| (19) |
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(11) |
EP 0 113 650 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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09.04.1986 Bulletin 1986/15 |
| (22) |
Date de dépôt: 02.12.1983 |
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Procédé de réalisation d'une poutre à armature rigide, préfléchie ou prétirée et/ou
prétirée et préfléchie à la fois
Verfahren zur Herstellung eines Trägers mit einer vorgebogenen oder vorgespannten
und/oder zugleich vorgebogenen und vorgespannten starren Armierung
Method of manufacturing a girder with a preflexed or prestressed and/or at the same
time preflexed and prestressed rigid reinforcement
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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BE CH DE FR GB IT LI NL |
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Priorité: |
03.12.1982 LU 84506 16.12.1982 LU 84535
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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18.07.1984 Bulletin 1984/29 |
| (71) |
Demandeur: PREFLEX S.A. |
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1740 Ternat (BE) |
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| (72) |
Inventeur: |
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- Lipski, Raphael
B-1180 Bruxelles (BE)
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| (74) |
Mandataire: Kellens, Georges E. |
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c/o BUGNION S.A.
rue de Namur 43 -Bte 3 1000 Bruxelles 1000 Bruxelles (BE) |
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention est relative à un procédé de réalisation d'une poutre présollicitée,
soit préfléchie, soit prétirée, soit à la fois prétirée et préfléchie, et poutre constituée
d'au moins une armature métallique rigide, fabriquée généralement par laminage et/ou
soudage que l'on soumet avant enrobage à une préflexion ou une prétraction, ou conjointement
à une prétraction et une préflexion, pour obtenir une déformation dans le même sens
que celle qu'elle subira sous l'effet des sollicitations en service, en enrobant ensuite
de béton au moins une partie des fibres tendues de cette armature ainsi préfléchie
ou prétirée, ou conjointement prétirée et préfléchie à la fois, et armature qui, relâchée
après durcissement du béton, ne peut reprendre sa forme initiale sous l'effet de son
élasticité.
[0002] La présente invention concerne en particulier une poutre préfléchie ou prétirée ou
prétirée et préfléchie à la fois destinée à être utilisée en construction. On connaît
par les brevets belges no. 495 318, no. 501 610 et no. 509 629 des procédés permettant
de réaliser une poutre à armature rigide préfléchie et par le brevet belge no. 777
891 un procédé permettant de réaliser une poutre à armature rigide pétirée ou prétirée
et préfléchie à la fois.
[0003] Toutefois, la mise en oeuvre, telle quelle, du procédé décrit dans lesdits brevets,
ne permet pas d'éviter que le béton d'enrobage appliqué au moins sur une partie des
fibres tendues de la poutre, ne se fissure sous l'action des sollicitations ultérieures,
lors de l'application des charges prévues en service, et ce par défaut de précompression.
[0004] Ce défaut de précompression résulte du fait que, dans la pratique, l'armature métallique
rigide constituée éventuellement d'un profil renforcé ou composé n'est pas entièrement
élastique eu égard aux contraintes internes provoquées entre autre par le laminage,
le refroidissement, le dressage et/ou le soudage.
[0005] Cette fissuration réduit la rigidité de la poutre et, en outre, favorise la corrosion
de l'acier.
En raison du relâchement, il n'est donc pas possible, par une simple préflexion ou
prétraction ou une simple prétraction et préflexion à la fois, de tirer complètement
parti de tous les avantages que la présollicitation devrait procurer, étant donné
que la suppression de la sollicitation appliquée à l'armature laisse subsister une
déformation rémanente à déduire de celle qui est nécessaire pour obtenir une précompression
adéquate du béton.
[0006] Or l'insuffisance de précompression du béton peut provoquer lors de la mise en charge
de la poutre, du moins aux charges prévues initialement en service, l'apparition de
contraintes de traction dans le béton et donc la formation de fissures dans celui-ci.
[0007] Le but de la présente invention est d'éliminer les contraintes internes de l'armature
métallique rigide et ce par un procédé particuliérement économique, avant de soumettre
cette dernière à sollicitation, selon un des procédés connus et décrit dans les brevets
susmentionnés.
[0008] Le procédé suivant l'invention se caractérise essentiellement en ce que l'on soumet
ladite armature métallique; outre aux opérations décrites ci-dessus, en plus et préalablement,
à au moins une sollicitation d'élastification au moyen d'efforts déterminés en valeur
et position de telle façon que le diagramme des moments ou contraintes normales engendrés
soit proche de l'enveloppe de tous les moments ou contraintes normales à atteindre
sous les charges en service, de telle sorte que l'on supprime quasi totalement, dans
l'armature métallique rigide, les contraintes internes nées au cours de sa fabrication.
