(19)
(11) EP 0 117 162 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
29.08.1984  Bulletin  1984/35

(21) Numéro de dépôt: 84400030.7

(22) Date de dépôt:  06.01.1984
(51) Int. Cl.3G08B 17/12
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE GB IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 13.01.1983 FR 8300461

(71) Demandeurs:
  • Brown de Colstoun, François Patrice Didier
    F-92100 Boulogne-Billancourt (FR)
  • Chambaret, Jean-Paul
    F-94250 Gentilly (FR)
  • Chambaret, Yves
    F-75011 Paris (FR)
  • Le Saige de la Villesbrunne, Arnaud Gérard
    F-78000 Versailles (FR)
  • Moscovici, Jean-Claude Marian
    F-75007 Paris (FR)
  • Moscovici, Michel
    F-94130 Nogent sur Marne (FR)

(72) Inventeurs:
  • Brown de Colstoun, François Patrice Didier
    F-92100 Boulogne-Billancourt (FR)
  • Chambaret, Jean-Paul
    F-94250 Gentilly (FR)
  • Chambaret, Yves
    F-75011 Paris (FR)
  • Le Saige de la Villesbrunne, Arnaud Gérard
    F-78000 Versailles (FR)
  • Moscovici, Jean-Claude Marian
    F-75007 Paris (FR)
  • Moscovici, Michel
    F-94130 Nogent sur Marne (FR)

(74) Mandataire: Beauchamps, Georges et al
Cabinet Weinstein 20, avenue de Friedland
75008 Paris
75008 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Procédé pour la détection d'une source de chaleur notamment d'un incendie de forêt dans une zone surveillée, et système pour la mise en oeuvre de ce procédé


    (57) L'invention concerne un système pour la détection de sources de chaleur.
    Le système est caractérisé en ce qu'il comprend un certain nombre de postes du surveillance (1) répartis dans la zone à surveiller, comprenant un détecteur de rayonnement infrarouge (2) situé à un niveau au-dessus de la zone à surveiller et relié à un moteur d'entraînement en mouvement angulaire périodique, pas-à-pas, du détecteur, et un dispositif de traitment logique (4) des informations captées par le détecteur et de transmission par l'intermédiaire de la liaison téléphonique (6), et en ce quele poste central (7) est équipé d'un dispositif informatique comportant une mémoire dans laquelle sont enregistrées ou répertoriées les sources de chaleur connues dans la zone à surveiller.
    L'invention permet la détection d'incendies de forêts.




    Description


    [0001] La présente invention a pour objet un procédé pour la détection d'une source de chaleur pouvant apparaître dans une zone ou un espace prédéterminé, le cas échéant d'une grande étendue, notamment d'un incendie dans une forêt, et un système de mise en oeuvre de ce procédé.

    [0002] Le procédé et le système actuellement utilisés à cette fin, notamment pour la détection d'un incendie dans une forêt, peuvent être résumés de la manière suivante:

    [0003] Lorsque les conditions atmosphériques sont propices à la naissance ou au développement d'incendies, la zone forestière concernée est placée sous surveillance Un certain nombre de tours ou postes d'observation d'une hauteur relativement importante est réparti dans la zone. Au sommet de chaque tour un sapeur pompier scrute l'horizon afin de détecter visuelle- ment une fumée non répertoriée sur la liste en possession du guetteur, signalant l'existence d'un incendie. S'il constate un tel incendie, il avertit par liaison téléphonique le centre des sapeurs pompiers forestiers. Dans ce centre, sur une carte d'état major, la direction identifiée est repérée et, après réception d'un appel d'une tour voisine, on procède à la localisation par triangulation de l'incendie repéré. Pour des raisons de précision de visée, l'intervention d'une troisième tour est nécessaire ou au moins souhaitable.

    [0004] On constate que ce procédé et dispositif de surveillance présentent notamment les inconvénients majeurs suivants:

    - surveillance limitée dans le temps (diurne et selon les conditions atmosphériques - brouillard);

    -difficulté d'observation systématique régulière sur tout l'horizon, due au facteur humain;

    -problème de précision sur la visée;

    -difficulté d'observation de l'importance et de la nature du feu;

    -nécessité de sélection humaine entre fumée autorisée et incendie;

    -absence d'indication surle sens de propagation de l'incendie;

    - nécessité d'attendre au moins une seconde information en provenance d'une autre tour;

    - rotation d'un personnel important.



