[0001] La présente invention a trait à un nouveau procédé de préparation d'une feuille fibreuse
par des techniques papetières à partir de fibres, d'un agent liant, d'un agent floculant
et d'un additif particulier, ladite feuille, qui a des propriétés mécaniques améliorées,
étant utile dans le domaine de l'emballage et notamment celui des sacs en papier dits
de petite, moyenne et grande contenance. L'invention concerne également la feuille
de papier obtenue selon ce procédé en tant que produit industriel nouveau.
[0002] On sait que les papetiers et les transformateurs de krafts d'emballage ont à subir
la concurrence de nombreux moyens d'emballage tels que les sacs en matières plastiques,
et les conditionnements dits de livraisons en vrac ou semi-vrac. Par suite les papetiers
et les transformateurs ont été amenés à mettre au point des produits plus techniques
de poids inférieur par rapport aux matériaux traditionnels (réduction du grammage
du papier ou diminution, par exemple, du nombre de plis des sacs) répondant tout à
fait aux exigences qualitatives des utilisateurs finals, c'est-à-dire aux conditions
automatiques contraignantes d'ensachage dans des secteurs industriels très variés
tels que, selon le langage de l'homme de métier :
a) les matériaux de construction :
ciment, plâtre, chaux hydraulique, enduits, revêtements de sol, matériaux isolants,
produits d'étanchéité ;
b) les produits minéraux :
argiles crues, kaolins, céramiques, produits réfractaires à base d'argile, d'amiante,
les laves, les marbres, le silex broyé, les barytes, les blancs de craie et gypse,
les ocres, les talcs, les produits siliceux et silices, les bentonites, les charbons
actifs, le sable, le sel ;
c) l'alimentation humaine :
farine patissière et boulangère, les sucres, poudre de lait, les pâtes alimentaires,
les pommes de terre, les fruits et légumes, les aliments déshydratés
d) l'alimentation animale :
aliments composés, les farines de viande, de poissons, mélasses, tourteaux, blé, farine
de luzerne, pulpes, concentrés minéraux, aliments pour animaux domestiques, lait en
poudre ;
e) les produits chimiques :
aluminium, sodium, soufre et combinaisons, lessives, savons détersifs, polymères issus
de la pétrochimie ou de la carbochimie, insecticides, pesticides, résines synthétiques,
dérivés de la cellulose ou de l'amidon, colorants, pigments ;
f) les engrais :
engrais azotés, phosphatés, le nitrate de chaux, les potasses, les engrais composés,
les scories Thomas ou potassiques ; et,
g) les produits divers :
semences, sciure de bois, bitumes, charbon de bois, etc.
[0003] En fonction des différents types d'usage, le sac papier, soit à valve, soit à gueule
ouverte, doit répondre à un certain nombre d'exigences qualitatives : sa forme doit
correspondre à un certain volume de produit ; il doit être adapté aux exigences du
transformateur (machinabilité et imprimabilité), aux techniques modernes d'ensachage
et à la mécanisation rapide et automatique ; il doit résister aux contraintes d'ensachage
et aux chocs au cours des diverses manutentions et surpressions ; il doit protéger
le contenu des agressions physico-chimiques et des dégradations organoleptiques ;
il doit aussi se prêter à la palettisation et au gerbage avec le minimum de risques
de glissance.
[0004] Depuis de nombreuses années, les producteurs de kraft ont été amenés à définir les
propriétés importantes du papier, d'une part, pour que celui-ci se machine correctement
chez le transformateur, d'autre part, pour que le sac satisfasse aux exigences précitées.
Ces études mettent en évidence que l'énergie à la rupture du papier, principalement
liée à un allongement à la rupture et plus particulièrement dans le sens machine,
est une propriété fondamentale pour la résistance finale du sac.
[0005] On sait que dans ce but un certain nombre de solutions techniques ont été préconisées.
On connaît en particulier la solution dite du « raffinage de la pâte cellulosique
à haute concentration », voir notamment W.C. WEST, Tappi 47 (6), 313 (1964), le brevet
français N° 1 453 806 et ses additions N° 91 978 et 91 979, qui à partir d'une teneur
en cellulose de 20 à 35 % permet, en règle générale d'améliorer la résistance à la
déchirure et l'allongement à la rupture de 5 à 10 %, mais qui a l'inconvénient majeur
de consommer de grandes quantités d'énergie par rapport aux techniques classiques
de raffinage.
[0006] On connaît également la solution dite du « kraft aéroporté qui a l'avantage de limiter
les tirages au cours de la fabrication du papier et d'améliorer ainsi l'énergie à
la rupture, mais qui présente les inconvénients suivants : investissements importants,
coûts énergétiques très élevés, irrégularités dans le sens travers, la machine équipée
selon cette solution ne pouvant pas produire avec une bonne rentabilité des produits
papetiers plus classiques sans exigence particulière pour l'énergie à la rupture.
[0007] On connaît par ailleurs la solution dite du « kraft crêpé », voir notamment le brevet
français N° 1261 100, qui conduit à des allongements à la rupture d'au moins 7 à 8
% dans le sens machine, mais qui est trop souple et de faible machinabilité aussi
bien chez le transformateur que chez l'utilisateur remplissant le sac, surtout en
raison du développement important de l'automatisation des chaînes d'ensachage.
[0008] On sait que en raison des difficultés sérieuses rencontrées avec les papiers crêpés,
on a proposé une autre solution d'extensibilité qui est notamment connue sous le nom
de procédé « CLUPAK » (marque de la Société CLUPAK INC.) pour la préparation de krafts
extensibles ou semi-extensibles, voir notamment le brevet américain N° 2 624 245,
les brevets français 1 439 100, 1 442 574, et 1 550 049, et qui comprend le compactage
de la feuille de papier encore humide entre la bande pressoir en caoutchouc et un
rouleau sécheur, la bande en caoutchouc, en se rétractant, appliquant des forces de
compression dans le sens machine et provoquant un compactage local d'où une certaine
extensibilité de la feuille, le pourcentage d'allongement souhaité étant principalement
obtenu en jouant sur la différence de vitesse avant et après le dispositif de compactage.
[0009] Cette solution, dans le contexte actuel, est celle qui offre le meilleur compromis
qualité/prix. Les actions d'allègement des sacs qu'elle peut permettre restent néanmoins
limitées. En effet, les niveaux d'allongement à la rupture des krafts semi-extensibles
sont généralement de l'ordre de 5 à 10 % dans le sens machine, et notamment de 5 à
7 %, car au-delà de ce seuil apparaissent les inconvénients majeurs de souplesse donc
de machinabilité déjà cités pour les papiers crêpés. Dans ces conditions, cette solution
a donc aussi ses limites pour l'énergie à la rupture. Il est également très important
de souligner que l'action mécanique d'extensibilité, favorable sur les propriétés
d'allongement du papier, a néanmoins un effet très négatif sur la résistance à la
traction du papier, de l'ordre de 15 à 30 %.
[0010] Par ailleurs, les krafts dits semi-extensibles, extensibles ou crêpés selon les deux
dernières solutions précitées, comme d'ailleurs les krafts dits standards, pour la
confection de sacs petite, moyenne ou grande contenance, sont obtenus en mettant en
oeuvre une suspension fibreuse principalement composée de fibres de résineux écrues
ou blanchies, sans ou avec un faible pourcentage de fibres de feuillu selon les utilisations,
associées à des agents d'hydrofugation de la cellulose, communément appelés « agents
de collage », pour réduire la sensibilité à l'eau de la feuille. Ces agents de collage
sont généralement préparés à partir de colophane constituée par différents acides
résiniques (notamment les acides abiétique, néoabiétique et palustrique). Ce sont,
soit des colles de colophane saponifiée le plus souvent avec de la soude, du carbonate
de sodium, de la potasse, de l'ammoniaque ou des bases organiques, soit des émulsions
de colophane renforcées, c'est-à-dire composées de colophane modifiée émulsifiée en
présence d'un agent dispersant, du type résinate ou d'une matière protéique. Or, il
se trouve que ces colles doivent toujours être utilisées en milieu acide, c'est-à-dire
à un pH compris entre 4 et 6, et le plus souvent entre 4 et 5. Cette acidité est couramment
obtenue par emploi de sulfate d'aluminium seul ou combiné à de l'acide sulfurique.
