour obtenir un transfert correct, il faut avoir une feuille de papier ayant une
résistivité superficielle d'au moins 10
10 ohm/carré, quelle que soit l'humidité relative. Une feuille ayant une résistivité
superficielle d'au moins 10
12 ohm/carré à 50 % HR convient à une utilisation à 75 % HR (résistivité superficielle
de l'ordre de 10
10 ohm/carré) ou plus (résistivité superficielle supérieure à 10
10 ohm/carré à 75 % HR).
[0011] L'invention a également pour objet une feuille de papier pour l'impression par magnétographie
dans des conditions atmosphériques ambiantes d'humidité relative pouvant dépasser
75 % caractérisée en ce qu'elle a .une résistivité superficielle d'au moins 10
12 ohm/carré mesurée avec l'appareil Keithley après exposition à 20 °C dans une ambiance
d'humidité relative de 30 % pendant une heure, puis à 23 °C dans une ambiance d'humidité
relative de 50 % pendant au moins 10 heures, et en ce qu'elle présente un lissé d'au
moins 20 Bekk.
[0012] De façon avantageuse pour l'impression par magnétographie dans des conditions ambiantes
pouvant dépasser 75 % HR, on utilisera une feuille de papier ayant une résistivité
superficielle d'au moins 10
12 ohm/carré à 50 % HR et d'au moins 10
10 ohm/carré à 75 % HR.
[0013] Il est avantageux qu'une feuille de papier suivant l'invention ne renferme pratiquement
pas d'agent de blanchiment fluorescent ni d'électrolyte.
[0014] Suivant un mode de réalisation, une feuille de papier pour magnétographie suivant
l'invention présente une couche superficielle de pigment minéral dans un liant non
hydrophile sur sa face appelée à recevoir l'impression. Un tel pigment minéral est
avantageusement constitué principalement par du carbonate de calcium en poudre d'un
diamètre moyen de particules de l'ordre du µm et dont 80 % environ des particules
ont un diamètre inférieur à 2 µm environ.
[0015] Le liant est avantageusement constitué au moins en partie par une substance du groupe
concernant les copolymères d'acrylate et de styrène, les résines urée-formol, sans
plastifiant ni solvant.
[0016] Suivant un autre mode de réalisation, on utilise une feuille de papier ayant une
porosité de l'ordre de 200 à 300, mesurée suivant la méthode de Bendtsen et un pH
inférieur à 7. Ce qui correspond à une feuille de papier sans enduction particulière
réalisée à partir de pâtes à papier sélectionnées en fonction de leur propreté chimique,
c'est-à-dire une absence pratique d'ions étrangers, notamment sodium, potassium, chlore,
soufre, et d'une grande résistivité superficielle intrinsèque.
[0017] Le raffinage de la pâte devra être aussi faible que possible compte tenu de la résistance
mécanique du papier que l'on désire obtenir.
[0018] Le taux de charges minérales devra être aussi élevé que possible dans la limite de
la résistance mécanique du papier désiré.
[0019] Enfin, la fabrication du papier doit être réalisée en milieu plutôt acide.
[0020] La densité optique d'impression réalisée sur imprimante magnétographique dépend de
la résistivité électrique superficielle au moment de l'impression, ce facteur étant
primordial, mais aussi du lissé de surface qui doit être supérieur à 20 Bekk, ce facteur
étant cependant de deuxième ordre.
[0021] Les valeurs de résistivité superficielle indiquées ici sont celles mesurées avec
l'appareil de Keithley avec les électrodes adéquates pour les mesures en « ohm/carré",
[0022] Dans le cas de papier, ni pigmenté en surface, ni couché, c'est-à-dire avec des papiers
de constitution pratiquement homogène dans leur épaisseur, on peut établir une relation
directe entre la densité optique des impressions magnétographiques et la résistivité
superficielle. Cette relation est matérialisée par la courbe représentée sur la figure
unique du dessin annexé. Cette courbe montre un accroissement très rapide de la densité
optique de l'impression entre les niveaux de résistivité superficielle de 10
10 et 10
11 ohm/carré. La densité optique des impressions peut être considérée comme bonne à
partir de la valeur 1.0, et mauvaise en dessous de 0,8. Les valeurs de résistivité
superficielle comprises entre 10
10 et 5.10
10 ohm/carré peuvent ainsi être considérées comme représentant un seuil de résistivité
au-dessus duquel doit se situer la résistivité de surface du papier au moment de son
impression. L'expérience montre que la plupart des papiers ont une résistivité inférieure
à ce seuil quand ils sont soumis à des ambiances dont l'hygrométrie est au moins de
55 à 65 % d'humidité relative. Ils sont donc inaptes à l'impression magnétographique
dans des climats plus humides que 55 à 65 % d'humidité relative.