    [0005] La présente invention a pour objectif de proposer un procédé et un système pour la détection d'une source de chaleur, notamment d'un incendie, qui ne présentent pas les inconvénients susmentionnés, inhérents au procédé et au système connus.

    [0006] L'invention concerne donc un procédé pour la détection de sources de chaleur, notamment d'incendie de forêt ou analogue, dans une zone ou un espace notamment de grande étendue, selon lequel on surveille la zone précitée à partir d'au moins deux postes de surveillance, transmet des informations relatives à une source de chaleur détectée à un poste central, par l'intermédiaire d'une liaison de transmission, telle qu'une liaison téléphonique, et localise dans ce poste central la source de chaleur, à partir des informations reçues des postes de surveillance, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on surveille ladite zone à l'aide d'un détecteur de rayonnements infrarouges à chaque poste de surveillance, amène ce détecteur à effectuer, de façon périodique et de préférence permanente, des mouvements angulaires de balayage de la zone à surveiller, transmet au poste central les informations relatives à toutes les sources de chaleur détectées et effectue de façon automatique, dans le poste central, une comparaison des informations reçues des détecteurs aux informations préalablement mémorisées dans ce poste, relatives à des sources de chaleur connues et à ne pas prendre en compte, pour déterminer les sources de chaleur nouvellement apparues.

    [0007] Selon une caractéristique avantageuse de l'invention, on déplace le détecteur suivant un régime pas-à-pas et transmet au poste central les informations que le détecteur a reçu pendant chaque phase d'atret correspondant.

    [0008] Suivant encore une autre caractéristique, on amène le détecteur à effectuer un mouvement de balayage vertical pendant chaque phase d'arrêt, autour d'un axe horizontal, le balayage étant effectué avantageusement à une fréquence élevée.

    [0009] Selon le procédé proposé par l'invention, on transmet au centre précité,en forme numérique, l'information relative à l'intensité de rayonnement infrarouge captée pendant l'arrêt de chaque pas ou de plusieurs pas, mémorise cette information dans le centre et la renvoie au dispositif détecteur dans lequel on compare l'information reçue du centre à l'information initialement transmise à celui-ci et indique au centre avec l'information suivante, le cas échéant par un bit de valeur "0" ou "1" s'il y avait équivalence entre les informations comparées et invalide l'information mémorisée dans le centre en cas d'une différence.

    [0010] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, on transmet avec chaque information relative à l'intensité de rayonnement infrarouge une donnée telle qu'un bit de synchronisation que l'on utilise dans le centre pour synchroniser l'attribution auxdites informations reçues relatives au rayonnement, de l'information relative à la position angulaire correspondante du détecteur.

    [0011] Le système pour la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il comprend un certain nombre de postes de surveillance répartis dans la zone à surveiller, comprenant un détecteur de rayonnement infrarouge situé à un niveau au-dessus de la zone à surveiller et relié à un moteur d'entraînement en un mouvement angulaire périodique, pas-à-pas, du détecteur, et un dispositif de traitement logique des informations captées par le détecteur et de transmission par l'intermédiaire de la liaison téléphonique, et en ce que le poste central est équipé d'un dispositif informatique comportant une mémoire dans laquelle sont enregistrées ou répertoriées les sources de chaleur connues dans la zone à surveiller.

    [0012] Suivant une caractéristique avantageuse du système, le détecteur est pourvu d'un moyen permettant un balayage vertical lors de chaque position angulaire correspondant à un pas du détecteur.

    [0013] Suivant encore une autre caractéristique avantageuse, le moyen de balayage vertical est formé par un miroir vibrant à une fréquence élevée.

    [0014] L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels :

    - la figure 1 montre sous forme d'un schéma bloc le système de détection de sources de chaleur suivant la présente invention;

    - la figure 2 montre de façon schématique et à plus grande échelle l'ensemble détecteur représenté à la figure 1;

    - la figure 3 est une vue de dessus sur le détecteur représenté sur la figure 2;

    - la figure 4 montre de façon schématique et à plus grande échelle un autre mode de réalisation de l'ensemble détecteur représenté à la figure 1;

    - les figures 5 et 6 montrent respectivement le signal de sortie produit par le détecteur avant et après une opération de mise en forme, en fonction de la position angulaire du détecteur;

    - la figure 7 illustre le principe de structure et de fonctionnement du système suivant la présente invention, sous forme d'un schéma bloc; et

    - les figures 8 et 9 illustrent schématiquement la structure des octets transmis au poste central.