Le sulfate d'aluminium joue le rôle d'agent de floculation et de fixation des particules
de résine de collage sur les fibres.
[0011] La présence d'ions aluminium est aussi nécessaire dans les techniques antérieures
pour précipiter et fixer sur les fibres les particules de résine résiduelle contenue
dans la pâte après cuisson kraft des bois résineux. Dans le cas contraire, ces dépôts
ou poix perturbent très sensiblement les conditions de fabrication : encrassement
de la toile, des feutres, peluchage excessif aux presses humides avec des ruptures
de feuille fréquentes, sur machine. L'ajout de sulfate d'alumine qui facilite les
conditions de production est néfaste aux caractéristiques mécaniques d'ensemble du
papier dans les conditions opératoires selon l'invention.
[0012] Pour bien fixer les idées il est rappelé que d'une manière générale la formation
de la feuille sur machine à papier est favorisée par un taux de raffinage élevé des
fibres (il faut avoir un degré SR supérieur à 35, et de préférence un degré SR supérieur
ou égal à 50). En revanche quand on fait appel à des fibres cellulosiques faiblement
raffinées (degré SR inférieur ou égal à 35) on rencontre des difficultés : (i) les
fibres faiblement raffinées comprennent des substances tackifiantes qui ont tendance
à se déposer sur les cylindres presseurs, cette circonstance entraînant un peluchage
intensif et par suite des risques importants de casse, et (ii) si, en milieu alcalin,
le taux élevé de raffinage contribue à une bonne adhésion ou cohésion interne de la
feuille, en revanche un faible taux de raffinage est défavorable pour l'adhésion interne.
[0013] Ces difficultés expliquent pourquoi dans les techniques dites de « collage en milieu
neutre » (à pH compris entre 6,5 et 8,5) décrites dans DE-A-3 000 367, FR-A-1 005
346 et FR-A-1 218 904 on fait appel à des fibres très raffinées (degré SR de 50) pour
éviter les casses et favoriser la cohésion interne.
[0014] On connaît par ailleurs de DE-A-2 809 422 un procédé de préparation de papier d'emballage
selon lequel on incorpore avant la caisse de tête ou au niveau de celle-ci 0,01 à
3 % en poids, par rapport au poids du papier sec final, d'une composition comprenant
2 à 15 % en poids d'un agent anti-adhérent et 98 à 85 % en poids d'un caoutchouc synthétique
ou d'une résine de synthèse. Or il se trouve que pour les raisons données ci-dessus
ce procédé est mis en oeuvre à partir de fibres fortement raffinées (degré SR de 68-70).
[0015] Selon l'invention on met en oeuvre une technique totalement différente. Pour réaliser
des économies d'énergie on fait appel à des fibres faiblement raffinées et, pour compenser
les inconvénients liés à l'utilisation de ces fibres, on préconise l'ajout d'un certain
nombre d'ingrédients selon des modalités particulières. Cette technique qui est particulièrement
avantageuse pour les papeteries dites intégrées qui fabriquent en continu la pâte
et le papier, permet la préparation de papier kraft en vue de la réalisation de sacs
d'emballage.
[0016] Selon l'invention on propose une nouvelle solution technique qui permet de pallier
les inconvénients précités et offre l'avantage de conduire à des feuilles fibreuses
ayant des propriétés mécaniques améliorées telles que notamment la résistance au choc,
l'énergie à la rupture, et la machinabilité, d'une part, et à des économies d'énergie
et de matières premières, telles que les fibres et la colle pour contrecoller les
feuilles fibreuses lors de la confection de sacs, d'autre part.
[0017] A titre indicatif, selon l'invention, l'économie de cellulose, liée à la diminution
du nombre de feuilles et/ou du grammage de papier composant le sac, peut être comprise
selon les usages entre 5 et 35 %, et notamment entre 10 et 15 % ; pour les colles,
cette économie peut être de l'ordre de 10 à 20 %.
[0018] Le procédé de préparation d'une feuille fibreuse selon l'invention par des techniques
papetières à partir d'une suspension aqueuse de fibres, de floculant, de liant et
d'agent réduisant le peluchage et l'adhérence sur les presses humides, que l'on introduit
dans la caisse de tête pour former une feuille sur machine à papier que l'on presse
et sèche, est caractérisé en ce que l'on prépare une suspension aqueuse ayant un pH
compris entre 6,2 et 9,5 et renfermant (a) 100 parties en poids sec de fibres choisies
parmi (i) les fibres cellulosiques ayant un degré SR compris entre 16 et 35, et (ii)
les mélanges de fibres cellulosiques ayant un degré SR compris entre 16 et 35 avec
des fibres non cellulosiques dans lesquels le rapport pondéral fibres non cellulosiques/fibres
cellulosiques est inférieur ou égal à 0,1 (b) 0,05 à une partie en poids sec de floculant
cationique organique, (c) 0,2 à 5 parties en poids sec de liant organique polymère
et (d) 0,01 à 1 partie en poids sec d'agent réduisant le peluchage et l'adhérence
sur les presses humides de la feuille au cours de sa formation.
[0019] Il est important que dans les circuits de tête et la caisse de tête le pH soit sensiblement
neutre ou alcalin. Le pH à utiliser sera compris entre 6,2 et 9,5, de façon avantageuse
entre 6,7 et 8,5, et de façon préférée supérieur à 7 et inférieur ou égal à 8,5.
[0020] La quantité d'agent réduisant le peluchage et l'adhérence de la feuille sur les presses
humides sera avantageusement comprise entre 0,01 à 1 partie en poids sec pour 100
parties en poids sec de fibres.
[0021] Toutes les fibres cellulosiques conviennent comme par exemple les fibres chimiques,
mi-chimiques, mécaniques, mécanochimiques, de résineux, de feuillus, de plantes annuelles,
les fibres de récupération de vieux papiers et leurs mélanges. On utilisera de préférence
des fibres cellulosiques écrues, mi- blanchies ou blanchies obtenues par le procédé
chimique au sulfate appelé procédé kraft. Ces fibres seront particulièrement choisies
parmi les fibres de résineux kraft seules ou en association avec des fibres de feuillu
kraft. Pour certaines applications on pourra associer à des fibres de résineux kraft,
mélangées le cas échéant avec des fibres de feuillu kraft, des fibres provenant de
la récupération de vieux papier ou encore des fibres obtenues par des procédés de
fabrication différents du procédé kraft. Il est également possible de mélanger les
fibres cellulosiques à des fibres organiques synthétiques (polyamides, polyesters,
polyalkylène tels que polyéthylène ou polypropylène) et/ou minérales (verre, sulfate
de calcium, laine de roche).
[0022] Les fibres préférées seront avantageusement choisies parmi l'ensemble constitué par
A) les fibres cellulosiques faiblement raffinées, ayant un degré SR compris entre
16 et 35, et appartenant à l'ensemble des fibres de résineux kraft écrues, des fibres
de résineux kraft blanchies et leurs mélanges ;
B) les associations de fibres cellulosiques faiblement raffinées, ayant un degré SR
compris entre 16 et 35, comprenant d'une part, 60 à 90% en poids de fibres appartenant
à l'ensemble des fibres de résineux kraft écrues, des fibres de résineux kraft blanchies
et leurs mélanges, et, d'autre part, 40 à 10 % en poids de fibres de feuillu kraft
écrues, des fibres de feuillu kraft blanchies et leurs mélanges ;
C) les associations de fibres comprenant, d'une part, 40 à 90 % en poids de fibres
cellulosiques faiblement raffinées, ayant un degré SR compris entre 16 et 35 et appartenant
à l'ensemble des fibres de résineux kraft écrues, des fibres de résineux kraft blanchies
et leurs mélanges, et, d'autre part, 60 à 10 % en poids de fibres de récupération
de vieux papier ; et
D) les associations de fibres comprenant, d'une part, 30 à 90 % en poids de fibres
cellulosiques faiblement raffinées, ayant un degré SR compris entre 16 et 35, et appartenant
à l'ensemble des fibres de résineux kraft écrues, des fibres de résineux kraft blanchies
et leurs mélanges, et d'autre part, 70 à 10 % en poids de fibres provenant de la fabrication
de pates cellulosiques différentes de celles du procédé kraft (notamment des fibres
obtenues par les procédés bisulfite, mécano-chimique ou mécanique de résineux ou de
feuillus).