[0009] Comme on peut prévoir de soumettre l'armature métallique rigide uniquement à une
prétraction ou une préflexion ou encore à la fois à une prétraction en une préflexion,
les efforts pour obtenir une sollicitation d'élastification pourront être respectivement
uniquement des efforts sensiblement parallèles à l'axe longitudinal de l'armature
métallique rigide ou des efforts sensiblement perpendiculaires à l'axe longitudinal
de l'armature métallique rigide ou encore des efforts à la fois dans les deux directions.
[0010] Suivant une particularité de l'invention, on soumet l'armature métallique rigide
à au moins une sollicitation d'élastification telle que les contraintes qu'elle engendre,
ajoutées aux contraintes internes déjà existantes, atteignent la limite d'élasticité
dans toutes les zones où cela aurait été possible sous charges en service si l'on
n'avait pas applquépréalablement la (les) sollicitation(s) d'élastification supprimant
les contraintes internes nées au cours de la fabrication de l'armature métallique
rigide.
[0011] Dans un mode de réalisation particulier, on applique, éventuellement en plusieurs
phases, chaque sollicitation d'élastification à l'armature rigide susdite et l'on
utilise avantageusement le montage que le fabricant est de toute façon obligé . de
prévoir pour réaliser ladite prétraction ou lesdites prétraction et préflexion à la
fois, ou la préflexion seule, conformément aux brevets susmentionnés.
[0012] D'autres particularités et détails de l'invention ressortiront de la description
suivant les dessins annexés au présent mémoire.
[0013] Dans ces dessins:
- la figure 1 représente schématiquement un mode de réalisation de l'invention, dans
lequel on soumet un profilé, constituant l'armature d'une poutre, à une sollicitation
préalable d'élastification, au moyen d'efforts verticaux extérieurs P;
- la figure 2 est une coupe transversale suivant la ligne 11-11 de l'armature métallique
rigide montrée aux figures 1, 4 et 5;
- la figure 3 montre le diagramme des moments ou contraintes normales engendrés dans
l'armature métallique rigide par les efforts verticaux extérieurs P;
- la figure 4 représente schématiquement un autre mode de réalisation conforme à l'invention,
dans lequel on soumet un profilé, constituant l'armature d'une poutre, à une sollicitation
préalable d'élastification, au moyen d'efforts extérieurs N, et N2 horizontaux, ainsi que le diagramme des moments ou contraintes normales engendrés
dans l'armature métallique rigide, par les efforts horizontaux appliqués;
- la figure 5 représente encore un autre mode de réalisation conforme à J'invention,
dans lequel on soumet un profilé, constituant l'armature rigide d'une poutre, à une
sollicitation préalable d'élastification, au moyen d'efforts extérieurs à la fois
verticaux P et horizontaux N, ainsi que le diagramme des moments ou contraintes normales
engendrés dans l'armature métallique rigide, par les efforts extérieurs P et N.
[0014] La figure 1 illustre un mode de réalisation du procédé suivant l'invention, par lequel
on applique, sur une armature métallique (1 ) d'une poutre disposée horizontalement,
deux efforts verticaux (P, et P
2).
[0015] Les efforts verticaux (P
I et P
2) sont appliqués de telle façon que le diagramme des moments (M
1) ou contraintes normales (δ
1) obtenu enveloppe tous les moments ou contraintes normales engendrés par les charges
en service.
[0016] On procède en une ou plusieurs phases et, à chaque phase, on mesure les efforts (P
1 et P
2) exercés ainsi que la déformation (f) qui en résulte.
[0017] Après avoir atteint les efforts nominaux et prévus au calcul, on les maintient le
temps nécessaire pour que les molécules de l'acier se mettent définitivement en place.
[0018] Ce temps écoulé, on réduit les efforts appliqués pour atteindre la valeur zéro. A
la décharge, on mesure également tant les efforts que les déformations.
[0019] On fait ensuite le bilan, c'est-à-dire la différence entre la déformation initiale
obtenue lors de l'application des efforts et la déformation rémanente mesurée après
le relâchement total des efforts appliqués. Si cette différence correspond à la déformation
de calcul, l'armature métallique rigide est devenue virtuellement élastique et le
but recherché est atteint. Dans le cas contraire, il faut répéter l'opération de mise
en charge/dé- charge, autant de fois qu'il sera nécessaire, pour que cette différence
corresponde quasiment à la déformation de calcul. Cependant, il est généralement possible
d'atteindre le but en une seule opération.