    [0015] Le procédé et le système selon la présente invention sont particulièrment appropriés pour détecter des sources de chaleur telles que des incendies dans des forêts de grande étendue. Il est donc avantageux de décrire l'invention en prenant comme exemple d'application un système de surveillance des forêts tel qu'il est représenté à la figure 1. Il est à noter que l'invention n'est cependant nullement limitée à une telle application et est utilisable dans tout cas où il s'agit de détecter et localiser dans une zone prédéterminée l'apparition d'un objet ou d'un phénomène, mobile ou immobile, qui émet des rayonnements infrarouges.

    [0016] Le mode de réalisation de l'invention, représenté à la figure 1, pour la détection d'incendies de forêts, comprend un certain nombre de tours de surveillance dont une seule est représentée. Ces tours ont une hauteur suffisante et sont placées de façon appropriée pour que leur sommet soit situé à un niveau au-dessus des foyers d'incendie éventuels à détecter dans la zone forestière surveillée.

    [0017] Au sommet de ces tours 1 est installé un équipement comprenant notamment un ensemble capteur-détecteur de rayonnements infrarouges 2, rotatif autour d'un axe sensiblement vertical pour pouvoir effectuer un mouvement de balayage horizontal, un codeur optique 3 associé à cet ensemble et destiné à déterminer les les positions angulaires de ce dernier, un dispositif de traitement 4 des signaux produits par le détecteur et représentatif de l'intensité des rayonnements infrarouges captés, ainsi qu'un modem 5 relié à une ligne téléphonique 6 et destiné à adapter les signaux électriques aux propriétés de la ligne téléphonique.

    [0018] Des lignes téléphoniques comme la ligne 6 relient les différents postes de surveillance en haut des tours 1 à un poste central 7, avantageusement un ordinateur, par l'intermédiaire de modems 8 et de multiplexeurs. à huit canaux 9, chacun associé à huit modems. Le chiffre de référence 10 désigne un dispositif de stockage et d'archivage associé àl'ordinateur 7.

    [0019] Il est à noter que la liaison par ligne téléphonique du poste central aux différents postes de surveillance pourrait être remplacée par tout autre moyen de communication. Bien entendu, le type de liaison devrait être choisi en fonction de l'infra-structure déjà en place ou pouvant être installée, facilement et de façon économique.

    [0020] En se reportant aux figures 2 et 3 on décrira ci-après de façon plus détaillée l'ensemble capteur-détecteur de rayonnements infrarouge 2.

    [0021] Cet ensemble 2 comprend un dispositif optique collecteur de rayonnement, pourvu d'un filtre infrarouge 12, d'un miroir sphérique collecteur 13 et du détecteur proprement dit 14 qui est pourvu d'une fenêtre 15 de forme rectangulaire suivant la figure 3. L'ensemble entouré sur la figure 2 par une ligne en traits interrompus est rotatif autour d'un axe vertical centré sur le centre de la fente 15 et sur le détecteur situé en dessous et fixe. Cet ensemble est entraîné en rotation par un moteur pas-à-pas 16 suivant le sens de rotation indiqué en 17 pour pouvoir ainsi effectuer le mouvement de balayage horizontal. La fente 15 qui fait partie de l'ensemble rotatif est représentée en pointillés dans plusieurs positions angulaires au-dessus de la surface sensible fixe 18 du détecteur 14.

    [0022] Pour permettre un balayage du champ vertical, un miroir vibrant 20 est disposé dans l'ensemble rotatif dans la zone focale de l'optique collectrice 13 de façon à déplacer l'image du détecteur dans le plan focal image de cette optique ou, autrement dit, de façon à former sur le détecteur fixe 14 l'image d'une partie du champ vertical. Ce miroir vibre à une fréquence relativement élevée pour des raisons qui seront expliquées plus loin.

    [0023] En 3, on reconnaît le codeur optique angulaire destiné à définir la position angulaire de l'ensemble rotatif lors du balayage du champ horizontal.

