[0001] L'invention est relative aux constructions du genre des maisons individuelles, cliniques,
écoles..., généralement à un ou deux niveaux, présentant des toitures inclinées et
planes, et réalisées par préfabrication, c'est-à-dire dont les murs extérieurs sont
constitués à l'aide de composants fabriqués en usine, chacun de ces éléments s'étendant
au moins sur toute la hauteur d'une pièce.
[0002] Elle vise également lesdits composants préfabriqués.
[0003] Il a déjà été proposé de constituer des composants préfabriqués de constructions
par des panneaux autoporteurs plats recourbés contenant un matériau thermiquement
isolant et propres à former chacun une tranche verticale de l'ensemble composé par
un mur extérieur de la construction et par le pan de toiture prolongeant ce mur vers
le haut, chaque panneau une fois dressé prenant appui par sa tranche supérieure contre
un panneau semblable dressé en regard de lui de façon à former une arche.
[0004] Mais ces panneaux, délimités par deux feuilles courbes parallèles en matière plastique
et non encadrés, per-mettaient tout au plus de construire des serres de faible hauteur
à contour arrondi.
[0005] L'invention rend possible une réalisation particulièrement économique des constructions
de relativement grande hauteur du genre indiqué ci-dessus à l'aide d'un très petit
nombre de panneaux préfabriqués de grande hauteur essentiellement à base de bois,
panneaux qui sont à la fois spécialement légers et résistants et donc faciles à transporter
malgré leurs grandes dimensions.
[0006] A cet effet, les composants préfabriqués selon l'invention, constitués par des panneaux
autoporteurs plats recourbés contenant un matériau thermiquement isolant et propres
à former chacun une tranche verticale de l'ensemble formé par un mur extérieur de
la construction et par le pan de toiture prolongeant ce mur vers le haut, sont essentiellement
caractérisés selon l'invention en ce qu'ils se présentent sous la forme d'un châssis
en bois à contour fermé définissant deux pans plats raccordés entre eux selon un V,
ce châssis étant délimité latéralement par deux membrures constituées au moins en
partie en lamellé-collé et pliées en V dont la longueur déployée est supérieure à
5m,et chaque pan étant fermé par deux parements plats parallèles dont au moins celui
disposé à l'extérieur est constitué en contre-plaqué.
[0007] Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre
des dispositions suivantes :
[0008]
- la longueur déployée de chaque membrure latérale pliée en V atteint ou même dépasse
10 m,
- chacune des deux membrures pliées qui délimitent latéralement le châssis en bois
est constituée par deux longerons droits en bois assemblés par enturage et collage
sur une clé intermédiaire elle-même en lamellé-collé,
- les deux membrures latérales pliées selon l'alinéa précédent sont solidarisées entre
elles par des traverses horizontales en bois massif dont l'une relie les deux clés
comprises par ces membrures,
-- dans un composant selon l'alinéa précédent, la continuité de la face interne de
la zone de pliure est obtenue à l'aide d'une feuille en contre-plaqué cintrée fixée
sur le bord inférieur du parement interne supérieur, sur le bord supérieur du parement
interne inférieur et sur la traverse reliant les deux clés,
- dans un composant selon au moins l'alinéa qui précède le précédent, la continuité
de la face externe de la zone de pliure est obtenue à l'aide d'une tôle pliée en V
fixée sur la traverse reliant les deux clés ainsi que sur le bord inférieur du parement
externe supérieur et que sur le bord supérieur du parement externe inférieur,
- le composant est agencé de façon à supporter une partie du plancher d'un étage,
- le composant est évidé d'ouvertures équipées de baies vitrées ou analogues,
- la surface extérieure du panneau plié en V est recouverte d'une tôle maintenue parallèle
à cette surface, à une petite distance de celle-ci, par des entretoises, de préférence
solidaires de ladite tôle, qui délimitent des canaux s'étendant sur toute la hauteur
du panneau, canaux utilisables à des fins de ventilation et/ou de.climatisation du
volume intérieur de la construction,
- la face extérieure de la tôle selon l'alinéa précédent est munie de moyens d'accrochage
pour des éléments de couverture,
- dans le cas où le pliage du panneau est effectué selon un coude anguleux, on rapporte
extérieurement sur la portion supérieure du pan vertical de ce panneau une poutre
creuse formant auvent, de section droite triangulaire, délimitée par une face verticale
appliquée contre ladite portion, par une face horizontale inférieure et par une face
inclinée prolongeant vers le bas la face extérieure du pan incliné du panneau,
- le panneau plié en V comprend une charnière d'articulation à proximité de son coude
permettant de rabattre l'un contre l'autre les deux pans du V pour faciliter le transport
sans nuire pour autant à la continuité du panneau déployé et dressé,
- la continuité du panneau déployé et dressé est renforcée par au moins un câble tendu
entre deux points d'ancrage situés respectivement dans la fondation du pan vertical
et au sommet du pan incliné,
- dans une construction comportant deux panneaux préfabriqués en V du genre défini
ci-dessus, dressés en regard l'un de l'autre de façon à prendre appui l'un contre
l'autre, directement ou non, cet appui est assuré au niveau d'au moins une articulation
d'axe horizontal, réalisée de préférence à la façon d'une charnière composée d'une
barre commune et de douilles prolongées par des paumelles fixées respectivement sur
les deux panneaux.