[0023] La résistivité superficielle est en effet une fonction rapidement décroissante de
l'humidité relative d'équilibre du papier.
[0024] D'une façon générale, tout procédé permettant de réduire l'hygroscopicité du papier,
c'est-à-dire la quantité d'eau qu'il est capable de fixer quand il est soumis à un
climat donné, sera favorable à l'impression magnétographique. Une teneur en eau plus
faible entraîne en effet une augmentation de résistivité et on a constaté que le logarithme
de base 10 de la résistivité de surface est une fonction linéaire décroissante de
logarithme de la teneur en eau.
[0025] L'invention a également pour objet les documents imprimés par magnétographie sur
des papiers suivant l'invention.
[0026] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre
de quelques exemples non limitatifs de modes de réalisation suivant l'invention.
Exemple 1
[0027] On prépare une pâte à papier en introduisant en amont de la machine à papier les
matières constituant la suspension en pâte :

[0028] produits de collage et agents de rétention en quantités habituelles.
[0029] Sur la feuille de papier ainsi réalisée, on enduit en surface à l'aide d'une presse
de surfaçage du type dit « size-press une préparation comportant les produits suivants
:
420 kg de craie. pulvérulente, d'un diamètre moyen de particules de 1 µm, et dont
80 % des particules ont un diamètre inférieur à 2 µm, telle celle vendue sous la dénomination
commerciale d'Omyalite par la Société dite OMYA,
150 kg d'une suspension aqueuse à 50 % d'un copolymère d'acrylate et de styrène, exemple
de plastifiants et de solvants, telle celle vendue sous la dénomination commerciale
de latex S 320 D par la Société dite BASF,
10 kg d'une suspension aqueuse anionique à 40 % d'un copolymère d'acrylates telle
celle vendue sous la dénomination commerciale de Acrosol par la Société dite BASF,
5 kg d'un alcool polyvinylique de taux d'hydrolyse supérieur à 98 et de viscosité
faible, soit 7 à 11 centipoises, cette viscosité étant mesurée en solution aqueuse
à 4 % et à 20 °C,
20 kg d'une résine urée-formol anionique en solution dans l'eau à 63 % telle celle
vendue sous la dénomination commerciale de résine 41-42 par la Société dite ROUSSELOT,
1 kg de dispersant tel celui à base de polyacrylamine vendu sous la dénomination commerciale
de Polysel par la Société dite BASF.
[0030] On étend avec de l'eau jusqu'à 1 000 kg.
[0031] On n'introduit dans cette préparation aucun agent de blanchiment fluorescent ou autres
colorants optiques.
[0032] On dépose cette préparation sur la feuille à raison d'environ 16 g/m
2, soit 8 g/m
2 sur chaque face.
[0033] Enfin, on soumet la feuille à un calandrage pour lui conférer un lissé supérieur
à 20 Bekk.
Exemple Il
[0034] On prépare une pâte avec les mêmes matières que dans l'exemple 1.
[0035] On soumet la feuille de papier ainsi réalisée à un couchage de surface au moyen d'une
coucheuse à lame traînante qui est plus performante que la presse de surfaçage de
l'exemple 1 et permet une enduction sur une seule face avec une dépose plus uniforme.