[0023] Par ailleurs si on utilise des fibres non-cellulosiques en association avec des fibres
cellulosiques faiblement raffinées, le rapport pondéral fibres non-cellulosiques-fibres
cellulosiques sera inférieur ou égal à 0,1.
[0024] Il.est important que les fibres cellulosiques soient raffinées avec ménagement (c'est-à-dire
avec des puissances de raffinage à la tonne produite inférieures de 20 à 50 % environ
à celles des procédés classiques ; soit par exemple 125 à 350 kWh - de préférence
125 à 250 kWh selon l'invention au lieu de 250 à 450 kWh selon les techniques classiques
par tonne de papier produite pour un degré SR compris entre 16 et 35).
[0025] L'agent floculant sera choisi parmi les floculants cationiques organiques tels que
les résines du type produits organiques synthétiques cationiques comme les résines
du type polyamide-épichlorhydrine, les résines polyamide-polyamine-épichlorhydrine,
les résines polyamines comme celles de polyéthylène- imine, de polyéthylène-imine
modifié, les résines de polypropylène-polyamide, le glyoxal, les dérivés d'ammonium
quaternaires comme le chlorohydroxypropyltriméthyl-ammonium, les polyacrylamides modifiés.
Les résines de polyéthylène-imine, de polyamide-amine, de polyalkylamine réticulée
sont employées en solution aqueuse et à des concentrations variables généralement
comprises entre 5 et 30 % p/v. La quantité d'agent floculant à utiliser sera avantageusement
comprise entre 0,05 à 1 partie en poids sec pour 100 parties en poids sec de fibres.
[0026] Les liants qui conviennent sont ceux qui sont couramment employés dans l'industrie
papetière comme les amidons natifs à chaîne linéaire ou ramifiée, ou modifiés par
voie chimique, enzymatique ou thermique, les dextrines, les alcools polyvinyliques,
la caséine, la colle animale, les protéines végétales, les esters cellulosiques comme
la carboxyméthylcellulose, les alginates, les dispersions de polymères synthétiques
du marché présentés sous forme de dispersions aqueuses de 300 à 600 g/I, renfermant
:
- soit 87 à 90 parties en poids de motif acrylate d'éthyle, 1 à 8 parties en poids
de motif acrylonitrile, 1 à 6 parties en poids de motif N-méthylolacrylamide et 1
à 6 parties en poids de motif acide acrylique,
- soit 60 à .75 parties en poids de motif acrylate d'éthyle, 5 à 15 parties en poids
de motif acrylonitrile, 10 à 20 parties en poids de motif acrylate de butyle, 1 à
6 parties en poids de motif N-méthylolacrylamide,
- soit 60 à 65 parties en poids de motif butadiène, 35 à 40 parties en poids de motif
acrylonitrile et 1 à 7 parties en poids de motif acide méthacrylique,
- soit 38 à 50 parties en poids de motif styrène, 47 à 59 parties en poids de motif
butadiène et 1 à 6 parties en poids de motif méthylacrylamide,
- soit 53 à 65 parties en poids de motif styrène, 32 à 44 parties en poids de motif
butadiène et 1 à 6 parties en poids de motif méthylacrylamide.
[0027] On choisira de préférence les amidons natifs à chaîne linéaire ou ramifiée (la fraction
linéaire ou amylose ayant des unités glucose reliées entre elles par des liaisons
alpha 1-4, le degré de polymérisation pouvant être compris entre 100 et 3 000 ; la
fraction ramifiée ou amylopectine ayant des liaisons alpha 1-4 et alpha 1-6 et un
degré de polymérisation compris entre 200 et 2 000), les amidons modifiés par voie
chimique et solubles à froid et les dispersions aqueuses de polymère synthétique,
comme les latex styrène-butadiène carboxylés ou non carboxylés et les latex acryliques.
[0028] La quantité de liant à utiliser sera avantageusement comprise entre 0,2 à 5 parties
en poids sec pour 100 parties en poids de fibres.
[0029] L'agent réduisant le peluchage et l'adhérence sur les presses humides est notamment
choisi parmi l'ensemble constitué par (i) les acides gras aminés, (ii) les acides
gras aminés condensés avec au moins un composé polyfonctionnel (tel que notamment
l'épichlorhydrine, les polyamines et les mélanges ou précondensats du type épichlorhydrine-diamine
ou oxyde d'alkylène-diamine où l'oxyde d'alkylène est l'oxyde d'éthylène ou de propylène),
(iii) les assouplissants textiles et (iv) leurs mélanges.
[0030] Outre les fibres, le liant, le floculant et l'agent réduisant l'adhérence de la feuille
sur les presses humides, on peut incorporer, le cas échéant, divers adjuvants classiques
en papeteries tels que ceux énumérés ci-après.
[0031] 1. Un agent de collage en milieu neutre également appelé agent hydrofugeant pour
réduire la sensibilité à l'eau de la feuille. Les agents hydrofugeants sont des solutions
d'alkylcétène dimère à des concentrations poids/volume comprises entre 5 et 12%, les
mélanges de sel d'ammonium d'un copolymère de styrène et d'anhydride maléique (50
: 50) et d'un copolymère d'acrylonitrile et d'acide acrylique en solution ou dispersion
à 20-60 % (poids/volume), les sels d'ammonium d'un copolymère de diisobutylène, d'anhydride
maélique et d'acide maléique, en solution ou dispersion à 20-60% (poids/volume), les
sels d'ammonium d'un copolymère de styrène, d'acide acrylique et d'acide maléique,
en solution ou dispersion à 20-60 % (poids/volume), les émulsions de paraffine-cire
à 30-50 %.
[0032] Les quantités d'agents hydrofugeants sont évidemment variables en fonction de la
nature des produits utilisés et des objectifs qualitatifs visés, mais, en règle générale,
cette quantité varie de 0,05 à 2 parties en poids sec pour 100 parties en poids de
fibres.
2. Eventuellement un agent de coloration et de nuançage.
3. Eventuellement un agent antimousse.
4. Eventuellement des fongicides ou bactéricides.
5. Eventuellement un ou des additifs spéciaux pour conférer au matériau certaines
propriétés spécifiques comme :
- l'ingraissabilité
- la plasticité (avec un agent plastifiant)
- la résistance à l'attaque des insectes
― l'anti-glisse
- l'anti-adhérence
6. Eventuellement une charge minérale classique telle que talc, kaolin, CaO ou CaC03. De façon pratique, pour obtenir d'une part les propriétés mécaniques améliorées,
et réaliser, d'autre part les économies d'énergie et de matières premières, on recommande
de procéder comme suit, à un pH compris entre 6,2 et 9,5 et avantageusement entre
6,7 et 8,5 :
a) on prépare une suspension aqueuse renfermant 20 à 100 g/I de fibres choisies parmi
l'ensemble constitué par les fibres A-E ci-dessus.
b) on introduit dans la suspension aqueuse ainsi obtenue 0,05 à 1 partie en poids
sec d'un floculant cationique organique pour 100 parties en poids de fibres, le milieu
aqueux résultant ayant une teneur en matières sèches de 20 à 80 g/I ;
c) on introduit dans le milieu aqueux résultant 0,2 à 5 parties en poids sec de liant
organique polymère pour 100 parties en poids de fibres, le milieu aqueux ainsi obtenu
ayant une teneur en matières sèches de 15 à 50 g/I ;
d) on introduit dans le milieu aqueux résultant 0,01 à 1 partie en poids sec d'agent
réduisant le peluchage et l'adhérence sur les presses humides de la feuille au cours
de sa formation, pour 100 parties en poids de fibres, le milieu aqueux résultant ayant
une teneur en matières sèches de 2 à 30 g/I ;
e) on procède à la formation d'une feuille que l'on presse en partie humide au moyen
d'un dispositif de pressage ayant un revêtement de presse de dureté supérieure ou
égale à 60° Shore, et sèche.