    [0024] Avant d'expliquer le fonctionnement du système et des différentes opérations du procédé pour la détection d'un incendie, englobant un traitement spécifique des signaux produits par le détecteur, on donnera ci-après quelques considérations qui permettent de comprendre selon quels critères le détecteur et le dispositif optique et mécanique ainsi que le dispositif de traitement de signaux pourraient être avantageusement choisis. L'objectif du système selon la présente invention, donné uniquement à titre d'exemple, est de détecter des incendies de forêts jusqu'à des distances pouvant atteindre 20 km. Il importe que l'information, c'est-à-dire le rayonnement émis par un feu, se transmette jusqu'au'détecteur avec le minimum d'absorption. En tenant compte du spectre d'absorption de l'atmosphère du rayonnement infrarouge, on constate l'existence d'un certain nombre de bandes spectrales ou fenêtres particulièrement transparentes à ce rayonnement. Dans le cadre de l'invention, on retient comme fenêtres la bande de longueurs d'onde allant de 3 à 5,5 microns. Dans cette bande la transmission atmosphérique est bonne et le rayonnement parasite tel que par exemple le rayonnement solaire est limité. Cette fenêtre s'est avérée avantageuse pour une surveillance optimale 24 heures sur 24, donc même en plein jour. Les détecteurs qui sont efficaces dans ce domaine de longueursd'onde sont par exemple des détecteurs en PbSe, refroidis à -45°C. Il est cepndant à noter que le choix du détecteur de rayonnement infrarouge est fonction des conditions et critères spécifiques de chaque cas d'application.

    [0025] Dans le cadre de l'invention, on cherche par exemple à obtenir une résolution spatiale qui est de l'ordre de 15 mètres à 20 km de distance. Il convient donc de pouvoir opérer à 15 m près à 20 km un foyer d'incendie. Or, à 20 km un segment de 15 m est vu sous un angle

    radians. Le nombre de secteurs élémentaires résolus pour chaque tour sera donc de

    secteurs = 213.

    [0026] Le codeur optique prévu pour la définition des positions angulaires du système optique rotatif doit donc être capable de différencier 213 directions différentes par tour.

    [0027] Pour des raisons liées a la cadence maximale de transmission des lignes téléphoniques habituelles, et au nombre d'informations utiles à transmettre, la vitesse la plus rapide d'analyse de l'horizon correspondra avantageusement à un tour en 40 secondes. Le temps d'analyse d'un secteur est donc de 5 ms environ correspondant à une fréquence de 200 Hz. Pour avoir une bonne résolution spatiale il est avantageux que le détecteur ait une bande passante environ 10 fois supérieure c'est-à-dire d'environ 2 KHz.

    [0028] Concernant le champ d'observation vertical et hotam- ment de la fréquence du balayage vertical, il convient de tenir compte de ce qui suit: si les tours d'observation présentent une altitude de 40 m et si la limite supérieure du champ d'observation verticale est la direction horizontale, ce qui permet d'éviter d'être en observation directe du soleil, sauf le matin et le soir, et en prenant comme limite inférieure une zone d'ombre de 200 m autour du pied de la tour, on obtient un angle de champ vertical égal à 15 x 10-2 rds. Il est à noter que cette zone d'ombre est relative, car tout feu qui y naîtrait sera immédiatement détecté à cause des fumées qui traverseraient la zone d'observation, à une distance très proche du système de détection. En raison de la disproportion entre les champs vertical et horizontal et des exigences qui en découlent pour les dimensions du détecteur, il est avantageux d'associer au détecteur le miroir vibrant 20. Comme il a été dit plus haut, ce miroir vibre avantageusement à une fréquence suffisamment élevée pour que le détecteur semble voir tout le champ angulaire vertical en une seule fois. Il est alors avantageux de choisir une fréquence de vibration de l'ordre de 20 KHz, c'est-à-dire 100 fois plus élevée que la fréquence d'analyse d'un secteur horizontal et 10 fois plus élevée que la limite supérieure de la bande passante du système de détection (2 KHz).

    [0029] Il est cependant à noter que l'utilisation d'un miroir vibrant pour effectuer un balayage vertical n'est pas obligatoire et pourrait être supprimée si le champ vertical est suffisamment faible ou la surface sensible du détecteur est suffisamment importante. Tout autre moyen approprié pourrait d'ailleurs être utilisé pour remédier aux problèmes de disproportion susmentionnés.