[0009] L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres
dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement
question ci-après.
[0010] Dans ce qui suit, l'on va décrire des modes de réalisation préférés de l'invention
en se référant aux dessins ci-annexés d'une manière bien entendu non limitative.
[0011]
La figure 1, de ces dessins, montre en vue perspective un panneau plat recourbé en
V selon l'invention.
Les figures 2 et 3 montrent schématiquement selon des coupes verticales transversales
deux constructions réalisées à l'aide de tels panneaux recourbés en V selon l'invention.
La figure 4 montre en vue perspective du dessous une articulation supérieure comprise
par une telle construction.
La figure 5 est une coupe transversale verticale du faite d'une construction dû type
ci-dessus.
La figure 6 montre en vue perspective plus détaillée que la figure 1, portions arrachées,
un panneau établi selon l'invention.
La figure 7 montre en perspective à plus grande échelle un détail de ce panneau.
La figure 8 montre, également à plus grande échelle, la zone de pliure de ce panneau
selon une coupe verticale perpendiculaire à la ligne de pliure.
[0012] Les figures'9, 10 et 11 montrent schématiquement selon des coupes verticales transversales
partielles trois variantes de constructions établies conformément à l'invention.
[0013] La figure 12 est une coupe horizontale partielle de la figure 9 selon XII-XII.
[0014] Chaque panneau, appelé "coque" dans la suite, est préfabriqué en usine et présente
la forme générale d'un rectangle allongé, recourbé en V, la ligne de pliure du V s'étendant
selon la largeur de ce rectangle.
[0015] Cette largeur du rectangle est inférieure ou égale à 2,50 m de façon à permettre
les transports par route, cette largeur étant notamment égale à 30, 120 ou 180 cm.
[0016] Sa longueur est relativement grande, étant supérieure à 5 m et pouvant atteindre
ou dépasser 10 m.
[0017] L'épaisseur des coques considérées est généralement comprise entre 8 et 25 cm.
[0018] Chaque coque 1 est pliée en V selon un coude anguleux à petit rayon de courbure comme
visible en 3 sur les figures 1 à 3, ce qui définit deux pans plats 8 et 9 de part
et d'autre de ce coude 3, l'un inférieur vertical 8 destiné à constituer un mur et
l'autre supérieur oblique 9 destiné à constituer un pan de toiture plane.
[0019] L'angle du pliage peut être choisi dans une grande étendue allant de 30 à 90°.
[0020] Comme chaque construction fait appel à une pluralité de coques semblablement pliées
destinées à être assemblées côte à côte pour former l'une des façades de la construction,
surmontée du pan de toiture associé, ces coques semblables peuvent être facilement
empilées les unes sur les autres en vue de leur transport, les piles ainsi obtenues
présentant alors un encombrement global très faible.
[0021] Pour réduire encore cet encombrement lors du transport, il peut être avantageux de
prévoir une articulation au voisinage du coude de chaque coque de façon à rendre possible
le rabattement des deux pans de cette coque l'un contre l'autre : une telle articulation,
matérialisée par une charnière située au niveau de la face intérieure du V, a été
illustrée en 53 sur la figure 11. Cette charnière 53 est bien entendu complétée par
des moyens appropriés pour bloquer la coque en son état déployé lors de sa mise en
place en vue de réaliser une construction.