[0033] Le cas échéant, on pourra incorporer une charge minérale dans la suspension aqueuse
du stade a) qui renferme les fibres, le rapport pondéral charge minérale-fibres étant
inférieur ou égal à 0,1.
[0034] L'agent de collage en milieu neutre peut être introduit soit après le stade c) et
avant le stade d), soit encore après le stade b) et avant le stade c).
[0035] La feuille fibreuse obtenue selon le procédé de l'invention peut avantageusement
être soumise à un traitement mécanique d'extensibilité dans le sens machine, intervenant
quand elle est encore humide.
[0036] Ce traitement d'extensibilité peut être réalisé par (i) crêpage ou (ii) par compactage
entre une bande élastique et un rouleau chauffant.
[0037] Les temps de contact sont les suivants :
- pour le floculant - au stade b) - de 15 secondes à 30 minutes et notamment de 15
secondes à 10 minutes,
- pour le liant - au stade c) de 15 secondes à 30 minutes et notamment de 15 secondes
à 10 minutes,
- pour l'agent réduisant le peluchage et l'adhérence sur les presses humides - au
stade c) - de 15 secondes à 20 minutes et notamment de 15 secondes à 10 minutes, et
- pour l'agent de collage de 15 secondes à 20 minutes et notamment de 15 secondes
à 10 minutes.
[0038] Quand on opère en continu les temps de contact sont en général compris entre 15 secondes
et 2 minutes.
[0039] Le meilleur mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention est le suivant :
1. Les fibres en suspension aqueuse, provenant soit du défibrage dans un pulpeur (usine
non intégrée), soit directement de l'usine de pâte (usine intégrée), sont stockées
sous agitation dans un cuvier. La pâte est raffinée à une concentration papetière
classique dans une chaîne combinée raffineurs à disques-raffineurs coniques, à une
puissance de raffinage inférieure de 20 à 50 % à celle couramment utilisée dans un
procédé de fabrication connu de kraft écru ou blanchi pour la confection de sacs.
Le degré de raffinage souhaité de la pâte, exprimé en degrés Schoepper-Riegler, est
compris entre 16 et 35 et notamment entre 17 et 25. A ce stade, la suspension fibreuse
aura un pH compris entre 6,2 et 9,5 et une concentration de 20 à 100 g/I.
2. On incorpore en discontinu ou en continu dans la suspension fibreuse le floculant.
A ce stade, la suspension résultante a une concentration comprise entre 20 et 80 g/I
et notamment entre 20 et 60 g/I. Cet agent de floculation est utilisé en solution
aqueuse à une dose comprise entre 0,05 et 1 partie en poids sec de préférence entre
0,05 et 0,8 partie en poids sec pour 100 parties en poids de fibres.
[0040] La quantité exacte à utiliser dépend :
- de la concentration du produit organique synthétique en solution aqueuse et de son
pouvoir cationique ;
- de la quantité de liant organique ; et
- des propriétés finales requises pour le matériau en feuille et notamment ses caractéristiques
de résistance à l'état humide.
[0041] 3. On incorpore, de préférence en continu, dans la suspension résultante renfermant
les fibres et le floculant, le liant organique prêt à l'emploi s'il s'agit d'un polymère
synthétique présenté sous forme de dispersion aqueuse de 300 à 600 g/I de concentration
ou après cuisson s'il s'agit notamment d'amidons natifs ou modifiés. Ces derniers
sont généralement vendus sous forme de compositions aqueuses de 20 à 200 g/1.
[0042] A ce stade, la suspension résultante a une concentration comprise entre 15 et 50
g/I et habituellement entre 15 et 30 g/l. Le liant sera employé en quantité comprise
entre 0,2 et 5 parties en poids sec et notamment entre 0,2 et 3 parties en poids sec
pour 100 parties en poids de fibres.
[0043] 4. Les autres additifs auxiliaires pour l'obtention des propriétés finales du matériau
en feuille, tel que l'agent de collage en particulier, peuvent être ajoutés soit dans
le cuvier de stockage de la pâte raffinée, soit en continu dans les circuits de tête.
[0044] 5. L'agent réduisant l'adhérence sur les presses humides, préalablement dilué de
1 à 10 fois, est introduit en continu (par pompe doseuse) dans les circuits de tête
de la machine à papier, la suspension résultante ayant une concentration comprise
entre 2 et 30 g/I et notamment 2 et 20 g/I.
[0045] La quantité d'agent réduisant l'adhérence sur les presses humides peut être comprise
entre 0,01 et 1 partie en poids sec pour 100 parties en poids de fibres et notamment
entre 0,01 et 0,5 partie en poids sec pour 100 parties en poids de fibres.
[0046] 6. La suspension résultante qui est à un pH compris entre 6,2 et 9,5 est envoyée
sur la table de la machine à papier pour la mise en feuille du matériau en respectant
certaines conditions pour le pressage humide, le tirage en partie humide et dans la
sècherie.
[0047] On choisira, de préférence, des sections presses humides avec des revêtements adaptés
et de dureté minimum 60° Shore.
[0048] Les tirages secs et humides seront les plus faibles possibles pour favoriser au maximum
l'élasticité et l'énergie à la rupture de la feuille.
[0049] La feuille fibreuse obtenue selon l'invention présente des propriétés mécaniques
améliorées et est caractérisée en ce que le pH de son extrait aqueux selon la norme
française NF Q03-005 (selon laquelle on mesure, après extraction d'un échantillon
de 2 g pendant 1 h avec 100 ml d'eau distillée ou déionisée ayant une conductivité
inférieure ou égale à 0,1 mS/m, le pH de l'extrait à une température de 20-25 °C)
est supérieur à 7.
[0050] La feuille fibreuse selon l'invention peut être fabriquée sur une machine à papier
à table conventionnelle, à un ou plusieurs jets, horizontale, verticale ou inclinée
pour la production de krafts écrus ou blanchis destinés à l'industrie de l'emballage
et notamment aux fabricants de sacs de petite, moyenne et grande contenance. Ces machines
à papier sont en général équipées de cylindres sécheurs.
[0051] Le matériau objet de l'invention peut aussi être mis en oeuvre sur une machine équipée
d'un tunnel pour séchage aéroporté de la feuille, afin de favoriser davantage les
propriétés mécaniques du matériau mais, comme on l'a déjà mentionné précédemment,
ces conditions de fabrication seront beaucoup moins intéressantes sur le plan économique,
compte tenu de la forte consommation d'énergie nécessaire au séchage aéroporté et
ceci comparativement aux technologies traditionnelles de séchage sur cylindres.
[0052] Selon l'invention, la feuille fibreuse pourra être obtenue sur une machine à papier
à sécheurs conventionnels et, de préférence associés à un procédé mécanique connu
pour l'amélioration de l'allongement sens machine et de l'énergie à la rupture comme
les systèmes de crêpage ou de fabrication de krafts semi-extensibles ou extensibles
du type « CLUPAK précités. En effet, le procédé objet de l'invention a le gros avantage
de supprimer les inconvénients cités précédemment des techniques d'extensibilité dans
le sens machine d'un papier, en bénéficiant des avantages connus de ces systèmes.
Cette association permet donc l'obtention d'un matériau en feuille écru ou blanchi,
doté de caractéristiques mécaniques et de propriétés de machinabilité ou de transformation
nettement plus élevées que celles des matériaux connus destinés à l'industrie de l'emballage
et notamment aux fabricants de sacs petite, moyenne et grande contenance.
[0053] La feuille selon l'invention peut être utilisée seule ou en association avec d'autres
substances comme, la cellulose ou ses dérivés, le plastique, l'aluminium.
