[0001] La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif pour la refroidissement
d'un matériau et plus particulièrement l'utilisation de ce procédé et de ce dispositif
pour l'élaboration d'un matériau lorsque celui-ci doit subir une ou plusieurs opérations
de tremps au cours de sa fabrication.
[0002] On utilise largement à l'heure actuelle des procédés de refroidissement pour effectuer
la trempe de certains matériaux au cours de leur élaboration. C'est ainsi qu'il est
bien connu d'utiliser la trempe à l'eau ou à l'huile pour l'élaboration des métaux
et en particulier des aciers. D'autre part, dans le cas d'élaboration de matérieux
réfractaires, notamment lorsque ceux- ci doivent se présanter sous forme de poudre
en vue d'un frittage ultérieur, il est courant de refroidir le matériau lorsqu'il
se trouve à l'état liquide. La méthode la plus employée à l'heure actuelle consiste
à projeter un jet de gaz sur le liquide, que celui-ci soit contenu dans un creuset
ou qu'il soit issu d'une électrode fondue. Un tel procédé utilisant généralement un
gaz neutre évite des réactions chimiques parasites et permet, dans le cas de matériaux
pulvérulents, d'emmagasiner de l'énergie en vue du frittage ultérieur: on peut ainsi
réduire la tempéreture et le durée da cette opération. Un autre intérêt de la trempe
est qu'elle permet de figer un état anormal ou métastable de la matière, ce qui peut
être intéressant pour certaines applications.
[0003] Le document GB-A-1 413 651 décrit un procédé de ce type dans lequel on envoie un
gaz sur un métal liquide qui s'écoule depuis un orifice prévu à la partie inférieure
d'un creuset.
[0004] Le document US-A-2 020 719 décrit un procédé de solidification dans lequel on projette
des gouttelettes d'un gaz liquéfié sur des gouttelettes du matériau à refroidir: ces
dernières se solidifient et on obtient le matériau sous forme de poudre.
[0005] La présente invention a pour objet une amélioration aux procédés actuels permettant
un refroidissement encore plus efficace et donc une plus grande rapidité de l'opération,
ce qui conduit à une meilleure pureté des produits traités et à une gamme d'applications
beaucoup plus large.
[0006] Selon la principale caractéristique du procédé de refroidissement d'un matériau à
l'aide d'un gaz liquéfié objet de l'invention, celui-ci comprend les étapes suivantes
consistant à :
(a) - amener le gaz liquéfié dans une buse, ce gaz liquéfié étant à une température
inférieure à sa température de saturation et dont l'écart avec cette dernière ne dépasse
pas 15°C,
(b) - détendre ce gaz liquéfié afin d'obtenir des gouttelettes,
(c) - briser ces gouttelettes en envoyant sur elles un gaz porteur, le débit et la
pression du liquide de refroidissement et du gaz porteur étant réglés de sorte que
les gouttelettes obtenues aient un diamètre inférieur ou égal à 40 microns, et
(d) - projeter les gouttelettes obtenues à l'étape (c) sur le matériau afin de refroidir
ce dernier.
[0007] Le gaz liquéfié est généralement l'azote ou l'argon. La température de saturation
d'un liquide est définie comme étant la température à laquelle la vapeur contenue
en solution dans le liquide se dégage: la température de saturation est généralement
proche de la température d'ébullition, mais différente de celle-ci, surtout dans le
cas des gaz liquéfiés.
[0008] Afin d'assurer un refroidissement efficace, il faut que les gouttelettes du liquide
soient très fines et qu'elles ne soient pas mélangées à de la vapeur, ce qui aurait
pour effet de diminuer la capacité de refroidissement. Le fait que le liquide soit
sous forme monophasique permet en outre d'éviter les a-coups dans les canalisation
et rend plus facile l'obtention de gouttelettes ayant des dimensions homogènes. Les
gaz liquéfiés étant généralement stockés à des températures proches de leur température
d'ébullition, donc proche de leur température de saturation, la température d'utilisation
est inférieure à la température de saturation sans que l'écart dépasse 15°C : l'expression
"température proche de la température de saturation" employée dans le présent texte
désigne une température dont l'écart avec la température de saturation ne dépasse
pas 15°C. On évite ainsi que la vapeur ne se dégage avant que le liquide se mélange
au gaz porteur. Par exemple, lorsque le liquide de refroidissement est de l'azote
sous un bar, on opère à -206° C pour une température de saturation de -196°C environ,
cette dernière étant déterminée expérimentalement. Le tableau ci-dessous indique les
températures utilisées en fonction de la pression pour l'azote et l'argon.

[0009] Quant au gaz porteur, il a pour effet non seulement d'entraîner les gouttelettes
de gaz liquéfié, mais aussi de favoriser les échanges thermiques et d'abaisser la
tension superficielle du liquide, ce qui améliore le contact avec le matériau à refroidir.
Le gaz porteur, qui peut être un gaz pur comme l'hélium ou un mélange (hélium et argon
par exemple) sera choisi par l'homme de l'art en fonction de chaque cas particulier.
[0010] D'autre part, il peut s'avérer nécessaire d'opérer sous atmosphère contrôlée et le
procédé trouve une application intéressante lorsque le matériau à "particulaire" signifie
que le matériau se trouve sous forme divisée ou sous forme de particules : il peut
donc s'agir soit de grains si le matériau est solide et se présente sous forme de
poudre, soit de gouttes ou de particules liquides si le matériau se présente sous
forme liquide.