[0022] Les coques sont équipées dès leur fabrication de la plupart des accessoires qu'ils
devront comprendre pour jouer leur rôle définitif de morceau de mur et de couverture
dans la construction terminée, accessoires tels que cadres, de préférence en bois,
délimitant des ouvertures et équipés de baies vitrées 62 (fig. 10), ouvrables ou non,
de lucarnes ou chiens assis 63, ou de hublots doubles avec stores intermédiaires,
huisseries de portes, installations électriques, tuyauteries d'eau sanitaire et éventuellement
de chauffage, platines de support 14 pour planchers intermédiaires 13 ...
[0023] Chaque coque se présente sous la forme générale d'un châssis en bois 37 (fig. 6)
délimité latéralement par deux membrures 38 pliées en V et supérieurement et inférieurement
par des traverses horizontales 39.
[0024] Ce châssis 37 est complété et renforcé :
- par une membrure intermédiaire 40 parallèle aux membrures latérales 38 et semblable
à celles-ci, mais de préférence un peu plus épaisse selon la direction X de la ligne
de pliure de la coque,
- et par quelques entretoises horizontales 41, 42 reliant entre elles les trois membrures
38 et 40 : celle, de ces entretoises, désignée par la référence 42 et située au niveau
de la ligne X,est plus importante que les autres et sera commentée plus en détail
ci-après.
[0025] Le châssis 37 est fermé par des plaques de parement parallèles plates 43.
[0026] Chaque plaque 43 extérieure est constituée en un contre-plaqué résistant aux intempéries
et chaque plaque 43 intérieure est de préférence constituée aussi en contre-plaqué,
mais pourrait également l'être en toute autre matière appropriée telle que particules
agglomérées, matière plastique armée de fibres de verre ou autres, toile imprégnée
de résine, métal, carton, plâtre ...
[0027] Ces plaques 43 peuvent être traitées au moins superficiellement et/ou revêtues de
toute couche de protection ou d'habillage désirable (peinture, vernis, plâtre...).
[0028] Lesdites plaques 43 sont collées et agrafées sur les membrures et éventuellement
sur les traverses de façon à faire corps avec le châssis et à contribuer à la tenue
et à la résistance de la coque.
[0029] Le volume intérieur du châssis 37 est garni, au moins en partie, par un matelas 44
présentant de bonnes qualités d'isolation thermique et éventuellement acoustique,
ce matelas étant par exemple constitué en un feutre ou en une mousse plastique souple
ou semi-rigide.
[0030] Une lame d'air peut être prévue entre ce matelas 44 et l'un des parements 43.
[0031] Le matelas 44 peut être interrompu, de même que les portions de parement 43 correspondantes,
sur une certaine hauteur de la coque, notamment dans sa zone supérieure, à des fins
d'éclairage et éventuellement d'aération, ce qui confère à la zone concernée une allure
de pergola. Le volume ainsi dégagé peut être occupé par un vitrage, éventuellement
décalé vers le haut s'il s'agit d'une zone inclinée sur la verticale.
[0032] Chaque membrure 38, 40 est constituée par deuxlcnge- rons droits en bois massif culamellé-collé
réunis entre eux par l'intermédiaire d'une clé 45 également en lamellé-collé.
[0033] L'assemblage de chaque longeron sur la clé 45 est effectué par collage et enturage,
c'est-à-dire par imbrication mutuelle de dentures complémentaires 46 (fig. 7) découpées
dans les tranches mutuelles en regard des lamelles composant ces deux éléments.
[0034] Ces dentures 46 présentent avantageusement la forme de dents de scie triangulaires
pointues comme visible sur la figure 7.
[0035] Lorsque la coque est dans sa position de service dressée illustrée sur la figure
6, le plan moyen de chaque lamelle constitutive de chaque longeron inférieur est vertical
et le plan moyen de chaque lamelle constitutive de chaque clé 45.est incliné sur la
verticale d'un angle qui est égal à la moitié de l'angle A d'inclinaison sur la verticale
du plan moyen de chaque lamelle constitutive de chaque longeron supérieur.