[0054] Elle peut être enduite, par des moyens classiques, de produits en milieu aqueux,
solvant ou hot-melt à base de liant organique, végétal, animal, synthétique, associé
ou non à des additifs usuels de l'industrie de la transformation comme les charges
minérales et/ou organiques, les plastifiants, les colorants, les agents anti-oxydants,
les lubrifiants, les résines spéciales, etc.
[0055] La feuille selon l'invention peut être aussi, selon les besoins, goudronnée, enduite
de mousse, contrecollée, extrudée, lissée, calandrée, grainée, frictionnée, glacée,
glossée.
[0056] Le matériau selon l'invention peut aussi se prêter à des opérations de surfaçage
et/ou d'enduction sur machine à papier ou hors machine à papier, avec des moyens classiques
de la papeterie, comme la Size-Press, le racle Champion, la bill-blade, la trailing-blade,
la lame d'air, pour conférer ou améliorer certaines propriétés spécifiques du matériau,
comme :
- l'ingraissabilité
- l'hydrofugation
- la résistance à l'attaque des insectes
- les propriétés d'imputrescibilité
- la résistance au feu
- l'anti-glisse
- l'augmentation de la résistance au pliage
- les propriétés barrières vis-à-vis de certains produits chimiques ou solvants.
[0057] Le matériau peut aussi se prêter aux procédés habituels d'impression une ou plusieurs
couleurs, comme la flexographie, l'offset ou l'héliogravure.
[0058] Dans le cadre plus particulier de la confection des sacs, la feuille selon l'invention
a une bonne aptitude aux opérations de pliage, de rainage, de collage, de couture,
de perforation. Elle peut aussi recevoir différents agents de surface, comme les dérivés
de silice colloïdale en émulsion aqueuse, pour augmenter les propriétés antiglisse
du sac final et favoriser la palettisation.
[0059] La diminution du nombre de plis d'un sac petite, moyenne ou grande contenance, liée
aux propriétés mécaniques intéressantes de la feuille selon l'invention, est également
très favorable à la désaération rapide des sacs après ensachage, donc aux opérations
de palettisation et de chargement avant expédition.
[0060] D'autres avantages et caractéristiques seront mieux compris à la lecture qui va suivre
d'exemples non limitatifs donnés à titre d'illustration.
[0061] Pour comparaison on a préparé dans une première série (exemples A-1 à A-8), des krafts
d'emballage selon des méthodes connues et classiques, avec ou sans dispositifs mécaniques
d'extensibilité (du type « CLUPAK ou crêpage). Les matériaux obtenus ont été testés
(les résultats relatifs aux propriétés mécaniques sont consignés dans le tableau I)
et utilisés pour la confection de sacs petite, moyenne et grande contenance.
Exemple A-1
[0062] Des fibres de résineux kraft écrues sont raffinées dans une chaîne combinée raffineurs
à disques - raffineurs coniques. L'énergie de raffinage est de 300 à 350 kWh à la
tonne de papier produite. Le niveau d'engraissement de la cellulose, contrôlée par
le degré Shoepper Riegler, est compris entre 16 et 30. On incorpore dans la suspension
fibreuse, de concentration comprise entre 20 et 60 g/1, une colle classique à base
de colophane saponifiée que l'on précipite et fixe sur la cellulose avec du sulfate
d'alumine. A ce stade, la suspension, qui a une concentration en matières sèches comprise
entre 2 et 20 g/l et un pH compris entre 4,5 et 5, est envoyée sur une machine à papier
classique à table plate, à un jet, horizontale (pressage humide, cylindres sécheurs)
pour la fabrication de krafts pour sacs grande contenance. Cette machine n'était pas
équipée de système d'extensibilité de la feuille (du type « CLUPAK ou lame crêpeuse).
[0063] La feuille est fabriquée en 70 g/
M2.
Exemple A-2
[0064] Selon les modalités de l'exemple A-1 on fabrique une feuille kraft ayant un grammage
de l'ordre de 90 g/m2.
Exemple A-3
[0065] Selon les modalités de l'exemple A-1 on fabrique une feuille kraft en 100 g/m
2.
Exemple A-4
[0066] La suspension fibreuse de l'exemple A-1 renferme une résine urée-formol classique
de la papeterie, à la dose de 0,6 partie en poids sec pour 100 parties en poids de
cellulose, afin de renforcer les propriétés mécaniques à l'état humide.
[0067] Toutes les autres modalités opératoires sont celles décrites à l'exemple A-1. La
feuille est fabriquée en 70 g/m
2.
Exemple A-5
[0068] La suspension fibreuse de l'exemple A-1 renferme une résine urée-formol et un amidon
cationique incorporés dans la masse par des techniques classiques de la papeterie
et respectivement à la dose de 0,6 partie en poids sec et 0,3 partie en poids sec
pour 100 parties en poids de cellulose. Ces adjuvants sont utilisés afin de renforcer
les propriétés à l'état sec et à l'état humide de la feuille. Toutes les autres conditions
respectent celles définies pour l'exemple A-1 ; la feuille est fabriquée en 70 g/m
2.
Exemple A-6
[0069] Les conditions de préparation sont celles de l'exemple A-1 mais la feuille de 90
g/m
2 subit un compactage selon la technique « CLUPAK •. L'allongement à la rupture sens
marche visé est de 4 à 6 %.
[0070] La feuille est fabriquée en 90 g/m
2.
Exemple A-7
[0071] Les modalités opératoires sont celles de l'exemple A-1 mais la feuille de 90 g/m
2 subit un compactage selon la technique « CLUPAK ». L'allongement à la rupture sens
marche visé est de 8-10%.
[0072] La feuille est fabriquée en 90 g/m
2.
Exemple A-8
[0073] La feuille obtenue à l'exemple A-1, en 70 g/m
2, est soumise à une extrusion polyéthylène (la quantité de polyéthylène basse densité
apportée est d'environ 15 g/m
2) pour améliorer les propriétés barrière à l'humidité du papier.
[0074] Egalement pour comparaison on a préparé dans une deuxième série (exemples A-9 à A-14)
des matériaux existant sur le marché et utilisés couramment pour la confection de
sacs de contenance de 50 ou 25 kg dans des secteurs industriels très variés (matériaux
de construction, alimentation humaine ou animale, engrais, etc.). Ces matériaux en
feuille ont été testés (les résultats relatifs aux propriétés mécaniques sont consignés
dans le tableau II) et utilisés pour fabriquer des sacs.
Exemple A-9
[0075] Kraft écru extensible de 75 g/m
2, obtenu par une technique classique « CLUPAK •, les fibres de ce papier sont uniquement
des fibres de résineux kraft écrues et ce papier renferme une résine de renforcement
de la résistance à l'état humide à base d'urée-formaldéhyde.
Exemple A-10
[0076] Kraft extensible préparé selon l'exemple A-9 en 90 g/m
2
Exemple A-11
[0077] Kraft écru semi-extensible de 100 g/m
2, obtenu par une technique classique CLUPAK, les fibres de ce papier sont uniquement
des fibres de résineux kraft écrues.
Exemple A-12
[0078] Kraft écru crêpé de 95 g/m
2, obtenu par une technique papetière classique. Les fibres de ce papier sont uniquement
des fibres de résineux écrues.
Exemple A-13
[0079] Kraft blanchi standard de 75 g/m
2. Ce papier d'emballage est fabriqué, à partir de fibres de résineux blanchies, sur
une machine à papier classique à table plate, à un jet, horizontale non équipée de
système d'extensibilité de la feuille.
Exemple A-14
[0080] On prépare une feuille à partir de fibres de récupération de vieux papier sur une
machine classique à table plate, à un jet, horizontale et équipée d'un système d'extensibilité
« CLUPAK », pour un grammage visé de 90 g
/m
2.
[0081] Tous les produits des exemples A-1 à A-14 sont obtenus à partir d'une suspension
fibreuse en milieu acide, c'est-à-dire à pH compris entre 4 et 6 et, plus souvent,
entre 4 et 5.