[0020] Pour être certain que l'armature est rendue suffisamment élastique, on doit mesurer
avec une précision adéquate, soit l'intensité des forces appliquées au moyen de cellules
dynamométriques, ou tout autre appareillage qui permet de mesurer un effort et que
l'on place notamment au droit des efforts appliqués et/ou au droit des appuis (2),
soit la valeur des contraintes, au moyen d'extensomètres que l'on place aux endroits
de contraintes maximales et donnant la valeur des allongements unitaires, dont on
déduit les contraintes.
[0021] On doit également mesurer la déformation au moyen d'appareils tels qu'un niveau à
lunette de géomètre, un théodolite ou des fleximètres, de telle sorte qu'à chaque
phase de mise en charge, puis décharge, il soit possible de mesurer la déformation
correspondante.
[0022] La figure 4 illustre un deuxième mode de réalisation dans lequel on applique, à l'armature
métallique rigide (1) d'une poutre disposée quasi horizontalement, deux efforts égaux
et opposés, plus ou moins parallèles à son axe longitudinal, (N
1 et N
2). Mais il pourrait s'agir d'une composante d'efforts inclinés par rapport à l'axe
longitudinal et, d'autre part, de groupes d'efforts mais dont les résultantes, plus
ou moins parallèles à l'axe longitudinal de l'armature rigide, seront égales et opposées.
[0023] Ces efforts (N, et N
2) sont situés en dessous du centre de gravité et provoquent une traction sur au moins
une partie de la section transversale de l'armature métallique rigide (1), et efforts
(N, et N
2) qui sont appliqués de telle façon que le diagramme des moments (M
2) ou contraintes normales (δ
2), obtenu enveloppe tous les moments ou contraintes normales engendrés par les charges
en service sur au moins une partie de la portée (I) de l'armature métallique rigide.
On procède en une ou plusieurs phases et, à chaque phase, on mesure les efforts (N
1 ou N
2) exercés, ainsi que la déformation qui en résulte.
[0024] Après avoir atteint les efforts nominaux prévus au calcul, on les maintient le temps
nécessaire pour que les molécules de l'acier se mettent définitivement en place.
[0025] Ce temps écoulé, on réduit les efforts appliqués pour atteindre la valeur zéro. En
relâchant la traction, on mesure également tant les efforts que les déformations.
[0026] On fait ensuite le bilan, comme indiqué ci- avant.
[0027] Pour être certain que l'armature est rendue suffisamment élastique, on doit mesurer
avec une précision adéquate, d'une part l'intensité des forces appliquées, au moyen
de cellules dynamométriques, à l'aide de manomètres dûment tarés, ou encore tout autre
appareillage qui permet de mesurer un effort de traction, et d'ature part la valeur
des allongements induits par la sollicitation d'élastification et mesurés au moyen
d'extensomètres que l'on place aux endroits adéquats, de telle sorte qu'à chaque phase
de mise en traction, puis relâchement, il soit possible de confronter les efforts
appliqués et la déformation correspondante.
[0028] La figure 5 illustre un troisième mode de réalisation dans lequel on applique, à
l'armature métallique rigide (1) d'une poutre disposée plus ou moins horizontalement
(selon son axe longitudinal), outre, comme dans le second mode de réalisation, deux
efforts (Ni, N
2) appliqués dans les mêmes conditions et variantes possibles, également des efforts
(P,, P
2, P
3) verticaux (perpendiculaires à l'axe longitudinal) et ensemble d'efforts (N,, N
2, P,, P
2, P
3) qui sont appliqués de telle façon que le diagramme des moments (M
3) ou contraintes normales (δ
3) obtenu soit quasi entièrement l'enveloppe de tous les moments ou contraintes normales
engendrés par les charges en service sur au moins une partie de la portée (I) de l'armature
métallique rigide.
[0029] Par ailleurs, on procède, de même que pour les autres modes de réalisation, en une
ou plusieurs phases, et l'on établit le bilan global, des mesures des efforts globaux
et des déformations; on répète si nécessaire, l'opération de mise en traction et en
charge/relâchement et décharge jusqu'à élastification quasi complète de l'armature
rigide.
[0030] Pour mesurer les efforts verticaux (P,, P
2, P
3) et horizontaux (N,, N
2) on utilise tout appareillage qui permet de mesurer un effort vertical et que l'on
place notamment au droit des efforts verticaux appliqués et/ou au droit des appuis.