[0036] Les traverses horizontales 39, 41 et 42 sont constituées par des pièces en bois massif.
[0037] Celle 42, de ces traverses, située au niveau de la ligne de pliure X de la coque
relie entre elles les différentes clés 45.
[0038] Dans le cas illustré pour lequel la coque comprend une membrure intermédiaire 40,
ladite traverse 42 est composée de deux demi-traverses disposées dans le prolongement
l'une de l'autre et s'étendant chacune horizontalement entre la clé centrale comprise
par ladite membrure intermédiaire 40 et la clé comprise par une membrure latérale
38 et chaque demi-traverse est fixée sur les deux·clés correspondantes par clouage
et/ou par collage.
[0039] Il est avantageux de donner aux surfaces extérieures des clés 45 et demi-traverses
42 des formes identiques et disposées horizontalement dans le prolongement l'une de
l'autre de façon à faciliter le support des parements externes.
[0040] Cette forme peut être celle incurvée d'une tuile ou portion de cylindre de révolution.
[0041] Dans le mode de réalisation illustré, ladite forme est celle d'une ferme ou d'un
dièdre d'arête horizontale dont l'angle au sommet est supplémentaire de l'angle A.
[0042] Dans ce cas la fermeture externe de la coque peut être effectuée à l'aide de deux
parements totalement plats s'étendant chacun jusqu'à l'arête horizontale de la ferme,
la juxtaposition mutuelle de ces deux parements étant effectuée selon cette arête.
[0043] Pour compléter la continuité de cette fermeture et renforcer la coque en assurant
un bon transfert des efforts de l'un des parements externes à l'autre, on recouvre
avantageusement la zone de juxtaposition de ces parements par une tôle 47 (fig. 8),
notamment en aluminium, pliée selon un V dont l'ouverture est égale à celle de la
ferme, les deux ailes de cette tôle étant fixées respectivement sur les deux plages
planes de la ferme par clouage ou agrafage en 48 avec interposition des bords juxtaposés
des deux parements en question.
[0044] Le bord supérieur de la tôle 47 est de préférence aménagé de façon à éviter toute
introduction d'eau de pluie entre celle-ci et le parement qu'elle recouvre, en étant
éventuellement associé à cet effet à un joint ou couvre- joint approprié.
[0045] La fermeture interne de la coque peut également être effectuée à l'aide de deux parements
plats interrompus chacun au niveau des clés 45 (voir fig. 6), c'est-à-dire à une petite
distance de la traverse 42, comme visible sur la figure 8.
[0046] La continuité et la reprise des efforts sont obtenus ici à l'aide d'un morceau de
contre-plaqué 49 cintré en forme de tuile cylindrique et fixé par collage et agrafage,
d'une part en son centre en 50 sur la face latérale en regard de la traverse 42, et
d'autre part supérieurement en 51 sur le bord inférieur du parement supérieur et inférieurement
sur le bord supérieur du parement inférieur.
[0047] Chacune de ces deux dernières fixations est de préférence effectuée sur un flanc
de l'une des traverses d'entretoisement ci-dessus 41.
[0048] L'assemblage obtenu de la manière ci-dessus décrite entre les deux pans plats constitutifs
de la coque pliée en V est très solide et permet de donner au pan oblique supérieur
une grande portée horizontale, ce qui est surprenant pour une structure en bois.
[0049] Il est à noter par ailleurs que ce résultat est obtenu en mettant en oeuvre des matériaux
économiques, essentiellement à base de bois.
[0050] Pour établir une construction à l'aide des coques en V ci-dessus décrites, on dresse
au moins deux de ces coques de façon telle qu'elles présentent chacune une base 8
verticale, que les deux bases soient parallèles et que les pans supérieurs obliques
9 des deux panneaux soient tournés l'un vers l'autre et prennent appui l'un contre
l'autre (fig. 2 et 3).
[0051] En outre, chaque base 8 est montée sur un bloc de fondation 10, de préférence par
l'intermédiaire d'un appui souple 11 formant semi-articulation et l'appui mutuel des
pans supérieurs 9 est effectué avantageusement au niveau d'une articulation 12 d'axe
horizontal H formant charnière.