[0036] On effectue le couchage avec une préparation de base comportant les produits suivants
:
530 kg de craie pulvérulente, d'un diamètre moyen de particules de 1 µm, et dont 80
% des particules ont un diamètre inférieur à 2 µm, telle celle vendue sous la dénomination
commerciale de Omyalite par la Société dite OMYA,
140 kg d'une dispersion aqueuse à 50 % d'un copolymère d'acrylate et de styrène, exempte
de plastifiants et de solvants, telle celle vendue sous la dénomination commerciale
de S 320 D par la Société dite BASF,
6,5 kg d'une suspension aqueuse anionique à 40 % d'un copolymère d'acrylates, exempte
de plastifiants et de solvants telle celle vendue sous la dénomination commerciale
de Acrosol par la Société dite BASF,
4,5 kg d'un alcool polyvinylique de taux d'hydrolyse supérieur à 98 et de viscosité
faible, soit 7 à 11 centipoises, cette viscosité étant mesurée en solution aqueuse
à 4 % et à 20 °C, tel celui vendu sous la dénomination commerciale de Rhodoviol 8.20
par la Société dite RHONE-POULENC,
15 kg d'une résine urée-formol anionique en solution dans l'eau à 63 % telle celle
vendue sous la dénomination commerciale de résine 41-22 par la Société dite ROUSSELOT,
1 kg de dispersant, tel celui vendu sous la dénomination commerciale de Polysel par
la Société dite BASF.
[0037] On étend la préparation à 1 000 kg par adjonction d'eau et on évite toute introduction
d'agents de blanchiment ou autres agents optiques.
[0038] On effectue une dépose de l'ordre de 12 à 15 g/m
2 sur la face à imprimer.
[0039] Enfin, on calandre la feuille pour lui conférer un lissé supérieur à 20 Bekk.
Exemple III
[0040] On réalise une pâte en introduisant en amont, dans la machine à papier, les matières
suivantes :

[0041] Produits de collage acide conventionnels en quantité minimum,
[0042] agent de rétention cationique (amidon cationisé, tel celui vendu sous la dénomination
commerciale de Cato par la Société dite ROQUETTE).
[0043] On évite absolument tout colorant fluorescent ou autres agents de blanchiment et
on limite au minimum le raffinage.
[0044] A l'aide d'une presse de surfaçage, on réalise une enduction avec une préparation
d'amidon à base de fécule dégradée par enzymation à la concentration de 10 %, exempte
de tout colorant fluorescent et de tout électrolyte.
[0045] On calandre le papier pour lui conférer un lissé supérieur à 30 Bekk.
[0046] On mesure la porosité du papier fini qui doit être comprise entre 200 et 500, mesurée
suivant la méthode de Bendtsen. Cette porosité est l'indice d'un faible raffinage,
suivant la loi connue liant le raffinage à la porosité, cette dernière étant une fonction
décroissante du raffinage.
[0047] Par ailleurs, ce papier fabriqué en milieu acide a un pH inférieur à 7 mesuré par
la méthode de « détermination du pH des extraits aqueux des papiers tel que décrit
dans la norme AFNOR Q 03 005 ou la norme ISO/DIS 6588.
[0048] Le tableau ci-après rassemble les résultats analytiques des papiers suivant l'invention
réalisés suivant les exemples I, Il et III ci-dessus.

[0049] On notera que la résistivité de surface du papier dans l'exemple 1 à 75 % d'humidité
relative (HR) est seulement de 0,98 x 10
10 bien qu'il convienne parfaitement à l'impression par magnétographie.
[0050] Toutefois, du fait que l'écartement des électrodes de mesure de résistivité superficielle
est bien supérieur à l'épaisseur du papier, l'appareil de Keithley paraît incapable
de mesurer seulement la résistivité de la surface sans mesurer en même temps celle
de l'intérieur du papier, à moins que surface et intérieur soient électriquement très
différents. Cependant, dans le cas de papier pigmenté comme celui de l'exemple I,
présentant réellement une surface isolante atteignant le seuil de résistivité à 75
% d'humidité relative requise suivant l'invention, on obtient le but recherché, bien
que l'appareil de Keithley ne permette pas de mesurer ce seuil de résistivité.
[0051] L'utilisation de carbonate de calcium (craie) comme charge est favorable à l'obtention
d'une forte résistivité. Toutefois, il est difficilement utilisable en milieu acide
par suite de sa décomposition.
[0052] Dans les conditions précitées d'exposition, successivement à 20 % et 50 % d'humidité
relative, un papier suivant l'exemple III doit avoir une résistivité superficielle
supérieure à 3.10
12 ohm/carré.