On doit également, dans ce mode de réalisation, mesurer la modification de la courbure
de l'armature métallique rigide au moyen d'appareils de mesure tels qu'un niveau à
lunette de géomètre, théodilote et/ou fléximètres, de telle sorte qu'a chaque phase
de mise en tension et en charge, puis de relâchement et décharge, il soit possible
de confronter les efforts appliqués et la déformation correspondante de l'armature
métallique rigide.
[0031] Il est évident que la présente invention n'est pas limitée aux formes de réalisation
décrites ci-dessus mais l'étendue de la protection est déterminée ou la teneur des
revendications et l'on ne sortirait pas de ce cadre en appliquant la ou les résultantes
des efforts ou groupes d'efforts horizontaux ou sensiblement horizontaux, à deux ou
plusieurs armatures métalliques rigides, par exemple, reliées entre elles et dans
le prolongement les unes des autres.
1. Procédé de réalisation d'une poutre présollicitée, soit préfléchie, soit prétirée,
soit à la fois prétirée et préfléchie, et poutre constituée d'au moins une armature
métallique rigide, fabriquée généralement par laminage et/ou soudage que l'on soumet
avant enrobage à une préflexion ou une prétraction, ou conjointement à une prétraction
et une préflexion pour obtenir une déformation dans le même sens que celle qu'elle
subira sous l'effet des sollicitations en service, en enrobant ensuite de béton au
moins une partie des fibres tendues de cette armature ainsi préfléchie ou prétirée,
ou à la fois prétirée et préfléchie, et armature qui, relâchée après durcissement
du béton, ne peut reprendre sa forme initiale sous l'effet de son élasticité, caractérisé
en ce que, préalablement, l'on soumet en plus l'armature métallique rigide, à au moins
une sollicitation d'élastification, au moyen d'efforts déterminés en valeur et position
de telle façon que le diagramme des moments ou contraintes normales engendrés soit
proche de l'enveloppe de tous les moments ou contraintes normales à atteindre sous
les charges en service, de telle sorte que l'on supprime quasi totalement, dans l'armature
métallique rigide, les contraintes internes nées au cours de sa fabrication.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les efforts pour obtenir
une sollicitation d'élastification de l'armature métallique rigide, sont deux efforts
ou groupes d'efforts horizontaux parallèles ou inclinés, selon son axe longitudinal,
dont les résultantes sont égales et opposées.
3. Procédé selon une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les
efforts pour obtenir une sollicitation d'élastification de l'armature rigide, sont
seulement ou en plus un ou plusieurs efforts sensiblement perpendiculaires par rapport
à son axe longitudinal.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
l'on soumet l'armature métallique rigide à au moins une sollicitation d'élastification
telle que les contraintes qu'elle engendre, ajoutée . aux contraintes internes déjà
existantes, atteignent la limite d'élasticité dans toutes les zones où cela aurait
été possible sous charges en service si l'on n'avait pas appliqué préalablement la
(les) sollicitation(s) d'élastification supprimant quasiment les contraintes internes
nées au cours de la fabrication de l'armature métallique rigide.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que
l'on maintient la (les) sollicitation(s) d'élastification appliquée(s) à l'armature
métallique rigide durant le temps nécessaire pour que les déformations provoquées
par le dépassement de la limite élastique puissent se développer quasi complètement.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que
l'on applique chaque sollicitation d'élastification, éventuellement en plusieurs phases,
à l'armature rigide susdite.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que
l'on applique et relâche successivement la sollicitation d'élastification, jusqu'au
moment où la flèche résiduelle (Af), due à celle-ci devient insignifiante.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que
l'on utilise le montage que le fabricant est de toute façon obligé de prévoir pour
réaliser ladite préflexion ou ladite prétraction et/ou à la fois ladite prétraction
et ladite préflexion.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 4 à 8, caractérisé en ce
que l'on mesure avec une précision adéquate, l'intensité des efforts horizontaux appliqués
au moyen de cellules dynamométriques, de manomètres dûment tarés, ou encore de tout
autre appareillage qui permet de mesurer un effort de traction.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que
l'on mesure la déformation de l'armature métallique rigide, due à la sollicitation
d'élastification, par la modification de sa courbure.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que
l'on mesure la valeur des allongements induits par la sollicitation d'étastification
au moyen d'extensomètres placés aux endroits adéquats.