[0082] Dans une troisième série, on a préparé des feuilles fibreuses selon l'invention qui
ont été testées (les résultats relatifs aux propriétés mécaniques sont consignés dans
le tableau III) et utilisées dans la fabrication de sacs en papier.
Exemple 1
[0083] Des fibres de résineux kraft écrues, sont raffinées dans une chaîne combinée raffineurs
à disques-raffineurs coniques, du type de celle de l'exemple A-1. L'énergie de raffinage
est de 160 kWh à 180 kWh/à la tonne de papier produite. Le niveau d'engraissement
de la cellulose, contrôlée par le degré Schoepper-Riegler, sera compris entre 16 et
30. A ce stade, la suspension fibreuse aura un pH compris entre 6,7 et 9.5. On incorpore
dans la suspension aqueuse qui renferme 20 à 60 g/I de fibres, les ingrédients suivants
:
- 0,2 partie en poids sec de floculant (résine polyamide-polyamine-épichlorhydrine
en solution aqueuse) pour 100 parties en poids de fibres ;
- 1,5 parties en poids sec de liant pour 100 parties en poids de fibres, le liant
étant constitué par une dispersion aqueuse d'un polymère renfermant 90 parties en
poids de motif acrylate d'éthyle, 1 à 8 parties en poids de motif acrylonitrile, 1
à 6 parties en poids de motif N-méthylolacrylamide et 1 à 6 parties en poids de motif
acide acrylique
- 0,15 partie en poids sec d'alkylcétène dimère pour 100 parties en poids de fibres
; et
- 0,05 partie en poids sec d'agent réduisant le petuchage et l'adhérence de la feuille
sur les presses humides pour 100 parties en poids de fibres, ledit agent étant un
dérivé d'acide stéarique aminé (acide stéarique aminé et modifié par oxyéthylènediamine
puis solubilisé avec de l'acide acétique).
[0084] A ce stade, la suspension aqueuse résultante a un pH compris entre 6,7 et 9,5.
[0085] La mise en feuille est réalisée sur une machine à table plate à un jet, horizontale
et à cylindres sécheurs classiques sans système d'extensibilité de la feuille et en
respectant les conditions définies selon le mode préféré de mise en oeuvre.
[0086] Le grammage visé de la feuille est 90 g/m
2.
Exemple 2
[0087] On prépare une feuille selon les modalités de l'exemple 1, le liant organique étant
un amidon natif dont le degré de polymérisation est compris entre 100 et 3 000. Ce
liant est utilisé à raison de 2 parties en poids sec pour 100 parties en poids de
fibres.
[0088] Le grammage visé de la feuille est de 70 g/m
2.
Exemple 3
[0089] On procède selon les modalités opératoires de l'exemple 2, le grammage visé de la
feuille étant de 85 g
/m2.
Exemple 4
[0090] On procède selon les modalités opératoires de l'exemple 2, le grammage visé de la
feuille étant de 90 g/m
2.
Exemple 5
[0091] On procède selon les modalités opératoires de l'exemple 2, le grammage visé de la
feuille étant de 100 g/
m2.
Exemple 6
[0092] On procède selon les modalités opératoires de l'exemple 2, le grammage visé de la
feuille étant de 120 g
/m2.
Exemple 7
[0093] On procède selon les modalités opératoires de l'exemple 1 à partir d'un mélange de
80 parties en poids de fibres de résineux kraft écrues et 20 parties en poids de fibres
de feuillus kraft écrues (eucalyptus), au lieu de 100 parties en poids de fibres de
résineux kraft écrues, l'utilisation de fibres courtes de feuillus pouvant être utiles
dans certaines applications afin d'améliorer la formation de la feuille.
[0094] Le grammage visé est de 90 g/m
2.
Exemple 8
[0095] On prépare une feuille selon les modalités de l'exemple 1, à partir d'une suspension
fibreuse constituée par un mélange de 80 parties en poids de fibres de résineux kraft
écrues et de 20 parties en poids de fibres de vieux papier provenant, essentiellement,
de kraft d'emballage recyclé, l'utilisation de fibres de vieux papier pouvant être
utiles dans certaines applications, afin de diminuer le coût matières.
[0096] Le grammage visé est de 70 g/m
2.
Exemple 9
[0097] On prépare une feuille selon l'exemple 1 mais avec une suspension fibreuse de fibres
de résineux kraft blanchies. L'agent de floculation est une résine polyamine-polyéthylèneimine
modifiée, utilisée à raison de 0,4 partie en poids sec pour 100 parties en poids de
fibres.
[0098] Le liant organique est une dispersion de polymère renfermant 60 à 75 parties en poids
de motif acrylate d'éthyle, 5 à 15 parties en poids de motif acrylonitrile, 10 à 20
parties en poids de motif acrylate de butyle, 1 à 6 parties en poids de motif N-méthylolacrylamide.
Ce liant est introduit dans la suspension résultante à raison de 1,5 parties en poids
sec pour 100 parties en poids de fibres.
[0099] Les autres adjuvants et modalités opératoires sont ceux décrits à l'exemple 1.
[0100] Le grammage visé est de 70 g/m
2.
Exemple 10
[0101] On prépare une feuille de papier selon les modalités de l'exemple 2 mais la mise
en feuille du matériau se fait sur une machine à table plate, à un jet, horizontale,
avec cylindres sécheurs classiques et équipée d'un système d'extensibilité du papier
du type « CLUPAK •. L'allongement à la rupture sens marche visé est de 5 à 6 %.
[0102] La feuille est fabriquée en 90 g/m
2.
Exemple 11
[0103] On procède selon les modalités opératoires de l'exemple 2 mais la mise en feuille
du matériau se fait sur une machine à table plate, à un jet, horizontale, avec cylindres
sécheurs classiques et équipée d'un système d'extensibilité du papier du type « CLUPAK
». L'allongement à la rupture sens machine visé est de 6 à 7 %.
[0104] La feuille est fabriquée en 90 g/
M2.
Exemple 12
[0105] Le matériau selon l'invention est préparé selon les modalités de l'exemple 11 mais
l'allongement à la rupture sens machine visé est de 9-10 %.
Exemple 13
[0106] On prépare une feuille fibreuse selon les modalités de l'exemple 1 mais le grammage
visé de la feuille est de 6
0 g
/m2.
Exemple 14
[0107] On procède selon les modalités opératoires de l'exemple 1 mais on incorpore dans
la suspension fibreuse, après l'opération. de raffinage et avant l'introduction de
l'agent floculant, un agent antigraisse du type orthophosphate d'ammonium bis [2-N-éthyl-(perfluorooctane-1-sulfonamido-éthyle)]
à raison de 0,3 partie en poids sec pour 100 parties en poids de fibres, pour conférer
à la feuille une résistance à la pénétration des corps gras.
[0108] Le grammage visé de la feuille est de 60 g/m
2.
Exemple 15
[0109] On prépare une feuille selon les modalités de l'exemple 9 puis on lui fait subir
un traitement une face sur machine à papier pour améliorer ses propriétés superficielles.
Le bain de surfaçage, du type de ceux couramment employés en impression-écriture a
la composition suivante :
- kaolin : 80 parties en poids sec ;
- carbonate de calcium : 20 parties en poids sec ; (ces charges minérales étant préalablement
dispersées en milieu alcalin (pH 8-8,5) et à une concentration comprise entre 500
et 650 g/I) ;
- amidon oxydé : 10 parties en poids sec (utilisé après cuisson à 90 °C) ;
- latex styrène butadiène (en dispersion aqueuse) : 20 parties en poids sec ;
- lubrifiant à base de stéarate de calcium : 1 partie en poids sec.
[0110] La quantité de matières sèches déposée sur une face est de l'ordre de 10 à 12 g
/M2.
[0111] La feuille ainsi obtenue est légèrement lissée (40 kg/cm) en bout de machine à papier.
Le grammage final de la feuille visé est de 75 g/m
2.
Exemple 16
[0112] On prépare une feuille selon les modalités opératoires de l'exemple 10 à partir de
fibres de récupération de vieux papier au lieu de fibres de résineux kraft écrues,
pour un grammage visé de 90 g/
M2.