    [0030] La figure 4 représente un autre mode de réalisation de l'ensemble capteur-détecteur de rayonnements infra- rouge 2. Celui-ci comprend un dispositif optique collecteur de rayonnement, pourvu du filtre infra- rouge 12, d'un dispositif 13a formant objectif et du détecteur 14 pourvu de la fenêtre 15. Comme pour l'autre mode de réalisation des figures 2 et 3, l'ensemble entouré sur la figure 4 et par une ligne en traits interrompus est rotatif autour d'un axe vertical centré surle centre de la fente 15 et sur le détecteur 14 situé en-dessous et fixe..Cet ensembleest entrainé en rotation de la même façon que celui de la figure 2 de sorte que le moyen d'entraînement 16 a été omis en figure 4. Pour permettre le balayage du du champ vertical, un miroir tournant 20a suivant le sens des aiguilles d'une montre est disposé dans l'ensemble rotatif dans la zone focale de l'objectif 13a de façon à former sur le détecteur fixe 14 l'image d'une partie du champ vertical. Le miroir 20a comporte plusieurs surfaces réfléchissantes 20 al - 20 as disposées par exemple en octogone et focalise le rayonnement infra-rouge sur le détecteur 14 via la lentille convergente 13b située au-dessus du détecteur 14 et de la fente 15. Le miroir tourne autour de l'axe passant par le centre 0 de l'octogone et perpendiculaire par rapport à l'axe en traits mixtes passant par les centres de la lentille 13b, de la fente 15, et du détecteur 14. La vitesse angulaire de rotation du miroir 20a. doit être choisie de manière a être suffisament élevée pour que le détecteur semble voir tout le champ angulaire vertical en une seule fois. Cette vitesse peut être choisie en concordance avec la fréquence de vibration du miroir 20 définie précédemment.

    [0031] Le procédé et le fonctionnement du système selon l'invention, qui vient d'être décrit, ressort de la description du fonctionnement qui sera faite ci-après en se reportant aux figures 5 à 9. Le détecteur 2 émet un signal électrique directement proportionnel à l'intensité des rayonnements infrarouges reçus. Ce signal est transmis au dispositif de traitement 4 dans lequel il est amplifié en 22, mis en forme en 23, converti en 24sousforme numérique par un convertisseur analogique-numérique et traité dans un circuit de traitement logique et de contrôle de transmission 25, avant de parvenir au modem 5, comme cela ressort de la figure 8.

    [0032] A titre d'exemple, la figure 5 montre le signal électrique de sortie du détecteur 2 en fonction de la position angulaire α h de l'ensemble optique rotatif du détecteur, au cours du balayage du champ horizontal. Ce signal présente en a, b et c des crêtes qui sont représentatives respectivement d'un feu de 5 m à 20 km, de 5 m à 15 km et de 5 m à _5 km. La montée brusque en d du niveau du signal de sortie est provoquée par le soleil. La distinction entre des sources de chaleur devant être repérées, comme les foyers de feu a, b et c, de la source de chaleur d et d'autres encore, s'effectuera dans le poste central à la manière qui sera décrite plus loin. En considérant les crêtes représentatives d'un feu, sur la figure 5, on constate que ces crêtes se caractérisent moins par leur amplitude par rapport au fond parasite- amplitude qui peut être relativement faible comme dans le cas de la crête a - mais plutôt par la forme de ces crêtes qui se distingue par des flancs avant et arrière très raides, c'est-à-dire des temps de montée très courts.

    [0033] En tirant profit de cette particularité, on obtient à la sortie du circùit de mise en forme 23 les impulsions a', b', c' et d' (figure 6), qui correspondent aux crêtes a, b, c et d. Le convertisseur analogique-numérique 24 convertit chaque impulsion qui contient l'information de l'intensité d'un rayonnement infra- rouge émis par la source de chaleur en un signal numérique à 8 bits.