[0011] Ce dispositif comprend, de manière connue, au moins une buse reliée à au moins une
source de liquide de refroidissement par une première canalisation et à au moins une
source de gaz porteur par une deuxième canalisation, cette buse comportant:
- un orifice pour la sortie du liquide de refroidissement,
- un raccord d'entrée du gaz liquéfié,
- un premier orifice reliant le raccord d'entrée du gaz liquéfié à une chambre de
détente,
- un conduit reliant ladite chambre de détente à un deuxième orifice,
- une cavité dans laquelle débouche le deuxième orifice, cette cavité étant en communication
avec l'extérieur par ledit orifice de sortie du liquide de refroidissement,
- un raccord d'entrée du gaz porteur, et
- un conduit reliant le raccord d'entrée du gaz porteur à ladite cavité.
[0012] Selon l'invention, les dimensions de la première canalisation sont telles que le
liquide de refroidissement se trouve sous forme monophasique à son entrée dans la
buse. Cette première canalisation peut éventuellement être à double enveloppe et doit
présenter, pour que le liquide de refroidissement soit sous forme monophasique à son
entrée dans la buse, une longueur inférieure ou égale à 5 mètres et un diamètre de
passage du liquide de refroidissement inférieur ou égal à 12 mm lorsque la pression
de ce dernier est comprise entre 1 et 1,5 bars.
[0013] Généralement, la buse et le matériau à traiter sont mobiles l'un par rapport à l'autre.
Dans ce cas le dispositif est agencé de telle sorte que la distance entre l'orifice
de la buse et le matériau à traiter soit constante pendant toute la durée du déplacement
relatif de la buse et du matériau. On a constaté qu'on obtient les meilleurs résultats
lorsque cette distance est comprise entre 5 et 100 mm et, de préférence, entre 5 et
50 mm.
[0014] On peut également prévoir un écran de confinement destiné à protéger thermiquement
le matériau à élaborer dans la zone où l'on effectue le refroidissement et une enceinte
étanche à l'intérieur de laquelle se trouvent ladite buse et le matériau à traiter
lorsqu'on opère sous atmosphère contrôlée.
[0015] Selon une dernière caractéristique du dispositif objet de l'invention, celui-ci comporte
des moyens permettant d'amener le matériau à traiter devant la buse.
[0016] Dans un premier mode de réalisation, lesdits moyens permettant d'amener le matériau
à élaborer devant la buse comprennent un creuset contenant ce matériau sous forme
liquide et lui permettant de s'écouler par gravité devant la buse.
[0017] Dans un autre mode de réalisation, ces moyens comprennent:
- une première électrode réalisée dans ce matériau,
- une deuxième électrode disposée de manière à faire jaillir un arc entre elle-même
et la première électrode afin de fondre une partie du matériau constituant cette première
électrode, et
- des moyens de soufflage pour projeter la partie fondue de la première électrode
sous forme de particules liquides devant la buse.
[0018] Suivant un troisième mode de réalisation, les moyens permettant d'amener le matériau
à élaborer devant la buse comprennent un chalumeau à plasma apte à envoyer un jet
de particules fondues de ce matériau devant la buse.
[0019] Selon un autre mode de réalisation, les moyens permettant d'amener le matériau à
élaborer devant la buse comprennent un réservoir cylindrique mobile en rotation autour
de son axe et constitué de deux disques plans parallèles reliés par une paroi latérale,
le matériau à élaborer étant introduit dans ce réservoir sous forme liquide et ladite
paroi latérale étant percée d'un certain nombre de trous pour permettre la sortie
du liquide sous forme de particules par centrifugation, ces particules passant ensuite
devant la buse.
[0020] Enfin, selon un dernier mode de réalisation du dispositif, les moyens permettant
d'amener le matériau à traiter devant la buse comprennent:
- un creuset contenant ce matériau sous forme solide,
- une source d'électrons apte à envoyer un faisceau d'électrons sur le matériau contenu
dans ce creuset afin de le faire fondre en surface, et
>- des moyens de soufflage pour projeter la partie fondue du matériau à élaborer devant
la buse.
[0021] L'invention apparaîtra mieux à la lecture de la description qui va suivre, donnée
à titre d'exemple purement illustratif et nullement limitatif, en référence aux dessins
annexés, dans lesquels les figures 1 à 5 sont des coupes verticales schématiques illustrant
cinq modes de réalisation possibles du dispositif objet de l'invention et la figure
6 est une vue schématique en coupe de la buse utilisée pour projeter le liquide de
refroidissement.
[0022] La figure 1 représente un premier mode de réalisation du dispositif, celui-ci se
composant d'une enceinte étanche 1 à l'intérieur de laquelle se trouve un creuset
2 contenant le matériau à élaborer 3, par exemple du bore sous forme liquide. La fusion
de ce dernier est obtenue grâce à une électrode 4 reliée à un circuit électrique qui
permet de faire jaillir un arc entre elle-même et le matériau 3. Le dispositif de
refroidissement proprement dit se compose d'une buse 6 présentant un orifice 8 pour
la sortie des gouttelettes de gaz liquéfié, la buse 6 étant reliée d'une part à un
réservoir de gaz liquéfié 10 par une première canalisation 12, et d'autre part à un
réservoir 14 de gaz porteur par une deuxième canalisation 16. Le gaz liquéfié est
de préférence un gaz neutre comme l'azote ou l'argon et le gaz porteur peut être le
même que le gaz liquéfié, mais ceci n'est pas obligatoire.