[0052] L'ensemble triangulé ainsi obtenu, qui forme une sorte d'"arche", peut subir de légères
déformations lorsqu'il est soumis à des efforts externes de grande intensité tels
que ceux dus à la survenance d'un vent violent ou d'une tempête ou encore d'un ébranlement
sismique du sol : ledit ensemble est en mesure de résister à de tels efforts sans
qu'il en résulte des contraintes locales excessives susceptibles d'entraîner des détériorations
ou fractures.
[0053] Le mode d'assemblage considéré est particulièrement avantageux dans le cadre de l'utilisation
des coques en V très légères décrites ci-dessus : il permet en effet d'accroi- tre
notablement la robustesse globale de l'édifice au point de la rendre comparable à
celle d'un édifice de mêmes dimensions construit avec des matériaux classiques beaucoup
plus lourds, savoir généralement au moins cinq fois plus lourds, et beaucoup plus
conteux.
[0054] L'épaisseur des "arches" triangulées définies ci-dessus est multipliée en juxtaposant
latéralement contre les coques constitutives de ces arches d'autres coques semblables,
ce qui forme des ouvrages voûtés constitués de plusieurs arches juxtaposées.
[0055] Ces ouvrages sont fermés à leurs deux extrémités par des pignons transversaux.
[0056] Les assemblages latéraux mutuels des divers panneaux constitutifs des façades et
pignons sont assurés de façon étanche vis-à-vis des eaux de pluie et de préférence
vis-à-vis de la chaleur et des sons.
[0057] Les formes susceptibles d'être données aux ouvrages en question sont extrêmement
variées.
[0058] L'une d'elles, visible sur la figure 2, est celle d'une maisonnette classique à murs
verticaux surmontés d'une toiture à double pente.
[0059] Dans cette réalisation, un plancher intermédiaire 13 est prévu, supporté par des
consoles 14 prévues en attente sur les coques 1 de façon à former un étage.
[0060] Dans une variante schématisée sur la figure 3, les deux coques constitutives pliées
en V présentent des hauteurs inégales et prennent appui l'une contre l'autre au niveau
de deux articulations 12 et 12
1 qui sont portées toutes les deux par un mur central 15 s'étendant parallèlement aux
bases 8 de ces deux panneaux.
[0061] On pourrait également envisager des ouvrages comprenant des toitures du type des
"sheds" et composés :
- à leurs deux extrémités, de coques du genre de celles décrites ci-dessus,
- et, entre ces extrémités, de pans inclinés correspondant aux tronçons supérieurs
de telles coques et reposant à leurs bases sur des semi-articulations elles-mêmes
placées au sommet de poteaux intérieurs auxdits ouvrages.
[0062] Un mode de réalisation d'articulation supérieure a été illustré sur les figures 4
et 5.
[0063] Il se présente sous la forme d'une charnière com- . portant :
- une pluralité de douilles métalliques 16 prolongées extérieurement par des paumelles
17 solidarisées avec les coques à assembler,
- et une barre 18 traversant ces douilles ou plus précisément des coussinets 19 en
matière plastique formant paliers emmanchés à force dans lesdites douilles.
[0064] Les nombres et positions respectives de ces douilles et paumelles sont choisis de
façon telle qu'après mise en place de la barre 18 dans les douilles, les positions
respectives des deux coques articulées l'une sur l'autre sont rigoureusement définies
selon la direction de l'axe d'articulation H : il suffit notamment à cet effet de
prévoir deux paires de douilles juxtaposables pour chaque articulation, les deux douilles
les plus rapprochées étant liées à un panneau et les deux douilles les plus écartées,
à l'autre panneau.
[0065] Chaque articulation est surmontée par un couvre- joint ou chapeau 20 constitué notamment
par une tôle pliée en V renversé, avec interposition d'une masse de remplissage 21
permettant de compléter l'étanchéité et l'isolation thermique de la toiture, cette
masse étant par exemple constituée en laine de verre.
[0066] La fabrication des coques 1 pliées en V ci-dessus peut être mise à profit pour rapporter
en usine sur la face extérieure de ces coques une tôle 54 (fig. 9 et 12) mainte- .nue
parallèle à cette face par des entretoises.55 agencées de façon à délimiter un ensemble
de canaux parallèles 56 s'étendant sur toute la hauteur de la coque.
[0067] Les entretoises 55 peuvent être des nervures longitudinales faisant corps avec la
tôle 54.