    [0034] Le module de traitement logique et de contrôle de transmission 25 reçoit pour chaque source de chaleur le signal numérique relatif à l'intensité du rayonnement et l'information correspondante relative à la position angulaire de l'ensemble optique rotatif, qui a été généré par le codeur optique 3 sous forme d'un signal numérique à 13 bits; si chaque position angulaire correspond à un segment angulaire de 2α h 7,7 x 10-4 radians comme dans le présent exemple. Le module 25 ordonne tout d'abord les signaux pour qu'ils soient transmissibles par le modem 5. Du fait que le modem n'accepte que des signaux à 8 bits en série, le module 25 combine les deux informations respectivement de 13 bits parallèles et de 8 bits parallèles en une information de 8 bits série. Les figures 8 et 9 illustrent la structure des octets d'information transmis par le modem 5 au poste central 7 (figure 1). Par conséquent, il convient que le module 25 effectue une compression d'informations. Celle-ci consiste tout d'abord à ne pas transmettre les 13 bits de position angulaire. Dans le train de 8 bits envoyé au modem 5, on utilise qu'un bit pourle repérage de position. Celui-ci est un bit de synchronisation qui est toujours à l'état logique bas "0", sauf au moment du passage à la position angulaire numérique 0000000000000 où le signal de synchronisation est au niveau logique haut "1". Ce bit permet la reconstitution de l'information relative à la position angulaire dans le poste central. Ce dernier comprend à cette fin un compteur 13 bits qui est remis à zéro par le bit de synchronisation et qui est incrémenté d'un pas à chaque nouvelle transmission d'un octet. Pour ce qui est des données de niveau d'intensité de rayonnement, la précision de 8 bits n'est pas nécessaire et on se contente d'une précision de 3 bits. On peut donc envoyer à l'aide d'un octet les informations relatives à deux positions angulaires du capteur du détecteur, formé par l'ensemble optique rotatif. Le compteur 13 bits du poste central, c'est-à-dire de l'ordinateur 7, est par conséquent incrémenté de deux pas à chaque nouvelle transmission d'un octet. Le bit restant de l'octet est utilisé pour une indication du bon fonctionnement de tous les systèmes installés sur la tour 2. Les figures 8 et 9 représentent deux octets transmis successivement. La configuration de chaque octet représenté est caractérisée par un bit D0 de synchronisation, un bit O1 d'erreur, 3 bits D2 à D4 de données d'intensité de rayonnement relative à une position angulaire n (figure 8) ou n + 2 (figure 9) et 3 bits D5 à D7 de données d'intensité respectives à la position angulaire suivante n + 1 (figure 8) ou n + 3 (figure 9).

    [0035] Chaque octet ainsi formé est transmis au modem 5 qui l'envoie au modem 8 par la ligne téléphonique permanente 6. En sortie du modem 8, l'octet est mémorisé dans l'ordinateur du poste central 7. Il est ensuite ré-injecté par l'ordinateur dans le modem 8 qui le retransmet au modem 5 pour aboutir au module de traitement 25. Ce dernier compare ensuite l'octet de départ et l'octet de retour. Si les deux octets sont équivalents, la transmission s'est bien faite et l'ordinateur a mémorisé des données justes. Si les deux octets sont différents, il ya eu erreur de transmission et l'ordinateur a mémorisé des données fausses. Une fois la comparaison des deux octets achevée, le module de traitement logique de contrôle de transmission 25 agit sur la commande du moteur pas-à-pas 16 d'entraînement du capteur formé par l'ensemble optique rotatif du détecteur 2. Si le capteur se trouvait lors de la comparaison dans la position n + 1, le moteur place le capteur maintenant en position n + 2. Le capteur produit un nouveau signal de sortie qui sera traité par le circuit de mise en forme 23, après amplification en 22, et appliqué au convertisseur analogique-numérique 24. Le module 25 déclenche alors la conversion analogique-numérique et mémorise l'octet d'intensité de rayonnement relative à la position n + 2. Ensuite, le module 25 agit à nouveau sur la commande de rotation du moteur 16, pour placer le capteur dans la position n + 3. Il déclenche une nouvelle conversion analogique-numérique, puis à partir des nouvelles données enregistrées, envoie au modem 5 l'octet n + 2, n + 3 suivant la figure 9. Cet octet contient dans le bit D1 l'information relative à la comparaison de l'octet transmis auparavant contenant les informations relatives aux positions angulaires n et n + 1 (figure 8). Si l'opération de comparaison antérieure a trouvé une erreur de transmission, le bit d'erreur du nouveau octet est à l'état logique haut "1" ce qui provoque l'invalidation de l'octet (n, n + 1) précédemment enregistrée par l'ordinateur.

    [0036] Les opérations qui viennent d'être décrites permettent une vérification permanente du bon fonctionnement du système. On décrira ci-après l'opération importante qui permet de détecter un feu d'autres sources de chaleur, quine doivent pas donner lieu au déclenchement d'une alarme. En effet, d'autres sources de chaleur pourraient provoquer la production de signaux semblables aux crêtes indicatrices d'un feu, qui ont été indiquées à la figure 5. Par exemple, la variation brusque de niveau de signal d, qui est engendrée par le soleil (lever ou coucher du soleil) et indiquée au module 25 sous forme de l'impulsion d' est transmis au poste central ou l'ordinateur 7. De même des fumées d'habitat et dans certains cas les voitures automobiles, les trains, les avions etc.... situés habituellement ou traversant la zone surveillée par le détecteur 2 seraient portés à la connaissance de l'ordinateur 7.