12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 11, caractérisé en ce que
l'on mesure avec une précision adéquate l'intensité des efforts verticaux constituant
la sollicitation d'élastification, avec des cellules dynamométriques que l'on place
notamment au droit de ces efforts et/ou au droit des appuis.
13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 12, caractérisé en ce que
l'on mesure les déformations de l'armature métallique rigide au moyen d'appareils
de mesure tels que niveau à lunette de géomètre, théodolite et/ou fleximètre.
14. Poutre réalisée par le procédé décrit selon l'une quelconque des revendications
1 à 13'.
1. Verfahren zur Ausführung eines vorbelasteten, entweder vorgestreckten, entweder
zugleich vorgebogenen und vorgestreckten Trägers, der mindestens eine durch Walzen
und/oder Schweissen hergestellte, metallische, starre Armierung enthält, die vor der
Beton-Ummantelung einer Vorbiegung oder Vorstreckung oder einer gleichzeitigen Vorbiegung
und Vorstreckung unterzogen wird, um eine Verformung im selben Sine zu erreichen,
wie sie durch die Betriebsbelastungen entsteht, indem alsbald wenigstens ein Teil
der gespannten Fasern der so vorgebogenen und/oder -gestreckten Armierung mit Beton
ummantelt wird, wobei die entspannte Armierung nach Aushärtung des Betons unter der
Wirkung der Elastizität ihre anfängliche Form nicht wieder annehmen kann, dadurch
gekennzeichnet, dass zuvor noch die metallische, starre Armierung wenigstens einer
Elastifizierungs-Belastung mittels nach Grösse und Lage bestimmter Kräfte unterzogen
wird, derart dass das Diagramm der Momente oder das der erzeugten Normalspannungen
ungefähr gleich der Hüllkurve aller unter den Betriebsbelastungen auftretenden Momente
oder Normalspannungen ist, derart dass in der metallischen, starren Armierung die
im Laufe der Herstellung entstandenen inneren Spannungen völlig unterdrückt werden.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die zur Erreichung einer
Elastifizierungs-Belastung der metallischen, starren Armierung benötigten Kräfte aus
zwei Kräfte oder Gruppen von horizontal parallel zur Längsachse oder geneigt zu ihr
gerichteten Kräften bestehen, deren Resultanten gleich_gross und einander entgegengesetzt
gerichted sind.
3. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, dass die zur
Erreichung einer Elastifizierungs-Belastung der starre Armierung benötigten Kräfte
nur oder noch eine oder mehrere deutlich senkrecht in Bezug auf die Längsachse gerichtete
Kräfte sind.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die metallische,
starre Armierung wenigstens einer Elastifizierungs-Belastung entsprechend der durch
sie hervorgerufenen Spannungen unterzogen wird, die, wenn sie den schon vorhandenen
inneren Spannungen hinzugefügt werden, in allen Bereichen, wo dies unter den Betriebsbelastungen
vorkommen könnte, zur Erreichung der Elastizitätsgrenze führen, wenn nicht zuvor die
zur Unterdrückung der Während der Herstellung der metallischen, starren Armierung
aufgetretenen inneren Spannungen nötigen Elastifizierungs-Belastungen angelegt worden
war.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die an die metallische, starre Armierung angelegte
Elastifizierungs-Belastung so lang aufrecht erhalten bleibt, dass sich die durch das
Ueberschreiten der Elastizitätsgrenze hervorgerufenen Verformungen völlig entwickeln
können.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass jede Elastifizierungs-Beiastung
gegebenenfalls in mehreren Stufen an die genannte starre Armierung angelegt wird.
7. Verfahren nach den Ansprüchen 3 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Elastifizierungs-Belastung
in einer Folge angelegt und wieder fortgenommen wird, bis der hierdurch verursachterestliche
Dehnungspfeil (A,) unbedeutend geworden ist.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass die durch
den Hersteller allerdings vor zu sehen Montage zur Durchführung der genannten Vorbiegungs-
oder Streckungs- oder Vorbiegungs- und Streckungsvorgänge benutzt wird.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 2 und 4 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass
mit angemessener Genauigkeit die Stärke der angelegten Horizontalkräfte mit dynamometrischen
Zellen, gehörig geeichten Manometern und sonst noch für die Messung von Zugkräften
geeigneten anderen Apparaten gemessen wird.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass die Verformung
der metallische, starre Armierung gemäss der Elastifizierungs-Belastung durch die
Veränderung ihrer Krümmung gemessen wird.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, das der Wert
der durch die Elastifizierungs-Belastung verursachten Verlängerungen mit Hilfe von
an genau festgelegten Orten angebrachten Dehnungsmessern bestimmt wird.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass mit
angemessener Genauigkeit die Stärke der durch die Eiastifizierungs-Belastung auftretenden
Vertikalkräfte mit dynamometrischen Zellen gemessen wird, die insbesondere an den
Angriffspunkten der Kräfte und/oder der Auflager angebracht werden.
13. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 12, dadurch gekennzeichnet, dass die
Verformungen der metallischen starren Armierung mittels Geräten wie Nivellierinstrumenten,
Theodoliten und/oder Biegungsmessern bestimmt wird.
14. Träger, der nach einem in den vorhergehenden Ansprüchen 1 bis 13 beschriebenen
Verfahren ausgeführt is.
1. Process for the production of a prestressed beam, either pre-flexed or pre-drawn,
or both pre-drawn and pre-flexed, and the beam made up of at least one rigid metal
truss, usually made by rolling and/or welding which has been subjected before coating
to pre-flexing or pre-traction, or to a combination of pre-traction and pre-flexing
to achieve deformation in the same sense as that it would be submitted to by the action
of the service loads, then coating with concrete at least one part of the tensioned
fibers of such truss thus pre-flexed or pre-drawn, or both pre-drawn and pre-flexed,
and the truss which, when released after the concrete has set, cannot resume its original
shape under the action of its elasticity, characterized by the fact that, previously,
the rigid metal truss is in addition subjected to at least one elastification loading
by means of forces determined as to value and position in such a way that the diagram
of moments or normal stresses generated is close to the envelope of all moments and
normal stresses to be reached under service loads, in such a way that the internal
stresses in the rigid metal truss arising in the course of its manufacture are almost
entirely eliminated.
2. Process in accordance with claim 1, characterized by the fact that the forces used
to obtain an elastification loading of the rigid metal truss are two horizontal forces
or groups of forces, parallel or inclined along its longitudinal axis, of which the
resultants are equal and opposite.
3. Process in accordance with any one of the claims 1 and 2, characterized by the
fact that the forces used to obtain an elastification loading of the rigid truss are
only or in addition one or more practically perpendicular forces in relation to its
longitudinal axis.
4. Process in accordance with any one of the claims 1 to 3, characterized by the fact
that the rigid metal truss is subjected to at least one elastification loading such
that the stresses which it generates, when added to the already existing internal
stresses, reach the limit of elasticity in all areas where this could be possible
under service loads if the elastification loading(s) had not been previously applied,
almost eliminating the internal stresses arising in the course of manufacture of the
rigid metal truss.
5. Process in accordance with any one of the claims 1 to 4, characterized by the fact
that the elastification loading)s) is/are maintained on the rigid metal truss for
such time as is necessary to ensure that the deformations occasioned through exceeding
the elastic limit can develop almost completely.
6. Process in accordance with any one of the claims 1 to 5, characterized by the fact
that each elastification loading is applied to the above- mentioned rigid truss possibly
in several stages.
7. Process in accordance with any one of the claims 3 to 6, characterized by the fact
that the elastification loading is successively applied and released until the moment
when the residual deflection (Δf) due to it becomes insignificant.
8. Process in accordance with any one of the claims 1 to 7, characterized by the fact
that the assembly which the manufacturer is obliged in any case to provide is used
to effect the said pre-flexing or the said pre-traction and/or the said pre-traction
and the said pre-flexing at the same time.
9. Process in accordance with any one of the claims 2 and 4 to 8, characterized by
the fact that the intensity of applied horizontal forces is measured with adequate
precision by means of dynamometric cells, duly calibrated manometers or alternatively
by any other equipment capable of measuring a tensile force.
10. Process in accordance with any one of the claims 3 to 8, characterized by the
fact that the deformation of the rigid metal truss due to the elastification loading
is measured by the change in its curvature.
11. Process in accordance with any one of the claims 1 to 10, characterized by the
fact that the value of the elongation induced by the elastification loading is measured
by strain gauges placed in appropriate positions.
12. Process in accordance with any one of the claims 3 to 11, characterized by the
fact that the intensity of the vertical forces constituting the elastification loading
is measured with adequate precision with dynamometric cells which .are placed more
especially where such forces act and/ or at the supports.
13. Process in accordance with any one of the claims 3 to 12, characterized by the
fact that the deformations of the rigid metal truss are measured by means of measuring
instruments such as surveyor's level, theodolite and/or flex- imeter.
14. Beam manufactured by the process described in accordance with any one of the claims
1 to 13.