[0068] Les canaux 56 en question, dont l'extrémité supérieure ou inférieure est mise en
communication avec le volume V de la construction terminée, peuvent être utilisés
de toute manière désirable pour guider la circulation, naturelle ou forcée, d'un courant
d'air ascendant ou descendant permettant de ventiler et/ou de climatiser le volume
V.
[0069] La surface extérieure de la tôle 54 peut être munie de moyens d'accrochage pour éléments
de couverture ou d'habillage tels que tuiles, panneaux de façade..., moyens tels que
des ailettes 57 faisant corps avec ladite tôle.
[0070] Pour faire déborder horizontalement la toiture inclinée d'une construction du genre
ci-dessus sur le mur vertical que cette toiture prolonge vers le haut, on peut rapporter
extérieurement sur la portion supérieure de ce mur une poutre creuse 58 (fig. 10)
formant auvent et présentant une section triangulaire, ladite poutre étant délimitée
par :
- une face verticale 581 appliquée contre ladite portion supérieure,
- une face inférieure horizontale 582,
- une face supérieure inclinée 583 prolongeant exactement la face supérieure de la toiture inclinée.
[0071] Pour assurer un assemblage extrêmement solide entre le pan incliné supérieur de chaque
coque et son pan vertical inférieur, et ainsi rendre impossible en toutes circonstances
l'arrachement de la toiture de la construction comportant une telle coque, il est
avantageux de prévoir au moins un câble 59 (fig. Il), en acier tendu à l'intérieur
de ladite coque entre un point d'ancrage inférieur 60 localisé dans la fondation et
un point d'ancrage 61 situé au sommet de la coque, notamment au niveau de l'articulation
de cette coque sur la coque en regard.
[0072] A titre purement illustratif et aucunement limitatif, on donne ci-après quelques
indications sur un mode de réalisation de coque conforme à la figure 6 ayant donné
toute satisfaction :
- épaisseur totale de la coque : de l'ordre de 17 cm,.
- largeur de la coque selon la direction X : 1,20 m,
- angle A d'inclinaison sur la verticale du plan oblique :60°,
- hauteur du pan inférieur vertical : 2,50 m,
- longueur du pan supérieur oblique : 3,50 m,
- épaisseur de chaque membrure latérale 38 selon la direction X : 4 cm,
- épaisseur de la membrure centrale 40 selon la direction X : 6 cm,
- largeur de la face interne de chaque clé 45 : 22 cm,
- hauteur des dents 46 des entures : 3 cm et pas entre ces dents : 1 cm.
[0073] En suite de quoi, et quel que soit le mode de réalisation adopté, on dispose finalement
de coques pliées en V et de constructions composées de telles coques, dont la constitution
et le montage résultent suffisamment de ce qui précède.
[0074] Ces coques et constructions présentent de nombreux avantages par rapport à celles
antérieurement connues et en particulier les suivants :
- l'extrême légèreté, le poids linéaire de l'ensemble mur de façade-toiture à base
de bois étant plusieurs fois inférieur au poids linéaire correspondant des solutions
à préfabrication lourde,
- la simplicité de:l'assemblage sur place du fait notamment qu'il est inutile de prévoir
des raccords spéciaux et étanches entre les bords supérieurs des murs et les bords
inférieurs des pans de toiture adjacents, ces murs et pans étant constitués de pièces
monoblocs,
- la possibilité de préfabriquer en usine ces pièces monoblocs,
- le prix de revient extrêmement bas qui découle notamment des avantages précédents,
la grande légèreté entraînant en particulier un certain nombre de réductions concomitantes
telles que celle du volume des matériaux utilisés, celle des frais de transport, celle
de l'importance des fondations ...
- l'excellente résistance de la construction aux sollicitations externes (vents, secousses
sismiques ...) en raison de sa légère déformabilité sans rupture,
- l'universalité des formes susceptibles d'être créées pour les constructions obtenues
à partie d'un très petit nombre d'éléments ou composants modulaires de départ,
- l'originalité marquée de certaines de ces formes (en particulier il est facile de
prévoir des lanternes d'éclairage ou des cheminées au faite des constructions proposées,
moyennant des interruptions locales des charnières d'articulation supérieures),
- la possibilité de donner au contraire à d'autres constructions des formes tout à
fait conventionnelles et parfaitement adaptées aux styles locaux.