    [0037] Pour éliminer un déclenchement non justifié d'une alarme, on a repertorié dans le poste central 7 les sources de chaleur parasites qui ne doivent pas être prises en compte. A cette fin, l'ordinateur du poste central est pourvu d'une mémoire dans laquelle les informations relatives à des sources ont été enregistrées. Pour savoir si une source de chaleur repérée par le détecteur 2 est un feu, l'ordinateur effectue à la suite de la réception de chaque octet, après avoir associé à l'information reçue l'information relative à la position angulaire du capteur du détecteur, à l'aide de son compteur de 13 bits et le bit de synchronisation D0 contenu dans l'octet reçu, une comparaison au contenu de sa mémoire.

    [0038] Il est ainsi aisé de distinguer un feu de source de chaleur parasite immobile. Pour permettre également la distinction d'un feu d'une source de chaleur parasite mais mobile ou passagère, telle qu'une voiture automobile ou un train, le fait que cette source se déplace peut servir de critère de distinction. Une programmation appropriée de l'ordinateur permet ainsi à l'ordinateur la détection d'un feu, même vis-à-vis de sources de chaleur parasites mobiles.

    [0039] Il ressort de la description du système conforme à l'invention, qui vient d'être faite, que le poste central 7 ou plus exactement l'ordinateur reçoit de façon permanente un flux d'informations provenant des différents postes de surveillance chacun équipé d'un détecteur de rayonnement infrarouge. Si une source de chaleur s'avère être un feu, celui-ci peut être facilement localisé dès sa naissance et des mesures peuvent être prises immédiatement pour éteindre ce début d'incendie.

    [0040] Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à la détection d'un feu. De façon générale, l'invention peut être utilisée pour détecter l'apparition ou la pénétration dans une zone surveillée de tout objet ou phénomène donnant lieu à l'émission d'un rayonnement infrarouge. L'invention pourrait ainsi servir pour surveiller par exemple une frontière.

    [0041] Il est encore à ajouter que les informations relatives à la nature du détecteur, au mode de vérification du bon fonctionnement du système et à la configuration des messages sousforme numérique pourraient être différentes sans sortir du cadre de l'invention.

    [0042] On pourrait également prévoir que le capteur de rayonnement effectue un mouvement pas-à-pas de balayage vertical et transmette au poste central des informations relatives à la position dans le champ vertical. Dans le poste on pourrait ainsi localiser la source du rayonnement à partir des données relatives aux positions dans les champs horizontal et vertical.


    Revendications

    1. Procédé pour la détection de sources de chaleur, notamment d'incendies de forêts ou analogues dans une zone ou un espace notamment de grande étendue, selon lequel on surveille la zone précitée à partir d'au moins un poste de surveillance, transmet des informations relatives à une source de chaleur détectée à un poste central, par l'intermédiaire d'une liaison de transmission, telle qu'une liaison téléphonique, et localise dans ce poste central la source de chaleur, à partir des informations reçues des postes de surveillance, ladite zone étant surveillée à l'aide d'un détecteur de rayonnement infrarouge à 'chaque poste de surveillance, ledit détecteur étant amené à effectuer, de façon périodique et de préférence permanente, des mouvements angulaires de balayage de la zone à surveiller, caractérisé en ce que l'on transmet au poste central (7) les informations relatives à toutes les sources de chaleur détectées et effectue de façon automatique, dans le poste central, une comparaison des informations-reçues des détecteurs (2) aux informations préalablement mémorisées dans ce poste (7), relatives à des sources de chaleur connues et à ne pas prendre en compte, pour déterminer les sources de chaleur nouvellement apparues.
     
    2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on déplace le détecteur (2)suivant un régime pas-à-pas et transmet au poste central des informations que le détecteur a reçu pendant chaque phase d'arrêt correspondante.
     
    3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé ce que l'on amène le détecteur à effectuer un mouvement de balayage horizontal et/ou vertical.
     