[0023] Enfin, dans le cas où l'opération doit se dérouler sous atmosphère contrôlée, on
réalise un balayage de l'enceinte 1 à l'aide d'un gaz neutre, par exemple de l'argon,
ce dernier pénétrant dans l'enceinte par une canalisation 18 reliée à un réservoir
20 et sortant de l'enceinte par un orifice de sortie 22 situé à la partie supérieure
de cette dernière. Le fait d'opérer sous atmosphère contrôlée évite des réactions
chimiques nuisibles si le matériau à traiter est avide d'oxygène comme le bore. Pour
effectuer ce contrôle, on analyse régulièrement, éventuellement en continu, la composition
de l'atmosphère régnant à l'intérieur de l'enceinte 1 et on règle les conditions de
balayage en fonction des résultats de l'analyse.
[0024] Le fonctionnement du dispositif est le suivant: lorsque le matériau 3 contenu dans
le creuset 2 est fondu, on fait en sorte qu'il s'écoule par le bec 5 du creuset. Pour
cela, on peut soit incliner le creuset 2 progressivement pour que l'écoulement soit
régulier, soit introduire en permanence de nouvelles quantités de matériau, celui-ci
s'écoulant naturellement par effet de trop-plein. C'est ainsi que le liquide passe
devant la buse 6 avant de tomber dans le réceptacle 24 prévu à la partie inférieure
de l'enceinte 1. Le refroidissement s'effectue par projection de gouttelettes de gaz
liquéfié sur le liquide lorsque celui-ci passe devant l'orifice 8 de la buse 6. Ceci
a pour effet de solidifier le matériau 3 qui tombe sous forme de poudre dans le réceptable
24.
[0025] L'obtention des gouttelettes de gaz liquéfié se fait en introduisant dans la buse
6 d'une part le gaz liquéfié en provenance du réservoir 10 par la canalisation 12
et, d'autre part, un gaz porteur issu du réservoir 14 par la canalisation 16. Afin
que le refroidissement se fasse dans de bonnes conditions, il faut régler soigneusement
la pression et le débit du gaz liquéfié et du gaz porteur ainsi que la distance entre
l'orifice 8 de la buse 6 et le matériau à refroidir. On a constaté que, pour éviter
des phénomènes gênants dans la formation des gouttelettes, le gaz liquéfié issu du
réservoir 10 devait se trouver sous forme monophasique à son entrée dans la buse 6,
c'est-à-dire se trouver uniquement sous forme liquide et ne pas être mélangé avec
sa vapeur. Dans le cas d'azote ou d'argon liquide, la canalisation 12 est avantageusement
une canalisation à double enveloppe,c'est-à-dire se composant de deux tuyaux concentriques
entre lesquels on a fait le vide afin d'assurer une bonne isolation. Si la pression
du gaz liquéfié est comprise entre 1 et 1,5 bar, pour que celui-ci se trouve sous
forme monophasique à son entrée dans la buse 6, il faut que la longueur de la canalisation
12 ne dépasse pas 5 mètres et que le diamètre de passage du liquide soit inférieur
ou égal à 12 millimètres. De plus, on a également constaté que, pour obtenir un refroidissement
efficace, il fallait que les gouttelettes de gaz liquéfié projetées à partir de la
buse 6 soient sphériques et aient un diamètre inférieur ou égal à 40 microns.
[0026] Enfin, pour mieux régler la tension superficielle des gouttelettes, en particulier
pour qu'elles soient sphériques et que leur diamètre reste dans les limites indiquées
ci-dessus, on peut avoir intérêt à utiliser un deuxième gaz porteur dont on réglage
la pression et le débit afin que la tension superficielle des gouttelettes reste dans
les limites prescrites. D'autre part, pour que les gouttelettes restent suffisamment
froides lors de l'impact sur le matériau à traiter, il faut que la distance entre
l'orifice 8 de la buse 6 et ce matériau soit suffisamment faible. Dans le cas de gaz
liquéfiés comme l'argon ou l'azote, on a pu déterminer que cette distance devait être
comprise entre 5 et 100 millimètres et de préférence entre 5 et 50 millimètres.
[0027] La figure 6 montre plus en détail la constitution de la buse utilisée dans le dispositif
de l'invention. Celle-ci se compose d'un corps 54 sur lequel sont montés un raccord
d'entrée 56 du gaz liquéfié de refroidissement et un raccord d'entrée 58 du gaz porteur.
Une tête 60, sur laquelle se trouve l'orifice 8 de sortie du liquide de refroidissement,
est montée à une extrémité du corps 54. Le raccord d'entrée 56 du gaz liquéfié comporte
un orifice 62 qui le met en communication avec une chambre de détente 64 ménagée dans
le corps 54 de la buse. Dans ce dernier est également ménagé un conduit 66 qui met
la chambre 64 en communication avec un deuxième orifice 68 qui débouche dans une cavité
70 ménagée dans la tête 60 de la buse. Dans le corps 54 de la buse est encore prévu
un conduit 72 qui met en communication le raccord d'entrée 58 du gaz porteur avec
la cavité 70.