[0053] Ce papier étant homogène dans son épaisseur, la relation densité-résistivité superficielle
s'applique bien dans ce cas malgré les limites de l'appareil Keithley à la différence
des papiers couchés et pigmentés des exemples I et Il.
[0054] Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits, elle est
susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art suivant les applications
envisagées et sans s'écarter du cadre de l'invention telle que revendiquée.
1. Procédé d'impression par magnétographie dans des conditions atmosphériques ambiantes
d'humidité relative pouvant dépasser 65 %, dans lequel on transfère sur une feuille
de papier une encre magnétisable pulvérulente fusible répartie suivant la configuration
à reproduire sur un support temporaire magnétisable, puis on fixe l'encre par fusion
sur la feuille de papier, caractérisé en ce qu'on utilise une feuille de papier, dont
la résistivité superficielle dans les conditions d'humidité relative de 50 % lors
du transfert est d'au moins 1012 ohm/carré, et dont le lissé est d'au moins 20 Bekk.
2. Procédé suivant la revendication 1 et utile dans des conditions atmosphériques
ambiantes d'humidité relative pouvant dépasser 75 %, caractérisé en ce que l'on utilise
pour le transfert une feuille de papier ayant une résistivité superficielle d'au moins
1012 ohm/carré dans une ambiance d'humidité relative de 50 % et d'au moins 1010 ohm/carré dans une ambiance d'humidité relative de 75 %.
3. Feuille de papier pour l'impression par magnétographie dans des conditions atmosphériques
ambiantes d'humidité relative pouvant dépasser 75 %, pour la mise en oeuvre du procédé
de la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle a une résistivité superficielle
d'au moins 1012 ohm/carré dans une ambiance d'humidité relative de 50 %, et en ce qu'elle présente
un lissé d'au moins 20 Bekk.
4. Feuille de papier selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle a une résistivité
superficielle d'au moins 1012 ohm/carré dans une ambiance d'humidité relative de 50 % et d'au moins 1010 ohm/carré dans une ambiance d'humidité relative de 75 %.
5. Feuille de papier suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisée
en ce qu'elle ne renferme pratiquement pas d'agent de blanchiment fluorescent ni d'électrolyte.
6. Feuille de papier suivant l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisée
en ce qu'elle présente une couche superficielle de pigment minéral dans un liant non
hydrophile.
7. Feuille de papier suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le pigment
minéral est principalement constitué par du carbonate de calcium en poudre d'un diamètre
moyen de particules de l'ordre du micron et dont 80 % environ des particules ont un
diamètre inférieur à 2 ¡J.m environ.
8. Feuille de papier suivant l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisée
en ce qu'elle a une porosité de l'ordre de 200 à 300 mesurée suivant la méthode de
Bendtsen et un pH inférieur à 7.
9. Document imprimé par magnétographie, caractérisé en ce qu'il comporte un support
en feuille de papier suivant l'une quelconque des revendications 3 à 8.
1. Magnetographic printing method under environmental atmospheric conditions where
the relative humidity can exceed 65 % in which there is transferred onto a sheet of
paper a magnetisable fusible powdered ink arranged in accordance with the configuration
to be reproduced on a magnetisable temporary support, and thereafter the ink is fixed
by fusion on the sheet of paper, characterised in that there is used a sheet of paper,
the surface resistivity of which under relative humidity conditions of 50 % at the
time of transfer is at least 1012 ohms/sq unit and in which the smoothness is at least 20 Bekk.
2. Method according to Claim 1 and used under environmetal atmospheric conditions
where the relative humidity can exceed 75 %, characterised in that there is used for
the transfer a sheet of paper having a surface resistivity of at least 1012 ohms/sq unit in a relative humidity environment of 50 % and at least 1010 ohms/sq unit in a relative humidity environment of 75 %.
3. Paper sheet for magnetographic printing under environmental atmospheric conditions
where the relative humidity can exceed 75 % for carrying out the process of Claim
1, characterised in that the sheet has a surface resistivity of at least 1012 ohms/sq unit in a relative humidity environment of 50 % and in which it has a smoothness
of at least 20 Bekks.
4. Paper sheet according to Claim 3 characterised in that the sheet has a surface
resistivity of at least 1012 ohms/sq unit in a relative humidity environment of 50 % and at least 1010 ohms/sq unit in a relative humidity environment of 75 %.