Exemple 16 bis
[0113] On prépare une feuille selon les modalités opératoires données à l'exemple 2 à partir
d'une composition fibreuse comprenant 70 parties en poids de fibres de résineux kraft
écrues et 30 parties en poids de fibres de vieux papier renfermant des fibres longues,
des fibres courtes et une charge minérale (talc), tous les autres ingrédients étant
ceux visés à l'exemple 2. La feuille est produite sur une machine à papier sous dispositif
de compactage, pour un grammage visé de 70 g/m
2. Le taux de cendres de cette feuille est compris entre 5 et 8 % en poids par rapport
au poids de ladite feuille séchée (ce taux de cendre correspond à un rapport pondéral
charge minérale-fibres inférieur à 0,1).
Exemples 17 à 19
[0114] On prépare une feuille selon les modalités opératoires de l'exemple 10 à partir des
fibres B, C et respectivement D au lieu de fibres de résineux kraft écrues, pour un
grammage visé de 90 g/m
2.
[0115] Sans sortir du cadre de l'invention, en suivant les modalités opératoires décrites
ci-dessus, notamment à l'exemple 10, on peut obtenir des grammages plus faibles, de
l'ordre de 40 à 60 g/m
2, ou plus élevés, de l'ordre de 100 à 200 g/m2, voire plus de 200 g/m
2.
[0116] Par ailleurs l'agent antipeluchant et antiadhérent utilisé dans les exemples 1-16,
16 bis et 17-19 peut être remplacé par un dérivé aminé d'acides gras (où le groupe
acide gras comprend de 12 à 24 atomes de carbone), par exemple un lubrifiant tel que
le stéarate d'ammonium, les stéaroyl - et lauroyl - aminopropylène-amines (oxyéthylénées,
le cas échéant, avec 2 à 22 et notamment 7 molécules d'oxyde d'éthylène pour 1 molécule
d'amine) et les acides aminopropylèneamino - et amino - stéariques, - oléiques et
- lauriques, le cas échéant oxyéthylénés avec 2 à 22 molécules d'oxyde d'éthylène.
[0117] Les résultats des essais comparatifs donnés dans les tableaux I, Il et III avec les
produits antérieurs (A-1 à A-14), et avec les produits selon l'invention (Ex 1 à Ex
16), ont été obtenus après conditionnement à 65 % HR et 20 °C et selon les conditions
suivantes :
Perméabilité à l'air
[0118] Le volume d'air en cm
3 traversant 1 cm
2 de papier en 1 seconde sous une différence de pression de 1 millibar (NF Q 03-001)
est la porosité absolue.
[0119] La porosité AFNOR est égale au produit de la porosité absolue par le grammage du
papier exprimé en g
/m2.
La charge de rupture
[0120] La charge de rupture (déterminée selon NF Q 03-004) est exprimée sous forme de longueur
de rupture selon la relation
L (en m) = 1/9,81 x RT/G x 106/15
où
RT = résistance à la rupture par traction moyenne exprimée en newtons pour une éprouvette
de 15 mm,
L = Longueur de rupture moyenne exprimée en m,
G = Grammage de la feuille exprimé en g/m2.
La résistance à l'éclatement
[0121] La résistance à l'éclatement est exprimée en kilopascal et est déterminée selon les
normes NF Q 03-053 et NF Q 03-054.
Résistance au déchirement
[0122] La résistance au déchirement est exprimée en millinewtons et est déterminée selon
la norme NF Q 03-011.
Perforation dynamique
[0123] L'éprouvette est soumise au choc d'un pénétrateur (norme NF Q 03-034) fixé à un pendule
dont la hauteur de chute correspond à l'énergie potentielle connue.
[0124] Le travail absorbé par la perforation du matériau à tester est exprimé en décijoule
(dJ).
Rigidité Kodak
[0125] L'éprouvette encastrée à une extrémité est amenée par réglage de sa longueur libre
à vibrer en résonnance à une fréquence connue. On calcule la rigidité à partir de
la masse au m
2 et de la longueur libre de résonnance, selon l'équation :
R = 20 (L/100)4 x M/100
où
R = Rigidité Kodak exprimée en 10-3 mN,
L = Longueur en mm,
M = grammage en g/m2.
[0126] Les constatations qui résultent de l'étude et de la comparaison des propriétés des
produits des tableaux I, II et III ont été données ci-après.
(Voir tableaux page 14 et suivantes)
Commentaires concernant le Tableau I
[0128]
- La comparaison de l'exemple A-1 avec les exemples A-4 et A-5 met en évidence que
l'incorporation dans la masse d'une résine urée-formaldéhyde avec ou sans amidon cationique
en milieu acide joue principalement sur l'amélioration des propriétés à l'état humide
(+ 60 à 70 %), par contre, les résistances à la traction, à l'éclatement et les énergies
à la rupture n'augmentent respectivement que de 5 à 7 %, 3 à 7 % et 7 à 15 %. Dans
ces conditions, la résistance au déchirement est affectée de 20 % en moyenne. La feuille
obtenue est plus fragile au pli.
- La comparaison de l'exemple A-2 avec les exemples A-6 et A-7 met en évidence, comme
cela a été mentionné précédemment, que la technique d'extensibilité de la feuille
du type « CLUPAK permet une amélioration de l'énergie à la rupture de 50 % pour un
allongement sens marche de 5-6 % et de 70 % pour un allongement sens marche de 8-9
%, mais la résistance à la traction peut chuter de 25-30 %. On rappelle aussi que
le compactage excessif de la feuille (allongement sens machine supérieur à 8 %) a
une influence défavorable sur les propriétés de machinabilité du matériau fini.
Commentaires concernant le Tableau Il
[0129]
- Les propriétés mesurées sur différents matériaux, utilisés principalement pour la
confection de sacs petite, moyenne et grande contenance, mettent encore en évidence
(exemples A-9, A-10 et A-11) l'intérêt du système « CLUPAK pour l'énergie à la rupture
mais les niveaux de résistances à la traction, mesurés sur ces papiers, restent relativement
faibles (longueur de rupture - moyenne sens marche et sens travers - de 5 000 à 5
500 m).
[0130] Dès que cette technologie, très classique sur des machines à papier qui produisent
des krafts écrus ou blanchis pour sacs, est combinée à un traitement dans la masse
cellulosique du type urée - ou mélamine-formaldéhyde en milieu acide pour améliorer
les propriétés à l'état humide de la feuille, la résistance à la déchirure est dégradée
de 10-15 % alors que l'énergie à la rupture et la longueur de rupture restent sensiblement
équivalentes (comparaison des exemples A-6 et A-7 avec l'exemple A-10).
[0131] - L'exemple A-12 met en évidence l'action favorable du crêpage sur l'énergie à la
rupture et la déchirure mais cette technique n'est pas du tout performante pour la
résistance à la traction et la rigidité.
Commentaires concernant le Tableau III
[0132]
- Les résultats consignés dans le tableau III mettent en évidence le caractère surprenant
et inattendu des propriétés mécaniques que présentent les produits obtenus selon l'invention
par rapport aux réalisations antérieures.
- Si, en premier lieu, on compare les propriétés mécaniques des feuilles obtenues
en 70, 90 et, respectivement, 100 g/rn2 selon le procédé de l'invention (exemples
2, 4 et, respectivement, 5) sur machine à papier non équipée d'un système d'extensibilité,
avec celles des feuilles voisines réalisées selon une technique classique antérieure
(produits A-1, A-2 et, respectivement, A-3) également sur machine à papier non équipée
d'un système d'extensibilité, on observe les améliorations apportées par l'invention
et données dans le tableau IV ci-après.
(Voir tableau IV p. 23)
[0133]
- Si, en deuxième lieu, on compare les propriétés mécaniques des feuilles obtenues
selon le procédé de l'invention sur machine à papier non équipée d'un système d'extensibilité,
avec celles des feuilles standards préparées en milieu acide selon une technique antérieure
couramment utilisée par les fabricants de krafts d'emballage sur machine à papier
équipée d'un dispositif d'extensibilité, on observe les améliorations apportées par
l'invention et données dans le tableau V ci-après..