[0028] Le fonctionnement de cette buse est le suivant: le liquide arrivant dans le raccord
d'entrée 56 passe à travers le premier orifice 62 et arrive dans la chambre 64 où
il subit une première détente. Il circule ensuite le long du conduit 66, passe à travers
l'orifice 68 et arrive dans la cavité 70 où il subit une deuxième détente. Le gaz
porteur arrive par le raccord 58, circule le long du conduit 72 et débouche dans la
cavité 70: ceci a pour effet non seulement d'entraîner le gaz liquéfié sous forme
de gouttelettes, mais encore de briser les gouttelettes afin de les rendre plus petites
et de dimensions homogènes.
[0029] Si, dans le cas de la figure 1, on a décrit un dispositif permettant de refroidir
un matériau se présentant sous forme liquide, il est bien entendu que l'invention
s'applique également à la trempe d'un matériau se présentant sous forme solide. Dans
ce cas, la buse 6 et le matériau sont mobiles l'un par rapport à l'autre, par exemple
la buse étant fixe et le matériau à traiter défilant devant i'orifice 8 ou étant animé
d'un mouvement de rotation s'il s'agit d'une pièce présentant une symétrie de révolution.
Eventuellement, on peut prévoir un écran de confinement afin de protéger thermiquement
la zone du matériau dans laquelle est effectuée la trempe.
[0030] Les figures 2 à 5 représentent d'autres modes de réalisation du dispositif objet
de l'invention dans lesquels la buse est fixe, mais où l'on a prévu des moyens pour
amener le matériau à traiter sous forme liquide devant cette buse. Par exemple, dans
le cas de la figure 2, on retrouve l'enceinte 1 parcourue par un courant de gaz neutre
entrant par la conduite 18 et sortant par l'orifice 22. A l'intérieur de l'enceinte
1 se trouvent deux électrodes 26 et 28 entre lesquelles on fait jaillir un arc, mais
l'électrode 26 est constituée par le matériau qu'on veut traiter. Le jaillissement
de l'arc entre ces deux électrodes a pour effet de faire fondre le matériau à l'extrémité
27 de l'électrode 26. Un dispositif de soufflage 30 permet de projeter un gaz, de
préférence un gaz neutre, sur la partie fondue 27 de l'électrode 26 et de projeter
ainsi des particules liquides du matériau à élaborer 3 devant l'orifice 8 de la buse
6, cette dernière étant comme précédemment reliée par les canalisations 12 et 16 aux
réservoirs de gaz liquéfié et de gaz porteur respectivement. La buse 6 est disposée
au-dessus du jet de particules 3 de manière à projeter des gouttelettes de gaz liquéfié
sur ces particules, ce qui a pour effet de les refroidir suffisamment pour qu'elles
se solidifient, et de les faire tomber sous forme de poudre dans le réceptable 24.
[0031] Dans le cas de la figure 3, la buse 6 et le réceptacle 24 sont disposés comme dans
la figure 2, mais les particules liquides du matériau à traiter 3 sont obtenues à
l'aide d'un chalumeau à plasma 32 relié à un système de contrôle et de production
de plasma non représenté. Le fonctionnement du dispositif de la figure 3 est identique
au fonctionnement du dispositif de la figure 2.
[0032] La figure 4 illustre un autre moyen permettant d'amener le matériau à traiter sous
forme de particules liquides devant la buse de refroidissement. Dans ce mode de réalisation,
l'enceinte étanche 1 a la forme d'une enveloppe cylindrique 34 dont la partie inférieure
36 a une forme en tronc de cône, constituant ainsi un réceptacle pour les particules
solidifiées du matériau à traiter. A la partie supérieure du récipient 34 se trouve
un réservoir 38 ayant la forme d'un cylindre limité par deux disques plans horizontaux
39 et 40 reliés par une paroi latérale 42. Le réservoir 38 est mobile en rotation
autour d'un axe vertical grâce à un moteur 44 et on peut y introduire le matériau
à élaborer sous forme liquide par la canalisation 46. Ce dernier arrive donc dans
le réservoir 38 et, comme la paroi latérale 42 de ce dernier est percée de trous de
faible diamètre 48, le liquide s'échappe par ces orifices sous l'effet de la force
centrifuge. Du fait que le diamètre de ces orifices est très faible, ce sont des particules
liquides qui s'echappent.
[0033] On voit sur la figure qu'on disposé un certain nombre de buses de refroidissement
identiques aux buses décrites en référence aux figures précédentes tout autour du
récipient 34: seules les deux buses 6a et 6b sont visibles sur le dessin. Les gouttelettes
de gaz liquéfié projetées par ces dernières frappent les particules liquides à leur
sortie du réservoir 38 et ce sont donc des particules solides qu'on recueille à la
partie inférieure 36 de l'enveloppe 34.