5. Paper sheet according to any one Claims 3 and 4, characterised in that it does
not contain substantially any fluorescent bleaching agent or electrolyte.
6. Paper sheet according to any one of Claims 3 to 5, characterised in that it has
a mineral pigment surface layer within a non-hydrophilic binder.
7. Paper sheet according to Claim 6, characterised in that the mineral pigment is
mainly constituted by powdered calcium carbonate having an average particle diameter
of the order of microns and in which approximately 80 % of the particles have a diameter
of less than approximately 2 µm.
8. Paper sheet according to any one of Claims 3 to 4, characterised that the sheet
has a porosity of the order of 200 to 300 measured in accordance with the Bendtsen
method and a pH of less than 7.
9. Magnetographic printed document, characterized in that it comprises a paper sheet
according to any one of Claims 3 to 8.
1. Verfahren zum magnetographischen Drucken unter atmosphärischen Umgebungsbedingungen
mit einer relativen Feuchtigkeit, die 65 % überschreiten kann, bei dem man auf ein
Papierblatt eine pulverförmige, magnetisierbare, schmelzbare Druckfarbe überträgt,
die entsprechend der zu reproduzierenden Konfiguration auf einem magnetisierbaren
temporären Träger verteilt ist, und bei dem man sodann die Druckfarbe auf dem Papierblatt
durch Schmelzen fixiert, dadurch gekennzeichnet, daß man ein Papierblatt benutzt,
dessen spezifischer Oberflächenwiderstand unter den Bedingungen einer relativen Feuchtigkeit
von 50 % bei der Übertragung wenigstens 1012 Ohm/Quadrat beträgt und das eine Glätte von wenigstens 20 Bekk hat.
2. Verfahren nach Anspruch 1, das sich zum Einsatz unter atmosphärischen Umgebungsbedingungen
mit einer relativen Feuchtigkeit, die 75 % übersteigen kann, eignet, dadurch gekennzeichnet,
daß man für die Übertragung ein Papierblatt benutzt, das in einer Umgebung relativer
Feuchtigkeit von 50 % einen spezifischen Oberflächenwiderstand von wenigstens 1012 Ohm/Quadrat und in einer Umgebung relativer Feuchtigkeit von 75% einen solchen von
wenigstens 1010 Ohm/Quadrat hat.
3. Papierblatt für das magnetographische Drucken unter atmosphärischen Umgebungsbedingungen
mit einer relativen Feuchtigkeit 75 % überschreiten kann, für die Durchführung des
Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß es in einer Umgebung relativer
Feuchtigkeit von 50 % einen spezifischen Oberflächenwiderstand von wenigstens 1012 Ohm/Quadrat und eine Glätte von wenigstens 20 Bekk aufweist.
4. Papierblatt nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß es in einer Umgebung relativer
Feuchtigkeit von 50 % einen spezifischen Oberflächenwiderstand von wenigstens 1012 Ohm/Quadrat und in einer Umgebung relativer Feuchtigkeit von 75 % von wenigstens
1010 Ohm/Quadrat hat.
5. Papierblatt nach einem der Ansprüche 3 und 4, dadurch gekennzeichnet, daß es praktisch
keinerlei fluoreszierenden Bleichwirkstoff und keinen Elektrolyten enthält.
6. Papierblatt nach einem der Ansprüche 3 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß es eine
Oberflächenschicht aus mineralischen Pigmenten in einem nicht hydrophilen Bindemittel
besitzt.
7. Papierblatt nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß das mineralische Pigment
vorwiegend aus pulverförmigem Kalziumkarbonat mit einem mittleren Partikeldurchmesser
in der Größenordnung von Mikrons besteht, wobei etwa 80 % der Partikel einen Durchmesser
von weniger als 2 µm haben.
8. Papierblatt nach einem der Ansprüche 3 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß es eine
Porosität besitzt, die, gemessen nach der Methode von Bendtsen, in der Größenordnung
von 200 bis 300 liegt, und daß sein pH-Wert kleiner als 7 ist.
9. Magnetographisch gedrucktes Dokument, dadurch gekennzeichnet, daß sein Träger ein
Papierblatt nach einem der Ansprüche 3 bis 8 ist.