- Si, en troisième lieu, on compare les propriétés mécaniques des feuilles obtenues
selon le procédé de l'invention sur machine à papier avec dispositif d'extensibilité,
avec celles des feuilles standards préparées selon une technique antérieure couramment
utilisée par les fabricants de krafts d'emballage sur machine à papier également équipée
d'un dispositif d'extensibilité, on observe, notamment pour les feuilles en 90 g/m2
comme indiqué dans le tableau VI, les importantes améliorations conférées par l'invention.
(Voir tableau VI p. 25)
[0134]

[0135] Les exemples d'application qui suivent illustrent notamment les économies de matières
réalisées avec les produits de l'invention.
Exemples d'applications
[0136] Ces exemples ont été choisis dans un secteur de l'emballage où l'invention a des
applications très importantes : les sacs en papier.
[0137] Les sacs sont classés en 3 grandes catégories.

Exemple 20 - Sacs petite contenance
[0138] Sac farine de 1 kg
- Le sac standard est généralement fabriqué à partir d'1 kraft blanchi de 75 g/m2 (selon l'exemple A-13).
- Le nouveau sac sera constitué par 1 kraft blanchi obtenu selon le procédé de l'invention
en 70 g/m2 (selon l'exemple 9).
Economie de cellulose : 7-8 %.
Exemple 21 - Sacs moyenne contenance
[0139] Sac S.O.S. de 5 kg pour l'alimentation animale
- Le sac standard est généralement fabriqué à partir :
d'1 kraft blanchi de 75 g/m2 (selon exemple A-13) et
d'1 kraft écru de 70 g/m2 (selon exemple A-1).
- Le nouveau sac est constitué par :
1 kraft blanchi de 70 g/m2 (selon exemple 9) et
1 kraft écru de 60 g/m2 (selon exemple 13).
obtenus par le procédé objet de l'invention.
Economie de cellulose > 10-11 %.
[0140] Le domaine des sacs de grande contenance qui est très important a fait l'objet d'une
étude comparative plus approfondie.
Exemple 22 - Sac ciment de 50 kg à valve -
[0141] Le sac standard est constitué par 2 krafts écrus semi-extensibles en 100 g/m
2, du type de celui de l'exemple A-11.
[0142] Le nouveau sac est fabriqué à partir de 2 krafts écrus obtenus selon l'exemple 4.
Economie de cellulose : 10 à 12 %.
[0143] Les sacs allégés réalisés avec la feuille fibreuse selon l'invention sont très performants
sur une ensacheuse rapide, par exemple à 4 becs à turbine (25 à 40 sacs à la minute).
Le taux de casse enregistré à l'ensachage et au cours des diverses manutentions :
chutes sur les tapis transporteurs, palettisation, chargement, ..., est inférieur
à 3 pour 1 000 sacs alors que le taux habituel est de 5 à 8 pour 1 000 sacs.
[0144] Les nouveaux sacs sont plus rigides, ce qui facilite l'ouverture de la valve, dont
l'introduction du sac dans le bec de l'ensacheuse. Pour cette application, il serait
aussi possible d'envisager la confection du sac avec 2 feuilles du type des exemples
10, 11 ou 12 mais en 80 g/m
2.
Exemple 23 - Sac plâtre de 40 kg à valve
[0145] Le sac standard est généralement constitué par 3 krafts extensibles de 75 g/m
2 du type de l'exemple A-19.
[0146] Le nouveau sac est fabriqué, soit à partir de 3 krafts écrus de 70 g/m
2 selon l'exemple 2, (économie de cellulose : 8 %) ; soit à partir de 2 krafts écrus
de 90 g/m
2 obtenus selon l'exemple 1 (économie de cellulose : 14 à 15 %) sur une ensacheuse
à turbine, à 4 becs et à une cadence d'ensachage de 1 300 à 1 500 sacs à l'heure.
Les taux de casse au cours de l'ensachage et des manutentions sont respectivement
les suivants :

Exemple 24 - Sac farine de 50 kg à gueule ouverte
[0147] Le sac standard est généralement constitué par 3 krafts extensibles de 75 g/m
2 obtenus selon A-9.
[0148] Le nouveau sac est fabriqué, soit à partir de 3 krafts écrus obtenus selon l'exemple
2 de 70 g/m
2 (économie de cellulose : 8 %), soit à partir de 2 krafts écrus obtenus selon l'exemple
10, 11 ou 12 (économie de cellulose : 14-15%).
[0149] Sur une ensacheuse à 6 goulottes, avec 3 vibreurs latéraux pour le tassage (cadence
d'ensachage de 600 à 800 sacs/heure par exemple), avec conformation et couture automatiques,
les résultats, obtenus avec les nouveaux sacs allégés, sont particulièrement performants
comparativement aux sacs standards obtenus avec des krafts extensibles. Il est à noter
que les manutentions sont généralement, dans les grands moulins, extrêmement sévères.
Un sac constitué de 3 feuilles obtenues selon les conditions de l'exemple 12 mais
en visant un grammage de 60 g/m
2 peut convenir.
Exemple 25 - Sac engrais de 50 kg à gueule ouverte
[0150] Le sac standard est généralement obtenu avec 3 krafts écrus de 70 g/m
2 (exemple A-1) et d'1 kraft écru de 70 g/m
2 enduit de polyéthylène (exemple A-8).
[0151] Le nouveau sac est fabriqué avec 2 krafts écrus de 70 g/m
2 selon l'exemple 2, associés à un kraft écru de 70 g/m
2 enduit de polyéthylène (type exemple A-8).
[0152] Economie de cellulose : 25 %.
Exemple 26 - Sac poubelle de grande contenance
[0153] Le sac classique est, selon les usages, soit constitué à partir d'1 kraft écru extensible
de 100 g/m
2 (selon l'exemple A-11), soit à partir de 2 krafts standards de 70 g/m
2 (selon l'exemple A-1).
[0154] Avec les feuilles fibreuses selon l'invention, on réalise les combinaisons suivantes
:
Le sac 1 feuille 100 g/m2 est remplacé par un nouveau sac d'1 feuille 90 g/m2 (selon exemple 8) ;
Le sac 2 feuilles 70 g/m2 est remplacé soit par un nouveau sac 1 feuille 120 g/m2 (selon exemple 6) soit par un sac 2 feuilles 60 g/m2 (selon exemple 13).
[0155] Les économies de cellulose sont comprises entre 10 et 15 %.
Exemple 27 - Sac emballage de lait en poudre de 25 kg à gueule ouverte
[0156] Le sac classique est généralement obtenu à partir d'1 kraft de 75 g/m
2 blanchi, selon l'exemple A-13, et de 2 krafts écrus de 70 g/m
2 du type de celui de l'exemple A-1, et d'une gaine de polyéthylène.
[0157] Le nouveau sac est obtenu à partir d'1 feuille de 75 g/m
2, selon l'exemple 15, d'1 feuille en 70 g/m
2, selon l'exemple 2, et d'une gaine de polyéthylène.
[0158] L'économie de cellulose est supérieure à 30 %.
Exemple 28 - Sac de 10 kg d'aliments pour chiens
[0159] Le contenu des sacs d'aliments pour chien a en général une teneur élevée en matières
grasses (de l'ordre de 10 à 12% en poids). Pour cet usage nécessitant l'emploi d'1
kraft écru ingraissable, la composition du sac est la suivante :
- 1 kraft blanchi extérieur, selon l'exemple 15, associé à 1 kraft écru interne de
60 g/m2, selon l'exemple 14.
[0160] Dans cette application, l'économie de cellulose est au minimum de 10%.
[0161] Dans ces exemples d'applications, on n'a mentionné que les économies de cellulose
qui sont rapidement chiffrables mais il est évident qu'un sac fabriqué à partir de
2 feuilles au lieu de 3 feuilles consommera moins de colle, sera plus facile à fabriquer
(réduction des coûts de production - moins de déchets et de manutention). Par ailleurs,
les coûts de transport, seront également plus faibles.