[0034] Enfin, la figure 5 représente un dernier mode de réalisation du dispositif de l'invention
dans lequel le matériau à traiter 3 est placé sous forme solide à l'intérieur d'un
creuset 50. Le dispositif comporte une source d'électrons 52, par exemple un canon
à électrons, disposée de manière à envoyer un faisceau d'électrons à la surface du
matériau contenu dans le creuset 5 pour faire fondre ce matériau en surface. Un dispositif
de soufflage, qui peut être le même que le dispositif 30 décrit en référence à la
figure 2, permet d'envoyer un jet de gaz à la surface du matériau contenue dans le
creuset 50 et der projeter des particules liquides de cce matériau devant l'orifice
8 de la buse 6, cette dernière étant placée de la même manière que dans le cas des
figures 2 et 3. Le fonctionnement est le même que dans le cas de ces deux figures,
les gouttelettes liquides issues de l'orifice 8 vanant frapper les particules liquides
du matériau 3, ce qui a pour effet de les refroidir et de les solidifer avant qu'elles
ne tombent dans le réceptacle 24.
[0035] Ainsi, le procédé et le dispositif objets de l'invention présentent de nombreux avantages
puisqu'ils permettent des opérations de trempe avec un refroidissement très efficace,
ce qui diminue donc la durée de cette opération et permet de réaliser des économies
sur l'ensemble du procédé d'élaboration du matériau. D'autre part, le fait d'opérer
le refroidissement avec des gouttelettes d'un gaz neutre liquéfié dans une atmosphère
contrôlée évite toute réaction chimique parasite avec le matériau à traiter, ce qui
permet d'obtenir une plus grande pureté.
[0036] Quant au domaine d'application, il est extrêmement vaste et couvre presque tous les
procédes d'élaboration dans lesquels un matériau doit être soumis à un traitement
de trempe. C'est ainsi que le procédé de l'invention s'applique à la trempe d'oxydes
sous- stoechiométriques utilisables pour la photographie ou la catalyse ou pour la
trempe de poudres de métaux ou de composés métalliques dans un état métastable pour
l'obtention de poudres actices en vue du frittage. Par exemple, avec le dispositif
comportant un pistolet à plasma tel que celui de la figure 3, on a pu figer du bore
sous sa forme amorphe et obtenir de l'oxyde de lutétium sous-stoechiométrique: alors
que la forme stable de ce composé correspond à un produit de couleur blanche et de
formule chimique L
U20
3, on a pu obtenir l'oxyde métastable bleu dont la formule chimique s'écrit Lu
20
x, x étant un nombre variable mais voisin de 2,8. Le procédé objet de l'invention s'applique
encore à la trempe de lingots après cuisson ou pressage ou pour fragiliser des matériaux
avant leur destruction par broyage. Il peut encore avantageusement être utilisé pour
le refroidissement de dépôts plasma ou pour l'élaboration de matériaux supra-conducteurs,
de verres métalliques ou pour la trempe du verre.
1. Procédé de refroidissement d'un matériau (3) à l'aide d'un gaz liquéfié, caractérisé
en ce qu'il comprend les étapes suivantes, consistant à :
(a) - amener le gaz liquéfié dans une buse (8), ce gaz liquéfié étant à une température
inférieure à sa température de saturation et dont l'écart avec cette dernière ne dépasse
pas 15°C,
(b) - détendre ce gaz liquéfié afin d'obtenir des gouttelettes,
(c) - briser ces gouttelettes en envoyant sur elles un gaz porteur, le débit et la
pression du liquide de refroidissement et du gaz porteur étant réglés de sorte que
les gouttelettes obtenues aient un diamètre inférieur ou égal à 40 microns, et
(d) - projeter les gouttelettes obtenues à l'étape (c) sur le matériau (3) afin de
refroidir ce dernier.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit gaz liquéfié est
choisi dans le groupe comprenant l'azote et l'argon.
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on
opère sous atmosphère contrôlée.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on
prépare le matériau à traiter (3) sous forme particulaire avant de le soumettre à
l'action du liquide de refroidissement.
5. Procédé d'élaboration d'un matériau réfractaire, du genre de ceux qui comportent
au moins une étape dans laquelle le matériau à élaborer est soumis à un traitement
de trempe, caractérisé en ce que cette trempe est effectuée par le procédé de refroidissement
selon l'une quelconque des revendications 1 à 4.
6. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications
1 à 4 comprenant au moins une buse (6) reliée à au moins une source (10) de liquide
de refroidissement par une première canalisation (12) et à au moins une source de
gaz porteur (14) par une deuxième canalisation (16), ladite buse (6) comportant:
- un orifice (8) pour la sortie du liquide de refroidissement,
- un raccord d'entrée (56) du gaz liquéfié,
- un premier orifice (62) reliant le raccord d'entrée (56) du gaz liquéfié à une chambre
de détente (64),
- un conduit (66) reliant ladite chambre de détente (64) à un deuxième orifice (68),
- une cavité (70) dans laquelle débouche le deuxième orifice (68), cette cavité (70)
étant en communication avec l'extérieur par ledit orifice (8) de sortie du liquide
de refroidissement,
- un raccord d'entrée (58) du gaz porteur, et
- un conduit (72) reliant le raccord d'entrée (58) du gaz porteur à ladite cavité
(70),
caractérisé en ce que les dimensions de ladite première canalisation (12) sont telles
que le liquide de refroidissement se trouve sous forme monophasique à son entrée dans
la buse (6).
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite première canalisation
(12) est une canalisation à double enveloppe.
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce
que ladite première canalisation (12) présente une longueur inférieure ou égale à
5 mètres et un diamètre de passage du liquide de refroidissement inférieur ou égal
à 12 mm lorsque la pression de ce dernier est comprise entre 1 et 1,5 bars.