[0075] Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention
ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont
été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.
1. Composant de construction préfabriqué constitué par un panneau autoporteur plat
recourbé contenant un matériau thermiquement isolant et propre à former une tranche
verticale de l'ensemble composé par un mur extérieur de la construction et par le
pan de toiture prolongeant ce mur vers le haut, caractérisé en ce qu'il se présente
sous la forme d'un châssis en bois (37) à contour fermé définissant deux pans plats
(8,9) raccordés entre eux selon un V (en 3), ce châssis étant délimité latéralement
par deux membrures constituées au moins en partie en lamellé-collé (38) et pliées
en V, dont la longueur déployée est supérieure à 5m,et chaque pan étant fermé par
deux parements plats parallèles (43) dont au moins celui disposé à l'extérieur est
constitué en contre-plaqué.
2. Composant selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des deux membrures
pliées (38) qui délimitent latéralement le châssis en bois est constituée par deux
longerons droits en bois assemblés par enturage et collage sur une clé intermédiaire
(45) elle-même en lamellé-collé.
3. Composant selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux membrures latérales
pliées (38) sont solidarisées entre elles par des traverses horizontales en bois massif
(39, 41, 42) dont l'une (42) relie les deux clés (45) comprise par ces membrures.
4. Composant selon la revendication 3, caractérisé en ce que la continuité de la face
interne de la zone de pliure est obtenue à l'aide d'une feuille en contre-plaqué cintrée
(49) fixée sur le bord inférieur du parement interne supérieur (43), sur le bord supérieur
du parement interne inférieur (43) et sur la traverse (42) reliant les deux clés.
5. Composant selon l'une quelconque des revendications 3 et 3, caractérisé en ce que
la continuité de la face externe de sa zone de pliure est obtenue à l'aide d'une tôle
pliée en V (47) fixée sur la traverse (42) reliant les deux clés ainsi que sur le
bord inférieur du parement externe supérieur et que sur le bord supérieur du parement
externe inférieur.
6. Composant selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en
ce qu'il est agencé (en
14) de façon à supporter une partie du plancher (13) d'un étage.
7. Composant selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en
ce qu'il est évidé d'ouvertures équipées de baies vitrées ou analogues (62,d3).
8. Composant selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en
ce que sa surface extérieure est recouverte d'une tôle (54) maintenue parallèle à
cette surface, à une petite distance de celle-ci, par des entretoises (55), de préférence
solidaires de ladite tôle, qui délimitent des canaux (56) s'étendant sur toute la
hauteur du composant, canaux utilisables à des fins de ventilation et/ou de climatisation
du volume intérieur de la construction.
9. Composant selon la revendication 8, caractérisé en ce que la face extérieure de
la tôle (54) est munie de moyens d'accrochage (57) pour des éléments de couverture.
10 . Composant selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en
ce qu'est rapportée extérieurement sur la portion supérieure du pan de ce composant
une poutre creuse (58) formant auvent, de section droite triangulaire, délimitée par
une face verticale (581) appliquée contre ladite portion, par une face horizontale inférieure (582) et par une face inclinée (583) prolongeant vers le bas la face extérieure du pan incliné du composant.
11 . Composant selon l'une quelconque des revendications précédentes ., caractérisé en
ce qu'il comprend une charnière d'articulation (53) à proximité de son coude permettant
de rabattre l'un contre l'autre les deux pans du V pour faciliter le transport.
12. Composant selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en
ce que la continuité du panneau déployé et dressé est renforcée par au moins un câble
(59) tendu entre deux points d'ancrage (60, 61) situés respectivement dans la fondation
du pan vertical et au sommet du pan incliné.
13. Construction comportant deux panneaux préfabriqués en V selon l'une quelconque
des précédentes revendications, dressés en regard l'un de l'autre de façon à prendre
appui l'un contre l'autre, directement ou non, caractérisée en ce que cet appui est
assuré au niveau d'au moins une articulation (12) d'axe horizontal, réalisée de préférence
à la façon d'une charnière composée d'une barre commune (18) et de douilles (16) prolongées
par des paumelles (17) fixées respectivement sur les deux panneaux.