    4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on transmet, en forme numérique, au poste central (7), l'information relative à l'intensité de rayonnement infrarouge capté pendant l'arrêt de chaque pas ou de plusieurs pas, mémorise cette information dans le poste central (7) et la renvoie au dispositif détecteur (2) dans lequel on compare l'information reçue du poste central (7) à l'information initialement transmise à celui-ci et indique dans l'information suivante à transmettre, le cas échéant par un bit de valeur "0" ou "1", s'il y avait équivalence entre les informations comparées, et invalide l'information mémorisée dans le poste central dans le cas d'une différence. ;
     
    5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on transmet avec chaque information relative à l'intensité de rayonnement infrarouge une donnée telle qu'un bit de synchronisation et utilise ce bit dans le poste central pour assurer l'attribution auxdites informations reçues relatives au rayonnement infrarouge, de l'information relative à la position angulaire correspondante du détecteur.
     
    6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'information relative à l'intensité du rayonnement infrarouge capté est transmise sous forme d'un octet contenant un bit de vérification (DO) et un bit de synchronisation (D1).
     
    7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que chaque octet comprend l'information relative au rayonnement infrarouge reçu correspondant à deux positions angulaires du détecteur.
     
    8. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on détecte la nature d'une source de chaleur en tenant compte des propriétés de cette source telle que son évolution ou déplacement dans la zone surveillée.
     
    9. Système pour la détection de sources de chaleur, pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 8, comprenant un certain nombre de postes de surveillance répartis dans la zone à surveiller, comprenant un détecteur de rayonnement infrarouge situé à un niveau au-dessus de la zone à surveiller et relié à un moteur d'entraînement en un mouvement angulaire périodique, pas-à-pas, du détecteur, et un dispositif de traitement logique des informations captées par le détecteur et de transmission par l'intermédiaire de la liaison téléphonique, caractérisé en ce quele poste central (7) est équipé d'un dispositif informatique comportant une mémoire dans laquelle sont enregistrées ou répertoriées les sources de chaleur connues dans la zone à surveiller.
     
    10. Système selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'au détecteur (2) est associé un dispositif optomécanique pourvu d'un codeur optique (3) qui délivre un signal numérique définissant la position angulaire du détecteur, ce codeur (3) étant relié au dispositif de traitement d'information (4).
     
    11. Système selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que le détecteur (2) est pourvu d'un moyen (20, 20a) permettant un balayage vertical lors de chaque position angulaire du détecteur d'un balayage horizontal.
     
    12. Système selon la revendication 11, caractérisé en ce que le moyen de balayage vertical (20) est formé par un miroir vibrant à une fréquence élevée.
     
    13. Système selon la revendication 12, caractérisé en ce que le détecteur comporte une fenêtre rectangulaire (15) et en ce qu'un dispositif optique est monté en amont de cette fenêtre qui comprend un miroir collecteur (13) du rayonnement infrarouge capté, dans la zone focale duquel est disposé le miroir vibrant (20) de balayage vertical, et en ce que la fenêtre (15), le miroir vibrant (20) et le miroir collecteur (13) forment un ensemble rotatif, un organe détecteur fixe (14) étant placé en dessous de la fenêtre (15).
     
    14. Système selon la revendication 11, caractérisé en ce que le moyen de balayage vertical (20a) est formé par un miroir tournant à une vitesse angulaire élevée.
     
    15. Système selon la revendication 14, caractérisé en ce que le détecteur comporte une fenêtre rectan- gualire (15) et en ce qu'un dispositif optique est monté en amont de cette fenêtre qui comprend un organe formant objectif (13a) collecteur du rayonnement infra-rouge capté, dans la zone focale duquel est disposé le miroir tournant (20a), et une lentille convergente (13b) recevant le rayonnement infra-rouge du miroir tournant et focalisant ce rayonnement sur un détecteur fixe 14, et en ce que la fenêtre (15), le miroir tournant (20a) et l'objectif (13a) forment un ensemble rotatif, le détecteur fixe (14) étant . placé en-dessous de la fenêtre (15).
     
    16. Système selon la revendication 13 ou 15 caractérisé en ce que la fenêtre rectangulaire (15) présente la forme d'une fente, le petit côté de la fenêtre étant parallèle à l'axe de rotation du miroir vibrant (20).
     
    17. Système selon l'une des revendications 9 à 16, caractérisé en ce que le dispositif de traitement d'information (4), qui comprend un module de traitement logique et de transmission (25) est relié au moteur d'entraînement (16) du détecteur (2) pour commander le déplacement angulaire de ce dernier suivant un programme prédéterminé.
     




    Dessins













    Rapport de recherche