9. Dispositif selon l'une quelconnue des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que
la buse (6) et le matériau à traiter (3) sont mobiles l'un par rapport à l'autre.
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est agencé de telle
sorte que la distance entre l'orifice (8) de la buse (6) et le matériau à traiter
(3) est constante pendant toute la durée du déplacement relatif de la buse (6) et
du matériau (3).
11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que la distance entre
l'orifice (8) de la buse (6) et le matériau à traiter est comprise entre 5 et 100
mm.
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que la distance entre
l'orifice (8) de la buse (6) et le matériau à traiter est comprise entre 5 et 50 mm.
13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 12, caractérisé en ce
qu'il comporte en outre un écran de confinement destiné à protéger thermiquement le
matériau à élaborer dans la zone où l'on effectue le refroidissement.
14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 13, caractérisé en ce
qu'il comprend en outre une enceinte étanche (1) à l'intérieur de laquelle se trouvent
ladite buse (6) et le matériau à traiter (3).
15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 14, caractérisé en ce
qu'il comporte des moyens permettant d'amener le matériau à traiter (3) devant la
buse (6).
16. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que lesdits moyens permettant
d'amener le matériau à élaborer (3) devant la buse (6) comprennent un creuset (2)
contenant ce matériau sous forme liquide et lui permettant de s'écouler par gravité
devant la buse (6).
17. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que lesdits moyens permettant
d'amener le matériau à élaborer devant la buse (6) comprennent:
- une première électrode (26) réalisée dans ce matériau, - une deuxième électrode
(28) disposée de manière à faire jaillir un arc entre elle-même et la première électrode
(26) afin de fondre une partie (27) du matériau constituant cette première électrode
(26), et
- des moyens de soufflage (30) pour projeter la partie fondue (27) de la première
électrode (26) sous forme de particules liquides devant la buse (6).
18. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que les moyens permettant
d'amener le matériau à élaborer devant la buse (6) comprennent un chalumeau à plasma
(32) apte à envoyer un jet de particules fondues de ce matériau devant la buse (6).
19. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que les moyens permettant
d'amener le matériau à élaborer devant la buse (6) comprennent un réservoir cylindrique
(38) mobile en rotation autour de son axe et constitué de deux disques plans parallèles
(39, 40) reliés par une paroi latérale (42), le matériau à élaborer étant introduit
dans ce réservoir sous forme liquide et ladite paroi latérale (42) étant percée d'un
certain nombre de trous (45) pour permettre la sortie du liquide sous forme de particules
par centrifugation, ces particules passant ensuite devant la buse (6).
20. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que les moyens permettant
d'amener le matériau à traiter devant la buse (6) comprennent:
- un creuset (50) contenant ce matériau sous forme solide,
- une source d'électrons (52) apte à envoyer un faisceau d'électrons sur le matériau
(3) contenu dans ce creuset (50) afin de le faire fondre en surface, et
- des moyens de soufflage (30) pour projeter la partie fondue du matériau à élaborer
devant la buse (6).
1. Verfahren zur Kühlung eines Material (3) mit Hilfe eines verflüssigten Gases, dadurch
gekennzeichnet, daß es die folgenden Schritte umfaßt, die bestehen in:
(a) - Zuführen des verflüssigten Gases in eine Düse (8), wobei dieses verflüssigte
Gas eine niederere Temperatur als seine Sättigungstemperatur aufweist und wobei der
Unterschied zu dieser 15°C nicht Überschreitet
(b) - Entspannen dieses verflüssigten Gases, um Tröpfchen zu erhalten,
(c) - Zerschlagen dieser Tröpfchen, indem auf sie ein Trägergas geschickt wird, wobei
die Durchflußleistung und der Druck der Kühlflüssigkeit und des Trägergases derart
geregelt werden, daß die erhaltenen Tröpfchen einen Durchmesser von kleiner oder gleich
40 um aufweisen, und
(d) - Aufschleudern der beim Schritt (c) erhaltenen Tröpfchen auf das Material (3),
um letzteres zu kühlen.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das verflüssigte Gas aus
der Stickstoff und Argon enthaltenden Gruppe ausgewählt wird.
3. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß
man bei einer gesteuerten Atmosphäre arbeitet.
4. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man
das zu bearbeitende Material (3) in Teilchenform vorbereitet, bevor man es der Wirkung
der Kühflüssigkeit aussetzt.
5. Verfahren zur Herstellung eines feuerfesten Materials, welches wenigstens einen
Schritt umfaßt, bei dem das herzustellende Material einer Abschreckbehandlung ausgesetzt
wird, dadurch gekennzeichnet, daß dieses Abschrecken durch das Kühlverfahren nach
irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4 durchgeführt wird.
6. Vorrichtung zur Durchführung des Verfahrens nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis
4, mit wenigstens einer Düse (6), die mit wenigstens einer Kühlflüssigkeitsquelle
(10) über eine erste Leitung (12) und mit wenigstens einer Trägergasquelle (14) über
eine zweite Leitung (16) verbunden ist, wobei die Düse (6) umfaßt:
- eine Öffnung (8) für den Austritt der Kühlflüssigkeit,
- einen Einlaßanschluß (56) für das verflüssigte Gas,
- eine erste Öffnung (62), die den Einlaßanschluß (56) für das verflüssigte Gas mit
einer Entspannungskammer (64) verbindet,
- einen Durchlaß (66), der die Entspannunskammer (64) mit einer zweiten Öffnung (68)
verbindet,
- eine Kammer (70), in die die zweite Öffnung (68) mündet, wobei diese Kammer (70)
mit dem Äußeren über die Austrittsöffnung (8) für die Kühlflüssigkeit in Verbindung
steht,
- ein Einlaßanschluß (58) für das Tägergas, und
- ein Durchlaß (72), der den Einlaßanschluß (58) für das Tägergas mit der Kammer (70)
verbindet,
dadurch gekennzeichnet, daß die Abmessungen der ersten Leitung (12) derart sind, daß
sich die Kühlflüssigkeit bei ihrem Eintritt in die Düse (6) in einphasiger Form befindet.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die erste Leitung (12)
eine Leitung mit einem doppelten Mantel ist.
8. Vorrichtung nach irgendeinem der Ansprüche 6 oder 7, dadurch gekennzeichnet, daß
die erste Leitung (12) eine Länge kleiner oder gleich 5 m und einen Durchtrittsdurchmesser
für die Kühlflüssigkeit kleiner oder gleich 12 mm aufweist, wenn der Druck der letzteren
zwischen 1 und 1,5 Bar liegt.
9. Vorrichtung nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß
die Düse (6) und das zu behandelnde Material (3) relativ zueinander bewegbar sind.
10. Vorrichtung nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß sie derart ausgestaltet
ist, daß der Abstand zwischen der Öffnung (8) der Düse (6) und dem zu behandelnden
Material (3) während der gesamten Dauer der relativen Bewegung zwischen der Düse (6)
und des Materials (3) konstant ist.
11. Vorrichtung nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß der Abstand zwischen
der ffnung (8) der Düse (6) und dem zu behandelnden Material zwischen 5 und 100 mm
liegt.
12. Vorrichtung nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß der Abstand zwischen
der Offnung (8) der Düse (6) und dem zu behandelnden Material zwischen 5 und 50 mm
liegt.
13. Vorrichtung nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß
sie ferner eine Abschirmungswand umfaßt, die das herzustellende Material in dem Bereich
wärmemäßig schützen soll, wo man die Kühlung durchführt.
14. Vorrichtung nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 13, dadurch gekennzeichnet, daß
sie ferner eine dichte Umschließung (1) aufweist, in deren Inneren sich die Düse (6)
und das zu behandelnde Material (3) befinden.
15. Vorrichtung nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 14, dadurch gekennzeichnet, daß
sie Einrichtungen umfaßt, die ermöglichen, das zu behandelnde Material (3) vor die
Düse (6) zu bringen.
16. Vorrichtung nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Einrichtungen, die
ermöglichen, das herzustellende Material (3) vor die Düse (6) zu bringen, einen Behälter
(2) umfassen, der das Material im flüssigen Zustand enthält und ihm ermöglicht, durch
die Schwerkraft vor die Düse (6) zu strömen.
17. Vorrichtung nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Einrichtungen, die
ermöglichen, das herzustellende Material vor die Düse (6) zu bringenumfassen:
- eine erste, aus diesem Material hergestellte Elektrode (26),
- eine zweite Elektrode (28), die so angeordnet ist, daß sie einen Bogen zwischen
sich selbst und der ersten Elektrode (26) überschlagen läßt, um einen Teil (27) des
diese erste Elektrode (26) bildenden Materials zu schmelzen, und
- Blaseinrichtungen (30), um den von der ersten Elektrode (26) geschmolzenen Teil
(27) in der Form von Flüssigkeitsteilchen vor die Düse (6) zu schleudern.
18. Vorrichtung nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Einrichtungen, die
ermöglichen, das herzustellende Material vor die Düse (6) zu bringen, einen Plasmabrenner
(32) umfassen, mit dem ein Strom geschmolzener Teilchen dieses Materials vor die Düse
(6) geschickt werden kann.
19. Vorrichtung nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Einrichtungen, die
ermöglichen, das herzustellende Material vor die Düse (6) zu bringen, einen zylindrischen
Behälter (38) umfassen, der um seine Achse drehbeweglich ist und von zwei ebenen,
parallelen Scheiben (39,40) gebildet ist, die durch eine Seitenwand (42) miteinander
verbunden sind, das herzustellende Material in diesen Behälter im flüssigen Zustand
eingebracht wird und die Seitenwand (42) mit einer gewissen Anzahl von Löchern (48)
durchbohrt ist, um den Austritt der Flüssigkeit in Teilchenform durch Zentrifugierung
zur ermöglichen, wobei diese Teilchen anschließend vor die Düse (6) gelangen.
20. Vorrichtung nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Einrichtungen, die
ermöglichen, das zu behandelnde Material vor die Düse (6) zu bringen, umfassen:
- einen Tiegel (50), der dieses Material im festen Zustand enthält,
- eine Elektronenquelle (52), die einen Elektronenstrahl auf das in diesem Tiegel
(50) enthaltene Material (3) schicken kann, um es an der Oberfläche zu schmelzen,
und
- Blaseinrichtungen (30), um den geschmolzenen Teil des herzustellenden Materials
vor die Düse (6) zu schleudern.
1. Process for cooling a material (3) with the aid of a liquefied gas, characterized
in that it comprises the following stages:
(a) bringing the liquefied gas into a nozzle (8), said liquefied gas being at a temperature
below its saturation point and whereof the variation from the latter does not exceed
15°C,
(b) expanding said liquefied gas in order to obtain droplets,
(c) shattering these droplets by applying thereto a carrier gas, the flow rate and
pressure of the cooling liquid and the carrier gas being regulated in such a way that
the droplets obtained have a diameter equal to or below 40 microns and
(d) spraying the droplets obtained in stage (c) onto material (3) in order to cool
the latter.
2. Process according to claim 1, characterized in that said liquefied gas is chosen
in the group including nitrogen and argon.
3. Process according to any one of the claims 1 and 2, characterized in that working
takes place under a controlled atmosphere.
4. Process according to any one of the claims 1 to 3, characterized in that the material
to be treated (3) is prepared in a particular form before subjecting it to the action
of the cooling liquid.
5. Process for producing a refractory material of the type involving at least one
stage in which the material to be produced is subject to a tempering treatment, characterized
in that said tempering is performed by the cooling process according to any one of
the claims 1 to 4.
6. Apparatus for performing the process according to any one of the claims 1 to 4
comprising at least one nozzle (6) connected to at least one cooling liquid source
(10) by a first pipe (12) and to at least one carrier gas source (14) by a second
pipe (16), said nozzle (6) having:
- an orifice (8) for the discharge of the cooling liquid,
- an intake connection (56) for the liquefied gas,
- a first orifice (62) connecting the intake connection (56) for the liquefied gas
to an expansion chamber (64),
- a duct (66) connecting the expansion chamber (64) to a second orifice (68),
- a cavity (70) into which issues the second orifice (68), said cavity (70) being
linked with the outside by the cooling liquid discharge orifice (8),
- an intake connection (58) for the carrier gas and
- a duct (72) linking the intake connection (58) for the carrier gas to said cavity
(70),
characterized in that the dimensions of the first pipe (12) are such that the cooling
liquid is in monophase form when it enters nozzle (6).
7. Apparatus according to claim 6, characterized in that the first pipe (12) has a
double envelope.
8. Apparatus according to any one of the claims 6 and 7, characterized in that said
first pipe (12) has a length equal to or less than 5 metres and a cooling liquid passage
diameter equal to or less than 12 mm when the pressure of the latter is between 1
and 1.5 bar.
9. Apparatus according to any one of the claims 6 to 8, characterized in that nozzle
(6) and the material (3) to be treated are mobile with respect to one another.
10. Apparatus according to claim 9, characterized in that it is arranged in such a
way that the distance between the orifice (8) of nozzle (6) and the material (3) to
be treated is constant throughout the duration of the relative displacement of nozzle
(6) and material (3).
11. Apparatus according to claim 10, characterized in that the distance between orifice
(8) of nozzle (6) and the material to be treated is between 5 and 100 mm.
12. Apparatus according to claim 11, characterized in that the distance between orifice
(8) of nozzle (6) and the material to be treated is between 5 and 50 mm.
13. Apparatus according to any one of the claims 6 to 12, characterized in that it
also has a confinement shield for thermally protecting the material to be produced
in the area where cooling takes place.
14. Apparatus according to any one of the claims 6 to 13, characterized in that it
also comprises a tight enclosure (1) within which is located a nozzle (6) and the
material (3) to be treated.
15. Apparatus according to any one of the claims 6 to 14, characterized in that it
has means making it possible to bring the material (3) to be treated in front of nozzle
(6).
16. Apparatus according to claim 15, characterized in that the means making it possible
to bring the material (3) to be produced in front of nozzle (6) comprise a crucible
(2) containing said material in liquid form and enabling it to flow by gravity in
front of nozzle (6).
17. Apparatus according to claim 15, characterized in that the means making it possible
to bring the material to be produced in front of nozzle (6) comprise:
- a first electrode (26) made from said material,
- a second electrode (28) arranged in such a way as to strike an arc between itself
and the first electrode (26) in order to melt part (27) of the material constituting
said first electrode (26) and
- blowing means (30) for spraying the melted part (27) of the first electrode (26)
in the form of liquid particles in front of nozzle (6).
18. Apparatus according to claim 15, characterized in that the means making it possible
to bring the material to be produced in front of nozzle (6) comprise a plasma torch
(32) able to pass a jet of melted particles of this material in front of nozzle (6).
19. Apparatus according to claim 15, characterized in that the means making it possible
to bring the material to be produced in front of nozzle (6) comprise a cylindrical
tank (38) mobile in rotation about its axis and formed from two parallel, planar disks
(39, 40) connected by a side wall (42), the material to be produced being introduced
into said tank in liquid form and said side wall (42) having a certain number of holes
(48) to permit the discharge of the liquid in the form of particles by centrifuging,
said particles then passing in front of nozzle (6).
20. Apparatus according to claim 15, characterized in that the means making it possible
to bring the material to be treated in front of nozzle (6) comprise:
- a crucible (50) containing said material in solid form,
- an electron source (52) able to pass an electron beam onto the material (3) contained
in crucible (50) in order to surface melt the same and
- blowing means (30) for spraying the melted part of the material to be produced in
front of nozzle (6).